NEGATIVE SPACE RECKLESS SLEEPERS

 

NEGATIVE SPACE – RECKLESS SLEEPERS-

Avez-vous déjà assisté à la démolition d’un appartement ?

Sinon, vous allez voir comment cela se passe …

Nous sommes au THEATRE 140

 

 

Jo Dekmine : A première vue, les occupants de l’appartement sont normaux , des profils classiques de cadres et d’employés européens prenant possession de leur espace. Quasiment interchangeables.

Très vite, on s’aperçoit de légères dichotomies de comportement, ils surgissent et disparaissent sans raison apparente mais leur détermination est grande.

On les voit ressortir par des trappes ménagées dans le plancher et s’y glisser comme des lapins dans leur terrier.

Imperturbablement, comme si c’était normal, le chemin évident à suivre, obligé puisque tous y passent.

Ensuite, ils vont s’en prendre aux parois de l’appartement, les issues prévues ne leur surfissent pas , ils défoncent l’espace avec calme , sans brutalité , c’est comme inscrit dans un plan.

S’interrompant pour s’asseoir sur deux chaises, jambes croisées, l’air préoccupé.

Ce spectacle sans paroles est une sorte de respiration énigmatique on peut s’y glisser

Public cartésien, s’abstenir !

 

Mole Wetherell , le capitaine des Reckless Sleepers , aime bien les boîtes.

Après le cube noir géant de «  Schrödinger » , il construit sur scène Negative Space  tout en blanc évidemment , et aussi grand !

 

NEGATIVE SPACE –Reckless Sleepers

Mijanou : « Reckless Sleeper » , cela vous rappelle quelque chose ?

Oui bien sûr, c’est le titre d’un tableau de Magritte (1928) où l’on voit un dormeur dans une alcôve plutôt sombre (ou un cercueil ?) , profondément endormi et en-dessous de lui , une sorte de pierre (peut-être ?) qui émanerait de l’obscurité, (pierre tombale ? Qui sait ?) dans laquelle six objets sont sculptés ou inclus : un chapeau(le fameux chapeau melon noir), un miroir portatif , un oiseau , une b ougie allume , une pomme et un noeud papillon Six éléments justement symboliques censés présenter sans doute le contenu du rêve de ce   « dormeur téméraire » !

Si l’on prend bien n compte la signification de l’adjectif » téméraire » est téméraire celui qui est inspiré par une audace extrême »… alors le nom de cette troupe d’interprètes est vraiment bien choisi !

Et oui , il en faut de l’audace…pour construire une «  pièce » de théâtre, muette , acrobatique , orchestrée comme une danse , « élucubrée » avec fantaisie dans un esprit que l’on peut vraiment qualifier de surréaliste…Oui , c’est certain , la troupe d’artistes du jour , présente au 140 a très bien mérité ce nom !

 

LE SPECTACLE

 

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(Mijanou) :C’est une création collective, toutefois l’un d’entre eux(Mole Watherell) a été amené parfois à trancher et à décider l’une ou l’autre forme dans la mise en scène. Ils ont passé environ six semaines à préparer ce spectacle, qui est , non pas « la suite » mais plutôt comme « le négatif » du spectacle qu’ils étaient venus jouer au 140, il y a quelques années et qui avait pour titre «  Schrödinger’s Box ».

Un rôle important est aussi à signaler : le responsable du fameux cube « en giproc » ; ce technicien-expert est en quelque sorte le garant que les six comédiens-ennes se sortiront indemnes de toutes ces « cabrioles » et autre fantaisies rocambolesques comme passer à travers un mur , ou grimper aux murs.

Ils vont jour en mars à Manchester (England) et ailleurs en Angleterre…et ils espèrent bien le rejouer encore en Belgique.

 

UNE HEURE THEATRALE INTERROGATRICE PASSIONNANTE !

C’est vrai que l’on se pose des questions à chaque instant, comme par exemple, dans ce jeu brutal, n’y –a-t’il pas d’accident ?

(Mijanou): Non, ils ne se sont jamais cassé ni un bras, ni une jambe … ils n’ont pas non plus assommé leur partenaire … comédien maladroit s’abstenir !

Ces six acteurs silencieux, qui représentent-il ?…des individus certes, mais ??? Des couples ? Des frères et sœurs ? Des collègues de travail ? …et qu’ont-ils donc à remuer ainsi dans cet espace, pas vraiment clos ? Dansent-ils là comme un conflit de génération ? Une guerre hommes-femmes…ou au contraire un jeu de séduction ?Ils semblent tantôt mimer ou plutôt danser un «  pousse-toi de à que je m’y mette » ou un « ceci c’est mon territoire ! »

Et ce « cube », cette boîte comme ouverte face à un précipice…qui va se trouer de toute part devant vous, que va-t-elle évoquer pour vous  ?Selon votre état d’âme ou votre état d’esprit , elle pourra représenter bien des choses…mais je refuse de vous mettre sur la voie… du reste , il n’yen n’a pas ! Cet bien un spectacle sans voix », mais aussi surtout sans « voie » toute tracée…et c’est justement cela qui n fait toute la richesse, la grandeur la finesse ! Ces comédiens Anglais et Gantois nous livrent comme un « packtage » brut , mais très fignolé, très bien rythmé, nuancé…à nous d’y voir un scénario , une ou plutôt des signification ; nos craintes , nos désirs , nos conflits , nos fantasmes…comiques, tragi-comiques…incarnés par la gestuelle et les mimiques de ces interprètes doués.

Longue vie aux Reckless Sleepers », qu’ils nous reviennent avec d’autres « box » ou « cube »…ou avec une sphère en forme de planète…pour changer !

 

NEGATIVE SPACE

 

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Un spectacle hors habitude !

Passionnant à suivre car, effectivement, on se pose des questions durant toute la représentation.

Un humour visuel anglais

 

NEGATIVE SPACE

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Mise en scène : Mole Wetherell

Avec Alex Covel, Leen Dewilde, Kevin Egan, Tim Ingam, Mole Wetherell, Rebecca Young.

Jusqu’au 30/01/16

 

THEATRE 140

Avenue Plasky140- 1030 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 733 97 08

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci encore pour votre présence amicale  chaque jour.

Notre moment de séparation : La sortie d’un film documentaire des plus passionnants :

« Les Saisons », réalisé par Jacques Perrin.

Un jour, il quitté son métier d’acteur pour se lancer dans le documentaire, signant des   « poèmes » cinématographiques rendant un hommage à la beauté de la nature.

C’est encore le cas avec c nouveau document.

Je vous invite à suivre une interview avec Jacques Perrin et ensuite un extrait du film.

Bon week-end et à tout bientôt.

 

Roger Simons

 



 

DECONCERTO (LES RICHES-CLAIRES )+ MICHEL BOUQUET

Un programme virtuose orchestré par une bonne dose d’humour et de dérision…

Ils sont deux : LE DUO GAMA


 Ils se sont rencontrés à l’école de cirque de Bruxelles à l’âge de 6 ans.

Après une longue formation et de nombreux spectacles au sein de l’école du cirque , ils montent en 2003 un trio en compagnie d’Elouan Préaud. Cette compagnie s’appellera Triptik . Il sen suivra trois ans de spectacles à travers la Belgique l France e la Suisse.

La troupe se sépare ensuite pour prendre des chemins individuels.

Gaël va suivre une formation à l’école de théâtre Lasaad à Bruxelles et Maxime va se former à l’acrobatie à l’école nationale de cirque de Rosny-sous-Bois(France)

Ensemble, ils montent des sketchs humoristiques et musicaux qu’ils vont jouer dans des cabarets un peu partout en Europe.

Et c’est ainsi qu’ils créent DECONCERTO en 2014,

Actuellement joué aux Riches-Claires où ils font un véritable succès.

 

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 DECONCERTO

 Un spectacle burlesque, excentrique et musical.

Les sketchs s’enchaînent à toute allure.

Chaque numéro met en scène une performance musicale, avec des situations humoristiques et cocasses.

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 La musique est entendue sous une forme inhabituelle et absurde, inattendue, je vous en laisse la surprise.

C’est un spectacle « sans parole », tout passe par les expressions et le jeu physique des deux acteurs.

