COMEDIE SUR UN QUAI DE GARE

 

CAFE THEATRE : LA SAMARITAINE


Un  parler vrai qui se joue des étiquettes, qui dit ce qu’il a l’envie de dire, qui s’exprime comme il l’entend, un langage des plus simples, des plus banales.


 SAMUEL BENCHETRIT, L’AUTEUR

 Une  vraie tranche de vérité, de vie,  de personnages simples et humains,  profondément humains. 

 

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L’histoire est simple elle aussi. Dans un premier temps, on peut la trouver quelconque, écrite pour provoquer le rire, un rire facile.

Dans un second temps, on la ressent tout autrement.

 

Monique Dobly (metteure en scène) : Samuel Benchetrit traite de la solitude, de la peur de s’engager, de la difficulté de quitter , avec un ton fait de poésie et d’humour.

 Sans jamais devenir ordinaire, Benchetrit pratique une langue affûtée qui fait mouche. Celle qui respire la vie, la spontanéité,  celle qui trahit les humeurs et dévoile les sentiments.


 

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Anne-Claire Boumendil (L’Avant-scène théâtre) : Des lignes de force, ou plutôt des lignes brisées comme les trajectoires tâtonnantes de ces êtres que Samuel Benchetrit ne cesse de décrire.

Anne-Claire Boumedil fait allusion à une autre pièce du même auteur  «  Moins deux »  créée par Jean-Louis Trintignant  et Roger Dumas.

 

L’ECRITURE RESTE LE FIL DE LA CARRIERE DE BENCHETRIT

 

Samuel Benchetrit , un homme dans la quarantaine, écrivain, acteur, scénariste , réalisateur et metteur en scène.

Issu d’un milieu modeste (sa mère gitane , son père d’origine juive serrurier) , Samuel met un terme à sa scolarité à 15 ans pour se lancer dans la vie professionnelle.

Samuel Benchetrit a été l’époux de Marie Trintignant.

C’est ce qui fait peut-être penser qu’il l’a engagée pour jouer le rôle de Michèle dans sa pièce «  Comédie sur un quai de gare » , confiant le rôle du père , Charles,  à son beau-père Jean Louis Trintignant.

 

UN QUAI DE GARE DESERTIQUE… UNE JEUNE FILLE, SON PERE, UN JEUNE INCONNU…


 

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Ici, au Café-Théâtre La Samaritaine, ces deux personnages sont interprétés par Philippe Garcia( le père) et  Catherine Bartholomé (Michèle, sa fille).

Emmanuel Angéli joue Vincent,  l’homme jeune.

 

Synopsis : La nuit, sur un quai de gare de nulle part, trois êtres, à l’aube d’un choix, se cherchent et se mettent à l’épreuve…

 Le père, la soixantaine qui évoque la mort (un sujet important pour l’auteur qui en parle  déjà dans  son autre pièce :« Moins »),  cynique, supérieur, inquiet, apeuré par la solitude.


 

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La jeune fille tendre, réservée en apparence, qui cherche le grand amour  et qui se contenterait bien d’une épaule accueillante pour faire un bout de chemin.

 

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L’homme jeune, le faux misanthrope, qui ne sait pas aimer, enfin pas encore.


 

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Tous les trois ne demandent qu’à se croiser, nouer quelques liens pour la vie, pour une semaine, pour un moment.

 

L’intelligence et le charme de ce Théâtre, c’est de faire croire et d’imaginer ces rencontres plus qu’improbables.

 C’est incontestablement  le Théâtre d’un écrivain qui maîtrise avec une précoce assurance les procédés techniques de l’écriture scénique.

 

DECOUVERTE DE TROIS  COMEDIENS

 

J’avoue ne pas connaître ces trois acteurs. Cela m’a fait plaisir  de les découvrir dans des rôles pas évidents à tenir.

 Monique Dobly a réalisé une mise en scène  très vivante  qui donne le ton vrai de la pièce, et qui s’est attribuée le rôle de l’hôtesse de cette gare abandonnée quelque part. On l’entend par haut-parleur mais on ne la voit pas. C’est amusant !

Elle s’est chargée également  de la scénographie  qu’elle a voulue toute simple, seul un banc en scène. Et cela suffit !


 

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Que peuvent-ils devenir tous les trois ?  Se découvrir, se faire connaître à l’autre, se rapprocher de l’autre ? Et ces deux jeunes gens, vont-ils s’aimer ? Michèle sera-t-elle heureuse de tenir un bar tabac avec son mari ? C’est important le bar tabac à Paris.

 

Anne-Claire Boumendil : A chacun d’inventer la propre consistance de son personnage. Avec ses propres expériences, ses propres solitudes. Ne sommes-nous pas  un peu l’espoir du bonheur de quelqu’un d’autre ? C’est peut-être cela, la très sincère, la très pure, la modeste philosophie de Samuel Bechetrit.

 

Ces  trois acteurs que nous voyons dans cette pièce sont en réalité des comédiens amateurs.

Je les apprécie d’autant plus car ils jouent avec leurs tripes et  leur cœur. J’espère les revoir au cours de la prochaine saison théâtrale.


 

UN MOT DE LA PRESIDENTE DE LA COMPAGNIE THEATRALE «  LA DIDASCALIE »

 

Monique Dobly a créé cette équipe lui donnant le titre «  La Didascalie ».

« Didascalie » ! C’est un mot que l’on rencontre souvent au théâtre et qui se  traduit  par une note ou un paragraphe donnant à l’acteur des indications d’action et de jeu, ainsi qu’au metteur en scène.

Monique Dobly a choisi et réalisé de nombreuses pièces très étoffées et diversifiées écrites par de grands auteurs : Jean Paul Alègre , Françoise Sagan , Victor Haïm, Jean-Michel Ribes, Fassbinder, Jean Claude Sussfeld , Paul Willems…


 

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 Monique Dobly (directrice et metteure en scène) : La découverte d’un texte est toujours une grande aventure. Comment  mettre des émotions, des mouvements sur les mots délicatement ciselés par l’auteur ? Avec beaucoup d’humilité, d’abord, de l’écoute des comédiens, ensuite une empathie réelle avec les personnages.

L’imagination fait le reste et le miracle se produit au contact du public !

C’est ce que nous souhaitons surtout dans ce lieu mythique qu’est La Samaritaine, dirigée par la sympathique et courageuse Huguette Van Dyck.

 Je me joins totalement à ses propos, dans l’attente de découvrir bientôt sa nouvelle production.

 

Travail sur  la lumière et le son : Mathieu Robertz

… « Quand j’entends siffler le train… »

 

Court extrait du texte d’Anne-Claire Boumedil publié dans la collection : « L’avant-scène théâtre »n° 1188 – septembre 2005.

 

COMEDIE SUR UN QUAI DE GARE

Samuel Benchetrit

Jusqu’au 06/07 à 20h30


Café-Théâtre La Samaritaine

Rue de la Samaritaine 16 – 1000  Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 511 33 95

 

Photos & Video : Paul Freitas

 

Samuel Benchetrit : Le théâtre est l’art qui répond au mieux à notre désir de rencontre.

Le théâtre, pour moi, incarne le plaisir des retrouvailles. Et rencontrer les gens, c’est ce qui me semble le plus important dans la vie.

 

 

Roger Simons

 

LE COMTE AIMAIT LES CONFITURES

 

LE JARDIN DE MA SŒUR

(Café-Théâtre)


Un titre amusant, alléchant pour la découverte d’un personnage  qui a existé , il y a des siècles , Olympe , et qui renaît pour nous  grâce  à François Champdeblés , auteur de ce conte authentique.


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C’est l’histoire d’Olympe, Comtesse de Soissons dont les yeux ont convoité les ors d’un trône.

Sa bouche s’est ouverte pour le mensonge , chaussés de vair , ses pieds ont glissés sur les parquets de Versailles ; ses mains ont versé le poison…

 

François Champdeblés, un conteur sensationnel qui a été, de son jeune temps, bibliothécaire , ce qui lui a permis très certainement de lire de nombreux ouvrages sur  les histoires de l’Histoire d’où celle d’Olympe !


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Mais pourquoi Olympe est-elle venue vieillir et mourir à Bruxelles, dans une célébrissime maison du quartier de l’ancien port ?

Née à Rome le 11 juillet 1637, elle devait expirer à Bruxelles le 9 octobre 1708.

 

Et le saviez-vous, elle a été enterrée à l’église des Minimes…

Et le plus extraordinaire, on n’a jamais retrouvé ses cendres… Si des fois, vous vous rendez dans cette église, jetez un œil par ci par là, on ne sait jamais, vous pourriez mettre la main sur un os…historique !



 

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François Champdeblés  a procédé à de longues recherches dans ses beaux de l’Histoire et il a l’art de nous entrainer dans les méandres de la petite histoire.

Il est étonnant lorsqu’il nous raconte Olympe et tous les personnages qui l’ont entourés comme un certain Louis XIV.

 

Une petite table a été dressée au milieu du théâtre,  sur laquelle règnent  en « maîtres de connaissances »  quelques livres, véritables trésors où l’on trouve de grands noms d’écrivains.

 

Notre conteur, passionné de lectures, a lu ces   ouvrages, en a tiré des informations  puis a écrit le conte  «  Le Comte aimait les Confitures ».

 

Quel rapport me direz-vous entre Olympe et la confiture ?

Gagnez le Café-Théâtre un vendredi ou un samedi. Notre conteur  s’y trouve jusqu’au  13 juillet. 

Il vous expliquera le mystère de la confiture...


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On l’écoute avec délectation, avec passion, on observe ses regards , on boit ses propos, on sourit , on rit…

C’est magnifique et le lieu très intimiste convient on ne peut mieux à ce genre de spectacle. 

Qui plus est , François Champdeblés  a une  très belle voix et une diction impeccable que lui a donnée- m’a t-il dit- Yvonne Garden, l’une des grandes dames  du service dramatique de l’INR du temps jadi,  et qui nous a quitté il y a un an environ)



 

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La mise en scène d’Arthème est impeccable, sobre, intelligente. Avec Maggy Souris, il a conçu tout un décor musical et sonore de bon aloi  qui se perçoit  dans ce ravissant petit théâtre de haute qualité.

 

Si vous suivez mon conseil et vous rendez au Jardin, vous pourrez bavarder avec notre conteur après le spectacle. Il adore évoquer Bruxelles  des siècles passés mais avec en vedette Madame Olympe.

 

LE COMTE AIMAIT LES CONFITURES

 

François Champdeblés et l’Histoire de France et de Belgique.

Jusqu’au 13 juillet.( les vendredis et samedis)

 

LE JARDIN DE MA SŒUR

A l’angle du Quai au Bois à Brûler et de la rue du Grand Hospice  – 1000  Bruxelles

Infos Réservation (indispensable) : 02 / 217 65 82



 

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Ah ! Diable , sacrée Olympe !


Je retiens encore  votre attention quelques instants.

Paul Freitas a fait ces photos prises en direct au Jardin de ma Soeur.

Celle qui va suivre est attendrissante : les deux chats de François Champdeblés , spectateurs assidus  du Théâtre.

Et en bonus: Paul Freitas a réalisé une vidéo  très brève qui vous permet d’entendre quelqus instants la voix  du maître de céans.


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Roger Simons

 

 

 

 

 

L’HEURE DU CRIME

 

LE JARDIN DE MA SŒUR

(Café-Théâtre)

 

 DANGER !

 

DANGER !!

 

DANGER !!!



 

 

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 L’Heure du crime

 

 

D’après des nouvelles policières revues, corrigées  et passées à la moulinette de l’oralité par trois superbes conteurs :

Christine Andrien, dangereuse,

Magali Mineur, dangereuse, 

Patrick Ferry, pire : dan-ge-reux…

 

 

On badine et on jardine au Jardin de ma Soeur

 

Trois contes «  monstrueux » !

