LA COURSE DE L’AMOK (THEATRE DES RICHES-CLAIRES)+ (film)  » Des nouvelles de la planète Mars)

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », bonjour. 

Flashback dans le vingtième siècle, en 1922, année dans laquelle Stefan Zweig publie une nouvelle envoûtante : AMOK ou LE FOU DE MALAISIE


Sur le pont d’un bateau, un jeune médecin raconte comment, dans la jungle en Malaisie, sa vie a brusquement basculé le jour où il vit débarquer une jeune femme, jusque-là inconnue, venue le chercher pour avorter.

Elle déchaine en lui un amour tellement passionné qui le conduira aux confins de la folie…et le plongera à corps perdu dans l’amok , cette maladie sanguinaire où l’individu en proie à une frénésie meurtrière , détruit tout sur son passage.

 SUJET TENEBREUX…MYSTERIEUX…SECRET…PASSIONNANT !!!

Récit spectral et envoûtant, plongée abyssale dans le gouffre de la passion.

C’est du Stefan Zweig, c’est déjà tout dire.

C’est du Claude Enuset et Bernard Sens, c’est tout dire !

Tous deux, adaptateur, metteur en scène et acteur ont découvert un amour commun pour cette œuvre on ne peut plus étrange de l’écrivain autrichien à qui l’on doit des textes comme «  Vingt-quatre heures de la vie d’une femme »  et « Le joueur d’échecs » 

 AMOK OU LE FOU DE MALAISIE

 

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Stefan Zweig, l’un des plus grands écrivains qui soit, l’un des plus lus encore aujourd’hui, explore, dans un récit d’une densité éblouissante, la descente aux enfers d’un médecin reclus au fond de la jungle qui, après avoir refusé son aide à une Européenne de la haute société coloniale venue lui demander de pratiquer un avortement, se lance à sa poursuite dans une geste désespéré. Pour ce médecin, à la passion délirante qu’il éprouve à partir de ce jour pour cette femme hautaine se mêlent le remord engendré par la certitude déchirante de sa culpabilité dans la mort atroce de cette dernière qui n’a en définitive d’autre recours, fatal, que de s’adresser à une faiseuse d’anges locale, et les questions en rapport avec le devoir moral, déontologique, du médecin lié envers soi-même et à l’endroit de la so- ciété par le serment d’Hippocrate qu’il a prononcé. « Je sentais […] en moi un devoir… oui, ce fameux devoir de porter assistance, ce maudit devoir… l’idée me rendait fou qu’elle pût encore avoir besoin de moi.. ».

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Récit halluciné, suffocant de chaleur et d’alcool, “La Course de l’Amok” est une confession qui plonge le spectateur dans les sombres abysses de cette course meurtrière nommée “Amok”. Une course sau- vage, sanglante, éperdue, une course jusqu’à la chute, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à l’effondrement. Une course aveugle, absolue pour se sauver d’une culpabilité écrasante. Une course à perdre haleine.

 INFOS/PRESSE

« Soutenu par les lumières d’apocalypse d’Alain Collet et le décor sonore gothique de Laurent Beumier , le spectacle rend pleinement justice au suspense imaginé par Zweig , sous les allures d’un entêtement cauchemar éveillé , distillé par un Bernard Sens au meilleur de son art » ( Philippe Tirard)

A voir dans l’immédiat tant pour l’écrivain que pour le metteur en scène et le comédien. On n’oublie pas un spectacle semblable !

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Zweig, né à Vienne en 1881, s’est donné la mort le 22 févier 1942.

Décrit aujourd’hui comme l’écrivain étranger le plus lu avec Shakespeare et Agatha Christie, Stefan Zweig a inspiré de nombreuses œuvres théâtrales et cinématographiques.

 LA COURSE DE L’AMOK/STEFAN ZWEIG

Jusqu’au 26/03/16

Avec Bernard Sens, tout à fait remarquable dans son interprétation. Il crée l’émotion auprès du public. Nous le regardons, nous l’écoutons dans un silence le plus complet.

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 Mise en scène : Claude Enuset

Assistanat : Magda Dimitriadis

Lumières : Alain Collet

Décor sonore : Laurent Beumi

LA COURSE DE L’AMOK

Jusqu’au 26/03/16

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

Rue des Riches-Claires 24 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 54825 80

Musique : Krzyztof Penerecki que l’on entend dans la pièce et qui engendre un climat déchirant. En voici un extrait.

 

 

Une musique très particulière fiévreuse, agitée, en relation avec la pièce.

Amis de l’émission/blog Les Feux de la Rampe, merci encore de votre présence.

Notre moment de séparation : Un extrait du film de Dominik Moll » Des nouvelles de la planète Mars » avec François Damiens.

Une comédie existentielle jubilatoire !

Un long métrage qui rappelle le cinéma des frères Cohen

Un film à l’humour poignant !

Un scénario habile et plein de surprises.

Je vous abandonne pour quelques heures…

A tout bientôt !

Roger Simons


 

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LE SYNDROME DE WALT (LES RICHES-CLAIRES) + BREL & WOODY ALLEN

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bienvenue sur le blog.

« Elle » arrive, nerveusement, avec un dossier sous le bras.

« Il » arrive et attend impatiemment quelqu’un…

Ils sont venus tous deux pour rencontrer le Prince charmant…


Vous connaissez tous les Disney par cœur? 

Vous avez la profonde conviction que votre prince/votre princesse viendra, malgré les moqueries de vos collègues?

Vous adoreriez chanter en chœur avec des petits animaux tout mignons qui vous soutiendraient dans les épreuves?

La bibliothèque de la Bête vous fait rêver, autant que la robe de Cendrillon (pour le bal évidemment), et votre plus grande ambition à 8 ans était de faire partie des Enfants Perdus ?

Enfin, vous vous méfiez des quenouilles comme de la peste? 

Aucun doute possible.

Vous souffrez du Syndrome de Walt. 

Mais vous n’êtes pas les seuls !!

C’est déjà ça…

Et à partir de là, tout va changer.

Nous passons du réel à l’irréel…

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Ils ont tout gobé : les princes charmants, les nains, les belles que l’on réveille avec un long baiser, les pommes empoisonnées. Bon, ils ne croient pas aux contes de fées, ils savent que les souris ne parlent pas avec des voix stupides et que les criquets ne font pas la morale mais, dans un coin replié de leur conscience, là où le psy aime à gratter, y a une petite graine qui a fini par germer, alors ils doutent.

Si je me laisse pousser les cheveux, est-ce qu’il en fera une échelle de corde pour monter jusqu’à ma chambre ? Si son nez s’allonge quand elle dit qu’elle m’aime, dois-je la croire ?

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Eric De Stercke(metteur en scène) :Elle », elle est bien dans ses chaussures, engagée dans sa vie et dans la société, militante même. Elle combat les inégalités, les injustices. Elle est de toutes les causes humaines, elle veut réveiller les consciences, elle œuvre pour la paix entre les êtres mais commence à désespérer quand elle relève la tête… et voit que rien ne change… Tiraillée entre Che Guevara et Mère Teresa, elle veut frapper un grand coup !

Lui, il est ailleurs…un ailleurs perdu dans sa tête. Sa vie est une fiction. Rien ne l’atteint vraiment car, pour lui, nourri aux dessins animés, il croit que le bien va toujours triompher du mal, que le héros arrive toujours à la fin… et que sa vie ne peut se terminer que par un happy end. Il souffre du syndrome de Walt et est incapable de voir la réalité… Ils n’auraient jamais dû se rencontrer mais voilà qu’un esprit malin et taquin les met sur le chemin l’un de l’autre. La rencontre est fracassante.

Tous deux, poussés par ce génie entremetteur, sortent du cadre, ils entrent dans une quatrième dimension propre à les emporter loin des turpitudes et de la naïveté. Elle et lui réinventent un monde à la démesure de leurs aspirations…

 

LE SYNDROME DE WALT


L’univers de Walt Disney englobe une série de valeurs et des représentations sociales bien précises. Elles entraînent un conditionnement à certaines idéologies de la part des enfants et une vision différenciée des sexes : le rôle de la femme, l’homme, l’aspect capitaliste, la religion…

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LE BIEN ET LE MAL

Eric De Staercke : Le Bien et le Mal, enfin, est la notion majeure présente dans tous les contes, laissant apparaître la vision simplifiée du monde selon Walt Disney. Les enjeux moraux sont simplifiés, la fin toujours optimiste. Le Mal est souvent associé à la laideur, ou sous les traits d’une minorité jusqu’il y a peu, la vertu est ré- compensée, le vice condamné Vision binaire du monde, simple point de vue selon les adultes mais leçon de vie potentielle pour les enfants… Ces éléments combinés, offrent un caractère unique aux contes de Walt Disney. Classiques, incontournables, véritables morceaux d’enfance à part entière, l’influence de ces dessins d’animation demeure ancrée dans la société et les esprits .

 

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La franchise Disney ayant ainsi donné son nom à plusieurs syndromes, tel que le Syndrome de Peter Pan (Complaisance dans un monde de fantaisie et refus de grandir), le Syndrome de la Fée Clochette (souffrance refoulée chez des femmes ambitieuses, arrogantes qui réussissent tout) ou encore le Complexe de Cendril- lon (Désir inconscient, chez certaines femmes, d’être prises en charge, peur de l’indépendance)…

Le syndrome de Walt s’inscrit dans cette foulée, présentant des personnages nourris aux contes, nour- ris d’illusions, nourris d’idéaux, dont la chute donne lieu à une nouvelle dimension. Et si des personnages d’aujourd’hui continuaient à croire qu’en priant la bonne étoile, la fée bleue viendrait régler leurs problèmes ?

La musique est là pour rythmer l’histoire et l’enrichir. Elle ajoute à la fantaisie et à l’humour des scènes. Quand les personnages chantent, ils peuvent enfin formuler ce qu’ils ressentent. Ils chantent quand ils ne peuvent le dire autrement , à la manière des comédies musicales !


 La musique est aussi là pour donner une respiration, faire vivre une transition, donner un souffle aux scènes. Il s’agira ici de jouer et chanter en live et parfois d’utiliser des bandes sons. Toute la musique est composée en collaboration avec Eloi Baudimont, compositeur et membre de la SABAM. La musique va donc s’incorporer dans la trame et pousser l’action vers l’avant ! Il s’agit d’une musique originale composée pour la création du spectacle.

Cette musique que vous pourrez suivre durant le spectacle.

Il s’agit d’un enregistrement qui apparaît sur grand écran où l’on voit les musiciens en pleine action.

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LE SYNDROME DE WALT

Une magnifique réalisation d’Eric De Staercke, assisté de Joséphine de Renesse.

Avec Cécile Delberghe , Simon Hommé et Benjamin Torrini. Ils sont merveilleux dans cette course au syndromes.

Musique :Eloi Baudimont

Costumes : Raphaëlle Debattice

Décors ( à la façon de Disney) : Benoît Cogels

Graphisme : Lara Denil

Photogra^hie : CVhris Weiner

Stagiaires communications : Pierre Thiry et Maie Quirynen

Production : Théâtre Loyal du Trac.

LE SYNDROME DE WALT

Jusqu’au 26/03/16

THEATRE LES RICHES-CLAIRES

Rue des Riches Claires 24 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02/ 5482580

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de me tenir compagnie avec le syndrome de Walt. Disney .

Notre moment de séparation.

Deux regards sur la télé ce soir :

A 20h55 : l’hommage à Jacques Brel sur France 2 : «  Un jour , une histoire » , la vie de Jacques à mille temps..

Avec le témoignage de France et Isabelle Brel.

 

 

 A 21h13 sur la TROIS/RTBF , Woody Allen avec l’un de ses films «  « Crimes et Délits » avec Martin Landau , Woody bien sûr et Mia Farrow .

Un film à la fois noir et brillant !

Bonne soirée à Vous. E n’oubliez pas le syndrome de Walt !

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

« SORTEZ-MOI DE LA »- MAXIME ANSELIN-(LA SAMARITAINE) + EDDY MITCHELL

Amis de l’émission/blog , bonjour à Vous.


Vous connaissez ou vous avez à connaître la directrice de cet établissement magnifique du Café-Théâtre d la Samaritaine, Huguette Van Dyck. Elle a l’art de découvrir des spectacles de grande qualité. On n’est rarement déçu de sa programmation. Et il y a quasiment six à huit pièces par mois.

Et en ce moment et jusqu’au 26/03/16, à l’affiche, une comédie réellement drôle. C’est du Métathéâtre ! C ‘est du vaudeville ! Irrésistible ! Un rire garanti durant près de 90 minutes !

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 Une pièce délirante et intelligente écrite et jouée par Maxime Anselin, Un comédien que j’ai eu l’occasion de voir dans différents théâtres de Bruxelles.

Il n’est pas seul. Il est accompagné sur le plateau de la Sama par un comédien et quatre comédiennes, belles en diable.

Ils sont excellents tous les six.

Du théâtre vivant, dynamique, pétillant et je dirais même inattendu. Une histoire bien corsée.

J’avoue que je me suis perdu au départ dans cet embrouillamini.

L’homme monte sur la scène, nous parle s’éloigne, revient, ne sait plus lui-même où il va, où il en est dans cette histoire.

L’auteur adore farfouiller de la sorte et mettre le spectateur dans des situations les plus cocasses…

« SORTEZ-MOI DE LA »

Un vaudeville moderne qui raconte ceci :

Clap…

RESUME

Il y a des types sans histoires, et puis il y a Lucien ! Le spécialiste pour se mettre dans des situations plus compliquées les unes que les autres : tromperie, mensonges, alibis bancals… Lucien, un brave type qui reste un enfant dans sa tête et qui ne comprend pas la portée de ses actes.

Mais aujourd’hui, malgré lui, il devra résoudre tout ce qu’il a perturbé. Si seulement il s’en souvenait…


 Le spectacle va bientôt commencer…

Ah oui, j’y pense. J’aimerais vous présenter les acteurs avant le lever du rideau. Qu’est – ce que je raconte ? il n’y a pas de rideau à la Sama. Tout est imaginaire. Pas de meuble en scène. On fait semblant d’ouvrir ou fermer une porte… Etc

QUE LE SPECTACLE COMMENCE…

Maxime Anselin : Permettez-moi d’abord de vous conter en quelques lignes notre aventure théâtrale.

« Et Dieu créa cette troupe… »

Maxime : Notre aventure commence au Conservatoire. Nous avons créé «  Looking For Moïra » au Festival Courants d’Airs et c’est là que tout a décollé.

Repérés par Christian Labeau , nous avons alors tourné dans les cafés-théâtres bruxellois dont La Samaritaine où nous avons joué pendant trois années consécutives.

REACTIONS / PRESSE

Bruno Coppens : Maxime le nouvel auteur (découverte d’une plume) , est un type dont on va parler car il a appris beaucoup de choses sur comment rythmer un spectacle , sur les running gag. C’est bien foutu, bien ficelé…

Un spectateur : Drôle, bien joué, des rebondissements, que, demander de plus !

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LE METATHEATRE

Maxime Anselin : En tant qu’auteur, j’ai toujours eu une attirance pour tout ce qui tient du métathéâtre. Cette forme, selon moi, permet au spectateur une entrée plus directe dans le spectacle, comme s’il était réellement invité à y prendre place. A la manière de Shakespeare, le théâtre dans le théâtre introduit ou clôture le spectacle afin de laisser planer le doute sur la véracité des choses auxquelles le public a assisté. De plus, il peut permettre un contact permanent avec les spectateurs. Loin de la « distanciation » présumée du théâtre de Brecht, le métathéâtre reste pleinement du théâtre dans lequel, sans briser le quatrième mur, on ouvre une petite brèche.

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 SORTEZ-MOI DE LA

Maxime : Tout commence par l’arrivée d’un homme, bien décidé à se lancer dans l’action de la représentation, mais qui en une seconde, oublie complètement pourquoi il est là. Sans le comprendre, ce personnage perd tout lien avec la fiction théâtrale. Comme si, en arrivant sur scène, il n’était pas parvenu à créer l’illusion. Il se retrouve dès lors dans un entre- deux : à la fois partie prenante du spectacle, mais aussi spectateur de celui-ci. Notre homme devient Lucien, le protagoniste de l’intrigue, au centre de toutes les histoires, alors qu’il ne sait rien de toutes celles-ci et qu’il ne connaît aucune des personnes qui viennent à sa rencontre. Il tentera de rentrer dans le jeu, mais piégé par son ignorance, ne fera qu’empirer les choses. Sans pouvoir s’engager, sans pouvoir fuir cette situation, appelant le public à son aide, cet homme deviendra « Le lâche malgré lui ».

 

Entracte imaginaire


 

Retour à la Samaritaine

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TANIA BORRINI, LA METTEUSE EN SCENE !

Pour bien comprendre le ton de la pièce, Tania s’en explique…

Tania Borrini : Quand je me suis proposée pour mettre en scène cette pièce, j’ai tout de suite su ce que je voulais faire. Je voulais mettre en avant la quête d’identité qui est une question universelle. Mettre ce thème en scène est bien plus complexe que l’on ne puisse le croire.

Lucien est un homme quelconque qui se retrouve sur scène malgré lui. Il devient tour à tour ce que les autres voient en lui : l’amant, le frère, le mari, l’ami,… Coincé dans la pièce, il est également coincé dans les rôles que les autres lui attribuent.

C’est lui le maestro de la pièce car c’est par ses réactions et ses réponses que l’intrigue s’écrit. Aucun personnage ne se doute que ce Lucien ne sait plus qui il est, ce qui donne un côté loufoque à la pièce. Il est lui-même spectateur de ce qui lui arrive et prend le public à parti. Il est pris au piège des erreurs de son personnage. Au fur et à mesure de la pièce, il retrouvera son identité.

Je veux mettre en avant ce personnage attachant qui devra gérer tous ces conflits aussi vaudevillesques que dramatiques.

Ces propos explicatifs tenus par Tania sont très intéressants.

Ils nous permettent d’entrer plus facilement dans la pièce.

 ET LA SCENOGRAPHIE

Tania : De ce point de vue, les personnages déambulent dans un espace scénique nu, où tout est à vue, même les coulisses. Ils évoluent dans un espace où le décor est imaginaire. Ils plantent eux-mêmes ce décor, ce qui sera complexe pour Lucien qui voit bien qu’il n’y a rien sur scène. Il est le seul à voir que le public existe, que la lumière est actionnée par un régisseur.. a

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SIX ARTISTES

Le Premier homme :

Maxime Anselin (Lucien)

Les femmes et quelles femmes ! :

Laurie Willième (Isabelle)

Amélie Thibaut Fanny)

Caroline Bertrand (Rose)

Julie Verley ( Elsa-Sarah)

Le Deuxième homme

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 Grégoire Noirfalise( Pierre)

 ET HORS SCENE

Tania Borrini (la metteuse en scène)

Bruno Smit (création lumière : blanc/noir)

Lucas Hoyois (régie)

Justine Yousfi (scénographie)

Clément Foissac (création musicale)

Un bon moment passer à la Samaritaine.

Il vous suffit d’appeler le 02 / 511 33 95 et de réserver vos places auprès d’Huguette Van Dyck.

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CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 – 1000 Bruxelles (Sablon)

Infos et Réservations : 02/ 511 33 95

Tout est dit ? Alors, toujours dans notre imaginaire : les trois coups, rideau, musique !

En fait, les premières notes de musique que l’on perçoit sont celles de Prokofiev. Ecoutez-les ! C’est fameux !

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », une joie de vous retrouver par le « tube » chaque jour.

Notre moment de séparation : EDDY MITCHELL, ce soir , lundi 14/03/16 sur France 3 à 20h55.

Avec humour et sensibilité , il a su brosser une chronique des états d’âmes de chacun.

Je n’ai jamais oubléi son émission- télé : «  Ma Dernière séance »

Deux heures ce soir en sa compagnie… Formidable !

A tout bientôt !

Roger Simons


 

PLOT YOUR CITY (ATELIER 210)-PAUL POURVEUR-LE GROUPE SANGUIN+ »LES INNOCENTES »(FILM)

Un spectacle unique !

Un spectacle de grand intérêt !

Faisant référence aux grandes métropoles actuelles et aux modes de vie qui s’y développent, le Groupe Sanguin explore deux cités imaginées par le dramaturge belge Paul Pourveur. Chacune décortique un rouage de notre société, le poussant à son paroxysme et le posant comme fondement d’une nouvelle manière de vivre. Babel City devient le siège de la sur-communication , Panoptic City le centre de la sur-consommation. Une plongée au cœur des utopies et contre utopies de nos villes modernes.


 

Plot Your City est, pour ce jeune collectif bilingue, un terrain de jeu jubilatoire, dont cette création est le premier volet d’un diptyque regroupant 4 visions opposées de la ville. Une écriture de plateau ludique se fait l’écho d’une réflexion provocante sur l’être humain et l’environnement qu’il façonne (ou qui le façonne !).

Une pièce des plus intéressantes qui nous concerne tous.

Une pièce particulière, remarquablement interprétée par cinq jeunes acteurs et musicien.

Une idée et un texte de Paul Pourveur en relation avec notre présent !

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QUESTIONNEMENT

Quelle est l’influence du système de fonctionnement d’une grande mégapole sur ses habitants?

Quelle est la place laissée à l’être humain dans les différents environnements urbanistiques contemporains?

Sommes-nous les minuscules rouages d’une machine bien huilée, de telle sorte que nous ne nous en rendions même plus compte ?

Construisons-nous nos villes, ou est-ce nos villes qui nous façonnent ?

Problématiques abordées, et qui nous font réfléchir !

Le Groupe Sanguin : Nous partageons ces problématiques abordées par Paul Pourveur, sur la ville moderne et sur la ville future. A travers quatre visions de la ville radicalement opposées, l’auteur engage une réflexion sur les relations humaines, il décortique l’urbanisme et nous renvoie subtilement à nos grandes mégapoles occidentales.

En tant que citoyens, habitants d’une grande capitale européenne, cette pièce et les thématiques qu’elle renferme nous touchent particulièrement. Nous voulons partager avec nos spectateurs une réflexion et un point de vue sur la ville moderne et ses modes de fonctionnement.

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PAUL POURVEUR

Un écrivain  dont on parle beaucoup en ce moment sur sa pièce qui se joue au Théâtre des Martyrs «  Des mondes meilleurs ».

Le groupe Sanguin : Concernant Plot Your City : le texte a été écrit suite à une commande du metteur en scène néerlandais Matthys Rümke. Celui-ci crée le spectacle en 2011 avec la compagnie Zuidelijk Toneel. Il a été joué en extérieur dans cinq villes aux mois de mai et de juin 2011. Plot Your City a été nominé au

«Toneelschrijfprijs 2011» ainsi que pour le prix Quinquennal de la Communauté Flamande.

E c’est en 2012 précisément que Pourveur traduit et adapte en français «  PLOT YOUR CITY » en étroite collaboration avec notre Groupe Sanguin et l’aide du « Vlaams fonds voo de letteren. »

 DECOUVERTE

Le Groupe Sanguin s’est fondé en 2009 et est composé de cinq acteurs issus du Conservatoire royal de Mons : Lénaïc

Brulé, Yannick de Coster, Adrien Hoppe, Nicolas Matthys et Anaïs Spinoy d’un compositeur : Gary De Cart, et d’un scénographe : Thomas Delord.

Un Groupe théâtral que nous avons l’opportunité de découvrir à L’Atelier 210, et qu’il ne faut pas oublier.

Le Groupe Sanguin : Notre première création Sanguine, d’après la pièce radiophonique de Caroline Lamarche, a été jouée en 2011 au Centre Culturel Bruegel. En 2012, elle est reprise dans une version bilingue (français et néerlandais) au théâtre de l’Ancre à Charleroi dans le cadre du festival Tremplin Pépites&Co.

Plot Your City est notre deuxième création. Plusieurs étapes de création se succèdent depuis 2013 avec l’aide de différentes structures tant en Flandre qu’en Wallonie.

 EXPLORATIONS IMAGINAIRES

Situées dans un futur proche, Babel, Panoptic et Generic City font référence aux grandes mégapoles actuelles (New-York, Dubaï, Tokyo, Singapour,…) et représentent les travers de notre société et tout ce qui bride les sentiments humains. Tous les concepts mis en avant dans Plot Your City existent (speed dating, obsolescence programmée, sur- consommation, neuromarketing,…) mais sont ici poussés à leur paroxysme, posés en fondements d’une nouvelle manière de vivre.

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 Paul Pourveur nous montre subtilement les travers, les excès, mais aussi les avantages et inconvénients de ces sociétés qui, dans une certaine mesure, ne sont pas si éloignées de ce que nous connaissons dans nos sociétés occidentales. Il entraîne de ce fait une réflexion sur l’influence des villes sur leurs habitants. Les personnages sont contaminés voir pollués par les excès de ces systèmes; la construction identitaire, la sexualité et les relations humaines sont bouleversées dans ces environnements totalitaires qui prétendent tout offrir, du bonheur ultime à la liberté absolue. Mais la définition de « bonheur » et de « liberté » diffère de ville en ville, et surtout d’individu en individu. Et les personnages peinent à trouver leur compte dans cet environnement.

Le Groupe Sanguin : Nous partageons avec la pièce « Plot Your City » un questionnement sur la liberté que la société semble nous offrir, sur la place de l’individu par rapport à son environnement et sur la possibilité du vivre ensemble en accord avec nos besoins.

POURQUOI PLOT ?

Le Groupe Sanguin : Alors que les moyens de communication se multiplient, de plus en plus de gens souffrent de solitude et d’isolement.

L’industrie pharmaceutique se réjouit de la demande exponentielle d’antidépresseurs.

Les mégapoles sont surpeuplées, les petits bourgs deviennent des villages fantômes. La boulangerie et le café du coin ont fermé leurs portes, avalés par le centre commercial inauguré par les autorités communales.

La ferme a dû se délocaliser car une ligne TGV passera prochainement dans le pré où paissent les vaches.

Les contrats de travail se réduisent à des peaux de chagrins…

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 MISE EN SCENE COLLECTIVE

Avec Lénaïc, Gry, Yannick, Adrien et Anaïs.

Eux : Notre conception de la mise en scène est tout à fait particulière puisqu’elle s’envisage de manière collective. Le processus de création est dévoilé ; la plupart des changements (costumes, décors,…) se font à vue. De cette manière, nous sommes tous et tout le temps présents sur le plateau dès l’entrée des spectateurs jusqu’à leur sortie.

Une des grandes caractéristiques de notre dramaturgie est d’y intégrer ce que nous appelons « le degré zéro » C’est une notion qui peut paraître très abstraite mais qui rythme fondamentalement le travail de notre collectif. Il s’agit de faire des ponts entre l’histoire qui est racontée, celle de « Plot Your City et notre réalité de plateau en tant que comédien. C’est en quelque sorte sortir le spectateur de l’histoire, au moment approprié, pour lui donner à voir nos personnalités, nos forces et nos faiblesses. Ce « degré zéro » permet à l’humour de naître et également de démystifier le processus théâtral. De cette manière, la réalité de la scène alterne avec la narration de l’histoire.

