DOUCHETCHKA – TCHEKHOV (LA SAMARITAINE ) 01/04/17

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « rebonjour et bienvenue.

Je vous propose la lecture  ou relecture de cette chronique

« Douchetchka » cela veut dire «  Petite chérie «  en russe.

Il s’agit d’une republication.

Le spectacle se jouera ce samedi 01/04 à 20h30  au CAFÉ-THEATRE LA SAMARITAINE .

 

Tchekhov a écrit cette nouvelle en 1898 qui retrace la vie d’Olga Plemmiannikova.

Les hommes tombent sous le charme de son sourire désarmant et    « Petite chérie » les aime de tout son être.

Aimer donne un sens à son existence mais que faire lorsque ses grands amours disparaissent un à un de sa vie ?

 


 DOUCHETCHKA

 C’est un  petit bijou cette nouvelle !  C’est un bonheur ! C’est une nouvelle qui fait aimer Tchekhov !

C’est plein  de poésie, une poésie simple, directe, qui touche au cœur !

 LEVER DU RIDEAU…

  Sébastien Taminiau et Léonore Frenois - Douchetchka.png

 Russie 1898. Il pleut sans arrêt.

Le Théâtre. Le public accourt, se débarrasse de ses manteaux trempés et se hâte au chaud sur les bancs douillets du petit théâtre d’Ivan…et de Douchetchka,  qui est amoureuse d’Ivan et partage toute sa passion pour la vie d’artiste. Mas c’est alors qu’elle reçoit un télégramme…

ET COMMENCE L’HISTOIRE…

Olga, une jeune femme à la fois heureuse  et malheureuse car il lui arrive de bonnes choses en amour mais aussi la perte d’hommes qu’elle aime ! Que deviendra-t-elle sans eux ?

SUITE SUR LE PLATEAU DE LA SAMARITAINE…

 Que faire lorsqu’en perdant quelqu’un, on perd aussi son individualité ? C’est quoi alors, l’identité ? Un entassement d’opinions ?

Tchekhov s’en prend à l’être humain avec beaucoup de tendresse.

Il dépeint le portrait nuancé d’Olga, jeune femme caméléon au cœur fragile. Il s’en dégage une ambiance rayonnante et émouvante …

C’est ce que j’ai ressenti  tout au cours du spectacle, ému et émerveillé par l’interprétation de cette jeune comédienne que je ne connaissais  pas encore : Léonore Frenois , adaptatrice de la Nouvelle!

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 Je ne vois pas en vérité une actrice qui joue  le personnage d’Olga.

Je vois Olga,   je la sens, je la respire ! Son visage est d’une beauté naïve.  On l’aime dans l’instant.  Elle est  « vrai », naturelle !

J’ai découvert ce soir une comédienne de grand talent.

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 Tom Mannaerts joue Ivan, l’imprésario puis Basile qui gère un dépôt de bois, Vladimir le vétérinaire et son fils Sacha…

Je ne connaissais pas non plus cet acteur.  Il anime ses personnages  avec acuité. Il les vit comme Léonore Frenois.

 


 DOUCHETCHKA
 

Une alchimie poétique et rusée entre deux comédiens et trois musiciens.

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Elise Steenackers ( adaptatrice/metteuse en scène) : C’est avec douceur qu’ils nous révèlent tous les cinq la fragilité de nos propres pensées, nos passions, nos influences et nos métamorphoses parfois inconscientes.

Olga n’a pas de personnalité propre, pas d’opinion ou de vision particulières sur le monde qui l’entoure. Le développement de son identité embryonnaire est tout aussi nécessaire que le développement d’une société ouverte, saine et critique.

La libération de la «  petite âme » d’Olga est une métaphore pour l libération de la société, et une référence à une étape historique  en Russie : l’abolition du servage en 1861.

Tchékhov était lui-même le petit-fils d’un esclave affranchi et il a toujours mis au premier plan la liberté d’expression, l’éducation, la médecine et le développement humain pour sauver le peuple de la pauvreté et de l’igno

 DOUCHETCHKA : un spectacle musico théâtral pour deux comédiens et rois musiciens.

Que je précise bien : ce n’est pas du tout une comédie musicale.

C’est une pièce de théâtre envoûtée par la musique et quelle magnifique musique : Tchaïkovsky , Rachmaninov, Scriabine, Moussorgsky…

Toutes ces œuvres magistrales interprétées par trois excellents musiciens :

 Corentin Dellicour , violoncelliste.

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Olivier Maltaux , pianiste.

 

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 Sébastien Tamineau (violoniste)

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 Les musiques s’intègrent au texte  avec subtilité et délicatesse.

Ce qui est merveilleux, c’est que l’on sent la complicité qui existe entre ces deux comédiens et ces trois musiciens.

Dans un court moment, j’aurai l’occasion de vous faire écouter ces superbes musiques jouées par les trois musiciens du spectacle.

Ce que  vous écoutez  en ce moment sont aussi de brillantes interprétations par de grands musiciens.

Le décor est  plaisant : un salon style fin du 19 ème siècle.

Les  costumes sont bien dessinés, nous les devons à Laure Norrenberg , costumière passionnée par le vêtement mais surtout par les matières. C’est une passionnée pour le costume de théâtre.

 Laure Norrenberg - Douchetchka.png

DOUCHETCHKA

 C’est la première mise en scène  d’Elise Steenackers. Elle  étudié l’œuvre de Tchékhov, s’est plongée dans la musique russe et a longuement discuté de la pertinence sociale de l’histoire pour construire son premier spectacle de théâtre musical.

C’est une réussite !

Cela dit,  pourquoi a-t-elle choisi cette nouvelle de Tchékhov ?

Elise Steenackers : Douchetchka a volé mon cœur. Je dois bien le reconnaître. J’ai beau essayer de rester critique, je trouve tout de même son histoire très reconnaissable.

Qui n’a jamais rien promulgué sans savoir réellement de quoi il s’agit ? Qui n’a jamais  adopté la vision de quelqu’un dont il est proche ? Mais surtout, qui est capable de se donner entièrement et sans réserve à la personne qu’il aime ?

 Douchetchka est en réalité  un concert dans une pièce de théâtre.

Un choix plutôt rare.

Elise Steenackers : La musique joue un rôle très important dans ma vie. Je savais que le spectacle serait musical avant même d’avoir choisi la nouvelle…

Dans ma pièce, les musiciens ont la fonction  d’un choeur grec : ils réagissent à ce qui se passe, ils ont de l’empathie pour Olga et créent un dialogue avec les  acteurs.

Et puis, j’ai voulu que la musique donne une couleur et un élan au spectacle.

DOUCHETCHKA/ TCHEKHOV/ELISE STEENACKERS

 Dramaturgie : Lotte Loncin

Lumières : Vital Schraenen

Régie : Mathieu Robertz

 (Avec des extraits du dossier Douchetchka  )

 CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16  – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

RÉGIE : LUCAS HOYOIS

DOUCHTCHKA

Représentation ce samedi  01/04

Une grande musique classique signée Tchaïkovsky avant de nous séparer.

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Je vous réserve quelques surprises dans ma programmation – époque de Pâques !

A tout bientôt .

Roger Simons

 


 

 

 

 

CLAQUE – BENOIT VERHAERT ( THEATRE BOSO )

CLAQUE

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BENOIT VERHAERT

Interdit, non ce n’est pas la pièce de Jean Marsan «  Interdit au public »

Interdit…d’en parler…

Un spectacle « très particulier ». Un seul en scène  à voir et même à revoir, ce qui est mon cas.

Benoit Verhaert : Oui, à revoir. De toute façon c’est jamais deux fois pareil parce que… la mémoire…

Mon spectacle a…comment dirai-je… quelque chose de peut-être essentiel…Mais je vous en prie, n’en parlons pas…

Dites à vos lecteurs et vos amis de venir  le voir et signalez leur que l’entrée du Café-Théâtre  d’Huguette…c’est la patronne…est gratuite. Conseillez leur de prendre avec eux  quelques pièces…enfin quelques euros…

TOP SECRET

Bien, je me tais mais tout de même, je veux vous dire que c’est jouissif en diable ! C’est étonnant cet homme qui vit quelque part dans la solitude, seul en scène quoique…

Bref, Benoit Verhaert nous fiche une fameuse claque dans  son solo dont on ne peut rien dire !!!

 

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UNE CLAQUE EST UN COUP PORTE SUR LA JOUE AVEC LE PLAT DE LAMAIN OU UN GANT !

