ET AVEC SA QUEUE , IL FRAPPE ! THOMAS GUNZIG (THEATRE LES TANNEURS)

 

Bonjour à Vous. Ne soyez pas offensée avec le titre de cette pièce.

Elle n’a rien de porno. Elle est particulière et terriblement amusante !

 

 


 

 

Vous connaissez bien l’auteur si vous écoutez la RTBF  (La Première), le matin sur le coup de 7h45.

Il nous offre un billet irrésistible avec son « café serré ». Allez , vous voyez de qui il s’agit ? Thomas Gunzig !

 

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Non, pas à cet âge-là…A celui-ci…

 

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Thomas : Quand j’avais douze ans  j’étais aussi maigre et craintif qu’un petit oiseau tombé du nid. La vie m’apparaissait comme un océan furieux et moi, sur son bord, je le regardais avec terreur , convaincu qu’un jour il m’emporterait avec lui et qu’on ne me verrait plus jamais.

 

Le fait est que je ne comprenais rien au sexe ni à la violence qui était les deux prédateurs qui habitaient ses grandes profondeurs. Mais bien entendu, le sexe et la violence, que je pressentais liés d’une manière ou d’une autre, étaient ce qui m’intéressait le plus. J’en avais un peu honte bien entendu, j’avais la très nette impression qu’être aussi intéressé par le sexe et par la violence , surtout quand on est maigre et craintif , trahissait une âme tordue dont l’avenir promettait d’être pénible, un peu comme Arnie , l’anti-héros de   «Christine » le film de John Carpenter que je vis des années plus tard, et dans lequel un gringalet à lunettes est possédé par la puissance maléfique de sa Plymouth Fury rouge sang.

 


 

 

Thomas: Évidemment , mon inquiétude qui se muait lentement en ce sentiment si étrange qu’est la « peur de vivre «  , trouvait son origine dans mon incapacité à trouver les coordonnées de ces deux points , sexe et violence, essentiels à toute géographie humaine.

Et puis, dans cette première moitié des années quatre-vingt , nous fîmes l’acquisition d’un lecteur VHS et , pas loin de chez moi , il y avait un de ces premiers «  video club » avec un marchand pas trop regardant sur l’âge de ses clients.

Bien qu’à l’époque je ne mesurais pas encore à quel point  j’avais malgré tout eu l’intuition d’être sur le seuil du pays des merveilles tout simplement…

 

Et c’est ainsi  que ce jeune garçon commença à regarder de très nombreux films de toute grande… qualité, très intellectuels, littéraires, d’une poésie et d’une prose sublimes. !!!

 

 


 

 

Thomas : Alors , tous ces films , toutes ces images , toutes ces histoires , tous ces cris , tout ce sang , tous ces meurtres , tous ces justiciers , tous ces coups portés au visage , tous ces scénarios bizarres, mal fichus mais toujours en trois actes , avec le temps ça m’a aidé à vivre  ou plutôt ça m’a appris à vivre !

 


 

 

ET AVEC SA QUEUE , IL FRAPPE !

 

 

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Cette pièce raconte donc l’histoire d’un homme qui a fait l’apprentissage de la vie à travers les films qu’il a aimés.

 

Thomas Gunzig : Et cet homme, ce n’est pas moi.

 

 


 

 

 Thomas Gunzig , fidèle à lui-même , la plume acérée , nous propose avec cette pièce une écriture comique et acerbe , mais jamais violente.

Il met en valeur l’absurdité de la vie tout en l’acceptant dans un même mouvement.

Il met le doigt sur les contradictions de l’être humain et sur ce que celles-ci ont de comique.

 

Le thème du cinéma est l’idée de base à partir de laquelle Thomas Gunzig a démarré son écriture.

Les films dont il est  question, qui fascinent le père narrateur et ont façonné sa vie, ne sont pas des films intellectuels, abordant de manière philosophique les questions du sens de la vie et de la moralité. Ce sont au contraire des films que l’on pourrait assimiler à de la « série B » que l’on considère habituellement comme artistiquement et esthétiquement inférieurs.

Mais ce sont ces films-là qui ont aidé ce père à apprendre à vivre, notamment en assimilant à travers eux  la condition mortelle de l’humain.

 

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Les autres thèmes traitent de la peur, de la paternité, des rapports père fils, de se que l’on peut dire du monde à un enfant , de comment l’on doit parler du monde à son fils …

Des questions vertigineuses !

Avec un texte  simple,  drôle   une interprétation exceptionnelle du comédien  Alexandre Trocki , une mise en scène très travaillée sur le texte , simple et épurée par David Strosberg( directeur des Tanneurs), une mise en espace , le grand  plateau des Tanneurs,  sur lequel le comédien bouge à peine, nous racontant des moments de la vie  du père et de son fils.

Avec des lumières tamisées se projetant sur l’acteur et une pluie légère mais incessante qui déferle sur le comédien.

 

 

LE TRAVAIL DE DIRECTION  D’ACTEUR…

 

 

 

David Strosberg : C’est le  travail le plus important. Sans jamais se placer au-dessus du texte, il s’agit de traverser avec le comédien toute la partition du texte , en utilisant sa personnalité et sa fragilité  qui peut de la sorte rejoindre celle du personnage , pour parvenir à une justesse qui fait oublier le travail technique minutieux qui est nécessaire pour atteindre cette parole concrète.

 

Alexandre Trocki est d’une telle vérité dans son interprétation du texte, sa gestuelle, ses regards, le ton de la voix, qu’on en oublie l’acteur.

On se trouve confronté à un homme curieux qui éjecte tout ce qu’il ressent de profond. Le tout avec humour.

 

Voilà une magnifique association de trois personnes :

 

Thomas Gunzig : l’auteur

David Strosberg , le metteur en scène

Alexandre Trocki, l’acteur.

 

Au fil du temps, de nombreuses discussions  ont révélé leurs affinités communes et certaines similitudes dans leur parcours de vie. C’est bien ainsi qu’ils ont décidé de faire ensemble ce spectacle traitant du rôle que peut jouer le cinéma dans la construction identitaire d’un homme et dans son rapport au monde.

 

Et c’est fort bien fait !

 

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Thomas Gunzig , considéré comme l’un des auteurs francophones les plus lus et les plus polyvalents de Belgique.

Il écrit sans cesse, que ce soit des nouvelles, des pièces pour la Radio, des pièces pour le Théâtre. Ses œuvres lui ont valu plusieurs prix littéraires et ont été traduites dans de nombreuses langues.

Son imagination est féconde, puissante, dotée  d’un superbe humour noir.

 

C’est « café serré » ! C’est à voir  au Théâtre Les Tanneurs jusqu’à samedi prochain, le 15 février.

 

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J’ai voulu vous faire voir quelques bouts de ces films « catégorie B ».

Je m’en suis régalé  car je vous l’avoue  c’est la toute première fois que je regarde  ce genre de films que j’ai toujours considérés comme complètement  nuls . 

Je pense que je vais revoir mon opinion à ce sujet.

 

 

 

ET AVEC SA QUEUE, IL FRAPPE !/THOMAS GUNZIG

 

Jusqu’au 15 février  2014

 

 

 

THEATRE LES TANNEURS

rue des Tanneurs 75 – 1000  Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 512 17 84

 

 

Allez, encore un  bon petit bout de film B avant de nous séparer.