Du reste, ils nous disent :

Maxime/Gaël : Les trois éléments primordiaux dans notre travail sont l’humour, le théâtre physique et la musique.

Les sketchs en tête :

Un prélude de J.S.Bach joué à même les goulots d’un bac de bières…

 

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 Un morceau interprété à quatre mains sur une seule guitare…

Du xylophone joué avec les pieds, des flûtes partout sur le corps, un triangle et un tambourin joués en même temps…

Des tubes de chantier en pvc détournés, servant de percussion , de trombone à coulisse et finissant par jouer Mozart en instruments de musique…

Un morceau virtuose de Mozart interprété à l’aide de cuillères à café sur une multitude de verres de tailles et de formes variées.

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 Leurs jeux de scène sont amusants, bien imaginés où l’on retrouve quelque peu la gestuelle de Charlot, de Tati et d’autres.

A voir pour passer un bon moment !

DECONCERTO

De et par Maxime Dautremont et Gaël Michaux

Une taille différente , l’un très long , l’autre plutôt petit qui nous font penser à un duo comique des années 27 : Doublepatte et Patachon.

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 LES RICHES-CLAIRES

Jusqu’au 01/02

Rue des Riches-Claires 24 – 1000 Bruxelles

Infos et Réservation : 02 / 548 25 80

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci pour votre intérêt à ce blog.

Notre moment de séparation : Demain dimanche à 14h15 dans l’émission culte de Michel Drucker  « Vivement dimanche » l’un des plus grands comédiens français : MICHEL BOUQUET !

Prochainement, je vous ferai lire les propos de cet homme merveilleux avec ses 90 ans ; j’ai eu cette chance de l’interviewer très longuement au cours de mes émissions à la RTBF.

Bonne écoute et à tout bientôt

 

Roger Simons !

 

 

 

 

 

NUIT GRAVEMENT AU SALUT (CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM)

Aimez-vous les escargots ?


NUIT GRAVEMENT AU SALUT !

Et cette nuit (ou cette soirée)  se passe au Centre Culturel d’Auderghem.

C’est une fable moderne, celle de l’artiste et du marchand, traitant avec un humour grinçant le système hypocrite du microcosme littéraire.

Cette fable pose un certain nombre de questions :

Quel sens un artiste doit-il donner à son travail de créateur ?

Est-il prêt à renier ses valeurs familiales, religieuses ou morales ?

Doit-il être un éclaireur de conscience et travailler au développement de l’esprit critique ou doit-il subir la loi du marchand et du marché dans un univers où l’objet artistique n’est pratiquement plus qu’un objet de consommation ?

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Victor : Ce que je goûte le plus ici, c’est vous. Vous êtes encore plus appétissante que ces escargots. Si je puis me permettre…

Léa : Merci…J’espère que je ne finirai pas comme eux…

Ludovic Laroche ( metteur en scène) J’ai donc centré le travail de mise en scène sur le rapport de force entre deux personnages aux univers et langages opposés ; chacun rivalisant avec ses propres atouts : la séduction , la rébellion et l’instinct maternel chez la romancière , le pouvoir et le cynisme chez l’éditeur.

Le personnage du serveur n’est pas en reste bien au contraire.

Non seulement il apporte un souffle burlesque aux situations parfois tendues entre les deux protagonistes mais il joue aussi, d’une certaine manière, le rôle « d’arbitre » dans ce repas duel jusqu’au coup de théâtre final 

Enfin et toujours dans un souci de vérité   j’ai voulu installer un climat de confort et d’intimité musique feutrée , table élégante , etc) afin de donner encore plus de poids à la férocité de la situation. Le contraste permet de faire ressortir toute la drôlerie , la finesse et l’acuité de cette fable moderne.

Voilà une pièce qui est quelque peu dans la tradition d’un Molière ou d’un Beaumarchais !

 

 

 FLASH PRESSE FRANCAISE

« La pièce est vraiment désopilante. On plonge avec délice dans cette confrontation entre ces deux êtres qui se ressemblent beaucoup plus qu’on ne croit …(Figaroscope)

« Une pincée de cynisme, une cuillère d’humour noir, un langage de signes et un duel de rhétorique… (France Inter)

« Une comédie acerbe, aux dialogues incisifs qui dépeint avec brio le monde cruel de l’édition ( VSD)

« Cette pièce est une brillante satire de l’abus de pouvoir , menée avec humour et cynisme ( Tatouvu.Mag

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 GENERIQUE

Mise en scène et adaptation (d’après le roman d’Henri-Frédéric Blanc) : Ludovic Laroche

Avec Stéphanie Bassibey, Pierre-Michel Dudan et Ludovic Laroche

Lumières : Christian Drillon

Costumes (robe) Claire Djema

Production : Le Renard Argenté

Une pièce créée au Théâtre des Nouveautés (Paris)

Texte publié aux Editions Actes Sud

Photos de scène : L’instant d’un regard

Et quel regard… Voyez plutôt …

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NUIT GRAVEMENT AU SALUT

Jusqu’au 31/01/16

CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

Bld du Souverain 181- 185—1160 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 676 49 88

 

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 La fin de la toute dernière scène, ultra rapide, est inattendue mais vaut la peine d’un regard « troublant ».

Merci de votre présence et votre intérêt.

Notre moment de séparation : Un autre regard troublant : le retour de la grande chanteuse du rock français : LA GRANDE SOPHIE.

C’est demain, jeudi soir à 20h à l’Ancienne Belgique.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

SI TU ME SURVIS -CLINIC ORGASM SOCIETY(THEATRE VARIA ) + MARIA CALLAS

Retour du Clinic Orgasm Society avec Ludovic Barth et Mathylde Demarez, partis à la rencontre de deux individus qui n’existent pas encore et qui pourtant vivent au cœur de leur être : EUX-MEMES DANS TRENTE ANS !


 

Une question essentielle que l’on peut se poser : Que restera—il de nous dans 30 ans ? Est-ce que nous serons désenchantés ? Est-ce que nous serons plus radieux ? Plus « réalistes » ? Plus infantiles ? Est-ce que nous serons forcément rétrogrades ? Qu’est-ce que nous aurons accepté pour survivre ? Qu’est-ce que je deviendrais si je te survis ?

Qu’est-ce que tu deviendras si tu me survis ?

RENDEZ-VOUS DANS TRENTE ANS !!!

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Info :  « Si tu me survis » est la première partie d’un projet dont la deuxième temporairement baptisée «  Je me néglige » est prévue dans trente ans…Si tout va bien, Ludovic et Mathylde Demarez feront à nouveau appel à eux-mêmes et créeront la suite et fin de ce spectacle en suspension.

OUI MAIS …

Note d’intention rédigée par le couple de 40 ans, qui aura donc 70 ans dans 30 ans…si tout va bien…

Ludovic Barth/Mathylde Demarez : Déjà, que l’on est préoccupé par le réchauffement climatique, le creusement sans fin des inégalités sociales, la montée des extrémismes religieux et politiques et…et..etc

Si nous continuons dans la voie que nous suivons, nous fonçons tout droit dans le mur.

Difficile de ne pas imaginer l’avenir avec effroi.

Quoi qu’il en soit, dans trente ans nous aurons tous les deux plus de septante ans. Or, s’il y a dans notre société un phénomène apparemment tragique, au sens antique du terme, c’est celui de vieillir.

Voilà pourquoi nous avons décidés de nous projeter dans le futur, dans notre propre vieillesse !

Notre idée a été de créer un spectacle en collaboration avec deux personnes qui n’existent pas encore, et qui ne seront autres que nous-mêmes dans trente ans.

C’est pourquoi cette pièce « Si tu me survis » est un appel au futur, un pont jeté  à travers le temps !

 OUI MAIS …..ENTRACTE


 

La façon d’aborder le plateau du théâtre est une remise en question de la forme théâtrale. Ludovic et Mathtylde distordent la dimension temporelle linéaire afin de nous perdre dans un temps fracturé qui mêle deux temporalités distantes de trente ans et nous livrent une expérience théâtrale unique.

Nous sommes pourtant dans un présent, celui de la représentation du spectacle.

– Quel est le propos exact de la pièce ?