Benoit Verhaert : Cette agression concentrée sur le visage a pour intentions plus ou moins confuses et mêlées de surprendre et d’ébranler psychologiquement la personne. La douleur physique est ordinairement superficielle, mais cet apparent caractère bénin aurait plutôt pour conséquence de laisser toute sa place à l’impact émotionnel.

La claque est…

Serait-ce donc un spectacle – conférence sur   « La claque  sous toutes ses formes »  donné par le Professeur Verhaert !

Non bien sûr !  C’est un spectacle – théâtre avec en scène un grand comédien qui… Je brûle de vous le dire.

 « Butor de pied plat ridicule… »(R)

«  Couvrez ce sein que je ne saurais voir… »(M)

«  Mourir…Dormir… »(S)

«  J’ai souffert souvent.. »(M)

A vous de trouver d’où proviennent ces extraits de textes émanant du théâtre.

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 CLAQUE !

 C’est au théâtre qu’on fait la claque, non ?

Benoit Verhaert : Oui, un groupe de claqueurs stipendiés par un auteur pour faire la claque pendant les représentations de manière favorable en applaudissant ou défavorable en criant…

 Le petit programme écrit ceci :

« CLAQUE – Peut-être bien les adieux à la scène de Benoit Verhaert ou éventuellement son come-back ou alors les deux pour le prix d’un seul spectacle , gratuit d’ailleurs, enfin, pas tout à fait.

Benoit Verhaert : Il est possible que ce spectacle ait quelque chose de dérisoire, mais je crois pourtant qu’il est essentiel que je le fasse.

Quand je dis essentiel  il faut le prendre au sens premier du terme, je veux dire que c’est un spectacle qui va à l’essence des choses , en tout cas pour moi. De là à dire qu’il est essentiel de le voir.

A vous de juger !

Oui, l’essentiel est d’aller le voir !  Interdit  de faire des commentaires sur ce spectacle. Je puis tout de même vous dire que c’est  formidable,  que Benoit Verhaert est surprenant  et inattendu, que l’on peut recevoir ce spectacle de différentes façons, ainsi par exemple quand…

STOP/BOUCHE COUSUE

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Ce n’est pas du Camus. Ni de l’Ionesco, ni du Dumas, ni du Shakespeare, ni d’un Eric Emmanuel Schmidtt, ni d’un Diderot, ni d’un Anouilh ! C’est  du Benoit Verhaert ! 

 

CLAQUE

 

 

ET CLAQUE

PS. Des claques sont aussi portées sur le haut du dos ou mieux, sur les fesses dans le cas d’une fessée plus ou moins insistante.

Tiens,  que fait là ce chapeau claque ?

 CLAQUE

de et avec Benoît Verhaert

Auteur

Metteur en scène

Comédien

Lumières

Autres encore…

Benoît Verhaert

Production : Théâtre de la Chute

CLAQUE 

 les 01 et 02/02/17

THEATRE BOSO

Chaussée de Boondael 361 – 1050

Infos Réservations : 0471328687

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , mille mercis pour votre présence  et votre  écoute sur mon blog. 

Notre moment de séparation: un nouveau document sur ce chanteur que nous n’oublierons jamais :  » Jacques Brel ,fou de vivre « 

Un documentaire  éalisé par Philippe Kohly ( Inédit)

C’est ce vendredi 03/02/17 sur  LA UNE/RTBF à 20h50 .

 A tout bientôt !

 Roger Simons

 

 

 

JACQUES LE FATALISTE – DENIS DIDEROT (THEATRE LE PUBLIC)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bienvenue au blog où vous allez rencontrer deux amis qui se baladent dans la vie en méditant gaiement sur nos amis, nos amours , nos emmerdes…et notre destinée.

JACQUES LE FATALISTE

Est-ce qu’on est maître de devenir ou de ne pas devenir amoureux ?

Et quand on l’est, est-on maître d’agir comme si on ne l’était pas ?

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Un texte  de Denis Diderot, dans une adaptation et une mise en scène de Jean Lambert.

Jean Lambert : Jacques , une sorte de valet et son maître ont entrepris un voyage , on ne sait ni d’où ils viennent ni où ils vont. En huit journées, ils traversent un paysage qui nous est peu raconté.

Par contre, à la fin du roman – car il s’agit bien au départ d’un roman de Diderot -nous n’ignorons rien de leur conversation et de ses digressions.

Le récit principal contient lui-même des récits en gigogne.

Ils leur arrive un tas d’avaries : nuits bousculées, enterrements, rencontres, orage…

Diderot s’amuse, remet en cause le code romanesque,  sa cohérence, son systématisme.

Mon adaptation est centrée autour de la question du duo : comment en somme-nous arrivés là, qui décide de nos vies , de nos amours ? Notre classe sociale nous impose-t-elle ce parcours-là?

Jacques et son maître remontent loin dans leur histoire jusqu’à l’enfance pour Jacques qui est le plus bavard. Mais le destin  du maitre se dévoile peu à peu jusqu’à la situation la plus épique du récit.

Comment vont-ils revenir sur les évènements passés , reconstituer les étapes qui les ont menés là aujourd’hui ?

Le chemin entortillé du bavardage sert-il simplement à justifier ce vers quoi ils vont, car ils n’ont pas la naïveté du lecteur ou du spectateur : quand ils commencent à raconter , ils savent ce qu’ils ont à justifier…Il s’agit de donner un sens à ce qui est arrivé.

JACQUES LE FATALISTE

Nous, spectateurs, sommes un peu perdus. Nous avons à faire travailler notre imaginaire !

Nous suivons les propos philosophiques de ces deux personnages qui déambulent, s’arrêtent dans les auberges…

L’un est le maître de l’autre ! L’autre, le valet de l’un !

On se demande  qui est qui, du maître et du valet ! On ne le saura vraiment jamais  ou presque !

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REFLEXIONS

Sur le  titre  et sur le thème du maitre et du valet .

Le valet  est identifié par un prénom(absence de patronyme) alors  que le maitre est identifié par sa fonction ce qui permet de conclure que Jacques occupe la place du valet.

En nommant Jacques en premier , Diderot  semble lui donner un ascendant sur son maitre , ce qui augure d’une relation inversée entre les deux personnages .

JACQUES LE FATALISTE(RESUME)

Jacques et son maître , comme Sancho et Don Quichotte , déambulent donc sur les routes , s’arrêtent dans les auberges , vivent des aventures extravagantes et font des rencontres étonnantes.

Au fil de leur voyage , tout est jeu , liberté , plaisir et prétexte à se questionner : le bien et le mal, l’amitié , est-ce que l’on sait où l’on va ? Sommes-nous libres ?

Jacques a une devise :  Tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut…

C’est plein de verve, de sagesse, d’humour car on rit souvent au cours du spectacle.

 

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DIDEROT AU THEATRE LE PUBLIC

Un travail magnifique d’adaptation  à partir du roman de Diderot !

Une écriture brillante, magnifique, un véritable régal !

Une mise en scène originale  et vivante , en osmose avec l’oeuvre originale.

Jean Lambert a insufflé à ses deux acteurs ce jeu  moderne d’interprétation « lisible pour le spectateur » Et c’est fort intéressant cela puisque nous sommes au théâtre !

Une interprétation exceptionnelle par deux comédiens de grand talent, complices de scène depuis longtemps. Deux acteurs que nous avons pu voir ensemble dans différentes pièces au National : Jean-Pierre Baudson et Patrick Donnay.

Ils ont l’art de jouer et dire ce texte – pas facile  et très littéraire – avec simplicité, dans un ton de comédie.

Ils nous séduisent  et nous font aimer et découvrir une œuvre de cette importance.

Ils deviennent des compagnons de route, des voyageurs qui nous racontent.

Ils tiennent du reste  de nombreux propos en s’adressant au public. L’un d’eux offre même un verre de vin  à un spectateur.

Je croyais  de j’allais m’ennuyer et ne pas m’y retrouver dans la langue  et le propos de Diderot.  C’est tout le contraire qui m’est arrivé.

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Impressions de Mijanou (spectatrice) 

Mijanou : Je me souviens de l’évocation de ce roman satirique dans mes cours de littérature de jadis, mais je n’avais jamais lu ce livre.Grâce à cette pièce, c’est comme si c’était fait… et en plus amusant !

Ce duo est attachant. Le Maître de philosophie (le valet) nous pose une bonne question :

Qu’en est-il de notre liberté d’action, de notre libre-arbitre ?

Tout serait-il écrit « là-haut » comme à l’avance ?