Tout bientôt , la pièce qui se joue au Wolubilis à partir de ce mercredi : «  LA COMPAGNIE DES SPECTRES » de et avec Zabou Breitman , une magnifique comédienne que nous avons pu voir souvent au cinéma, pas dans le film qui va suivre bien entendu..

Encore un mot : ce mercredi soir 12/02 , Arte diffuse à 22h40 un documentaire passionnant : »Docteur Caligari ou l’invention du film d’horreur….Bonne vision !

 

 

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANDY WARHOL’S / MUSIQUES NOUVELLES – JEAN-PAUL DESSY (FLAGEY)

 

Ce titre comme un  rappel du fabuleux concert qui s’est déroulé le premier février dernier à Flagey (studio 1)  avec l’ensemble MUSIQUES NOUVELLES  dirigé par Jean-Paul Dessy.

 

 

 J’ai toujours une certaine émotion lorsque je me retrouve à Flagey, devenu le Centre de la Culture tant musical que cinématographique voire même théâtral

Me retrouver dans les anciens studios de la RTBF  dans lesquels j’ai réalisé tant et tant d’émissions au cours des années passées  ravive  en moi  de magnifiques souvenirs –radios.

Pardonnez-moi cette courte évocation mais c’est plus fort que moi,  revoir sur mon disque dur toutes ces images  de la belle époque de la RTBF-FLAGEY (considéré comme les plus beaux et  les meilleurs studios européens)  me plongent dans une certaine mélancolie.

 

 ANDY WARHOL  POP ART !

 

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Il a marqué définitivement cette culture « pop » peuplée d’icônes démultipliées et de superstars étincelantes.

Il y a dix mille choses à dire sur Warhol, entre autres son usine à créer sans relâche des images «  La Factory » qui attire les jeunes talents , poètes , musiciens ( du Velvet Underground à Bob Dylan) et autres illustres visiteurs du monde entier.

 

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  Il vient d’y avoir cette magnifique exposition qui s’est tenue à Mons.

Il y a  « MUSIQUES NOUVELLES »  et « ANGELIQUE WILLKIE »   qui proposent une performance audiovisuelle mêlant musique live (créations et reprises de Lou Reed et John Cale) , documents d’époque de Gérard Malanga, principal collaborateur de Warhol dans les Silver 60 et des projections d’images débridées dans une ambiance de loft new-yorkais. Pop for ever !

 

 

 

 

 

 On pouvait être étonné, en entrant dans ce studio 1 de Flagey de voir sur le plateau, non pas  les instruments  des quatre musiciens , mais un divan sur lequel était allongée une jeune femme qui apparemment était en train de dormir.

 

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 Le concert en action musicale nous offrait sa «  musique nouvelle » intéressante, curieuse, accrochant pendant que  se « réveillait »   cette femme blonde  aux regards des plus troublants.

Petit à petit, elle s’est mise à lancer des sons  des mots, des onomatopées étranges avec sa voix déchirante,  tout à fait extraordinaire….

On ne possède  pas encore d’enregistrement  fait par cette chanteuse, vous l’entendrez en mars prochain. Promis !

 

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 C’est bien vrai : nous nous trouvions dans une ambiance typiquement  new yorkaise.  C’était saisissant !

Les musiques jouées par ces  quatre brillants musiciens  éclataient  brillamment, signées Erik Satie , Gerard Malanga, John Cale & Lou Reed et Jean –Paul Dessy, violoncelliste et directeur de « Musiques Nouvelles »)

 

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 A la fin de ce concert formidable, j’ai rencontré Jean-Paul Dessy et Philippe Franck (qui signait la dramaturgie du spectacle), car c’était un vrai spectacle.

 

 

 

 

                      (crédit vidéo-interview :  Paul Freitas)

Je vous reparlerai prochainement, dans le mois de mars , des activités  de «  MUSIQUES NOUVELLES » , excellent vecteur de découvertes  et rencontres musicales.

Il y a pas mal de choses intéressantes qui se passent dans notre pays , sur des plans très différents, et qui nous permettent de nous immerger dans ces univers singuliers.

 

 

 

 

 

Tout bientôt  la pièce qui va se jouer au Théâtre des Tanneurs , un titre très curieux  imaginé par Thomas Gunzig , l’un de auteurs francophones les plus lus et les plus polyvalents dans notre Belgique.

Vous le connaissez bien aussi par la radio RTBF (Y en – a –t – il du reste une autre ?), c’est lui qui signe la chronique «  Café serré » sur La Première.

L’histoire ?  Celle d’un homme qui raconte l’apprentissage de la vie à travers les films qu’il a aimés.

Et  me demandez-vous quel est le titre de la pièce ?  « Et avec sa queue , il frappe ! »

Et dans la seconde, j’ai choisi une composition  d’Isabelle Françaix et Fabienne Wilkin : IMAGES  interprétée par John Cale et Lou Reed.

Cela fait du bien parfois de changer d’horizon…musical !!!

Merci de votre fidélité.

 

Roger Simons

 

LA VERITE (THEATRE ROYAL DES GALERIES )

 

« Le vraisemblable est un piège que le mensonge tend à la vérité »(Yvan Audiard)

 

 

 

 LA VERITE / FLORIAN ZELLER

 

«  Le mensonge  n’est un vice que quand il fait du mal ; c’est une très grande vertu, quand il fait du bien. Soyez donc plus vertueux que jamais. Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps,  mais hardiment et toujours. Mentez mes amis, mentez ; je vous le rendrai dans l’occasion.( Voltaire)

 

Mentir, c’est bien ce que fait sans le moindre repos Michel.

Mentir!  comme un arracheur de dents !

 

 

Qui est Michel ?

C’est quelqu’un qui s’arrange avec beaucoup de choses et avec lui-même. Socialement, il serait plutôt un chef d’entreprise.

Il a une femme, une maîtresse et un meilleur ami, Paul .

Comme beaucoup d’hommes, il fabrique ses mensonges, se ment à lui-même dans un mélange de savoir-faire et de naïveté qui n’est pas contradictoire mais complémentaire…

 

20h15.Théâtre Royal des Galeries.  Rideau.

 

 

 

 

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On découvre le décor : une chambre d’hôtel tout à fait banale.

Un lit soyeux. C’est une vérité

Un homme s’habille nerveusement, c’est Michel.

Une femme est à moitié sous les draps et à moitié nue, c’est Alice , la maîtresse de Michel.

 

Alice : J’adore faire l’amour avec toi.

Michel (ailleurs) Ah oui ?

Alice : Oui. J’adore ça. Mais tu sais ce que j’aime le plus ?

Michel (distrait) : Hein ?

Alice : Tu sais ce que j’aime le plus ?

Michel : Non. Tu n’as pas vu mes chaussettes ? Elles ont disparu…

Alice : C’est quand tu restes contre moi un long moment…Après avoir fait l’amour…En général , tu ne le fais jamais .Tu t’éloignes toujours..

Michel : Moi ?

Alice : Oui. Toi. Tu es toujours pressé.

Michel : Pourquoi tu dis ça ?

Alice : Par exemple, là, tu dois y aller…

Michel (comme pris en flagrant délit) : Hein ?