Ludovic : C’est un questionnement autour de l’angoisse de vieilli dans un monde comme le nôtre, un monde en pleine mutation. Dans ce spectacle, nous traversons cette angoisse du futur et de la vieillesse de manière quasi cathartique pour arriver à un point de vue plus optimiste, joyeux et ludique qui émet au premier plan la pulsion de vie.

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 – Quel est l’enjeu dramaturgique du titre « Si tu me survis » ?

Ludovic : Pour moi, il est double. D’une part, le titre est lié à notre amitié. Nous nous sommes construits l’un avec l’autre. Qu’est-ce que je ferai ou deviendrai si l’autre disparaît ? C’est tout le questionnement face à la perte d’un être cher.

– Comment tient-on encore debout quand l’un de ses repères disparaît ?

Il y a un sens à ce titre qui est davantage lié à soi-même.

C’est une façon de se parler à soi-même : est-ce que je resterai tel que je suis aujourd’hui ? Vais-je changer avec le temps ? Serai-je complètement différent, désabusé ?

Ce titre ouvre de nombreux champs que nous n’allons pas forcément refermer.

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 – Un mot encore sur le traitement plastique, visuel et sonore du spectacle ? C’est réellement inattendu.

Ludovic : Le spectacle est composé de plusieurs couches. L’une d’entre elles est visuelle. Le décor est assez onirique, comme si nous étions dans un cerveau, dans une réalité mouvante traversée d’idées de fantasmes, d’angoisses.

Les autres couches sont liées à un traitement de la lumière et du son. Ces niveaux de réalité, ces univers se croisent et s’entrechoquent. C’est notre plaisir, notre obsession de mélanger des matières qui ne sont pas nobles et de créer à partir d’elles des choses visuellement magiques.

– Comment avez-vous travaillé le texte ?

Ludovic : Nous travaillons avec l’écriture de plateau, sous forme d’improvisations. Nous ne venons jamais avec un texte que nous avons préalablement écrit. Marielle Pinsard, qui est notre collaboratrice à l’écriture , a transcendé ce texte qui n’était initialement qu’une matière brute.

REFERENCES CINEMATOGRAPHIQUES

– Un clin d’œil à David Lynch ?

Ludovic : C’est arrivé sans qu’on le veuille réellement , même si nous aimons beaucoup le travail de Lynch.

Mathylde : Nous avons voulu développer un coté cinématographie dans le spectacle qui prend tout son sens grâce aux différentes couches , aux différentes temporalités , et au fait que l’on passe sans arrêt du fantastique à une réalité plus prosaïque. C’est magnifique de réussir à reproduire ce coté ciné au théâtre. Pour cela, nous devons utiliser les codes du cinéma et obligatoirement nous nous inspirons de nos maîtres comme Lynch, et de leur étrangeté. Il y a un côté assez cauchemardesque de se projeter dans sa propre vieillesse…Une virée vers le fantastique devient inévitable…

ODYSSEE DANS LE TEMPS !

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Mon petit bémol à Ludovic et Mathylde : Je trouve que vous vieillissez trop les 70 ans de vos personnages. On n’est plus comme cela aujourd’hui.

En plus, vous en faites des êtres vraiment laids.

Si vous avez chacun quarante ans, comment réaliserez-vous votre spectacle des années 40/50, lorsque vous aurez 70 ans ?

Nous vous souhaitons une agréable traversée d’un désert rempli d’étonnants épisodes.

Bonne chance !

GENERIQUE

Conception : Ludovic Barth et Mathylde Demarez

Interprétation : Ludovic Barth, Mthylde Demarez, Thymios Fountas , Judith Ribardière

Collaboration à l’écriture et conseil artistique : Marielle Pinsard

Créa       tion lumière : Marc Lhommel

Création sonore : Benjamin Dandoy

Collaboration plastique : Laurent Talbot

Assistanat à la mise en scène : Ma       rine Prunier

Avec l’aide précieuse de Marielle Morales,Juan Benitez, Didier Rodot et toute l’équipe du Varia

Réalisation des costumes : Odile Dubucq

Régie lumière : Tom Van Antro

Régie plateau : Peter Flodrop

Avec des extraits de l’entretien réalisé par Emilie Gäbele auprès de Ludovic Barth et Mathyde Demarez , les 14/12/15 et 13/01/16.

SI TU ME SURVIS –CLINIC ORGASM SOCIETY

Jusqu’au 06/02/16,

THEATRE VARIA

Rue du Sceptre 78 – 1050 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 64035 50

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre présence et votre intérêt à ce blog !

Notre moment de séparation : Ce dimanche 24/01 à 22h35 sur Arte/Belgique : un documentaire enchanteur réalisé par Philippe Kohly : «  MARIA CALLAS » , la tragédienne et chanteuse inoubliable.  

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR ( THEATRE PETIT VARIA)

ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR  – MUSSET –

 

 

C’est avec cette œuvre de Franz Liszt que j’ai découvert Alfred de Musset en faisant la lecture de l’un de ses poèmes au cours une soirée.

« A Ninon

«Si je vous le disais pour tant que je vous aime,

 « Qui sait, brune aux yeux bleus  ce que vous en diriez ?

«L’amour, vous le savez, cause une peine extrême ;

 «C’est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;

« Peut-être cependant que vous m’en puniriez…

 (La suite  dans un recueil de poèmes d’Alfred de Musset)

 

ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR

D’après Alfred de Musset

Adaptation et mise en scène de Benoît Verhaert.

 Vous le connaissez bien, si vous aimez le théâtre.

Benoît est un innovateur formidable.Un énorme comédien ! Il apporte à chaque spectacle dont il fait partie quelque chose de neuf.

 

L’ECLAT D’UN PROJET DES PLUS INTERESSANTS.

 

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Après avoir monté «  La Chute »  et  « L’Etranger »   d’Albert Camus, Benoît et le Théâtre de la Chute reviennent avec une nouvelle proposition interactive destinée aux adolescents. Il s’agit  cette fois de les mener à se pencher – s’épancher ? – sur le sentiment amoureux.

Benoît : Oui, j’aimerais savoir  comment les ados et les jeunes parlent d’amour aujourd’hui ? Quelle place lui réservent-ils ? Y croient-ils encore ?

 

TU AS DIX-HUIT ANS ET TU NE CROIS PAS A L’AMOUR ?

 (Extrait de « On ne badine pas avec l’amour »/Musset)

 

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Benoît propose un débat après la représentation. Tout le monde peut y assister : ados, jeunes, moins jeunes, plus jeunes du tout.

J’ai assisté à ce débat  au Petit Varia de la  rue Gray, la salle était comble  et beaucoup ont réagi.

C’était passionnant…

 

CAMILLE ET PERDICAN

 

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Camille et Perdican s’aiment passionnément. Pourquoi n’arrivent-ils pas à accepter cet amour , à l’exprimer et à le vivre ?

 Les héros de cette grande pièce d’Alfred de Musset.

Je l’ai vue plusieurs fois cette pièce, elle m’a toujours émerveillé et ému.

 La question proposée «  Tu as dix-huit… » est une vraie révélation  pour l’équipe du spectacle. Une question essentielle pour les jeunes, essentielle aussi dans la pièce, une pièce des plus graves de Musset, écrite après sa rupture avec Georges Sand, une fin d’amour qui l’a fait beaucoup souffrir.

 

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Benoît : Le postulat de cette pièce est que « L’amour est au centre de la vie », qu’il en est le moteur, le carburant et la seule justification. Tous les hommes et les femmes le recherchent pendant toute leur vie. Mais cette quête est parsemée d’embûches, dont certaines peuvent être mortelles…

 Et la première question que je propose est : «  Musset est-il un romantique fleur bleue amoureux de l’amour, ou un auteur puissant qui touche en nous une vérité fondamentale ?

Amis lecteurs, à vous de dégager une opinion.

 

 

 

LA PIECE

Benoît : Cette pièce « On ne badine pas avec l’amour »  peut être considérée comme l’un des mouvements de la littérature française. Il s’agit avant tout de  l’oeuvre d’un jeune homme.

Nous sommes en 1834 et Musset est à peine âgé de 24 ans .

