MARILYN MONROE (1)

La plupart des Théâtres de Bruxelles ont baissé le rideau rouge en signe de vacances pour quelques jours.

Du coup,  je vous propose un feuilleton durant cette quinzaine, en remplacement de mes chroniques théâtrales.

Les spectacles reprendront  à partir du 16 avril.

Relâche sur  la scène !

Flashback dans ma mémoire 

GERARD PHILIPE , un comédien d’exception

MARILYN MONROE,  une icône à travers la planète

Deux stars  qui sont restées vivaces dans notre mémoire.


Dans notre imaginaire,  la voix de Marilyn troublante et sensuelle…


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Pier Polo Pasolini : « Mais tu étais toujours une enfant, sotte comme l’antiquité, cruelle comme le futur.

Ta beauté, qui a survécu au monde antique, réclamée par le monde futur, possédée par le monde présent, devint un mal mortel… »

(Extrait de «  La Rage »  1963  – publié  dans l’ouvrage   « Fragments » – Editions Le seuil)

 

5. 8. 1962 : MARILYN

 

Cinquante et un ans déjà !

Je veux rendre un hommage à cette star  connue dans le monde entier.

Une femme que j’ai toujours admirée.

Une comédienne que j’ai toujours appréciée dans ses films.

 

1.  La mort de Marilyn       

 

Cinq août 1962.  Sept heures du matin.  Je me réveille  comme à l’habitude et je clique  sur ma radio pour connaître les dernières informations sur ce qui se passe sur notre planète.

 

Los Angeles. Sept heures dix. Une radio locale.

 

Le Journaliste : Marilyn Monroe est morte à 3h40, heure locale, d’une surdose de barbituriques.

 Une autre radio : Frénésie  des fans de Marilyn Monroe qui fut le phénomène hollywoodien jamais égalé dans  l’Histoire du cinéma mondial.

 

Et quelques instants plus tard, les gazettes  américaines  y vont bon train en imprimant en première page : « Une midinette devenue princesse »…

«  Le bond que fit Marilyn Monroe d’un orphelinat à la célébrité mondiale »…

« La vedette la plus populaire que l’industrie cinématographique ait jamais connu. Marilyn a emporté le cœur de millions de spectateurs »…

 

Et ces nouvelles lancées  par les médias de l’époque vont faire le tour du monde  en quelques minutes…

 

Huit août 1962. Los Angeles. Californie. Sur Sunset Boulevard, la morgue du Comté.

L’autopsie terminée, une grande étiquette est placée autour de l’orteil du pied droit avec ces mots :  

« Nom : Marilyn Monroe

« Date : 08/08/62

« Dossier : 81.128

« Sexe : Féminin.

 

C’est ce matin-là du mois d’août 1962 que cette incroyable nouvelle était parvenue dans le monde entier , éclipsant à la une des journaux , des radios et des télévisions  les remous de la politique algérienne et l’annonce  des nouveaux essais nucléaires soviétiques : Marilyn  Monroe , la plus belle fille du monde , le symbole de la sexualité , «  le corps » comme on l’appelait  , venait de se suicider en absorbant une dose massive de Nembutal , un barbiturique dont elle usait souvent pour combattre ses insomnies trop fréquentes.

 

Beaucoup d’anomalies dans les rapports médicaux établis sur la mort de Marilyn. Une mort suspecte !  Beaucoup de faits contradictoires !

 

Il a été dit que Marilyn Monroe  était morte d’une ingestion excessive de somnifères bien qu’on n’ait jamais trouvé de traces de barbituriques dans son estomac.

Elle aurait dû absorber 40 à 50 capsules pour arriver au taux des barbituriques présents  dans le sang et forcément, cette quantité de pilules aurait laissé des traces.

Or, aucune ingestion n’a été relevée sur le corps de  la star. On peut donc s’interroger :

LA MORT EST- ELLE DUE A UN SUICIDE OU A UN MEURTRE ? … OU A UN ACCIDENT ?

Le mystère était complet  en 1962.

Depuis bientôt 50 ans, les mêmes questions restent posées sans trouver de réponse. 

 

Robert Slatzer  (écrivain et ami de Marilyn) rapporte dans son ouvrage consacré à Marilyn le fait suivant :

La gouvernante de la star, Mrs Murray, a d’abord déclaré qu’au petit matin, elle aperçu de la lumière dans la chambre de Marilyn. Inquiète, elle avait frappé à la porte et n’avait obtenu aucune réponse. Mrs Murray l’avait alors aperçue par la fenêtre : LE CORPS DE MARILYN ETAIT COUCHE PAR TERRE.

 

Deux ans plus tard, la même Mrs Murray déclarait que vers  trois heures du matin, prise d’inquiétude, elle était partie chez Marilyn. Elle l’avait vue sur son lit, les bras tendus et la main tombant sur l’un des téléphones.      

LE CORPS  DE MARILYN ETAIT-IL SUR LE LIT OU PAR TERRE ?

 

Et en 1973,  donc 11 ans plus tard, Robert Slatzer  apprend que les deux versions de Mrs Murray étaient totalement inventées.  Cette dernière  révèle alors la véritable version de la tragédie :

« Marilyn était couchée sur le lit, nue, allongée sur le ventre, en travers du lit SUR LE TELEPHONE

Donc, LE  TELEPHONE N’ETAIT PAS CRISPE DANS SA MAIN …

 

Des appels téléphoniques longues distances données par Marilyn avaient été contactée par Robert Kennedy !

A QUI MARILYN AVAIT- ELLE PARLE TANT DE FOIS ET SI LONGTEMPS DURANT LES DERNIERS MOIS ?  A JOHN KENNEDY ? A ROBERT KENNEDY ?

 

Le mystère restait total et le reste encore aujourd’hui…

 

Marilyn : « Au secours, au secours, au secours car je sens que la vie se rapproche quand tout ce que je veux au monde c’est mourir… »

 

Pendant le  tournage de l’un de ses premiers films  « Ladies of the chorus » (1948), elle avait  remarqué que  beaucoup de grands comédiens absorbaient des médicaments dangereux pour soigner leurs dépressions nerveuses. Elle avait dit : « Si jamais j’ai la chance de devenir un jour une grande vedette comme eux, pourquoi serai-je assez bête pour en finir avec une boîte de somnifères ?

 

Marilyn : …tu dois souffrir – de la perte de ton or sombre quand ta couverture de feuilles déjà mortes te quitte. Fort et nu tu dois être – vivant quand tu regardes la mot droit devant penché sous le vent Et porter la souffrance et la joie du nouveau dans tes membres. Solitude – sois calme…

 

(Poème écrit par Marilyn Monroe, publié dans l’ouvrage  « FRAGMENTS  – M.MONROE »  – Editions du Seuil)

 

POU POU PIDOU

 

La suite : demain…

 

Roger Simons