BOTALA MINDELE – (THEATRE DU RIDEAU DE BRUXELLES au THEATRE DE POCHE)

BOTALA MINDELE – REMI DE VOS – FREDERIC DUSSENNE

(THEATRE DU RIDEAU DE BRUXELLES/THEATRE DE POCHE)

CREATION MONDIALE      « REGARDE L’HOMME BLANC »

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C’est le soir. Il pleut. À Bruxelles ? Non, à Kinshasa. Ruben et Mathilde ont invité Daniel et Corie à dîner. Ruben fait des affaires avec le gouvernement congolais. Daniel a un projet qui concerne le caoutchouc. Il espère que Ruben pourra le mettre en rapport avec le ministre compétent.

BOTALA MINDELE

Après Occident, Frédéric Dussenne revient à l’écriture impitoyable de Rémi De Vos qui nous livre un huis clos tropical cauchemardesque sur fond de néocolonialisme en pleine débandade.

Derrière cette farce aux dialogues cinglants, il y a le désarroi de l’homme blanc face à cette Afrique qui n’a plus besoin de lui, représentée ici par la sensualité électrique des deux jeunes domestiques.

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BOTALA MINDELE n’est pas une pièce sur le colonialisme mais exprime le désarroi de l’homme blanc face à cette Afrique qui n’a plus besoin de lui. Tout comme dans l’attraction foraine dite « palais des miroirs », l’homme blanc « regarde l’homme blanc », pris à son propre piège.

Sexisme, mépris de classe, culpabilités enfouies, frustration sexuelle, névrose, impuissance, tout explose en feu d’artifice final face au spectateur qui, hurlant de rire, se demande s’il ne devrait pas pleurer.

Est-ce bien de lui qu’on parle…?
 

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Frédéric Dussenne(metteur en scène): METTRE EN SCÈNE L’ÉCRITURE DE RÉMI DE VOS, C’EST D’ABORD METTRE EN SON, DÉBUSQUER LES LAPSUS, QUIPROQUOS, DÉCALAGES, GLISSEMENTS INSENSIBLES DE LA CONVERSATION À L’INSULTE, PRENDRE, COUPER LA PAROLE, CHAUFFER LE DÉBAT. ET FAIRE APPARAÎTRE EN CONTREPOINT LE VIDE…

Et c’est bien ce qui se passe…le tout à un rythme endiablé!

Une mise en scène complètement déchaînée.

Une brillante interprétation des sept acteurs !

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Frédéric Dussenne  : Est-ce une tranche de vie ? Est-ce socio-politique ? Non. Est-ce un cauchemar hilarant ?

LE DEBUT : C’est le soir. Rubben attend, l’oeil rivé à la fenêtre. Il épie.

Mathilde le regarde faire, un peu irritée. Il fait très noir dehors.

On perçoit soudain la lumière des phares d’une grosse voiture.

Un petit air de polar lynchée ?

Frédéric Dussenne : C’est une comédie des apparences, une obsession de paraître. C’est plutôt du côté de Feydeau qu’il faut cherche. De sa cruauté, de la vacuité des vies bourgeoises qu’il dépeint. Les nôtres !

Et… suite sur le plateau …du  » Théâtre de Poche  »

Il s’agit d’ailleurs d’une co-production : RIDEAU DE BRUXELLES /THEATRE DE POCHE.

Info : Le lieu du Théâtre du Rideau de Bruxelles est toujours en réparation et en modernisation. Le Rideau voyage un peu partout en Belgique pendant les travaux de la rue Goffart)

L’AUTEUR : REMI DE VOS

Rémi(dramaturge français) : Je ne cherche pas à faire de la provocation mais je me rends compte que cela dérange parfois. Cependant poser des questions qui dérangent l’ordre et le système de pensée établis n’est-ce pas une des fonctions du théâtre ?

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LE METTEUR EN SCENE : FREDERIC DUSSENNE

Frédéric (metteur en scène belge) : Un petit rappel. C’est en 2011 que se créait cette fameuse pièce  » Occident » de Rémi de Vos.

Un coup de coeur pour une écriture puissante et singulière , une langue d’une précision chirurgicale.

Un portrait occidental sans concession. Un miroir !

Rémi est venu voir le spectacle et notre amitié » réciproque nous a plongé dans la réalisation d’une deuxième pièce. Ainsi est né  » BOTALA MINDELE »

Cette pièce : Une tranche de vie ? Un documentaire socio -politique ? Non …Un cauchemar hilarant !

Cette pièce n’est pas faite sur le colonialisme.

C’est une pièce où l’homme blanc « regarde l’homme blanc » pris à son propre piège!

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BOTALA MINDELLE

Du théâtre ! Du grand théâtre! Du vrai théâtre!

Une heure trente que l’on vit intensément !

Sept comédiens bouleversants !

Ils ont noms : Priscilia Adade (Louise) , Valérie Bauchau (Mathilde), Stéphane Bissot(Corine), Ansou Dieuhou (Dyabanza) , Philippe Jeusette (Ruben) , Benoît Van Dorslaer (Daniel), Jérémie Zagba (Panthère)

Ceux qui travaillent dans l’ombre : Vincent Bresmal(scénographie), Renaud Ceulemans (lumières), Dimitri Petrovic/Maxime Jennes(video), Geoffrey François(son) ,Quentin Simon( assistanat mise en scène), Romain Delhoux(costumes), Julie Fauchet(Rideau de Bruxelles) et Anouchka Vilain(Théâtre de Poche) , toutes deux attachées de presse.

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BOTALA MINDELE (REGARDE L’HOMME BLANC)

Frédéric Dussenne : dramaturgie et mise en scène

Rémi De Vos : l’auteur

C’est bien du Rémi de Vos –  du  Frédéric Dussenne !

Video : Dimitri Petrovic et Maxim Jennes

Musique originale : Jérémie Zagba

Regarde l’homme blanc

BOTALA MINDELE

Jusqu’au 14.10.17

THEATRES DU RIDEAU DE BRUXELLES – THEATRE DE POCHE

Chemin du Gymnase 1A 1000 Bruxelles-  

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Infos Réservations : 02/649 17 27 ou 02/737 16 04

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » merci de votre intérêt au blog.

A tout bientôt!

Roger Simons




 

BELLES DE NUIT- PEDRO ROMERO (THEATRE DES RICHES-CLAIRES) (republication modifiée)

 Mise en action…



Quittons les « rues aux putes »  et entrons dans la maison de « Belles de nuit »

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 J’ai passé 90 minutes bien agréables  en  voyant cette pièce jouée par l’excellente et magnifique Stéphanie Van Vyve.

BELLES DE NUIT

Une pièce de Pedro Romero, l ‘auteur  et également  l’acteur dans la pièce.

Une comédie de belle qualité qui nous touche par l’histoire, l’écriture, et l’interprétation vibrante  de Stéphanie Van Vyve.

 

STEPHANIE VAN VYVE

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Je suis sa carrière théâtrale depuis  quelques années, et à chaque fois  je n’ai  que des éloges à lui adresser.

 En fait, je l’ai découverte  dans une pièce de Courteline : « Faire le malin est le propre de tout imbécile » aux côtés de Dominique Rongvaux, en 2009.

 Et d’autres pièces comme  « Cyrano de Bergerac », «  Les Caprices de Marianne », « Il ne faut jurer de rien », « Les Misérables »et plus près «  Des jours trop longs » …

Et il y a quelques années , elle faisait l’ouverture du Festival de Spa, avec la pièce  « Belles de nuit « 

Magnifique interprétation dans « BELLES DE NUIT »  qui  confirme son grand talent.

 

PEDRO ROMERO , L’AUTEUR ET L’ACTEUR

Son écriture est vivante, parlante, directe.

Sa pièce est intéressante,  mettant en scène une prostituée dans sa vitrine aux néons fluo.

SE RENCONTRER POUR CHANGER…

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Dans sa vitrine aux néons fluo, Rose attend le client.

Alors qu’elle vient de décommander son rendez-vous de ce soir, elle voit débouler dans son «  salon » Nacho, un clandestin argentin poursuivi par la police.

QUI EST ROSE ? UNE PROSTITUEE ?

Une femme qui recueille, soigne, « apaise » les hommes. De chacun, elle garde une trace dans ses carnets méticuleusement tenus et régulièrement consultés par Muriel, sa femme de ménage.. Elle a écrit dernièrement par exemple : «  Paul 52 ans. Pompier.Tatouage de Sphinx sur la fesse gauche ».

Mais Rose est aussi la femme d’un seul homme – Toni , son mec et son mac – pour qui elle est unique et pourtant partagée.

Naco quant à lui s’est exilé par amour et, trahi, se retrouve traqué par la police…

 

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Entre la prostituée au grand cœur et l’homme blessé  une même soif de liberté et d’indépendance, un même désir de rentrer dans la norme..

Est-il possible de changer de vie après un mauvais départ ?

PEDRO ROMERO

Il a écrit ce texte  émouvant, chargé d’espoir  mais non dénué d’humour.  Il le joue  brillamment aux côtés de Stéphanie.

Tous deux glissent dans la peau de leur personnage avec une vérité criante, sincère, vraie, humaine. Ils sont très touchants tous les deux.

On  tombe directement en sympathie avec eux, on suit leur aventure avec bonheur.

Une très bonne pièce !  Une écriture moderne ! Un superbe duo d’acteurs ! Et en plus qu’est-ce qu’elle est belle Stéphanie !

BELLES DE NUIT /PEDRO ROMERO

 

Jusqu’au 30/09/17

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 THEATRE RICHES CLAIRES

Rue  des Riches-Claires 24 -1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 548 25 80

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 POUR SE  SOUVENIR:

 

Il fut un temps où on ne pouvait pas écrire «  la putain respectueuse »   On se devait d’écrire «  la p…..respectueuse »

Les temps ont bien changé.

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe »,merci pour votre attention , votre curiosité et votre fidélité.

Notre moment de séparation : Pierre Perret et sa chanson   « La pute au grand  coeur »

A tout bientôt  !

Roger Simons

 

 

CHERCHE L’AMOUR – MYRIAM LEROY(THEATRE DE LA TOISON D’OR) – Republication

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « bienvenue à l’amour sur toutes ses formes.

Tout un programme partant sur d’idées amoureuses…

Après Marc Moulin et Sébastien Ministru , Nathalie Uffner , directrice du Théâtre et metteuse en scène de la pièce , a demandé à une personne qui n’appartient pas au monde du théâtre de s’ y essayer. Elle a choisi cette fois la journaliste de la RTBF, Myriam Leroy, pour son humour caustique et sa plume trempée dans l’acide.

« CHERCHE L’AMOUR » – MYRIAM LEROY – (THEATRE DE LA TOISON D’OR)

Ah ! L’amour, c’est un bon sujet !

Et elle y va drôlement Myriam, la journaliste…

 


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LE WEB, SAUVEUR DE L’AMOUR

 

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Myriam Leroy auteure) : « Kevin , 33 ans, super winner , cherche super winneuse ».

Sophie , 40 ans , cherche type qui dira des atrocités en lui claquant les fesses…

Et il ne manque pas de le faire et cela se voit parfaitement au T.T.O…

Myriam : Dans le grand catalogue de l’amour, chacun passe commande espérant être livré….

Cette pièce explore la rencontre amoureuse à l’heure de Facebook , Tinder et adopteunmec.com. Mais entre ce qu’on cherche et ce qu’on croit chercher on est toujours un peu paumé.

Sous la plume de Myriam, une brochette de comédiens transformistes endossent une série de profils modernes qui s’entrechoquent et qui finissent, parfois, par s’emboîter et   se claquer les fesses en se disant des choses atroces…

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 Si vous êtes dans l’ennui , la difficulté , la tristesse , le désespoir, l’envie de tout chambouler , de tout envoyer au diable, précipite-vous le plus rapidement possible au T.T.O.

Croyez-moi, vous ressortirez du théâtre après une heure trente de folie, tout guilleret !

 

 

MYRIAM LEROY –JOURNALISTE RTBF LA PREMIERE !

« On retrouve avec plaisir la plume acide que manie avec talent Myriam Leroy. Les répliques fusent, font mouche et surtout rire. C’est une vraie prouesse. Chapeau ! » (La Libre)

« A travers une galerie de portraits de premier ou de dernier rendez-vous, Myriam Leroy croque avec justesse les petits défauts de chacun et en profite pour faire passer sa vision du couple et du féminisme. On rit de bon cœur et on tente de retenir les répliques qui font mouche pour le prochain rendez-vous. » (Le Soir)

Une vraie prouesse

C’est par moments un peu inégal mais dans l’ensemble, c’est bien senti. De quoi pardonner quelques errements de jeunesse. C’est d’autant plus vrai que le texte est très bien servi par une mise en scène créative signée Nathalie Uffner. Le parti pris de montrer les coulisses lorsque les comédiens se changent, même si c’est du déjà-vu, apporte un vrai plus. Car s’il y a bien une performance à souligner, c’est la leur. Myriem Akheddiou, Sandy Duret, Pierre Poucet et Marc Weiss jouent les caméléons. A l’image des transformistes, ils incarnent à eux quatre et avec justesse tous les personnages imaginés par Myriam Leroy. (La Libre)

ENTRETIEN

 – Partir seule de la page blanche, un challenge ?

