LA FABRIQUE IMAGINAIRE: YVES HUNSTAD & EVE BONFANTI

 

UN AUTRE THEATRE – HORS SENTIERS BATTUS…

Un théâtre imaginé par Yves Hunstad et Eve Bonfanti

 

Première rencontre…

 

 

 

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 J’ai découvert Yves Hunstad , dans les années 70 , à l’Insas. Il était étudiant en interprétation dramatique. J’étais professeur. Et dans l’immédiat, j’ai trouvé que c’était un personnage tout à fait extraordinaire. Tout de suite , nous sommes devenus des amis.

 Je le voyais d’ailleurs très peu de temps  après sur les planches du Théâtre  de l’Atelier Saint Anne (fondé par Philippe Van Kessel) dans un spectacle dont il était l’auteur : «  Hello Joseph » puis «  Gilbert sur scène » (nous sommes  en 1985)

Véritable triomphe ! Yves fait des débuts fracassants.

 

 


 

 

1988, Yves commence à inventer des spectacles avec Eve Bonfanti.

Et c’est alors qu’ils écrivent ensemble «  La Tragédie comique », un spectacle qui continue son chemin un peu partout en Europe  et ailleurs, toujours avec un énorme succès.

Yves, dans son « seul en scène » , fait preuve d’une grâce et d’un talent inégalables en inventant  un personnage comique mais humain , grave et fragile.

Cette pièce est considérée comme un chef d’œuvre, et elle le mérite. C’est la célébration de l’imaginaire, de la poésie et de l’humour.

Cette pièce est à la croisée du théâtre élisabéthain et de la création contemporaine.

Yves nous embarque pour un voyage jusqu’au cœur d’un grand mystère : celui du THEATRE.

C’est d’une brillante intelligence  et d’une interprétation tout à fait remarquable.

 

 


 

 

Yves travaille sur le jeu, Eve sur la mise en scène…

Et le succès continue … sans la moindre faiblesse.. au Quebec avec plus de 500 représentations.

Et  puis, ils inventent « Le diable  l’amour et la mort », spectacle épique sur les mythes de l’amour et du théâtre.

« Amour » et « Théâtre » : c’est bien eux deux ça !

 

 

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 D’autres spectacles apparaissent  les uns après les autres.

En 1997, ils éprouvent le désir, tout en continuant le roman de l’acteur et de ses combats, de se retrouver vulnérables et démasqués à égalité avec un troisième personnage  le plus important : LE PUBLIC !

Et naît «  Du vent…des fantômes »  qu’ils écrivent et jouent ensemble.

Quand l’acteur devient-il personnage ?  Que devient sa personne dans le jeu ? Comment peut-on croire à ce qu’il n’est pas possible de croire ?

 

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Et cela continue dans un rythme vertigineux,  avec une passion  dévorante !

Et  surgit en 1998 «  Au bord de l’eau »

Au bord du public…un miroir mystérieux , un remous tranquille de quelque chose qui semble avoir toujours été là , une onde frémissante dont la scène serait la berge. Un bijou d’écriture !

Et je n’oublie pas  cet autre spectacle tout à fait différent : «  Au Café du Port » où Yves et Eve nous plongent dans une ambiance musicale remuante avec le tango !

C’est l’histoire d’une petite salle de bal brinquebalante et poussiéreuse du port d’une Buenos Aires imaginaire.

C’est l’histoire de ces femmes et de ces hommes qui viennent là pour tanguer sur la nostalgie de l’amour perdu, pour rêver à l’ivresse d’autres amours ou pour s’inventer d’illusoires départs malgré la fuite inéluctable du temps.

C’est l’histoire de ce garçon de café, personnage clownesque , distrait, , maladroit , qui semble être dans ce bar perdu en bord de l’océan depuis des siècles , comme un fantôme-poète.

C’est Yves Hunstad qui joue ce personnage d’une façon  burlesque.

J’ai vu ce spectacle plusieurs fois et à chaque fois , j’ai été pris dans cette ambiance , ses danses (j’adore le tango), sa chanteuse , ses musiciens et Ernesto,  le serveur maladroit ( Qu’est-ce qu’il est drôle Yves !) Allez, accompagnez-moi , vous n’allez pas vous embêter…

 


 

 

LA FABRIQUE IMAGINAIRE

 

« Dans ce qu’elle nous a donné à voir jusqu’ici, La Fabrique Imaginaire  d’Eve Bonfanti et d’Yves Hunstad, a jouée d’une façon unique son rapport au théâtre et au public.

Après «  La Tragédie Comique », leur nouveau spectacle  « VOYAGE » premier épisode s’attaque à l’épopée, rayon métaphysique et sa manière se révèle à nouveau sans pareille . »

(Jean St Hilaire, Le Soleil , Montréal)

 

 

 

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« Eve Bonfanti et Yves Hunstad , c’est avant tout  l’histoire d’un duo pas tout à fait comme les autres, pour qui « faire du théâtre , c’est comme préparer à manger , sans dissocier l’art de  pratiquer une profession de l’art de vivre » .

Un couple aux ressorts multiples, donc, chez qui l’authenticité est devenue un point de référence, une valeur centrale.

Artisans dans l’âme  ils composent leurs spectacles à quatre mains, lui de   « façon éclatée, en étoile », elle « de manière plus globale, en cercle » s’amusent-ils à décrire.

Au final, une écriture qu’ils disent « gémellaire », à la fois masculine et féminine. Qui, sous des airs de ne pas y toucher , révèle un travail millimétré.

Un théâtre ludique et jouissif où personne ne triche mais d’où l’on ressort intrigué, amusé et terriblement léger. »

(Marie Liégeois, ex -Théâtre de la Place à Liège)

 

 

 

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 VOYAGE  ou LA TRAGEDIE COSMIQUE

 

Il y a quelques semaines, le Théâtre Saint-Michel accueillait Yves , Eve et leurs amis  pour nous faire découvrir leur nouvelle aventure théâtrale.

 


 

 

 

 CE QUE VOUS VOYEZ ET ENTENDEZ PEUT N’ETRE QU’UN REVE !

 

Et il s’agisssait bien d’un rêve curieux, étrange ! L‘histoire imaginaire de six personnages qui évoluent sans cloisons dans différents couloirs du temps et qui nous entraînent dans un monde aux repères changeants.

 

 

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Un généticien donne une conférence sur l’ADN, une sexologue s’interroge sur l’amour, une actrice présente le spectacle mais étrangement vient d’avoir un accident de voiture…

Dans quel monde voyage-t-elle ? On ne sait  pas si elle est dans le coma, dans son rêve, ou si elle imagine cette histoire comme celle  de son prochain spectacle. Les personnages de son spectacle se mélangent à ceux de sa propre vie, devenus fictionnels dans une épopée fantastique qui joue avec le temps et les perceptions de la conscience .

 

Il  y a aussi  d’autres personnages  que l’on peut plus facilement identifier :

 

 

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 Une sexologue , assise dans le public, qui pose et à qui l’on pose des questions.

Un musicien québécois avec un air d’ange qui débarque à l’aéroport.

Vient-il ici pour nous donner un concert ?