Lorsqu’il entame la rédaction de ce texte , le chef de file du romantisme est en réalité un être profondément désenchanté par sa rupture avec Georges Sand. Tout en faisant le sombre constat que les obstacles sont nombreux sur le chemin du bonheur , il écrit pourtant un véritable hymne à l’amour.

Je partage totalement le propos de Benoît.

Benoît, on peut bien sûr ne pas connaître cette pièce magnifique. Benoît nous  la présente  avec  deux  jeunes acteurs.

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Benoît Verhaert : Camille et Perdican  s’affrontent dans un débat passionné.

La première revendique son désir d’un amour sublime et absolu, le second plaide pour un amour à la portée de l’humain.

 La première y oppose un refus catégorique de toute compromission, le second milite pour une plus grande liberté individuelle.

La première exprime sa peur de souffrir, le second son envie de vivre en accord avec sa nature.

Cette joute, d’abord légère et presque ludique entre deux jeunes gens au seuil  de la vie adulte, tournera au drame et à la tragédie. La mort mettra fin aux débats.

 

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 CE SPECTACLE-CI : UNE VISION  CAPTIVANTE  DE CE CHEF D’ŒUVRE !

 Benoît Verhaert : En réalité  ce projet, je n’en suis pas l’instigateur.. Deux des comédiens de la pièce, Julie  Lenain et Samuel Seynave ont eu l’envie de monter  « On ne badine pas avec l’amour » après voir travaillé l’une des scènes de la pièce pendant leurs études au Conservatoire Royal de Bruxelles.

 Ils se sont adressés à moi et j’ai accepté bien entendu.

 Le plaisir d’explorer le texte, le fond de la pièce avant de s’occuper de la forme  et  de l’emballage.

Ce qui est amusant,  je n’ai jamais joué «  On ne badine as avec l’amour » On ne me l’a jamais proposé. 

FOCALISATION SUR LE TRIANGLE AMOUREUX : Camille – Perdican – Rosette

Benoît : Nous avons gardé les scènes concernant ces trois personnages. Par contre,  nous avons remplacé quelque peu les scènes comiques de Musset par un chœur de narrateurs légèrement déjantés.

 Oui et c’est ainsi que commence la représentation.

En fait, il y a d’abord la présence de Benoît qui accueille le public et qui l’invite à s’installer  pendant que l’on entend son partenaire interpréter une chanson inattendue quoique…

ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR

 L’équipe a voulu réactualiser l’humour de Musset( où interviennent précisément ces deux comiques ). Ils  ont voulu également gagner du temps en prenant certains raccourcis tout  en respectant le style en rupture de ton de la pièce originale.

Le texte de Musset a été maintenu, et cependant lorsque l’on écoute  les trois comédiens, on a l’impression que les textes ont été modifiés, paraissant tellement modernes.

Eh  bien, non, pas un mot n’a été changé. Le jeu de ces trois  jeunes  acteurs  est merveilleux, jamais comme «  récité »  comme cela était il y a de nombreuses années.
Ca parle et ce n’est pas dit ! C’est vécu  dans l’âme des comédiens. Et ça, c’est formidable !

Quel bonheur de voir et d’écouter les grands moments de la pièce. Une pièce que j’adore ! On se régale !

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 Perdican : Tous les hommes sont menteurs , inconstants , faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches , méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides , artificieuses , vaniteuses , curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent  sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime , c’est l’union  de deux de ces  êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime , et quand on est sur le bord de sa tombe , on se retourne pour regarder en arrière , et on se dit : J’ai souffert souvent , je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui.

N’est-ce pas magnifique  ce texte ?  Et il est  remarquablement interprété  par Samuel Seynave , Julie Lenain et Céline Peret, en alternance avec Lormelle Merdrignac et Stéphane Pirard.

Vincent Raoult et Benoît  Verhaert sont  les  deux comiques. Ils sont incroyablement drôles !

ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR

D’ après Alfred de Musset.

Je le rappelle : on n’assiste pas à un spectacle classique traditionnel, on assiste à une expérience-débat avec des scènes de la pièce  crée en 1834 à La Comédie Française.

Ce spectacle, toute génération confondue, se tient  au Théâtre du Petit Varia jusqu’au 06/02/16.

 Un magnifique travail de Benoît Verhaert et ses amis comédiens.

Création lumières  : Patrick Pagnoulle

Création son : Laurent Gueuning

Composition musicale : Sam Seynave et Vincent Raoult

Assistante à la mise en scène : Delphine  Peraya

Mise en scène : Benoît Verhaert

 

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Un spectacle du Théâtre de la Chute et du Théâtre Varia en partenariat avec La Maison de la Culture d’Arlon.

(Photos : Isabelle De Beir)

 

THEATRE  PETIT VARIA

Rue Gray 154  1050  Bruxelles

Infos Réservations 02 / 640 35 50

Camille et Perdican se déchirent pour ne pas s’avouer qu’ils s’aiment ! Est-ce que cela vous déjà arrivé?

 

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 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » je me retire du blog pour quelques heures.

Merci pour votre attention et votre fidélité.

Notre moment de séparation : La projection du célèbre film  de Richard Brooks

« Cat on a Hot Tin Roof » (La Chatte sur un toit brûlant) réalisé en 1958 par Richard Brooks, dans une adaptation de Tennessee Williams. 

Une radiographie du Sud des Etat-Unis, transpirant le désir et la sensualité pour un psychodrame intense, magistralement interprété par Elisabeth Taylor et Paul Newman.Deux grands stars de Hollywood de ces années-là.

Intéressant  de revoir ces  films d’une autre époque !

Programmation  à Flagey  ce dimanche 24/01/16  à 15h30. Ne le ratez pas !

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ECHANGE – PAUL CLAUDEL ( LE PUBLIC) + ETTORE SCOLA

L’ECHANGE

Synopsis : Un jeune couple , Louis Laine , un Américain teinté d’indien et sa femme Marthe , une paysanne française exilée par amour pour lui, rencontre sur la rive américaine de l’Océan un autre couple : Thomas Pollock Nageoire , businessman de Wallstreet, et sa femme , Lechy Elbernon, femme de caractère et actrice.Thomas se rend vite compte des qualités de la femme de Louis : fidélité, profondeur, courage…Aussi lui propose-t-il une « affaire », un échange !

 L’ECHANGE

L’intrigue est simple, encore faut-il s’y attacher dès le début et la suivre avec attention et ce, durant deux heures d’horloge.

C’est le silence total dans la salle des voûtes du Théâtre Le Public.

Un plateau complètement dégagé, les quatre personnages étendus par terre…

L’intrigue est simple. Claudel en fait un événement…

Sa pièce évoque la liberté, l’engagement , le désir , sa quête et son assouvissement. Chaque moment représente un enjeu clé de l’existence.

L’écriture « bouleversante » de Claudel fait vibrer les quatre acteurs qui livrent une parole dense , fleuve.

Une expression rare de la passion des Hommes.

Intemporel, universel, Peggy Thomas, la metteuse en scène , propose une version lumineuse de ce chef d’oeuvre d’une époque lointaine , qui nous le rend proche.

 

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 L’ECHANGE 

Un drame qui nous montre un de ces conflits, où les amants, malgré une attraction réciproque, née précisément de la contrariété , sont séparés par des intérêts divergents.

Marthe est la raison, la vertu, le salut, l’avenir symbolisé par cet enfant qu’elle porte dans son sein. Mais celle-ci a son opposé dans le jeu des Quatre Coins , celle-ci , Lechy Elbernon , qui est l’imagination, l’inconnu , qu’elle est forte sur une jeune âme obscure …

(Extrait du «  Mercure de France », 1952)

On en tire ce que l’on veut !

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NOTES DE LA METTEUSE EN SCENE

Peggy Thomas : Choisir «  L’Echange »  n’était pas mon idée.

Ce sont deux comédiennes qui sont venues vers moi avec ce texte «  monstrueux » pour me proposer de le monter avec elles. Je me suis plongée dans une longue réflexion sur la pièce avant d’accepter : cette pièce a une histoire remarquable dans le paysage théâtral belge.

Monter «  L’Echange »  est une gageure pour les artistes de notre époque. La densité poétique de l’oeuvre effraye.