Le jeu quant à lui, est une histoire de focus, de rythme et d’adresse. La parole se répartit et passe d’un comédien à l’autre de sorte que l’histoire se construit et se raconte ensemble. Le spectateur se fait son propre ressenti de «l’histoire», au gré de ses perceptions.

En visitant «  Babel » et «  Panoptic City », nous interpellons le public sur propre relation de la ville.

Nous l’emmenons sur un plateau de théâtre où nous sommes poussés à sur- consommer, à sur – communiquer , où nous sommes contraints d’aller au bout de notre expérience , où zapper est impossible.

Plot Your City  : «  Babel et Panoptic City » aborde des thèmes universels, de la quête de modernité et de nouveauté…

Cinq acteurs/comédiens/musicien énergiques au possible, s’expriment donc en deux langues, avec un sur titrage très bien conçu, ce qui n’est pas toujours le cas.

Un rythme fou sur le plateau ! Des bousculades bien imaginées et bien exécutées ! De l’humour aussi ! De l’ironie parfois grinçante ! Tout est relativé !

Les quatre comédiens de beau talent sont issus du Conservatoire Royal de Mons, accompagnés par un musicien discret nous offrant une musique de sa composition.

LE BILINGUISME

Adrien Hoppe : Nos histoires personnelles ainsi que notre expérience commune du Groupe Sanguin nous ont menés à traverser les frontières linguistiques dans un sens autant que dans l’autre. Que ce soit pour des raisons familiales, les études, le travail ou par amour, chacun de nous a vécu des émotions et possède des souvenirs des deux côtés. Il nous est donc naturel d1e proposer notre spectacle dans ne version bilingue. Ce choix nous ressemble et correspond à notre diversité.

 

 Le Groupe pense qu’en rassemblant des spectateurs venant des deux communautés dans un théâtre francophone – l’Atelier 210 – l’idée est également d’ouvrir un espace de rencontre, où l’on pourrait communiquer , coexister, partager une réflexion contemporaine sur les villes modernes et les questions qui y sont liées.

Une bonne idée ! Manque l’espace !

C’est vraiment le spectacle à découvrir, qui nous apporte un Groupe de cinq jeunes artistes au talent évident, qui travaille sur des sujets importants, tout en jouant une aventure théâtrale rarissime et d’excellente qualité.

Une plongée au cœur des utopies et contre utopies.

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GENERIQUE

Le groupe des cinq : Lénaïc Brulé, Gary De Cart, Yannick de Coster, Adrien Hoppe et Anaïs Spinoy.

Auteur : Paul Pourveur

Création sonore : Gary De Cart

Scénographie : Morgane Steygers

Création lumière : Clément Papin

Costumes : Delphine Mathy

Coach vocal : Charles-Henry Boland

Régisseur surtitrage : Geoffrey De Dcker

Chargée de diffusion :Marguerite Topiol

Production : Groupe Sauguin

Soutien : Atelier 210 , Delen Private Bank , Vlaams fonds voor d letteren , la Fabrique de Théâtre , Smart , Art-T, La Belone, Le théâtre des Doms(Avignon) ; L’Escaut , KC Nona et la Cocof.

PLOT YOUR CITY

Jusqu’au 26 mars 2016

THEATRE L’ATELIER 210

Chaussée Saint-Pierre 210 – 1040 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 732 25 98

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , un grand plaisir de vous faire participer aux programmations du blog.

Notre moment de séparation : Un  regard sur le film d’Anne Fontaine   » LES INNOCENTES  « 

Une authentique histoire d’une doctoresse française appelée dans un couvent polonais en décembre 1945.

Je vous laisse découvrir ce film,  et cette pièce superbe dont je vous ai longuement parlé  ci-avant:  » Plot your city ».

Je me retire tout en vous souhaitant un bon dimanche

A tout bientôt !

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

MISERE (THEATRE DE LA TOISON D’OR- T.T.O.)+MINI CONCERT

Vous connaissez bien sûr ce théâtre du rire, dans les galeries de la Toison d’Or. (Ixelles/Bruxelles)

LAURENT BEUMIER

Texte et Co-Mise en scène


 

 «  Je dormais misère, me réveillais misère, mangeais misère. »

 

Laurent  Beumier: L’idée de « Misère» m’est venue en regardant Pierre Pigeolet dans une loge de théâtre. Pierre est la personne qui me fait le plus rire au monde.

(Pierre Pigeolet est l’acteur que nous voyons le plus souvent au Théâtre Royal des Galeries)

Laurent : J’ai eu l’envie d’un thriller psychologique, avec ses silences et ce que les comédiens font le mieux : jouer !

Ecrire une pièce pour le plaisir du jeu, à la hauteur de ses acteurs. Evidemment, il me fallait un pendard féminin / : Nathalie Uffner.

 

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(Nathalie Uffner est la directrice du T.T.O, ce qui ne l’empêche pas d’être également actrice et metteuse en scène)

Laurent Beumier : Nathalie Uffner, je la connais depuis 15 ans. Je l’ai choisie parce que je la trouve remarquable, j’ai aveuglement confiance en elle, elle est une comédienne au potentiel rare , qui cache , derrière son talent comique et novateur , derrière son rire qui se propage, une humanité forte et une désorganisation déconcertante et terriblement attachante.

S’il y a une personne qu’il faut envoyer dans l’espace comme échantillon humain pour des études extraterrestres, c’est Elle.

Tous deux possèdent l’instinct et l’inconfort dont les personnages de Paul et Sarah ont besoin , tout en étant leur opposé.

L’envie de les réunir était une évidence, restait plus qu’à leur faire tentation. Et cela a marché !

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 SYNO

Cette pièce est la rencontre entre un écrivain raté, victime de son succès une fan psychopathe , rustre et naïve qui le séquestre et l’oblige à réécrire la fin de son roman.

C’est l’histoire d’un ours cambrioleur, d’une voisine qu’on égorge , d’un poulet qui se suicide et d’un cochon affectueux qui finit sa vie au congélateur.

C’est une histoire banale et complètement dingue !

C’et la curieuse histoire d’un homme et d’une femme !

Laurent : C’est un thriller psychologique théâtral avec ses codes, ses tensions, ses musiques. Ses éclairs aux fenêtres et l’isolement d’un huis-clos.

Paul et Sarah jouent avec ces codes, s’amusent à se faire peur à voir peur, et à combler leur solitude.

 

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 Paul a eu un accident terrible au volant de sa voiture. Complètement décomposé, on le retrouve dans les draps de cette femme apparemment quelque peu déréglée, Sarah.

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 MISERE

Une « misère » peu ordinaire.

Une pièce faussement terrifiante, grinçante, folle, burlesque, absurde, loufoque, décalée, horriblement drôle pleine de gags, de silences pesants et de suspense à la façon Hitchcockienne.


 

Laurent Beumier (l’auteur et metteur en scène) : Ma pièce peut faire rire. Car le terrain de l’absurde est un chemin étroit et glissant qui oscille vite entre le « très con » et le «  too much ». Trouver le dosage subtil qui fonctionne, là est le challenge. Le reste n’est que choix, amusement et plaisir.

Une performance de deux comédiens : Pierre Pigeolet et Nathalie Uffner.

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 Pierre Pigeolet et Nathalie Uffner mènent le jeu jusqu’au bout.

L’ours également avec sa bonne bouille !

On sent que Laurent Beumier est un professionnel du décor sonore.

Stephen King , réalisateur de nombreux films , dont « MISERES » aurait adoré la pièce de Laurent. .Tout comme nous aimons son film.


 

 GENERIQUE/MISERE

Avec Pierre Pigeolet et Nathalie Uffner

Auteur : Laurent Beumier

Mise en scène : Laurent Beumier et Alexis Goslain

Régie : Gilles Goblet et Nicolas Mercenier

Scénographie Mathilde Pigeolet et Charly Kleinermann

Création lumières : Flicien Van Kriekinge

Décor sonore : Laurent Beumier

Production : Mazal asbl/Théâtre de la Toison d’Or

MISERE

Jusqu’au 26/03/16

T.T.O –THEATRE DE LA TOISON D’OR

Galeries de la Toison d’Or 396)398 – 1050 Ixelles

Infos Réservations : 02 / 510 O 51

MINI CONCERT

Laurent Beumier est un grand spécialiste de la musique de films, qu’il utilise parfois dans ses mises en scène.

Il y en a plusieurs dans sa pièce   « Misère ».

Je vous propose de les écouter. Un non stop musical avec David Bowie, Nina Simone et Berthe Sylvia, grande star de la chanson française, entre autres  « L’enfant de la misère » des années 1020-1937.

Musique !


 

 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les feux de la rampe » , j’espère que ce mini concert vous a plu.

Notre moment de séparation : De la magnifique musique classique que l’on pourra écouter et voir ce soir à Bozar : un extrait du « Stabat Mater » de Pergolèse, dirigée par l’excellent René Jacobs…

Bonne écoute et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

THE GRAVE IS YAWNING- DANSE COLLECTIVE (THEATRE DE LA VIE)+CLAIRE MARIE LE GAY(PIANISTE)

De la danse, mais pas n’importe laquelle !