Trois  contes « horribles »  que l’on écoute en frémissant…

 

 « Je le saisis par la gorge. Il se débat, me mord la main. Je sors mon canif, je fais sauter la lame et je plonge la lame dans son orbite. Je tourne, je tourne, je tourne, je tourne et je fais sauter cet œil de son orbite…Et… »

 

 Danger

 

 

 

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Le cadre très intimiste du Café Théâtre «  Le Jardin de ma  Sœur » colle remarquablement bien  pour l’interprétation de ces contes, surtout  le premier et le troisième ! …

Et bien entendu, je ne vais pas vous dire exactement le pourquoi.

 

 Danger

 

 

« Charles se mit à fréquenter une fille de l’atelier A : Françoise Galland. Mère le sut tout de suite. Elle n’a rien dit. Elle mettait ça sur le compte des instincts ancillaires des mâles de la famille bien née…Elle parlait d’un écart. Et… »

 

 

Danger

 

 

 

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 Des contes  d’une belle écriture !

 

Des contes que l’on aurait envie d’avoir dans sa bibliothèque,  et de les sortir un soir de leur cachette pour les lire à des amis, avec  une musique hitchcockienne…

 

Trois contes pour ne pas dormir !

 

 

« Je m’assieds dans mon fauteuil, je prends un ouvrage : de la broderie. J’aime beaucoup la broderie, ça me calme les nerfs. Je regard la pendule. Il va arriver, il est cinq heures moins cinq, et tous les jours il rentre à cinq heures !…Et… »

 

 

 

Danger

 

 

 

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Excusez moi une seconde…Qui m’appelle ?

 

Oui, je disais des contes qui  conviendraient tellement à la radio,  le soir, sur le coup de minuit…

Excusez-moi, c’est Pluton qui avait un mot à me dire, et que je me dois de transmettre  à Marion et Patrick…

 

 L’HEURE DU CRIME….COMPAGNIE LES KALAMITIES

 

On peut se poser des questions en les voyant tous les trois sur ce mini plateau de ce petit théâtre  du  Quai au Bois à Brûler…

A Brûler ???  Diable !

 

 Danger

 

Christine –Magali – Patrick :

Dans quel tourment s’enracine le meurtre ? A moins qu’il ne soit l’issue d’un calcul froid et implacable, parfaitement réfléchi ?

Certains disent aussi qu’il peut être commis dans un moment hors de toute conscience !!!

 

 

Ils sont dangereux ces trois-là avec leurs histoires d’amour vache.

Ils se mettent tour à tour dans la peau de meurtriers, de victimes, d’enquêteurs.

Ils nous emmènent dans les couloirs de labyrinthes dont l’issue est toujours fatale.


 

Christine – Magali – Patrick :

Allez-vous trouver la sortie de ces récits tantôt sombres, tantôt  décalés, ou  vous y perdre ?

 

 L’HEURE DU …DES CRIMES

 

 Ces trois conteurs ont beaucoup de talent.

Ils nous font vivre – avec terreur – leurs personnages.

Ils ont évité de me dire quels étaient les auteurs de ces crimes en abondance !!!

 

 Christine Andrien, Magali Mineur et Patrick Ferry sont encore ce soir du samedi 08/06 au « Jardin de ma Sœur ». Ils vous y attendent tous les trois sur le coup de 21 heures…Méfiez-vous tout de même…On ne sait jamais, une distraction quelconque…

 

Regardez ces deux-là…

 

 

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                       (Photos : Pierre Havrenne)

 

 Je ne vous en dis pas davantage…

 

Que fait là cette hache à côté du réfrigérateur ?

 

« Bon sang de bon dieu » disait le commissaire Bourrel , quels sont ces cris et ces hurlements ?

 

 

L’HEURE DU CRIME

 

au

 

JARDIN DE MA SŒUR

(Café-Théâtre)

 

à l’angle du Quai au Bois à Brûler et de la Rue du Grand Hospice , 1000  Bruxelles.

 

Infos Réservation : 02 / 217 65 82

 

 

Prochain spectacle :

 

 « Le Comte aimait les confitures »  où François Champdeblés nous entraînera dans  les méandres de la petite histoire. Et croyez-moi , vous pouvez lui faire confiance SANS DANGER  aucun.

 

 Ah ! Que veut me dire Pluton ?

 

 

Roger Simons

 

 

LA DECLARATION

LA SAMARITAINE

(Café-Théâtre)

 

Une « déclaration » d’Axelle Maricq et Jacques Sojcher, dans laquelle L’AMOUR  joue un rôle prépondérant.

 

L’AMOUR AVEC AXELLE MARICQ  & DOMINIQUE TACK

 

« Des mots, des mots, des mots d’amour… »



 

 

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 Emma est une femme belle, grave, radicale, idéaliste, blessée, qui cherche l’amour sincère et se défie du sexe…Joseph est un écrivain à succès, grand séducteur, et séduisant. Très tôt  il a appris à ses dépens que rien  n’est vraiment sérieux dans ce monde. Il est prêt à tout pour posséder Emma…Car c’est bien cela qui l’intéresse : draguer cette  femme et coucher avec ellC’est un trousseur de jupons, un tombeur de femmes!

Un Casanova !

Emma paraît bien loin d’un être pareil !

Elle est séduisante certes,  charmante,  dotée d’un certain romantisme. On en tombe immédiatement amoureux !

 

J’ATTENDRAI

 

« amour impossible, sans amour , faire l’amour… »

 

 Emma et Joseph se rencontrent tout de même, se regardent, lui avec une désir sexuellement fou, elle avec un sourire craquant mais un comportement  modéré …

 

 J’ATTENDRAI

 

« pulsion amoureuse, amour libertin.. ».