L’occasion est en tout cas donnée de s’interroger sur les lois des causes et effets, sur l’interdépendance, sur l’environnement du milieu social, sur l’importance de la construction psychologique de l’individu (« Est-ce qu’on est maître de devenir ou de ne pas devenir amoureux ? ») sur les hasards et coïncidences qui font que notre vie prend tel ou tel autre tournant… une belle source de réflexion que ce spectacle qui sera sûrement sélectionné par bien des professeurs du secondaire. On peut le leur recommander; cela donnera à leurs élèves le goût du théâtre en tout cas, … et, peut-être, aussi un intérêt pour les courants philosophiques ?

«JACQUES LE FATALISTE »

Jean Lambert (adaptateur et metteur en scène) :  Nous n’avons pas voulu rester dans le  18 ème . Nous jouons sur les époques.

Nous en avons fait des personnages de théâtre. Ils  n’existent pas en dehors des spectateurs.

Dans la situation de la représentation,  ils vont donc vivre une fraction de leur vie de personnages propulsés dans une démocratie parlementaire du 21 ème siècle.

Jacques qui avait signé avec son maître une sorte de pacte qui l’avait fait rêver de citoyenneté, d’égalité des droits, va prendre conscience que quelque chose de son rêve a pris forme !

THEATRE LE PUBLIC

DIDEROT/JEAN LAMBERT

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 Générique :

Dramaturgie et mise en scène : Jean Lambert

avec la complicité d’Alfredo Canavate

Costumes:  Gréta Goiris

Coiffures et maquillages : Serge Bellot

assisté de Marie Guillon Le Masne

Régie : Matthias Polart

Stagiaire régie : Dorian Franken-Roche

Production : Théâtre  National

Photos : Cici  Olsson & Bruno  Mullenaerts 

JACQUES LE FATALISTE

Avec Jean-Pierre Baudson et Patrick Donnay !

Jusqu’au  29 octobre 2016.

Du mardi  au samedi à 20h30

Infos Réservation : 0800 044 44


Amis  de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci  pour votre présence quotidienne  et votre intérêt  au blo.

Notre moment de séparation : La vision  du  » Concert des étoiles  » enregistré en la salle des Etoiles de Monte-Carlo  en  mai dernier. De grands artistes lyriques, venus du monde entier, interpréteront les airs les plus marquants  qui furent ceux  de l’une des plus grandes voix du XXe siècle: LUCIANO PAVAROTTI, éteint le 06/09 2007.

C’est un bel hommage qu’on lui rend !

(France 3 – vendredi 09/09- 20h55)

Je vous propose l’écoute de la voix de Luciano Pavarotti!

Un mot encore : Pour ceux qui n’ont pas vu le documentaire  Hallyday, Mitchell, Dutronc il y a quelques jours , une rediffusion ce ce document formidable sur  France 3 – 23h40-  date : 09/09)

Bon temps à Vous tous et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

TOUT DOIT SORTIR – VERONIQUE GALLO (CAFE THEATRE LA SAMARITAINE+(film)-THE PRESTIGE/DAVID BOWIE

(Republication d’un gros succès)

 

 

TOUT DOIT RESSORTIR …

Si vous n’avez pas encore vu ce spectacle de Véronique Gallo , profitez-en pour le découvrir.

Si vous l’avez déjà vu,  retournez-y , vous ne le regretterez pas…

Elle est plus drôle que jamais.

Bienvenue Véronique !

Je  ne résiste pas à mon envie de vous faire voir un extrait de son spectacle précédent…Déjà, et bien avant celui-ci, à mourir de rire… 

 
 

 TOUT DOIT SORTIR !

 Et j’aime autant vous dire que ça sort et à toute allure ! Quel punch ! Quelle énergie ! Coup de chapeau à Véronique Gallo que je viens de voir, revoir plus exactement dans ses formidables tranches de vie!

Elle dissèque notre quotidien à tous avec une extraordinaire jubilation. Le couple, les enfants, l’anxiété,  les rêves oubliés : tout y passe et surtout :

 TOUT SORT  A UNE VITESSE SIDERALE !!!

 

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 Je ne résiste pas non plus à mon envie de vous présenter son bouquin.

« Si les talents de comédienne et la force comique de Véronique Gallo étaient déjà bien connus des amateurs de théâtre, la puissance de son écriture risque bien d’en faire très vite une romancière belge incontournable… » (Jean Bauwin – L’Appel – Janvier 2013)

Et ça y est ! «  Tout ce silence » est le titre de son livre publié aux Editions Desclée de Brouwer.

Véronique Gallo : C’est l’histoire d’une femme. Elle a soixante-dix-neuf ans. Elle est italienne. Immigrée. Témoin de Johovah. On lui annonce un cancer des os.

Durant une année, sa petite fille va l’accompagner dans la maladie.

Par des ponts lancés entre passé et présent, elle va tenter de  comprendre le destin tragique de cette grand-mère discrète et courageuse qui payera de sa vie le poids de bien trop de non-dits…

 Voilà une autre facette du talent « monstrueux » de cette comédienne qui m’a  à nouveau fait  bien rire hier soir avec son nouveau spectacle.

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J’ai voulu la rencontrer et l’interviewer la première fois que je l’ai vue dans sa petite loge de ce petit mais charmant théâtre, situé dans la petite rue de la Samaritaine…


 

 Véronique vous fixe  un nouveau rendez-vous, toujours à la Samaritaine.

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 Observez bien la photo,  elle est maintenant pieds nus. Elle se prépare…non pas à un strip-tease, ce serait banal mais agréable à suivre…non, c’est tout différent.

 

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 Non non non, je ne vous le dirai pas. Je l’ai promis à Véro. Mais c’est génial !


 

«  On rit à gorge déployée d’un bout à l’autre de ce seul en scène enlevé et plein de sincérité » (Catherine Makereel-Le Soir)

« Un cocktail de rire et d’émotion (Jean-Marie Wynants-Le Soir)

« Un seul en scène hilarant «  (Camille Perotti- La Libre Belgique)

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Où est  passée cette robe noire  des plus éclatantes ?

Aurait-elle un rapport étroit avec cette  chose « géniale » que je vous ai annoncée…

Alors, Véro, je  révèle ce qui va se passer en fin de spectacle ?

Vous allez m’en  vouloir ? Non ? Oui ?

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 TOUT DOIT SORTIR

Mise en scène : Jean Lambert et Amandine Letawe

Création lumière : Renaud Dechanet et Jean-Louis Rouche

Credit photos et vidéos/interview et extrait du spectacle : Paul Freitas

 

Véronique Gallo : Plutôt qu’une  crise d’hyper-ventilation, ne vaut-il pas mieux chanter à tue-tête les chansons  qu’on a dans le cœur , penser zen , jouer de la flûte , affronter nos véritables peurs et retrouver notre costume à frou-frou d’adolescence pour enfin lâcher prise , toucher à l’essentiel et réaliser nos rêves ?

Que diable !  Où est passée cette robe noire ???

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 Amis  de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », merci de votre attention et de votre fidélité.On se retrouve tout bien vite , mais avant , nos quelques secondes de séparation.

Je vous propose le film  de Christopher Nolan «  THE PRESTIGE  » avec Michael Caine et David Bowie.

Syno : Une rivalité professionnelle entre deux magiciens londoniens se transforme en lutte mortelle mettant en danger leur entourage.

Un divertissement haut de gamme riche en rebondissements .

(Cinematek –  mardi 24/05 –  20h30 )

Bon amusement et à tout bientôt

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NEW YORK – DOMINIQUE BREDA (THEATRE DES RICHES-CLAIRES)+ (film) JULIETA

Bonjour à Vous !

Qui n’a pas rêvé un jour de New York ?

 

NEW YORK/THEATRE DES RICHES-CLAIRES

 

Dans cette pièce  superbe de Dominique Beda, c’est le chef de gare, l’un des trois personnages, qui se met à chantonner la chanson et à cet instant, la pièce devient une véritable comédie musicale… pour quelques secondes seulement…

C’est comme un flash, c’est comme un éblouissement, c’est comme une hallucination !

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Dominique Breda (auteur /metteur en scène) Ma pièce se déroule sur le quai d’une gare désaffectée, tard dans la nuit. Max a 35 ans, l’âge qu’avait André, son père,  lorsqu’il a décidé de finir avec la vie en se jetant sous un train.

Max est seul avec un père imaginaire qu’il a convoqué pour tenter de comprendre cet acte qui a conditionné toute sa vie.

Malheureusement, les fantômes du passé ne savent rien de plus, du moins en apparence, que ceux qui les imaginent.

C’est précisément ce que le défunt tente de lui expliquer mais en vain.

Max est occupé à  se ressasser le film du drame quand apparaît  ce curieux chef de gare, présence incongrue dans ce lieu désolé où le train ne s’arrête plus, ne passe plus…

 

 

Au départ de cette pièce, on ne comprend pas tout à fait ce qui se passe, qui est qui !