Une pièce chorégraphique pour quatre danseuses et un musicien.

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Une production du « Solo Conversations Dance Collective »

Le thème : l’exploration à travers les trajets de quatre femmes, du sentiment de perte ainsi que ses conséquences : l’absence, le deuil, la souffrance.

Comment le corps accueille et libère ces moments si particuliers de nos existences follement tournées vers la réussite et la distanciation.


 

La pièce prend sa source dans la relation brute au réel, dans le corps des danseuses ainsi que dans leur vécu pour sublimer les émotions, le thème de la perte, abordée au sens large : elle peut être la mort d’un proche comme à celle, peut-être anecdotique, d’un objet égaré.

Peu importe la gravité de la situation si le drame qui en découle est sincère.

Peu importe les raisons du drame, c’est l’expression du corollaire émotionnel qui s’en suit, ainsi que sa traduction physique qui les intéresse.

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En fait, la pièce évoque les souvenirs de chacune des danseuses , leur mythologie propre.

Leur rapport personnel à l’absence, à la perte, crée la matière chorégraphique et textuelle du spectacle.

Un homme, le musicien, crée l’univers sonore de leur expérience.

L’absence d’une personne ou d’une chose, qu’elle ait disparue à jamais ou pour un temps donné, a des conséquences chez celui qui vit cette absence.

Comment ce sentiment particulier lui transforme le corps ?

Comment s’exprime sa douleur, son manque à travers son corps ?

Quels états émotionnels va-t-elle devoir traverser ?

Comment les témoins de ce deuil se positionnent-ils face à cette situation ?

L’absence joue un rôle prédominant !

Qu’est-ce que l’absence ? Qu’est-ce que se perdre ? Est-on conscient de notre fin ?

La mise en commun des réponses des quatre danseuses leur a permis de voir les liens qui les unissent en tant qu’êtres humains.

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Crainte et angoisse s’installent et se perçoivent à travers la gestuelle et le regard des danseuses.

Il s’agit d’un spectacle qui bouge sans cesse.

Nous, spectateurs, vivons l’émotion et suivons les mouvements des quatre danseuses…

C’est intéressant et rare comme thème, je dirais même presque unique.

Intégration de trois figures mythologiques  qui représentent un lien fort à la perte et au deuil :

Ophélie, la folie de la perte,

Electre, le deuil éternel, 

Antigone, la perte menant à la dissidence et l’affirmation de soi.

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Les danseuses créent des liens entre elles-mêmes et ces figures archétypales.

Le Collectif creuse les physicalités qui s’imposent naturellement aux danseuses pour chacune d’entre elle et élabore ainsi un vocabulaire propre à chaque stade.

Ces traversées participent à la création d’un néo rituel.

Ces explications formulées, on peut aussi voir le spectacle plus simplement, en observant le travail des danseuses qui se trouve être une merveille : expressions visuelles et mouvements physiques.

Des textes sont dits en français, anglais, italiens, espagnols.

La musique jouée en direct est prenante, poignante , déchirante.

Les lumières jouent aussi un rôle important !

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DISTRIBUTION

Création et danse : Susanne Bentley, Agostina D’Alessandro, Giada Castioni, Ana Iommi , Raffaella Pollastrini

Conception et direction : Alexandre Tissot

Dramaturgie sonore et interprétation : Michael Liberg

Lumière : Renaud Ceulemans

Costumes : Cristina Rodriguez De Yerro

Régie : Pier Galien

Photos : Serge Gurtwirth

Textes des quatre danseuses ainsi que ceux de Sylvie Girault, Roland Barthes, Henry Scott-Holland

Une production de SoloConversations Dance

Collective en coproduction avec le Théâtre de la Vie.

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 THE GRAVE IS YAWNING

Jusqu’au 12/03/16

THEATRE DE LA VIE

Rue Traversière 45 – 1210 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 219 60 06

 

Amis de l’émission/blog Les Feux de la Rampe, merci d’avoir pris connaissance de cette chronique réservée à la danse.

Je vous ai fait écouter cette magnifique musique de Bach interprétée par l’une des invitées de Michel Drucker, dans sa superbe émission «Vivement Dimanche » : CLAIRE MARIE LE GUAY.   Une grande pianiste !

La « star » de cette émission a été une petite souris, bien vivante, qui se baladait sur le plateau…

Bien. Voici venu le moment de notre séparation : On ne quitte pas la télé ce soir. Un fameux retour dans le passé avec deux grands films :

ARTE/Belgique : 20h55 « BOULEVARD DU CREPUSCULE »(Sunset Boulevard- 1950), un chef- d’oeuvre de Billy Wilder avec trois énormes acteurs américains : William Holden, Eric von Sroheim et Gloria Swanson. De la dynamite hollywoodienne !

 

 

TV 5 MONDE : 21 h : « REMORQUES »  (1941) , un film dramatique où l’on retrouve deux grands noms du Cinéma Français de l’époque : Jean Gabin et Michèle Morgan.

Deux comédiens que j’ai beaucoup aimés …

Bonne soirée à Vous et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

LE JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE -OCTAVE MIRBEAU(COMEDIE CLAUDE VOLTER)+ HELENE GRIMAUD

Une pièce superbe que l’on peut voir en ce moment avec bonheur, à la Comédie Claude Volter , interprétée magnifiquement par Stéphanie Moriau.

 Stéphanie a déjà joué cette pièce, il y a 4 ans. Je suis allé la voir bien évidemment. Un seul en scène passionnant, joué avec fougue et talent par Stéphanie, qui reprend cette pièce avec joie, toujours mise en scène par Danielle Fire.

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 A travers son regard aigu et moqueur, Célestine perçoit le monde par le trou de la serrure, et nous fait découvrir les dessus du beau monde et des classes dominantes, les turpitudes de la société bourgeoise que l’auteur pourfend avec un humour féroce !

Cette pièce est écrite à partir du roman célèbre d’Octave Mirbeau publié en juillet 1900.

Mais déjà , bien avant cette publication, l’histoire avait été publiée sous forme de feuilleton dans le quotidien « L’Echo de Paris » puis toujours en feuilleton, dans la dreyfusarde publication littéraire et artistique « La Revue blanche » , un magazine né à Liège en 1889 et devenu parisien en 1891 .

Par la suite, cette œuvre graveleuse fut adaptée pour la scène et réalisée pour le cinéma par Luis Bunuel en 1964 avec Jeanne Moreau dans le rôle de la troublante Célestine.

 Flashback-Ciné


 

« Le journal d’une femme de chambre », nouvelle version ciné en 2015, réalisée par Benoit Jacquot, avec Léa Seydoux et Vincent Lindon  (le triomphateur des « César » )a


 

 RETOUR AU THEATRE

 Bruxelles. 2016. Comédie Claude Volter.

«Le journal d’une femme de chambre »  

Stéphanie Moriau

 

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Echouée dans un bourg normand, chez les Lanlaire – un patronyme grotesque ,vous en conviendrez, Célestine évoque – au fil de ses souvenirs émouvants, drôles ou cyniques, toutes les places qu’elle a faites depuis des années, dans les maisons les plus huppées. Elle en tire cette conclusion :

Célestine : Si infâmes que soient les canailles, ils ne le sont jamais autant que les honnêtes gens !

Une démystification ! Une exploration clinique !

Célestine dénonce tous ces êtres avec une certaine violence, une lucidité impitoyable.

Célestine : On prétend qu’il n’y a plus d’esclavage. Ah ! En voilà une bonne blague… Et les domestiques, que sont-ils donc ?…Esclaves de fait, avec tout ce que l’esclavage comporte de bassesse morale, d’inévitable corruption, de révolte engendreuse de haines. De surcroit, les femmes sont traitées comme des travailleuses sexuelles à domicile, ce qui est souvent le premier pas vers la prostitution.

 

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La version 2016 se présente toujours sous la forme d’un seul en scène dans lequel Célestine se raconte et joue tous les personnages toniques, jubilatoires et savoureux.

On rit souvent de par le ton et les mimiques de Stéphanie, mais l’émotion nous gagne également.

Court extrait du livre écrit par Octave Mirbeau

Ce livre que je publie sous ce titre : Le Journal d’une femme de chambre a été véritablement écrit par Mademoiselle Célestine R…, femme de chambre.

Une première fois, je fus prié de revoir le manuscrit, de le corriger, d’en récrire quelques parties.

Je refusai que le banaliser en « y mettant du mien. Je confesse que j’ai eu tort.

En faisant ce travail qu’elle me demandait c’est-à-dire en ajoutant, çà et là, quelques accents à ce livre, j’ai bien peur d’en avoir altéré la grâce un peu corrosive, d’en avoir diminué la force triste et surtout d’avoir remplacé par de la simple littérature ce qu’il y avait dans ces pages d’émotion et de vie.

Ceci dit, pour répondre d’avance aux objections que ne manqueront pas de faire certains critiques graves et savants…et combien nobles !!!