Le contenu philosophique écrase.

La langue excite le désir de dire, d’incarner. C’est de cela dont il s’agit : incarner une parole dense, fleuve , une expression rare de la passion des Hommes.

Toutes les scènes sont impressionnantes à jouer de par l’engagement physique et vocal qu’elles nécessitent !

 

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Un travail formidable de mémorisation pour ces quatre comédiens. Une véritable performance d’acteurs !

Monter cette pièce de Claudel en ce 21ème siècle est devenu

une chose rare, quasiment inattendue. Mais pourquoi pas en prendre le risque…

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QUATRE COMEDIENS

A découvrir.

Isabelle Renzetti (Lechy Elbernon) : Lechy nous renvoie à toute l’idéalisation amoureuse selon laquelle la passion intense et véritable débouche inévitablement sur la mort…

Philippe Rasse ( Thomas Pollock Nageoire) : « L’Echange » , c’est un monde face à un autre , l’ancien et le nouveau , l’Europe et les Etats-Unis, les gens de la terre et ceux du business , de la richesse et de la course à l’argent.

Thomas Pollock est l’incarnation du rêve américain.   C’est un baroudeur.

Jean-Marc Amé (Louis Laine) : Cette pièce est la rébellion de la jeunesse et de l’âge mûr. C’est un affrontement de différentes visions de la vie, qui balance et hésite entre deux axes : l’un horizontal, l’autre vertical.

Aurélie Vauthrin ( Marthe) : Ce qui fait que « L’Echange » est un texte à travailler plus que jamais , est sa riche thématique reliant l’argent , le profit , ce qui est à vendre, ou ce qui ne l’est pas.

Bien que planté dans le temps et dans l’espace,   « L’Echange » «  a la grande habileté d’un texte qui laisse transposer sa situation à d’autres lieux, d’autres mœurs , d’autres cultures . Il est donc universel !

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A chacun ses impressions ! A chacun d’en juger !

L’ECHANGE

Mise en scène : Peggy Thomas

Avec Aurélie Vauthrin-Ledent , Isabelle Renzetti , Jean-Marc Amé et Philippe Rasse

Assistanat à la mise en scène : Aaricia Vanhamme

Scénographie : Vincent Bresmal

Costumes : Annabelle Locks

Assistant costumes : Vincent Gérard

Lumière : Guillaume Fromentin

Création son : Jean-Marc Amé

Régie : Louis-Philippe Duquesne

Stagiaire régie : Dorian Franken-Roche

Photos : Bruno Mullenaerts

Création et production : Théâtre Le Public en partenariat avec Les Tugs et l’aide du Théâtre de la Vie.

 

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L’ECHANGE /PAUL CLAUDEL

Jusqu’au 20/02/16

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt 64-70 – 1210 Bruxelles

Infos Réservations : 0800 944 44

HOMMAGE A UN GRAND CINEASTE ITALIEN

Ettore Scola est mort hier mardi, à l’âge de 84 ans.

Il a été l’un des derniers grands maîtres du cinéma italien, réalisateur de nombreux chefs d’œuvre mettant en scène des stars italiennes tels Mastroianni Sophia Loren , et combien d’autres…

 

Chroniqueur minutieux, passionné ironique de la société italienne, des années sombres du fascisme à la crise identité des premières années du 21 e siècle.

Beaucoup de ses films sont à retenir mais, pour moi, je retiens son film «  Une journée particulière »  avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni.

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  merci encore de votre présence et votre intérêt à ce blog des F.R.

Notre moment de séparation : J’ai revu, il y a quelques jours , les films de Marcel Pagnol «  Marius » et «  Fanny « version des années 30″ , avec Raimu, Pierre Fresnay et Orane Demazis.

Je préfère nettement cette version-là plutôt que la dernière réalisée par Daniel Auteuil., sans formuler la moindre critique sur son travail et sa concepion.

C’est plus émouvant de retrouver ces grands acteurs d’un temps passé comme un Raimu extraordinaire.

Ce soir, toujours sur Arte à 20h55 le troisième et dernier épisode du film   « CESAR »

Bonne vision et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

UN TRAMWAY NOMME DESIR (THEATRE DE LA VIE)+ WOODY ALLEN

L’une des plus grandes pièces du théâtre américain de l’immense   dramaturge Tennessee Williams, créée en 1947 au théâtre , portée ensuite à l’écran en 1951, avec dans le rôle de Stanley l’immense Marlo Brando.


Elia Kazan (metteur en scène) : C’est une tragédie poétique. Je considère que c’est une des meilleures pièces du théâtre américain.

Tennessee Williams a abordé l’un des tabous les plus puissants de la société d’hier et d’aujourd’hui : les différentes logiques d’expression et de fonctionnement de l’homme et de la femme dans leur nécessité de plaire, d’être aimés, d’être reconnus, d’être physiquement désirés.

Cette pièce nous montre à quel point nous sommes définis par le regard des autres, quoi qu’on fasse, surtout pour une femme à qui il est interdit d’être différente. Le sentiment d’être différent est déterminant dans l’oeuvre de Tennessee Williams.

JANVIER 2016 : UN TRAMWAY NOMME DESIR (nouvelle version)

Le Collectif Alcantarea a eu la bonne idée de reprendre cette œuvre magistrale.

 

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Stephen Shank (metteur en scène) : Notre travail sur Williams a évolué en étant accompagné à chaque pas du texte anglas.

Tennessee Williams nous offre une écriture rugueuse, ardente et élégante telle la grâce au milieu de la merde (W.B.Yeats)  une écriture essentielle et d’une gigantesque humanité.

 

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Nouvelle Orléans, les Champs-Elysées, un cul-de-sac dans un quartier populaire.

L’existence et ses méandres : deux sœurs se retrouvent après une longue séparation.

Stella a fait sa vie modestement avec Stanley, un homme aimant, un survivant de la guerre.

Tandis que sa sœur Blanche compense sa solitude dans le fantasme d’un passé fastueux et se projette dans un avenir extraordinaire…

Stephen Shank (metteur en scène ) : Le spectacle , tout comme l’écriture de Williams, tourne autour du thème de la proximité humaine , du désir inassouvi, et joue sur la ré articulation d’un milieu familial et social comme les quilles d’un bowling frappées de plein fouet d’une balle forcenée : l’impondérable et nous.

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Monter cette pièce est la gageure de mettre en scène une pièce dramatique qui, comme le chantent les mots de Williams lui-même, permet à une foule de se retrouver ensemble au fond d’une caisse noire dans une relation qui s’accorde à l’un de ses diktats : alors que tant de personnes sont seules et semblent solitaires , il serait inexcusablement égoïste de se sentir seul mais non – accompagné .

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Entre sensualité, désir, fragilité, ivresse, douceur et manque d’intimité,

Tennessee Williams provoque la rencontre de deux mondes diamétralement opposés avec une écriture poétique et musicale qui explose dans un langage souvent d’un rare brutalité , en vies fracassées.

La vulnérabilité comme objet d’interrogation pour le metteur en scène.

Les personnages

 

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Blanche, une jeune femme trop élégante pour ce quartier de la Nouvelle Orléans …

Stanley est entier, direct, cynique, naïf, affichant même une certaine langueur. Il ne veut pas faire de mal. Mais il ne veut pas que l’on profite de lui. C’est l’aristocrate voyou qui aime la chemise et la bière. Suprêmement indifférent à tout sauf à son plaisir et son confort.

Stella Du Bois , fille d’une vieille famille de l’aristocratie du Sud, a quitté un jour la plantation familiale pou suivre un polonais , Stanley Kowalsky, qu’elle a épousé et avec lequel elle vit à La Nouvelle Orléans.

Blanche est une jeune femme blessée par une réalité sordide. Elle a été mariée à l’âge de 16 ans à un garçon d’une grande beauté mais… Elle est perpétuellement à bout de nerfs. Elle est frivole, égarée, irritante mais adorable. Perverse et mal accueillie par ce microcosme de la société .

La promiscuité de ce couple sensuel , Stella et Stanley, risque d’accentuer son déséquilibre.

