LES ENFANTS DU SOLEIL- MAXIM GORKI- CHRISTOPHE SERMET –

THEATRES LE RIDEAU@THEATRE DES MARTYRS

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LES ENFANTS DU SOLEIL

Ce spectacle est un accueil du Théâtre des Martyrs avec le Théâtre du Rideau, ce dernier étant en reconstruction pour un long moment. Merci au Martyrs !

 

LES ENFANTS DU SOLEIL

Adaptation et mise en scène : Christophe Sermet.

Après Vania ! (Prix de la Critique 2015 Meilleur spectacle), Christophe Sermet pousse plus loin son ex- ploration énergique du répertoire russe. De Tchekhov à Gorki, il complète un diptyque qui progresse d’un théâtre de l’intime vers un grand jeu de société intranquille et bouillonnant.

SYNOPSIS

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Dans une vaste maison en ville, des hommes et femmes, entrent et sortent continuellement, se cherchent, pour se déclarer leur amour ou se quereller. Une fois, ils imaginent un monde meilleur peuplé d’êtres humains à leur image : solaires, forts et pleins d’idéaux. Ils ne s’aperçoivent pas que dehors tout est chamboulé à cause d’une épidémie. Mais aussi parce que quelque chose de plus fort que tout est en marche. La révolution ?

MAXIME GORKI

Un écrivain russe né en 1868 et mort en 1936 à Mos-cou. Considéré comme l’un des fondateurs du réalisme socialiste en littérature d’un homme engagé politiquement et intellectuellement aux côtés des révolutionnaires bolcheviks. Enfant pauvre, autodidacte, il devient un écrivain célèbre dès ses débuts littéraires. Auteur de nouvelles pittoresques mettant en scène les misérables de Russie profonde.

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 EXTRAIT

« Quand j’entends quelque chose de grossier , de violent, quand je vois du rouge , je sens dans le coeur une angoisse panique, et je vois tout de suite se dresser devant mes yeux cette foule noire , bestiale, ces figures sanglantes , les flaques de ce sang rouge et chaud sur le sable.. ».

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 LES ENFANTS DU SOLEIL

Une mise en scène d’un ton neuf et d’une grande modernité !

Une interprétation vivante , rapide, échauffourée !

TCHEKHOV/GORKI-DIPTYQUE

Christophe Sermet ( metteur en scène): Il s’agit pour la Compagnie du Vendredi et moi d’une suite logique, après la création de Vania ! d’après Anton Tchekhov. Ce projet Gorki, après Tchekhov, permet de pousser plus loin notre aventure dans le théâtre russe du tournant des 19e / 20e siècles. Nous envisageons les deux spectacles comme un diptyque, en nous servant de l’expérience du premier pour progresser logiquement d’une théâtralité de l’intime vers un théâtre plus politique. Gorki fait forcément penser à Tchekhov mais, bien qu’ils furent amis, les deux hommes ne se ressemblaient guère. Là où Tchekhov reniait tout engagement politique – se contentant d’être un humaniste irréductible et engagé – Gorki épousa les idées révolutionnaires. Il dépeindra sans relâche cette bourgeoisie sourde au monde dont elle est coupée et aveugle aux souffrances du peuple qu’elle domine, cela dans le but de la sensibiliser aux idées révolutionnaires. Sa réalité sociale est plus âpre, les rapports de classes sont tranchés. Contrairement à Tchekhov qui pose de plus haut son regard d’entomologiste sur de petits échantillons d’humains, Gorki se place à hauteur d’homme, retrousse les manches et se jette dans la mêlée. Écrivain physique, il va au contact et ne craint pas les coups.

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 EXTRAIT- INTERVIEW (Cédric Juliens/Christophe Sermet)

C.J : En 2014, puis cette saison en reprise, tu as présenté Vania ! d’après Tchekhov. À nouveau, tu te frottes à un univers et une écriture russes du début du XXe siècle. Mais cette fois, tu abordes différemment l’œuvre ….

C.S : – Ce n’est pas le même travail d’adaptation qu’avec Vania !, où j’étais très respectueux de l’écriture. Ici, on s’empare d’un matériau que l’on manipule à la manière d’une expérimentation. C’est une pièce foisonnante. Gorki l’a écrite après une longue maturation, mais seulement en une semaine, après avoir été incarcéré à la forteresse des tsaristes pour avoir participé à un mouvement de foule de la Révolution de 1905. Il subsiste donc dans ce texte une urgence, qui, par ailleurs, a un côté politico-scientifique.

CJ. – Cette pièce est marquée par un certain ton, par une rapidité des dialogues.

C.S Ce qui est frappant, c’est la franchise : tout se dit. C’est un laboratoire de vérité. Les personnages ne calculent rien. Ce qui crée des réactions en chaine à l’envers. Normalement, la comédie fonctionne sur la dissimulation. Ici, on s’avoue tout, et c’est jubilatoire. Au milieu de ce joyeux bordel, certains vivent la chance de l’insouciance. On peut faire un rapport avec les années ‘70. Peut-être que ces personnages fabriqueraient en laboratoire une sorte de pilule du bonheur. Cela pourrait être du LSD, qu’ils testent sur eux-mêmes. Les domestiques, eux, n’ont pas ce privilèg

CJ On vient à la mise en scène proprement dite. Qu’est-ce qui se dégage de ton travail actuellement ?

CS -reste dans des dispositifs simples, relativement épurés et élémentaires. Les dialogues des « Enfants du soleil » sont devenus concrets dès que j’ai commencé à les imaginer à une table de cuisine. Je n’arrivais pas à concevoir qu’on échafaude des utopies – que les personnages refassent le monde – perdus dans un espace mental abstrait. Avec Simon Siegmann, qui avait déjà signé Vania !, on était partis au départ sur un projet de scénographie d’un intérieur très réaliste. On a ensuite allégé, épuré, pour davantage évoquer que figurer. Reste une très longue table, lieu concret de débat et d’activités sociales ou culinaires, table de cuisine dilatée, agrandie, comme sous une loupe. C’est le lieu de toutes les expériences… l’endroit où l’on dissèque l’avenir, où on le cuisine, le triture…

CJ: Et pourtant, aucune idée n’arrive à être développée…

CS – Dans ce lieu, il y a toujours quelque chose qui fait irruption de l’extérieur et qui bouscule toute métaphysique. Ce dont ils parlent est fondamental d’un point de vue politique mais, contrairement à Ibsen, qui est beaucoup plus sérieux, la dérision est toujours au tournant. Quand ça devient trop grave, Gorki enclenche un mécanisme comique.

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CJ. – On dirait que les personnages se débattent dans une hystérie du désespoir…

CS. – Leurs prétendues engueulades sont une forme d’hystérie, oui, ou plutôt d’enthousiasme effréné…. Il y a une fièvre inhérente à la situation. Ici, on ne discute pas dans un salon pour se battre contre l’ennui. On vise plus haut, plus loin, trop loin… Dans la cuisine – laboratoire, le moteur tourne à plein régime, mais personne ne sait pour aller où ! Cela ne semble pas grave, pourvu qu’on agite le cocotier, par curiosité de voir ce qui pourrait en tomber. Et par pulsion sentimentale, évidemment. Ces six personnages en quête de sens sont tous profondément sentimentaux. Comme dans les films d’Almodovar. Le groupe est mû par une forte pulsion de vie, qui génère une espèce d’accumulation d’idées dans une cacophonie organisée. Tout cela est très vivant, jusqu’au moment où l’on se dit que ça pourrait se terminer en eau de boudin. Comme toute révolution… Il y aura un mort d’ailleurs. Un des six restera sur le carreau.

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CJ. – Je remarque que, depuis plusieurs spectacles, tu aimes travailler le groupe, la famille. C’est une volonté d’engager beaucoup de comédiens ? Et souvent les mêmes

CS- J ’aime du monde sur le plateau même si c’est difficile de faire répéter dix acteurs ensemble. C’est une autre énergie.

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Dix personnes en répétition, ça démultiplie les points de vue. Il y a plus de diversité. La distribution n’est pas homogène, il y a des jeunes, des expérimentés. Ça me stimule. Par ailleurs, je trouve important de pouvoir jouer un conflit en groupe devant des spectateurs, un autre groupe. C’est salutaire et réconfortant. Je le fais travailler dans un espace assez réduit, comme poussé vers les spectateurs. J’aime beaucoup l’idée d’avoir, aujourd’hui, beaucoup de monde sur un plateau de théâtre, dans un espace, beaucoup de monde sur un plateau de théâtre, dans un espace…

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LES ENFANTS DU SOLEIL

Extrait

« La chimie , la chimie ! C’est une science stupéfiante , vous savez ! Extraordinaire ! Une sorte d’oeil qui voit tout, son regard perçant descente et audacieux pénètre aussi bien la masse incandescente du soleil que les ténèbres de l’écorce terrestre , les particules invisibles de votre coeur , ou les mystères de la structure des pierres et ou encore , la vie silencieuse de l’arbre.

Partout elle décèle l’harmonie. Elle cherche obstinément l’origine de la vie. »

 

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Les personnages entrent et sortent, s’expliquent bruyamment, vivent l’amour . C’est plutôt confus mais les acteurs nous accrochent tous au passage.

Une vie intense, extrême, violente !

On oublie que ce sont des comédiens.

On vit leurs vies, leurs propos.

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La pièce dure 2h15 sans la moindre respiration ,sans la moindre fatigue .Nous sommes passionnés par leurs propos et la façon de les dévoiler.