C’est très habilement construit. On est étonné, surpris, puis le rire et l’émotion nous gagnent. On est conquis !

On  suit avec passion  le déroulement de cette pièce forte, inattendue, hors sentiers battus.

Dominique Breda (auteur/metteur en scène) : La comédie répond à un besoin humain de prendre de la distance  par rapport à la souffrance existentielle.

Le rire est la seule liberté, la seule maîtrise qui nous reste lorsque nous ne sommes plus libres et que nous ne maîtrisons plus rien.

« New York » est un spectacle dont l’enjeu me dépasse, tant il fait partie de ma vie et de celles de mes complices  dans cette aventure: Alexandre, Emmanuel et Alexis !

J’ai le sentiment qu’à travers la forme théâtrale, nous pouvons en dire plus que ce que nous ne savons réellement.

La forme nous permet  d’exprimer ce qui ne serait pas exprimable. 

NEW YORK / DOMINIQUE BREDA 

J’ai bien l’envie de rester sur ce propos  suspense, pour vous permettre d’entrer vous-même dans la pièce.

C’est une  gymnastique intéressante à faire.

Comment, Vous, voyez-vous cette pièce ? Comment recevez-vous ces trois personnages ? Sont-ils réels ?

Max est bien présent mais son père, mort depuis longtemps ? Un fantôme qui surgit dans l’esprit de Max ? S’agit-il vraiment d’une hallucination ?

Trouvez-vous aussi que ce sujet fait état au problème de la mort ?

Reste le chef de gare. Est-il aussi dans l’imaginaire de Max ?

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C’est bien tout cela qui est intéressant dans la pièce de Dominique Breda, déjà auteur de nombreuses et excellentes pièces telles « Emma», «  Purgatoire »,   « Hostiles »,  «Délivre nous du mal »…

J’applaudis chaleureusement les trois  acteurs, parfaits dans leur personnage respectif :

Alexandre Crépet : André, le père,

Alexis Goslain : Max, le fils,

Emmanuel Dekoninck : le chef de gare.

Ils imposent leur personnage, sans excès, leur donnant dès lors un ton de vérité  d’autant plus qu’ils les jouent comme une vraie conversation.

Plusieurs casquettes chez Dominique Breda : photographe de plateau, musicien, compositeur,  comédien, dramaturge, metteur en scène.

Oui, plusieurs casquettes on ne peut plus variées !

Chaque fois,  il a l’art de nous introduire dans son univers.

C’est très enrichissant !

 

 

Impressions  de Mijanou , spectatrice fidèle.

Mijanou : Non, nous ne nous envolerons pas pour New York… Dommage ! … à moins d’un délire soudain qui nous transporterait dans la méga ville mythique ! Car, attention, les délires sont parfois contagieux !

Oui, c’est bien de délires, d’hallucinations multiples dont le spectateur est le témoin dans cette œuvre de Dominique Breda, dont je retrouve l’écriture astucieuse après avoir l’an dernier, et avant encore, savourer « Le Purgatoire » et « Hostiles ».

Nous retrouvons bien ici, dans New York, toute la créativité et l’imagination de cet auteur belge. La construction de la pièce est ici très élaborée et l’auteur réussit, en outre, à ne pas s’essouffler, que du contraire !

C’est astucieux, émouvant, tendre, comique…profond, très profond mine de rien!

Une reprise qui a toute sa valeur et une pièce à laquelle je souhaite une belle tournée en province, et un avenir hors frontière aussi, car cette pièce le mérite !

Et… je prendrais bien, moi aussi, quelques « pilules », « presque en vente libre » pour rencontrer un chef de gare aussi savoureux !

Merci Mijanou

Que je vous dise encore : vous avez le bonjour de Mickey !

Nouveau  suspense : que vient faire le personnage de Mickey sur ce vieux quai de gare ? Est-ce aussi une hallucination ?

Et ce train qui fonce à  une allure d’enfer, que l’on ne voit pas bien entendu  mais que l’on entend bruyamment ?

L’une des scènes les plus émouvantes est celle où Max téléphone  à sa mère, morte elle aussi.

Vous n’avez plus que ce soir pour découvrir ce spectacle. Ne le ratez pas.

 

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NEW YORK /DOMINIQUE BREDA

Générique :

Ecrit et mis en scène par Dominique Breda

Scénographie : Auffray Deghorain

Création  lumières : Thomas Vanneste

Production : Les Gens de bonne compagnie et le Centre Culturel des Riches-Claires.

Avec Alexandre Crepet, Emmanuel Dekoninck et Alexis Goslain

 

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

rue des Riches-Claires   24-  1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 548 25 80

 

La pièce de Dominique Breda évoque  New York.

New York ! Je vous en parlerais pendant des heures.

Je vous l’offre  en musique et en chanson sous la forme d’un mini concert  avec la célèbre chanson  « New York New York » interprétée  bien évidemment par Frank Sinatra mais aussi Liza Minelli, Sammy Davis Jr, Luciano Pavarotti, Serge Gainsbourg… Quelle affiche !

 

Musique !


 

 

J’espère que ces mini-concerts vous ont plu.

Je vous en proposerai d’autres durant le mois de juin

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Notre moment de séparation : Le film de Pedro Almodovar dont on parle beaucoup en ce moment au Festival de Cannes.

Almodovar se penche sur le mystère insondable qui fait que nous abandonnons les gens que nous aimons…

En voici un court extrait .

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS (THEATRE ROYAL DU PARC)+FRANCE GALL/MICHEL BERGER

(REPUBLICATION)

 

Une fresque théâtrale assez extraordinaire  que l’on doit à Thierry Janssen d’après le célèbre roman de Jules Verne, proposée dans une mise en scène de Debroux.

 THEATRE ROYAL DU PARC

 Un décor renversant, inimaginable, incroyable sur une scène de théâtre. La base de cette énorme construction repose sur la présentation de la mappemonde entourée d’un rideau métallique qui encercle cette « sphère »!

Les nombreux personnages virevoltent d’un coin à l’autre de « notre terre »

 

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L’on pouvait craindre la programmation d’une vieille pièce poussiéreuse, retrouvée dans le fond de tiroirs, abandonnée depuis longtemps.

C’était ignorer le talent de Thierry Debroux , Thierry Janssen et Ronald Beurms.

C’est gigantesque ! C’est passionnant ! C’est truculent ! C’est follement drôle ! C’est haut en couleur ! C’est magique !

 

 

Thierry Debroux ( metteur en scène 🙂 : « Le tour du monde en 80 jours » – peu de gens le savent – est d’abord une pièce de théâtre écrite par Jules Verne lui-même

La création fut un énorme succès.

Il faut dire que les producteurs n’avaient pas lésiné sur les moyens, et les spectateurs de l’époque se sont certainement pincés en voyant entrer en scène un…éléphant vivant.

Il n’y a pas d’éléphant en chair et en os dans notre spectacle mais Ronald Beurms a imaginé un décor incroyablement ingénieux qui permet à notre imaginaire de voyager d’un continent à l’autre à dos d’éléphant et sa fameuse trompe…d’éléphant, mais aussi de voyager en train, en bateau et même en montgolfière…

Grâce à ce bon vieux Jules Verne, nous sommes entrainés autour du monde et cela, dans un rythme endiablé!a

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Il n’y a pas que Jules Verne pour nous faire vivre cette folle aventure, il y a aussi :

Thierry Debroux qui a dirigé ses acteurs avec talent, énergie et passion. Il a saupoudré sa mise en scène de mille gags visuels, rendus vivants par neuf acteurs déchaînés,

Ronald Beurms qui a passé un sérieux coup de torchon sur le texte basique pour le rendre plus actuel, avec des dialogues percutants, modernes tout en gardant l’écrit de Verne,

Pascal Charpentier qui a composé une musique brillante et joyeuse,

Nathalie Borlée qui a travaillé les éclairages qui créent une belle ambiance,

Véronique Lacroix qui a conçu des maquillages remarquablement adaptés aux personnages, une trentaine,

Yiphun Chiem et Cédric Cerbara qui ont travaillé solidement avec les acteurs sur les combats, réalisés comme au cinéma,

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Et…

Les neuf comédiens, chacun parfait dans son rôle :

Alain Leempoel a toute l’autorité requise, le ton sec, la démarche aussi pour représenter avec justesse Philéas Fogg,Stéphane Fenocchi , Pierre Poucet, Thierry Janssen, Xavier Percy, Nathan Fourquet-Dubart, Vincent Sauvagnac, chacun dans de nombreux personnages jouissifs, inénarrables, très bien caricaturés…

(Thierry Janssen a repris les personnages que jouait  Gérald Wauthia , hélas décédé)

 Et

Jasmina Douieb, la troublante et sensuelle Princesse Aouda, danseuse du ventre qui fait rêver !