Myriam : À un moment, c’est vrai, j’ai voulu mettre le thermomètre sur une lampe et appeler Nathalie Uffner ,(la directrice artistique du TTO, pour lui dire que j’étais malade. C’est la première page qui coûte. Après, l’édifice se construit peu à peu, on y prend du plaisir. Quand on voit les comédiens incarner les personnages s’opère la magie. C’est jouissif. Il y a de quoi se prendre pour Dieu. »

Vous avez demandé des conseils à Sébastien Ministru ou Laurence Bibot pour l’écriture ?

Myriam : Non, je ne demande de conseils à personne. Je suis très impressionnable. Si quelqu’un maîtrise son business, je suis paralysée comme le chat devant les phares d’une voiture. J’ai, en revanche, beaucoup joué la pièce avec des potes. On ne peut pas être que dans la virtuosité du texte. Le théâtre, c’est l’écriture du silence. On fait autant attention à ce que les comédiens disent qu’à ce qu’ils ne disent pas. C’est un apprentissage. Ça m’a beaucoup excitée. Ça m’a plu. C’était une sensation inédite.

– Vous parlez de l’amour à l’ère d’Internet, du vécu ?cake

Myriam :Je n’ai jamais été sur Tinder ou Adopte un mec. J’ai une vie amoureuse stable et vertueuse. Mais la plupart de mes portes sont sur Tinder. Ils sont frénétiques. Ils rencontrent pour rencontrer. Je me suis inspirée de quelques-unes de leurs histoires. L’idée de ma pièce était de proposer un panorama des relations amoureuses en 2016, à l’heure de la démultiplication de l’offre amoureuse. Cela nous rend beaucoup plus perdu. Si on choisit quelque chose, on a l’impression d’en louper une autre. C’est vertigineux. Internet nous donne l’illusion qu’on choisit l’âme sœur sur catalogue. »

(Entretien > L.C.C

 

CHERCHE L’AMOUR

« Cherche L’amour » critique avec malice les nouveaux modes de séduction, et parle de la difficulté d’y trouver une base solide dans la construction du sentiment amoureux.

Du garagiste beauf à la recherche d’une relation solide au rédacteur en chef pervers nauséabond en passant par le vieux réactionnaire gay (oui, il semblerait que ça existe !) qui peine à comprendre les nouvelles technologies, une vingtaine de portraits qui se suivent sans se ressembler se jouent sur une cadence rythmée.

 

 

De multiples séquences ! Une dizaine de rencontres avec ces hommes et ces femmes qui cherchent l’amour, chacun , chacune à sa façon. C’est à mourir de rires !

C’est une performance éclatante de quatre comédiens qui jouent plusieurs rôles, qui se transforment en trois ou quarte secondes pour donner vie à de nombreux personnages.

Ils sont vraiment terriblement ces quatre acteurs .

Ds personnages qui vont dans tous les sens , un jeune homme devient un vieillard, un jeune femme journaliste devient une putain, et ainsi de suite.

Le tout à une vitesse de changement tut à fait extraordinaire.

Quatre comédiens pour une vingtaine de personnages des plus divers.

Où j’ai ri le plus, c’est avec le sketch entre deux vieillards de plus de 80 ans…

Mais il y a tous les autres… Merveilleux travail d’artistes !

Retenez bien leurs noms : Myriem Akheddiou – Sandy Duret- Pierre Poucet- Marc Weiss-

 

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Ils sont brillamment applaudis , non seulement en fin de spectacle , mais au travers du spectacle . Il faut féliciter avec joie cette jeune journaliste ertébéienne, devenue auteure dramatique doublée d’un talent désopilant !

Bravo Myriam !

Il faut féliciter cette directrice du Théâtre TTO, qui plus est metteuse en scène , qui a l’art de faire vivre une pièce d’une manière sémillante.

Bravo Nathalie !

Il faut féliciter ces quatre acteurs qui nous offrent des personnages irrésistibles.

Bravo Myriem, Sandy, Pierre , Marc.

Et l’équipe( derrière la scène) :

Thibaut De Coster , Charly Kleinermann (Scénographie et costumes) Alain Vollety (création lumières) , Laurent Beumier  (Décor sonore) , Mazal asb .lProduction

 LE RIRE SAUVERA LE MONDE

(Nathalie Uffner & Sylvie Rager)


 

 

CHERCHE L’AMOUR

Jusqu’au 23/09/17

 

T.T.O (THEATRE DE LA TOISON D’0R)

Galeries de la Toison d’Or 396- 398 1050 Bruxelles

Infos Réservations  02 / 510 05 10

Amis de l’émission/blog «  les Feux de la Rampe «, merci pour votre intérêt au blog, très diversifié.

 A tout bientôt !

Roger Simons



 

 

MACBETH – WILLIAM SHAKESPEARE – (THEATRE LE PUBLIC) + MICHEL SARDOU

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » Bienvenue à Vous pour une oeuvre classique bien connue mais présentée ici dans une nouvelle adaptation signée Valentin Rossier.

 
 

à se souvenir:

« MACBETH » est une tragédie de William Shakespeare écrite en 1605 et publiée en 1623.

Le sujet s’est inspiré d’un personnage réel – Macbeth, Roi d’Ecosse, mais la tragédie quant à elle est complètement fictive et n’a pas grand chose à voir avec la vie et le règne du roi qui gouverna en Ecosse de 1040 à 1057…

à découvrir:

MACBETH 2017

Pour renforcer le sentiment d’oppression, d’enfermement, Valentin Rossier a choisi le huis clos d’un appartement au coeur d’une tour de New York ou d’ailleurs.

Une atmosphère feutrée en contrepoint de la violence et de la peur qui suinte à la suite des atrocités commises.

Soulignant ainsi les exactions et les guerres que préparent des hommes et des femmes aux prises avec les démons du pouvoir dans le secret et le confort de leurs tours d’ivoire.

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MACBETH 2017 : une pièce dure, difficile, rigide, cruelle, douloureuse, défendue par sept comédiens.

MACBETH 2017 : La peur transpire du verbe, la violence suinte des corps et l’ambition reste inassouvie.

Shakespeare , une fois encore , dévoile les forces obscures et la nature violemment compulsive des humains confrontés aux illusions corruptrices de l’avoir , du savoir et du pouvoir.

Une claustration cotonneuse aux effluves sataniques à l’instar d’un  » Rosemary Baby  » qui n’empêchera pas le rire.