Un pilote d’avion qui est aussi le régisseur du spectacle.

Une violoncelliste traverse le lieu et nous fait entendre une musique caressante.

 

 

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C’est un « voyage » à la lisière du rêve, de la science, de la vie et de la mort qui jongle avec la perception du temps, les spirales de la conscience.

 Nous suivons avec curiosité ces personnages   dans les détours de ces deux fabricants-philosophes de l’illusion : Eve Bonfanti(l’actrice) et Yves Hunstad( le musicien).

Un voyage qui travers toutes les cloisons.

 

« Ce Voyage est un vrai moment de théâtre qui donne l’impression de s’enfanter devant nous » (Michèle Friche/Le Vif/L’Express)

 

 

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 «  Eve Bonfanti et Yves Hunstad nous emmènent pour un voyage exceptionnel, vertigineux. On peut dire qu’avec «  Voyage « , on passe de la Tragédie comique à la tragédie cosmique. On en ressort comme d’un rêve éveillé » (Laurent Ancion, Le Soir) 

 

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Yves Hunstad : Après avoir fini la troisième pièce de notre Trilogie sur le théâtre, on a pensé qu’on venait de boucler avec «  La Tragédie Comique » ,  « Du Vent…des Fantômes » et «  Au Bord de L’eau » un voyage singulier de l’humain au sein de l’univers et des mécanismes du théâtre.

En se lançant dans un nouveau projet, on savait qu’on se nourrirait des précédents pour se lancer dans une épopée, particulier, autre, dont les territoires seraient le Temps et le Cerveau !

 Mais on s’est vite rendu compte que le cerveau est un grand théâtre avec des salles de répétitions, des fantômes, du public et plein de monde qu’on ne connaît pas qui vont et viennent , des pièces vides, des traversées dans le passé et des rêves du futur .

 Ainsi notre nouveau projet prolonge-t-il encore un périple dans le théâtre à sa manière.

Ce qui nous paraît une différence avec la Trilogie est que   « VOYAGE » s’ouvre à une équipe !

Voilà une ouverture qui nous permet de partager la création avec d’autres car chacun des artistes qui  nous accompagnent est aussi, dans des projets personnes , créateur, metteur en scène, auteur , en plus d’être interprète !

Notre façon d’inventer n’est pas différente pour autant !

 

 

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 Depuis «  Du Vent….Des fantômes », nous nous intéressons à mélanger dans  nos spectacles des notions imaginaires et scientifiques. Nous nous amusons à plonger dans les univers de l’anthropologie, de la biologie marine , de la génétique…

Nous pensons, nous croyons que le théâtre est l’espace imaginaire qui  nous permet d’ouvrir notre conscience pour la rendre plus perméable à la paix à la tolérance et à l’amour !

 

Yves Hunstad – Eve Bonfanti : deux créateurs ! Deux magiciens !

 

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment «  La Fabrique         Imaginaire »  est-elle née ?

Eve Bonfanti : Quand nous nous sommes rencontrés, nous avions le désir, chacun de son côté , de sortir des chemins balisés du théâtre.

L’acte de prendre la parole et d’inventer ensemble est devenu le sens premier de notre métier d’acteurs. C’est pour concrétiser cette démarche qu’est née La Fabrique Imaginaire !

 Ils se connaissent depuis bientôt 30 ans ! Un  bel anniversaire à fêter l’année prochaine.

Un homme et une femme formidables, intelligents  profondément humains, sans prétention, accueillante, aimant le public qui les suit dans leur extraordinaire aventure !

J’ai voulu établir un «  dossier »  sérieux  sur ces deux êtres qui me sont chers !

J’ai voulu aussi vous mettre au parfum de leurs activités et réalisations.

 

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VOYAGE  continue sa longue route  vers l’infini avec la promesse  de  les revoir bientôt avec dans leurs valises, d’autres «  voyage » peu ordinaires !

Vous avez l’opportunité de les retrouver dans quelques jours  à  Bruxelles au Théâtre Varia  pour vous parler de leur nouveau projet  BONHEUR !

 

En avant-première, quelques mots sur ce projet…

 

Yves et Eve : Chaque phase qu’on dit contient sa propre masse d’énergie. Les mots qu’on dit et qui sortent de notre corps proposent dans l’espace une trajectoire à chaque fois particulière.

Sans qu’on s’en rende compte, il y a des ensembles de mots qu’on dit, qui vont loin. Il y a des phrases qui durent longtemps et qui dépassent parfois la longueur de notre propre vie. Elles résonnent après nous et restent inscrites quelque part dans le corps des autres.

Quand on sait que chaque mot que l’on prononce laisse une trace , on ne se rend pas compte à quel point les mots que l’on choisit de dire, construisent petit à petit l’avenir des autres.

Notre corps qui bouge est un cahier qui se remplit de phrases au fur et à mesure de l’avancement de notre vie. Nous mourons comme des textes inachevés, interrompus dans une marche au travers d’une forêt de mots qui ne cessent de s’accumuler.

Alors il arrive qu’on puisse croire certains jours qu’on n’ y peut rien.

Et que ce qui nous dirige est bien ce qui est déjà inscrit. Pourtant le chemin du bonheur qu’on recherche se trouve peut-être dans le choix des mots qu’on veut dire.

La liberté qu’on a de pouvoir construire notre destin, en partie du moins, se trouve peut-être simplement là. Il s’agit de faire son choix.

C’est la question  du choix des mots qu’on veut lancer ou ne pas lancer dans l’espace du monde. »

 La suite, en direct  le 02 mai prochain à 20 heures, au  Petit Varia !

Yves Hunstad , Eve Bonfanti et leurs  complices lèveront un premier coin du voile sur cette création.

J’espère que vous serez tous présents.

 

THEATRE VARIA  (PETIT VARIA)

Rue Gray  154- 1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 82 58

 

 


 

Une émotion de retrouver Eric Charden qui nous a quitté en 2012.

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Tout bientôt , la célèbre pièce bruxelloise :  » Le mariage de Mlle Beulemans  » jouée au Théâtre Royal des Galeries.

Je vous quitte en compagnie du  » JERUSALEM QUARTET  » qui sera en concert au Palais des Beaux-Arts les 23, 24, 26, 27 et 29/04

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SUR UN LIT DE FOUGERES ( LA SAMARITAINE )

SUR UN LIT DE FOUGERES

 

Ou si vous préférez :

 

FEERIE POUR BETES ET DAMES SENTIMENTALES

 

 

 


 

 

 

 

SUR UN LIT DE FOUGERES

 

Auteure et metteure en scène : MARGARETE JENNES

 

Interprétation  double : humaine et animalière: ERIC DRABS

 

 

 

 

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«  Au temps où il y avait encore des forêts sur la terre

« Au temps où avec le bois des arbres nombreux

« Tous beaux, tous différents, tous altiers

« Tous heureux

« Odorants

« Les hommes faisaient de la pâte à papier

« Afin d’y imprimer des histoires inventées

« Tout au début du monde

« Il y avait une forêt très ancienne à la ronde

« En cela redoutée

« Les promeneurs l’évitaient

« Elle suscitait les pires légendes

« On murmurait par les villages avoisinants

« Qu’on l’avait entendue hurler à vous figer le sang

« Si bien que les mères grands

« Pour empêcher les petits enfants trop curieux de s’y rendre

« Leur racontaient qu’y sévissait un monstre dévorant…

 

 

 


 

 

Il y a une vingtaine de ces textes magnifiques écrits par Margarete Jennes, dotés d’une poésie rarissime qui racontent en vers cette histoire surprenante,  interprétés avec talent , vivacité,  brio , pétulance par  ce comédien que l’on a pu apprécier , entre autres dans des  spectacles joyeux de Claude Semal.