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Enfin

Othmane Moumen, éclatant,  dans le rôle de Passepartout.

Non seulement Othmane est un grand comédien, mais aussi un fabuleux acrobate. Il accomplit des pirouettes, des sauts, des acrobaties inouïes.

Il me fait penser – et ce n’est pas la première fois car je suis sa jeune carrière depuis quelques années – à ce que faisait Belmondo tant au cinéma qu’au théâtre : cascadeur !

Impeccable !

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 Je m’en voudrais de ne pas citer les noms des autres artisans de ce tout grand spectacle de divertissement:

Catherine Couchard( assistante) , Laurie Van Laethem et Nina Debruyne (stagiaires en maquillages) , Didier Le Bon et Freddy Beurms( assistance à la réalisation du décor) , Barbara De Schutter et Cathy Min Jung ( l’aide à la réalisation des costumes) , Gérard Verhulpen( régie générale) , David Lempereur ( régie son et bande sonore dont le cri de l’éléphant) , Nicolas Loncke ( régie lumières) , Zouheir Farroukh ( accessoiriste) , Yahia Azzaydi et Patrick Cautert ( menuisiers) et Valérie Vanderper ( l’habilleuse et déshabilleuse – et elle en a du travail Valérie !)

C’est Jouvet qui disait : « Au théâtre, il n’y a pas de petit rôle, il y a de mauvais acteurs »

Je dirais personnellement : « Au théâtre, il n’y a pas de petit collaborateur – comédien ou technicien – chacun a un rôle important, défini et précis. Un petit ratage se voit immédiatement et peut abimer le spectacle… »

Thierry Debroux (metteur en scène) : « Le tour du monde en 80 jours» n’est pas seulement un spectacle de divertissement accessible à tous , et pour reprendre la formule consacrée … de 7 à 77ans… très visuel, très rythmé et parfois musical mais aussi une réflexion sur le monde d’aujourd’hui et sur notre rapport au temps.

Je pense qu’il serait superflu de vous rappeler l’histoire légendaire de Jules Verne. Vous la connaissez tous, bien évidemment.

Mais je pense que l’on a l’envie de relire le roman mythique de Jules Verne après avoir vu et applaudit chaleureusement ce spectacle.

Mijanou (Impressions)

Mijanou : Quel merveilleux voyage que ce Tour du Monde… en 80 clins d’œil !

Non seulement on passe une soirée joyeuse, enchanteresse quand on a gardé une âme d’enfant, hilarante par moments, admirative pour les décors, les costumes, le jeu savoureux des comédiens, la mise en scène, etc…mais je vous invite à découvrir tous les clins d’œil qui sont plus ou moins cachés dans le spectacle : les références musicales, les citations de dialogues de films, les héros de nos BD, le détail évocateur d’un costume, les accents savoureux ou exotiques, … 80 ??? Non, je ne les ai pas comptés, mais ils sont nombreux !

Je me rappelle avoir vu le film de Michael Andreson avec David Niven et Shirley Mac Laine et l’enthousiasme de mes 10 ans est réapparu pour ce récit qui n’a pas pris une ride, grâce au talent de Thierry Janssen et de toute l’équipe. Les personnages, comme ils ont été conçus, sont attachants en diable ! Qui ne souhaiterait voyager avec à ses côtés un Passepartout aussi dévoué ? Qui ne rêverait de guérir Phileas de ses névroses ?

Bon, il y a moins de références scientifiques que dans le roman bien sûr, mais je suis persuadée que Jules Verne lui-même n’y trouverait rien à redire ! Lui qui, à 11 ans, s’était embarqué comme passager clandestin d’un trois-mâts (selon la légende et selon le programme – bien documenté – du Parc); il n’aurait pas hésité à grimper sur les différents engins ingénieux, imaginés par Ronald Beurms. Superbes et amusants, ces engins!

Un spectacle digne de figurer à l’affiche à London ! Plus besoin de passer sous la Manche : nous sommes bien gâtés par notre théâtre Belge !

Je file à l’agence réserver mes places pour ce « tour du monde » en compagnie de cette joyeuse troupe actuelle du Théâtre Royal du Parc.

Et mille bravos à tous et mes félicitations sincères à Thierry Debroux pour sa mise en scène.

Merci à Vous, Mijanou.

 

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 Fogg : Messieurs, j’ai gagné 20.000 livres ! J’en ai dépensé 19.000 pendant ma course autour du monde. Mais qu’importe!  Les mille livre restants, j’ai décidé de les partager entre l’inspecteur Fix qui n’a, après tout, fait que son travail…

Fix : Parbleu, Mr Fogg, j’ai toujours su que vous étiez un honnête homme ! Le flair !

Fogg ….Et mon fidèle serviteur Passepartout !

Passepartout : 500 livres ! Oh, merci maître, vous êtes trop bon.

Fogg : 500 livres…auxquels je retire bien sûr, votre facture de gaz.

Passepartout ; Mildiou ! Mon bec !

Chanson finale :

« Le monde est si petit, mais l’amour est si grand

« Nous passons notre vie à trouver que le temps

« Passe trop vi-i-te

« Passe trop visitée… »

La suite ? Sur le grand plateau du Théâtre avec tous les acteurs !

Pensez-vous comme moi que le Théâtre, c’est fantastique !

Et les acteurs, c’est  merveilleux !

Allez, encore une fois un regard sur la fameuse mappemonde…

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                      (Crédit. photos : Isabelle De Beir)

 

LE TOUR DU MONDE EN  80 JOURS

5ème reprise- Les  26, 27 et 28/05 ainsi que les 2 ,3 et 4/06

THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la Loi  3 – 1000  Bruxelles

Infos Réservation : 02 /505 30 30

 

 

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe « , merci pour tout et surtout votre présence !

Notre moment de séparation : Un documentaire inédit de Franck Ferrand sur le couple mythique  des années 70 : FRANCE GALL & MICHEL BERGER – « toi sinon personne « 

Franck Ferrand : Un phénomène musical sans précédent !

Un beau plaisir de les revoir sur le petit écran.

LA UNE/RTBF  – ce vendredi 20/05/16  à 20h20

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BLEU BLEU (THEATRE PETIT VARIA) + film  » The land of the Enlightened »

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  , bonjour et  bienvenue à Vous.


BLEU BLEU / STEPHANE ARCAS

 

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Toulouse, 1992. Hades est un jeune home à la dérive. Il brûle la vie par tous les bouts et la noie dans les stupéfiants, le sexe et la mouvance grunge. Il appartient à un groupe de trois artistes.

Leurs points communs : ce sont des personnages à la fois exaltés, désinvoltes et provocateurs.

A l’approche d’une grosse exposition, ils se lancent dans la revente de drogue pour financer leur production artistique.

Pris au jeu de cette activité commerciale, ils en font même le sujet dominant de leur travail.

Ils filment pour les besoins de l’exposition une série de portraits de leurs clients et de leurs fournisseurs qui donnent un panorama de l’état d’esprit des années nonante.

Mais l’attitude merdique d’Hades finit par lui attirer les foudres de son entourage.

 

BLEU BLEU

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 C’est une comédie grunge.

Un triller désinvolte , composé d’une étrange substance comique, une comédie grunge donc !

Grunge !!! Traduction : crado…dégueu…du déchiré…du délavé…

Mais on n’utilise plus guère de nos jours cette expression.

Cela dit, comment se présente ce spectacle ?

 

LE MOT DE STEPHANE ARCAS…

Stephane Arcas (auteur /metteur en scène) : Cette intrigue, inspirée de faits réels, est une forme de témoignage poétique de ce qu’à traversé ou, malheureusement, pas traversé la génération X.

Je suis parti de cette matière afin de peindre le paysage des années 90. Période ingrate par la pauvreté de son actualité : après la chute du mur et avant le 11 septembre.

Cette génération X a grandi avec des fermetures d’usines et des politiques immobilistes d’austérité dans un monde où le fait qu’on soit qualifié , diplômé ou pas, ne change rien.

Mais BLEU BLEU  n’est pas une complainte et heureusement, derrière toutes ces galères et ces malaises, une irrésistible fureur de vivre domine. Car il existe une règle absolue : « lorsque la situation devient trop désespérée, si on ferme les yeux , qu’on envisage l’affaire autrement , on s’aperçoit qu’elle prête à rire.