Une pièce très moderne qui fait état d’une évolution progressive dans le domaine théâtral.

EXTRAIT

« Tout vit , la vie est partout. Et partout il y a des mystères. Approcher les merveilles et les profondes énigmes de l’existence, déployer toute l’énergie intellectuelle dont on est capable pour les résoudre – voilà ce que c’est vraiment que la vie humaine. »

RENDEZ-VOUS AVEC LES COMEDIENS

Bord de scène le mardi 9 mai après le spectacle, organisé par le Théâtre des Martyrs et le Rideau de Bruxelles. Rencontre avec l’équipe du spectacle et un invité témoin, animée par Cédric Juliens, professeur de dramaturgie.

GENERIQUE

Avec

Claire Bodson Marie Bos Iacopo Bruno Vanessa Compagnucci Gwendoline Gauthier Francesco Italiano Philippe Jeusette Gaetan Lejeune Yannick Renier Consolate Sipérius

Texte français et adaptation Natacha Belova et Christophe Sermet / Scénographie et lumières Simon Siegmann / Création sonore et musique Maxime Bodson / Création vidéo et régie générale Stefano Serra / Costumes Brandy Alexander / Assistante à la mise en scène Nelly Framinet / Régie son Eric Ronsse / Régie Lumière Gauthier Minne / Régie plateau Stanislas Drouart / Régie vidéo Nicolas Stroïnovsky Habilleuse Nina Juncker / Construction décor et mobilier Olivier Waterkeyn, Alain-Max La Roche, Fred Op De Beek assisté de Pierre Ottinger / Direction technique Thomas Vanneste.

Production Rideau de Bruxelles / Compagnie du Vendredi – Christophe Sermet. En partenariat avec le Théâtre des Martyrs et la Maison de la Culture de Tournai. Avec l’aide du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre – CAPT. Avec le soutien de la COCOF – Fonds d’acteur et du Centre des Arts scéniques.

Le spectacle comporte des extraits de l’œuvre Les Bonnes de Jean Genet © Editions Gallimard ainsi que des extraits du scénario de cinéma « La Cérémonie », scénario de Claude Chabrol et Caroline Eliacheff © Presses Électroniques de France – L’Avant-Scène Cinéma, 2013.

INFO : Le spectacle LES ENFANTS DU SOLEIL est une production du Rideau de Bruxelles et de la Compagnie du Vendredi (compagnie de Christophe Sermet) en partenariat avec les Martyrs.

Le spectacle se joue au Théâtre des Martyrs. Le Rideau joue, en effet, tous ses spectacles HORS LES MURS durant les travaux de rénovation de sa maison de théâtre rue Goffart. Ce sera encore le cas durant toute la saison 17-18.

DECLARATION

GORKI est complexe et surprenant , à la fois enthousiasmant et décevant…Comme ses personnages !

« LA PEUR DE LA MORT…VOILÀ LA SEULE CHOSE QUI EMPÊCHE LES GENS D’ETRE AUDACIEUX, BEAUX ET LIBRES. MAIS NOUS , LES ENFANTS DU ,NOUS VAINCRONS CETTE PEUR OBSCURE »

LES ENFANTS DU SOLEIL-MAXIME GORKI

COMEDIE BOURGEOISE

Christophe Sermet : Cette étrange comédie de 1905 n’a jamais été jouée en Belgique francophone alors qu’elle est régulièrement partout dans le monde. Cette pièce est donc une première création belge.

 LES ENFANTS DU SOLEIL

Jusqu’au 20.05.17

LE RIDEAU @ THEATRE DES MARTYRS

Place des Martyrs   22 – 1000 Bruxelles

Infos Réservation :02 / 737 16 01

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , croyez-moi, vous passerez un bon moment auprès  de ces enfants du soleil…

Notre moment de séparation : Ce soir à 20h55 SUR ARTE : « French Cancan », le célèbre film de Jean Renoir, avec Jean Gabin, Maria Félix et Françoise Arnoul.

A 22h35,  sur la même chaîne , un documentaire sur cet illustre réalisateur que fut Jean Renoir. Passionnant !

Bonne soirée  et à tout bientôt!

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

POP CORN – PIETRO PIZZUTI – (THEATRE LE PUBLIC)

 

POP CORN

Un projet inattendu ! Un projet qui tient debout ! Un projet devenu réussite ! Un Théâtre d’aujourd’hui !

Un auteur ( aussi comédien) que nous aimons beaucoup : Pietro Pizzuti.

Quatre femmes : deux comédiennes : Anne Beaupain et Laurence d’Amélio ainsi qu’une metteuse en scène : Daphné D’Heur et une lectrice privilégiée : Daniela Bisconti.

 

 

 Premier mouvement :

 

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 Mart0, sexy-clown plébiscitée  explose l’audimat. Elle est la présentatrice vedette de « Pop Corn , le show qui saute qui peut » Le show télévisé le plus politiquement incorrect de la décennie.

Les règles du jeu sont claires : MartO y reçoit les politiciens et les personnalités les plus en vue , les asperge de questions-pièges et d’insinuations fumeuses comme huile bouillante , puis elle  se délecte à les voir sauter à qui mieux-mieux  dans la poêle chauffée à blanc de son plateau télévisé.

Résultat : deux heures de délire irrésistible. C’est qu’elle est drôle, belle, sexy en diable, une véritable clown avec des chaussures en bois aux  hauts talons ,  une large jupette que l’on a envie de lui retirer…

 

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 MartO est imparable : son sex-appeal et son  professionnalisme la mettent à l’abri de tout.

Sa direction la couvre…jusqu’au jour où une décision « d’en haut » la suspend de ses fonctions.

Serions-nous dans les mailles de la RTBF ou  de RTL ?

Le soir même  elle frappe au bureau de l’Administratrice Générale de la chaine : Maude Brassin, son ex-compagne  …

Et le drame commence à cet instant  crucial ! Que va-t-elle devenir ?

 POP CORN  une fable sur les coulisses de la télévision…Oui d’accord mais c’est aussi une fable humaniste !

POP CORN, c’est une œuvre en deux mouvements pour deux actrices, écrits sur mesure pour les comédiennes au super talent : Anne Beaupain et Laurence d’Amélio.

 

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 POP CORN n’oublie pas de rendre hommages aux deux femmes qui ont inspiré  Pietro Pizzuti …l’auteur mais aussi metteur en scène et comédien, né à Rome en 1958 ; on ne présente plus Pietro Pizzuti, tout le monde le connaît et l’on a encore vu, il y a quelques mois au  Théâtre des Martyrs dans « Le Roi se meurt »…

 …on n’oublie pas ces deux femmes en question : Sabina Guzzanti et Ann Politkovskïa.

Daphné D’Heur (jeune metteuse en scène, prometteuse) : Le théâtre de Pietro Pizzuti ne s’embarrasse pas de fioritures, il va droit au but, droit aux mots, il parle aux tripes et à l’âme , il ne fait pas le poli. Il s’insinue dans les failles et fait craquer le vernis peu reluisant des existences gonflées par l’orgueil et la volonté de pouvoir.

SUITE DE LA PIECE

 …toujours au premier mouvement…

 la guerre est déclarée entre les deux femmes (qui ont connu l’amour toutes deux).

Nous sommes dans le bureau de Maude  moderne, glacé, glacial.

 

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 Daphné D’Heur : MartO porte haut les couleurs de son credo qu’elle voudrait voir éclabousser les murs comme pour réveiller sa compagne de bataille ankylosée par la peur et le confort. Le combat prendra fin lorsque MartO écœurée fermera pour jamais la porte du bureau.

Et le second mouvement est doux…

Daphné, s’il vous plait, ne racontez pas le second mouvement.  Aux spectateurs à le découvrir lorsqu’ils viendront voir la pièce aux Riches Claires. C’est  inattendu !

Daphné D’Heur : C’est beau et triste en même temps.

Oui. Il s’y passe beaucoup de choses.  Et  MartO, l’ex sexy-clown  est déchaînée…

De bons moments de théâtre  interprétés  par Laurence d’Amélio, fabuleuse comédienne d’aujourd’hui ! Inouïe !  Surprenante !

Et soudainement, on est surpris  d’entendre un extrait  de l’opéra de Verdi : «  La Traviata » chanté par  Anna Netrebko…mimé par MartO

Et que se passe-t-il sur la scène ?

 Daphné D’Heur (metteuse en scène) : Vous connaissez bien le théâtre de Pietro Pizzuti. C’est celui d’un acteur pour des acteurs.

L’auteur sait que les mots ont une matière, un goût et une odeur et peuvent tout.

Pas de place pour des effets de mise en scène.

Mon travail a été de mener les deux actrices dans un théâtre débarrassé de ses ornements, pour que résonne comme une musique des sphères les mots si puissants de Pietro…

 POP CORN

 

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 Une pièce, pas comme les autres.

 On sent la plume de Pietro Pizzuti.

Son écriture est foisonnante.

Prouesse et performance des deux comédiennes !

Mise en scène remuante de Daphné D’Heur qui fait vivre  les deux personnages dans un  jeu naturel et une gestuelle chorégraphiée.

Question : Où est passée Maude Brassin ?

Réponse : Une trouvaille des plus inattendue. A vous d’en juger !

POP CORN / PIETRO PIZZUTI

Assistante à la mise en scène : Boris Olivier

Travail du clown : Christophe Herrada

Scénographie : Maud Grommen

Création lumière : Jérôme Dejean

Coiffure t couture : Sarah Penninckx et Chloé Dilasser

Production : Compagnie du Simorgh

Photos : Simon Paco

POP CORN

Jusqu’au  03/06/17

Avec Anne Beaupain et Laurence d’Amélio

 

 

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 Mise en scène : Daphné D’Heur

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt 74-1210  Bruxelles

Infos Réservation : 0800/944 44

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « ,intéressant de voir une pièce de Pietro, c’est toujours  .excellent.

Bonne soirée et à tout bientot!

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DEPAYSEMENT – ASCANIO CELESTINI-(THEATRE NATIONAL) + GABIN

Amis de l’émission /blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue sur le blog pour y rencontrer un personnage formidable.

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 Ascanio : J’ai toujours pensé que les histoires que je raconte ne pouvaient pas être mises en scène sur le plateau d’un théâtre. Mais qu’elles devaient, au contraire, être imaginées par le spectateur. Pour moi, ce dernier ne doit pas voir un comédien, ou un décor, mais les personnages et les récits qui sont racontés.

Le spectacle est étymologiquement «ce qu’on regarde.». Pour moi, le spectateur, donc celui qui regarde, ne doit jamais se laisser distraire par ce qu’il a devant ses yeux que ce soit le décor, les comédiens, la lumière, il doit au contraire pouvoir voir ce qu’il imagine.

A la suite de Laika, Dépaysement est la nouvelle fable d’Ascanio Celestini ancrée dans la tradition du théâtre-récit. Dans Dépaysement, comme dans ses précédents spectacles, Ascanio pose un regard sur la condition humaine.

Il y dresse le portait de plusieurs personnages : un clochard, une prostituée, une caissière de supermarché, un gitan, tous, à la cherche de solidarité humaine. On retrouve dans cette nouvelle pièce les traits marquants du théâtre d’Ascanio Celestini: l’intérêt pour les déclassés, les marginaux, ceux dont les discours demeurent habituellement inaudibles. À travers eux, ce sont aussi les rapports de domination qui peuvent être abordés. Une écriture marquée par l’oralité, un débit frénétique, une inventivité subversive balançant entre gravité et joie, et où l’ironie n’empêche pas la tendresse pour les personnages.

DEPAYSEMENT

Ils sont trois…derrière un rideau blanc, comme une petite pièce d’attente.

Apparaît Ascanio, accompagné par son ami et traducteur Patrick.

Ascanio s’exprime uniquement en italien dans un rythme complètement fou, on ne comprend que quelques mots. Patrick s’exalte dans la traduction, claire mais d’une rapidité démentielle.

Ascanio Celestini

Né en 1972, auteur, comédien et réalisateur, est désigné aujourd’hui comme le chef de file de la jeune génération du « théâtre-récit » ou « théâtre de narration » Un courant du théâtre italien (influencé par le dramaturge et Nobel de littérature Dario Fo) déplaçant le comédien de la position de personnage vers celle de narrateur et qui pose la parole comme primordiale, essentielle.

On ne le comprend pas très bien mais qu’à cela tienne, il est étonnant cet Ascanio, passionnant, avec sa langue inimitable, sa poésie sautillante , son humour ravageur à la fois tendre et cruel , son engagement civique et politique et son amour des  » petites gens ».

Le fils spirituel de Dario Fo nous revient avec un théâtre-récit dont il a le secret.

Un mélange de tragique et de comique, de rires et de larmes , de fulgurances littéraires et de rhétorique implacable nous plongeant , nous spectateurs, dans un monde en lutte et politiquement désenchanté , traquant les injustices sociales et remettant l’homme au coeur de tous les discours.

On l’aime tout de suite Ascanio. Il nous emmène dans un tourbillon de mots, de styles et de démonstrations à couper le souffle. Même si nous ne le comprenons que peu , nous l’écoutons avec attention.

Son partenaire traducteur est brillant mais lui aussi parle à toute grande vitesse ,

Il rentre dans cette pièce d’attente et intervient alors Violette Pallaro, comédienne francophone.

VIOLETTE PALLARO

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 Depuis sa sortie de l’ESACT/Conservatoire de Liège en 2010, Violette Pallaro joue au théâtre sous la direction d’ Emmanuel Dekoninck, Thierry Debroux, Georges Lini, Lorent Wanson, Olivier Coyette, Jasmina Douieb, Cyril Cotinaut… Au cinéma, elle a joué notamment pour Camille Meynard dans Tokyo Anyway, film pour lequel elle a été nominée aux Magrittes 2015 dans la catégorie

Meilleure actrice et Meilleur espoir féminin.

Elle aussi nous parle rapidement mais cette fois, c’est la langue française.

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 PATRICK BELI

Qui n’est pas seulement traducteur.

Après des études en Art Dramatique au Conservatoire de Liège, Patrick Bebi travaille comme acteur (Thierry Salmon, Lorent Wanson, Mathias Simons, Françoise Bloch, André Steiger,…). Récemment il joue dans les derniers opus de Jacques Delcuvellerie (Un uomo di meno) et de Joël Pommerat (La Grande et Fabuleuse Histoire du commerce).

A citer également le musicien Gianluca Casadel , qui joue magnifiquement du piano et de l’accordéon.

Bref, à peu près 90 minutes toutes particulières…même si nous ne sommes pas des as de cette langue italienne superbe.

On sort de la salle quelque peu paumé mais heureux !

DEPAYSEMENT

Texte, mise en scène et interprétation : Ascanio Celestini

Avec : Violette Pallaro Interprète italien / français : Patrick Bebi Accordéon : Gianluca Casadei

Une création du Théâtre National Wallon

DEPAYSEMENT

Jusqu’au 29/04/17

THEATRE NATIONAL

Bld Emile Jacqmain 111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservation : 02/ 203 53 03

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », merci de votre présence.

Notre moment de séparation : Ce vendredi 28/04 à 20h55 sur France 3: « UN FRANCAIS NOMME GABIN »

Un documentaire certes à ne pas rater.

A la suite de quoi, la projection du film  » Le cave se rebiffe » avec Gabin, Bernard Blier et Martine Carol.

Bonne soirée !

A tout bientôt

Roger Simons

  

 

 

LES THEATRINES D’EVELYNE WILWERTH(THEATRE LA CLARENCIERE

Amis de l’émission /blog » Les Feux de la Rampe « , bienvenue à Vous. Le blog vous y attend.

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Elle se prénomme Evelyne, charmante et excellente romancière   dont les tthè sont souvent axés sur l’amour.

J’ai eu le plaisir de vous parler d’Evelyne il y a quelques mois lorsque j’ai publié deux de ses ouvrages. La revoici…

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Bienvenue Evelyne.

« chanson d’mour

« Quand l’humour et l’émotion font l’amour…

« Quand le besoin de tendresse s’enflamme.

« Quand une décision se prend, brutalement.

« Quand le quotidien dérape.

« Quand un duel devient duo.

« Quand un duo devient duel.

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 Une succession étourdissante de très courts monologues parmi lesquels

Chez le vétérinaire (une bourgeoise et une femme modeste dans la salle d’attente)

Tailleur bleu roi (un photographe chamboulé après une séance de prise de vues)

La dentiste (et sa rencontre excitante avec un bel Italien, sauf que…La coiffeuse et la coiffée (ou la vamp et la mocheMaxence et Cléopâtre (vertige érotique raconté à sa plante

La voiture d’enfant (une originale dans un monde fliqué)

Moi, Ernest de Lescaille (ou la brutale prise de conscience de la perte du pouvoir de séduction)

90D (la découverte d’un soutien-gorge sur un chemin qui borde le canal : l’usine à rêves s’emballe)

La cracheuse (une serveuse dans une pâtisserie, qui va expulser un terrible souvenir)

Esmeralda et Chateaubriand (une étudiante dans une école de théâtre qui prépare ses examens mais…)

Les deux transats (un couple sur une plage, et une barque pas très loin)

Et encore …encore

Evelyne: Je vous accueille sur mon site, et plus que cela : dans mon univers.

Envie, d’abord, de vous livrer quelques étapes de ma trajectoire.

Une enfance lumineuse à Spa, dans une villa 1900, entourée d’un grand jardin.

Quelques petits poèmes, rimés et… très naïfs.

Un papa percepteur des Postes qui nous a entraînés à Stavelot,Virton, Nivelles.

Mes études de philologie romane à Leuven, cette université qui rassemblait des étudiants du monde entier.

Et là, des rendez-vous avec l’Histoire !

Le fameux « Walen buiten », Mai 68 et la montée du féminisme.

Puis 9 années dans l’enseignement : une fête complice avec mes élèves et étudiants…

Ensuite ma grande décision : quitter l’enseignement pour me consacrer TOTALEMENT à l’écriture.

Atterrissage en Provence avec mon ami peintre Manu van de Velde. Vie plutôt bohème.

Retour en Belgique pour cause de succès théâtral avec ma pièce « Hortense, ta pétillance »

Et depuis ? De nombreux livres parus. D’autres pièces jouées

Bref, j’ai construit ma vie avec mes désirs, mes passions et mes défis.  

Encore…Encore…Encore…

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A retrouver la belle Evelyne sur le plateau de la Clarencière

Avec un pétillant mélange de Théâtrines, c’est-à-dire de très courts monologues et dialogues. 
Des textes percutants, vertigineux, qui jonglent avec l’humour et l’émotion.