 

Le « beau »  Joseph conquérant a une idée  pour se rapprocher le plus près possible de cette femme qu’il désire  ardemment : « Ecrire une pièce sur la déclaration d’amour ».

 

 LA DECLARATION une pièce imaginée  et écrite par Axelle  Maricq et Jacques Sojcher.

 

 

 

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 Et voilà  l’idée qui a germé  dans l’esprit  des deux auteurs. Une belle idée ! Mais qui va gagner ?

Emma et Joseph imaginent des personnages, des  situations, des histoires drôles, parfois un peu grivoises (Lui bien sûr, l’homme à femmes).

Ils enchaînent leurs histoires  qui se présentent comme un conte, un roman.

Ils sont d’accord,  se disputent,  s’éloignent l’un de l’autre, se retrouvent, se glosent, s’embrassent…

Emma est troublée, se rapproche  de l’écrivain, se laisse aller à l’amour sexe.

Puis elle éclate, hurle presque, s’enfuit puis revient.

Tout ça, c’est bien la vie que l’on peut vivre comme telle !

 

 « l’amour, c’est la rencontre entre le cœur et l’esprit… »(Ilym)


Ils sont vrais tous deux dans leur interprétation !

Leurs « histoires »  qu’ils inventent sont amusantes, d’autres sérieuses dotées d’un certain romantisme (Elle bien entendu)…

 

 

 

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 C’est d’une belle écriture ! C’est bien du Jacques Sojcher quand on connaît cet écrivain  – philosophe – essayiste – romancier – poète aussi– dramaturge.

Cette pièce conviendrait bien à la radio : écouter deux voix  dans l’intimité,  ce serait porteur !

 

 LA DECLARATION SUR LE PLATEAU DE LA SAMARITAINE…

 

Ces déclarations d’amour paraissent quelque peu surannées quoique…on peut toujours essayer…A chacun ses tendances.

 

 J’ATTENDRAI

 …le jour et la nuit

j’attendrai toujours

ton retour…


 Cet air musical  se fait entendre à travers toute la pièce…

 

 


 

 La célèbre chanson de Louis Poterat et Dino Olivieri : « J’attendrai » date de 1938, créée par une star de l’époque : Rina Ketty que vous venez de regard et écouter.  Reprise ensuite par différentes  chanteuses  dont Lucienne Delyle et Dalida et…Claude François!


Création lumières : Christian Leonard

Régie : Camile Coeckeberghs & Mathieu Robertz


 LA DECLARATION

Jusqu’au 15 juin

Du mardi au samedi à 20h30

 Au Café-Théâtre

 LA SAMARITAINE

 Rue de la Samaritaine  16 – 1000  Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 511 33 95

 

 « Tout plaisir est plaisir d’amour » (Rostand)


Je vous invite à l’écoute de cette fameuse chanson , interprétée cette fois par Dalida.


 

 


 

« Une nuit d’amour, ca dure un quart d’heure… »

Une citation de Georges Wolinski ! Personnellement, je ne suis pas d’accord.

A chacun  sa façon de  « faire »  et  de « vivre » l’amour.

 

 Roger Simons

 

 

CABARET AUX CHANSONS / PIERRE BAROUH

 

L’EVENEMENT : PIERRE BAROUH


LE SAMEDI  15 JUIN A  20h30

 

 

« Depuis l’âge de 15 ans, je n’ai qu’une obsession : témoigner du monde qui m’entoure avec de l’image et du son » (Pierre Barouh)


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MONSIEUR SHABADABADA

 

 

Une soirée que j’attends avec impatience : retrouver le chanteur et le comédien trente ans plus tard…

 

 Flashback  dans ma carrière radiophonique…

 

 

J’ai découvert cet homme  talentueux, doux et aimable  dans le film de Lelouch «  Un homme et une Femme », tant l’acteur (c’est un cascadeur dans le film qui se tue au cours d’une cascade) que le chanteur où il interprète cette formidable chanson qu’il a écrite avec Francis  Lai : « Badabadadada »

 

 

 

 

J’ai  eu la chance de rencontrer et d’interviewer Pierre Barouh dans mon émission radio des « Feux de la Rampe », il y a longtemps, fort longtemps, dans les années 80.

Mais  cette rencontre est restée vivace dans mon cœur !

Il s’est passé aussi quelque chose d’extraordinaire au cours  de mon émission publique : la jeune présence de…Claude…Maurane (elle ne s’appelait pas encore Maurane tout court).

Cette toute jeune femme a remplacé au pied levé Juliette Gréco, indisponible pour gagner Bruxelles  ce jour-là étant bloquée dans son lit par une méchante fièvre.

Claude…s’est mise à chanter avec  sa guitare. Magnifique ! Un tonnerre d’applaudissements !

Pierre Barouh l’a beaucoup apprécié à un point tel qu’il lui a demandé  de lui faire parvenir une cassette-audio  (l’ordinateur était encore lointain).

Un court moment plus après,  Claude était devenue Maurane, son premier  disque  se vendait à tout casser, produit par Pierre Barouh.

 

 

 

Pierre Barouh : Ce fut une grande joie pour moi de venir à Bruxelles et de participer à votre émission, et de rappeler que SARAVAH représentait de nombreuses années de ma vie.

J’ai passé l’essentiel de mon temps à provoquer des rencontres  dont les enregistrements  sont les traces les plus concrètes.

Tout le reste s’est envolé, pas évaporé, non car je pense vraiment qu’il n’y a rien d’inutile, que le vent  souffle sur chaque mot, chaque geste sans qu’on  le sache où il les dépose.

Les idées se propagent comme le pollen et fécondent si elles portent  en elles le germe de vie.

Le grand confort, dans ce cas, serait de m’adresser à une personnalité en vue qui ferait mon éloge pendant que je baisserais pudiquement les yeux : «  Lui qui est bien trop modeste pour parler de son travail et qui… »

Allons,   pas de simagrées. Je vivrais certainement d’autres aventures mais jusqu’à présent, Saravah est la plus belle…

C’est peut-être en tout cas l’aventure la plus lyrique et la plus désespérée d’un groupe de gens , musiciens,  graphistes, cinéastes cherchant à communiquer avec leurs semblables, à travers les moyens qui sont les leurs : la musique , le dessin , le cinéma et les apports quotidiens…

 

 30 ans après, qu’en pense-t-il ?