Alice : Je me trompe ?

Michel : Je suis en retard, Alice.  Je suis désolé. C’est une réunion importante..

Alice : Je sais.

Michel : Et sinon, ton mari, ça va ?I

 

 

« Une vérité nue est toujours meilleure qu’un mensonge habillé »(Ann Landers)

 

FLORIAN ZELLER, L’AUTEUR

 

Romancier et dramaturge, c’est l’un des  jeunes auteurs français contemporains des plus talentueux.

Je l’ai beaucoup apprécié pour sa pièce « Si tu mourais »  montée à la Comédie Claude Volter, il y a quelques mois.

J’avais beaucoup apprécié cette pièce curieuse où déjà, l’auteur jouait avec la  « vérité » et le « mensonge ».

Je le retrouve aujourd’hui au Théâtre Royal des Galeries avec  «  LA VERITE » et une nouvelle fois, il triomphe.

 

Au départ cependant on se dit « encore une pièce sur le trio  habituel : le mari, l’épouse, la maîtresse ! Y en a marre ! »

C’est du Feydeau ! C’est du Guitry ! C’est mal connaître Florian Zeller.

Cela dit, le titre de cette pièce ne doit rien au hasard. C’est un sujet qui traverse quelque peu la vie dramaturgique de Zeller.

Il aborde ici la comédie pure tout en choisissant l’un des motifs traditionnels du théâtre. Et cela devient du Pinter, voir du Pirandello !

En fait, le thème qu’il a choisi , ce n’est pas celui de la vérité mais bien celui du mensonge.

Et la pièce décolle sur des chapeaux de roues !

 

 

 

 

 Florian Zeller : Je n’avais  jamais abordé cette forme-là. A l’origine de ma pièce «  LA VERITE », il y a un éclat de rire en lisant une réplique précise de la pièce « Trahison » de Pinter : c’est le point de départ. Je voulais retrouver cela, et creuser dans cette terre mais en allant du côté de la comédie pure, consentie, calculée pour faire rire et cela , je ne l’avais jamais fait.

 Cette pièce n’est absolument pas ce que l’on appelle  du « boulevard ».  C’est beaucoup plus subtil !

 J’ai l’envie de vous raconter l’histoire mais ce serait dévoiler un  certain suspense «  amoureux ».

 

RESUME  EN PIECES DETACHEESVérité ou mensonge ?

 

 

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Michel est un menteur invétéré à qui tout le monde ment. Sa maîtresse est la femme de… et menace de révéler leur liaison.

Paul…Qui est Paul ? Le meilleur ami de Michel… Oui , ( dernière réplique)  mais voilà..

Et Laurence ? Qui est-elle ? Elle est mariée elle aussi mais à qui ? Elle a des soupçons  de trahison sur son mari…

Florian Zeller nous tient jusqu’au bout, je dirais même jusqu’à la toute dernière réplique.

Michel (dernière phrase): Les choses vont pouvoir repartir…Mon amour…Sans mensonges…Crois-moi : la vérité, il n’y a que ça de vrai.

 

Vous, amis lecteurs, qui prenez connaissance de ma note,  vous ne devez rien comprendre. Et c’est tant mieux !

Ce que je peux vous révéler, c’est que cette pièce est d’une toute belle écriture moderne, les dialogues parfaits , les intrigues énormes…Je ne mens pas… C’est d’un imbroglio incroyable remarquablement  conçu par Florian Zeller…

 

Votre solution est de vous rendre aux Galeries, j’aime autant vous dire que vous passerez un bon moment, en essayant de vous y retrouver dans cet enchevêtrement de mots, de situations, de tromperie, de vérité…

 Vous découvrirez aussi un décor mobile d’une belle conception, construit un peu comme une scène tournante, ce qui permet de passer d’une scène à l’autre  en quatre secondes… Non, croyez-moi, je dis la vérité.

 

La pièce est très courte : un heure trente environ. Oui, c’est rare, je n’exagère pas et je ne mens pas.

 

La langue utilisée par Florian Zeller sert plus à brouiller la vérité qu’à la dire. Les personnages font semblant de ne pas comprendre. Tous répugnent à se lancer, comme si la parole finissait par faire exister une vérité effroyable pour les protagonistes.

 

A partir de son mensonge initial, Michel tombe en enfer. Les autres se mettent à exister à travers lui. Tout ce qui se dit est à double entente et Michel entend le pire !

 

 

 

« Avec le mensonge toujours en avance d’un bond sur la vérité »  (George Orwell)

 

LA VERITE

 

Une belle comédie pure ! Un bon théâtre divertissant qui va peut-être  interroger certains spectateurs qui se trouvent dans cette situation !

Avoir une maîtresse ou un amant,  c’est banal.

Mais dans la pièce qui se joue,  c’est particulièrement compliqué, embrouillé au possible.

 Un beau travail de mise en scène, réalisée par Patrice Mincke.

 

Patrice Mincke (metteur en scène) : «  La Vérité  est au boulevard classique ce que le Canada Dry est à l’alcool » ; ça a le goût du boulevard , la couleur du boulevard, mais c’est bien plus qu’un boulevard. Il y  un vertige et un trouble typiques de l’écriture de Florian Zeller , qu’on ne trouve pas dans les comédies habituelles.

 

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Paul : J’ai l’impression que ma femme me trompe.

Michel : Alice ? Mais c’est…c’est affreux.

Paul : Non, c’est banal !

 

Patrice Mincke : Le mensonge et l’adultère font partie de notre quotidien  et nous le savons tous, mais rares sont ceux qui sont parvenus à l’admettre et à le vivre sereinement.

Dans cette pièce, le mensonge est érigé en vertu !

Les spectateurs ou spectatrices dont les relations d’amitié ou d’amour sont en partie basées sur le mensonge pourraient bien être remués !

Zeller adore désarçonner le public.

Pour tout dire, les personnages de Zeller sont  très compliqués.

 

Les quatre comédiens des Galeries  sont remarquables et  jouent leur personnage avec un naturel, une « vérité » ( si j’ose employer ce mot)  tout à fait désarmante.

Ils méritent nos compliments,  à commencer par PIERRE PIGEOLET  dans le rôle de Michel. Il se jette dans son personnage , l’envahit avec une folle énergie, une ténacité renversante.

Il y a là un fameux travail de mémorisation car la pièce se joue à une vitesse première. Le pauvre Pierre est tout trempé.

Ses trois compagnons le suivent avec bonheur :

MARIE-PAULE KUMPS : Laurence (la femme  de.. ou la maîtresse de ….)

MARIE-HELENE REMACLE  ( la femme de… ou la maîtresse de ….)

Je m’embrouille là…

Et MICHEL PONCELET : Paul, le grand ami de Michel.

 

En posant la question de la vérité dans sa pièce , Florian Zeller met l’accent sur un véritable « malaise dans la civilisation »…

Mensonge ou vérité ?

 

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« La vérité est la compensation de deux mensonges » ( Charles Dumercy)

 

DISTRIBUTION

Décors et costumes : Charly Kleinermann et Thibaut De Coster

Assistante : Camille Dawlat

Décor musical : Laurent Beumier

Coordinateur technique : Félicien Van Kriekinge

Conception  lumières : Laurent Comiant

Régie : Vigen Oganov et Vincent Lamer

Stagiaire : Lucas Raimbault

Construction du décor : Stéphane Devolder , Philippe Van Nerom et Mikail Caliskan

Habilleuse : Fabienne Miessen

Avec

Marie-Paule Kumps

Pierre Pigeolet

Michel Poncelet

Marie-Hélène Remacle

 

Et Patrice Mincke , metteur en scène.