Par exemple, “La cracheuse” : une vendeuse à l’essai dans une pâtisserie… 
Ou “90D”, la découverte d’un soutien-gorge en décembre, tout près d’un canal… 
Ou “La dentiste” brutalement amoureuse, sauf que… 



Et encore…encore…encore…

Evelyne revient donc cette semaine à la Clarencière avec une série de nouveaux textes des plus alléchants.

Essayez de vous libérer l’un de ces prochains soirs pour les découvrir, entre 26 au 30 avril.

THEATRE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère 20 – 100 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 46 70

 

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe, à Vous voir peut-être au spectacle.

Entretemps, notre moment de séparation : Demain , mardi à 23h20 sur France 3 l’émission du « Divan » de Marc-OLivier Fogiel , un documentaire sur une comédienne française avec laquelle j’ai réalisé dans les années 60 , un feuilleton-radio à la RTBF : ANNY DUPEREY , grande star dans les années 60 et 70. Une rencontre à ne pas rater.

A tout bientôt

Roger Simons

ZAZIE DANS LE METRO – RAYMOND QUENEAU –JEAN GOOVAERTS/MIRIAM YOUSSEF- (THEATRE ROYAL DU PARC)


Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous.

Je vous propose une pièce- évènement.

Rideau !

 

Zazie : une très jeune fille rebelle !

Une histoire aussi loufoque que structurée !

Une création mondiale :

ZAZIE DANS LE METRO

Jean Govaerts & Miriam Youssef

D’après le roman  » Zazie dans le métro » de Raymond Queneau

Avec des clins d’yeux sur le film de Louis Malle

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Je vous propose un extrait de ce film où l’on voit Catherine Demongeot (Zazie) et Philippe Noiret(Gabriel)

 

LA ZAZIE EN QUESTION

 RAYMOND QUENEAU, L’AUTEUR DU ROMAN

L’Express. — Votre personnage c’est Zazie, une petite fille qui a quatorze ans ?

Queneau. — Moins.

L’Express. — Tiens, je croyais avoir lu qu’on disait dans le roman qu’elle avait quatorze ans ?

 Queneau: Je ne me souviens plus bien. C’est une erreur de sa part. Seulement je suis le seul à le savoir.

L’Express. — Alors Zazie c’est une petite fille. Vous avez écrit un livre sur une petite fille ?

Queneau. — Oui, c’est une petite fille. En principe elle doit être hors des désirs sexuels normaux d’un adulte, même s’il aime les filles jeunes.

L’Express. — Est-elle restée au même âge pendant les cinq ans que vous avez pensé à elle ?

Queneau. — Oui. Quoique du point de vue sociologique elle ait plutôt un peu rajeuni. Je l’ai vue d’abord comme une fillette de 14 ans, et puis avec le rajeunissement de l’érotisme, pour moi elle est restée la même, mais elle doit avoir 11 ou 12 ans, le minimum. II y a le mot de la fin : « J’ai vieilli », dit Zazie. Elle a effectivement vieilli de quarante-huit heures. Mais en fait c’est moi qui ai vieilli. C’est elle qui a rajeuni, du moins dans mon idée. Pour moi, c’est cinq ans d’âge supplémentaires et dans l’idée que je me fais d’elle, maintenant, Zazie n’a que 11 ou 12 ans.

L’Express. — Vous disiez que vous aviez commencé avec son nom, Zazie ?

Queneau. — Sous l’occupation il y avait une fille qui était surnommée « La Grande Zaza ». Aucun rapport avec la Zaza de Simone de Beauvoir. « La Grande Zaza » c’était la patronne des « zazous ». C’est de là que j’ai fait Zazie. C’est une petite fille de « zazou ».

L’Express. — Qui est Zazie ? La vraie sauvage des temps modernes ? Un voyou, une philosophe ?

Queneau. — Non. Pour moi c’est la personne normale. Enfin, la personne normale comme l’entendent les gens normaux.

L’Express. — Tous vos personnages sont « sans papiers d’identité ». L’homosexuel guide pour touristes, le faux chauffeur russe . Vous intéressez-vous particulièrement à cette société en marge ?

Queneau. — Elle ne m’intéresse pas plus qu’une autre. J’en parle parce que, comme dit le guide, je joue mon petit air de flûte comme font tous les artistes. C’est ma petite histoire. Je la raconte encore une fois car je m’aperçois qu’il faut répéter les choses. Ou plutôt non, pour une fois j’ai fait exactement ce qu’il m’a plu de faire, sans tenir compte de certains soucis qu’un écrivain peut avoir, notamment celui de se renouveler ou de faire plus grave. J’ai fait exactement ce qui me plaisait!

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 Raymond Queneau : Zazie est une gosse d’une dizaine d’années qui débarque à Paname chez son oncle Gabriel. Elle pue la province bien vaseuse, a des manières de souillon, un vocabulaire de charretier et prend les adultes pour des cons.

Intelligente et débrouillarde comme une gosse de son âge peut l’être, elle n’a qu’une envie : prendre le métro. Mais, pas d’bol, ces saloperies de fonctionnaires sont en grève et la gamine se met à chialer. Son oncle fait alors tout pour lui montrer les beautés parisiennes.

Plusieurs personnages évoluent autour de la môme : les potes de son oncle, un inconnu rencontré aux Puces, les bar-tenders du bistro d’en bas, le chauffeur de taxi, sa tante et bien plus encore. Tous coupables d’un accent typiquement parigot et d’une bêtise, ou en tout cas d’une simplicité bien marquée ; ils décorent le roman autour des caprices de la petite.

Zazie sera rendue en excellent état à sa mère.

 

 La pièce qui se joue en ce moment au Parc, écrite par Jean Goovaerts et Miriam Youssef, suit bien la route…

 HOMOSEXUALITE – ENFANCE-AMITIE-ARGOT

Ce roman initiatique aborde une mine de thématiques sous – jacentes. Au-delà de la technique utilisée et décrite ci-dessus, on retrouve des thèmes de société relatifs à l’époque d’après-guerre. Ainsi, Gabriel est taxé de « pédale » et on se demande parfois si ce n’est pas cette intrigue qui mène le fil de l’histoire. Par ailleurs, la soif d’apprendre, l’enfant d’après-guerre ainsi que le rapport presque conflictuel entre Paris et la Province sont réunis dans le personnage de Zazie.

Queneau, favorable à une union de la langue parlée et écrite, pose dans ce personnage principal toutes les problématiques d’une jeunesse qu’il tente de comprendre mais qu’il n’arrive qu’à saisir à travers des traits « grossiers ».

Zazie est perspicace, vulgaire, extravagante, obstinée et bien plus encore : Zazie est le reflet d’une génération à laquelle n’appartient plus Queneau.

 

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 L’amitié des adultes est également un des thèmes abordés dans le roman. On conviendra bien d’une amitié presque obligatoire de Gabriel avec le propriétaire de son logement, avec son chauffeur de taxi ou encore avec le patron du bistrot d’en bas. On retrouve dans leurs échanges toute la véracité et l’honnêteté simpliste de conversations entre amis. De par leurs discussions et l’utilisation parfois amplifiée d’un argot parisien d’après-guerre, l’auteur nous plonge dans un Paris vivant, dans un Paris vrai, dans un Paris d’après-guerre qui se reconstruit petit à petit sur des générations désabusées.

 

 

 ZAZIE DANS LE METRO

Un chef d’oeuvre d’impertinence bien marqué au cours du

déroulement de la pièce.

1959. Zazie arrive à Paris. Elle en repartira dans deux nuits. Zazie a trois jours pour vieillir. Trois jours sans sa mère mais avec son oncle Gabriel et la truculente clique de ses amis. Trois jours à espérer que soit levée la grève du Metropolitain pour pouvoir pénétrer le tunnel d’Alice. Trois jours pour chercher les clés qui vont lui permettre de devenir la femme qu’elle désire être.

Il y a un scène où Gabriel fait un numéro de danseuse de charme.

Une dame lui dit : « Comme vous avez été drôle ! » et il répond : « Il n’y a pas que la rigolade, il y a aussi l’art ! ».

 ZAZIE DANS LE METRO

C’est presqu’une comédie musicale !

C’est presqu’un ballet!

Un mouvement ininterrompu sur le plateau.

Une fameuse utilisation de la technique d’aujourd’hui.

Les vidéos sont omniprésentes et remarquables, c’est

presque du cinéma.

De nombreuses séquences sont chorégraphiées.

Une apparition de la Tour Eiffel !

Des « autobus  » qui séduisent Zazie…

Et encore et encore…

On se croirait dans l’un des théâtres newyorkais.

Bravo à toute l’équipe technique. Un superbe travail !

HUMOUR

-Zazie, déclare Gabriel en prenant un air majestueux trouvé sans peine dans son répertoire, si ça te plaît de voir vraiment les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, je t’y conduirai.

-Napoléon mon cul, réplique Zazie. Il m’intéresse pas du tout, cet enflé, avec son chapeau à la con.

-Qu’est-ce qui t’intéresse alors ?

Zazie répond pas.

Oui, dit Charles avec une gentillesse inattendue, qu’est-ce qui t’intéresse? ?

UN LECTEUR DE QUENEAU

– Zazie, déclare Gabriel en prenant un air majestueux trouvé sans peine dans son répertoire, si ça te plaît de voir vraiment les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, je t’y conduirai.

– Napoléon mon cul, réplique Zazie. Il m’intéresse pas du tout, cet enflé, avec son chapeau à la con.

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 UNE ACTRICE – – SEPT ACTEURS

L’actrice, c’est Julie Duroisin, étonnante dans son interprétation de Zazie.