 

 PIERRE BAROUH AU CABARET AUX CHANSONS

 

Une fête ! Une soirée – souvenir où l’on va se remémorer quelques-unes de nos tranches de vie !

Suzanne Férry, meneuse de joie de vivre, va recevoir l’ami Pierre.  A Vous le blog, Chère Suzanne..


 

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Suzanne : C’était fin des années1970. Je chantais régulièrement chez Jane  le monde de la chanson belge, ce sera elle.au « Grenier aux Chansons ».

Engagée pour deux mois les vendredis et samedis soir, j’y ai chanté des années durant. Jane trouvait que mon style de chansons convenait bien pour un début de spectacle et me rappelait presque chaque semaine.

Un jour, je vis arriver une nouvelle venue au Grenier qui répondait au nom de Claudie Claude (qui se transforma vite en Claude Maurane puis en Maurane tout simplement.) Elle avait 14 ans je crois.

Mais après son premier passage, une évidence: si quelqu’un sort du lot dans  le monde de la chanson belge, ce sera elle.

 

 

 

SUZANNE SE DEVOILE

 

 

Suzanne : En novembre 1981, Jane Tony nous quittait, et avec elle s’évanouissait le « Grenier » qui avait accueillit tout ce que la Belgique comptait à l’époque de jeunes auteurs-compositeurs depuis Julos Beaucarne jusqu’à Philippe Anciaux en passant par Isabelle Rigaux, Irène Deneuville et tant d’autres qui ne m’en voudront pas de ne pas retrouver leur nom ici.

 

Mais c’est vrai que depuis quelques temps, Jane se sentait très fatiguée, je l’aidais dès que je le pouvais, par exemple en venant remettre le local en ordre en début de saison ou faisant pour elle quelques courses de dernière minute. C’est alors qu’elle m’a demandé si je n’accepterais pas de reprendre le flambeau. Mais, à cette époque, mes enfants étaient tous en âge scolaire et puis surtout, je ne me sentais pas les capacités voulues pour un tel enjeu.

 

Je peux dire pourtant que c’est grâce à cette demande que j’ai pu 15 ans plus tard, envisager la possibilité de bâtir mon « Cabaret aux Chansons » qui accueille aujourd’hui les jeunes chanteurs (et les autres) comme je l’ai été chez elle, elle avait déposé le virus dans un coin de ma tête.

 

Pour tout cela, merci Jane.

 

 

 

 CONGRATULATIONS POUR UNE BONNE CAUSE

 

 

Suzanne Ferry : Merci à vous, Roger Simons qui nous aidez à diffuser l’information de cette soirée importante  avec Pierre Barouh ainsi que nos autres programmes consacrés presque exclusivement à la Chanson Française parfois bien malmenée aujourd’hui.

Et pourtant, la chanson n’est-elle pas la manière la plus à la « portée » des jeunes pour les conduire  vers l’art du mot et de la musique.

 

 

Suzanne : Un mot encore : Aurons-nous la chance de recevoir la visite de Maurane ce soir-là? Nous en serions tellement heureux.

 

 

Qui sait ? Moi aussi, je serai heureux de la revoir…Claude !

 

 

 

CABARET AUX CHANSONS

 

Rue du Marché aux Fromages  22/A – 1000  Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 512 51 92

 

 

PIERRE BAROUH

 

Le samedi 15 juin à 20h30

 

 

« Nous méritons toutes nos rencontres. Elles sont attachées à notre destinée et ont une signification qu’il nous appartient de déchiffrer. » (François Mauriac)

 

 

Merveilleux souvenir : Baden Powell & Pierre Barouh : Samba Saravah(Riccardo Alterio)

 

A tout bientôt Pierre…

 

Roger Simons

 

 

 

SAINT-MARTEAU FAIT LA FETE


LE JARDIN DE MA SŒUR

 

Hier soir, 21 heures, un jeune homme entre en scène et s’installe au piano,  Luk Vermair, pianiste attitré  d’un certain Saint-Marteau.

Oui, c’est ainsi qu’il se nomme ce merveilleux  fantaisiste qui vient rejoindre son ami pianiste, drôlement accoutré : une tenue sportive qui fait penser à  un tennisman : tout en blanc, tee shirt, culotte et bas blancs, excepté la petite veste en jaune…


 C’est déjà un spectacle !


 

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 UN SAINT A VOUS RENDRE MARTEAU

 

Issu d’une famille d’artistes à Gand, Saint-Marteau (Mais Bon Dieu, quel est son vrai nom ?) semble prédestiné pour la peinture. Et c’est un peu par hasard qu’à l’âge de 16 ans, il se trouve au clavier d’un groupe rock.

Un succès éphémère, mais d’autres groupes suivent et Saint-Marteau devient un musicien  très sollicité.

Mais ce «  jeune homme » désire exploiter de nouveaux horizons.

 

Cela commence par un engagement au théâtre. Il découvre qu’il a une voix et l’amour des Feux de la Rampe.

Et petit à petit, Saint-Marteau (Pourquoi a-t-il choisi ce   pseudonyme là ?) se façonne un style fortement influencé par la chanson française des années  20 et 30 !

Et dès lors, il va se constituer une carrière  de chanteur hors du commun, teinté d’un humour des plus pointus.

 

SAINT- MARTEAU, UN SAVOUREUX COCKTAIL DE

CHANSONS ET  D’INTERPRETATION !

 

Et c’est bien lui que j’ai longuement applaudi hier soir.