Etonnant ! En prétendant être seulement le correcteur du journal, Mirbeau semble s’excuser d’avoir fait œuvre littéraire et par là même d’avoir dénaturé le tragique de la condition humaine des domestiques et la démystification sociale que contient le récit de la vie de la soubrette Célestin

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Pourtant, sous la forme de souvenirs que Mirbeau lui a donnée, une subversion agressive émane de cette œuvre dénonciatrice. Elle révèle les turpitudes et l’hypocrisie de la société bourgeoise de l époque observée par un trou de serrure, celui de …Célestine.

PAUSE MUSICALE


 

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La pièce commence avec l’arrivée de Célestine chez un nouveau patron. Elle est bien mignonne la petite soubrette ! Elle découvre la chambre dans laquelle elle va devoir vivre. Horrible ! Une vieille mansarde complètement délabrée avec un petit lit grinçant, deux chaises boiteuses et une petite table sur laquelle Célestine pourra prendre ses notes…

Et la voilà qu’elle nous raconte ses aventures vécues chez tous ces riches bourgeois…

Elle est drôle, joyeuse, moqueuse, haineuse, vivante à souhait.

Elle se déplace d’un coin à l’autre de la pièce étroite.

Elle imite la plupart des personnages chez qui elle a déjà travaillé.

Elle est passionnante, piquante, sexy aussi.

Les prêtres, ces curés de campagne, en prennent un solide coup !

Elle parle également de son nouveau « patron » qui n’a qu’une envie : coucher avec elle, mais voilà il y a sa «garce » de femme qui l’en empêche et Célestine aussi qui se refuse à s’offrir à ce bonhomme vieux et vicelard…

Délicieuse à suivre dans ses récits.

Stéphanie à l’art d’entrer dans la peau de ses personnages.

Son sourire et ses rires sont contagieux. a

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Célestine/Stéphanie devient l’exemple même de la compromission avec la classe qu’elle dénonce pourtant de manière si virulente.

Sa vie va changer du tout au tout le jour où elle va rencontrer Joseph, le jardinier – cocher qui a volé l’argenterie de ses maîtres, Monsieur et Madame Lanlaire super agaçante.

Célestine est consciente de la veulerie de son compagnon, antisémite, pervers, violeur et peut-être même assassin de petite fille.

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 Vous découvrirez dans son entièreté la nouvelle vie de Célestine au contact de cet homme, en venant au spectacle l’un de ces prochains soirs. Ne tardez pas car les représentations s’achèveront le 13 mars prochain…

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Mijanou Loosen vous communique ses impressions de l’époque 2012

Mijanou :

Octave Mirbeau mérite bien que l’on s’intéresse à lui : journaliste, écrivain, pamphlétaire, intellectuel aux multiples facettes, il a tout pour nous passionner. S’il nous était contemporain, je l’imaginerais bien présent dans nos médias, y défendant son individualisme, son côté libertaire, son âme de justicier, ses idées pacifistes, anticléricales et anarchistes. Toutes ces idées et opinions se retrouvent bien présentes dans les propos que tient Célestine dans son journal. Et c’est admirablement traduit dans les petits moments de la vie quotidienne au sein d’une famille bien nantie.

« On rit beaucoup en compagnie de Célestine… » (Comme le dit très bien le programme) mais aussi, de nombreuses réflexions nous viennent à l’esprit. En voici l’une ou l’autre à titre d’exemple 

Célestine avoue à un moment que, comme ses paires, elle est fascinée par « les millions ». Rien de nouveau sous le soleil : il suffit de penser au succès du jeu « Qui veut gagner des millions ? ». Pourquoi la « grande » richesse fascine-t-elle à ce point ? Imagine-t-on que l’on sera enfin délivré de toute forme de soumission, de dépendance, d’esclavagisme ?

Célestine sera fascinée aussi par le crime : « Chez moi tout crime -le meurtre principalement – a des correspondances secrètes avec l’amour ».

Cela vous étonne, cela pose question, non ? …

Mais, au fait, pourquoi nos actuelles séries policières à la télévision ont-elles un si large taux d’écoute ?

En fin de compte, Célestine déclare tout de même qu’elle aime son travail, ce travail précis de femme de chambre : la vie dans l’intimité de sa maîtresse, s’occuper des cheveux, de la toilette, des vêtements… servir à table aussi…

Mais, ce sont les conditions du travail, les relations avec les Maîtres dans le travail, qui sont détestables.

Il me semble que c’est exactement le même discours que j’entends autour de moi, de la part d’employés, d’infirmières, de techniciens, de cadres même. Le travail lui-même dans ses aspects techniques, concrets, suscite de l’enthousiasme, mais, les conditions de travail, le relationnel avec la hiérarchie etc… Tout cela empoisonne la vie !

Célestine est un beau personnage, féministe lorsqu’elle assume pleinement ses choix dans les rencontres intimes; elle est émouvante de tendresse et de générosité aussi dans son attachement à ce tout jeune « patron » qui lui est confié.

Mine de rien (et sur un ton très amusant) ce « Journal d’une femme de chambre » est une réflexion bien profonde sur notre société humaine…

Merci Mijanou pour vos propos attachants.

Intéressant de découvrir cette histoire interprétée par différentes comédiennes.

Au cinéma : Jeanne Moreau, Lea Seydoux.

Au théâtre, entre autres : Marie Line Lefebvre , Liliane Vincent et en 2012 la jeune et délicate Stéphanie Moriau qui joue Célestine avec grâce , saveur, authenticité , avec son sourire à la fois tendre, craquant et mystérieux.

Stéphanie, quelle élégance votre robe longue, noire…

Stéphanie, quel déshabillé noir…suggestif en diable …

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 Danielle Fire a conseillé et dirigé son amie Stéphanie avec tendresse et intelligence, mettant en valeur remarquablement le texte d’Octave Mirbeau.

 Danielle Fire (metteuse en scène): Célestine ! Voilà un prénom peu commun pour une Femme de Chambre. Surtout quand celle-ci écrit son journal intime, Journal plutôt sulfureux pour l’époque 1900 !

Une foule de personnages est couchée entre les pages, tous hypocrites, avides de pouvoir et de plaisirs…corrompus.

Célestine avec son franc-parler, son esprit tendancieux, y dégonfle toutes ces baudruches avec violence, cynisme, mais aussi avec la souffrance de sa condition de domestique.

Un monde sans espoir, victime de la tyrannie sociale.

Oui, son cynisme n’a d’égal que le cauchemar dans lequel elle vit.

Oui, la tristesse fait rire et le comique fait pleurer !

La religion, l’armée, la famille, tout est passé à la moulinette de son don d’observation.

Est-ce Célestine une « vraie domestique » qui parle de l’intimité des alcôves et des cabinets de toilette ?

Mirbeau tente de nous le faire croire !

Mais n’est-il pas Célestine, comme Flaubert était Madame Bovary ?

Merci Danielle pour vos propos judicieux.

Moi, je m’interroge également : comment était la vraie Célestine ? A-t-elle lu à l’époque le texte écrit par Mirbeau ? Qu’est-elle devenue par la suite ?

Luis Bunuel ( réalisateur du film) : Je suis contre la sottise, la violence, le fanatisme l’hypocrisie et contre tout ce que j’appelle « im-morale ».

La morale bourgeoise est pour moi l’im-morale contre laquelle on doit lutter.

La morale fondée sur nos très injustes institutions sociales comme la religion, la patrie, la famille, la culture ; enfin, ce qu’on appelle les « piliers » de la société.

Bunuel avait 60 ans lorsqu’il a écrit ce plaidoyer.

UNE DROLE ET FEROCE SATIRE !

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 LE JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE

OCTAVE MIRBEAU- STEPHANIE MORIAU

Jusqu’au 13 mars 16

COMEDIE CLAUDE VOLTER

Avenue des Frères Legrain 98 – 1150 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 762 09 63a

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci d’avoir pris connaissance avec intérêt des propos développés sur le blog.

Notre moment de séparation : L’extraordinaire pianiste française: HELENE GRIMAUD.

Hélène Grimaud : L’eau est le compositeur de nature : elle scande les rythmes primordiaux du monde.

Je suis un passionné de la belle Hélène, déjà à l’époque des loups.

J’ai suivi avec bonheur la plupart de ses concerts.

Celui à venir est dans un mois , le 04/04 à Flagey, avec comme thème «  L’eau et la nature » 

Hélène : L’eau constitue la plus grande partie de notre corps , comme de la surface de la planète. Elle est l’architecte de la nature.

Elle a composé une œuvre musicale « WATER !

C’est magnifique ! Elle dialogue

Je vous propose un extrait de ce nouveau projet, me ré jouissant déjà de l’applaudir le 04/04 prochain.

Je vous reparlerai de cet événement musical.

Bonne écoute et à tout bientôt.

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

LE 7 EME CONTINENT (THEATRE LE PUBLIC)+ FABRICE LUCHINI

Que veut dire ce terme ?