 

LA VERITE

Jusqu’au 02/03/14

Le Théâtre a  refermé son rideau rouge.

Les spectateurs quittent le Théâtre.

Les  acteurs se démaquillent

Le spectacle est terminé.

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Galerie du Roi  32  1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 512 04 07

 

Je prends congé de Vous.

 

Tout bientôt   la pièce qui se joue au  Petit Varia  de la rue Gray :    « La nuit juste avant les forêts » de Bernard-Marie Koltès.

 

Sans mentir , comme à l’habitude ,  une chanson très connue interprétée par trois immenses vedettes . Et je ne mens toujours pas, c’est la vérité. Merci pour votre fidélité . A dans quelques heures…

 

Roger Simons

 

 

 

U P C B ( UNION DE LA PRESSE CINEMATOGRAPHIQUE BELGE )

Trois jours avant la Cérémonie des Magritte, l’UPCB, présidée par David Hainaut, a proclamé  ses finalistes pour les prix qu’elle accorde chaque année : Le Grand Prix et  Le Prix Humanum.

Un excellent choix fait à travers les 500 films qui  ont été distribué au cours de l’année 2013.

Je vous en révèle les titres sélectionnés, accompagnés par un extrait du film qui vous donne une idée  sur sa haute qualité tant le sujet que la réalisation et les acteurs.

 

POUR LE GRAND PRIX  2013:

 

DJANGO UNCHAINED

(Quentin Tarantino)


 

 GRAVITY

(Alfonso Cuaron)

 

 

 

 

LA GRANDE BELLEZZA

(Paolo Sorrentino)

 

 

 

 

 

INSIDE LLEWYN DAVIS

(Joel & Ethan Coen)

 

 

LA VIE D’ADELE

(Abdellatif Kechiche)

 


 

POUR LE PRIX HUMANUM  2013

 

LES CHEVAUX DE DIEU

(Nabil Ayouch)


 

 KINSHASA KIDS

(Marc-Henri Wajnberg)

 

 

 

 LIKE FATHER , LIKE SON

(Hirokazu Koreeda)

 

 

LA MARCHE

(Nabil Ben Yadir)

 

 

WADJDA

(Haifaa Al Mansour)

 


 

Belles sélections ! Le Jury a  donné :

Le Grand Prix  à  » LA GRANDE BELLEZZA »

Le Prix Humanum à  » KINSHASA KIDS « 

Bravo d’avoir choisi et récompensé ces deux grands films.

 

APRES L’UPCB

Les MAGRITTE…

Bravo à la Belgique !

Après ?  Les USA  avec les OSCAR, la plus ancienne cérémonie cinématographique  avec ses 84 ans !

Après ? La France avec  la  37 ème Cérémonie des CESAR

Après ? Après ? Cannes, Venise et tous les autres qui suivront dans l’année 2014.

Mais dans l’immédiat , le   06 février :  le Festival du Film de Berlin !

 Ca vit le cinéma !!!

 Et je vous propose, comme d’habitude en fin de parcours,  une musique composée pour ce super film «  ERNEST ET CELESTINE »  de Benjamin Renner qui a obtenu trois prix à la Cérémonie des Magritte  il y a deux jours.

Un chef d’oeuvre ! C’est tout simplement génial !

 Merci de votre attention.

 

Roger Simons

 


 

 

LA NUIT JUSTE AVANT LES FORETS (THEATRE VARIA)

 

BERNARD-MARIE KOLTES

 

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Un premier document : 

 

 

Bernard-Marie Koltès : Je me suis trouvé en contact – pour la première fois peut-être  , en tous les cas d’une ma        nière aussi violente – avec ce qui doit constituer le plus niveau de la classe exploitée , ou du moins celui qui m’a le plus bouleversé , sans doute parce qu’ils avaient moins de vingt ans , qu’ils me ressemblaient sur le plan des aspirations , et qu’enfin ils portaient la marque horrible d’une vie détruite déjà , sur leurs visages.

 

Te donner les détails serait trop long  inutile peut-être ; mais disons qu’il s’en est suivi une conversation de toute une nuit , jusqu’à dix heures le matin , qui m’a fait un choc tel que je n’arrive pas encore à calmer mon esprit. Je n’ai pas pu ouvrir la bouche ; pour la première foi depuis que je suis parti , je me suis senti «  du mauvais côté », et , enfin , j’ai fui comme un voleur , avec une honte dont je n’arrive pas encore bien à voir quelles en sont les causes…

 

Mais il y a que ce soir-là , je me suis senti de l’autre côté – la sensation le plus angoissante que j’ai jamais ressentie…

 

(Extrait d’une lettre de Bernard-Marie Koltès à Germaine Koltès , sa mère – 26/04/76)

 

Cette rencontre a dû jouer un rôle  important dans sa vie.

 

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 RESUME  TRES BREF SUR CETTE NUIT LA …

 

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Un homme , assis à une table de café, tente de retenir par tous les mots qu’ils peuvent trouver , un inconnu qu’il a abordé au coin d’une rue , un soir où il est seul. Il lui parle de son univers; une banlieue où il pleut , où l’on est étranger , où l’on  ne travaille plus ; un monde nocturne qu’il traverse pour fuir , sans se retourner ; il lui parle de tout et de l’amour comme on ne peut jamais en parler , sauf  un inconnu comme celui-là , silencieux , immobile…

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LA NUIT JUSTE AVANT LES FORETS/BERNARD-MARIE KOLTES

 

Ce n’est pas vraiment un seul en scène. C’est un long monologue intérieur. Un grand texte  de solitude, sans adresse .Un enfer urbain , l’impossible dire de la solitude contemporaine…

(Yves Ferry)

 

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Gilles Sandier ( Le Matin) : Le jeune homme que fait parler Koltès , jeune frère de Rimbaud et de Genet , tente de retenir , en usant de tous les mots dont il dispose, un inconnu qu’il a abordé dans la rue un soir où il était seul , seul à en mourir.

Il parle, il parle aussi frénétiquement qu’il ferait l’amour , il crie son univers : ces banlieues où l’on traîne sans travailler et où pourtant l’usine guette , ces rues où l’on cherche un être ou une chambre pour une nuit , ou un fragment de nuit, où l’on se cogne à des loubards partant à la chasse aux ratons , aux pédés, un univers  nocturne où il est l’étranger, l’orphelin , et qu’il fuit en se cognant partout dans sa difficulté d’être et sa fureur de vivre.

 

Un texte superbe, sans littérature…

Je vous recommande vivement de prendre connaissance de  ce texte de Gilles Sandier.

Cela vous permettra  de pénétrer directement dans cette ambiance glauque.

 

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Un texte sans le moindre accent, la moindre virgule,  le moindre point.  Un enchaînement direct, brutal, violent, mais aussi passionnant par le texte, l’histoire mais en priorité l’interprétation du comédien qui  projette qui  hurle ce monologue, qui le fait vivre intensément ce personnage joué formidablement bien par Azeddine Benamara  , acteur français d’origine algérienne .Il est tout à fait extraordinaire. Il joue avec ses tripes et son corps.

Il est impressionnant et d’une vitalité sans pareille !

Eric Castex l’a introduit dans une mise en action scénique  stupéfiante et terrorisante.

 

 

Eric Castex(metteur en scène) : Cette œuvre singulière , écrite d’une seule longue phrase, musicale,  rythmée par l’usage de la parole , est un poignant appel à l’autre – inconnu anonyme , abordé un soir par un étranger anonyme qui parle pour le retenir.

 

Azeddine Benamara : J’ai la sensation de connaître ces mots, je les entends , je les comprends comme une musique familière et je sais combien il est difficile de se sentir étranger dans son propre pays.

 

 

LA NUIT JUSTE AVANT LES FORETS

 

J’ai  eu la possibilité de rencontrer , à l’issue de la représentation ,  Eric et Azeddine. Je vous propose l’écoute et la vision de cette rencontre très sympathique.

 

                    ( crédit video/Paul Freitas: interviews  de Azeddine Benarama et Eric Castex)

 

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Une profération continue ! La harangue du locuteur !  La densité du texte !  Koltès invente  un phrasé du fouillis qu’il désigne à la fois comme désordre et densité, à savoir ce qui est vrai , ce qui ne l’est pas. Le personnage est à la fois attirant et révulsant.

Proféré ans une sensation d’ivresse , le personnage décline sur le mode imaginaire son destin , « avant que ce soit le jour » dans une urgence vitale , proche d’une voix qui chute dans la folie.

 

Eric( le metteur en scène) et Azeddine ( l’acteur) se sont donnés des rendez-vous improbables durant la mise au point d ce spectacle Ils ont répété devant la mer comme dans un studio , dans la rue , dans un champ , dans la nuit , dans le silence qu’est la nuit , où la parole de Koltès résonne comme un long poème de Rimbaud.

 

Ce monologue est le premier texte théâtral revendiqué par l’auteur , Bernard-Marie Koltès.

A voir avec beaucoup d’intérêt !

Soirée spéciale et bord de scène, le mardi 11 février après le spectacle.  A ne pas rater, dans la mesure de vos possibilités.

 

 LA NUIT JUSTE AVANT LES FORETS/BERNARD-MARIE KOLTES

 

( Nominé aux Prix de la critique , catégorie « Seul en scène »  en novembre 2011)

 

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Azeddine Benamara, comédien.

 

Mise en scène : Eric Castex

 

Scénographie : Michel Thuns

Création costumes : Mina Ly

Vidéo et lumière : Vincent Millet

Ingénieur du son : Pierre Alexandre Lampert

Musique et Composition : Dorian Baste

Spectacle du Réseau 7 asbl en coproduction avec le Théâtre Varia, réalisé avec laide de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre.

(Avec des extraits de propos publiés dans le programme du Théâtre)

 

 

LA  NUIT JUSTE AVANT LES FORETS

 

Jusqu’au 15/02/2014

 

THEATRE VARIA  (petite salle)

Rue Gray   154 – 1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 82 58

 

Je vous propose un blues interprété par John Lee Hooker , un blues qui correspond  au monologue de Bernard-Marie Koltès , avec des accents musicaux  du coin de à New York …On  se retrouve  tout bientôt : une découverte d’un concert  passionnant de musique nouvelle à Flagey avec Jean-Paul Dessy et l’extraordinaire chanteuse américaine, Angélique Willkie.

 


 

 

NOURRIR L’HUMANITE, C’EST UN METIER ! (THEATRE NATIONAL)

 

Une nouvelle forme de théâtre :

 

LE THEATRE DOCUMENTAIRE

 

A suivre, sans aucune hésitation. Mais je pense que beaucoup de gens, qui aiment et suivent le théâtre, ont  eu des échos de ce spectacle  nouveau dans sa forme. A la base,  une idée qui part d’un documentaire réel, vécu, pour aboutir sur une scène  de théâtre où se joue la fiction-vérité.

 

LE PROJET ARTISTIQUE

 

C’est en fait le document d’une réalité paysanne ; celle d’une partie de nos agriculteurs ardennais. A partir de témoignages d’agriculteurs interviewés,  ce projet tente de rendre compte d’une réalité objective de la situation des agriculteurs d’aujourd’hui.

 

C’est le document d’une  merveilleuse et humaine aventure  , celle de deux jeunes comédiens partis à la rencontre de leur patrimoine, voulant comprendre et témoigner de l’histoire de ceux qui nous nourrissent , ceux qui nourrissent l’Humanité toute entière : les agriculteurs.

 

C’est un hommage  à ces  travailleurs trop souvent oubliés, peu considérés.

On ne peut que remercier et féliciter ces deux jeunes acteurs de cette chaleureuse initiative. Leurs noms : Charles  Culot et Valérie Gimenez.

 

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Ce spectacle  vivant est aussi une véritable œuvre théâtrale.

Comment  Charles et Valérie ont-ils  ressenti cette « mission » qu’ils se sont donnés ?

 

 

 


 

 

Les arts de la scène et de la vidéo, dans un souci de véritable exigence artistique, se sont mis au service non seulement de l’histoire  mais aussi du spectateur.

Ce spectacle, hors habitude, est une réflexion sur notre société actuelle et sur notre engagement collectif et individuel.

 

Caméra au poing Charles et Valérie sont partis à la rencontre de familles d’agriculteurs de la province du Luxembourg . Ils ont ramené des dizaines  et dizaines de témoignages.

Plusieurs séquences de ces tranches de vie  sont projetées sur le plateau du théâtre.

 


 

 

 

En voyant ce « spectacle », on oublie que l’on est au théâtre. On oublie que ce sont des acteurs. On voit  Charles et Valérie, deux  jeunes journalistes,  qui se présentent et racontent  leur aventure.

C’est de la télé quelque part.

Puis, ils prennent la place  de ces agriculteurs  et reproduisent ainsi   leurs mots,  leurs réactions, leur mode de vie, leurs éclats, leurs difficultés, leurs joies  rares hélas.

Ils « vivent »  ces hommes et ces femmes. Ils prennent leurs places, sans pathos.

Ils  nous parlent aussi des dangers de la nourriture à laquelle nous  sommes confrontés quotidiennement. Ils  veulent aussi attirer notre attention sur l’épouvantable gâchis  des produits achetés hâtivement dans les grandes surfaces et ailleurs.

Ils nous font réfléchir à notre avenir dans l’immédiat !

 

L ’AGRICULTEUR, L’ESCLAVE DU VINGTIEME SIECLE !

 

 

 

 

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La méconnaissance, l’ignorance et l’inaction mènent aux catastrophes.

La méconnaissance du monde agricole et l’ignorance des problèmes auxquels doivent faire face les agriculteurs précipitent la disparition des petites exploitations familiales sans que nous nous en rendions compte.

A l’heure actuelle, en Europe, une ferme disparaît toutes les trois minutes aux profits des grosses exploitations agro-industrielles.

Ce phénomène alarmant ne se limite pas à l’Europe, mais ne cesse de prendre de l’ampleur partout dans le monde.