J’aime autant vous dire qu’il nous réserve quelques surprises, que ce soit dans la gestuelle (Avez-vous déjà vu un chanteur s’allonger sur le sol et  continuer à chanter !), dans  le choix de ses chansons et la façon  originale  de les interpréter,  de sa tenue vestimentaire  à l’écossaise avec gilet et  jarretières. Irrésistible !

 

Son corps, ses gestes, ses mouvements jouent un rôle prépondérant dans ses jeux de scène.

C’est drôle, tout particulier, hors du commun.

 

CHANTEUR DE CABARET, CHANTEUR DE ROCK,

INTERPRETATION TRES SUGGESTIVE !


 

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Saint-Marteau  a écrit et composé de nombreuses  chansons dont plusieurs dédiées à Gainsbourg qu’il  n’imite absolument pas.

Il a aussi repéré plusieurs chansons  du  Temps passé avec entre autres : « l’aéroplane » de Fragson.

 

LEON PHILIPPE POT DIT HARRY FRAGSON

 

Né en 1869 de père anglais, Victor Pot, et de mère belge , Léontine Winand.

Fragson , célèbre auteur et compositeur anglais ,  chanteur vedette dans les cabarets parisiens avec ses chansons  « osées »…  parfois comme «  Dans mon aéroplane » :

 

« Ah, viens ! Ah, viens

Viens dans mon aéroplane

On dirait un oiseau

Ca se tient en l’air comme il faut

Ah ! viens, Ah viens

Viens ma petite Suzanne 

Tu sera folle, mon coco

Quand t’auras vu mon petit oiseau…

 

Saint-Marteau se lance aussi dans la célèbre chanson de Paul Misraki et Ray Ventura :

 

« Tout va très bien, tout va très bien

« Madame la Marquise

« Tout va très bien, tout va très bien

« Mais cependant, il faut que je vous dise…

 

Et d’autres…Et d’autres…


 

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On se régale pendant près de deux heures. On s’amuse ! On tape des mains ! On chante ! L’ambiance est formidable et joyeuse !

Et Saint-Marteau termine par une toute nouvelle chanson de… circonstance dédiée  au roi Albert II :

«  Belgissimo »

 

ET APRES  « LE JARDIN DE MA SŒUR »…

 

Ce chanteur au style bien personnel prépare d’autres spectacles que nous aurons le plaisir  de découvrir d’ici à quelques mois.

 

SAINT-MARTEAU  est encore ce soir au « Jardin de ma sœur »

Faites un bond jusque là et croyez-moi, vous ne le regretterez pas.

 

SAINT-MARTEAU FAIT LA FETE

Au

LE JARDIN DE MA SŒUR

(Café-Théâtre)

A l’angle du Quai au Bois à Brûler et la rue du Grand Hospice à 1000  Bruxelles.

Infos Réservations : 02 / 217 65 82

Ce soir à 21 h.

 

Je vous propose  quelques images d’un spectacle de Saint Marteau (you tube)

Bonne soirée à Vous

 

Roger Simons

 

AFFREUSES

 

THEATRE LA SAMARITAINE

(Café-Théâtre)

 

Retenez leurs noms : Angélique (qui n’a rien d’une marquise) et Pénélope (qui n’a rien d’une divinité ancienne) ! Ce sont ces « affreuses »

 

LORETTE GOOSSE  & EVELYNE RAMBEAUX, les deux « monstrueuses », mises en scène par Laurence Warin, sur une scénographie de Maurice Van den Broeck.

 

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L’action en résumé : onze heures moins quart, quelque part, un samedi soir.

Deux quadras bien frappées, les affreuses, sont au fond  d’un jardin, « planquées » dans une cabane  plutôt amochée avec, traînant dans un coin des bottes, des outils… un nain de jardin.

L’une est blonde, l’autre pas.

L’une est déterminée, l’autre pas.

L’une est en tenue de soirée, l’autre pas. (Ca fait très Agnès Varda)

Pourquoi ? De qui se cachent-elles ? Qui surveillent-elles ?

 

L’une répond la première : «  C’est une comédie où il est question de régler des comptes… »

L’autre continue le propos de l’une : «  à quelqu’un entre soi, de soi à soi et le tout à la fois. »

 

Laurence Warin (la metteure en scène) : Accrochez-vous, ça va chauffer !

 

Avant que ça ne chauffe, je vous confie les mots-clés, ne les révélez à personne  : action, amitié, amour, comédie, espionnage, jalousie, suspicion, suspens, vengeance, thriller (je le pensais bien) , Julien Clerc (Qu’est-ce que ce chanteur vient faire dans cette histoire !)

 

Qui sont ces deux femmes ? Des amies de longue date ? Oui, amies de toujours ?!?!…Et alors ?


 

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INTERDICTION TOTALE DE DEVOILER  L’HISTOIRE !!!


Une tonne de quiproquos les plus fous les uns que les autres vont s’enchaîner dans un rythme insensé, vertigineux.

Cela  devient une véritable soirée d’enfer !

Mais pourquoi ces deux  femmes, très différentes l’une de l’autre,  regardent-elles par la vitre ce qui se passe  dans le jardin ?

 

Cette comédie scénarisée par Evelyne Rambaux  et développée par Lorette Gosse met en avant la fidélité en amitié sur fond l’infidélité amoureuse, la solidarité oppose à la jalousie, la générosité, à l’exclusivité.

Là où nous sommes prêts à compter nos amis sur les doigts d’une main, l’amour lui ne peut dépasser le chiffre un. O combien cela est vrai ( aurait dit Molière)


 

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DEUX ACTRICES –UNE METTEURE EN SCENE

 

Trois femmes, c’est quelque chose, j’aime autant vous dire.

Lorette (Evangélique) et Evelyne (Pénélope)  dépensent une énergie incroyable, virevoltent dans tous les sens , boivent sans arrêt , rient , crient, claquent  la  petite porte en bois de la cabane , se disent des vacheries, mieux des vérités, se prennent dans les bras l’une de l’autre, s’habillent  et se déshabillent , Lorette(Evangélique) surtout,  replongent vers la petite fenêtre qui donne sur le jardin et voient ce qui s’y passe !


 

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Les trois femmes : Surtout, ne le dites pas à vos lecteurs !

 Faites-moi confiance Mesdames.

Moi, le spectateur, suis intrigué par tout ce qui se déroule sous mes yeux curieux…

Je n’ai pas encore saisi ce que vient faire Julien Clerc dans cette folle histoire, menée tambour battant par ces deux « affreuses » dirigées par Laurence Warin  (Vous la connaissez  bien Laurence , vous l’avez certainement vue jouer  dernièrement dans  la pièce :    La Maison de Ramallah « au Théâtre de Poche)

 

ANGELIQUE EVOQUE SOUVENT LE PRENOM DE BERTRAND. AUTRE ENIGME…TOUT COMME LA VOIX  DE JULIEN CLERC !

 

Ce n’est pas du vaudeville,

Ce n’est pas du théâtre de boulevard,

Ce n’est pas du théâtre burlesque,

Ce n’est pas  du théâtre intellectuel,

C’est du théâtre comico-tragique (ce terme n’existe pas dans  «  Le petit Robert », je l’invente)

C’est très gai ! Lorette Goosse et Evelyne Rambeaux

sont drôles au possible, elles nous font rire pendant  un peu plus d’une heure, elles se déchaînent,  se bougent sans arrêt,  s’exaltent dans une gestuelle   folichonne.

Chapeau les Affreuses !


 

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C’est un spectacle qui vous réserve de nombreuses surprises. 

Pourquoi ce chien qui aboie ?  Pourquoi cette présence du «  nain de  jardin » ? Pour   ces sirènes de voitures de la police ? …Et d’autres choses encore ? 

 

Soyez attentifs  à la fin de la pièce,  surprise !

Ne quittez pas votre siège tout de suite,  surprise !

 

AFFREUSES

 

Scénographie : Maurice Van den Broeck

Bande Son : Philippe Lassère

Images : Tanguy Cortier

Lazzi : Michel Carcan

Assistante : Véro Guérin

Voix off : Claude Semal et Michel Carcan

Régie : Camille Coeckelberghs & Mathieu Robertz

Production : Terres Arables – asbl

 

AFFREUSES

Jusqu’au samedi 1er juin à 20h30

 

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Direction artistique : Huguette Van Dyck

Rue de la Samaritaine  16  – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

E-mail : samaritaine@skynet.be


 

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                 (photos : Jacques Marsa)


Lorette Goosse et Evelyne Rambeaux , les   « AFFREUSES » reviendront à La Samaritaine avec leur spectacle  du 02 au 19/10/2013.

 

Info pour  les spectateurs habitant hors capitale belge :

Lorette et Evelyne vous accueilleront à Stavelot le 13/07 , à Modave  du 16/07 au 28/07, à  L’Abbaye La Neuve le 24/10 et à Florenville le 25/10.

Elles reviendront à Bruxelles au Théâtre Mercelis les 6,7,8,13,14 et 15/11.

Vous savez tout…Pas  vraiment ! Pourquoi se cachent-elles ? Pourquoi regardent-elles aussi intensément à la petite fenêtre côté jardin ?


Bon  accueil à Julien Clerc !


Roger Simons


 

 

L’ODYSSEE

 

THEATRE : LE JARDIN DE MA SŒUR

(Café-Théâtre)

 Deux conteuses se rencontrent pour nous narrer l’histoire d’Ulysse.


 

L’ODYSSEE /HOMERE

 

L’ « Odyssée »  en grec ancien, est une épopée grecque antique attribuée à l’aède…

 

Homère (8ème siècle avant J-C) raconte l’histoire du retour chez lui du héros Ulysse, qui après la guerre de Troie dans  laquelle il a joué un rôle déterminant, met   dix ans à revenir dans son île d’Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu’il délivre des prétendants, et son fils Télémaque…

 

Flashback in History

 

Un récit de voyage mouvementé et remplit d’aventures singulières, conté merveilleusement par Odile Burley  (française) et Lili Lambrelli (grecque)

 

 

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Il y a un enchaînement  formidable d’une langue à l’autre, de la langue française  à la langue grecque.

Un propos commence en français et est  repris immédiatement  en grecque, ou le contraire.

 

Le public suit avec passion, et dans le silence le plus complet, le « double » monologue interprété par ces deux conteuses.

L’une, Odile la française, est debout et évolue sans cesse sur la toute petite scène du Jardin…et l’autre, Lili la grecque( Lili est un surnom bien évidemment) ne quitte pas un seul instant son siège.

 

Odile Burley : Nous avons voulu toutes les deux  jouer ce texte  sur un ton moderne et non  dans le tragique. Un texte parlant si j’ose dire !

 

Lili : Odile a de bons repères  dans le texte grec, ce qui lui permet de suivre plus facilement ce que je dis.

 

Odile : C’est  Hamadi, excellent conteur, qui nous a proposé de faire ce spectacle. Il nous a demandé de choisir  les extraits de l’Odyssée qui nous plaisaient le mieux. Et ensuite, il  nous a accompagné dans l’écriture.

 

Lili : Nous avons vraiment voulu que ce «  poème » soit raconté comme une histoire.

 

 

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Elles sont superbes ces deux femmes-là, que l’on aimerait retrouver sur l’une de nos scènes dans une pièce. Qui sait,  peut-être !

 

Elles sont très expressives dans leurs regards, très vivantes et percutantes  dans leurs façons de faire vivre l’histoire.

Les personnages sont très bien croqués, dessinés.

 Du bel ouvrage sur un projet difficile au départ, mais réalisé magnifiquement et très intelligemment.

 

Nous avons tous été séduits  et silencieux pendant  un peu plus d’une heure de spectacle.

 

J’ai  écouté, regardé et suivi  le spectacle  passionnément, fasciné par ces deux conteuses.

Et du coup,  je me suis mis à aimer l’illustre Homère !

