MUSIC CHAPEL BEETHOVEN : ENVOL…DANSE…MUSIQUE…CINEMA …

 

Amateurs du théâtre parlé, rassurez-vous, dès demain ,  les spectacles du mois de décembre.

Aujourd’hui,  un regard sur Beethoven, à l’honneur à Flagey et  à la  Cinémathèque.

 

 MUSIC CHAPEL/ BEETHOVEN/  FESTIVAL /FLAGEY

 

Tout à l’heure…

 

MARIA JOAO PIRES

 

 Une grande dame du piano qui partage la scène avec deux jeunes en résidence à la Chapelle.

Au programme, deux sonates pour violoncelle et piano, premières œuvres importantes dans cette formation, le violoncelle venant tout juste de s’affranchir de son rôle de  continuo pour devenir soliste à part entière.

A 18 h, ce soir au studio 1/Flagey.

 


 

 

A 20h15, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Octopus Symphony Chorus, dirigé par Laurence Equilbey.

Un ambitieux et atypique programme qui reflète la diversité de l’œuvre colossale de Beethoven.

Ouverture op.117—Fantaisie chorale en do mineur op.80—Triple concerto en do majeur op. 56…

Un court  extrait d’une œuvre de Fauré dirigée par Laurence Equilbey, à seule fin de faire la connaissance de cette jeune femme  française à la direction d’un concert.

 

 

 

 

DU COTE CINE : BEETHOVEN !

 

Studio 5  Flagey , le film de Paul Morrisey : « LE NEVEU DE  BEETHOVEN » sorti sur nos écrans en 1985, interprété par Wolfgang Reichmann et Jane Birkin.

 

Syno : Beethoven devient le tuteur de son neveu Karl à la mort de son frère. Passionnément attaché à l’enfant, le compositeur ne vit plus que pour lui , le surveillant , l’emprisonnant et lui interdisant toute vie indépendante.

Le suicide manqué de Karl  va provoquer indirectement la mort du génial  musicien…

 

22h15 – Flagey (studio 5)

 


 

 Et toujours le même jour…Et toujours Beethoven…

 

 « COPYING BEETHOVEN »,  un film réalisé en 2006 par Agnieszka Holland , avec Diane Kruger , Ed Harris et Matthew Goode.

 

Syno : Enfermé dans la surdité, Beethoven engage une assistante…

 

Un très beau film sur le génie, sur la musique et sur le génie de la musique.

 Un mariage réussi d’émotion lyrique et d’âpreté psychologique mené par la polonaise Agnieszka Holland.

 

A 17h30 à  Flagey  studio 5)

 

 

 

 

 

DU COTE DE LA CINEMATHEQUE

 

Un grand film tourné en 1922 par Friedrich Wilhelm Murnau :  « PHANTOM »(LE FANTOME)

 

A voir absolument !

 

Syno : Lorenz , employé pauvre et poète à ses heures , est renversé par une calèche conduite par une jeune femme dont il tombe immédiatement amoureux…

 

Murnau filme la perte de réalité d’une société en pleine décomposition sociale et morale…

 

19h – Cinematek

 

Amis de l’émission/ blog : « Les Feux de la Rampe » , un grand merci pour votre attention et votre fidélité. Cela fait plaisir.

On se retrouve demain avec le théâtre parlé et…comique, j’aime autant vous le dire !

Notre moment de séparation :  avec un extrait  d’une   « CARMEN »  …Danseuse : Dada Masilo. Du 03 au 05/13 au grand Théâtre de Namur.

 

CARMEN  par l’immense chorégraphe et danseuse : DADA MASILO .

 

Une version sensuelle et insolente entre flamenco, danses classiques,  contemporaines et africaines.

A peine trente ans,  Dada Masilo, née à Johannesburg, est une fameuse pointure.

Après son «  Swan Lake » en 2012 , elle revient à Namur pour pour nous  faire vibrer ave Carmen. Et quelle Carmen !

 

Syno (on connaît mais un rappel  est toujours agréable) : Bohémienne réelle , Carmen séduit le brigadier Don José.

Par amour, il va abandonner ses convictions et sa fiancée et rejoindre le monde des contrebandiers.

Dévoré par la jalousie, leur ardeur s’amenuise , et se lassant de lui , elle tombe dans les bras d’un autre homme , attisant les foudres de la passion.

 J’adore ça, moi, la passion ! Vous aussi j’espère !