C’est le nom donné aux gigantesques soupes de plastique qui flottent au milieu des océans…

C’est le septième continent dans l’Océan pacifique nord qui s’étend sur des milliers de kilomètres …

Ce sont des amas de plastique au milieu de l’océan …

C’est cette zone de déchets du Pacifique nord connue sous le nom de givre de déchets …

C’est bien plus simple et peut-être plus compliqué :

Ce sont trois femmes en larme devant le cercueil de leur homme …

.

LE 7 EME CONTINENT


 

Une création théâtrale conçue par Thierry Janssen, avec la collaboration de trois femmes :

Bénédicte Chabot

Kim Leleux

Inès Dubuisson

 Un deuxième homme participe à la création.

Son nom : Michel Kacenelenbogen, metteur en scène du spectacle !

 

QUI SONT CES TROIS FEMMES  ?

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 Kristin, 40 ans, Miss Météo coincée et maladroite

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Anaïs, 35 ans, activiste chez Greenpeace pleine

de colère et de révolte.

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 Lola, 21 ans, souffrant d’un syndrome l’empêchant de ressentir la moindre émotion.

Trois femmes que tout opposen, si ce n’est leur amour pour un même défunt !

Soyons respectueux, ce défunt qui répond au prénom de Franck ou Jack ou Mick (Curieux !!!) est mort victime d’un stupide accident de tramway, si j’ai bien compris.

Trois identités !

Trois vies parallèles ! Ou un seul homme avec trois femmes, chose courante.

L’homme semblait pourtant les aimer d’un amour exclusif, comment diable cela est-il possible ?

Autour du cercueil de l’homme de leur vie, les trois femmes assemblent petit à petit les pièces du puzzle, essayant de comprendre.

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Et pendant ce temps-là, au large d’Hawaï, tourbillonnent des millions de déchets et se forme le fameux SEPTIEME CONTINENT !


 

(Cette chanson en souvenir de Serge , mort il y a 25 ans, le 02/03/91)

 

EXTRAIT

 

Un déséquilibre abyssal s’est imposé comme norme dans nos relations humaines. Une normalité qui s’étend sournoisement à la planète, menaçant les racines de l’existence.

Comment prendre soin de la terre alors qu’une grande partie des habitants de celle-ci est opprimée, souillée, brutalisée ? Comment respecter et jouir des dons de la nature alors que la plupart des êtres humains se crachent haine et violence au visage ? Face à notre mère terre comme face à un miroir,, elle nous renvoie notre lâcheté , les conséquences de nos actes irréfléchis et la laideur de nos âmes corrompues…

Michel Kacenelenbogen (metteur en scène) : A la base de la pièce, il y a un inacceptable mensonge que peuvent se faire vivre les êtres humains au niveau affectif.

Parmi les relations polluantes que les êtres humains s’affligent, il en est une abusive qui me touche particulièrement, c’est celle imposée aux femmes par les hommes.   Aujourd’hui, sur notre planète, ce sont les hommes qui définissent le futur de l’humanité, bien plus que les femmes, soulevée dans la pièce avec humour , oui, mais c’est finalement très sérieux comme question.

 EXTRAIT

Aujourd’hui, une femme, pour se faire entendre, doit soit être une victime soit être un surhomme !

Si t’es un peu victime, tout le monde s’en fout. Les hommes, comme la plupart des femmes…une main au cul dans la rue discrètement, ça choque personne.

Faut que tu te fasses violer par un migrant devant témoin…là ça choque un peu.

Et encore ! Ce qui choque, c‘est le migrant !

 

LES TROIS FEMMES

 

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LOLA (Inès Dubuisson) : Une femme jeune et vive, atteinte du syndrome d’Asperger.

Ce syndrome est une forme possible d’autisme ou une autre forme d’intelligence. Lola préfère la deuxième définition.
Dans sa tête, tout se bouscule : aucune image mais beaucoup de chiffres. Et son corps ?

KRISTIN (Bénédicte Chabot) : 40 ans. Une femme heureuse. Sa vie réussit : un travail qu’elle adore, la télévision « météo ». Un mari qu’elle aime et un petit garçon de 7 ans.

Belle maison, grand jardin, une vie idéale.

Féminine, généreuse et douce, elle a de belles valeurs.

Elle aime être précise dans ses souvenirs et pratique avec plaisir la parenthèse, que d’autres appellent aussi digression.

ANAIS (Kim Leleux) : Une jeune femme de 35 ans, activiste chez Greenpeace. Elle est en quête de sens, elle dissimule sa fragilité derrière une couche épaisse de révolte, sa colère est le moteur de son action qu’elle veut juste et forte.

Ses convictions lui donnent l’espoir que le meilleur est à venir, même si le plus souvent elle est rattrapée par ses contradictions. Elle ne ménage personne pour se faire entendre. Elle investit tout son être à sa quête, y compris son amour pour Jack. Ses coups de gueule sont des cris d’amour au monde, à l’autre, à Jack.

LE 7 EME CONTINENT

Cette pièce pose la question : on veut du changement , on rêve à d’autres types de relations humaines , à d’autres types de relations avec notre planète !!!

Quelques pistes sont données dans le programme du théâtre : le manger, l’électricité renouvelable, les commerces locaux et indépendants, le recyclage, le partage…

Une pièce extrêmement intéressante sur beaucoup de points.

Une pièce au thème rare : l’amour de trois femmes pour le même homme…

Les trois comédiennes, au tempérament volcanique, sont parfaites,, avec chacune une interprétation très personnelle.

Une présence notoire, forte, violente aussi.

Michel Kacenelenbogen a réalisé une mise en scène percutante, dotée d’une belle intelligence.

C’est vraiment « l’acteur » qui met en scène des « acteurs ».

Thierry Janssen nous apporte une pièce brillante au thème tout particulier. Son écriture est très vivante et parlante.

C’est l’homme d’un théâtre d’aujourd’hui qui nous fait réfléchir.

Il n’y a pas que les trois femmes, il y a le monde, notre monde.

Michel Kacenelenbogen, : La pièce aborde des questions de responsabilité les uns envers les autres, et tout le monde vis-à-vis de la planète en partant d’un fait divers…amplifié , il ne s’agit pas d’un adultère commun, si j’ose dire , mais d’un triple adultère.

Si on partait d’une situation où une femme découvre que son homme mène une double vie, ça paraîtrait trop banal, en quelque sorte, en quelque sort,e il faut que ça sorte de l’ordinaire pour que son histoire soit entendue.

Et je puis affirmer qu’elle est bien entendue par le public.

 LE 7 EME CONTINENT

Texte : Thierry Janssen

Avec Bénédicte Chabot, Kim Leleux et Inès Dubuisson

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen

Assistanat à la mise en scène : Hélène Catsaras

Stagiaire assistanat à la mise en scène : Vanille Paulet

Scénographie : Noémie Vanheste

Chorégraphie : Hans Vonberger

Costumes : Chloé Dilasser

Régie : Pierre Hendrickx

Stgiaire régie : Dorian Franken-Roche

Production : Théâtre Le Public

Photos : Bruno Mullenaerts

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LE 7 EME CONTINENT

Une œuvre théâtrale captivante !

Jusqu’au 30 avril 2016

(relâche du 29/03 au 09/04)

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt 64/70 – 1210 Bruxelles

Infos Réservations : 0800 / 944 44


 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe « , merci de votre présence.

Notre moment de séparation : Demain dimanche à 14h15 sur France 2, l’émission de Michel Drucker « Vivement Dimanche » avec en studio : Bernard Pivot et…FABRICE LUCHINI.

Bon plaisir et à tout bientôt !

 

Roger Simons


 

 

SAVOIR QUE J’EXISTAIS,VOILA (CAFE THEATRE LA SAMARITAINE)+VINCENT LINDON

Une comédie sombre, avec des instants comiques, écrite et interprétée par Estelle Cabrol.

Ce sont sept femmes qui se racontent, mais jouées par une seule : Estelle !

 

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Estelle : Ces sept femmes prennent vie dans des lieux, des costumes et des accessoires qui les caractérisent.

Nous avons opté, mes amis et moi, pour une scénographie minimaliste qui donne à voir le rapport physique entre le corps de la comédienne, celui des objets et l’imaginaire.


 

Sur la petite scène de la Samaritaine, l’interprète (les sept en une) et leurs accessoires sont à vue pour mettre en jeu différents portraits de femmes.

Un fracas d’objets et des vêtements sont suspendus avec des pinces à linges à des fils.

Estelle a l’art de s’habiller et de se déshabiller ! Elle le fait avec une rapidité étonnante et amusante.

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Ses yeux jouent un rôle important. Sept regards différents qui fixent le spectateur.

Estelle Cabrol (auteure et interprète) On découvre ces femmes dans leur univers singulier, face à leurs angoisses et leurs aspirations intimes.

Pétries dans leurs certitudes, ces femmes s’enlisent indéfiniment dans des servitudes établies par une société machiste ou par leur propre fascination.

Sincères et naïves, enthousiastes et névrosées à souhait, elles racontent sans détour leur quotidien , leurs grandes frayeurs , les plaisirs qui les font vibrer , oublier les petits tracas du quotidien et aimer à en mourir le pays de leurs soumissions.

Ces femmes sont enchaînées à leurs illusions.

Fantasmes, voracité, folie s’échappent du comportement et des propos de ces sept femmes qui se réjouissent et se pâment dans des faux-semblants.

Ainsi, leurs rêves, leurs frustrations, leurs espoirs , leurs colères , leurs projections , leurs soumissions , leur capacité à s’aveugler elles-mêmes ouvrent des portes sur des mondes fantasques dans lesquels rires et horreurs se côtoient.

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J’ai bien observé Estelle durant toute l’heure du spectacle.

Ses regards sont malicieux, éloquents.

La question que je me pose : Qui est- elle parmi ces sept femmes ?

Il y a Clémence Espérance, Vanessa , Candice…Pourquoi quatre prénoms seulement ?

Estelle : les autres sont des anonymes…Et je ne vous dirai pas qui je suis…A vous de m’identifier!

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L’humour et le fantastique leur donnent la légèreté qui permet d’avoir sa propre lecture du drame de ces personnages tout en ayant de la distance.

Drôle, le spectacle commence par du véritable «  camembert de Normandie »…

TRES COURT EXTRAIT

Elle … (laquelle) ? : Oups, c’est du costaud. Mais c’est un critère de qualité.

En matière de camembert, je suis INCOLLABLE. Je suis née dedans. Clémence Lavanon, élevée au camembert de Normandie» ! Mais pas n’importe lequel. Le vrai. Celui qui coule, qui pue, qui fond dans la bouche, et qui donne une haleine si particulière… Mais ça, tout le monde ne peut pas le comprendre, c’est culturel….

 « Chez Lavanon en toute saison,

Le camembert c’est une passion,

A chaque minute on est à fond,

Adoptez-le c’est que c’est bon »

(Suite et fin… sur scène…à la Samaritaine…)

Estelle nous dit qu’il existe quatre sortes de connard :

Le connard de base, le sombre connard, le connard fini et le parfait connard.

Et la question est : Peut-on éradiquer le connard ?

SAVOIR QUE J’EXISTAIS, VOILA !

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 Textes et Jeu : Estelle Cabrol

Mise en scène : Sandrine Guise

Assistanat à la mise en scène : Laure Cavalléra

Régie : Lucas Hoyois.

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Jusqu’au 05/03/16

Rue de la Samaritaine   – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 05

 

 

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe, merci de votre présence. Vous êtes de plus en plus nombreux.

Notre moment de séparation :Ce soir à 20h50 sur LA UNE/RTBF, le film d’Etienne Chatiliez : «  La confiance règne »  avec Cécile de France et Vincent Lindon, honoré et couronné deux fois en trois semaines : à Bruxelles dans les « Magrittes » : « Le Magritte d’Honneur » , et il y une semaine aux César «  Prix du Meilleur Acteur ».

Bravo à Vincent ! Il méritait ces prix !

L’histoire du film  de ce soir raconte la rencontre sur un quai de gare de Chrystèle et Christophe.

Bon week-end à Vous et bonne vision.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FRANCESCA (THEATRE NATIONAL) + DEPARDIEU & POELVOORDE(SAINT-AMOUR)

Trois soirs encore pour voir ce spectacle en création qui nous fait mieux découvrir cette photographe américaine de grand renom, né à Danvers(USA) en 1958 , pour se laisser mourir en 1981 à New-York . Elle se suicide dans son loft de New York à l’âge de 22 ans.

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Malgré la brièveté de sa carrière, l’œuvre de Francesca Woodman continue d’avoir une grande influence sur la création photographique contemporaine.

 

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Une jeune comédienne belge, Nathalie Rozanes, a découvert l’œuvre de Francesca lors d’un passage à New York.

Elle a été bouleversée et elle a voulu lui rendre hommage en créant un spectacle dans lequel elle s’enveloppe dans le corps de la photographe.

Elle est étonnante !

Nathalie Rozanes : Pour moi, Francesca Woodman interroge la condition humaine en plaçant sa forme visuellement contre des formes abstraites ou organiques(parfois mortes), qui ne sont pas humaines. Quel est notre rapport au temps ? A l’autre ? Quelles sont nos perspectives ?

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Francesca : «  J’aimerais avoir un avis sur le capitalisme et sur le communisme aussi et avoir

Une idée de comment on pourrait sortir de cette crise

Et savoir quel serait un meilleur système

Et l’affirmer

Et sur la position de la femme dans la société aussi et l’affirmer

Et une solution pour l’environnement

Le Mali

Et…

J’aimerais savoir quel avenir je pourrais donner à mes enfants, trouver une forme d’art qui soit la mienne , écrire des films, faire de la broderie ou des photos et cesser de la chercher , sortir de cette crise la aussi et mettre de l’humour dans les choses , parce que c’est vachement sexy quand même une fille qui a de l’humour et tellement plus digeste et de la discipline,

Me lever tous les matins à 6h30 et faire du yoga

et savoir comment parler aux autres , mais surtout à toi aussi , surtout(…) »

Nathalie Rozanes : Si vous voulez , dans «  FRANCESCA » je joue mon carnet de notes de 2 ans de recherches avec ce projet qui a démarré la première fois que j’ai vu une photographie de Francesca Woodman.

Un montage ouvert sur comment une chose en amène une autre. Comment créer !

FRANCESCA

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La découverte de l’œuvre photographique de Francesca Woodman constitue le point de départ du spectacle propos en ce moment au Théâtre National.

Un plongeon dans l’intimité d’une jeune femme, Francesca.

Un solo qui flirte avec la performance, entre un portrait et l’autofiction.

Une langue brute, proche du carnet de notes

Mieux , et merveilleusement mieux, un poème d’amour épistolaire.

Nathalie Rozanes : J’ai créé un réseau d’associations qui se déploie en 3 lignes

principales :Une chorégraphie à travers les images et les textes de Francesca…Des

extraits du poème épistolaire « Cœur de lion » d’Ariana Reines…Un texte que j’ai écrit en réaction aux photographies de Francesca Woodman.

 

LA PIECE

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Un plateau rempli d’un tas de choses curieuses, mélangées, difficile à déterminer.

Un lit tout de blanc recouvert s’impose : la femme est là, toute nue, se déplaçant sans arrêt, virevoltant à travers ce lieu gigantesque.

C’est Nathalie, entrée dans la peau de Francesca. Elle est d’une beauté radieuse ! Elle s’en vient parfois près de nous, sourit, s’éloigne, se recouche, dit des textes qui sont les siens, en dit d’autres qui sont ceux de Francesca.

Nous baignons dans un univers particulier, étrange, onirique, qui nous trouble.

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Nathalie Rozanes nous livre son carnet de notes. C’est quelque peu déroutant mais généreux. Elle le fait avec humour et une certaine tendresse, page après page. Un carnet de notes avec beaucoup de notes intimes qu’elle nous dévoile comme cette lettre d’amour écrite par Francesca, une lettre qui a joué un rôle important dans la vie de cette femme perdue.

Un parcours initiatique qui nous entraine dans des rêves impénétrables, insaisissables remplis d’amour et de désir et qui viennent se jeter dans nos pensées d’un façon un peu inconsciente.

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C’est avec passion que j’ai suivi hier soir ce parcours proposé par Nathalie, jeune comédienne talentueuse.

S’ajoute à ce spectacle « différent », l’exposition ICONIC ECHO, juste à côté de la scène, qui est un prolongement du spectacle. C’est une autre porte d’entrée dans l’univers de ce que l’on vient de voir.

Trois artistes : Lucie Guien , Thomas Depas et Thibault Grégoire s’exprimant à l’aide de trois médiums : le dessin, le film et la photographie.

Ils nous présentent quelques-unes de leurs œuvres directement inspirées par le travail de Francisca Woodman.

Une heure d’un spectacle envoûtant !

Une découverte d’une photographe américaine extraordinaire !

Une superbe jeune comédienne  auteure d’un projet intéressant !

Un moment de théâtre rarissime !

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FRANCESCA

Projet et jeu : Nathalie Rozanes

Textes : Nathalie Rozanes et Arian Reines

Assistante : Lucie Guien

Son : Jean-Noël Boissé

Scénographie- lumière – video : Simon Siegmann

Construction décor : Dominique Pierre et Yves Philippaerts

Réalisation costumes : Nicole Moris, Jeanne Wintquin, Billal Costanza.

Régies :

générale : Luc Loriaux

son : Simon Pirson

lumière : Didier Covassin

video : Matthieu Bourdon et Sandrine Couvert

plateau : Lucas Hamblenne et Ondine Delaunois

Photos : Cici Olsson

Production Théâtre National.

 

FRANCESCA

Jusqu’au 0/03/16

THEATRE NATIONAL

Bld Emile Jacqmain 111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 203 53 03


 

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », merci de votre attention  et votre présence.

Notre moment de séparation : En compagnie de Gérard Depardieu et Benoit Poelvoorde pour le film de Gustave Kervern et Benoît Delépine SAINT-AMOUR »

Un film sur la solitude et l’amour.

Ce qui est amusant et formidable, c’est de voir Gérard , père de Benoît. Ils sont tous deux émouvants   ! Deux grands acteurs !

Le film à voir !

Chers amis du blog , à tout bientôt !

 

Roger Simons