 

 


 

 

 

RETOUR DANS LA FORET MYSTERIEUSE

 

 

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Synopsis raccourci :

 

 

Dissimulée dans une forêt abandonnée en perpétuelle métamorphose, peuplée d’arbres nourriciers ou cruels , de fées insaisissables , une curieuse bête sauvage s’efforce d’amadouer une Duchesse en colère , exilée en cet effroyable et «  délicieux »  séjour.

 

 

Au départ, Eric Drabs paraît naïf, comme perdu dans un endroit curieux, découvrant des gens ,  des arbres , des bêtes…puis dès les premiers mots , fixant le public , il commence à nous raconter cette histoire d’un autre temps , fixée dans notre imaginaire.

 

 

 

« Moi, un monstre ? Peut-être

« Etais-je trop gros, trop sale, trop méchant

« Pour que mes parents

« Mes parents chéris me livrent à la férocité de la nature ?

 

 

 

Une vingtaine de poèmes qui s’enchaînent les uns aux autres sans la moindre rupture de ton,  constituant un tout, avec une élocution parfaite.

Il joue une trentaine de personnages et il imite, parodie, mime la grosse bête sauvage qui envahit la forêt et qui grogne et hurle, lance des onomatopées  effrayantes et bruyantes…

C’est génial !

 

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« Dans le petit théâtre de ma boîte

« J’ai convoqué quelques gravures

« Enluminées

« Si ça te plaît mon gros chéri tu moufteras

« Rrrrrra RrrrrA

« Sinon tu ne moufteras pas

« Rrrrra  RrrrrA

« Veux-tu que je te conte

« La légende dorée de sainte Menehould ?

« Rrmmmmmrrhha

 

 

Eric Drabs pourrait facilement doubler  des personnages dans des dessins animés ou des films d’animation.

 

 

Maggy Rayet : «  SUR UN LIT DE FOUGERES » est d’un bel orange vif…Margarete Jennes a choisi de travailler sur «  Les rapports énigmatiques unissant l’être humain aux autres créatures de notre étonnante planète ». Elle imagine une histoire d’amour forestière entre une Duchesse qui a du caractère et une Bête plutôt bon enfant.

 

(Extrait de La Revue des bibliothèques 173/Novembre 2011)

 

 Emile Lansman( éditeur) : Une très belle confirmation ( mais est-ce encore nécessaire)  du talent d’Eric Drabs pour qui c’était le premier seul en scène.

 

Manipulateur, passant d’un personnage à l’autre et d’une humeur à l’autre avec une facilité déconcertante…le public est captivé par sa forte personnalité de conteur…

 

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SUR UN LIT DE FOUGERES

 

 

Un récit  poétique fragmentaire dont le fil rouge est la rencontre en forêt enchantée  d’une duchesse coléreuse en exil et d’une bête sauvage abandonnée.

Leur amour épineux conté par la voix des arbres, des fontaines, diverses présences animales, minérales ou végétales, donnera naissance à une fée !

 

 

« RRonch RrronchRrrrOncch

« Tu grognes , mon histoire t’épouvante

« Préfères-tu la légende du grand saint Nicolas ?

« Qui recolla les morceaux

« De trois pourceaux

« Mis au saloir à saler

« Par un boucher…

 


 

 

« Voici une «  Féerie pour bêtes et  dames sentimentales » qui ose la rencontre entre une bête sauvage et une duchesse en colère »

(Laurence Bertels/La Libre Culture)

 

 

Ce spectacle est un rêve ! Ce spectacle virevolte dans notre imaginaire !

Une mise en scène et en action intelligente de Margarete Jennes , l’auteure de  ce long poème superbe, inédit.

Si vous vous rendez à La Samaritaine, vous pourrez  trouver  l’ouvrage publié aux Editions Lansman ( 6 euros seulement)

 

Margarete Jennes a écrit et/ou mis en scène de plus de cinquante créations théâtrales, collaboré avec de nombreuses compagnies et artistes , chanteurs , musiciens ou humoristes !

Ils méritent tous deux  Eric Drabs et Margarete Jennes, mes vives félicitations.

 

 

EPILOGUE

 

 

« Dans la fontaine oubliée

« Nouvelle fée encore à naître j’irai nageant

« Vers vous, mon père

« Pour vous consoler de n’être

« Que ce que vous êtes

« Cela me consolera peut-être

« A mon tour d’être moi

« Préparer votre amour pour votre bizarre enfant

« Fée moitié femme moitié serpent

« Et dont on entendra parler longtemps

« Dans la forêt de Lusignan…

 

(Margarete Jennes)

 

 

 

 SUR UN LIT DE FOUGERES/MARGARETE JENNES/ERIC DRABS

 

 Jusqu’au 12 avril 2014

 

Banc gravé : Roby Comblain

Régie : Mathieu Robertz

Production : Théâtre La Montagne magique/Hypocrites ! 

 

 

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine  16 – 1000  Bruxelles

Réservations : 02 / 511 33 95

 

J’espère que vous aimez ce genre de littérature. Cela nous plonge dans une atmosphère toute particulière, fantastique , onirique…

 

 


 

 

Prochain spectacle sur mon blog : «  VOYAGE »  de et avec Yves Hundstad(Superbe)

Une édition spéciale  avec le comédien Gérard Vivane qui nous racontera sa toute grande carrière théâtrale.

Des propos sur les films actuellement  dans nos salles de cinéma

Et dans quelques jours :

«  LE MARIAGE DE MADEMOISELLE BEULEMANS » qui va se jouer au Théâtre Royal des Galeries  avec , en tête de distribution : Daniel Hanssens.

 

Merci de votre attention et de votre  fidélité

A tout bientôt !

 

Je vous dois encore une fin musicale.

J’ai choisi la délicieuse et troublante Emmanuelle Béart , à nouveau sur nos écrans dans le film de Cécile Telerman : «  Les yeux jaunes des crocodiles » . Elle interprète ici une chanson de Georges Brassens. 

 

Je vous cède mon blog…pour un moment ,  Belle Emmanuelle !

 

 

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONFIDENCE AFRICAINE ( THEATRE LE PUBLIC )

ROGER MARTIN DU GARD (1881-1958)

 

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Agnostique, mais pas anticlérical, il ne croyait qu’au règne de la raison.

Sa personnalité est peu connue du public parce que lui-même l’a voulu ainsi.

D’une pudeur extrême, il vivait à l’abri de regards. Ce n’était pas un solitaire cependant. Il aimait rencontrer l’inconnu, était fidèle à des amis qu’il n’épargnait pas – la longue correspondance  avec André Gide et Jacques Copeau en fait la preuve. Pour écrire, Roger Martin du Gard dilapidera le patrimoine familial.

Grâce à Gaston Gallimard, aux droits d’auteurs et surtout au Prix Nobel qu’il reçut en 1937, il put continuer sa vie d’écrivain à la campagne et à entretenir sa famille…

Il a écrit pour le théâtre trois pièces que nous ne connaissons guère :« La Gonfle », «  Le Testament du Père Leleu » et «  Un taciturne »

Très sincèrement, je n’ai jamais entendu parler de ces pièces.

 

Par contre, il a écrit une nouvelle tout à fait étonnante :

 

 

CONFIDENCE AFRICAINE

 

 

 

 

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Le pont d’un bateau, la nuit,  entre l’Afrique du Nord et Marseille.

Un homme se confie, l’autre écoute.

Celui qui écoute, c’est en fait Roger Martin du Gard.

Celui qui se confie est un libraire italien, un inconnu installé dans une métropole du Maghreb

Il raconte un secret familial, un scandale, et confie enfin le récit intime et bullant de son aventure interdite.

 

Roger Martin du Gard est interprété par Jean-Claude Berutti, metteur en scène du spectacle.
L’homme qui raconte est «vécu » par  notre grand comédien belge : Christian Crahay.

 

Il viennent de jouer la nouvelle pendant plusieurs mois à Paris au Lucernaire et il nous reviennent pour nous  faire vivre cette aventure.

 

Un spectacle génial.!

Je vous signale au passage qu’il  est présent au Théâtre Le Public jusqu’au 30/04.A ne pas rater !!!

 

 

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Il fallait un duo d’exception pour nous donner à voir une face voilée de l’amour, cruelle et tragique, soumise à un destin implacable !

 

Notre imaginaire fonctionne à plein rendement en suivant l’histoire troublante qui nous est contée, sans tabou ni faux-semblants…

 

Jean-Claude Berutti(metteur en scène) : Avec Christian Crahay , l’un de vos grands acteurs belges , vous l’avez souligné dans votre propos, nous avons beaucoup joué cette nouvelle à deux voix, autant dans les villes de Wallonie qu’à Bruxelles et en France pendant trois saisons.

 

Après six ans d’interruption, j’ai désiré reprendre l’aventure pour voir où nous en sommes Christian et moi , et ce que nous raconte aujourd’hui ce récit drôlement amoral, dans un monde de plus en plus moralisateur.

 

Cette nouvelle supérieure est très radiophonique.

On voit les deux personnages, réunis sur un transat.

L’auteur ne dit pas un mot,  il regarde de temps en temps l’homme qui lui révèle une histoire déconcertante.

L’homme parle, s’excite, s’anime dans un état de fébrilité, d’ivresse, de délire, d’ardeur…

Et nous, le public, nous le regardons et l’écoutons. Nous sommes impressionnés, émus, ravis par la beauté du texte, l’efficacité et la simplicité  intelligente de là mise en scène, le sujet  brûlant  inattendu.

Une heure de passion !

 

J’aurais voulu vous faire entendre un extrait de cette nouvelle avec la voix et le ton de Christian Crahay.

Impossible suite à un problème d’ordre purement technique.

Mais je vous propose tout de même de lire un extrait du texte.

Concentrez-vous dessus et  imaginez que c’est l’acteur qui  l’interprète. Rêvez quoi ! Imaginez que vous êtes sur un bateau, la nuit dans le calme d’une mer reposante…

 

Quelques notes de musique avant la lecture …

 


 

 

 

 

 EXTRAIT DU TEXTE/ CONFIDENCE AFRICAINE

 

« …La sœur de Leandro portait un nom si gracieux que je ne me décide pas  à le changer – d’autant que c’était biens sa seule parure. Elle s’appelait Amalia. Quoique beaucoup plus jeune que son époux  (si bien que Luzzati semblait son père), elle était , elle aussi, d’une corpulence…orientale. Certes, elle n’était pas belle ; je dirais même que ses yeux plissés de tortue , son masque envahi de graisse , son teint huileux , son torse piriforme, avachi par les grossesses et les allaitements , conspiraient à faire d’elle un souverain remède contre la concupiscence.

 

Je m’expliquai mieux sa complexion après l’avoir vue se gaver d’une sorte de compote, faite de figues imbibées de crème fraîche et de miel. En sus des platées de macaroni qu’elle bâfrait aux repas, elle grignotait du matin au soir des friandises et ne parlait guère que la bouche pleine.

 

Son tiroir-caisse était garni  de pistaches fourrées, de dattes, de loukoums ; et sa monnaie était toujours poisseuse.

 

Je dois ajouter pour être juste que sa gourmandise avait un caractère impérieux , passionnel , qui l’empêchait presque d’être répugnante : cette voracité semblait la revanche , le refuge , d toutes les ardeurs d’une femme ; et cela n’était pas loin du pathétique.

 

Autour d’elle grouillait un demi-douzaine de petits Luzzati des deux sexes , échelonnés de quinze à deux ans, tout gras et courtauds, joufflus et fessus , flaques comme des grenouilles , affligés de voix rauques , de tignasses laineuses, et tous d’une irrémédiable vulgarité.

 

L’idée qu’ils étaient les frères et les sœurs de l’admirable Micaele ne me vint pas d’abord à l’esprit ; mais lorsqu’enfin je m’en avisai, ce fut une impression de stupeur…

 

 

Et ceci n’est rien par rapport à l’entièreté du récit…

C’est des plus surprenants, des plus incroyables, des plus stupéfiants…

 


 

INFOS

 

«  Au-delà de l’histoire du théâtre, on renoue aussi avec un vrai plaisir du texte, ce qui n’est pas rien »

 

Je suis totalement d’accord sur  ce propos.

 

A propos de Jean-Claude Berutti :

 

« C’est très beau un acteur qui sait vous retenir en étant muet »…

 

 J’ajouterai que c’est une performance !

 

 « On aime ce théâtre fait de rien, ce pur artisanat bricolé avec l’essence de l’espèce humaine, cette immobilité si mobile.. »

 

Ce n’est pas évident pour un acteur de parler pendant une heure en fixant le public et son partenaire muet.

Il faut beaucoup de talent, ce que possède Christian  Crahay.

 

« Dans le rôle sans doute le plus ardu car le jeu repose sur l’écoute sensible et l’accompagnement non verbal , Jean-Claude Berutti est parfait dans la bienveillante neutralité du confident qi, d’un simple geste de la main manifestant sa compréhension incite à poursuivre et , peut-être, manifeste une objective compassion.

 

 

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Christian Crahay est le narrateur époustouflant qui sans pathos, raconte une histoire qui sous la narration de ce que fut un amour condamné dans une famille italienne du 19ème siècle est

 

 –  Qu’est-ce qui vous a touché dans «  Confidence africaine » ?

 

  Jean-Claude Berutti : C’est la beauté classique de la langue.

 

  Le spectacle a évolué en dix-sept ans ?