 Pour danser CARMEN , la chorégraphe s’est penchée sur l’image cachée de ce personnage emblématique. Elle a voulu démêler le nœud des représentations et trouver la vulnérabilité de la femme sous sa cruauté extérieure!

 Pleine d’assurance et de sensualité , elle ramène avec passion  et flamenco à des origines africaines  soutenue par la superbe musique de Rodion Shchedrin.

 La fusion, des styles,  fascinante, sert incomparablement le récit.

 Un évènement certes à  ne pas rater.

 

THEATRE DE NAMUR

(03 –05/12)

Place du Théâtre  2 – 5000    Namur

Infos Réservations : 081 22 60 26

Bon plaisir.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COCHONS D’INDE (THEATRE LE PUBLIC) + Salvador, Dassin, Lanoux

 


 

 

On plonge dans le théâtre de l’absurde !

Une pièce tragi comique ? Pas vraiment !

Une pièce délectable ? Oui quelque peu, le jambon m’a paru très bon !

Ce qui est bien, c’est de savoir que cette pièce de Sébastien Thiery a reçu le Molière de la meilleure pièce comique en 2008.

 

 

 

 

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Syno : Sans se douter de ce qui l’attend, Alain  Kraft, homme tranquille dans la cinquantaine, vient retirer de l’argent à sa banque. Mais la nouvelle direction indienne de l’établissement lui a bloqué son compte et refuse de le laisser partir, l’accusant d’avoir « changé de caste ». Non seulement, il ne peut plus utiliser son compte, mais il ne peut plus ressortir de la banque : le sas est commandé depuis New-Delhi où l’on refuse de le libérer !!!

 

Un sujet original !

Ce n’est pas vraiment une comédie. Ce n’est pas du polar !

C’est un huis-clos qui se déroule dans une banque, gérée par une femme curieuse avec un employé au  guichet  qui ne l’est pas moins.

Cela dit, d’où vient cette idée ?

 

L’AUTEUR

 

– Vous êtes- vous inspiré d’un évènement particulier de l’actualité ?

 

Sébastien Thiéry : Oui,, il y a quelques années , la société d’acier français Arcelor a été rachetée par Mittal , une grande société indienne. Donc une grosse société indienne rachetait une société française déjà importante.

Soudain, on se rendait compte que les Indiens, qui étaient les pauvres il y a quelques années, deviennent les riches et rachètent les sociétés françaises. Or, il y a un rapport entre le client de la banque et le guichetier qui est un petit monsieur et qui a soudain le pouvoir sur le  bourgeois , tout comme les indiens ont le pouvoir sur les Occidentaux…

 

 

 

PARANTHESE

 

 

Il y  ici quelque rapport avec la pièce, dont je vous ai parlé  avant-hier  « L’homme qui valait 35 milliards »  et le personnage central : Mittal !

 

 – Sébastien  Thiéry , le personnage de votre pièce paie pour l’arrogance de l’Occidental ?

 

Sébastien Thiéry : Chacun son arrogance, au final personne ne fait cadeau à personne. J’aime bien l’idée que les riches doivent rendre compte aux pauvres et que d’un coup les choses basculent.

 

 

 

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COCHONS D’INDE, un huis clos qui se passe dans une banque pendant 24 heures. C’est plein d’ironie et d’humour !

On rit beaucoup ! C’est ce que recherche l’auteur dans ses pièces.

 

Sébastien  Thiéry : J’ai commencé par écrire des sketches totalement absurdes et puis j’ai voulu pouvoir faire tenir l’absurde pendant une heure trente. C’est un défi bien sûr. Mes pièces empruntent aux règles du théâtre de l’absurde et du théâtre de boulevard. J’essaye de marier deux théâtres et d’en faire un qui est le mien désormais.

 

Et franchement, je considère qu’il y a réussi !

«  Je crois que nos institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation »

 

(Thomas Jefferson, troisième président des USA)

 

Cette phrase résume les thématiques abordées dans la pièce du «  Cochons d’Inde »

 

Antony Mettier (metteur en scène) : Cette pièce , à la fois drôle et sérieuse, est une photographie prise sur le vif de l’homo-sapiens contemporain. 

 

Oui, c’est une farce d’aujourd’hui qui s’inscrit dans la longue tradition d’un théâtre burlesque qui tourne la société en dérision. S’il y  un véritable génie de la situation première, une intuition du cocasse et du burlesque, un art de la surprise, le théâtre de Sébastien ne se sort des pièges qu’il se tend lui-même que par une écriture en lignes brisées sur laquelle s’appuie toute la dramaturgie , et qui fait évoluer les situations en fonction de la manière dont les mots s’entrechoquent.