Quel est l’avenir pour notre nourriture ? Les géants de l’agriculture seront-ils les seuls à nourrir l’Humanité ?

 


 

 

2014 a été déclarée par l’ONU : Année internationale de l’agriculture familiale.

2014 a été déclaré par l’Europe : Année européenne de la lutte contre le gaspillage.

Croyez moi, ce spectacle nous fait  drôlement réfléchir !

 

 

LE THEATRE DOCUMENTAIRE

 

 

La question a été posée hier soir au National. Est-ce une idée intéressante de faire se côtoyer le théâtre avec le documentaire ?

Oui, très certainement, c’est une excellente initiative.

C’est  « un plus » et pour le documentaire, devenu  monnaie courante avec l’apparition de l’internet , donc quelque peu banalisé.

Et pour le théâtre, c’est lui donner une autre couleur du réel.

Et puis le Théâtre, finalement,  c’est la Vie !

 

NOURRIR L’HUMANITE C’EST UN METIER !

 

Une superbe création collective  menée par la Cie Art & tça.

 

Le Théâtre National  propose  – après chaque représentation – des rencontres débats avec le public , organisées en présence d’agriculteurs , de producteurs locaux , d’associations et d’ONG citoyennes.

Débat particulier : le 08/02 à 17h30 :

 

«  SE NOURRIR DEMAIN : AU-DELA DES CRAINTES, EXPLORER LES PISTES POSSIBLES »

 

Entrée libre. Réservation souhaitée : 02 203 53 03.

Ne ratez pas cette intéressante invitation.

Vous en profiterez également pour jeter un regard sur les expositions  présentes au  niveau du premier étage.

 

Le 11/02 , une introduction du spectacle d’une trentaine de minutes avant la représentation.

 

 


 

 

 Que toutes les informations que je viens de vous confier ne doivent pas  vous empêcher d’aller voir ce spectacle unique : le sujet et les deux acteurs de grand talent.

 

 

NOURRIR L’HUMANITE C’EST UN METIER

 

Théâtre documentaire au cœur de notre agriculture

 

Conception, écriture et interprétation : Charles Culot et Valérie Gimenez

 

 

 

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Ecriture et mise en scène : Alexis Garcia

Conseiller Artistique : Jos Verbist

Assistanat : Camille Grange

Costumes : Annabelle Locks

Assistante costumière : Elsa Degraef

Régie générale : Michel Ransbotyn

Régisseur Lumière : Jacques Perera

Régisseur Vidéo : Matthieu Bourdon

Régisseur Son : Simon Pirson

Régisseur Plateau/Machiniste : Joachim Hesse

Assistant Vidéo : Dimitri Petrovic

 

 Une production de la Compagnie Art & tça

 

En coproduction avec le Théâtre National/Bruxelles.

 

Avec de nombreuses collaborations et de vifs remerciements à tous les agriculteurs rencontrés par l’équipe  ainsi qu’à toutes les personnes qui ont soutenu  et qui soutiennent toujours ce projet, avec un remerciement particulier à l’Esact et à Nathanaël Harcq.

 

Photos :Olivier Laval

Vidéos diverses utilisées dans cette note et publiées sur « you tube »

Extraits de propos publiés dans le programme du théâtre.

 

Encore des infos :

 

La représentation du dimanche 9/2  sera suivie d’une dégustation de produits locaux et/ou issus de l’agriculture biologique.

Chaque soir , le bar du National propose des produits de producteurs locaux.

Projection d’un documentaire : «  Les vaches et les prisonniers » suivie de la rencontre avec le réalisateur, Patrick Remacle.

 

Mille bravos et remerciements à tout ce monde qui a conçu ce spectacle THEATRE DOCUMENTAIRE en hommage aux agriculteurs belges.

 

 

NOURRIR  L’HUMANITE, C’EST UN METIER !

 

 

Amis  du blog « Les Feux de la Rampe » et vous êtes de plus en plus nombreux, je vous laisse en compagnie de cette ambiance  musicale agricole mais ici , une ambiance des plus joyeuses !

A tout bientôt avec  le spectacle qui se joue en ce moment au Théâtre Royal des Galeries :

« LA VERITE ». Je suis curieux de voir où plane la vérité mais aussi le mensonge !

Musique.

Et faites bien attention à votre santé. Sachez bien vous nourrir !

 

 

 

Roger Simons

 


 

HERMANAS ( THEATRE 140 – JO DEKMINE )

 

 

 

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Affriolantes,  troublantes ces deux femmes, deux chanteuses, deux danseuses formidables.

Un duo sublime d’Argentines : Sandra Guida et Alejandra Radano.

 

Les HERMANAS : ce sont Elles !

 

 

 


 

 

 Un spectacle que nous offre Jo Dekmine , qui fête cette année les  cinquante ans  de son magnifique théâtre de l’Avenue Plasky.

Toujours le même Jo : exalté, excité, nerveux, inquiet , sans cesse en mouvement. Il est magnifique.

J’espère avoir bientôt  la possibilité de l’interviewer sur ces 50 années de spectacles de super qualité.

Il a reçu tant et tant d’artistes qui étaient  alors à leurs débuts, pas encore connus, qui sont devenus de grandes vedettes mondiales…

 

 

JO DEKMINE – UN  FONDATEUR  & DIRECTEUR UNIQUE !

 

 Et ces deux jours de fin janvier et début février 2014,  Jo reçoit  Alfredo Arias , grand metteur en scène argentin de toutes les distances, depuis «  L’histoire du Théâtre », « Peines de coeur d’une chatte anglaise » , « Luxe » et  « Comédie policière » au Trocadéro.

 

 


 

 

Jo Dekmine : C’est lui, Alfredo Arias  qui a créé LUXE  au Palace de la rue Montmartre à Paris, une espèce d’hommage à l’envers des Folies Bergères et son corps de ballet aux seins étoilés.

Les stars d’un jour descendaient en fanfare le grand escalier. Le regard acidulé d’un demi-siècle sur le précédent.

Et puis, à la surprise générale, il assuma le temps d’un spectacle la direction artistique de ces mêmes Folies Bergères tant l’obsédait le surréalisme kitch de cette tradition de la revue.

Un peu comme le fait Philippe Decouflé au Crazy Horse.

L’ère du strass et des tableaux vivants.

C’était les nuits tango de Buenos Aires et celles des chanteurs et danseurs argentins, de ce caf’conc magique qui va de Carlos Gardel à la môme Piaf, Mistinguett et Joséphine Baker.

 


 

 

Alfredo Arias a déniché   deux chanteuses inouïes qui arpentent la scène de leurs grandes guibolles, mais quelle classe , quelles voix ! On se croirait à l’Olympia des grands jours.

Et le tango l’emporte de justesse sur le répertoire parisien sans pour autant qu’il y ait de la danse.

 

 

 

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HERMANAS

 

Jo Dekmine : Alfredo Arias est également au rendez-vous, nous donnant le borsalino sur l’oreille, une sorte de mini-conférence illustrée sur ce music-hall dont il a l’instinct et la science.

 

Merci Jo pour vos propos tout particulièrement intéressants.

 

 

 

AH CES DEUX  FEMMES ! CELA FAIT REVER !

 

 « Quelles voix ! Quelle présence scénique ! Des vedettes de music hall comme on n’en voit plus beaucoup » (Pariscope)

 

Il faut prendre ce spectacle comme un document précieux !