 

   Beaucoup . Nous avons joué au moins 200 fois. Martin du Gard a une grande capacité de faire parler   les personnes , c’est u plaisir de porter son texte.

 

(Extrait de l’interview de Camille de Marcilly/Libre Belgique)

 

 

Christian Crahay a reçu le «  Prix du Théâtre » en 1997.

Il mérite d’en recevoir un deuxième pour son interprétation.

Je lui souhaite de tout cœur.

 

Nous avons bavarder un court moment hier soir , après la première, et  nous nous sommes souvenus tous les deux d’une interview  faite  sur le tarmac de l’aéroport d’Ostende  . Les Frères Drenne tournaient leur premier film, je les ai interviewé bien sûr ainsi que Bruno Cremer et un jeune acteur déguisé en chanteur noir : Christian Crahay qui avait à jouer le rôle d’Al .Jolson. Le titre du film «  Falsch » en 1986 !

Et nous avons bien ri !

 


 

 

 

CONFIDENCE AFRICAINE/ROGER MARTIN DU GARD

 

Jusqu’au  30/04/2014

 

Avec Jean-Claude Berutti et Christian Crahay

 

Production : Compagnie Jean-Claude Berutti

Costumes : Colette Huchard

Régie : Malika Goulder

Stagiaire  régie : Hadrien Belle

 

 

 

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt    64-70  – 1210  Bruxelles

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

 

 

Je vous laisse en vous remerciant de votre attention et de votre fidélité.

A tout bientôt avec «  une féerie pour bête et dames sentimentales »   : SUR UN LIT DE FOUGERES   de Margarete Jennes . A la Samaritaine ! 

 

Et dans l’immédiat,  en forme de fin  de parcours , un extrait  du film de Darren Aronofsky : «  Black swan » . C’est Natalie Portman qui mène la danse.

A 20h45 sur France 4 !Bye bye…

 

 

 

 Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PETITES MISERES DE LA VIE CONJUGALE / HONORE de BALZAC

Des petites misères parsemées au Théâtre de La Flûte Enchantée…

 

 

« Les Petites Misères sont une critique féroce des convenances et de l’hypocrisie conjugale »

 

 


 

 

 

« Petites misères de la vie conjugale » une sorte d’exception à l’œuvre de ce grand écrivain français (18ème/19ème). Son nom est Balzac mais il a ajouté une particule à son nom. Hé oui,  il appartenait à une famille bourgeoise, c’est tout dire à cette époque.

 

 

«  Les femmes, sachant toujours bien expliquer leurs grandeurs, c’est leurs petitesses qu’elles nous laissent à deviner. »

 

 

Balzac a écrit une quantité d’œuvres littéraires réunies sous le titre générique : « La Comédie Humaine » .
Plusieurs de ses romans ont  été adaptés pour le théâtre, le  cinéma, la radio…

Maxime Anselin,  metteur en scène, a fouillé dans le fatras de tous ces trésors et en a retiré un texte  drôle, des plus joyeux : « Petites misères de la vie conjugale », un texte composé de tranches  de vie… conjugale. 

Maxime les a  regroupées pour en tirer un spectacle, devenu  une comédie hilarante et corrosive de la vie conjugale d’un jeune couple formé par Adolphe et Caroline.

 

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Le milieu est bourgeois bien entendu.

Nous assistons à une véritable guerre des sexes !

C’est un texte que nous devrions tous avoir dans notre armoire/bibliothèque. Croyez-moi, il nous serait bien utile.

A condition de le consulter seul sans le regard de l’autre.

 

Honoré de Balzac avait voulu le titrer : «  Physiologie du mariage », mais il a  opté pour les «  petites misères », pas si petites que çà !

Ca nous concerne tous …Un jour… Une fois… Allez voir la pièce  au Théâtre de La Flûte Enchantée   et vous verrez que je n’exagère pas.

 

 

 

 

 

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 Maxime Anselin (metteur en scène) Balzac a mis 18 ans  à observer et croquer la vie de couple ! C’est un mélange  de conseils, de saynètes, de récits. J’ai lu le livre bien sûr. Cet ouvrage est quelque peu étrange. On trouve des pages humoristiques qu’on ne peut pas lire en continu, c’est facétieux, foutraque, d’autant plus que Balzac a écrit  tout cela  dans un désordre le plus absolu…

Maxime Anselin en a tiré le maximum, a tout chamboulé pour  raconter une histoire  suivie.

C’est étonnant ! Drôle ! Renversant. C’est rempli de citations, d’aphorismes, de maximes, de bagarres. On éclate de rires !

 

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« Petites misères de la vie conjugale » illustre quelques fragments de ce que devient cette union après quelques années, lorsque le voile de l’amour commence à tomber et que les réalités nous apparaissent.

 

La pièce est le reflet de ce que chacun a pu vivre, sans jamais oser s’en plaindre…ou pas encore.

 

 

Pauvre petite femme elle est…

 -Bête comme un chou

 -Comment, lui , qui certes est un homme d’esprit, a-t-il pu choisir ?…

 -ll devrait former sa femme, l’instruire, ou lui apprendre à se taire.

-Ah ! vous avez rompu la glace ; vous avez pu passer la main sur la croupe de la Chimère la plus féroce et la plus sauvage , la plus éveillée , la plus clair voyante , la plus inquiète , la plus rapide , la plus jalouse, la plus ardente, la plus violente , la plus simple, la plus élégante , la plus déraisonnable , la plus attentive du monde moral : LA VANITÉ D’UNE FEMME !…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour au Théâtre de la Flûte Enchantée.

 

Dans cette pièce, Honoré de Balzac met en scène deux types humains :  d’un côté , Adolphe , l’homme bourgeois , se signale par une aridité mentale désespérante ; de l’autre , la femme, Caroline, est réduite à être l’un des «  plus jolis joujou que l’industrie sociale ait inventé… »Ensemble, les jeunes époux vont suivre pas à pas le chemin qui mène e la promesse du bonheur…Aux «  petites misères » du mariage. Car, entre eux, les époux ne cessent jamais de faire l’expérience  de l’incompréhension.

 

 

PETITES MISERES DE LA VIE CONJUGALE

 

 

«  Quand un mari et une femme se tiennent, le diable seul sait celui qui tient l’autre… »

 

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EN SCENE ACTUELLEMENT…

 

 

Ce sont deux narrateurs (un homme et une femme bien entendu) qui   nous déballent  toutes ces mesquineries, ces mal-entendus, ces mensonges, ces déceptions d’un couple bourgeois : Caroline  et Adolphe.

Quatre jeunes acteurs pour ce spectacle, en sortie du Conservatoire Royal de Bruxelles, il y a deux ans. Je les ai vu un peu partout dans les théâtres de Bruxelles. Ils décollent bien. Ils font preuve d’une réelle présence scénique.

Les deux « narrateurs » sont à l’avant-plan du plateau, comme s’ils donnaient une conférence…         agitée.

Le « couple » joue en fond de scène, apparaît, disparaît

Un va et vient continu pendant septante-cinq minutes.

 

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 « La femme mariée a plusieurs amours-propres. »

 

 

La mise en scène et en action de Maxime Anselin est vivante, amusante, avec quelques trouvailles originales dont je vous laisse la surprise.