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RESUME

Poussé par l’ambition dévorante de sa femme et par la prophétie des trois sorcières, Macbeth, chef des armées, orchestre massacres et assassinats pour se hisser sur le trône d’Ecosse, mettant ainsi en marche le mécanisme shakespearien qui signe à la fois la gloire et la perte des puissants : il montera sur le trône mais se fera prendre dans la toile ; de son avidité, ses cauchemars , ses trahisons. Entre raison et folie, plus il se démènera pour se libérer, plus les liens se resserreront.

A travers ce récit magique et tragique, Shakespeare nous plonge dans un bas Moyen Âge très violent qui tend un miroir à notre siècle.
Valentin Rossier (adaptateur et metteur en scène): Dans cette nouvelle adaptation, la tragédie se joue dans un huis-clos feutré, dangereux, morbide et sensuel.

Le château se fait hôtel et la tour ascenseur.

La peur transpire du verbe, la violence suinte des corps et l’ambition reste inassouvie.     

Shakespeare, une fois encore, dévoile les forces obscures et la nature violemment compulsive des humains confrontés aux illusions corruptrices de l’avoir, du savoir et du pouvoir.

Une claustration cotonneuse aux effluves sataniques à l’instar d’un  » Rosemary’s Baby » qui n’empêche pas le rire.

C’est drôle parce que concocté dans le chaudron de nos pires noirceurs.

Alors rire, ça libère, Shakespeare, éternellement!

SHAKESPEARE, UN ASCENSEUR POUR L’ECHAFAUD

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A peine en scène, Macbeth et son compagnon d’armes Banquo sont affalés sur le canapé qui tient lieu de banc de touche.

L’ombre emmaillote ces deux guerriers repus après la victoire.

En face d’eux, une bande magnétique tourne, célébrant

leurs exploits au service du roi Duncan; sur cette même desserte, des bouteilles de whisky annoncent la beuverie….

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Si la pièce de Shakespeare emporte avec elle ciel, enfers et terre, c’est parce qu’elle scande la dégringolade d’un orgueilleux, d’un téméraire secrètement fissuré, d’un héros admirable perverti par une idée exorbitante de lui-même.

La suite…sur le grand plateau du Public

GENERIQUE

Mise en scène et adaptation :

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Avec Edwige Baily, Barbara Baker, Laurence d’Amélia(Lady Macbeth) , François Nadin, Valentin Rossier (Macbeth) et Gilles Tschudi.

Assistante à la mise en scène : Barbara Baker

Scénographie : Jean-Marc Humm

Costumes : Nathalie Matriciani

Lumières : Jonas Bulher

Univers sonore : Andrès Garcia

Régie : Pierre Hendrickx

Stagiaire régie : Samuel McClean

Photos : Marc Vanappelghem

A voir dans la grande salle du Public jusqu’au 14 octobre 2017.

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt   74 – 1210 Bruxelles

Infos et Réservations : 0800/944.44

INFO

Au départ de cette pièce en Suisse, c’est Claire Bodson qui jouait le rôle de Lady Macbeth.

Tombée malade, elle a dû être remplacée au pied levé par Laurence d’Amélia, comédienne que nous avons vue dans de nombreuses pièces.

En quelques jours elle a dû découvrir et mémoriser le texte. On se doit de la féliciter. Elle s’excuse de jouer brochure en main, uniquement pour quelques jours.

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Notez bien les trois spectacles qui se donnent en ce moment au Théâtre Le Public , des pièces totalement différentes l’une de l’autre :

 » Macbeth »,  » Tuyauterie » et  » Vous avez dit Broadway « 

Vous les trouverez sur ce blog des  » Feux de la Rampe « 

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

VOUS AVEZ DIT BROADWAY – ANTOINE GUILLAUME- (THEATRE LE PUBLIC )

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » : Bienvenue au blog …

 

VOUS AVEZ DIT BROADWAY ? (THEATRE LE PUBLIC) -ANTOINE GUILLAUME

Do you want to sing in Sint-Josse ?

L’histoire de la Comédie Musicale est foisonnante, elle plonge ses racines dans la grande Histoire de la société américaine du18 ème siècle pour arriver jusqu’à nous

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Antoine est passionné et passionnant, raconte et chante les premiers pas, les grands moments, tous les courants et les étapes majeures de cet art dit  » mineur ».

Parce qu’à toutes les époques, cette grande soeur du Music Hall, sous ses dehors d‘entertainment a souvent dit en chansons ce qui n’était plus audible sans musique. Elle illumine les périodes sombres et fait la nique au climat, en dansant dans les laques sous un parapluie, par tempête et grand vent, en attendant qu’il tourne…


Michel Kacenelenbogen (metteur en scène) : Avec Julie Delbart , sa complice et formidable pianiste , sous le regard du metteur en scène de  » Cabaret », Antoine nous fait chavirer tant il possède l’art et la manière pour nous entraîner à sa suite dans les coulisses de  » Hair » , les dessous de  » Cats » , les anecdotes de  » Fame » , succès usurpés, les vrais chefs-d’oeuvre.

Sur les traces de Julie Andrew et Gene Kelly on redécouvre tous ces airs qui nous ont habités.

Redécouvrir ces airs qui nous habitent et nous donnent l’envie de chanter ! Vous avez dit Broadway ? Ce sont des retrouvailles !

Ca swingue !

Voilà une idée formidable et jamais réalisée jusqu’à ce jour !


Antoine a fait un travail tout à fait extraordinaire, unique.

Ces recherches de la comédie musicale à travers le temps sont magnifiques.

C’est d’une belle intelligence ! D’une grande culture ! D’un grand amour ! De très courts extraits de ces multiples chansons du passé, chacune présentée différemment.

Il nous fait revivre d’illustres artistes …

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Michel Kacenelenbogen : La comédie musicale n’est pas un art mineur . Au contraire.. Il y a du talent et du travail. De la rigueur et de la persévérance. Comme pour n’importe quel artisanat. Le reste est question de propos, d’esthétique, de regard…et de mode aussi.

Cela dit  » Vous avez dit Broadway ? » n’est pas une comédie musicale. Antoine la raconte. Et il le fait remarquablement bien. Il va d’un personnage à l’autre, en se transformant à chaque fois . Quel talent !

Antoine est un vrai passionné qui connaît toutes les ficelles pour pouvoir tout raconter mais aussi de chanter et d’interpréter tout en faisant le lien entre la grande Histoire et l’histoire de sa vie.

LE DECOR

Super! Génial ! Nous sommes dans la loge du comédien/chanteur remplie de costumes ….