D’accord, cela fait  un peu ringard pour certains. Cela rappelle de  bons moments pour d’autres qui ont vécu cette époque pas tellement lointaine finalement. Ce qui est mon cas.

 

 


 

 

 

SANDRA  & ALEJANDRA

 

 

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« Deux fausses jumelles aux jambes puissantes et aux bouches dévorantes.

Deux statues vivantes  dont les serre-tête sont des mains noires aux ongles vernis de rouge.

Blondes , blafarde de maquillage , agressives et vêtues de capes blanches , de  combinaisons rouges, de robes sombres de crépon à dominante orange ou  bleue…

Ce sont des sœurs à la sensualité fouettarde, comme le théâtre d’Arias en impose tant.

Elles chantent comme elles jouent et comme elles font rire violemment. » (Libération)

 Je me rallie totalement aux propos publiés dans ce journal.

Ces deux femmes nous accrochent sur tous les plans.

Quelle précision dans leurs mouvements.

Quelle élégance ! Quelle éloquence !

Une chorégraphie  différente, d’une légèreté, et d’une souplesse stimulante !

Et le tout d’une violente sensualité ! C’est jubilatoire !

 

DIAPORAMA/HERMANAS

 


 

Il est  un peu plus de 13 h.  Vous avez encore le temps de téléphoner au Théâtre 140 et de réserver vos places. C’est bourré, bourré, bourré !

Cela me fait plaisir de voir un théâtre qui vit, vibre, heureux de nous faire connaître parfois (et souvent ) des choses  formidables.

Merci encore Jo  pour ce spectacle  réjouissant !

 

 

HERMANAS/ SANDRA GUIDA  ET ALEJANDRA RADANO/ALFREDO ARIAS

 

Jusqu’au 1er février 2014

 

Conception et mise en scène : Alfredo Arias

Texte : Alfredo Arias et René De Ceccatty –

Chorégraphie : Gustavo Wons

Maître de chant : Ana Carfi

 

 

THEATRE  140

Avenue Plasky140  – 1030  Bruxelles

Infos Réservations : 02 733 97 08

 

« Ainsi  sont toutes femmes femmes ! »  ( Rabelais)

 HERMANAS

 

A tout bientôt, Vous qui suivez avec fidélité   les  spectacles  du blog LES FEUX DE LA RAMPE.

Que pourrai-je vous proposer comme chanson finale ?   Celle qui va suivre et que vous aimez beaucoup, j’en suis sûr.

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

CELUI QUI SE MOQUE DU CROCODILE (THEATRE DES MARTYRS)

 

 CELUI QUI SE MOQUE DU CROCODILE N’A PAS TRAVERSE LA RIVIERE.

 

GUY THEUNISSEN

 

François : Quand tu arrives dans un continent que tu ne connais pas, tu arrives sur la pointe des pieds. Tu ne sais pas ce qu’il y a de l’autre côté de la rivière et pourtant, il faut bien que tu traverses…

Guy : Celui qui se moque du crocodile…

 François :…n’a pas traversé la rivière. On ne sait pas où on débarque , on n’en sait que ce qu’on nous en a dit , ce que les voyageurs qui t’ont précédé ont bien voulu t’en dire.

 Lui, Guy, est belge , originaire de Hasselt  mais qui a vécu  principalement à Liège.

 Lui, François  est africain, originaire du Cameroun mais qui a et qui vit en Belgique…

 François : Histoire…

 Guy : Raconte…

 

Et ils vont nous la conter leur histoire à chacun.

Et ils vont nous la faire vivre leur histoire…

Et c’est tout simplement extraordinaire, merveilleux, attachant, émouvant, drôle.  Ils sont étonnants  ces deux hommes de race différente, tous deux comédiens, metteur en scène et directeur de théâtre.

 Deux hommes qui se sont attachés l’un à l’autre dans une fraternité,  une communion,  une union, une solidarité  indissolubles.

 

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Ce spectacle d’exception  est interprété par deux comédiens qui jouent leur propre rôle.

Ce ne sont donc pas des personnages fictifs et  qu’on entend habituellement. Il n’y a donc aucune construction de personnage.

 Guy et François jouent au plus près  de ce qu’ils ont dans la vie réelle.

 

 HISTOIRE…RACONTE !

 

Un bonheur de les voir raconter leur histoire , vécue  différemment bien entendu, étant chacun  de l’autre côté de la rivière.

Ils sont drôles, profondément humains, irrésistibles, intelligents et   talentueux tous les deux, à part égale.

Tous leurs propos sont intéressants et nous font découvrir comment vivent les hommes, qu’ils soient  blancs ou noirs.

Ils ont l’art de raconter.Ils ont l’art aussi de danser à l’africaine.

 

 

Guy Theunissen : Cette «  traversée… » est le sujet  de notre  spectacle : une interrogation sur notre mémoire , celle qui nous est propre et celle qui est commune à l’Histoire qui a marqué nos pays, nos communautés d’appartenance .

 François Ebouele : C’est le récit de nos larmes lors de la chute du mur de Berlin, des larmes   amères pour moi, des larmes de joie pour Guy.

 Guy : C’est le récit des grandes et petites histoires qui nous ont traversés : la rencontre d’une femme dans les rues de Dakar…

 François : une dernier bière dans un aéroport, une visite au musée du Louvre…

 Guy : un voyage en taxi clando, un instituteur…

 François : Mais aussi Indépendance Tchatcha …

 Guy : Rostropovitch , Césaire, la dette , Mitterand …

 François : Sankara, le discours de Christine Taubira , Lumumba ,  le but de Vanderelst à la coupe du monde de Mexico.

 

 Et ainsi de suite pendant  une heure trente  dans des mouvements scéniques amusants.

 On rit beaucoup, souvent  mais  l’émotion surgit à certains moments lorsqu’ils évoquent leur amour filial.

 

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Je ne vous en dirai pas davantage, j’aimerais en toute sincérité que vous voyiez  ces deux comédiens, je dirais plus : ces deux  êtres  profondément humains dans leur spectacle.

Croyez-moi, vous vivrez un moment qui  restera dans votre  mémoire.

 Merci Guy , merci François…

 

HISTOIRE…RACONTE…

 Le texte de cette pièce est publié aux Editions du Cerisier (Cuesmes/Mons) dans la collection «  Théâtre-Action »

 

 CELUI QUI SE MOQUE DU CROCODILE N’A PAS TRAVERSE LA RIVIERE

 

Direction artistique et texte : Guy Theunisen/La Maison Ephémère

 Mise en scène : Brigitte Baillieux/Yaya Mbile Bitang

 

A vous revoir!

 

 

 

 

 

DEUX PIECES EN UNE

 

 

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Début du vingtième siècle …

 

1908 : «  Feu la mère de madame »

 1911 : » Mais n’te promène donc pas toute nue »

 

 DEUX FEYDEAU 

 

 

 

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Je pense que tout le monde a vu,  enfin tout au moins les amateurs du théâtre  de boulevard et du théâtre du vaudeville, ces courtes pièces de l’illustre Feydeau.

 

Patrick Pelloquet (metteur en scène) : Il faut se laisser embarquer sur le manège qui accélère à chaque tour jusqu’au vertige, jusqu’à l’implacable folie qui nous dépasse.