 

 

COCHONS D’INDE

 

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C’est une comédie après tout quelque peu délirante, avec  en  second plan, un problème d’importance et actuel, celui  des  fortunés confrontés aux pauvres. C’est la rencontre  entre le monde Indien et l’Europe.

 

Le personnage principal, le client, le dindon de la farce, le client de la banque, est plutôt antipathique, supérieur mais à partir d’un certain moment , il nous fait pitié , emprisonné dans cette banque , nourri par des biscuits en provenance de l’Inde  , un petit divan pour dormir, et d’autres  choses tout à fait surprenantes .

 

C’est un nouveau riche, de ceux qui parquent leur Porsche Cayenne sur les places pour handicapés. Il méprise son prochain… Tout le monde doit être son serviteur.

 

Les deux autres personnages, ceux attachés à cette banque, sont difficilement définissables. Ils sont surprenants, mystérieux en tout cas. Je m’en voudrais de vous en dire davantage .

 

 

 

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Je vous les laisse découvrir lorsque vous irez voir le spectacle.

 

L’employé qui ne veut pas parler, qui menace le client avec son sabre  l’employé qui manque d’amour et qui subitement se précipite sur…Surprise ..

Et la secrétaire au physique singulier  qui elle aussi se précipite sur…Surprise !

Mais la dernière est encore plus étonnante ! Un vrai coup de théâtre !

Oh là, un coup sur la tête !

 

Cinq comédiens remarquables dans leur personnage : Christian Gregori  le client) – Anthony Mettler (l’employé) Fabienne Guelpa(la mère du client)- Katia Marquis ( la gérante)  et André-Pierre Rego (Dieu)

 

Je vous laisse, j’ai rendez-vous avec ma banque…belge…française…indienne…

Mise en scène : Antony Mettier

Assistant  stagiaire  : Raul Fernandes

Collaboration artistique : Fabienne Guelpa

Regard extérieur : Sandrine Faure

Scénographie : Anne Wannier

Lumière : Patrick Staub

Son : Nicolas Le Roy

Costumes : Corinne Baeriswyl

Maquillge : Katrine Zingg

Régisseur : Simon Plume

Stagiaire régie : Martin Célis – Cémenrt Devys

 

 COCHONS D’INDE  / SEBASTIEN THIERY

 

Jusqu’au  13/12/14

 

THEATRE  LE PUBLIC

 

Rue Braemt  64-790- 1210  Bruxelles

 

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

 

ET S’IL ETAIT VRAIMENT UN INDIEN DE L’INDE ?

 

Il l’est  croyez-moi. On le voit en  ce moment dans deux théâtres de la capitale :

 

Au théâtre de Poche, dans le document filmé de la fin de la pièce «  L’homme qui valait 35 milliards », où l’on meurt de rire, c’est lui qui joue Mittal , l’homme aux 35 milliards .

Au Théâtre Le Public  dans la pièce «  Cochons d’Inde », c’est lui qui joue Dieu…

 

 


 

 

 

HOMMAGE A DEUX  GRANDES STARS DU MUSIC-HALL :

 

HENRI SALVADOR : Emission   « Un jour, un destin » (sur TV5 à 21h) Qu’est-ce qu’il nous a apporté comme  plaisir et  bonheur Henri.  Il devait nous quitter alors qu’il venait d’atteindre ses 90 ans ! Sacré Henri, nous t’avons aimé tu sais !.

 

 

 

 

 

JOE DASSIN : Emission «  Le roman de sa vie » ( sur   La trois RTBF à 21h05 ) Joe fut l’icône de la chanson française.

 

Sa  voix grave, son sourire  charmeur, sa gentillesse, son éternel  costume blanc…Un perfectionniste, un  angoissé malgré son  grand succès. Lui aussi, on l’aimait bien !

 

 


 

 

 

Amis du blog, je vous quitte pour un court moment, j’ai rendez-vous avec quatre filles aux mains jaunes…Mystère !

Merci  pour votre attention et votre fidélité.

 

Notre moment de séparation : Michel Drucker  reçoit demain dans son émission « Vivement dimanche » un grand comédien  français que j’ai eu aussi la chance de rencontrer et d’interviewer : VICTOR LANOUX , la brocante ! Je ne raterai pas l’émission demain.

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons