CINCALI (FESTIVAL BRUXELLONS) HERVE GUERRISI+ JULIETTE GRECO

 

REPUBLICATION 

 

HERVE GUERRISI RACONTE…

 

 

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Pinuccio, jeune facteur italien et seul lettré du village, est resté au pays pour lire, écrire et distribuer les lettres des émigrés : ces   « cincali » de l’après-guerre qui ont laissé femmes et enfants pour descendre dans la nuit des mines de charbon belges.

Au fil des lettres, il nous conte les récits de vie de ces hommes déracinés : une parole pure et bienveillante pour dire la misère, la tromperie , la désillusion, le sacrifice : 50.000 hommes, jeunes, contre 200 kilos de charbon par jour !

 

Mais facteur au regard pétillant fait aussi preuve d’imagination et d’un bel humour tendre pour laisser une place à l’espérance et aux rêves …

 

 

«  N’oublie jamais que tu es un petit-fils  de mineur italien »

 

 

Cette phrase de son grand-père, maintes fois entendue pendant son enfance, a entrainé le comédien Hervé Guerrisi sur les traces de son histoire, de Bruxelles jusqu’au Salento , là-bas, tout au fond du talon de la botte.

 

 

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CINCALI

 

Hervé Guerrisi nous propose un spectacle de la mémoire, percutant et sans voyeurisme, mais avec une  implication sociale et humaine.

 

Il est d’une sincérité tout à fait renversante. Il a l’art de raconter, dans un flot de paroles, de rires, d’émotion,  ses pérégrinations à travers l’Italie avec une verve des plus surprenantes.

 

Hervé a l’art aussi d’accrocher son public, s’adressant à lui durant tout le spectacle. Il le fait avec simplicité,  vivacité, large sourire.

 

Il devient notre ami qui nous fait vivre cette histoire dramatique des mineurs italiens en Belgique.

 


 

CINCALI

 

Texte de Nicola Bonazzi et Mario Perrotta (également metteur en scène du spectacle), traduit et adapté  pour la scène par Hervé Guerrisi.

 


 

 

CONNEXIONS

 

Paul Freitas (chroniqueur) Dans une verve typique du sud, de la Calabre, Hervé Guerrisi captive notre attention tout au long de son spectacle sur la dure condition de l’immigration italienne qui croyait en une nouvelle Amérique .

Seul sur une chaise, il nous raconte la déportation de ces hommes, leur exploitation.

Laissant femmes et enfants derrière eux, ils ont trouvé l’enfer.

Avec son talent, sa générosité et sa vitalité, Guerrisi, dans la peau du facteur , dernier homme au village ,nous livre le dessous des cartes, saviez-vous que…?

Un pan occulté de l’histoire du travail en Belgique nous est  révélé !

Son récit est plein d’humanité et d’une poignante simplicité. Et quelle justesse de ton et de propos intéressants, troublants et souvent inédits.

 

 « Derrière le rire, il y a une douleur qui touche les gens » (Le Soir)

 

 

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Marie-Anne Raymaekers (chroniqueuse) : Comment l’histoire tragique de ces hommes « jeunes et beaux » partis travailler dans les mines de Belgique et revenus malades de la silicose dans leur Salento natal, tout au fond de la botte de l’Italie nous laisse-t-elle un sentiment de bonheur ?

Sans doute est-ce la grande vérité, la sensibilité du texte et son interprétation pleine de vie.

 

Hervé Guerissi, « petit-fils de mineur » comme lui plait à lui rappeler son père,  nous raconte d’abord l’histoire du pays de son grand-père, parcouru depuis les origines par les conquérants, devenu exsangue après la guerre 40-45. Il décrit alors la migration des pauvres paysans de la région, sans terre à cultiver, vers la Belgique, la nouvelle Amérique. Il évoque les multiples visites médicales, le voyage éprouvant de 52 heurs dans des wagons verrouillés, gardés par des hommes en armes, et enfin l’arrivée en Wallonie et la découverte du travail dans la mine et des baraquements qui  servent de logement.

 

Le petit-fils passe alors la parole au jeune facteur, seul homme resté au pays. Sa mission : « distribuer, lire, écrire ». Il distribue le courrier, lit les lettres, mais pas toujours : souvent il en écrit d’autres pour ne pas révéler à leur famille l’enfer que vivent leurs hommes en Belgique !  Il est le seul à connaître les malheurs de ses  amis là-bas dans le nord. Son récit passe du tragique à la légèreté, de la description de ce travail inhumain à 1000m de profondeur, dans les entrailles de la terre, coincés dans des veines étroites, menacés par le grisou, à l’évocation des péripéties de la vie du village où les femmes seules et tristes se font consoler par le facteur.

 

La vie prend le dessus. Hervé Guerissi est là pour raconter l’histoire de ces mineurs. Il garde leur mémoire vivante. Il communique ses émotions. A souligner aussi : la diction est d’une clarté rare.

 


 

« Spectacle sans artifices. Cincali, c’est un chaise , quelques lumières et un talent fou ! (Muriel Hublet/Plaisir d’offrir) 

 

 

 

 

« Le public est captivé. Plus que cela, il est réellement ému  ou souriant car les passages de drôlerie naïve , de simplicité bonhomme , alternent avec les moments d’emballement rageur et dénonciateur. » ( Suzanne Vanina)

 

 

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 UN talent brut au service d’un grand récit.

 

 

 CINCALI

Nicola Bonazzi et Mario Perrotta

Traduction et adaptation : Hervé Guerrisi

Le jeudi 23/07/15

 

FESTIVAL BRUXELLONS

Château du Karreveld

Avenue Jean de la Hoese  3

1080 Molenbeek-Saint-Jean

Infos – Réservations : 02 / 724 24 24

 

 

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 Amis de l’émission/blog  « Les Feux de la Rampe » , mille mercis pour  votre présence sur le blog.

Notre moment de séparation:

LA DAME EN NOIR

Elle était en concert  hier soir, 20 juillet, revenue une dernière fois pour célébrer ses adieux au public.

Combien nous l’avons aimée! Quel talent ! Quelle voix amoureuse, câline et sensuelle.

Je l’ai interviewée plusieurs fois et elle était charmante et drôle.

 

Elle a chanté du côté de Deurne( Région anversoise) .

Sa tournée d’adieu est prévue jusqu’en avril 2016.

Espérons la voir l’un de ces prochains mois à Bruxelles ou en Wallonie.

Son nom : JULIETTE GRECO

Elle est restée magnifique avec ses 88 ans ! Tous nos baisers chaleureux Chère

Juliette ! Nous l’écoutons avec tendresse et amour.

A tout bientôt.

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

(REPUBLICATION) – LE CARNAVAL DES OMBRES (THEATRE LE PUBLIC)+ DAVE + DE FUNES


Après plus de cent représentations partout en Belgique , Serge  Demoulin , auteur et interprète de cette pièce virevoltante , pose ses valises , et elles sont nombreuses , au Théâtre Le Public.

Un seul en scène impressionnant dont la grande humanité nous explose littéralement à la figure.

 

SERGE DEMOULIN  / MICHAEL DELAUNOY

 

 

« Je suis un enfant du silence »

« Ce que je sais : mon nom. »

« Après, rien n’est moins sûr ! »

 

 Un jour, on l’a traité de Boche…

« Ah tu viens des cantons rédimés, de chez les… »

Il ne sait pas quoi dire. Il sort à peine de l’adolescence.

Il est belge, oui. Mais son grand père et ses deux oncles ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht. Le plus jeune allait avoir vingt ans. Comment meurt-on sous cet uniforme-là ?

 

UNE HISTOIRE TOUTE PARTICULIERE

 

 

Dans le village où il est né, on ne parle pas de tout ça.

On rit en wallon , on chante en wallon, on rêve en wallon.

 

Son nom : Serge Demoulin né le 10 septembre 1966 à Waimes dans les cantons de l’Est, le pays du carnaval.

Très tôt nourri aux confettis, aux flonflons et au théâtre wallon, Serge a débuté au théâtre, sur la scène de la salle paroissiale, à l’âge de 14 ans dans une comédie : « Li baron vadrouille ».