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 EXTRAIT DE L’ENTRETIEN : STEPHANE ARCAS –  ALAIN  COFINO GOMEZ. THEATRE OCEAN NORD 2014 )

 Alain : De ton travail de metteur en scène, je connais bien «  La Forêt, vert presque vert » …Ici, tu abordes une autre couleur ?

Stéphane : Oui, le  bleu. Il est souvent question de couleur dans les titres de mes travaux.

Alain : Ca nous raconte quelque chose  du spectacle, de toi ?

Stéphane : C’est une forme de sorcellerie. Un rapport intime avec un titre…

Alain : Comment situes-tu  BLEU BLEU  dans ton parcours ?

Stéphane : C’est très différent de ce que j’ai fait auparavant, dans la démarche initiale en tout cas. C’est quelque chose qui à la base est très autobiographique. Cela démarre avec mon histoire personnelle,  ma vie aux Beaux-Arts en 1992 à Toulouse…

Un personnage attachant, Stéphane Arcas.

Un spectacle à part,  original, hors habitude.

BLEU BLEU / PETIT VARIA

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 Le lieu où se joue la pièce est aussi particulier.

Le plateau du théâtre est devenu un grand appartement  désordonné.

 Hades est un jeune homme à la dérive. Il brûle la vie par tous les bouts et la noie dans les stupéfiants , le sexe et la mouvance grunge.

Il appartient à un groupe de trois artistes. Leurs points communs : ce sont  à la fois des personnages exaltés, désinvoltes et provocateurs.

A l’approche d’une grosse exposition,  ils se lancent dans la revente de drogue pour financer leur production artistique.

Pris au jeu de cette  activité commerciale, ils en font même le sujet dominant de leur travail.

Ils  filment pour les besoins de l’exposition  une série de portraits de leurs clients et de leurs fournisseurs qui donnent un panorama de l’état d’esprit des années nonante.

Mais l’attitude merdique d’Hades finira par lui attirer les foudres de son entourage…

 BLEU BLEU

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 Une mise en scène  qui offre aux onze acteurs la possibilité de se déplacer dans une apparente liberté de gestuelle. On oublie que l’on est au théâtre.

A quelques mètres d’eux, on les observe, on les regarde, on les écoute, on participe à leurs propos , on découvre leur « appartenir personnel »

Tout est écrit avec une parfaite précision. Aucune improvisation dans le déroulement de la pièce. Ils jouent vrai !

Pour plusieurs spectateurs, c’est peut-être la découverte de ces comédiens tant belges que français :

Renaud Cagna, Cécile Chèvre, Chloé De Grom, Ugo Dehaes , Julien Jaillot, Nicolas Luçon, Guylène Olivares, Philippe Sangdor ,Candy Saulnier,Claude Schmitz ,Arnaud  Timmermans, dirigés avec intelligence par Stéphane Arcas.

C’est un spectacle à découvrir ou à redécouvrir sous toutes ses formes.

Près  de deux heures qui passent  avec vélocité de par l’intérêt de la pièce et l’interprétation  de ces onze comédiens.

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MIJANOU,  LE RETOUR

 

Mijanou vient de m’envoyer un mot  sur ce spectacle qu’elle a vu avant-hier. Je vous le communique :

Mijanou : Un spectacle, en somme, que l’on peut regarder à différents niveaux ! On peut, par exemple, se laisser emporter avec ces jeunes artistes dans leur étonnant appartement, s’y installer en co-location…entrer dans leur vie quelque peu « imbibée » de substances illicites, de volonté créatrice, de désillusion, d’auto-dérision, de sens du commerce et du crédit pour le moins fantaisiste…on peut entrer dans le monde des arts plastiques évoqué par Stéphane Arcas…

Il ne faudrait pas y voir une véritable chronique des années 90, même si de nombreux aspects sociologiques ou politiques sont présents…

De leurs visions, de leurs envolées lyriques débridées émanent, par moment, une forte poésie.

L’écriture de l’auteur donne à voir, véritablement, ce qu’il décrit, pour peu qu’on se laisse pénétrer par les mots.

En tout cas, le fameux «  éclat lumineux du blanc des troncs des bouleaux »…je l’ai vu, de mes yeux vus (si vous assistez à la pièce, vous comprendrez) …et le bleu, le «  bleu bleu » aussi était perceptible…

Les personnages masculins sont savoureux, étonnants, d’un comique souvent surprenant….les personnages féminins par contre peuvent sembler moins riches, moins denses, et un peu terre à terre…nettement  moins attachants en tout cas.

Une écriture, un univers qui, curieusement, me rappelle aussi, les écrits d’une certaine «  beat génération »…ou alors, ce sont les effluves des kilos de haschisch étalés devant nous, spectateurs, qui m’ont imprégnés… ???

Une belle création, très originale en tout cas, de cet auteur originaire de Toulouse !

 Merci Mijanou  pour  vos propos  intéressants et passionnants sur ce spectacle qui vraiment mérite  d’être vu.

 

DISTRIBUTION( suite)

 

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 Ecriture et mise en scène : Stéphane Arcacs

Musique live : Michel Cloup

Scénographie : Marie Szersnovicz

Lumières : Margareta Andersen

Création sonore : Aymeric De Tapol

Chargé de production : Arnaud Timmermans

Photos : Michel Boermans

 

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 Un projet de la Cie Ad Hominem, avec le soutien du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles , Service du Théâtre , de Wallonie-Bruxelles, Théâtre/Danse

 « Je trouve un mot sur le bureau de Nico, il a griffonné : «  faire le parallèle entre Lénine/Lennon et Staline/Stallone. »

Bleu Bleu a été créé le 14/01/14 au Théâtre Océan  Nord/Bruxelles.

Il a été sélectionné dans l’édition 2015 du Festival Impatience à Paris , un festival programmé en commun par Télérama, le Théâtre du Rond-Point , le Théâtre National de la Colline et le 104.

 BLEU BLEU 

Jusqu’au 25 mars 2016

Bord de scène : mardi 22/03 après la représentation.

THEATRE PETIT VARIA

Rue Gray 154-1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 35 50

 

 

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci pour votre fidélité et votre intérêt au blog.

Notre moment de séparation: Un documentaire fascinant réalisé par Pieter-Jan De Pue: » THE LAND OF THE ENLIGHTENED « ,tourné au coeur de l’Afghanistan , à plus de 5.000 mètres d’altitude et parfois par moins 25 °.

Vous trouverez l’interview de Pieter dans le magazine « Mad » du 16/03(Fabienne Bradfer)

Bonne soirée à Vous et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CABARET (LE PUBLIC AU NATIONAL) (REPRISE)

 

 

 

L’histoire de CABARET est devenue  familière du grand public grâce au film de Bob Fosse réalisé en 1972, interprété  par l’inoubliable Liza Minelli.

Ce film était tiré de la comédie musicale créée à Broadway en 1966, elle même basée sur la pièce de John Van Druten  » I am a camera » adaptée d’un recueil de nouvelles.

Héritage culturel et artistique des cabarets berlinois…

Une comédie musicale américaine qui a connu un énorme succès l’année dernière à Bruxelles. La revoici, toujours au National , avec toute la troupe de septembre 2014.

 

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 CABARET

D’après la pièce de John Van Druten et l’histoire de Christopher Isherwood.

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen.


 

(republication)

 

Michel Kacenelenbogen (initiateur du projet/metteur en scène) : Ma motivation première au théâtre, c’est de raconter une histoire. Une histoire qui pourrait vous toucher. Parce que si elle vous touche, alors je pense qu’elle fera son chemin en vous  que vous y rêverez, vous y reviendrez.

 

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 « CABARET »  est dans mon parcours d’homme et de metteur en scène, une œuvre emblématique parce qu’elle dénonce les ravages de la machine totalitaire avec humour et émotions, en danses et en chansons.

C’est ce que je tente de faire depuis 20 ans au « Public » : espérer relier le grave et le joyeux dans un mouvement de grâce qui englobe artistes et spectateurs.

Que les spectateurs la trouvent sympathique ou virulente, humaniste ou transgressive, cette comédie musicale est intimement liée à la réflexion : celle qu’on nous laisse ou celle qu’on prend pour remettre en question le système.

CABARET me hante depuis toujours. A l’adolescence, elle a été pour moi l’oeuvre magistrale qui met en scène un hommage à la liberté d’expression. C’est d’ailleurs la vision du film qui a participé à ma décision d’ouvrir un jour un théâtre.