Ce n’est pas un rôle évident que celui de se mettre dans la peau d’une gamine plutôt grossière sans oublier une gestuelle des plus vivantes.

Chapeau la môme !

Pour les sept acteurs, ce n’est pas simple non plus.

La plupart doivent se glisser dans un corps de femme, et de jolies femmes. Ils le font parfaitement, avec facilité même.

LE THEME DE L’HOMOSEXUALITE

Alors que le policier qui ramène Zazie chez elle après la fugue interroge Gabriel sur ses activités nocturnes, il lâche le mot « homosessuel » qui va obséder Zazie ; elle se tapit d’ailleurs contre la porte pour écouter. Elle poursuivra ensuite Gabriel de ses questions sur la définition d’un tel mot et sur la véracité des propos du policier qui disait « qu’il en était ». Le roman tourne ainsi autour de la fuite de l’oncle devant cette question et de la ténacité de tous à lui appliquer cette étiquette alors qu’il est marié .L’oncle de Zazie est donc homosexuel mais ne cesse de le nier. Dans l’œuvre, il se sert de son mariage avec Marceline pour démontrer le contraire. Il ne cesse de refouler ce qui est pourtant réel. Il attend que sa nièce soit endormie pour se travestir et se rendre au cabaret. Queneau construit les identités sexuelles de ses personnages comme un territoire instable. L’échange du genre sexuel contribue en ce sens à créer des glissements de l’hétérosexualité vers l’homosexualité et inversement. Si Gabriel et Marceline sont les personnages les plus évidemment touchés par cette métamorphose du genre sexuel, tout l’univers du roman repose sur cette instabilité.

Gabriel répondait : Mais puisque je vous dis que j’en suis pas .D’accord, je fais mon numéro habillé en femme dans une boîte de tantes mais ça veut rien dire. C’est…

Paradoxe social dans la société de 1950 où l’homosexualité était considérée comme malsaine.

LA FIN

Jeanne : Alors tu t’es bien amusée ?

Zazie : Comme ça.

Jeanne : T’as vu le métro ?

Zazie : Non.

Jeanne : Alors , qu’est-ce que t’as fait ?

Zazie : J’ai vieilli…

Et tombe le rideau rouge…Merde alors, c’était chouette cette pièce…  

Turandot: Ah non ! Merde de merde Je veux pas dans ma maison d’une petite salope qui dise des cochoncetés comme çà. Je vois ça d’ici, elle va pervertir tout le quartier. D’ici huit : Ah non .Merde de merde …

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 ZAZIE DANS LE METRO

D’après le roman de Raymond Queneau (Ed.Gallimard)

Adaptation : Miriam Youssef – Jean Goovaerts

LES COMEDIENS

Zazie : Julie Duroisin Trouscaillon Pédro-Surplus ,

Gabriel : Stéphane Fenocchi

Le Satyre,Pedro-Surplus , Trouscaillon ,Bertin Poirée et Aroun Arachide: John John Mossoux

La Veuve Mouaque : Pierre Poucet

Marceline : Sébastien Schmit

Mado ¨P’tits Pieds: François Regout

Turandot : Luc Grunderbeek

Charles : Jean-François Rossion

Mise en scène : Miriam YOUSSEF

Assistanat : Alexandre DROUET

Scénographie – d’après les illustrations de Jean GOOVAERTS – et costumes : Thibaut DE COSTER et Charly KLEINERMANN

Réalisation des costumes : Elise ABRAHAM et Sarah DUVERT

Peinture du décor : Geneviève PÉRIAT

Lumières : Alain COLLET

Vidéo : Jean GOOVAERTS et Sébastien FERNANDEZ Mixage : Laurent BEUMIER

Musique, chant et chorégraphie : Isabelle FONTAINE Maquillages et coiffures : Urteza DA FONSECA et Florence JASSELETTE

Maquilleuse : Florence JASSELETTE

Stagiaires maquilleuses : Tiuku DEPLUS et Cindy PLANCKAERT

Aide à la réalisation des costumes : Sophie BAISE

Direction technique : Gérard VERHULPEN

Régie : David LEMPEREUR

Régie plateau : Cécile VANNIEUWERBURGH

Régie son : Jérémy VANOOST

Régie lumières : Noé FRANCQ

Accessoiriste : Zouheir FARROUKH

Habilleuse : Gwendoline ROSE

Menuisiers : Yahia AZZAYDI, Patrick CAUTAERT et Lucas VANDERMOTTEN

Aide technique : Romain MAUVAIS

Stagiaire en scénographie : Isabelle de NEUVILLE Silhouettes vidéos : Nicole OLIVER, Esther et Lisbeth GOOVAERTS

Marceline : Gabriel, Gabriel.

Gabriel : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Marceline : Tu as oublié ton rouge à lèvres.

INFO

Avant de quitter le Théâtre du Parc , un mot encore de son directeur .

Thierry Debroux Après Zazie dans le métro, vous aurez l’occasion de voir ou revoir – pour la dernière fois – « Le tour du monde en 80 jours » qui se joue pour la sixième fois consécutive. C’est incroyable de voir ce qui se passe autour de ce spectacle. Toutes les générations se retrouvent dans la même salle de spectacle et y trouvent des plaisirs différents. C’est complet mais rien ne vous empêche de tenter le coup et de venir le jour-même. Il y a toujours des spectateurs qui ont réservé et qui ne viennent pas.

N’oubliez pas non plus Beatle Juice qui se jouera les 9, 10 et 11 juin. Un très bon moment garanti en compagnie des Beatles et de Dominique Jonckheere.

Je vous laisse avec les acteurs de Zazie dans le métro et je vous dis à la saison prochaine

POUR LE PLAISIR

 « LA TOUR EIFFEL » joue un rôle important et dans le film et dans la pièce.

J’ai retrouvé une deuxième chanson interprétée par l’illustre Maurice Chevalier.

 Souvenir…Souvenir…

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », merci de votre présence et de votre assiduité.

Notre moment de séparation : Un texte de Raymond Queneau, très court, dit par l’auteur  » Maigrir » !

Bonne écoute!

Bonne lecture!

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

PAR LES VILLAGES – PETER HANDKE – (THEATRE OCEAN NORD )+2 FILMS KIESLOWSKI

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » bienvenue au blog pour une pièce de belle qualité.

Une pièce très intéressante !

Un texte magnifique!

Une tragédie remarquablement interprétée par six jeunes comédiens

RESUME

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 Par les villages a lieu à l’occasion de retrouvailles entre frères et sœurs, au moment de l’héritage et du partage de la maison familiale alors que les parents viennent de mourir. Au – delà du déroulement de la fiction, se projettent en un conflit infini les universels ressentiments humains, la tentation du pouvoir, la volonté de nuire et, par-dessus tout, l’incompréhension des égos. A la clôture de la tragédie, un autre personnage nous rattrape au bord du précipice et nous raccroche à la vie.

C’est l’éloge de la vie réelle, à laquelle on ne prête plus attention et qui se révèle dans toute sa puissance. Les mots reprennent leur force et nous dévoilent un large champ poétique .

DEROULEMENT DE LA PIECE

Gregor, qui est l’aîné, parti depuis de nombreuses années, s’est établi en ville où il est devenu écrivain. Ses frères et sœurs sont restés au village et mènent une vie tout autre. Son frère Hans devenu ouvrier lui demande de renoncer à la maison pour que leur sœur Sophie puisse y rester et ouvrir un commerce. Ce sont les derniers jours d’un chantier dans un village de montagne.

Les ouvriers Hanz, Ignaz, Albin et l’Intendante racontent leur histoire : ils font surgir par leurs paroles, cet autre monde auquel nous ne prêtons pas attention. Sophie retrouve Gregor et lui fait part de ses aspirations et de ses rêves. Son frère aîné, qu’elle a autrefois aimé d’un amour véritable, ne la comprend plus et essaie de la faire renoncer à ce projet qui pour lui n’est que vanité. La vieille femme, elle, sait tout de ce monde ancien qui est en train de disparaître. À la fin du chemin les frères et sœurs se trouvent irréconciliables, mais un autre personnage, Nova nous rattrape au bord du précipice, à la clôture de la tragédie.

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MONOLOGUE INATTENDU

Cette jeune femme fait l’éloge de la vie réelle, à laquelle on ne prête aucune attention et qui se révèle dans toute sa puissance. Les mots reprennent de leur force et nous dévoilent un large champ poétique.

PAR LES VILLAGES

Adaptation et mise en scène : Jean Baptiste Delcourt .

« La parole doit rendre visible ce qui est perdu, faire revenir ce qui est oublié, enfoui sous le quotidien… »

Cette pensée est le socle dramaturgique de cette pièce  » PAR LES VILLAGES  »

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Ce spectacle se joue dans la grande salle du Théâtre Océan Nord, dépourvue de décors qui seraient inutiles.

C’est le texte qui est important.

Les six comédiens sont à féliciter pour la qualité de leurs jeux de scène, dotés également d’une superbe diction et d’une gestuelle très sobre.

Tout est dans le texte, d’une durée de 135 minutes, et ce , sans la moindre respiration, sans le moindre arrêt !

C’est peut-être un peu trop long mais ce qui est dit apporte de nombreux éléments importants dans cette histoire.

 LA PAROLE DANS  » PAR LES VILLAGES « 

Georges-Arthur Goldschmit(écrivain et traducteur de  » Par les villages) : C’est un théâtre du langage le plus simple et le plus ample qui soit.

Dix personnages pour peu qu’on les entende, sont porteurs de mondes inépuisables et toujours inattendus.