Il avait une seule réplique à dire mais il prenait contact avec le public de sa région.

La suite, on la connaît : Serge est devenu l’un de nos grands acteurs du Théâtre belge. Il a d’ailleurs reçu en 2009 « le Prix de meilleur comédien » aux Prix de la Critique pour ses interprétations dans « Dom Juan » et « Hamelin »

 

 

LE CARNAVAL DES OMBRES / SERGE DEMOULIN

 

 

 


 

 

On entre dans la salle du dessous, on aperçoit sur le plateau des objets qui peuvent paraître hétéroclites, mais qui ne le sont pas du tout : une grosse caisse, un petit tambour, un chapeau, des vestes de couleurs différentes accrochées à une espèce de porte-manteau mobile et métallique, des petits projecteurs, un casque militaire, etc.

En fond du plateau, un rideau de scène fermé, laissant une petite ouverture qui nous fait voir la loge de l’acteur.

On s’installe et l’on voit « l’acteur » aller et venir, dialoguer avec la régie et les techniciens du son et de la lumière, installés en fond de salle…

L’artiste salue les spectateurs, leurs serre la main, met encore certaines choses en place, danse, chantonne, rit, virevolte, sort de scène…

 

Noir. Musique. Lumière. Projo poursuite. Entrée du personnage.

 

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Le spectacle commence…

Serge Demoulin va rendre hommage à sa région, à ses racines.

Il dévoile avec délicatesse, humour et précision un pan occulté de notre Histoire:l’annexion des Cantons de l’Est par l’Allemagne nazie en 1940 et le  « silence » de l’Etat belge.

 


 

 

C’est le déclic qui a poussé Serge Demoulin, à écrire « Le Carnaval des ombres» mis en scène par Michael Delaunoy, directeur du Rideau de Bruxelles.

 

Serge Demoulin : Ce désir d’écrire ces « choses » et de faire un spectacle brûlait en moi mais je ne m’en sentais pas capable.

J’ai d’abord sollicité un auteur. Michael m’a poussé plus loin en me disant : « Il n’y a qu’une personne qui peut l’écrire, c’est toi »

J’ai rencontré un Monsieur, Paul Dandrifosse, président du Front commun des résistants au nazisme, enrôlé de force dans la Wehrmacht qui a réussit à s’évader après 14 mois de « résistance ».

Il m’a remis de la documentation abondante, presque une thèse, sur ces questions. Je l’en remercie chaleureusement.

Grâce à ces documents, j’ai reçu les réponses que je n’ai pas eues à 20 ans, notamment de la part de ma famille.

J’ai pris alors la liberté d’écrire.

Quand j’en ai parlé à mon père, sa réaction a été : « tu es fou ! Tu ne peux pas faire ça »

Il ne voulait pas que je réveille des choses , des bisbrouilles, des crises non réglées , le souvenir de dénonciations par exemple.

Pour mon père, écrire, représenter, signifiait réveiller les querelles intra muros…

 

 

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Serge Demoulin va nous confier une page de l’Histoire des plus intéressantes.

Avec le temps, nous sommes nombreux à avoir un peu de vue sur ce qui s’est passé à l’Est de la Belgique durant cette longue période 1918, période ignorée dans les livres consacrés à l’Histoire des Belges. Et notamment l’annexion forcée des Cantons par l’Allemagne nazie !

 

Serge Demoulin : Oui, une annexion sauvage c’est à dire non juridique, il n’y a pas eu de traité d’annexion signé par les deux pays.

En cherchant bien, on découvre que la Belgique avait tenté de revendre cette région en sous-main aux Allemands, un peu avant la guerre. Qu’à cette époque déjà, la propagande nazie y tissait ses réseaux culturels, avant 1940, sous l’œil débonnaire de Bruxelles. Il était nécessaire d’écrire cette page.

 

Un page douloureuse de la Belgique !

 

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Serge Demoulin a écrit ce texte avec passion, acharnement et une volonté solide et rigoureuse de se libérer de cet effroyable silence qui l’avait hanté durant toute sa jeunesse.

 

Serge Demoulin : J’espère que cette prise de parole contribuera à apaiser les consciences au delà des querelles anciennes.

Les générations d’avant s’étaient construits un mur de silence. En 1947, ils avaient dû échafauder une paix sociale sur des non-dits. Pour continuer à vivre ensemble tout simplement.

 

 

Michael Delaunoy(metteur en scène ) : Dès le départ , j’ai vu dans ce projet de Serge une vraie nécessité sur le plan historique et politique . Je ne savais rien de cette histoire. Et je trouve incroyable qu’elle demeure si méconnue. Il y a une nécessité de partage.

Au théâtre, j’aime quand la grande histoire passe par les individus, les cellules familiales.

J’ai poussé Serge à écrire à partir de son propre point de vue, qui est celui d’une identité problématique, ce qui est nourrissant pour le théâtre. Et j’ai servi de dramaturge au sens de « questionneur du sens ».

Nous sommes donc tous les deux sur la piste de l’auto-fiction.

Serge se met en jeu lui-même et mélange sa propre histoire à des éléments de pure fiction.

 

 

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Serge Demoulin déploie un jeu d’acteur et de conteur avec énergie, authenticité et beaucoup d’humour.

Il joue avec ses tripes ! Il nous fait vivre intensément sa façon de découvrir ces « choses là » du passé.

Il ne tombe pas un seul instant dans le psychodrame.

Il a l’art de « théâtraliser l’intime » comme le souligne très justement Michael Delaunoy.

Il est tout simplement extraordinaire dans son premier « seul en scène ». Fantastique, plein d’élan et de conviction, avec une gestuelle des plus vivantes.

 

 


 

 

-Serge, pourquoi avoir choisi cette période du Carnaval à Malmédy ?

 

Serge Demoulin : C’est le Carnaval qui fait le lien.

S’il m’arrive de ne plus voir les gens du village pendant un an, je les retrouve au Carnaval comme si je les avais quittés la veille.

C’est un personnage central. C’est dans les moments de fête que l’inconscient resurgit, via l’alcool, au moment où l’on s’y attend le moins.

C’est le Carnaval de Malmédy qui m’a donné l’occasion de crever le silence.

Dans une ambiance de fanfare, de neige et de bière, le village éructe ses souvenirs et ses non-dits.

La fête, les travestissements permettent de crier des vérités sous le masque. Cela devient alors un véritable théâtre !

 

 

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Au Carnaval, le Bourgmestre remet les clés symboliques de la ville au Trouv’lé , le bouffon. Il les garde pendant quatre jours. Alors, tout devient permis.

La fête contient aussi sa part d’ombre, triste, due à l’alcool, mais il en sort toujours quelque chose.

Et j’aime incarner ce bouffon. Je me situe du côté du bonimenteur de foire, du griot africain Mais ce rôle me fait peur aussi.

 

 

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Vraiment, c’est un spectacle étonnant plein de révélations, de découvertes, de vie, de surprises.

Des moments percutants ! Un magnifique travail d’acteur et de metteur en scène .Un lien fabuleux entre eux deux ! C’est éclatant !

 

 

Serge Demoulin : Je n’ai pas voulu rendre cette parole des choses trop sérieuse. Ce spectacle n’est qu’une proposition artistique, une manière d’approcher le silence. De tourner autour.

J’ajouterai qu’après tout ce travail, je comprends mieux le silence de mes parents. Il n’y a peut-être rien en dire mais il faut que ce rien s’exprime.

 

 

 

 

 

 

Un spectacle relativement court, une heure trente.

Je vous convie tous à le voir, croyez-moi, il en vaut vraiment la peine, que ce soit pour ces traits de l’Histoire d’un pays et d’un peuple, que ce soit pour les jeux du comédien, que ce soit pour la qualité du texte ou encore les performances de la mise en scène.

Du théâtre ! Du vrai qui nous frappe et nous émeut !

 

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La pièce de Serge Demoulin est publiée aux éditions Lansman, le numéro 176, dans la collection « Théâtre à Vif ». En vente au théâtre.