Il faut accepter d’accompagner ces personnages qui enclenchent, malgré eux, une infernale machine à problèmes, qui finit par les laminer.Leur lâcheté et le manque  de confiance les poussent à  mentir plutôt que d’affronter l’autre. Les maris sont couards, trompeurs et benêts, les femmes irresponsables, capricieuses et jalouses.

En fait, il y a deux Feydeau : le noctambule qui passe ses nuits chez  Maxim’Maxim’s » , celui qi a écrit «  La dame de chez Maxim’s »…et Feydeau, le mari de madame Feydeau qui fut en quelque sorte sa muse , c’est le Feydeau des petits chefs-doeuvre en un acte dont   « Feu la mère de madame »  et « Mais n’te promène pas toute nue ».

 

 

 

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Concernant  « Feu la mère de madame », la pièce a été reprise la saison dernière au Théâtre Royal du Parc, mais adaptée quelque peu  à notre époque.

Concernant «  Mais n’te promène donc pas toute nue », Feydeau y pousse à l’extrême l’observation de la vie intime au quotidien et crée ainsi  un nouveau genre : « la farce conjugale » 

 Il est vrai que je m’en suis fait la remarque : le ton est différent, l’argument de la pièce  est nettement plus développé  et traite surtout de la femme.

 Et cette deuxième pièce qui, à Spa,  au Festival, s’enchaîne à la première avec une pause de quelques minutes, le temps de changer le décor.

 

 

 

 

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 Les critiques de l’époque sont excellentes pour les deux pièces.

 

« L’agrément du dialogue, la vivacité des répliques , la drôlerie des quatre personnages procurent aux spectateurs « une heure de folle gaieté de rire inextinguible  et évoque le génie comique de Feydeau »

 C’est bien vrai, je me rallie à cette critique d’il y a plus de cent ans. La pièce est toujours porteuse d’un rire constant.

 « Les critiques s’aperçoivent que Feydeau poursuit ici la peinture d’un personnalité très voisine de celle qu’il avait évoquée dans  « Feu la mère de madame ».

 

C’est vrai également mais  je trouve que le scénario est plus consistant, traitant aussi du sujet de la femme  plus moderne qui se déshabille  devant son jeune fils  sans souci, ce que lui reproche son mari, et en même temps il aborde la politique, légèrement bien entendu.

 Bien sûr, l’élément important dans cette pièce, c’est la piqûre d’une guêpe  sur le haut de la cuisse  de la jeune femme qui demande à être  « sucée » …

 Irrésistible ! C’est le fou rire dans la salle.

 

 FEU LA MERE DE MADAME  – MAIS N’TE PROMENE DONC PAS TOUTE NUE / FEYDEAU

 

On ne raconte plus la vie de cet auteur qui a été malheureux et souffrant une bonne partie de sa vie.

 

LA QUESTION DU VAUDEVILLE

 

Patrick Pelloquet(metteur en scène) : Feydeau a du conscience – avec ses deux courtes pièces d’avoir gagné le pari qu’il s’était fait avec lui-même un an auparavant : sortir du vaudeville où il était passé maître pour inventer un genre dans lequel il n’excellerait pas moins.

 

Une heure de spectacle, un acte bourré de discussions mesquines , de querelles stupides où se révèlent sans fard l’agressivité et l’amertume de l’épouse, l’égoïsme et l’irresponsabilité de l’époux.

 

Mais par un  étrange paradoxe , de ce huis clos conjugal parfaitement féroce , Feydeau arrive , grâce à l’accumulation de détails triviaux, à dégager un comique si puissant qu’il parvient à masquer à une part importante du public la noirceur de la peinture…

 

 « Quel dommage qu’on ne puisse pas avoir un amant sans tromper son mari »

 Citation de Georges Feydeau ou de son épouse ?!

 

 DEUX PIECES EN UNE, UN CADEAU !

 

Excellente double mise en scène par Patrick Pelloquet.

 Excellents comédiens français, chacun parfait dans  son personnage.

 C’est une production  du « Théâtre Régional des Pays de la Loire ».

 

Les acteurs :

 Jean Marc Bihour , Pierre Gondard, Gwennaël Ravaux, Georges Richardeau, Sylvie Tamiz, Patricia Varnay et le metteur en scène/comédien : Patrick Pelloquet

 

( les 11, 12, 13 août à 20h30.)

 

«  Il n’y a que dans les courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu’elle dit , que l’on peut être sûr quelle dit vraiment ce qu’elle pense. »

 

Citation, c’est sûr et certain, de Georges Feydeau !

 

Rideau

 

 

Roger Simons

 

LA CONCORDANCE DES TEMPS ( THEATRE DES RICHES-CLAIRES)


 

 

DOMINIQUE BREDA

 

 

 

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 « L’être humain peut se diviser en deux catégories : ceux qui tiennent le revolver, et les autres »

 

 

 

 

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Dominique Breda (auteur/metteur en scène) : Dans notre histoire, il y a une voiture qui roule vers le sud.

Dans cette voiture, il y a June , qui n’a jamais su tenir un revolver, Wanda qui tire sur tout ce qui bouge , Abicail qui essaie d’éviter les balles , et Nora, qui cherche encore et toujours son arme…

Et non loin de là…

 

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Ce n’est pas vraiment un western, ni un polar, ni un drame, ni…

C’est tout autre chose… C’est «  brédasien » …Suspense !

 

 

 


 

 

 

Cinq femmes sur le plateau des Riches-Claires.

Cinq comédiennes.

 

 

 

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Une rencontre des plus agréable et des plus sympathique ! Caméra !

 

 

 


 

 

 

Le temps d’amener la vieille bagnole – style américain –  sur le plateau, pour autant qu’elle fonctionne, et  le blog lancera sur le  « mur »  le jeune auteur de cette pièce , Dominique Breda.

 

 «  Dans les westerns, il y a trop souvent John Wayne, et pas assez souvent Josephine Hooper… »

 

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J’adore ce genre de musique. Et Vous ?  Caméra !

 

 


 

 

 

 

 

Merci à Vous tous, et bravo à Daniela Bisconti , Catherine Claeys, Julie Deroisin , Sandrine Quynh et Martine Willequet

Fabuleux quintette géré chaleureusement  et dans la joie par Dominique Breda.

 

 

 

 

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LA CONCORDANCE DES TEMPS

 

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Ecriture et mise en scène : Dominique Breda

Création lumières : Thomas Vanneste

Scénographie (y compris la construction de la superbe vieille voiture) : Noémie Breeus

Costumes : Fanny Van Hammée

Un projet de l’Asbl Lato Sensu

 

Décor musical :  Lynyrd Skynyrd – Les Beatles – David Bowie

 

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(Photos et vidéos : Paul Freitas)

 

 

Comme  ils vous l’ont dit et comme je vous l’ai dit moi aussi,  cette pièce, toute simple,  sans prétention ,  c’est un  vrai bonheur !

 

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 Dans quelques heures sur mon blog , pour vous le spectacle HERMANAS  au Théâtre 140.

Allez, avant de vous quitter, c’est une tradition,  une interprétation   des Pink Floyd.

D’accord ?

 

 

 

Roger Simons