Tennessee Williams : Je crois que Blanche est brisée. C’était une nature sacrificielle. Elle se bat jusqu’au bout. Mais elle a dû tellement encaisser de drames et de morts. C’est un tigre et les véritables tigres sont détruits, pas vaincus.

Blanche apprend à sa soeur Stella qu’elles ont perdu la maison de Belle Rêve. La réaction de Stanley est très vive. Il va soupçonner Blanche d’en être la responsable.

Malgré une certaine beauté et un genre très provocateur Stanley reste insensible au charme de Blanche.

Le secret de Blanche nous sera livré au fil du déroulement de cette histoire d’une grande intensité dramatique.

 

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Stanley : Comme on était heureux ensemble, Stella . Tout allait si bien avant son arrivée… C’qu ’on était heureux… C ’que c’était bien avant qu’elle n’arrive !…et ta…ta…ta…elle me prend pour un singe…

UN TRAMWAY NOMME DESIR

Collectif Alcantarea

Version nouvelle

Une grande pièce ! Un magnifique travail de recherches ! Une nouvelle lecture du texte ! Un composé de jeunes acteurs en sortie du Conservatoire Royal de Liège .

Mise en scène : Stephen Shank

Assistanat à la mise en scène : Luis Vergara Santiago

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Avec Cédric Cerbara, Audrey D’Hulstère, Jacqueline Nicolas, Jean-Louis Leclercq, Céline Peret, Stéphane Pirard.

Production : Théâtre de la Vie en partenariat avec le Collectif Alcantarea.

Durée du spectacle : 2h50 sans entracte

 

UN TRAMWAY NOMME DESIR

Jusqu’au 23/01/16

THEATRE DE LA VIE

Rue Traversière 45 – 1210  Bruxelles


 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci à Vous pour votre écoute et de votre regard sur le blog.  

Notre moment de séparation : Ce mardi – Sur la Trois/RTBF – 21h05 : Festival Woody Allen   «  STARDUST MEMORIES » avec Woody bien entendu et Charlotte Rampling .

Du tragi-comique ! Du jazz ! Toujours du jazz avec Woody.

Bonne vision

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

ELLE(S), c’est aussi… (RIDEAU DE BRUXELLES)

Oui, elles sont deux : la fille et la mère…

Ils sont trois : la fille, la mère et le guitariste.

Un spectacle féministe ? Non, un spectacle ludique et rock qui aborde avec force et une certaine légèreté la condition de la femme d’aujourd’hui.

Qu’éprouvent les femmes aujourd‘hui ? Qui sont-elles ? De nouvelles guerrières insoumises ? Des sujets aliénés par besoin de reconnaissance ? Des orphelines de Simone de Beauvoir ?

Ces questions-là se posent avec intérêt.

 ELLE(S) explore les univers croisés d’une jeune fille fantasque qui laisse virevolter les mots d’une identité à l’autre, et d’une mère déjantée qui dit sa rage en chansons.

Michael Delaunoy (Directeur du Rideau) : Sylvie Landuyt a mis peu de temps avant de se lancer dans l’écriture et la mise en scène. Elle a d’abord été – et reste – une actrice dotée d’une énergie particulière. Je l’ai dirigée plusieurs fois.

Quelque chose de terrien émane d’elle. Une certaine rugosité. Une capacité à envoyer les répliques directement dans la cible.

Sur le plateau, elle fait des choses qui, si elles étaient faites par une autre, donneraient l’impression d’une certaine vulgarité.

Chez elle, non. C’est concret, parfois brutal, mais vulgaire, jamais.

Dans son travail d’écriture et de mise en scène, on retrouve les mêmes qualités. Une attention portée au corps, au rythme, à la pulsation. Une énergie proche du rock dans ce qu’il a de meilleur. Et ça fait un bien fou !

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 TROIS TALENTS : AUTEURE- METTEURE EN SCENE-COMEDIENNE …

C’est bien ce qui honore Sylvie Landuyt.

J’ajouterai encore la voix de Sylvie qui vous prend aux tripes.

Sylvie : Quand j’arrive au plateau, le texte est là. J’entends sa rythmique, je connais sa musique .Lors du travail avec les acteurs, le jeu est très « partitionné ». Je travaille sur la vitesse, les pauses, les finales, les aigus , les graves , sur les   « parlés-chantés ». Le texte dit est une musique.

C’est parce que je suis comédienne que j’écris comme ça , parce que je suis comédienne que je mets en scène de cette façon , c’est parce que je suis comédienne que j’ai envie de dire des choses. Tout par de là !

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 Sylvie écrit de temps en temps quand le son des mots qui se bousculent dans sa tête l’empêche d’y voir clair.

Ecrire lui permet de faire de l’ordre, de penser en mieux !

Sylvie , c’est jouer , écrire , mettre en scène, chanter ( et surtout dans sa salle de bains), regarder ses enfants , rêver , revoir les langues qu’elle adore, donner cours, apprendre , toujours apprendre , faire du sport pour rester en forme , donner des ateliers, faire la fête…le plus possible.

Sylvie aimerait être chanteuse de rock ou peut-être…psychanalyste.

Elle ne tient pas en place, elle a mille envies et projets en tête !

Sylvie : J’aimerais devenir une vieille comédienne jamais fatiguée, ni blasée, ni aigrie !

Elle est exceptionnelle, passionnante, passionnée, belle avec une certaine sensualité. Elle aime séduire (et elle nous séduit évidemment). Elle aime se sentir en vie. Elle aime prendre des risques. Elle aime…Elle est….Elle est Sylvie Landuyt et c’est tout dire !

Serai-je devenu amoureux d’ « ELLE » ?

Courts Extraits Presse :

« Un dialogue de toute beauté ! Une poésie sauvage «  (Le Soir)

«  Une ode aux femmes et un ci de colère » (La Libre Belgique)

« Tout simplement sublime ! » (Plaisir d’Offrir)

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ELLE(S) Un bijou féminin , un bijou théâtral, remarquablement écrit et joué par Sylvie Landuyt, sans oublier sa partenaire , Jessica Fahan, sans oublier son guitariste , Ruggero Catania.

ELLE(S) Un spectacle qui éclate !

Sur le plateau du théâtre : la « mère », la « petite fille qui se cherche » et « un homme à la guitare ».

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 Jessica Fahan , née à Abîmes en Guadeloupe , arrivée en Belgique à l’âge de deux ans et demi où elle a grandi avec sa famille dans un petit village de Wallonie, a fait ses études à l’Insas pour en sortir diplômée en 2011 ; elle participe à de nombreux projets théâtraux qui lui permettent de rencontrer   de grandes personnalités du monde du théâtre parmi lesquelles Christine Delmotte, c’est tout dire.

Elle est formidable, tellement vraie dans son jeu de scène, alerte, sémillante, lançant et jouant facilement avec les mots, provocante aussi, adoptant une gestuelle endurante, avec un débit rapide et une excellente diction.

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 « Elles » et le musicien italien : Ruggero Catania, qui a commencé à jouer de la guitare à 12 ans après avoir vu le film «  To The Future »  parce qu’il voulait jouer le solo de Johnny B.VCoode.

Adolescent , il a étudié  la country et participé à des concerts métal.

Depuis son arrivée à Bruxelles en 2012, il joue comme bassiste dans le groupe de « garage-rock belge Driving Dead Gir »l ainsi que le groupe « Romano Nervoso. »

Et encore , il est devenu guitariste et producteur sur le projet pop-folk-électro/ Kiss & Drive de la chanteuse Elisabetta Spada.

C’est pas tout il est aussi créateur et producteur du label indépendant « Lady Lovely. »

Il est superbe !

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Les voir et les écouter tous les trois : Sylvie, Jessica et Ruggero, c’est une jouissance.

Essayez de vous rendre au Rideau de Bruxelles, la pièce se joue encore jusqu’à samedi prochain.

Dois-je vous dire que j’ai beaucoup aimé ce spectacle ? Vous l’avez certainement compris de par mon enthousiasme !

Que je vous dise tout de même :il y a quatre chansons dans cette pièce : One word, Kir Royale, Bang et Don’t Let Be Misunderstood.