 

Michael Delaunoy (metteur en scène) : Serge Demoulin n’aborde pas l’Histoire de façon didactique mais comme une émotion qui fait problème.

 

 

 

GENERIQUE DE FIN 

 

Avec les voix enregistrées de Nicolas Buysse, Michael Delaunoy, Muriel Le grand et Magali Pinglaut.

Lumière : Laurent Kaye

Travail musical : Muriel Legrand

Prise de son et mixage : Lorenzo Chiandotto

Direction technique : Raymond Delepierre

Régie : Gauthier Minne

Couture : Carine Duarte et Laurence Hermant

Construction métallique : Didier Rodot

Patines : Arno Frères

Conseil coiffure et maquillage : Serge Bellot

Photos : Alessia Contu

Production : Théâtre du Rideau de Bruxelles

Co-réalisation : Festival Paroles d’Hommes et l’Amapac (Malmédy), en partenariat avec L’Atelier 210.

 

 


 

 

 

LE CARNAVAL DES OMBRES  /SERGE DEMOULIN / MICHAEL  DELAUNOY

 

Jusqu’au 20/06/2015

 

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt  64-70 – 1210  Bruxelles

Infos Réservations : 0800 944 44

 

C’EST PRESQUE FINI…

 

 Nous quittons  Serge en musique avec une chanson que tout le monde connaît :  » tching boum tra la la « 

Dites-le à vos amis qui habitent Malmédy en leur signalant qu’ils  cliquent sur mon blog pour saisir l’évènement de cette pièce de Serge Demoulin .

 


 

ET CE N’EST PAS TOUT

 

Trois propositions de télé  :

20 h LA DEUX/RTBF- 

Tout ce qui se passe à Cannes commenté par notre « Madame Cinéma » : Cathy Immelen

Et je pense que nous retrouverons également  « Notre Monsieur Cinéma « : Hugues Dayez  au cours du Journal.

Leurs chroniques à eux deux sont intéressantes et bien ficelées. Plus  claires que le brouhaha de Canal Plus.

FRANCE  3 : 23h20 – 19/05

L’émission de Marc-Olivier Fogiel  «  LE DIVAN  »  est très souvent passionnante. Tout dépend de la personnalité  de l’invité. Ainsi ce soir , c’est  DAVE   qui vient d’ailleurs de fêter ses 70 ans.

Lui aussi a son émission à la télé où il reçoit des musiciens d’hier et d’aujourd’hui.

Il vient être nommé Chevalier de l’ordre d’Orange-Nassau, un titre honorifique militaire et civil décerné par les Pays-Bas.

Comment va-t-il répondre ce soir aux questions de Marc-Olivier ? Avec beaucoup d’humour certainement.


 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , merci pour votre attention et fidélité.

Notre moment de séparation : Sur le coup de 20h , toujours ce mardi soir , sur la chaîne Club RTL , le film de Jacques Besnard réalisé en 1966 : « Le Grand Restaurant. »

Ce n’est certes pas un film formidable mais il y a des acteurs que nous avons aimé comme Folco Lulli, Bernard Blier et …Louis de Funès. Du délire !

Musique!

A tout bientôt.

 

Roger Simons

 

 


 

 

 

 

 

 

 

LE PRINTEMPS DU MONDE /PABLO NERUDA (POEME 2)

 (REPUBLICATION)

 

J’ai vu ce « seul en scène » en décembre 2013 au XL Théâtre du Grand-Midi.

La dernière pièce programmée par Bernard Damien, juste avant de quitter la Belgique et de s’installer en France.

Bernard continue à produire d’excellents spectacles et de les jouer à travers la France.Salut à toi, Bernard.

 

LE PRINTEMPS DU MONDE(PABLO NERUDA)

 

 

 

 

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Marvin Mariano, un jeune comédien que nous avons eu l’occasion d’applaudir dans les différents théâtres bruxellois, et entre autres à l’XLThéâtre de Bernard Damien , nous fait revivre cette oeuvre  magnifique de Pablo Neruda.

 

 



Marvin  déploie tout son talent  de comédien et de conteur . C’est tout à fait remarquable. Il nous transmet toute son admiration , son amour qu’il porte au  grand poète chilien Pablo Neruda, en hommage à la disparition de Salvador Allende,  président de la république du Chili ,  le 11 septembre 1973 .

 

FLASHBACK / PUTSCH AU CHILI

 

Les officiers donnent à Salvador Allende la possibilité de s’enfuir à l’étranger en mettant un avion à sa disposition.Le Président refuse et donne l’ordre à la garnison du Palais de tirer. La riposte est un bombardement aérien de la Moneda. Salvador Allene reste dans le salon de l’Indépendance.  Le docteur Guijon, médecin personnel du Président a relaté qu’il avait vu Allende poser entre ses jambes le pistolet mitrailleur que lui avait offert Fidel Castro.Une seconde plus tard, le Président était mort. S’était-il suicidé ?

Hommage à Salvador Allende et Solidarité aux Mapuches  avec Fiana Rojas et Mario Hurtade.

 

 

 

 RETOUR AU THÉÂTRE : POEME  2

 

 

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 Marvin Mariano met en valeur  avec passion  les plus beaux poèmes de Pablo Neruda. Il établit un contact chaleureux avec le public ,  se déplace parfois  et s’adresse aux  spectateurs comme le ferait un ami.

 

 

 

Pablo Neruda , le poète de la terre et de l’amour.

Pour Vous qui lisez cette note , Jean Ferrat chante « la complainte de Pablo Neruda »

 

 

 

 « Corps de femme ! Mon corps de paysan sauvage te creuse et fait jaillir l’enfant du fond de la terre »  (Neruda)

 


 

Nous n’avons que deux jours , ce samedi 18/04 et dimanche 19/O4, pour découvrir ou revoir, écouter et regarder , je dirais même admirer , Marvin Mariano.

 

 

 

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 Avec une équipe de jeunes  que je me dois  de présenter car ils font un fameux boulot :

Adaptation, mise en scène , interprétation : Marvin Mariano

Assistante à la mise en scène :  Marta Michelini

 Scénographie et costumes : Delphine Coers

 Création lumière : Antoine Vilain

 Maquillage : Laurie Van Laethem

 Régie : Marta Michelini

 Construction du décor : Delphine Coers, Virginie André et Hassan Pellerino

Musique: Ana Miria Carinhanha

Regards extérieurs : Sophiedaptation, mise en scène et interprétation :  Dewulf et Réal Siellez.

 

(Photos et vidéos réalisées par Paul Freitas.)

 

 

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LE PRINTEMPS DU MONDE

Samedi 18/04/15 et Dimanche 19/04/15 , à 16 h.

 

THEATRE POEME  2

Rue d’Ecosse  30 – 1060  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 538 63 58

 

A RETENIR

La présence d’André Dussolier au Festival KERMEZZO(o), en plein coeur de Bruxelles, sous chapiteau  basé au parc du Cinquantenaire .

Ce grand comédien lira et dira des textes du 20 au 22/04/15

Superbe et en haute qualité.Ecoutez-le dans un texte de Baudelaire


 

Amis de l’émission /blog  » Les feux de la Rampe « , merci de votre présence et votre fidélité.

Notre moment de séparation : le  flm de Vincente Minnelli, à l’écran en 1952, avec  trois énormes stars : Lana Turner, Walter Pidgeon et Kirk Douglas:

The bad and the beautiful ( Les ensorcelés)

Sujet : A travers l’ascension et le déclin  un producteur , Minnelli dresse un  constat féroce des moeurs hollywoodiennes.

(Cinematek –  19/04/15 – 17h30)

 

Bonne soirée et à tout bientôt.

 

Roger Simons

 

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2015(republication)- VIVONS HEUREUX EN ATTENDANT LA MORT (THEATRE ROYAL DES GALERIES)

 

J’ai bien envie de commencer cette chronique par ces mots : …Vivons heureux…

Mais pas de n’importe quelle façon, celle de Pierre  Desproges.