Avec à ses côtés une jeune et jolie femme pianiste, Julie Delbart, qui l’ accompagne merveilleusement …

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VOUS AVEZ DIT BROADWAY?

Un enchantement !

Il faudrait ajouter :  » Vous connaissez ANTOINE GUILLAUME ?

Oui bien sûr. Il est partout : au théâtre, à la télévision, à la radio. Il joue la comédie, il chante, non seulement en français mais aussi et parfaitement en anglais. Il danse, il chorégraphie d’un bout à l’autre du spectacle.

Et son sourire et ses regards vers le public sont craquants !

On le voit partout, entre autres dans  » La Mélodie du bonheur » et  » Cabaret ».

Comme il est écrit dans un magazine :  » C’est une encyclopédie vivante. C’est un artiste complet, enthousiasmant et généreux. »

Il a conçu son spectacle avec bonheur.

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Il est drôle. Il s’adresse au public en français avec la voix en demi teinte et cela, pour marquer la différence entre lui et   les multiples personnages du passé qu’il imite merveilleusement et ce , sans excès.

Il aime allier le connu et la forme

Bref, ce spectacle est un vrai cadeau qui nous fait retrouver et découvrir ces grands artistes américains du passé…


Michel Kacenelenbogen: La comédie musicale a encore pour certains un mauvais genre. Souvent , son succès , son audience sont suspects. Trop sentimentales, trop légères , pas assez complexes. A certaines époques cependant, elle a quand même été la seule à continuer à dire en chansons ce que la censure interdisait . Alors trop nunuche la comédie musicale ?

De toute façon, elle n’en a cure et depuis le 19ème siècle , elle fait régulièrement son come-back.

Dans la comédie musicale, ce qui importe finalement c’est qu’elle nous met en joie ! Et ça, ça me paraît essentiel. Une joie qui libère.

Elle au piano !

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Lui avec un parapluie…

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Ils sont adorables tous les deux!


GENERIQUE

« VOUS AVEZ DIT BROADWAY ?  » : Antoine Guillaume

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen

Assistante à la mise en scène : Lou Kacen

Scénographie : Noémie Vanheste

Lumière : Laurent Kaye

Ingénieur Son : Jérémy Saive

Régie : Matthias Polart

Stagiaire régie : Gaël Genette

Photos :Gael Maleux

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , je pense que vous allez avoir l’envie de voir ce spectacle inédit et d’applaudir chaleureusement Antoine et Julie.

Antoine a ça dans le sang : la comédie musicale ! C’est mieux que d’être accroc à la cocaïne !

Merci de votre présence !

A tout bientôt !

Roger Simons

 
 

 

LES MURS MURMURENT-BABETIDA SADJO- THEATRE BOSONS

« Tous les enfants viennent au monde pour rencontrer leur père, sinon pourquoi sortiraient-ils de leur mère ? »

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 J’ai un souvenir très présent d’avoir vu et applaudi chaleureusement cette jeune comédienne dans la pièce de Pietro Pizzuti «  L’Initiatrice », une pièce superbe qu’elle jouait avec Florence Crick.  Nous étions dans les années 2011…

Je la retrouve au Théâtre  Boson cette fois avec un texte dont elle est l’auteure, qu’elle nous fait vivre intensément pendant cinquante minutes…

Un «  seul en »violent, bouleversant , affectif !


 BABETIDA SADJO

Babetida est née en 1983 à Bafata, en Guinée Bissau. A douze ans, elle fait le grand écart entre les continents et se retrouve au Vietnam. Un nouveau pays, de nouvelles langues, d’autres gens. Pourtant, dans son souvenir d’adolescente, au-delà des différences entre l’Afrique et l’Asie, elle y voit aussi beaucoup de points communs. Et même si la couleur de sa peau, et ses cheveux qu’on remarque, la distinguent , Babetida ne s’est jamais sentie « à part ». Elle s’est fondue tranquillement, dit-elle, dans ce pays qu’elle aime tant. Malgré la pauvreté du Vietnam, c’est pour elle un pays riche de ressources et d’imagination, comme son deuxième pays. Au point d’espérer un jour y retourner, y travailler un temps à l’Alliance française, le faire découvrir à son fils…

Babetiba : « Une merveille, le plus bel enfant du monde »

Retourner en quelque sorte sur le chemin de son adolescence et retrouver aussi ces paysages magnifiques.

C’est là, au Vietnam, qu’elle découvre le théâtre. Parce qu’il lui faut améliorer son français, et que les loisirs sont rares, elle suit un cours de théâtre. Un monde qui lui est totalement inconnu mais qu’elle découvre avec bonheur.

 A 16 ans, nouveau grand écart : Babetida débarque en Belgique . Et tout naturellement elle continue à faire du théâtre. A Liège tout d’abord, au Centre Antoine Vitez, et à Bruxelles ensuite où elle intègre la classe de Bernard Marbaix au Conservatoire.

Elle lit énormément, ce qui nourrit sa passion pour les livres. Enfant, sa mère lui disait déjà : « Dès que tu sais lire, le monde t’appartient. Va à l’école tant que tu peux.»

Alors Babetida dévore tout ce qu’elle trouve.

Babetida : C’est compulsif. Si j’entre dans une librairi, il faut que j’en sorte avec un livre sous le bras. »

Lire est une révélation pour elle. Toute cette imagination qui vient à soi, comme un autre monde.

Babetida : C’est presque vivre sur une deuxième planète spirituelle, rien qu’avec les livres. je trouve ça fascinant. 

Le théâtre, pour Babetida, est le prolongement naturel des livres : faire en sorte que toute la puissance de cette imagination devienne réelle, soit transmise et partagée.

(Extrait de «  L’artiste du mois »  – mars 200 –Share)

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 20h30. Une jeune femme apparaît très nerveuse, portant de grandes valises « abimées »Elle fait plusieurs fois le « voyage » Puis, la voilà qui nous regarde…

Syno : Cette jeune femme arrive devant son père vu pour la dernière fois quinze ans plus tôt. Elle veut lui dire le manque de lui. Elle veut lui parler de l’abandon qui n’en finit pas de guérir. Elle arrive dans cet endroit où le silence des morts permet les paroles des vivants. De reproches en déclarations d’amour, elle déroule le fil de sa vie vide de lui et remplie de blessures d’enfance. Elle attend une réponse à ses questions. Serait-il encore temps pour une rencontre entre père et fille, ou bien le bruit du manque du père ne laissera percer que l’écho de celle-ci? 

Les murs murmurent les chants de notre enfance et le silence des pères.