Cette œuvre exprime en corps et en voix  les espoirs et les souffrances et donc le destin d’une société prise en otage. Elle raconte que dans un monde où l’expression est kidnappée, l’espace de la scène reste l’endroit par lequel on a le droit et le devoir de remettre en cause quel que système que ce soit. A fortiori un système qui prétend être la seule issue possible à   « la crise ».

 

CABARET

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Berlin en 1931. Le maître diabolique des cérémonies accueille une clientèle de millionnaires d’invertis et d’aventuriers au Kit Kat Klub, le cabaret à  mode.

Un jeune étudiant anglais , Brian Roberts arrive à Berlin et s’installe dans la pension Schneider. Sa voisine est Sally Bowles , qui chante au Kit Kat Klub.

Ils s’éprennent l’un de l’autre alors même que la violence des nazis apparaît de plus en plus ouvertement.

Brian doit gagner sa vie. Pour ce faire , il donne des leçons d’anglais à Fritz Wendel, un ami de Sally  et à sa compagne, Nathalie Landauer. Mas cette dernière  est juive et elle décide de ne pas épouser Fritz.

Sally fait la connaissance de Maximilian von Heun qui symbolise pour elle un monde de luxe auquel elle ne peut résister. Sally avoue bientôt à Brian qu’elle a couché avec Maximilian. Brian se prend de querelle avec des nazis qui le rossent.

Sally découvre qu’elle est enceinte  mais elle ne sait pas de qui. Brian est prêt à l’épouser mais elle préfère avorter.

Brian quitte Berlin et Sally continue, comme avant, à se produire au Kit Kat Klub, un lieu de plaisir nocturne fréquenté par les homosexuels.

 

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CABARET  une remarquable « tragédie musicale » qui dans un Berlin 1930, retrace la montée du nazisme au moyen  d’une judicieuse alternance de séquences  dramatiques et  burlesques.

Les numéros musicaux insérés dans le déroulement de l’action dramatique sont toujours en situation avec l’histoire contée.

Ils créent bien entendu une ambiance exceptionnelle qui donne toute la valeur et l’intérêt de ce spectacle.

 

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 1929. BERLIN

Suite à l’effondrement de l’Empire et à la libéralisation de la censure, les cabarets s’ouvrent en grand nombre. Sous la République de Weimar, Berlin devient une ville haute en couleur et décalée : « les lieux de plaisir » n’y manquent pas , on en recense environ un centaine. L’ouest de Berlin est surnommé «  le Berliner Broadway » : artistiques, politiques ou érotiques. Les cabarets berlinois atteignent leur apogée.

 

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Si, à la veille de la crise économique de 1929 ,  la plupart des cabarets ont développé la satire politique, les années 30 confirment la tendance de plus en plus politisée des spectacles représentant la misère régnant à Berlin et la crainte d’un nouveau conflit…

L’activité artistique va continuer un temps jusqu’à  ce que les nazis ne supportent plus le mélange d’humour , d’ironie et de critique sociale du genre et chassent les chansonniers et artistes.

A partir de 1933, l’espace de liberté est interdit.

On entendra plus :

Wilkommen ! Bienvenue ! Welcome !

Fremder , tranger, stranger,

Glücklich zu sehen

Je suis enchanté…


 

Info : Ne tenez pas compte des dates du spectacle indiquées sur le teaser.

C’était l’année dernière.

« Cabaret » se joue jusqu’au 20/12/15 !

 

GENERIQUE DE FIN

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen

Direction Musicale : Pascal Charpentier

Chorégraphie : Thierry Smits

Avec  Taïla Onraedt (Sally) , Steve Beirnaert ( Emcee) , Baptiste Blampain (Cliff), Guy Pion , Delphine Gardin, Nitya Fierens, Jolijn Antonissen, Leonor Bailleul, Antoine Guillaume, Steven Colombeen, Damien Locqueneux, Bruno Mullenaerts , Florviane Jamar , Anthony Sourdeau , Sarah Delforge.

Scénographie : Vincent Lemaire

Lumières : Laurent Kaye

Costumes : Chandra Vellut

Directeur  technique : Maximilien Westerlinck

Maquillage :  Bernard Floch

Coiffures :  Thierry Pommerell

Assistante à la mise en scène : Hélène Catsaras

Assistante artistique ; Lou Kacen

Assistants Chorégraphes : Nitay Lehrer et Nicola Leahey

Assistante scénographie : Chloé Kegelart

Ingénieur Son : Marco Gudanski

Habilleuse :Chloé Dilasser

Régisseurs : Amaury Baronnet, Rémy Brans, Xavier Gillis, Pierre Hendrickx, Nicolas Oubraham , Kevin Sage et l’équipe technique du Théâtre National.

Traduction :Hélène Catsaras , Lou Kacen , Michel Kacenelenbogen et Mirabelle Santkin.

 

LES MUSICIENS

En live sur le plateau du théâtre : Trompette : Pauline Leblond; Saxo alto : Gilles Carlier; Saxo ténor,basson, clarinette : Mathieu Najean; Trombone : Julien Guilloux; Basse : Cédric Raymond; Piano : Julie Delbart ; Percussions : Toine Cnockaert; Guitare ,Banjo : Jo Mahieu

Direction musicale : Pascal Charpentier.

Un grand spectacle ! Un grand bravo à toute cette équipe.

 

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CABARET (LE PUBLIC AU NATIONAL)

Bld  Emile Jacqmain  111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations :  0800 / 944 44

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , un grand merci de suivre  les actualités culturelles de mon blog .

Notre moment de séparation : Un hommage à Frank Sinatra  qui aura ce samedi

100 ans, né le 12/12/1915 et décédé le 14/05/1998.

On file tout de suite vers New York.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sortie sur nos scènes belges de «  CABARET » m’a conduit  dans  les méandres de la comédie musicale américaine, avec un plaisir merveilleux.

 

SI LA COMEDIE MUSICALE AMERICAINE M’ETAIT CONTEE…


 

On s’attache à la comédie musicale d’Hollywood, partant de «  Le Chanteur de jazz » en 1927 jusqu’au «  Cabaret » de 1972.

Véritables défilés de stars aux noms flamboyants  tels : Al Jolson, Maurice Chevalier , Jeanette Mac Donald, Bebe Daniels,  Dick Powell, Joan Blondell, Ruby Keller, Ginger Rogers ,James Gagney, Fred Astaire,William Powell..

Il s’agit  le plus souvent d’une opérette, olutôt qu’une comédie musicale.

1939 , c’est Judy Garland avec « Le magicien d’Oz »(The Wizard of Oz »

 
 

c’est aussi Mickey Rooney ( avec Judy ) pour «  Place au rythme ( Babes in arms)

1941, c’est James Stewa       rt – Judy Garland , Hedy Lamar :   « La danseuse des Folies Ziegfeld ( Ziegfeld Girl)

c’est Betty Grable et Don Amèche : »Soirs d Miami » ( Moon  over Miami)

c’est aussi James Cagney : «  La glorieuse prade ( Yankee Doodle)

1943, c’est Lena Horne : Symphonie magique »  (Stormy Weather)


 

1944 , c’est Gene Kelly et Rita Hayworth : «  La Reine de Broadway » ( Cover Girl)

1945, c’est Frank Sinatra et Gene Kelly «  Escale à Hollywood » ( Anchors aweigh)

 

 

Et les spectacles musicaux  cinématographiques continuent…

(à suivre)

 

Et en  2014 , c’est «  CABARET »  au Théâtre National  (Production –Théâtre Le Public)

 

TAILA ONRAEDT ( Sally)

STEVE BEIRNAERT ( le démoniaque Emcee)

BAPTISTE BLAMPAIN  ( Cliff)

GUY PION  ( Herr Schultz)

Et  tous les autres : comédiens, danseurs,  chanteurs, musiciens…

Et le spectacle musical théâtral continue…jusqu’au 20/12/15

Infos Réservations : 0800 / 944  44

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(7) FESTIVAL THEATRE SPA 2015-LES LOIS FONDAMENTALES DE LA STUPIDITE HUMAINE

 

(REPUBLICATION )

 

«  L’homme est un animal politique ! »

 

CARLO MARIA CIPOLLA

 

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Une personnalité considérée par ses pairs comme le prince de l’histoire économique et son représentant le plus innovateur ; grâce a sa curiosité intellectuelle, maîtrisée par une grande rigueur de pensée et de méthode,  et  en s’appuyant sur la recherche méticuleuse des source, il a su combiner l’approche macro historique avec des études micro historiques, dans des œuvres d’une grande originalité et solidité, qui embrassent les domaines économiques et culturels les plus divers…

 

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C’est vachement sérieux cette étude de la stupidité à la veille de la fête de Noël…

C’est stupide ce que je dis là. C’est très intéressant au contraire.

Je suis con ! Et des mots  stupides , on en dit tant et plus…

Tenez par exemple ceux-ci…

 


 

Avant de rencontrer  une personnalité du monde théâtral belge,  il est utile de retenir ces quatre lettres :

C  comme con ou  crétin

I comme intelligent

B comme bandit

S comme stupide…

 

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« Un Copernic de la connerie humaine, un Newton  de la déraison universelle, qui met la stupidité en équation… »

(Roger-Pol  Droit/Le Monde)

 


 

« Avec une remarquable concision, d’inspiration toute britannique, le professeur Cipolla s’amuse à nous entraîner dans des argumentations apparemment burlesques mais qui s’avèrent , au fond, proprement terrifiantes… »

( J.de St Victor/Le Figaro)

 

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L’HUMANITE EST DANS LA MERDE !


 

 Ah ! Merde alors, je suis  vraiment con ! J’en oublie de vous dire  que deux comédiens de talent font la démonstration de certaines lois fondamentales  dans ce spectacle : Emmanuel Dekoninck et  Eric De Staercke.

 

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PAUSE MUSICALE


 

 LES LOIS FONDAMENTALES DE LA STUPIDITE HUMAINE

 D’après  Carlo Maria Cipolla(1922-2000)

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Adaptation théâtrale : Dominique Breda- Eric De Staercke – Emmanuel Dekoninck-Marc Weiss.

 

Sous la baguette  I = intelligente de Marc Weiss, Eric De Staercke et Emmanuel Dekoninck plongent dans un délire clownesque  remarquablement gratté  dont l’objectif est de sauver le monde…

 Y arriver, ce n’est pas évident ! On peut toujours essayer !

 

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Cette pièce joue sur le fil du paradoxe et de l’absurde…

Ce délire clownesque s’avère, au fond, proprement terrifiant, car il met en évidence quelques vérités bien amères sur le fonctionnement de notre société.

 

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Lumière : Nicolas Thill

Scénographie : Anna Terrien

Assistantes à la scénographie : Pauline Picry et Olivia Sprumont

Régie : Bruno Smit.

Costumes : Justine Drabs

Marionnettes : Béa Pendesini

Affiche et photos : Dominique Breda

Photo /peinture «  Adam et Eve » Kim Leleux

Photos/video : Paul Freitas

 

 LES LOIS FONDAMENTALES DE LA STUPIDITE HUMAINE

 

« Deux choses sont infinies : l’Univers  et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue »( EINSTEIN)

 


FESTIVAL THEATRE SPA  2015

 

Les samedi 15 et dimanche 16/08 à 18h30 -(Salon Gris)

Infos Réservations : 0800 / 24 140

 

 A VOIR  ET REVOIR SANS HESITATION

 

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Et dire que nous sommes peut-être à la veille d’un nouveau Big Bang !

Et j’achève cette note , comme dans la pièce , avec Wagner et sa Walkyrie .


 

 INFO COMPLEMENTAIRE

 

Dans ma chronique sur  » Conversations avec ma mère « , je vous ai annoncé la soirée  de ce vendredi 31/07, à la télé sur TV5, axée sur Jacques Dutronc.

Si vous êtes disponible cette soirée-là  , j’ai encore à vous signaler  l’émission

formidable de Mireille Dumas sur FRANCE 3  , à 1h10 de la nuit consacrée à GUY BEDOS .

C’est remarquablement construit , intéressant , drôle , pour autant que vous aimiez Guy Bedos. Il s’agit d’une rediffusion.

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bonne soirée diversifiée à Vous.

Notre moment de séparation,  je vous propose un sketch avec Guy et Sophie Daumier. A tout bientôt !

 

Roger Simons


 

 

 

 

(6) FESTIVAL THEATRE SPA 2015 – DOFFICE + LES MARX BROTHERS

 

Un carton à taille humaine.

Un cartoon théâtral !

Une bande dessinée en 3 D sans  lunettes.

Un pur bonheur visuel.

 

DOFFICE

Des Zinneke Kabuki

 

C’est bien plus que cela !

C’est tout simplement extraordinaire  rare, du jamais vu…à ce point-là. !

 

 

 

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Deux acteurs.

Un décor  des plus simplistes.

Rien en fait si ce n’est une grande tenture en fond de scène, une petite table , une chaise moyenne et une   toute petite chaise…

Aucun accessoire !

Pas de texte !

 

Xavier Elsen(metteur en scène) : Exact ! Ce sont les  CORPS qui parlent…Du Kabuki à la sauce belge…

 

« DOFFICE », curieux mot sans  l’accent après  le « d ». C’est original ! C’est drôle ! C’est étonnant !  C’est remarquablement joué  par deux comédiens en quête de recherche.

 


 

Le projet est né  de l’envie de Michel Carcan et Othmane Moumen de se retrouver après avoir travaillé sur « L’étrange Mr Knight » (Vous avez certainement vu ce spectacle en son temps) et d’arriver à raconter une histoire par le geste en explorant différentes formes et codes de jeux.

 

Michel : Tout part des corps et les références sont multiples…

Oui, par exemple,  les mouvements saccadés  comme  le faisait Groucho Marx dans le cinéma muet.

 Michel : Oui, vous avez raison  mais il y en a beaucoup d’autres.

 Othmane : Le jeu entre les personnages reste primordial. Tout passe par le regard, l’attitude, les situations.

 

 

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DOFFICE : un spectacle unique, un divertissement d’exception,  deux comédiens fantastiques, drôles , fort drôles  qui proposent une histoire abracadabrante,  délirante.

 

Michel Carcan a suivi les cours  de mime avec Marcel  Marceau et Etienne Decroux…

Michel : Oui, j’ai eu l’envie de renouer avec la pantomime et le mimodrame et d’essayer de réactualiser ces formes du théâtre de geste qui semble un peu obsolète en 2013.

 

Othmane : Nous avons donc voulu une critique drôle et cynique du  monde du travail, du quotidien, du choc des générations et de la concurrence féroce à laquelle elles se livrent.

 

 

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Génial ! Toutes ces intentions sans le moindre mot !

Mais il y a le SON ! Et quel SON !

Othmane : Oui ,un habillage sonore réalisé et   « écrit » par le musicien et DJ , Fahd Moumen…

 

Tiens tiens, un deuxième Moumen, le frère d’Othmane je présume…

 

Michel : Tous les bruitages que vous entendez pendant le spectacle  ont été fabriqués avec la bouche  notre bouche  à chacun, troisième personnage de l’histoire.

 

Tous ces sons se trouvent sur ordinateur mais envoyés en direct. Cela exige une attention  terrible du metteur en scène-régisseur. Il ne s’agit pas de louper un effet et ceux-ci s’enchaînent à une vitesse renversante.

 

C’EST QUOI FINALEMENT L’HISTOIRE ?

 

 

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 Deux personnages, victimes de la monotonie de leur travail administratif, se laissent emmener par le pouvoir de leur imagination.

Dans des situations loufoques et oniriques, ils vivent leur quotidien !

L’ancien (Michel Carcan) se dérouillera-t-il ?

Le jeune Othmane Moumen) arrivera-t-il à gravir les échelons ?

Survivrons-ils à tous les dangers présents dans ce lieu hostile  qu’est le bureau ?

 

Comment situez-vous votre spectacle ?

Michel : Entre réalisme, onirisme et surréalisme, d’un duel de tiroirs à une fête de bureau , d’une marionnette à un ouragan…

Othmane : Ces deux hommes vont tout affronter !

 

 

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 Mille bravos à ces deux acteurs bourrés de talent et de vitalité.

Ici, ils jouent avec leur corps mais je les connais très bien tous les deux, je les ai vus dans presque tous leurs spectacles. Ils jouent aussi parfaitement  la comédie avec  leur «  langue ».

 Ne les ratez pas. Vous passerez  une heure folle en leur compagnie.

Ils s’en voleront…peut-être…demain..ailleurs… Et après ? Mystère…

 

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 DOFFICE

 MICHEL CARCAN/OTHMANE MOUMEN

 Mise en scène  et en son : Xavier Elsen

Musique : Fahd Moumen

Production : Les Zinneke Kabuki

Credit/Photos : Pierre Havrenne

DOFFICE  !

 

Du burlesque à tout casser !

 

DOFFICE

 

FESTIVAL THEATRE SPA  2015

 

Le jeudi 13 et vendredi 14/08 à 18h30

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » merci  de votre présence.

Notre moment de séparation : un grand concert super classique par les Marx Brothers.

 

A tout bientôt.

 

Roger Simons