 

VIVONS HEUREUX EN ATTENDANT LA MORT

DOMINIQUE RONGVAUX

 

 

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 Pierre Desproges  ne se prenait pas pour un con, mais fort heureusement, il ne nous prenait pas pour des cons non plus…

 

 

 

 

Sacré Pierre Desproges qui m’a régalé  dans ses émissions à la radio et à la télé par ces propos  drôles, insolites, uniques, anticonformistes, absurdes, grinçants, féroces…

Né en 1939, il devait nous quitter le 18 avril 1988, suite à un cancer.

 

Desproges : Plus cancéreux que moi, tumeu r !

 

Plusieurs artistes français ont repris les textes de Desproges : Alain Chabat , Philippe Torreton, ex sociétaire de la Comédie Française.

 

Desproges : S’il n’y avait pas la Science, combien d’entre nous pourraient profiter  de leur cancer pendant plus de cinq ans ?

 

Aujourd’hui, ce sont deux belges qui ont mis au point un spectacle: Fabrice Gardin(metteur en scne) et Dominique Rongvaux(comédien)

Tous deux vous parlent de Desproges, une  vidéo enregistrée pendant les répétitions.

 

 

Desproges : Il ne faut pas désespérer des imbéciles, avec un peu d’entraînement on peut en faire des militaires.

 

C’est un vrai diamant ce spectacle ! Dominique rend vivant  l’œuvre de  cet homme  tout particulier, inoubliable que fut Desproges.

 

Desproges/Rongvaux : Si j’en crois mon horoscope, je devrais mourir dans la soirée. C’est con, j’avais pas fini de bêcher mes camélias. Mais bon, c’est la vie… Si vous connaissez une autre issue, faites-moi signe.

Ce qui me coûte le plus à l’idée de quitter ce monde, outre bien sûr l’idée intolérable que mes enfants vont rentrer du crématorium en courant pour boire mes Saint-Emilion, si cela se trouve dans des gobelets fluo et avec des fils d’ouvriers aux cheveux verts, ce qui me coûte le plus, dise-je, avant de digresser dans ma cave, c’est de ne pas pouvoir utiliser toutes les notes que je relevais pour vous depuis des semaines, avec l’idée d’en alimenter mes chroniques. Tenez, j’en ai plein les poches. Autant les sortir, ça n’aiderait pas à l’incinération.

 

Fabrice Gardin (metteur en scène) :  Ce qu’il a écrit est intelligent, érudit et pourtant drôle, mais pas que  « Monter Desproges » , c’est penser aux matins glauques , mais aussi aux lendemains qui  chantent.

Pourquoi riez-vous ? J’aimerais tellement vous émouvoir… disait Desproges !

Et il y arrivait, à faire rire et à émouvoir car son talent était dans la réplique cinglante autant que dans la pudeur des vérités.

 Derrière la gaîté du clown se cachait ( à peine)  un métaphysicien de la vie.

 Un misanthrope ouvert au monde.

 Desproges/Rongvaux : Le jour de la mort de Coluche, j’ai eu beaucoup de peine. Alors que – je ne sais pas pourquoi – le jour de la mort de Dalida, j’ai repris deux fois des nouilles.

 

L’acteur  Rongvaux entre en scène avec discrétion et un certain sourire qu’il conservera pratiquement durant tout le spectacle. Il s’arrête au milieu de la scène et regarde le public d’un air surpris comme sil voyait la salle  dans laquelle il se trouve pour la première fois. Il sourit et devient  Desproges sans l’imiter la moindre seconde. Et les spectateurs se mettent  à rire…Ils n’arrêteront d’ailleurs pas de le faire jusqu’à la fin du spectacle , une heure trente environ. Il ne fait aucun effet facile. Il dit Desproges avec bonheur.

Dominique a travaillé longuement avec Fabrice  pour le choix des textes,  la façon de les jouer, la façon aussi de se déplacer en scène avec intelligence.

 Il est  tout simplement remarquable.

 

Desproges/Rongvaux : Je déteste l’été. Tous les ans, c’est la même chose, dans les premiers beaux jours, quand la nature est en fleur et les oiseaux fous de joie. Je regarde le ciel bleu par-dessus les grands marronniers de mon jardin, et je me dis, ça y est, quelle horreur, dans six mois, c’est l’hiver !

 

Dominique  Rongvaux : J’ai découvert Desproges alors que j’étais encore un tout jeune  homme  et je l’ai aimé immédiatement. Il y a longtemps que je pensais à faire un spectacle pour  lui rendre  hommage en quelque sorte. Ce projet a abouti ! C’est merveilleux. Je suis très heureux  de jouer ce savant de l’humour dont la pensée est parfois correctement politique mais jamais politiquement correcte.

 

Desproges/Rongvaux : Il y a une coutume du spectacle qui me gonfle singulièrement, c’est les rappels. C’est totalement absurde, les rappels. Enfin, écoutez, dans la vie normale, dans la vie courante, quand un mec a fini son boulot, qu’est-ce qu’il fait ? Il ne revient pas, il dit au revoir, et il s’en va… Enfin, on n’imagine pas un plombier, re-sonnant à la porte, après avoir réparé une fuite, juste pour refiler un petit coup de clé de douze.

 

Fabrice  Gardin : J’ai toujours aimé Pierre Desproges. J’ai toujours aimé ses textes. Le plaisir du mot, de la phrase. C’est bien de dire ces mots-là. De les faire passer.

Dominique Rongvaux sait choisir et prendre des risques. Le dernier en date, « Eloge de l’oisiveté », un seul en scène d’après des textes de Bertrand Russell et Denis Grozdanovitch est un petit chef d’œuvre qui lui valut en Belgique d’être élu meilleur spectacle seul en scène par les Prix de la critique 2010. C’est en sortant de ce spec- tacle que je me suis dit que Dominique devait jouer des textes de Desproges.

 Et comme j’aime bien partager mes bonnes idées, je lui ai dit. Et il m’a cru. Dominique possède le style, le phrasé, le rythme, la stature pour faire passer les textes de Desproges. Ce n’est pas un comique, ni d’ailleurs un humoriste, c’est un comédien sensible qui comprend ce qu’il dit et le fait admirablement bien comprendre aux autres. N’est-ce pas le plus important ?

 

Desproges/Rongvaux : Il ne faut pas désespérer des imbéciles, avec un peu d’entraînement on peut en faire des militaires.

 Dominique Rongvaux : Pourquoi on veut monter les textes de Desproges ? Parce qu’on les aime et qu’on veut les faire entendre… éton- nant, non !

Dans ces métiers péripathétiques du show-biz et des médias, l’on rencontre beaucoup de monde. (…) En particulier, cet environnement pléthorique est la porte ouverte à toutes les gaffes. On a beau avoir une excellente mémoire, cela n’empêchera jamais personne d’être incapable de reconnaître, au bout de dix ans de cocktails et de premières, une pétasse bien ravalée d’une star authentique. (…)

 La gaffe la plus notoire dans ce domaine avait pour cadre le théâtre de l’Odéon, je crois. Lors de la générale d’un vaudeville progressiste avec message à gauche et amant dans le placard, un grand acteur de cinéma s’était trouvé assis auprès d’un fringant quadragénaire, dont il était sûr qu’on le lui avait présenté, mézéla, mézéla, mézélassou ?

 A l’entracte, ébauche de conversation. Le comédien, justement, pour éviter les gaffes éventuelles, branche assez naturellement le blabla sur le spectacle de ce soir :

« C’est nul, cette pièce, non ?

– Je suis l’auteur, soupire l’autre.

– Non, je veux dire, le texte est très bon. Mais il y a une telle platitude dans la mise en scène que…

 – Je suis le metteur en scène.

 – Ah oui ? Ah bon. Non mais. Comment dire ? La vieille qui joue la mère abusive, elle est vraiment tarte.

 – C’est ma mère, monsieur. »

 

 Pierre Desproges nous manquera toujours.