Les murs murmurent est une supplication à prendre la parole tant que les verbes articulent encore nos émotions.

Les murs murmurent est un cri face au silence.

Babetida Sadjo est déchirante, pathétique.

Son écriture est percutante.

Son interprétation est tout a fait extraordinaire, hors du commun.

Elle ne joue pas, elle vit cette histoire dramatique.

Babetida est une toute grande comédienne.

Elle a travaillé plus d’un mois avec Hélène Theunissen , metteuse en scène et comédienne au Théâtre des Martyrs. Sa mise en scène est vivante, percutante, humaine, très humaine.

 INTERVIEW THOMAS ROLAND/BABETIDA SADJO

 Qu’est-ce qui vous a amené à écrire ?

 J’ai toujours voulu écrire mais le temps me manquait et puis surtout chaque chose en son temps, ici c’est le sujet qui m’a intéressé : le lien père fille.

Les murs murmurent est donc votre première pièce…

C’est ma première pièce que j’ai osé terminer, monter, produire et jouer. J’ai décidé de prendre le risque de créer et de restituer le lien père et fille qui m’a toujours fasciné.

Pourquoi cela ?

C’est un mystère puisque je n’ai pas eu de père. Enfin, si, mais c’est un père absent… physiquement. J’ai épinglé la souffrance de l’absence des pères chez des femmes que je côtoies ainsi que chez moi, et c’est un sujet qui est banalisé. Le lien qu’un père dessine sur le destin relationnel de sa fille. Je trouvais que cela méritait un coup de canif et une opération chirurgicale afin d’ouvrir le débat… J’ai compté le nombre de souffrance des filles et j’ai décidé d’en parler.

Pourquoi ce choix du monologue ?

J’ai choisi le monologue parce que c’est un sujet intime… et j’avais envie de suivre un personnage qui reflète diffèrents cas de souffrances de ces filles sans pères qui peinent avec la relation à l’homme. Je ne suis qu’un grain de sable, mais je pense que les relations père/fille est le mal le plus destructeur et le plus tue de notre époque.

Dans quel sens ?

Pour une femme, l’amour du père est ce qui donne le ton sur comment elle va gérer sa vie de femme. Or, si cette relation est inexistante, c’est un peu plus compliqué pour comprendre les hommes et donc pour établir une relation sans méfiance ! Après, je ne suis pas psychologue, mais je suis sûre qu’il y aurait moins de conflits au sein du couple si les pères et leurs filles établissaient une relation d’amour, de présence et de dialogues, mais la société a décidé, il y a longtemps, que seules les mères peuvent s’occuper des enfants (même si cela change, maintenant) et les pères ont été mis dans le rôle du « non-emotion ». On parle de l’amour du père et non de son autorité…

Pourquoi n’avez-vous pas mis en scène vous-même ?

Parce qu’il faut le recul, parce que je ne serai que comédienne à partir du moment ou je serai sur scène. Il faut le recul sur l’écrit et je n’ai pas envie de réfléchir et d’analyser ce que j’ai écrit. Et puis, cela me permet de lâcher prise. Alors, je peux laisser place à ce qui est indescriptible, à ce qui échappe et touche les gens. Surtout, c’est plus amusant de créer à plusieurs que seule.

Ce regard extérieur, la mise en scène de Hélène Theunissen vous a-t-elle amené à réfléchir sur certains aspects de votre pièce, à faire des changements ?

On vient de rentrer en création, on avance au fur et à mesure ! C’est une femme extraordinaire, elle était ma prof et elle m’a déjà mise en scène dans Le masque du dragon de Philippe Blasband. C’est une nouvelle collaboration dont j’ai hâte d’en voir le fruit. Je lui fais totalement confiance et je sais qu’elle m’assistera dans ce bel accouchement.

(Extrait de propos publiés dans « Entretiens Scènes/expos.Théatre- 28/04/16)

LES MURS MURMURENT

Ecrit et joué par Babetida Sadjo.

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Mise en scène : Hélène Theunissen et Babetida

Scénographie : Noelle Ginefri

Création lumière : Nicola Pavoli

Regard extérieur texte : Caroline Chisogne

Régie : Lucas Hoyois

LES MURS MURMURENT

Du 08 au 23/0917

THEATRE  BOSONS

Chaussée de Boondael  361 –  1050  Bruxelles

Infos Réservations :0471 32 86 87

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de suivre quotidiennement   les spectacles en cours à Bruxelles.

Les chroniques du blog vont se suivre les unes après les autres : THÉÂTRE LE PUBLIC, RIDEAU DE BRUXELLES, THEATRE ROYAL DES GALERIES , THEATRE ROYAL DU PARC , THEATRE DE LA VIE , THEATRE DES RICHES-CLAIRES, THEATRE DES MARTYRS, THEATRE LA CLARENCIERE, THEATRE JEAN VILAR  , THEATRE NATIONAL , et d’autres encore dont le superbe Festival Bruxellons…

Suivez-les sur le blog pour le plaisir et dirigez-vous vers ceux qui  vous accrochent…

A tout bientôt!

Roger Simons

 

 

 

LA FAUTE A QUI ? LA SAMARITAINE au TTO

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue à ce premier spectacle produit par » La Samaritaine » , mais joué au TTO.

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Carole Matagne et Enzo Burgio se dépensent sans compter pour vous faire vivre (et revivre) ce couple .

Une pièce originale écrite , mise en scène et jouée par nos deux comédiens.

Une écriture simple mais porteuse.

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Alors, que se passe-t-il lorsque le conjoint devient parent, davantage que partenaire de vie? Comment lui faire comprendre que l’on peut être papa ou maman et rester homme ou femme? Et surtout que pourrait-il arriver si la situation perdure?

Carole et Enzo tentent de répondre avec beaucoup d’humour et beaucoup de vérité.

LA FAUTE A QUI ?

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Carole est pétillante, ardente , bouillonnante, agitée, exaltée, excitante, troublante…

Enzo est plutôt calme, inquiet, père hypocondriaqu, papa et maman (avec le bébé), enfant avec sa mère, abstinant (ce qui désole sa femme… en manque), déconcertant , angoissé

On s’attache à ces deux personnages ! On les aime !

C’est bien la vie bousculée d’un couple.

Cela dit, rien n’est vraiment excessif dans leurs comportements.

Ils jouent cette pièce , qui est la leur, dans un rythme vertigineux. Elle, complètement déchaînée et devenant dingue de privation sexuelle. Lui, dans un calme quasiment reclus.

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Ils sont fantastiques , drôles dans leurs jeux de scène on ne peut plus mouvementés.

Il y a des moments réellement chorégraphiés.