Une musique de jazz se fait entendre par toutes petites doses. Il n’y a pas de décor, seul un taps noir qui  permet les allées et venues du fameux couple.

 

 

L’ EQUIPE :

 

 

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Valérie Drianne, co-fondatrice de la Cie avec Alexandra et Valéry (Caroline)…en concubinage avec la Gaume.

 

 

 

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Grégoire Noirfalise( Adolphe)…en couple depuis presque un an sans le faire exprès.

 

 

 

 

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Alexandra Gruloos( la narratrice)…situation amoureuse compliquée (surtout pour elle)

 

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Valéry  Stasser (le narrateur)…en couple depuis peu donc tout va encore bien.

 

Bravo à eux quatre. N ‘ayez pas peur de «  foncer «  dans ce métier !

 

On entend plusieurs voix enregistrées, celles de Bernard Gahide, Dolorès Delahaut, Christophe Desthexe , Hélène Theunissen,  Bernard Marbaix,  Françoise Villiers, Toni d’Antonio et Bruno Smit.

 

Adaptation et mise en scène (originale) : Maxime Anselin (  1641qui se charge également de la régie) Je l’ai vu dernièrement  dans «  Le Misanthrope » et  « Les Géants de la Montagne »

Bravo à vous aussi  Maxime. Et à vous retrouver très bientôt j’espère dans un nouveau spectacle.

Désolé, mais aucune photo de vous ne m’a été remise.

 

 

 

« Cette petite misère, répétée deux ou trois fois, vous apprend à vivre seul au sein  de votre ménage, à n’y pas tout dire , à ne vous confier qu’ à vous-même ; il vous paraît souvent douteux que les avantages du lit nupial en surpassent les inconvénients. »

 

 

 

PETITES MISERES DE LA VIE CONJUGALE/HONORE DE BALZAC

 

Jusqu’au 13/04/2014

 

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THEATRE  DE LA FLUTE ENCHANTEE

Rue du Printemps  18  – 1050  Bruxelles

Infos Réservations :   0474 / 28 82 69

 

 

« Les femmes ne se font implacables que pour rendre leur pardon  charmant ! »

 

 

Prochain spectacle dans ce théâtre intimiste : «  Dieu Aboie-t-il ? » de François Boyer. A partir  du 18/04/14

 

Je prends congé dans quelques minutes…

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Je vais à la facilité en ce qui concerne  notre musique de fin de parcours, mais c’est une belle opportunité  de vous faire écouter et regarder un extrait  de l’opéra de Mozart   : « La Flûte Enchantée »

 


 

 

 

A tout bientôt avec la nouvelle pièce qui va se jouer dès ce mardi  au Théâtre Le Public : « Confidence africaine » de Roger Martin du Gard avec Christian  Crahay et Jean-Claude Berutti.

Moins de spectacles durant ces deux semaines, la plupart des théâtres étant en vacances, mais je vois promets quelques surprises.

 

 

 

TRISTE INFO

 

Un acteur américain vient de nous quitter avec ses 93 ans : le célèbre Mickey Rooney , la plus grande star   d’enfant  ave Judy Garland.

Môme , j’ai vu tous ses films avec Judy entre autres «  La Famille Hardy » 

Je l’ai applaudi au théâtre à New York alors qu’il devait avoir dans la soixantaine.

Je présume que les télés vont  ressortir ses principaux films. Entre autres «  BABES IN ARMS »  où il chante avec Judy Garland la fabuleuse chanson : « Good Morning »

Sacré Mickey , on t’aimait bien, tu sais …Bye bye !!!

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HOMME CONTENT DE RIEN ( THEATRE DES RICHES-CLAIRES)

 

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Aujourd’hui, René, l’employé des pompes funèbres, sensé rester maître de ses émotions, éclate de rire…

René : Vous êtes de la famille ?  Si vous désirez rendre hommage au micro, le disparu est ouvert…

Il trébuche sur chaque mot. Il fait l’accueil  dans la salle du troisième étage du Théâtre des Riches-Claires.  Il nous introduit dans la chambre mortuaire…

 

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 Et  voilà que René, qui bafouille sans arrêt, nous raconte la vie de ce décédé avec pour uniques masques, marionnettes et décor le buffet dans son entièreté…

Un pain devient visage, une serviette devient vieille femme, la nappe, les sandwiches, tout y passe, et un cèleri devient une main à serrer…

Il prend le public à témoin. Il parle de tout, se moque de la mort comme d’une vieille ennemie.

René : Cet homme est mort, n’ayant plus rien, oui, mais n’avait-il pas raison  dans ce sacré monde où l’on cherche  posséder tout ?

Des morts, il en a vu beaucoup mais celui-là n’est pas comme les autres…

Entre compassion sincère, tristesse profonde et bonne humeur contagieuse, René est convaincu que  le public, venu pour l’enterrement, sera capable de répondre à ses questions. Et c’est bien ce qui se passe d’ailleurs.

 

 


 

 Il est fantastique Stéphane Georis, d’un drôle contagieux, d’une fantaisie débridée avec son jeu clownesque où marionnettes en poireaux, tasses de café, encriers et bananes strip-teaseuses au service d’une relation unique, vivante et tout à fait exceptionnelle avec les spectateurs.

 La longue table sur laquelle  est allongé l’homme mort  est surchargée d’un tas de choses, de légumes qu’il transforme en  visage d’homme  lui donnant des yeux aux formes différentes. C’est génial !  D’une carotte à une bouilloire …

 


 

 

Stéphane Georis se  produit  partout dans le monde avec ce spectacle.C’est un comédien ! C’est un clown   ! C’est un marionnettiste  Sa façon de s’exprimer, elle aussi, est particulière. Son contact avec le public est surprenant.

 

MOT DU METTEUR EN SCENE

Jean Lambert : Au moment où , dans notre civilisation occidentale , ce rituel du deuil se perd ; au moment où des publicités apparaissent offrant aux familles des formules de cérémonies en discount , il me paraissait intéressant de le réintégrer par un autre rituel : la représentation théâtrale.

En complète interactivité avec le public, l’histoire est  pourtant écrite à la virgule – l’énigme de la vie de « Cet Homme content de rien » va s’éclaircir jusqu’à interroger nos propres existences.

 Sur quelles valeurs basons-nous notre parcours de vie ? Quand peut-on dire, au seuil de la mort, que nous avons réussi  à vivre  notre vie ?

Et c’est ainsi que le rituel est transgressé pour être revitalisé. C’est ainsi que la mort génère les pulsions de vie. C’est ainsi que les transformations s’opèrent. Le rire chatouille la tristesse. La douleur et la colère boivent le café mouillé au pékèt. C’est ainsi que les gerbes et les couronnes modèlent des paysages oubliés. Et  que le buffet devient un corps !

Il se pose des questions cet employé des pompes funèbres : Qui est ce mort ? Qu’a-t-il vécu ? Qu’est-ce qui le rend fascinant, pour lui, alors que des morts, il en a déjà vu.

Un prénom ? Une famille ?  L’oncle Emile est-il dans la salle ?