GENERIQUE

Scénographie : Vincent Bresmal

Lumières :: Guy Simal

Création sonore : Ruggero Catania

Costumes : Sylvie Landuyt

Coaching mouvement : Edith Depaule

Direction  technique : Raymond Dleepierre

Référent technique : Patrick Pagnoulle

Régie lumières : Gauthier Minne

Régie son : Nicolas Stroïnovsky

Habilleuse : Nina Juncker

Photos : Alice Piemme

ELLE(S)

Jusqu’au 23/01/16

« Il n’y a pas de samedi sans soleil comme de femme sans amour »

RIDEAU DE BRUXELLES

Rue Goffart 7 a – 1050 Bruxelles

Infos et Réservations : 02 / 737 16 01

« La beauté de la femme doit être vue de ses yeux parce qu’ils sont les portes de son cœur.


 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci merci pour votre assiduité et votre présence.

Notre moment de séparation : Le film de Todd Haynes :

« CAROL » , avec Cate Blanchett qui nous emmène dans le New York des années 50.

Une histoire d’amour au féminin !

Cate : Ce qui est intéressant dans le travail d’un acteur, c’est la recherche… Face à un personnage, on se retrouve parfois très proche et on ne sait pas pourquoi. C’est pour cette raison qu’on parvient à en faire un personnage tridimensionnel

Mais ça ne m’intéresse pas de mettre mes propres idées dans le film.

(Extrait d’interview publiée dans «  Le Mad »  par Fabienne Bradfer , magazine du 13/01)

Bonne vision à Vous et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

BIG BANG / PHILIPPE AVRON /BRUNO COPPENS(LE PUBLIC)

 


L’histoire d’un professeur de philo face à sa classe…

Cette pièce date des années 80.

L’une des pièces les plus fortes, amusantes et éducatives de Philippe Avron.

Ce grand comédien (décédé en 2010 à l’âge de 82 ans) a fait une carrière importante tant comme écrivain pour le théâtre que comédien de renom.

Le voici .

 

J’ai eu l’occasion de le voir et l’applaudir chaleureusement au Festival d’Avignon et dans les théâtres de Bruxelles.

Il a joué un peu partout, en France bien entendu mais aussi dans toute l’Europe, USA, Afrique, Canada et au Théâtre de la Vie à Bruxelles.

C’est un bonheur de retrouver son immense culture, sa poésie, son verbe sarcastique, ses mots drôles, et de découvrir l’interprétation de Bruno Coppens, différente de celle de Philippa

 

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Philippe : J’ai toujours écrit. Alors j’écrivais pour les gosses. J’ai toujours écrit. Donc, c’est l’écriture ma trajectoire, si on peut appeler ça comme ça. C’est l’écriture. Même quand j’ai joué des grands rôles, écrire m’intéressait, et comment écrit Shakespeare par exemple, comment le sens se voit. Je suis plus intéressé par le sens que par le rire. Par l’émotion. Mais il ne faut pas chercher l’émotion ; il faut chercher la vérité. Et la vérité, elle est différente selon chacun, selon les lieux.

Il y a des rires gras, il y a des rires sans humour, il y a des rires bêtes et il y a des rires méchants sans oublier les rires sadiques…

REMUE MENINGES

« On a grand tort de rendre la philosophie inaccessible aux enfants je ne sais rien de plus gai, de plus gaillard, je dirais presque de plus enjoué »( Montaigne)

« Ce que produit la philo ? Rien du tout, elle a fait grandir Dieu de siècle en siècle. » (Flaubert)

« Il n’y a pas de psychologie pratique comme partie spéciale de la philo portant sur la nature humaine » (Kant)

 

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Un tout grand plaisir que de voir Bruno Coppens interpréter cette pièce à sa façon, avec le talent qu’on lui connaît.

Eric de Staercke (metteur en scène) : Bruno, c’est le roi du jeu de mots, le jongleur des néologismes, le fou du verbe Il s’est emparé du texte joyeusement espiègle de Philippe Avron.

Il est devenu un professeur de philosophie inattendu, délirant, poète funambule…Il incarne une galerie de personnages débridés, complètement fous. Il nous promet «  tout Kant, Nietzsche et Montaigne en une seule leçon ». Il invente, il invente souvent, ouvre l’imaginaire !

 

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C’est une mission pour tout le monde et pas que pour les philosophes.

« Nous n’aimons pas l’humanité »(Nietzsche)

Bruno : J’aime partager la philo avec vous, parce l’alliage de la philosophie avec le clown seul en scène, c’est de l’énergie en plein.Ca fait péter les balises du prêt à penser.

Cà éveille l’esprit critique contre la fatalité. Et puis ça lutte contre l’impuissance mélancolique, ça ouvre les fenêtres pour que s’y engouffrent des rafales de pensées nouvelles…

Totalement vrai ! Les mots défilent à toute vitesse ! On les attrapent au vol, on essaye de les mémoriser.

Nos connaissances de la philosophie s’agrandissent et courent se glisser dans notre cerveau.

Ce spectacle est une véritable leçon. Une amplitude enrichissante de cette philo !

Mais attention,   c’est une pièce tout de même C’est du théâtre !

Avron : La surprise, c’est la base même du théâtre, l’étonnement . Tout est a pour étonner au théâtre : les portes, les trous, les masques tout est fait pour étonner…

Pourquoi suis-je là ?

Et Vous, pourquoi êtes-vous là ?

Quand je monte sur une scène, j’ai envie de parler aux gens, je me sens bien là.

Ca, c’est indéfinissable, pourquoi on a envie de parler comme ça…

Entracte avec Georges Moustaki

 

 

AVRON – COPPENS

Eric de Staercke : Philippe est un poète , un philosophe amoureux de l’être humain, un passeur d’humanité…

Bruno est un poète, un amoureux de la langue, un jongleur de mots…

 

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« Big Bang » en 2016 , c’est le choc entre l’univers d’Avron et le monde de Coppens, la rencontre sismique de deux artistes amoureux de la scène , généreux et mus par des passions communes : les mots, le jeu, le rapport au public, l’absurdité de l’être humain , la norme et la poésie !

BIG BANG, un spectacle attirant par le sujet et plus encore par le souvenir du regretté Philippe. Il restera dans notre mémoire.

BIG BANG, c’est Bruno en scène pendant 90 minutes.

 

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C’est fameux ! Nous avons la possibilité de le rejoindre au Public jusqu’au 06/01. Et, ceci est formidable , de le revoir à nouveau dans la grande salle du Public trois jour plus tard , le 09/02 dans son dernier spectacle « LA VIE EST UN DESTIN ANIME » de , par, avec et malgré Bruno Coppens  sans sa philosophie !

BIG BANG /GENERIQUE

 

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 Mise en scène : Eric de Staercke (directeur du Théâtre des Riches- Claires)

Assistanat à la mise en scène : Virgile Magniette

Création lumière : Luc Jouniaux

Musiques : Eloi Budimont

Régie : Robin Van Bakel

Stagiaire régie : Mathieu Wolter

Photos : Bruno  Mullenaerts

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PS 1. Bruno Coppens sera l’invité du Public le samedi 22 janvier 2016 interviewé par Eric Russon. Une belle invitation à ne pas rater.

PS 2 . Le nouveau livre de Bruno Coppens «  Le Ludictionnaire » est sorti au éditions Racine : définitions décalées, portraits rigolos, gags visuels.

A découvrir aux «  Planches » , petite salle du Public !

BIG BANG
Jusqu’au 06/02

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt 64-70   1210 Bruxelles

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , un grand plaisir  de vous retrouver tous les jours à l’attention du blog.

Notre moment de séparation : la vidéo sur Sylvie Vartan (annulée il y a quelques jours à la suite du décès de Michel Delpech)

C’est à 23 h, ce jeudi  sur La Trois/RTBF. Un beau portrait de cette grande chanteuse française ! Un retour sur ses 50 ans de carrière exceptionnelle !

Bonne vision et à tout bientôt .

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

UN CONTE D’HIVER – WILLIAM SHAKESPEARE- GEORGES LINI


 

Thierry Debroux (Directeur du Théâtre du Parc) : Il y a 400 ans, le 23 avril 1616 exactement, mourrait le génial Shakespeare. Avec sa mort s’achevait un moment unique dans l’histoire de la littérature, ce que l’on a appelé la période élisabéthaine.