La parole, ici, fait voir l’intime des choses , des faits et des gestes .Il y est parlé de ce qu’on néglige , de cet essentiel que l’on élude et qui fonde tout ce qui a lieu; les mots deviennent des images et le théâtre se fait récit.

Le quotidien devient monumental, l’insignifiant se fait grand.

Une épopée du quotidien où chacun des personnages parle par et pour les autres.

 

Jean-Baptiste Golschmidt(metteur en scène) : J’ai voulu travailler sur notre rapport à l’autre dans ce que cela a de plus fragile et contradictoire, qu’i soit un simple inconnu , un ami, un amant ou un membre de notre propre famille.

Nous avons voulu ensemble que chaque personnage soit traité comme si la pièce ne tournait qu’autour de son histoire propre afin de rendre compte au mieux du conflit.

Du moi premier , fracas de multiples échos , nous cheminons vers l’altérité , vers cet autre que nous désirons comprendre , toucher, atteindre , voire posséder ou contrôler.

Ce texte est une guerre après les guerres, il possède une puissante symbolique, qui nous dit l’urgence de vivre , de désirer , de comprendre , de tolérer , de dire et d’aimer, avant qu’il ne soit trop tard.

PETER HANDKE

Poète, romancier, essayiste, auteur de théâtre et cinéaste autrichien .Il a construit une oeuvre littéraire et théâtrale qui fait de lui l’un des principaux écrivains de langue allemande aujourd’hui.

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 PAR LES VILLAGES

Texte Peter Handke

Adaptation et mise en scène Jean-Baptiste Delcourt

Avec Angèle Baux, Jeanne Dailler, Aurélien Labruyère, Taila Onraedt, Anne-Marie Loop et Pablo Stella

Assistanat- mise en scène Nina Lombardo

Création sonore et plastique Matthieu Delcourt

Création lumière Samuel Ponceblanc

Création costume Marine VanhaesendoncK

Chargé de production François Gillerot

Assistanat scénographie Hugo Favier

Une production de la Cie F.A.C.T. en coproduction avec le Théâtre 95 de Cergy-Pontoise et la Cie Hamadryade. Avec le soutien de la Résidence internationale de création Probedones d’Abaigt. Un accueil en résidence du Théâtre Océan Nord.

PAR LES VILLAGES

Jusqu’au 29/04/17

THEATRE OCEAN NORD

Rue Vandeweyer 63/65 – 1030 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 216 75 55

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », heureux sincèrement de votre présence .

Notre moment de séparation : Lundi 24 avril à 21h sur Arte: diffusion de l’excellent film de Krzyszof Kieslowski  » LA DOUBLE VIE DE VERONIQUE « avec Irène Jacob (une comédienne que l’on voit trop rarement), et le regretté comédien belge : Philippe Volter, fils du célèbre Claude Volter.

Une éclatante réussite de Kieslowski

 

S’enchaîne à 22h35 , toujours sur Arte , un deuxième film de Kieslowski  » TU NE TUERAS POINT » avec Mel Gibson.

Un cinglant réquisitoire contre la peine de mort. .

A tout bientôt !

Bonne fin de soirée !

Roger Simons

   

 

 

 

 

 

 

LES EVENEMENTS-DAVID GREIG- (THEATRE DU GRAND VARIA)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe« , bienvenue au blog.

Un tout grand spectacle remarquablement mis en scène et interprété par deux grands comédiens, un pianiste, vingt chanteuses et dix chanteurs appartenant à une chorale.

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Une pièce pas comme les autres.

Le plaisir également de revoir la comédienne française Romane Bohringer

Partant d’un événement terroriste imaginaire, la pièce de David Greig tourne autour d’une simple question : pourquoi ?

Les Événements (The Events) raconte l’histoire de Claire, honnête, généreuse pasteur de gauche qui dirige une chorale en milieu communautaire.

Elle vit un jour un drame terrible : un jeune homme qu’elle connaissait vaguement tire sur ceux « qui ne sont pas d’ici » pour tenter de s’affirmer dans la société.

La pièce n’est pas un biopic sur ce genre d’événements tragiques, elle suit le personnage de Claire dans ses efforts pour comprendre comment quelqu’un peut commettre un acte aussi effroyable et se concentre sur la réaction des communautés face à cette agression, et à la difficulté de continuer à vivre ensuite.

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Cette pièce audacieuse de David Greig explore le désir destructeur de sonder l’insondable né du besoin de tourner et retourner ce genre d’événements pour essayer de les comprendre.

Le meilleur forum pour ces efforts de compréhension reste l’espace public et commun du théâtre.

LA PIECE DE DAVID GREIG

Chaque soir, une chorale différente est associée au spectacle.

Les chorales sont préalablement sélectionnées par les lieux d’accueil du spectacle. Elles représentent la rumeur des âmes qui peuplent la terre, l’opinion publique. Ces chorales sont donc, dans la mesure du possible, mixtes et multiculturelles.

Ces chorales changent chaque soir.

Chacun interprète – au cours de la représentation – les chants magnifiques écrits par John Brown , ainsi que leur chant personnel .C’est chaleureux ! D’une grande beauté !

Chaque chorale a suivi de nombreuses répétitions, pour se trouver quelques heures avant le spectacle, en contact avec Romane Bohringer et Matthieu Sampeur , les deux comédiens .

De grands moments émotionnels!

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NOTES D’INTENTION/RAMIN GRAY/METTEUR EN SCENE

Ramin Gray (metteur en scène) : Tout acte théâtral tourne autour d’une transaction entre deux communautés : les acteurs sur scène et la communauté improvisée qui compose ce que nous appelons un public.

Dans un monde où tout le monde semble être en déplacement (chose que Breivik trouvait manifestement très perturbante), cette question nous a paru importante à explorer. Depuis, les événements de Boston et de Woolwich ont malheureusement maintenu le propos à l’ordre du jour.

Dans la pièce, le personnage fictif du Garçon inventé par David cristallise beaucoup de ces jeunes hommes déconnectés qui semblent commettre ces actes, tandis que le besoin de comprendre obsessionnel de Claire semble nous tendre un miroir à nous, public, et à notre besoin de clore et tourner la page.

En concevant cette nouvelle pièce avec David, j’avais à cœur de créer un lien plus profond avec les publics et de trouver le moyen de les représenter plus fidèlement. D’où l’idée d’inviter une chorale locale à nous rejoindre sur scène chaque soir partout où nous jouons pour faire l’expérience directe du combat pour non seulement digérer mais aussi incarner ce qui est en jeu.

Quand j’ai écrit ma note d’intention lors de la création du spectacle à Edimbourg en 2013, je pensais à l’affaire Breivik, au bombardement du marathon de Boston, et à la décapitation d’un soldat britannique à Woolwich au Sud de Londres.

Ces atrocités étaient teintées de conflits ethniques, religieux et politiques.

J’étais loin d’imaginer que Les Événements (The Events) se jouerait plus de 400 fois au Royaume-Uni, et ferait une tournée en Irlande, aux États-Unis, en Autriche en Norvège, actuellement en Belgique.

ECHO

– La pièce évolue vers un sommet d’émotion rarement atteint…

– Cette pièce, d’une cruelle actualité résonne douloureusement avec les massacres de Paris et de Bruxelles.

– Sans facilité ni malhonnêteté, l’art de David Greig affirme que même une humanité brisée, perdue, peut se réparer et continuer à chanter.

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REFLEXION

Ramin Gray(metteur en scène) David et moi nous avons travaillé pour concilier des points de vue contradictoires, proposant des regards multiples et des explications possibles à l’inexplicable. Si la pièce reste utile aujourd’hui, c’est peut-être parce qu’il y a assez d’ouvertures pour que les spectateurs projettent leurs propres expériences, pensées et sentiments sur l’action.

Chaque véritable moment de terreur a cherché à perturber le sens des activités ordinaires, partagées – le marathon, l’après-midi au centre commercial, les jeunes scouts – , mais avec les attaques de Paris, cela s’est rapproché de notre foyer spirituel, le théâtre, un lieu où les mots, la musique et le mouvement s’unissent pour créer des liens d’amitié et de bien commun.

La première soirée, hier au Varia, était impressionnante , émouvante , saisissante même!

La présence sur scène d’une chorale locale est un élément capital de la pièce ! Cette représentation restera dans le coeur et le souvenir de ces 30 chanteurs/comédiens »

Le nom de la chorale : MELI-MELO

Ramin Gray : Je sais que lorsque vous assisterez au spectacle, les souvenirs et images de 2015 planeront sur la soirée mais j’espère que lorsque nous nous rassemblerons, ce sera aussi un moment de réflexion, de discussion et de douce harmonie.

ROMANE BOHRINGER & MATTHIEU SAMPEUR

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 Romane Bohringer excelle en chef de chœur humaniste. Elle est comme toujours bouleversante de spontanéité et de naturel. Matthieu Sampeur lui donne la réplique, il incarne tous les autres personnages masculins avec une facilité déconcertante. Les deux comédiens naviguent avec une grande maîtrise sur ce navire scénique instable qui peut tanguer à tout instant. Tout dépend du 3ème acteur : de la chorale et de son agilité à se glisser en direct dans une mise en scène écrite. Un spectacle passionnant, simple, sur le « vivre ensemble » si souvent galvaudé et qui ici prend toute sa résonnance.

(Texte de Stéphane Capron)

Ce texte écrit en avril 2016 pourrait être répété en ce mois d’avril 2017 et ce   pour l’ensemble du propos.

LES EVENEMENTS

Un moment vibrant !

Un théâtre intéressant et rarissime!

GENERIQUE

 

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 Avec : Romane Bohringer, Matthieu Sampeur, Benoît Dangien (piano) et avec la participation, en alternance, de Yves Storper et François Picard

Musique : John Browne

Scénographie : Chloe Lamford

Création sonore : Alex Caplen

Création lumière : Sébastien Rebois

Costumes : Bohringer

Dramaturgie : Oda Radoor et Brigitte Auer

Assistant à la mise en scène : Yves Storper

Mise en scène : Ramin Gray

Un spectacle produit par le Centre Dramatique National Nancy Lorraine-La Manufacture, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg et Actors Touring Company (Londres).

LES EVENEMENTS

Jusqu’au 22 avril 2017

THEATRE DU GRAND VARIA

Rue du Sceptre 78 – 1050  Bruxelles

Infos Réservation : 02/640 35 50

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe « , merci de votre présence.

Notre moment de séparation :Demain jeudi à  13h35 sur Arte :

« NELLY ET MONSIEUR ARNAUD« , film de Claude Sautet avec

Emmanuelle Béart et Michel Serrault.

Bon  plaisir !

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SILENCE EN COULISSES- MICHAEL FRAYN- (THEATRE ROYAL DES GALERIES) + DIANE REEVES

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , bienvenue à Vous avec une pièce pour mourir de rire…

 

 SILENCE EN COULISSES

Une pièce qui est la représentation d’un vaudeville qui ne fonctionne pas du tout.

C’est au moins la cinquième fois que je vois cette pièce apparemment dingue mais qui cependant dévoile l’univers du théâtre, côté public, côté coulisses.

SILENCE EN COULISSES 

Un mouton à cinq pattes !

Un clin d’oeil au théâtre !

Une parabole sur le théâtre où l’on peut se moquer des acteurs et metteurs en scène.

Le théâtre, c’est l’illusion d’exister !

 

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 PROPOS-INTERVIEW DU METTEUR EN SCENE : ERIC DE STAERCKE

– Quels sont les éléments qui ont éveillé ton intérêt à la lecture de ce texte ?

E.D.S : J’ai tout de suite été séduit et captivé par l’absurdité de la situation. J’y retrouve un esprit typiquement anglais. Nous sommes bien sur les terres des Monty Python et de Rowan Atkinson, un humour absurde, teinté de non-sens qui fait la part belle au burlesque.

– On dit de cette pièce qu’elle est la plus drôle du monde… Pourquoi ?

E.D.S : Cette pièce est très vraisemblablement la plus drôle du monde, bien qu’il n’y ait pas de concours pour mesurer cela et c’est heureux, parce qu’elle réussit à rassembler tous les éléments de la comédie. Elle est à la fois construite de manière très classique avec une unité de lieu, de temps et d’action, elle réunit les ingrédients de la commedia dell’arte, elle se joue sur un rythme de vaudeville et en même temps, tout ce qui a été minutieusement agencé est immédiatement démonté de façon totalement absurde. Le spectateur est invité à découvrir le cahot qui s’installe et s’accentue au fil des représentations, et ce jusque dans la partie interdite au public : les coulisses.

– Cependant, le génie de la pièce et de Michaël Frayn, tient principalement à l’humanité des personnages. Ils sont perdus, ils s’accrochent à la vie, ils nous ressemblent.

E.D.S Michaël Frayn a démarré sa carrière de dramaturge en traduisant Tolstoï et Tchekhov. Je retrouve dans les personnages de « Silence en coulisses » le même absurde, la même médiocrité sublime, le même désespoir hilarant que celui des personnages des comédies de Tchekhov comme « La demande en mariage » ou « L’ours ». Le combat des ces êtres est si vain et si touchant qu’il mène au délire. La pièce dépasse la simple comédie, elle dépeint la comédie humaine.

« Nous sommes comiques. C’est sur cet aspect là que nous devrions nous voir. Rien que l’humour, rose ou noir ou cruel, mais seul l’humour peut rendre la sérénité. »

(Eugène Ionesco).

– Que peux-tu dire sur les personnages ?

E.D.S : Ils sont beaux et attachants car terriblement humains. Il n’y a pas de manichéisme, il n’y a pas de bons ou de méchants. Nous sommes en empathie avec chacun d’eux, ils nous ressemblent profondément, par moment et pas entièrement heureusement. Ils sont notre miroir, un miroir à peine déformant et fort heureusement, comme toujours au théâtre, les avares et les malades imaginaires ne se reconnaissent pas quand ils sont représentés sur scène.

 – Cette pièce est la plus drôle du monde?

Eric De Stercker : Oui, c’est exact ! Cette pièce de l’Anglais Michael Frayn nous emmène au théâtre et nous fait suivre une troupe des répétitions aux aventures de la tournée. Outre les petits couacs, les ego, les ragots, les différences de caractère vont petit à petit plomber l’ambiance et pousser les uns et les autres vers des comportements parfois hystériques et inévitablement cocasses…

SILENCE EN COULISSES

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 Une comédie indémodable et imparable !

Une pièce unique d’une durée de plus de deux heures. Une vraie folie : portes qui claquent, sardines voyageuses, poignées cassées, pantalon aux chevilles, maîtresse accueillante, quiproquos, jalousies, voleur, coureur de jupon, bouteille de whisky que l’on ne cesse de cacher, lacets noués, chutes, poursuites à la hache, rien ne sera épargné à nos zygomatiques.

Cette pièce de l’Anglais Michael Frayn nous emmène au théâtre et nous fait suivre une troupe des répétitions aux aventures de la tournée. Outre les petits couacs, les ego, les ragots, les différences de caractère vont petit à petit plomber l’ambiance et pousser les uns et les autres vers des comportements parfois hystériques et inévitablement cocasses.

SILENCE EN COULISSES

La construction, en trois parties, est savante : on voit une même pièce jouée en répétition, sur le plateau et puis en représentation ; côté coulisses d’abord, sur la scène ensuite, avec moult quiproquos et cascades traversant le tout. On comprend ce qui se passe quand un acteur manque son entrée ou quand un accessoire n’est pas à sa place… ce qui n’arrive jamais dans la vraie vie du théâtre !

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 Un spectacle fracassant ! Un divertissement d’une drôlerie continue !

Un bon clin d’œil au théâtre ! Une pièce complètement folle, débridée, branquignolesque, qui ne laisse aucune minute de répit ni au public ni aux acteurs. C’est le théâtre dans le théâtre du théâtre. Du vaudeville qui n’est pas un vaudeville, qui ne ressemble ni à Feydeau ni à Labiche. Un théâtre de boulevard qui est bien plus qu’une comédie de boulevard.

Cette pièce a été crée à Londres en 1982 et a été jouée pendant quatre ans,   le titre :  » Noises off »

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 SILENCE EN COULISSES

Une pièce délirante ! On peut la trouver vieux style, excessive. Il n’empêche qu’elle nous introduit dans le milieu du théâtre, qu’elle nous montre comment l’on y vit quand on est acteur.

J’en sais quelque chose l’ayant été pendant plusieurs années.

Ici, l’auteur, l’illustre   Michael Frayn, nous dépeint la longue agonie d’une troupe de théâtre professionnelle ringarde qui s’acharne à monter un vaudeville lamentable.

SILENCE EN COULISSES

Un texte insipide et une histoire improbable. Les portes du décor claquent à tout bout de champ et rythment un flot de phrases inutiles. Les portes et les sardines. Entrer et sortir. Entrer avec les sardines, sortir avec les sardines. On s’agite de tous côtés, on se bouscule ! On s’engueule ! C’est ça le théâtre. C’est ça la vie !

Au premier acte, nous sommes a la représentation.Ca chauffe déjà !

Au deuxième acte, on assiste toujours à la représentation, mais vue des coulisses, derrière le décor. Les rapports entre les acteurs se sont détériorés.

Les problèmes de chacun ont pris le pas sur le spectacle. Tout le monde est à cran.

Certains acteurs bougent sans arrêt, allant et venant de tous les coins, véritable mic-mac, pendant que l’on entend par haut-parleur les autres acteurs jouant – ou essayant de jouer la comédie-face au public !

Au troisième acte, on est surpris, quelques mots, quelques lambeaux de mots et surtout de situations.

On vit intensément le déroulement de ce spectacle.

Un fabuleux mélange: textes de la pièce qui essaie de se jouer/ textes des propos entre eux…

Nous, spectateurs dans la salle des Galeries, vivons des moments joyeux, un peu débridés, mais qu’à cela ne tienne.

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 UNE VRAIE TROUPE

Dix acteurs qui nous font rire du premier au dernier mot.

Un travail épuisant pour eux : tenir la scène pendant deux heures, mais un travail passionnant quand on est comédien.

INFO/CONSEIL

Amis de l’émission/blog  » Le Feux de la Rampe « , si vous allez faire ce spectacle , ne manquez pas d’acheter le programme qui, indépendamment de la pièce  » Silence en coulisses « , propose un document anecdotique sur le théâtre . C’est passionnant!