La fin de la pièce est complètement débridée.

En plus , ils sont sympathiques et complices avec le public.

Ils sont d’ailleurs applaudi   à la fin de chaque tableau !

LA FAUTE A QUI ?

75 minutes de joie.

Qui plus est , cela se passe au TTO dans la salle voisine   où l’on joue en ce moment  » CHERCHE L’AMOUR « .

Nous n’oublions pas celle que nous avons tant aimé de la rue Samaritaine.

Huguette Van Dyck en reste toujours la patronne et ce juqu’au 31 décembre 201.

Après  » la faute de qui ? » trois autres pièces :

 » Coming out  » de Tom Lanoye, avec Christian Labeau

« Sortez-moi de là  » de Maxime Anselinavec plusieurs comédiens.

« Le Cirque des femmes  » avec quatre femmes étourdissantes, insolentes, sensibles , vivantes , électrisantes et belles à ravir!

Je vous en reparlerai plus après !

LA FAUTE A QUI ?

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Avec Carole Matagne et Enzo Burgio

Jusqu’au 23/09( du mercredi au samedi)

Régie : Lucas Hoyois

SAMARITAINE au LITTLE TTO

Galeries de laToison d’Or 396-398-

1050 Bruxelles

Infos – Réservations : 02 / 510 05 10

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bon plaisir à ce spectacle.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

« TUYAUTERIE » /PHILIPPE BLASBAND – (THEATRE LE PUBLIC)

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe ». Bienvenue  avec une pièce  complètement déchaînée ( vue déjà  dans différents endroits)où se présente un plombier et une jeune femme sexy…On rigole durant toute la  représentation.

(republication)

 

Tania & Charlie : Quand, il y a trois ans, nous avions parlé pour la première fois à Philippe Blasband de notre envie de jouer ensemble , lui demandant s’il n’avait pas quelque chose dans un tiroir, il a tout naturellement dit « non » et nous avons parlé d’autre chose.

Comme  la cohérence est la clef de voûte de sa personnalité, il nous rappelait le lendemain avec une idée : celle d’un rencontre  de deux personnalités que rien ne destinait à se rencontrer vraiment.

Il y serait question de désir, d’apparence, d’à priori et de solitude, et ce serait une franche comédie.

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  TUYAUTERIE

 Ce mot peut paraître bizarre !!! Va-t-on se lancer dans de longs travaux où devront intervenir bien entendu des plombiers ?

Des…,  non, un seul…, oui, et quel plombier, très beau, très souriant, appelé par une jeune et jolie femme  pour effectuer  quelque travail de plomberie, de tuyauterie…


 

 TUYAUTERIE  / PHILIPPE BLASBAND  / CHARLIE DUPONT  / TANIA GARBARSKI /

 Info : ce spectacle est interdit au moins de six ans…

 La pièce de Philippe Blasband commence…comment dire…comme une scène classique d’un certain genre de film pour adultes, vous voyez ? Un plombier a terminé son travail et sa cliente veut le payer EN NATURE …Vous voyez toujours ce que  je veux signifier…

La «  cliente »  arrive toute excitée, se déshabille – pas complètement nue mais suffisamment que  pour provoquer  le plombier. C’est qu’elle est violemment   galvanisante. Le plombier reste béat, souriant et  dans un état volcanique…

Il va accepter la proposition de cette femme en furie amoureuse mais  il veut lui poser une question essentielle : POURQUOI ?

Et c’est avec cette interrogation que tout commence…

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UNE RENCONTRE PEU ORDINAIRE ! UNE FEMME SEXY EN DIABLE ! UN PLOMBIER SEDUISANT !

 J’ouvre une parenthèse : il paraît que les femmes sont très sensibles  au charme d’un plombier. Qu’en pensez-vous Mesdames ?

 LE GRAND QUIZZ

 Mesdames, quand un réparateur de machine à laver le linge arrive chez vous,  êtes-vous troublée, gênée ? En été, vous arrive-t-il de ne pas porter de sous-vêtements ? Est-ce que vous dormez nue ?

Encore une question importante : Pour Vous, « une  bonne baise », c’est un acte sexuel de grande qualité ou tout simplement un compliment affectueux ?

Dans cette pièce  « unique », le mot «  BAISER » ( oui , dans le sens sexuel) est prononcé des tonnes de fois.

Si je disposais d’une calculatrice, j’essayerai  de vous donner le nombre  exact où ce mot est  lancé dans  une exaltation, une excitation féminine !

TUYAUTERIE/PIECE EVENEMENT DU THEATRE LE PUBLIC

 Une pièce où  l’on meurt… de rire.

Chaque fois que le mot fatidique est prononcé, les spectateurs (j’ajouterais même : surtout les spectatrices !) s’esclaffent bruyamment.Hier soir, à la première, j’avais derrière moi, une ravissante jeune blonde qui  éclatait de rire  à chaque mot. Elle donnait aux  hommes présents dans la salle des voûtes l’envie d’être plombier !

On avait pu apprécier, au cours d’une saison précédente, ces deux merveilleux comédiens, couple à la scène, couple à la vie dans la pièce de Nicolas Bedos «  Promenade de santé » Ils y étaient superbes ! Ils nous reviennent dans  cette comédie sensuelle et sexuelle qui se joue d’un cliché à la dent dure, universel et éternel : le plombier est  le fantasme de toute bonne ménagère !

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L’écriture de Philippe Blasband est intelligente…Souvenez-vous de   « Une liaison pornographique » et «  Irina Palm », d’un érotisme  gentiment ironique.

On est surpris mais on aime.

Bravo à  Tania, entrée magnifiquement dans le personnage de cette femme qui a l’envie de b……

Bravo à Charlie,  véritable star  plombier  qui risque d’être sollicité par un bon nombre de femmes qui aiment b…..

Bravo à Philippe qui a le talent d’écrire des pièces  formidables de tout genre qui  accrochent  les spectateurs, même âgés et qui ne se sont pas privés hier soir de rire en regardant  ces deux  personnages prononçant sans arrêt le mot b…..

TUYAUTERIE ! TUYAUTERIE ! UNE PIECE DONT LE THEME SORT  DES SENTIERS BATTUS

On rit, on rit, on étouffe de rire.

Cela dit,  beaucoup de choses sont évoquées par ces deux personnages  qui se mettent à parler de Dieu, de clé Allen, de divorce, de la vie envisagée comme un échec absolu !

Les crises de colère de cette femme, ses  courses  d’aller-retour  sont démentielles au possible.

 BAISER ! BAISER ! BAISER !