Nous continuerons à l’écouter sur CD. Nous continuerons à le regarder sur  DVD , nous continuerons  à repasser  ce sketch extraordinaire où Desproges  interviewe Françoise Sagan pour l’émission de Jacques Martin  « Le Petit Rapporteur ». Impayable ! Rendez-vous le plus tôt possible aux Riches-Claires pour  vivre  un beau moment de folie littéraire.

 

 

      

 

 On t’aime Desproges ! J’espère que tu fais rire tes potes qui sont là-haut comme toi !

 

 

VIVONS HEUREUX EN ATTENDANT LA MORT

 

 

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DOMINIQUE RONGVAUX

Jusqu’au 12 avril 15

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Galerie du Roi  32 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 512 04 07

 

Info : Ce sera la fête au Théâtre Royal des Galeries le 22 avril prochain , lorsque le rideau rouge s’ouvrira sur deux personnages bien connus,  les footballeurs de l’Union StGilloise et du Daring  : BOSSEMANS  et COPPENOLLE, avec en tête de distribution : Daniel Hanssens et Pierre Pigeolet…

Merci  à Vous , amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , merci pour vos compliments , votre attention et votre fidélité.

Vous le savez certainement , j’ai été comédien  avant de  » vivre  » à la RTBF.

Et dans cette carrière théâtrale j’ai joué le fils Bossemans , si je ne m’abuse…

Avec les deux grandes stars de l’époque:  Gustave Libeau et Marcel Roels…

Un bon souvenir d’acteur !

Notre moment de séparation:  une chanson bruxelloise bien sûr !

A tout bientôt!

 

Roger Simons

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REPUBLICATION: « LES FEMMES SAVANTES » – (THEATRE JEAN VILAR)+AUGUSTO PIRODDA

 

Cette célèbre pièce de Molière a été recréée à Spa lors du Festival  Théâtre de l’été 2013. Voilà une reprise  d’un grand spectacle qui s’imposait.

 

LES FEMMES SAVANTES

 

« J’ai cru jusques ici que c’était l’ignorance

« Qui faisait les grands sots, et non pas la science. »

 

 

Armand Delcampe (metteur en scène) : Au risque de répéter un lieu commun, l’œuvre de Molière reste étonnamment jeune .

Quel propos plus moderne en effet que celui des «Femmes savantes».

Dans un siècle – le nôtre – où l’intellectualisme a remplacé l’intelligence, où la limite indistincte entre connaissance et prétention,   « Les Femmes savantes » apparaissent comme le plaidoyer nécessaire de la raison contre les envolées lyriques mais improductives…

 

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LES FEMMES SAVANTES

 

Leçon de réalisme, la pièce résonne aussi comme une violente défense de la sincérité et de l’honnêteté.

Face à ceux qui se montent le bourrichon avec des mots et des idées, triomphent de la folie,  finalement, ceux qui incarnent la mesure, le pragmatisme, la franchise et la vérité.

 

Théâtre Jean Vilar

 

Un tout grand spectacle mis en scène par Armand Delcampe et interprété magnifiquement par douze comédiens.

 

La Libre Belgique:  » Une distribution unie  dans une mise en scène fluide et attentive »

 

LES FEMMES SAVANTES

 

Non seulement savantes, mais bavardes en diable. Des conversations à bâtons rompus. De la prose, des alexandrins de choix. Molière pouvait-il d’ailleurs écrire autrement ? Et elles continuent à  bavarder  « nos »  femmes savantes ! Elles s’exaltent, se fâchent, élèvent le ton, se jettent dans les bras de leur amant. Ca pétille avec bonheur ! Du champagne ! Des bijoux!

 

En trois mots : Henriette et Clitandre sont amoureux. Mais pour se marier, ils doivent obtenir le soutien de la famille de la jeune fille. Ca ne va être simple du tout…

 

Armand Delcampe (metteur en scène) : Molière, de la femme et de l’homme, a tout observé, tout perçu ou pressenti, tout exploré et éprouvé.Rien de la bonté, de la perversité, des médiocrités humaines ne lui furent étranger.

Poète vivant, il a, plus qu’aucun autre, fait vivre ensemble la poésie, la comédie et le drame, rires et larmes enchevêtrées, élans et faiblesses confondus.

 

 

Onze comédiens jouent avec dextérité, dynamisme, intelligence, ce texte du 16e siècle, qui donne toujours des leçons aux jeunes auteurs dramatiques d’aujourd’hui. C’est vivant ! Joyeux ! Plein d’entrain…

 

 

Des acteurs à découvrir ou à revoir : Patrick Brüll (Chrysale), Morgane Choupay (Armande), Agathe Détrieux(Henriette), Alain Eloy(Vadius), Julien Lemonnier(Clitandre), Pierre Poucet(Trissotin), Freddy Sicx(Ariste), Julie Thiele(L’Epine et Julien), Jean-François Viot (Le notaire + assistant à la mise en scène), Nathalie Willame (Philaminte) et, en exergue :

Marie-Line Lefebvre (Martine, la servante) et Cécile Van Snick (Bélise, la vieille fille « fleur bleue fofolle »)

 

Bravo à toutes et à …tous!

 

Ce sont les comédiens qui interprètent la musique du spectacle :Julien Lemonnier (Ukulélé, percussions),Pierre Poucet( Guitare, percussions), Fredy Sicx ( Percussions) et Jean-François Viot(Trompette, percussions)

 

Très bien Messieurs les musiciens !

 

Impressions de Mijanou

 

Mijanou : Mes impressions de « femme savante » ?

 

Il est vrai que, vu de ce siècle-ci, je fais bien partie de ces femmes qui n’ont pas voulu consacrer leur vie, seulement, à un mari et à des enfants !

 

Il est vrai aussi que je me passionne volontiers pour l’astronomie…mais la comparaison s’arrête là, fort heureusement !

 

J‘étais, moi aussi, ravie de retrouver un Molière au programme.

 

J’ai été séduite par ce choix de mise en scène, mêlant des éléments modernes et anciens, un peu à cheval entre plusieurs siècles… l’astuce des ombres chinoises, la musique surprenante entre les actes. J’adore les effets de surprises dans une œuvre aussi connue. Aussi connue ?… Pas si sûr !

 

Qui peut se vanter d’avoir retenu toutes les subtilités évoquées par Molière dans cette pièce ? En effet, ce n’est pas évident de se concentrer sur un texte en Alexandrins, on peut se laisser emporter par la musique de ces vers et en oublier le contenu très vaste.

 

Aussi, pour ma part, j’ai regretté un peu le rythme fort rapide de l’élocution, chez certains comédiens, à certains moments. J’aurais aimé avoir le temps de « déguster » la pertinence des propos, de savourer les tournures de phrases.

 

Merci Mijanou.

 

Armand Delcampe a toujours été un passionné pour l’œuvre de Molière. Il en a joué et monté plusieurs au fil de sa carrière.

 

Armand Delcampe (metteur en scène) : Au risque de répéter un lieu commun, l’œuvre de Molière reste étonnamment jeune. Quel propos plus moderne en effet que celui des « Femmes savantes » ?

 

Dans un siècle, le nôtre, où l’intellectualisme a remplacé l’intelligence, où la limite devient indistincte entre connaissance et prétention, « Les Femmes savantes » apparaissent comme le plaidoyer nécessaire de la raison contre les envolées lyriques mais improductives.

 

Leçon de réalisme, cette pièce résonne aussi comme une violente défense de la sincérité et de l’honnêteté.

 

Face à ceux qui se montent le bourrichon avec des mots et des idées, triomphent de la folie, finalement, ceux qui incarnent la mesure, le pragmatisme, la franchise et la vérité.

 

 Magnifique définition du Théâtre de Molière.

 

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LES FEMMES SAVANTES

 

MOLIERE/DELCAMPE/VILAR

 

21-25/02/15 et 26 27/03/15

 

Infos Réservation : 0800 / 25 325

 

INFO

 

Ce spectacle incontestablement appétissant se jouera également à Bruxelles , au Centre Culturel d’Uccle le 03/03/15 à 13h30 et 20h15

(Info Réservation : 02 / 374 64 84)

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci pour votre présence quotidienne , votre attention  et votre  fidélité.

 

Tout bientôt, le feuilleton consacré à Jean-Jacques Annaud et dans quelques heures, un personnage curieux qui répond au nom d’Olivier Werner.

 

Notre moment de séparation : le Quartet  » Augusto Pirodda », ce soir au Jazz Station(Bruxelles)

 

La musique de ce quartet se nourrit de l’apport spontané et créatif de chaque musicien du groupe où la communication ouverte permet une grande liberté d’expression…

 

Bonne écoute !

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

HORS CHAMP (THEATRE NATIONAL ) REPUBLICATION

 

J’hallucine ? Je rêve ? Je vois des tas d’images projetées sur grand écran…Des images de guerre,  des images douloureuses…J’entends de la musique fracassante…

J’hallucine ? De jeunes femmes  apparaissent et se mettent à danser…Des hommes surgissent…Des voix lointaines se font entendre… Des cris aussi…Je rêve ou j’hallucine…

Sont-ce des illusions ?

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THEATRE NATIONAL

 

HORS CHAMP/ MICHELE NOIRET

 

« J’hallucine ! » Cette réflexion que se fait souvent la chorégraphe est à l’origine de sa nouvelle création mi- théâtre,  mi- cinéma !

Une danse cinéma pour 5 danseurs et 1 cameraman !

 

Conception : Michèle Noiret et Patric Jean

Chorégraphie : Michèle Noiret.

 

Michèle Noiret (chorégraphe/conceptrice) : On peut définir ce concept comme un entre deux , entre réalité et fiction , entre rêve et éveil, ce va-et-vient perpétuel qui est au cœur de «  Hors Champ ».

 

En fait, c’est la poursuite  d’une recherche depuis longue date par Michèle Noiret sur l’intégration de l’image au spectacle vivant : la scène !

 

Michèle Noiret : Je voulais aller plus loin encore dans ce travail. L’idée est de réinventer une écriture, un langage qui inclue les deux univers. Ce n’est pas toujours chose aisée car les codes du cinéma sont différents de ceux de la scène.

Mais l’image permet d’enrichir énormément la création surtout quand  elle-ci utilise peu de mots. Elle élargit le plateau, transforme les perspectives, révèle les émotions.

 

Emotion ?  L’émotion, je la ressens  vraiment quand je vois – en live –  les  danseurs/danseuses sur le plateau du théâtre.  Ca vit !  Leurs corps et leurs  mouvements  sont en osmose  avec le public. Elles sont là, présentes avec leur sueur et leur respiration… Filmées, c’est différent !

 

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UNE CREATION … « HALLUCINANTE » 

 

Le travail d’allers-retours incessants entre  les évolutions des danseurs filmés en permanence par un cameraman sur la scène et les images projetées sur des écrans de cinéma et sur les décors amovibles. Cela ne s’était jamais fait !

 

Michèle Noiret : Nous avons reconstitués sur scène des morceaux de pièces d’habitations réelles , de vrais décors de cinéma avec des failles secrètes débouchant sur une autre réalité : l’arrière du décor , brut , inachevé. Ainsi les danseurs passent-ils d’une pièce à l’autre par écran interposé  et l’illusion s’installe.

 

On se demande ce qui est filmé et envoyé sur écran ou si c’est du  direct. Difficile à détecter. Qu’est-ce  qui est vécu,   réel ou filmé ?

 

Michèle Noiret : C’est le «  Hors Champ » du titre. Il s’agit d’ajouter de l’espace à l’espace scénique, d’agrandir la boîte noire du théâtre, d’aller ailleurs pour y revenir.

Je vous dirais que c’est le fruit d’un travail passionnant parce que très déstabilisant pour chacun d’entre nous…

 

Pour nous aussi, les spectateurs ! Troublés également par cette musique très cinéma, bousculante, composée par Todor Todoroff (Premier Prix et Diplôme supérieur en composition électroacoustique)

 

Le son est très important.

 

Michèle Noiret : Absolument. Et  omniprésent. Il  agit  sur les moments d’émotions nés des évolutions des danseurs. Sa conception englobe brillamment l’image et les ressorts cinématographiques, sans jamais rien perdre de la vie qui anime le plateau.

 

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Une effervescence bouillonnante  et constante sur ce plateau partagé entre  le théâtre  et le cinéma, tous deux enrobés de danses.

C’est nouveau !  C’est  « hallucinant », déconcertant mais passionnant. Une véritable prouesse visuelle et poétique !

 

Michèle Noiret : C’est l’essence du travail chorégraphique.

« HORS CHAMP » n’en oublie jamais de rester à hauteur d’Homme, au gré des émotions distillées par les  cinq   « personnages chorégraphiques » qui font vivre le plateau.

La danse, avec beaucoup de travail visuel et sonore  peut révéler des sentiments universels  mais tellement enfouis qu’il est très difficile de les dire et de les réduire à des mots.

Sans les mots, le sens de ce que l’on voit et la signification des images restent aussi très ouverts : il faut de l’intuition et des convictions pour tenter de serrer au plus près ces  choses impalpables.

 

Il est bien difficile de  faire état du scénario imaginé par Michèle Noiret.  C’est un peu comme  ce que l’on voit à la télé ou sur l’internet.  Là aussi, on se dit qu’on hallucine !

Le décodage est difficile. Une rumeur devient réalité en quelques secondes et donne naissance  à une réalité-fiction.

Tout se mélange !

 

Michèle Noiret : Avec  mon collaborateur Patric Jean, cinéaste, nous avons  voulu que des liens de plus en plus étroits se tissent entre le spectacle vivant, la chorégraphie en particulier et l’image filmée.

Le spectateur est plongé dans un univers multidimensionnel où la diversité des points de vue fascine.

Cette « danse cinéma » que j’explore depuis des années et qu’il me plaît aujourd’hui d’encore réinventer, est un formidable outil pour révéler la complexité du caractère infini des êtres et de leur relation au monde.

Pour entrer dans cette «  réalité fiction », la danse, le langage des corps et la présence ambiguë de sept individus nous entrainent dans un périple labyrinthique qui pourrait aussi être regardé comme la métaphore d’un paysage mental : « un film en train de se construire sous nos yeux… »

 

C’est exactement ce que je pense !

« J’hallucine » ! Très lucide  par contre pour  complimenter les cinq danseurs/danseuses :

Juan Benitez, Filipe Lourenço, Isael Mata , Marielle Morales, Lise Vachon   filmés à travers tout le spectacle par le caméraman plateau : Vincent Pinckaers.

Films : Patric Jean

Composition musicale originale : Todor Todoroff

Scénographie : Sabine Theunissen

Lumières : Xavier Lauwers, Marc Lhommel , Ludovic  Desclin

Video : Benoit Gillet

Son : Vanessa Court

Construction des décors et confection des costumes : Ateliers du Théâtre National/Bruxelles

Photographie : Sergine Laloux

 

 

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HORS CHAMP / MICHELE  NOIRET

 

L’enjeu de cette nouvelle production est de développer , en collaboration avec le cinéaste Patric Jean , une recherche sur l’imbrication de l’image filmée dans la chorégraphie , et d’approfondir les liens entre spectacle vivant , chorégraphie et cinéma sur le thème : «  UNE REALITE HALLUCINATOIRE ? »

 

THEATRE NATIONAL

Boulevard Emile Jacqmain  111/115 – 1000  Bruxelles

Infos Réservation :  02 / 203 53 03

 

« HORS CHAMP » 

Du mardi au samedi à 20h30

Jusqu’au 17/01/15

 

Bruxelles est une ville étonnante sur le plan de la Culture avec  ses nombreux théâtres de styles tellement différents.

Ainsi ,  ces deux spectacles du Théâtre National programmés, joués, dansés, filmés : « Hors Champ »  dans la grande salle, et trois étages plus haut  , dans la salle du studio :RESSACS

Deux  spectacles diamétralement opposés !

Soyez curieux et allez  les voir tous deux…

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , merci pour votre attention et votre fidélité.

On se retrouve dans les minutes à venir avec   » RESSACS « 

A tout de suite…

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

PUNK ROCK (THEATRE DE POCHE) (republication)

 

Une pièce importante formidablement interprétée par de jeunes comédiens plein de fougue et de talent.

A revoir dans l’urgence !

 

PUNK ROCK  ( Reprise – Republication )

 

 SIMON STEPHENS(AUTEUR)

 

 

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 « Les plus belles pièces sont celles qui vous hantent encore longtemps après car elles posent des questions…sans réponse ! »

(Simon Stephens, auteur de la pièce)

 
BOUM BOUM BANG

Lily arrive dans sa nouvelle école  et fait la connaissance de William qui  lui pose des questions déstabilisantes.

 

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 Lily rencontre aussi Bennett qui terrorise tout le monde , Cissy  qui veut conquérir le monde ,Tanya , douce et téméraire- en surpoids,  Chadwick , la tête de turc,  passionné d’astrophysique, Nicholas , un million de phéronomes dans chaque muscle passionné d’astrophysique…

 

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Une pièce sur l’irruption, la circulation, la déflagration de la violence chez les jeunes.

C’est aussi une réflexion  sur l’identité de la jeunesse dans un monde d’où les adultes  se seraient absentés.

 

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 PUNK ROCK/SIMON STEPHENS/TRADUCTION : DOMINIQUE HOLLIER & ADELAIDE PRALON

Sept adolescents se scratchent à la vie, entre euphorie , combat de testostérone et compétitivité, le monde est parfois déroutant.

 

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 Simon Stephens explore la volatilité de la vie des adolescents avec la même puissance viscérale que dans le film de Gus Van Sant   « Elephant »

 

PUNK ROCK

Simon Stephens  est un des auteurs les plus en vue de la jeune génération de la scène britannique actuelle.

Son théâtre traduit les contradictions et la violence de nos cultures.

 


 


 

 

La pièce a été écrite en 2009, dix ans après la tuerie de Colombine et quatre ans avant celle de Newton.

 

PUNK ROCK 

 

A voir dans l’immédiat pour le sujet , la réalisation et la découverte magnifique de ces huit jeunes acteurs.

 

 

PUNK ROCK/SIMON STEPHENS/OLIVIER COYETTE

 

Générique :

 

Les comédiens :

 

Grigory Collomb ( Bennett)

Fanny Donckels (Tanya)

Timothy Fildes (Nicholas)

Olivia Harkay (Lilly)

Artur Oudar (Chadwick)

Violette Pallaro

(le docteur Harvey)

Flavia Papadaniel ( Cissy)

Jérémie Petrus (William)

 

Mise en scène : Olivier Coyette

Assistante à la mise en scène : Cécile Delberghe

Scénographie : Olivier Wiame

Lumières : Xavier Lauwers

Costumes : Carine Duarte

Création maquillage : Urteza da Fonseca

Photos : Simon Kane

 

(Videos : interviews d’Olivier Coyette et Jeremie Petrus : Paul Freitas.)

 

 

PUNK ROCK

 

Jusqu’au  07 février 2015

 

THEATRE DE POCHE

Chemin du Gymnase 1 A  – 1000  Bruxelles

(Bois de la Cambre)

Infos Réservations : 02 / 649 17 27

 

Ne ratez pas ce spectacle percutant ,  très intéressant.

Comme à l’habitude , une plage musicale avant de nous séparer , choisie dans la bande sonore du spectacle , un superbe classique : Purcell.

Merci de votre attention

A tout bientôt.

 

Roger Simons

 


 

 

(5)FESTIVAL « LES 20 ANS FESTIFS  » EDITION SPECIALE : SUZY FALK(THEATRE LE PUBLIC)

REPUBLICATION  DE L’ENTRETIEN : SUZY FALK/ROGER SIMONS PUBLIE LE  03/02/2014 SUR CE BLOG   » LES FEUX DE LA RAMPE « 

Une avant-première du spectacle de Suzy Falk demain dimanche 28/12/14 à 17h et du mercredi 31/12/14à 19h


 

 « La comédie, c’est du théâtre. La tragédie, c’est ma vie »  (Suzy Falk)

La doyenne des grandes comédiennes belges.

Avec le temps, avec les années qui se rétrécissent de plus en plus vite, Suzy Falk ne change pas, elle reste pétulante, énergique,  exubérante, bavarde.

Elle n’accuse presque pas son âge qui tourne autour des 90 ans !

Je l’ai rencontrée, il y a quelques semaines et je l’ai longuement interviewée. C’est ce moment magnifique que je vous propose sur mon blog.

 


 

 

Paul Freitas a réalisé un diaporama à votre intention. C’est plein de tendresse.

 


 

 Pour Vous , en faux direct : Suzy Falk

 


 

 

Elle est extraordinaire  Suzy ! Magnifique, drôle et émouvante !
C’est qu’elle en a encore des choses à vous raconter et elle le fait avec  une verve incroyable.

Sacrée Suzy !  On t’aime, tu sais !

J’ai trouvé dans le rayon « you tube »une chanson qui a fait fureur à l’époque, interprétée par une Suzy comme toi, dont le nom  est Delair.

Suzy Delair !  Elle nous invite à danser ! Elle doit avoir à peu près le même âge que toi. Nous t’embrassons…Allons-y !

 


 

 Suzy m’a téléphoné pour me signaler qu’elle s’était trompée en disant le texte de  Jean de La Fontaine. Elle a tout simplement inversé une phrase :

 » Sans mentir , si votre ramage

« Se rapporte à votre plumage…

C’est le contraire.Tu ne dois pas t’inquiéter Suzy si tu te regardes sur le blog ! Personne ne t’en voudra…

 

SAMEDI 27 DECEMBRE  2014

 

Amis de l’émission/blog » Les Feux de la Rampe « , un grand merci pour votre attention et votre écoute de cet interview avec cette comédienne tout à fait fantastique avec ses 92 ans.

Retenez bien ses deux présences au Festival :  dimanche 28/12 à 17 h et mercredi 31/12 à 19h.

Vous passerez  deux heures drôles , vivantes , émouvantes en sa compagnie.

Je vous laisse à vos occupations de fin d’année et je vous retrouve tout bientôt.

Notre moment de séparation : Joyeuse fin de l’année 2014 !

 

Roger Simons

 

 

 

Roger Simons

 


 

 

LA RTBF ET MLLE BEULEMANS – L’EVENEMENT

 UN AUTRE BEULEMANS

 


 

 

 

12 MAI  2014 – 20h15

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

 

LE MARIAGE DE MADEMOISELLE  BEULEMANS …

 

 

Non, non, non.  Je ne me trompe pas. On joue bien cette pièce un lundi soir, mais pas  le spectacle qui triomphe actuellement. La même pièce  mais avec d’autres « comédiens ».

Voilà une idée formidable qui se présente je crois pour la première fois.

En fait, c’est un spectacle proposé par la RTBF.

 

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C’est une aventure théâtrale tout à fait inattendue.

Le plus grand succès du théâtre belge se répète en ce moment sur la scène du Théâtre Royal des Galeries, dans le décor du « Beulemans »  de la saison, sous la houlette du directeur du théâtre , grand spécialiste de cette pièce , David Michels.

 

Pascale Navez(RTBF) :

 

LE MARIAGE DE MADEMOISELLE BEULEMANS, c’est le phénomène du théâtre belge qui a traversé le temps avec un succès jamais démenti.

C’est l’histoire – mais tout le monde la connaît – d’un brave papa bruxellois qui, aux environs de 1900, marie sa fille, Suzanne.

Remarquablement construite, la pièce propose un mélange subtilement dosé de romanesque et d’humour, de sentimentalité et de « zwanze », d’observation psychologique et de folklore bon enfant et son charme n’a pas pris une ride.

 

 

L’EVENEMENT

 

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Dix animateurs de la RTBF ont endossé les costumes des célèbres personnages.

 

En tête de distribution :

 

Caroline Veyt ,  dans le rôle de Suzanne Beulemans.

 

J’ignorais que la belle Caroline, que l’on voit régulièrement à la télé  sur la Une ainsi que , précédemment tous le matins à 9 h sur l’antenne radio de «  La Première » sans oublier « Question d’argent » , bientôt la présentatrice du Concours Reine Elisabeth, était une comédienne  avertie et surtout au cinéma.

Je me réjouis de la découvrir sur un plateau  de théâtre.

 

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Guy Lemaire (la star des émissions touristiques  sur La Une et de bien d’autres émissions radiophoniques. Une longue carrière que Guy assume avec talent et joie)  joue Monsieur Beulemans, après Jacques Lippe et Daniel Hanssens.

 

 

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Marie-Hélène Vanderborgt (que l’on voit souvent à la télé) se lance dans l’interprétation  du rôle de Madame Beulemans.

 

 Stéphane Jobert :  Albert Delpierre , le soupirant français de Mlle Beulemans.

 

 Adrien Devyver : Séraphin Meulemeester, son prétendant bruxellois.

 

Et tous les autres personnages croustillants : Monsieur Meulemeester (Hubert Mestrez), Monsieur Delpierre( Philippe Soreil) , Isabelle (Sara de Paduwa), le président du Comité ( Jean-Louis Lahaye), le client ( Cédric Wautier), le secrétaire ( David Jeanmotte)

 

 

Un défi fabuleux !

Une représentation unique (captée exceptionnellement et diffusée en fin d’année)

Un spectacle qui nous permettra de découvrir tout ce monde attaché à la RTBF,  que nous écoutons ou voyons quotidiennement sur nos chaînes.

 

Qui sait, peut-être que les acteurs du spectacle actuel des Galeries, viendront rendre visite à leurs nouveaux camarades.

Ce serait amusant de voir Daniel Hanssens serrer la main de Guy Lemaire !!!

 

Vous voyez que la RTBF a parfois de belles idées !

 

 Inscrivez-vous vite  au plus vite155, pour réserver une , deux ou plusieurs places…pour autant qu’ils en restent encore !

 

Non peut-être !

 

LE MARIAGE DE  MADEMOISELLE BEULEMANS

Le 12 mai 2014-(séance unique)

 

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Galerie des Princes  6  – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 512 04 07

 

 

Allei, toi, tu vas venir hein..Ca est sûr , hein , manneke

 

 


 

 

 Chers amis du blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre attention et de votre fidélité. Ce blog dépasse les 50.000 visites !

Je vous retrouve tout bientôt  avec une énorme pièce de théâtre (qui fut également un grand film) : « QUI A PEUR DE VIRGINIA WOLF ? » qui se joue en ce moment au Théâtre Le Public ! Du solide !

 

Allez, avant notre séparation quotidienne,  encore une chanson belgo bruxelloise par le Grand Jo, qui lui aussi triomphe depuis de nombreuses années !

A dans quelques heures…

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DELIVRE-NOUS DU MAL / DOMINIQUE BREDA (THEATRE DE LA TOISON D’OR)

 

 

 


 

Dominique Breda rassemble à nouveau sa joyeuse bande de comédiens pour une nouvelle création qui nous emmène du côté d’un clergé qui n’a plus vraiment la foi…

DELIVRE-NOUS DU MAL

 

Un spectacle  grinçant, doux-amer mais complètement déjanté  et  totalement désopilant ! Une farce où l’on rit de la première à la dernière réplique.

 

 

 

 

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Un prêtre en mal de dialogue avec Dieu qui dit la messe dans une église complètement vide , un jeune sacristain un peu benêt qui entame une grève de la faim mais qui mange quand même des Twix pour ne pas se sentir mal , une belle et sage organiste amoureuse du prêtre qui se lâche parfois sur des musiques profanes , une bonne sœur pleine d’énergie se dépensant  sans compter pour «  le business de la philosophie chrétienne » et une vieille sœur polonaise non francophone dont personne ne peut prononcer le nom , on lui entend dire à chaque fois «  pantalon ».

 

 

 


 

Après «  Purgatoire », Dominique Breda se lance à nouveau dans une nouvelle comédie religieuse qui a déjà  fait rire toute la Belgique.

Le thème de cette pièce est très  intéressant, d’une proche actualité, mais construit dans l’ironie,  l’excès  dans le propos et les personnages,  le tout donne une saveur au spectacle écrit et réalisé pour faire rire !

 

 


 

 

La petite église est en pleine crise, ses fidèles serviteurs cherchent le moyen de retrouver les brebis égarées à la chose divine.

Dominique Breda (l’auteur) : Je prie pour que le Pape François assiste un soir à la représentation. Nous l’invitons bien entendu.

 

DELIVRE-NOUS DU MAL !

Et André,  le prêtre de cette  petite église, se saoule  toute la journée,  découragé, voyant que tous ses efforts  ne servent à rien.

 

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 Mais Dieu  intervient et l’encourage. (on entend la voix du Seigneur  aux expressions typiquement canadiennes !)

 


 

Et voilà que toute l’équipe  paroissiale se remet à l’ouvrage.

Merci mon Dieu !


 

Hé oui,  eux aussi  nos amis de la petite église abandonnée se mettent à chanter cette fameuse chanson d’Henri Salvador, dirigés par la charmante et précieuse organiste, Judith.

 

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C’est quelque chose , vous vous en rendrez compte lorsque vous verrez ce spectacle qu’il vous est interdit de rater !

 

DELIVRE-NOUS DU MAL

André, Agnès, Jean-Paul, Amélie et Spoutch se mettent au boulot, ils  vont tout faire pour  retrouver leur clientèle religieuse. Et  le sacristain  a préparé un  discours inattendu  qui étonne  ses amis.

 

 

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La meneuse du groupe est incontestablement Agnès ,  drôle et turbulente en diable, qui fait couple avec la  » polonaise Pantalon »

 

 

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EXTRAITS DE PRESSE

La Libre : « Dominique Bréda a encore frappé !  Avec quelques piques grinçantes mais sans aucune méchanceté »

Le Soir : «  Réservez déjà le confessionnal pour vous absoudre de ce péché si délicieux et avouer avoir autant gloussé sur ces hommes et femmes en pleine crise de foi. »

Metro : «  On a  encore mal aux côtes ! »

 

DELIVRE-NOUS DU MAL 

Les cinq comédiens sont épatants. Ils dégagent  une vitalité inouïe dans leur interprétation tout à fait vivante et exubérante

Je les applaudis vivement :

Jean-François Breuer (André)

Julie Roisin( Agnès)

Xavier Elsen (Jean-Paul)

Amélie Saye  Judith) Françoise Villiers  (Spoutch Pantalon)

mis en scène tambour battant par Catherine Decrolier .

 

 

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Scénographie : Noémie Breeus

Régie Rémy  Brans

Production : Lato-Sensu asbl

 

DELIVRE-NOUS DU MAL

Jusqu’au 31 mai 2014-

(Fin de la saison 2013/2014)

 

T.T.O (THEATRE DE LA TOISON D’OR)

Galeries de la Toison d’Or 396  – 1050  Bruxelles

Infos Réservations :  02 /  510 0 510

 

Soyez bénis mes frères.

Nous viendrons tous dans votre petite église pour assister à   votre « spectacle  dévôt», vous regarder, vous écouter et chanter avec vous.

 

 

 


 

Chers Frères et Sœurs, je vous quitte pour vous retrouver tout bientôt.

Merci pour votre attention et votre fidélité.

Oh là , j’allais oublier le mini concert que je vous propose pour le 70ème anniversaire de DAVE , toujours en pleine forme et plus que jamais.

Il vient de sortir un nouvel album et il se produit ce dimanche 04 mai à l’Olympia-Paris.

J’ai choisi quatre de ses chansons qui remportent toujours un gros succès.

Vous avez la possibilité de choisir parmi ces chansons, celle ou celles qui vous plaisent. A votre gré !

Joyeux anniversaire Dave !

 

Roger Simons

 

MINI CONCERT :   LEVENBACH   dit   DAVE, né à Amsterdam le 04/05/1944