René est touché par ce clochard défunt si particulier qu’on lui a amené avant-hier. Ce défunt qui aurait dû porter tous les stigmates de la déchéance humaine et qui arborait un sourire.  Alors, brisant tous les codes déontologiques de sa fonction, René a enquêté, trouvé certaines pistes mais pas toutes. Loin s’en faut

René compte sur l’assemblée pour résoudre cette énigme : peut-on être content de Rien et vivre heureux ? Et qu’est-ce que «  Rien » ?

 

 

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 L’HOMME CONTENT DE RIEN/STEPHANE GEORIS

 

J’avoue qu’hier soir, en voyant ce spectacle,  je n’ai pas  réagi aux propos  extrêmement justes et intéressants tenus par Jean Lambert.  J’ai ri à gorge déployée en voyant  tout ce que faisait Stéphane Georis , un comédien doté d’un énorme talent. Il met en exergue la magie de la marionnette et son magnétisme.

J’ai vu de nombreux spectacles  de marionnettes, mais jamais  comme celles de Stéphane Georis : la transformation d’aliments quotidiens en personnage !

Hâtez-vous de vous rendre à cette « cérémonie funèbre » et de découvrir Monsieur René.  Amen !

 


 

L’HOMME CONTENT DE RIEN

Jean Lambert/Stéphane Georis

Jusqu’à ce soir !

Création lumières : Christian Chandelle

Musique : Maxime Georis

Costumes : Atelier Scènes et Fil

Création florale : Carifleur

 

THEATRE DES RICHES CLAIRES

Rue des Riches-Claires  24 – 1000  Bruxelles

Infos  Réservations : 02 / 548 25 80

 


 

J’ai interviewé un soir dans un cabaret parisien ce «  Honzelagur Pompernickel ». J’ignorais totalement que c’était Jean Yanne !

Lorsque j’ai passé  à l’enregistrement dans l’une de mes émissions, je n’ai pas dit le nom de Yanne mais bien celui de Pompernickel.

Beaucoup d’auditeurs ont téléphoné pour connaître le vrai nom de ce chanteur.

Sur ce gag, je vous quitte en vous remerciant de votre attention et de votre fidélité.

Ah oui,  une chanson avant notre séparation : Gilbert Bécaud.Vous l’aimez toujours , j’espère ?

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GOD SAVE THE SWING ( LA SAMARITAINE)

Une soirée plutôt chaude !  Une soirée formidable ! Deux heures de jazz !

 

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Une magnifique découverte de six musiciens de jazz , véritable machine à swing , qui nous emmène au coeur des années 1930 !

 

Des musiques de jazz et de danses endiablées qui attiraient jadis des hordes de danseurs effrénés. Il y en a eu quelques-uns hier soir à la Samaritaine.

 

Ca pétait le feu !

 

Souple comme une serpillère ou rigide comme un manche à balai,  notre corps était irrésistiblement balancé  par ce swing d’une puissance extraordinaire du sextet. Six musiciens étonnants, talentueux… «  the biggest little band in the flat land »

 

 

 

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Si vous voyez leurs noms inscrits sur une affiche ou dans la gazette,  notez immédiatement le nom du groupe, réservez vos places là où ils se produiront.

 

Génial ! Un bain  fabuleux de musiques  de jazz – le vrai jazz d’antan , les années 30 et 40 où l’on écoutait Duke Ellington, Count Basie , Benny Goodman,  John Kirby , Glenn Miller…

 

 

 

 

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 Six jeunes musiciens percutants. Notez déjà leurs noms :

 

 Kenny Jeanney  (saxes)

 

Jean Paul Estiévenart  (trompette)

 

Edouard Wallyn( trombone)

 

Matteo Carola( guitare)

 

Victor Foulon ( contrebasse)

 

Armando Luongo( batterie)

 

Arrangements : K.Jeanney & M.Carola et Armando Luongo.

 

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En plus  d’un  superbe talent , ils sont très sympathiques.

 

Six jeunes qui débutent , qui vont bientôt sortir des CD et pourquoi pas des DVD.

 

En avant-première , une courte vidéo réalisée par Pierre Havrenne qui vous donne un aperçu de la qualité de ces musiciens que l’on pourrit écouter des nuits entières.

 

 


 

 

 Nous devons leur présence  à  Lola  Bonfanti , jeune chanteuse et violoncelliste, que l’on a pu voir samedi dernier au Théâtre Saint-Michel dans «  VOYAGE » , un tout grand spectacle conçu   , mis en scène et joué par ses parents : Yves Hundstad et Eve Bonfanti.

 

Dans quelques jours, une édition spéciale du blog pour vous parler de ce  spectacle rare !

 

C’est donc Lola qui a recommandé  les six musiciens à Huguette Van Dyck ,  l’étonnante patronne de la Samaritaine, qui a aussitôt programmé ce sextet.

 

 

 

 

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Dès que  le CD sortira, je vous raconterai en musique la belle aventure musicale de ces six jeunes musiciens appelés à un avenir de premier choix.

 

Merci à Huguette pour ces superbes programmations qu’elle fait depuis de nombreuses années.

 

(Video et photos : Pierre Havrenne)

 

 

 

ET LE SPECTACLE CONTINUE …

 

 

Ce jeudi soir et jusqu’au samedi  05  avril , un tout autre spectacle à la Samaritaine avec comédiens et musiciens : DOUCHETCHKA .

 

A suivre  sur ce blog des «  feux de la rampe » …

 

Avant de nous séparer, de la musique et bien entendu du jazz et pas  n’importe lequel , celui de GLENN MILLER  …C’est tout dire !

 

Nos amis  de cette folle soirée à la Samaritaine ont terminé leur concert avec  ce morceau  connu universellement : «  In the mood » Ils l’ont interprété  magistralement !

 

Alors , deux propositions de fin de parcours :

 

Tout d’abord : un extrait du film tourné en 1941 «  Sun Valley Serenade »  avec Sonja Henie, John Payne , Nicholas Brothers et Glenn Miller.

 

 

 


 

 

Pour terminer, toujours Glenn Miller , cette fois avec les Andrew Sisters.

 

Merci de votre attention et de votre fidélité.

 

A tout bientôt  avec «  Douchetchka »

 

 

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

84, CHARING CROSS ROAD ( WOLUBILIS)

 

Un petit bijou que cette pièce de l’américaine Hélène Hanff adaptée en français par Serge Hazanavicius !

L’histoire est authentique !

 

5 octobre 1949, New York City.

 

Hélène Hanff, une écrivaine passionnée, tente de vivre de sa plume et se prive de tout dans son petit appartement new yorkais sauf de …livres.( bouquin bien entendu, pas livre sterling !)

 

Elle tombe sur une annonce d’une librairie londonienne qui propose l’envoi de beaux livres reliés, des livres d’occasion.

 

Intéressée, elle adresse alors la première de ses lettres au « 84 Charing Cross Road ».

 

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Le 5 octobre 1949

 

Elle : De Hélène Hanff – 14 East 95- NewYork City

A l’attention de Marks & Cohen

84, Charing Cross Road

Londres Angleterre

 

Messieurs:

 

D’après votre publicité dans le Saturday Review of Literature, vous êtes spécialisés dans les livres épuisés. L’expression « libraires en livres anciens » m’effraie un peu parce que, pour moi, « anciens » est synonyme de « chers »…très chers…trop chers…

 

Je suis un écrivain sans fortune mais j’aime les livres anciens et tous ceux que je voudrais avoir sont introuvables ici, en Amérique, sauf dans les éditions rares et très chères, ou bien chez Barnes & Noble, qui vend à des prix abusifs des exemplaires très défraîchis et ayant appartenu à des écoliers.

 

Vous trouverez ci-joint la liste de mes « problèmes » les plus urgents. Si vous avez des exemplaires d’occasion en bon état des ouvrages figurants sur la liste, à moins de 5 dollars pièce, pourriez-vous avoir la bonté de considérer la présente comme une commande, et me les faire parvenir ?

 

Sentiments distingués,

 

 

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Un certain E.P.D. pour « Marks and co », lui répond…

 

Lui : 7 avril 1950

 

Chère Mademoiselle,

 

Je dois vous remercier pour le colis de Pâques qui est bien arrivé hier et nous a fait grand plaisir. Nous avons tous été ravis par les conserves et par la boîte d’œufs frais. Tout le personnel se joint à moi pour vous remercier d’avoir pensé à nous avec autant de générosité.

 

Je suis désolé que nous n’ayons été en mesure de vous envoyer aucun des livres que vous avez demandés.

 

Pour ce qui est du livre de poèmes d’amour, il nous arrive de temps en temps d’en avoir un qui corresponde à votre description. Pour le moment, nous n’en avons pas en stock mais nous allons en chercher un pour vous.

 

Encore merci pour le colis.

 

Veuillez agréer, chère Mademoiselle, l’expression de notre considération distinguée.

 

 

Et alors va commencer une correspondance suivie pendant une vingtaine d’années entre cette femme américaine et cet homme typiquement anglais.

 

Une relation rare ! Une série de lettres écrites à la machine à écrire (nous sommes en milieu du vingtième siècle – à New York, une machine très compacte; à Londres : une grosse machine Remington !

 

Une correspondance peu banale s’établit entre eux deux, qui frôle l’amitié, le bonheur des mots, l’exaltation d’Hélène à la découverte de ces ouvrages soignés aux reliures dorées qu’elle paye entre deux et quatre euros (traduction possible: …entre deux et quatre dollars/ livre sterling), et dont elle joint l’argent américain dans l’enveloppe…

 

 

Après des années, Hélène pense se rendre à Londres au 84, Charing Cross Road, mais sa décision tarde à se concrétiser et lorsqu’elle sera convaincue de faire ce voyage qui l’amènera dans le cœur de la capitale anglaise, elle apprend qu’un certain F.P.D pour « Marks and co » est décédé.

 

Hélène Hanff, beaucoup plus tard, rencontrera à Londres l’épouse de ce certain F.P.D pour « Marks and co ».

 

La veuve lui remettra toutes ses lettres envoyées à son mari. Hélène les réunira et elle en tirera un roman : « 84, Charing Cross Road » édité en 1970 et qui obtiendra un immense succès littéraire outre atlantique.

 


 

 

En 1987 un film est réalisé par David Hugh Jones à partir du roman , scénario écrit par Hélène Hanff , avec Anthony Perkins et Anne Bancroft

 

Et c’est en 2000 que ces lettres étonnantes seront édité en français, non seulement pour le roman mais aussi pour le théâtre.

 

Voilà une très belle histoire à l’écriture simple , à l’excellence des dialogues (sous forme de lettres) , aux mots polis , discrets, empressés, intimidés , intelligents , plein de tendresse, de pudeur, entre ces deux êtres tellement différents l’un de l’autre.

 

Ils ne se sont pas rencontrés !

Ils n’auront donc jamais eu le plaisir, la joie, l’émotion d’un regard , d’un sourire, d’un tête-à-tête…

Ils n’auront pas conversé avec un scotch à l’américaine ou un thé à l’ anglaise…Finalement, c’est une histoire d’amour que celle-là et unique quelque part.

 

On pourrait l’imaginer aujourd’hui avec l’internet, le « courriel » mais ce serait tout autre et tous ces messages seraient vraisemblablement dépourvus de poésie !

 

Les deux acteurs : Laetitia Reva et Philippe Bombled sont parfaits, d’une impeccable justesse de ton .

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Nous les voyons, chacun dans leur « intérieur » ou « lieu de travail » : Hélène à New York dans son studio de quelques mètres carrés ; un certain E.P.D pour « Marks and co » dans la captivante librairie des plus anglaises avec ses milliers de livres magnifiques .

 

 

A souligner la richesse de la scénographie de Bernard Yerlès et Benoît Cogels : le plateau représentant le studio new yorkais  (côté droit) , la librairie (côté gauche) mais aucune cloison pour séparer ces lieux ; les meubles authentiques comme le vieux secrétaire dans lequel un certain F.P.D pour « Marks and co » enferme les billets de banque envoyés par Hélène, l’énorme bibliothèque de la librairie où sont rangés avec préciosité, amour , passion et méthode les centaines de bouquins, trésor de « Marks and co »…

 

Tous les livres que l’on peut apercevoir sont de vrais livres. Vous pourrez en faire le constat à l’issue de la représentation.

 

Du côté américain, un poste de radio d’un temps passé, beau meuble brillant de son vernis, astiqué tous les jours…

 

Tellement vraie aussi la double porte d’entrée de la librairie, en fond de scène…et sa petite sonnette ! On a envie d’y pénétrer !

 

 

Bernard Yerlès signe une mise en scène conçue toute en finesse, d’une grande intimité.

 

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Il a insufflé avec compétence à ses deux comédiens ce côté naturel, vivant dans l’interprétation des deux personnages de cette histoire vécue et délectable…

 

 

 

 

 

 

 

 Je confirme : ce spectacle est un petit bijou littéraire, poétique, théâtral que l’on contemple et que l’on écoute avec délice.

 

 

84, CHARING CROSS ROAD /HELENE HANFF

 

 

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UNE SEULE REPRÉSENTATION : CE  MERCREDI 02  AVRIL 2014

 

 

 

THEATRE WOLUBILIS

 

Cours Paul Henri-Spaak  1 – 1200  Woluwe-Saint-Lambert (Bruxelles)

 

Infos Réservations : 02 / 761 60 30

 

 


 

 

 

 

Je vous quitte pour quelques heures. Je vous retrouve tout bientôt avec la pièce « New York »  qui se joue au Théâtre des Riches-Claires. 

 

Je vous propose  un court extrait du dernier film réalisé par Alain Resnais (qui nous a quitté il y a un mois) : « Aimer, boire et chanter ». C’est de la comédie que l’on peut recevoir de différentes façons. Je vous en reparlerai.

 

 

 

 

 

 

 

 Merci de votre attention et de votre fidélité.

 

Votre musique : Strauss bien évidemment avec sa célèbre composition  au même titre que le film de Resnais «  Aimer, boire  et chanter »