 Si j’en avais  les possibilités, je deviendrais bien PLOMBIER. Mais pourrait-il se faire de rencontrer  une femme comme celle de la pièce de Blasband !!! 

 

 

  CONFIDENCE

 

Philippe Blasband est le mari de la comédienne Aylin Yay.

Il a deux garçons : Théo et Elie.

Il aime le thé vert, le chocolat, les riz iraniens.

Tania Garbarski est vouée très tôt et corps et âme à la scène, jouant déjà à la scène à l’âge de 6 ans, habillée en princesse…

Charlie  Dupont, curieux et touche à tout, a pour credo « le plaisir qu’on prend est le plaisir qu’on donne »

Charlie & Tania : Nous avons vécu en tissant «Tuyauterie » une belle histoire en soi, la rencontre d’un texte , d’une mise en scène et de deux personnages hauts en couleurs  qui vont tenter , en se découvrant, de se comprendre.

Il nous reste à espérer que notre bonheur deviendra votre rire.

Nous ne sommes sûrs que de nos espoirs…le reste vous appartient  !

Un maximum d’étoiles pour cette pièce !

TUYAUTERIE/PHILIPPE BLASBAND

Assistanat à la mise en scène : Cachou Kirsch

Scénographie : Jean-François Cassart

Lumière Virginie Saint-Martin

Costumes (et superbes « déshabillés «  de Tania) : Chandra Vellut

Régie : Simon Plume

Stagiaire régie : Hadrien Belle

Photo Cover : Bruno Mullenaerts

Photos : Marianne Grimont

Avec Charlie Dupont & Tania Garbarski

Texte et mise en scène : Philippe Blasband.

 

ADDITIF

« Ce spectacle comporte des scènes susceptibles de heurter la sensibilité de certains spectateurs à partir de 14 ans… »

 

– Dis maman, ça veut dire quoi « baiser » ?

– Embrasser, s’envoyer en l’air, heu…faire l’…..

 

TUYAUTERIE

Représentations du mardi 05/09  jusqu’au 21/10- 2017

 


 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , un beau merci de suivre chaque jour sur le blog mes propositions de spectacles à voir à Bruxelles…et ailleurs…

De véritables enchevêtrements intéressants , amusants avec une pléiade de comédiens de très bonne qualité.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

APRES LA DERNIERE-BRIGITTINES INTERNATIONAL FESTIVAL

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , dernière invitation à la danse.

Ce festival s’est terminé ce samedi soir, le 02/09 , dans une ambiance magnifique avec la dernière danse , la plus étonnante qui soit : THE DRY PIECE , une création tout à fait exceptionnelle . Du jamais vu !

 

 

 

Derrière un écran de projection qui les montre filmées de haut, huit danseuses composent de fascinantes figures qui évoquent de premier abord la nage synchronisée et les films des années 30 de l’Hollywood de Busby Berkeley.

Mais très vite viennent d’autres visions plus fantasmatiques et spectrales , organisées comme un kaléidoscope d’apparitions où les corps forment un ensemble unique , pieuvre en déplacement , bouche avalant l’oeil du spectateur.

L’inévitable voyeurisme où nous sommes conduits est retourné sur lui-même : si la nudité en scène est puissamment affirmée , elle est aussi désincarnée par le traitement video : par les renversements de perspective et la confusion entre ce que l’on voit sur scène et ce qui apparaît sur l’écran , le corps disparait dans sa propre représentation , la nuit efface le jour.

Keren Levi interpelle l’imagination et sa faculté de méduser la réalité.

 

Dans ce spectacle des plus étonnants , Keren Levi ajoute quatre danseuses au casting original , adaptant ainsi la pièce à une plus grande scène.

Ce choix impacte de manière radicale la performance en termes d’ampleur et de grandeur.

C’est d’une beauté exceptionnelle, nullement ni vulgaire, ni sexy, ni érotique.

Pendant une heure , on est émerveillé, envoûté, émerveillé, envoûté. On se met à rêver , fasciné.

Keren Levi et ses danseuses : Mari, Alma, Karin, Eva, Hillary, Carcom Madelyn , Ali , Alicia ,May sont à féliciter pour cette merveilleuse idée et sa réalisation.

Un bonheur total qui restera fixé dans notre mémoire.

Bravo à toutes !

Merci à Patrick Bonté, directeur du Festival, de nous avoir offert un Festival de grand éclat et d’une magnificence éclatante.

BRIGITTINES INTERNATIONAL FESTIVAL

C’est fini ! A l’année prochaine !

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , merci de votre présence continue du blog.

Je vous retrouverai d’ici à quelques jours avec le retour du Théâtre.

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

(DERNIERE) BRIGITTINES INTERNATIONAL FESTIVAL – THE DRY PIECE – KEREN LEVI

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bienvenue au blog pour une dernière information sur le Festival.

THE DRY PIECE – KEREN LEVI

Derrière un écran de projection qui les montre filmées de haut, huit danseuses composent de fascinantes figures qui évoquent de premier abord la nage synchronisée et les films des années 30 de l’Hollywood de Busby Berkeley.

Mais très vite viennent d’autres visions plus fantasmatiques et spectrales, organisées comme un kaléidoscope d’apparitions où les corps forment un ensemble unique , pieuvre en déplacement , bouche avalant l’oeil du spectateur.

 

L’inévitable voyeurisme où nous sommes conduits est retourné sur lui-même; si la nudité en scène est puissamment affirmée, elle est aussi désincarnée par le traitement vidéo ; par les renversements de perspective et la confusion entre ce qu’on voit sur scène et ce qui apparaît sur l’écran , le corps disparait dans sa propre représentation, la nuit efface le jour.
Keren Levi interpelle l’imagination et sa faculté de méduser la réalité…

Fin du Festival !

Chorégraphie et conception: Keren Levi

Danse et chorégraphies : Mari Matre Larsen / Alma Lindenhovius, Karin Frankel, Eva Susova, Hillary Blake Firestone / Carcom She er, Madelyn Bullard, Alice Pons, Alicia Verdú Macián, Maya Tamir

Musique : Tom parkinson

Lumière : Minna Tiikkainen

Video : Assi Weitz

Dramaturgie : Igor Dobricic

Production : Stichting Never Like

Et ainsi se termine ce magnifique festival qui nous aura offert des spectacles de danses contemporaines inouïes. Deux semaines tout à fait extraordinaires.

Je vous propose un dernier extrait de  » THE DRY PIECE « .

Bravo à tous et merci pour ces moments de joie et de découvertes exceptionnelles.

Rendez-vous en août 2018 !

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci aussi à Vous qui suivez avec intérêt mes chroniques théâtrales.

A tout bientôt !

Roger Simons