Les puritains reprirent le pouvoir et la censure brima les artistes.

400 ans plus tard, Georges Lini et sa compagnie « Belle de nuit » nous proposent cette pièce très peu jouée de Shakespeare « Un conte d’hiver « 

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Avec ce spectacle-ci, Georges Lini tenait à en souligner la dimension contemporaine et a préféré que les costumes ne nous renvoient pas au passé, mais au contraire nous parlent d’aujourd’hui.

LE MOT DU METTEUR EN SCENE…

Georges Lini : J’avais envie de travailler sur la relation au tragique, avec une réflexion sur la déraison du pouvoir.

La pièce nous présente un roi brisé par sa propre folie, l’horreur du pouvoir.

Je poursuis dans mon envie de mettre en scène les liens qui unissent l’intime et le politique, la famille et le pouvoir et la folie. Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.

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J’ai voulu un Shakespeare actuel et non actualisé.

J’ai voulu transposer les conventions shakespeariennes à la réalité, rapprocher le texte de la vie. Plus d’emballage.

J’ai voulu faire des grands personnages de Shakespeare des gens ordinaires.

Le devoir des contemporains est de déboulonner ces personnages et de les jeter à bas de leur monture…


 

Jeudi 14 janvier 2016-20h15- Théâtre Royal du Parc – Première représentation de « Un Conte d’hiver » de   William Shakespeare et Georges Lini. 

Les dés sont jetés. Comment vont réagir les spectateurs ?

Vont-ils accepter la « modernisation » de l’œuvre ? Comment vont-ils ressentir les personnages ? Vont-ils rire aux effets comiques ?

22h55. La dernière réplique est lancée …Quelle va être la réaction du public ?

Enthousiaste, avec de longs applaudissements répétés.

Les acteurs sont heureux de les avoir séduits.

Georges Lini est ému de sa victoire !

Et que demain, la pièce se rejoue !

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 « Le Conte d’hiver » est l’une des dernières pièces de Shakespeare et parmi les plus mystérieuses et extravagantes.

Une suite de rebondissements incroyables, une ellipse de 16 ans, un retournement de situation digne d’un conte de fées en font une œuvre à part.

Il est vrai que c’est une pièce très particulière !

Elle l’est d’autant plus avec l’adaptation de Georges Lini.

On se régale du verbe, des mots, des situations sans cesse mouvementées, des jeux de scène à la fois drôles et dramatiques.

Un superbe travail d’adaptation !

Une mise en scène brillante, décapante, complètement folle !

 

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RESUME

Polixènes, le roi de Bohême, rend visite à son ami Léontes, le roi de Sicile, lorsque soudain une jalousie féroce aussi inexplicable que destructrice s’empare de Léontes. Il soupçonne Polixènes d’avoir eu une relation adultère avec sa femme Hermione, enceinte jusqu’aux yeux… l’enfant ne serait pas le sien.

Dans le tourbillon dévastateur qui l’emporte, Léontes ordonne l’exécution de son ami, l’emprisonnement de son épouse et l’exil de la fillette à laquelle elle donne naissance.

Seize ans plus tard, on retrouve l’enfant dans sa famille adoptive. Comble du destin, la jeune fille est courtisée par le fils de Polixènes …

La suite sur le grand plateau du théâtre…

 

Sur scène, deux espaces. Le premier, surélevé, une habitation de verre , une boîte rectangulaire transparente . Comme un terrarium dans lequel on se livre à des expériences. L’expérience humaine, l’expérience de l’illusion et du réel, de la vie et du théâtre.

Le deuxième espace, c’est l’avant-scène où se jouent la plupart des scènes…bousculées.

 

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 La pièce reste une comédie mêlant le romanesque au merveilleux et le réalisme au fantastique.

Il y a quelques extravagances, quelques excès dans la fantaisie, mais tout ce qui se passe sur la scène est jouissif.

L’histoire est compliquée, les personnages sont nombreux.

Il s’agit de s’y retrouver dans ces personnages et ces situations, véritable écheveau.

La solution ? Lire le résumé de l’histoire qui figure dans le programme du théâtre, et ce , juste avant le lever du rideau.

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C’est un spectacle étonnant, réjouissant, magnifiquement et intelligemment conçu et mis en scène par Georges Lini.

C’est plein de surprises, de gags même.

L’interprétation est également inattendue, surprenante, burlesque, clownesque parfois.

Dix comédiens se lancent dans cette folle aventure avec bonheur, énergie, dynamisme.

En tête : Itsik ELBAZ qui tient le rôle de Léontès.

Il est extraordinaire, ébouriffant, à la fois drôle dans l’excessivité de la folie et émouvant.

Neuf acteurs l’accompagnent dans ses folies :

Didier COLFS (Polixènes)

Luc VAN GRUNDERBEECK (Camillo)

Thierry JANSSEN(Antigonus et le Clown)

Michel de WARZEE (Le Berger)

Anne-Pascale CLAIREMBOUR(Hermione)

Daphné D’HEUR (Paulina)

Sarah MESSENS (Perdita)

Julien BESURE (Florizel)

Louise JACOB (Le Temps et Mamilus)

Georges Lini est très inventif. Il a placé un micro sur le plateau dont se servent les personnages pour informer le public de certaines choses qui doivent rester dans l’intimité la plus totale.

Il fait se déplacer les acteurs dans tous les sens , même de se rendre dans la salle auprès des spectateurs.

Ca bouge dans cette pièce ! On s’amuse beaucoup !

 

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 Adaptation et mise en scène : Georges LINI

Assistanat à la mise en scène : Nathalie HUYSMAN

Scénographie et costumes : Renata GORKA

Chant : Daphné D’HEUR (voix superbe)

Création lumières : Alain COLLET

Vidéo et son : Sébastien FERNANDEZ

Credit photo : Sébastien FERNANDEZ

 

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Thierry Debroux : Ce n’est pas la première fois que Georges travaille au Parc. Il avait mis en scène «  Les Cabots magnifiques »  lors de la première saison que j’ai eu le plaisir de programmer.

Direction technique : Gérard VERHULPEN

Régie : David LEMPEREUR

Régie plateau : Cécile VANNIEUWERBURGH

Régie son : Jérémy VANOOST

Régie lumières : Noé FRANCQ

Accessoiriste : Zouheir FARROUKH

Habilleuse : Gwendoline ROSE

Menuisiers : Yahia AZZAYDI , Shaban REXHEP, Patrick CAUTAERT, Clara PINGUET

Info-Pub : Prochain spectacle du Théâtre du Parc : Après Shakespeare, Molière et son « Avare » !

UN CONTE D’HIVER

«d’après» William Shakespeare.

Jusqu’au 13/02/17

THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la Loi 3 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 50530 30

 

Court extrait 

Léontès : Que se passe—il avec Sicile ?`

Hermione : Quelque chose semble le troubler.

Polixènes: Monseigneur ? Comment vous sentez-vous ?

Léontès : Mon cher frère…

Hermione : Votre front , monseigneur , est plissé d’inquiétude. Etes-vous irrité ?

Léontès : Absolument pas, non, non non. C’est l’âme qui nous trahit parfois : elle laisse voir sa folie , sa sensiblerie , sa sottise et l’expose ainsi à la raillerie de cœurs plus endurcis. En interrogeant le visage de mon enfant je me suis vu de vingt-trois ans rajeunir…

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe «, merci de votre attention et votre présence.

Notre moment de séparation : Retour sur le temps passé avec le groupe des PINK FLOYD, rock progressif et psychédélique britannique formé en 1965 à Londres, considéré comme un pionnier et un représentant majeur de ces styles musicaux.(Wikipédia)

Qu’est-ce que je me suis régalé à l’écoute de cette musique que nous allons tous retrouver ce samedi soir à 22h25 sur Arte/Belgique.

 

Demain dimanche 17/01à 23h25 , toujours sur Arte/, un documentaire sur cette actrice américaine,   véritable symbole des années 1950 ; Jayne MANSFIELD , rivale de Marilyn, au destin tragique , comme Marilyn.

Bon wek-end à Vous et à tout bientôt .

Roger Simons