GENERIQUE

SILENCE EN COULISSES

Auteur :Michael Frayn

Adaptation : John Thomas

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AVEC

Perrine Delers (Yvette)

Bruno Georis (Gérard)

Maria del Rio ( Suzy)

Cécile Florin ( Denyse)

Benjamin Torrini ( Frédérick)

Pascal Racan ( Poiton)

Marc Weiss ( Louis)

Emmanuel Guillaume (Jean-Paul)

Joséphine de Renesse ( Mimi)

MISE EN SCENE : Eric De Staercke

Décor : Franceso Delco

Costumes : Fabienne Miessen

Assistante à la mise en scène : Mélissa Rousseau

Décor sonore : Laurent Beumier

Création lumières : Félicien, Van Kriekinge

Régie: Laurent Colmant, Guy Mavungu, Vigen Oganov, Corentin Van Kriekinge, Antoine Halsberghe, Anthonin de Proost, Laurent Wathelet.

Construction du décor : Stéphane Devolder , Pnilippe Van Nerom, Mikail Caliskan.

Habilleuse : Fabienne Miessen

SILENCE EN COULISSES

Jusqu’au 14/05/17

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Galerie du Roi 3 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02/ 512 04 07

 

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , merci de votre présence.

Notre moment de séparation : Le concert de Dianne Reeves ce 23 avril à Bozar.

Une voix magnifique ! Une superbe chanteuse de jazz américaine, considérée comme l’une des plus importantes chanteuses de jazz de notre temps.

Un régal !

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

PENELOPE ET LES TROIS P’TITS COCHONS- (THEATRE DE POCHE)

 ECRITURE COLLECTIVE-(THEATRE DE POCHE)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous …

 » L’utopie est la matrice de l’histoire et la soeur de la révolte « 

(José Bové/la confédération paysanne)

Les créateurs et les différents écrivains de cette pièce toute particulière expriment ci-après leurs intentions.

A lire dans l’immédiat avant de vous rendre au Théâtre de Poche et ce, pour entrer plus facilement dans la conception de la pièce.

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Le groupe collectif : « Pénélope et les trois p’tits cochons » est une satire surréaliste de la société de consommation, un huis-clos humoristique et anticipatif qui a pour thématique centrale la malbouffe.

« Pénélope et les trois p’tits cochons » est un conte allégorique humoristique de science-fiction qui donne faim et écœure à la fois.

La tension globale du spectacle gravite autour d’une dualité, celle-là même qui existe entre les idéologies économique et écologique.

« Pénélope et les trois p’tits cochons » est la mise en scène de cette confrontation dans un monde au postulat absurde où l’écologique s’est radicalisé et globalisé et où des rebelles défendent le droit à la fricadelle, aux nuggets et aux Big Mac.

Dans cette création, il est bel et bien question des déviances de l’alimentation et plus largement de ce qu’on ingurgite frénétiquement : du fast-food aux nouvelles technologies, du hamburger aux jeux vidéo… car nous avons voulu évoquer un autre type de malbouffe, celle de l’esprit. Bien souvent les médias nous proposent des programmes abrutissants n’amenant que très peu de réflexions sur le monde, produits dans le seul but de nous préparer à assimiler notre dose de publicité quotidienne, nous invitant à une consommation frénétique et pulsionnelle.

Il ne s’agit pas d’un spectacle à vocation documentaire qui ne ferait qu’enfoncer des portes ouvertes sur des sujets comme les diverses crises alimentaires, les problèmes écologiques majeurs ou la crise du monde capitaliste, que l’on connait et qui inondent nos médias…

Nous avons décidé de positionner nos personnages du côté des vilains si l’on peut dire. Nos trois p’tits cochons, en bons consommateurs qu’ils sont, sont friands de cette malbouffe et de cette malculture . Nous utilisons ce contrepied afin de ne jamais être moralisateurs et de faire naître chez le spectateur un rire moqueur face aux élucubrations de nos personnages.

IMPRESSION,

 Une pièce plutôt violente, déchaînée à certains moments, excessive  parfoisdans l’interprétation des trois personnages.

RESUME

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Après une catastrophe écologique monstrueuse, des écolos radicaux ont pris le pouvoir de la terre. De nouvelles lois sont promulguées : il est strictement interdit de manger des animaux, il est obligatoire d’avoir un jardin, obligé de porter des chapeaux de paille, obligé de rouler à vélo, obligé de manger du panais trois fois par semaine, obligé d’avoir une ruche sur chaque balcon…

Ce jour est un jour spécial, c’est le jour anniversaire du grand renversement du monde, le jour anniversaire de la « Grande Révolution Verte ».  Au début de l’histoire une information importante est divulguée. Le dernier coq au monde s’est éteint, il ne reste sur terre qu’un individu vivant de la race Gallus Gallus Domesticus, une poule nommée Pénélope.

Les trois p’tits Cochons, de vieux nostalgiques du 20ème siècle, veulent remettre en place toute une série de conforts comme l’internet, les hamburgers, le Coca-Cola ®, les films d’action, Pizza Hut ®, la viande au barbecue, … Remettre en place la malbouffe et la malculture. Ce sont des hacktivistes. Ils font des vidéos, pour partager leurs idées avec le monde sur un darknet imaginaire, ils se revendiquent comme omnivores en lutte contre le végétarisme omniprésent. Les trois p’tits cochons se sont reclus dans une cave, dans un lieu de l’ancien monde, sous terre. Ils ont reconstitué un microcosme à leur image, un local où s’entassent des outils de notre temps : des ordinateurs, une console de jeu, un synthétiseur, des écrans, une radio. Ils sont focalisés sur ces instruments technologiques, ils donnent à voir une première mise en scène de notre époque.

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Les trois p’tits cochons ont décidé de poster des vidéos subversives pour contrer les idéologies du gouvernement en place qu’ils appellent l’Union. Dans cette cave les cerveaux des trois p’tits cochons turbinent, comme le ventilateur au-dessus de leurs têtes, l’un n’est jamais satisfait, l’autre l’est toujours, le 3ème n’en peut plus de continuer et un conflit naît entre les protagonistes. A quoi servent les longs discours ? Quand faut-il arrêter de parler pour passer à l’action ? Quand faut-il agir ? Eternelle question qu’il est indispensable de se poser quand on décide de se rebeller face à un système qui nous opprime et qui nous prive de nos libertés.

ET ENCORE

Le Collectif : En parallèle de cette pièce, nous avons initié une série d’évènements en collaboration avec le domaine associatif, afin de créer un réel objet de sensibilisation. Nous avions là une belle opportunité de donner un espace de parole aux diverses associations et aux divers acteurs qui luttent pour une meilleure alimentation. Ces évènements étaient adaptés aux différents types de représentations, qu’elles soient tout public ou scolaires. Nous avons proposé plusieurs thématiques et nous avons cherché à donner des informations qui nous paraissaient les plus importantes comme : les problèmes de santé liés à l’alimentation, la présentation du panel d’alternatives alimentaires…

Les évènements des trois p’tits cochons…

A suivre sur le plateau du Poche.

PENELOPE ET LES TROIS P’TITS COCHONS

Trois acteurs liégois se dépensent sans compter.

La vedette, c’est Pénélope, la poule !

Une magnifique poule vivante , remarquablement dressée, qui tient parfaitement son rôle.

Incroyable mais vrai !

Les trois p’tits cochons sont joués par les trois acteurs!

Excellents masques.

LE SPECTACLE

A chacun son jugement sur cette pièce   !

Pénélope © Gabriel Renard  (5).jpg

 GENERIQUE:

Ecriture collective: Simon Drahonnet, Sylvain Daï, Eugène Egle-Corlin

Créateur technique et scénographie : Cyril Aribaud

Assistant : Loïg Kervahut

Création sonore : Jean-Pierre Urbano

Création masques et accessoires: Marie-Claire Dardenne

Aide à la réalisation des costumes : Myriam Simenon

Pénélope et…

EN CREATION

…les trois p’tits cochons

Du 18 au 22/04/17 ainsi que le 28/04/17

THEATRE DE POCHE

Chemin du Gymnase   1 a 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 647 27 26

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », merci de votre présence.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

CHARLY SURVILLE ( CAFE THEATRE : LE JARDIN DE MA SOEUR )

EDITION SPECIALE ET RAPIDE

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », un bonjour rapide.

Vous avez à voir ce soir encore dans ce superbe café-théâtre du « Jardin de ma soeur », un personnage fantastique en diable :

CHARLY SURVILLE

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Si au fil du temps ses cheveux

se sont fait la male,

sa plume elle, par contre , tient bon.

CHARLY

Un auteur compositeur, interprète, comédien, chanteur, qui séduit le public durant 90 minutes, sans la moindre respiration.

Cet oiseau rare tricote les chansons – et il y en a beaucoup – des chansons comme personne.

Avec l’acuité du faucon et l’élégance du pinson il chante la vie , l’amour , les gens , les cons , avec la finesse des plus grands.

C’est drôle, c’est léger, c’est grave parfois.

C’est gravement drôle et drôlement grave.

Ca fait du bien.

C’est bon

CHARLY

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 C’est dommage, et c’est étonnant , on ne le trouve pas sur « you tube « . Aucune possibilité de vous le faire entendre.

Faites-moi confiance.

J’insiste, arrangez-vous pour bondir ce samedi soir du 15 avril au « Jardin de ma Soeur ».

Du talent !

Qui plus est , il est sympathique et ses musiciens talentueux.

J’espère le retrouver dans un nouveau concert !

Bonne soirée.

CHARLY SURVILLE

Avec

Alain Peeters (guitare)

Jérémy Frisch clavier)

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LE JARDIN DE MA SOEUR

Infos – Réservations : 02 / 217 65 82

C’est près du Quai au Bois à Brûler…

Le spectacle est à 21 h.

Croyez-moi, vous ne le regretterez pas.

Roger Simons

A tout bientôt !