 

A certains moments, Lili chante en grec ancien une mélodie  qui date de l’époque d’Homère (8 siècles avant J.C) Quelle belle voix ! Quel  mielleux !

Elle est fascinante !

 

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Odile : Ce texte, c’est l’histoire d’une colère…

 

Lili : L’Odyssée,  c’est l’histoire de L’HOMME !

Et tout commence avec ce mot «  colère » ! 

 

C’est aussi l’histoire d’une FEMME   ?

 

Odile : Oui, bien sûr, mais ELLE attend, ELLE  attend de l’autre côté…

 

Lili : C’est une époque où la FEMME n’était pas tellement aimée.

 

Odile : Et quand Ulysse revient, après une dizaine d’années,  Pénélope se met à ses genoux. C’est lui le Roi.

 

Ruses, luttes, persévérance, espoirs, désespoirs d’un homme dont le seul but était de retrouver la tiédeur de son foyer.


 

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L’ODYSSEE

 

On jardine et badine avec la « Maison du Conte » de Bruxelles, là où a joué longtemps le conteur Hamadi,  et aussi Odile Burley.

 

Un autre jardin, celui du JARDIN DE MA SŒUR où se joue encore ce spectacle de belle qualité sur tous les plans, ces vendredi et samedi à 21 h.

C’est à l’angle du Quai au Bois à Brûler et de la Rue du Grand Hospice, au centre ville.

Infos et Réservations : 02 / 217 65 82

 

Si vous vous y rendez ce soir ou demain, et vous aurez grandement raison de le faire, soyez gentil de remettre  mon bonjour à ces deux conteuses qui se sont installées sur mon disque dur.


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                (crédit/photos : paul freitas)

 

 

Question : Est-ce bien Homère qui a écrit « L’ODYSSEE » ?

On le disait aveugle mais ce détail est vraisemblablement légendaire.

A quelle époque a-t-il vécu ?  

 

Hérodote : Homère n’a vécu que quatre cents ans avant moi »

 

C’est-à-dire vers 850 avant J-C, date dont rien n’infirme l’exactitude !

 

L’ODYSSEE

 

HOMERE : ODILE BURLEY : LILI LAMBRELLI

Au

CAFE THEATRE/LE JARDIN DE MA SOEUR

Jusqu’au 25 mai.

 

La semaine prochaine :

 « Saint-Marteau fait la fête », un spectacle musical avec Saint-Marteau, c’est tout dire… (31/05—01/06)

 

 

 Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

CAVE CANEM

 

Traduction habituelle : «  Prends garde au chien… »

 

THEATRE DE LA SAMARITAINE

(CAFÉ-THÉÂTRE)

 

 « Cave canem » à la Samaritaine , c’est bien autre chose : c’est la présence d’un groupe  de quatre musiciens tout à fait extraordinaires  qui nous offrent près de deux heures de musiques du monde au style  très différent.

 

Pas de chant, uniquement  de la musique :

 

Batterie, accordéon,  violon, guitare.

 

La petite salle de la Samaritaine éclate de sons et de notes  des plus brillants, envoyés au maximum de décibels.

 

 

 

QUATRE MUSICIENS DOTES CHACUN D’UNE PERSONNALITE ETONNANTE !


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Au départ du spectacle, hier soir, j’ai été désarçonné et agacé par  ce son amplifié.  Puis, au troisième morceau, je suis entré dans cette ambiance musicale toute particulière, grisé quelque part et admirateur du talent de ces quatre musiciens plein de joie, d’énergie et d’une grande originalité aussi.

 Krystof, Pierrot, Sébastien et Benoit  travaillent ou plutôt jouent ensemble depuis quelques années.

Et cela se voit sans peine : ils font preuve tous les quatre d’une magnifique solidarité, d’une totale complicité.

 

 

Pierrot, le percussionniste et Krystof l’accordéoniste, tous deux fougueux en diable, racontent l’histoire de ce groupe étincelant…

 

 

Pierrot : C’est en fait Kryztof et moi qui sommes à la base du groupe. On joue ensemble depuis plus de dix ans maintenant. On avait un groupe et on cherchait un remplaçant, on en a eu deux, Ben d’abord à la guitare et ensuite Sébastien au violon. Cela fait maintenant sept ans !

Au début, on reprenait surtout dans la musique trad’ d’Europe et au fil du temps chacun est venu apporter sa patte et ses compositions. La particularité étant que nous venons chacun de milieux très différents. Après une démo et un premier album, nous voici au deuxième : Kaïseki.

 

 

QUESTION QUE L’ON SE POSE : POURQUOI  CETTE DENOMINATION DE «  CAVE CANEM »  

 

 Pierrot : Haha, joli rire virtuel ! Ça revient régulièrement sur le tapis. En fait on a en effet pris le parti de Pompéi… Mais en fait Cave Canem,  c’est surtout parce que c’est joli, que ça sonne bien et que…

 

 

TROIS ANS POUR PRODUIRE UN DEUXIEME ALBUM

 

 

Kryztof (accordéoniste) : Trois ans, c’est aussi le temps qu’il nous faut pour faire mûrir les morceaux sur scène. Notre démarche est une démarche un peu “à l’envers” par rapport aux autres artistes.

En général, on sort un album avec des nouveaux morceaux, pas nous. On écrit des morceaux, on les joue sur scène, ils changent, les arrangements mûrissent, et quand on les trouve à point, on entre en studio et on les enregistre. Ce qui n’empêchera pas les morceaux d’évoluer encore. Disons que c’est une photographie d’un joli moment de l’existence de nos morceaux.

 

 

« KAISEKI »CELA SONNE JAPONAIS !

 

 

Pierrot : Oh, en fait c’est Kryztof qui l’a trouvé. C’est toujours difficile de trouver un nom d’album. Ce n’est pas vraiment le Japon mais plutôt le fait d’avoir plusieurs petits plats qui donnent un tout. C’est vraiment ainsi que l’on voit l’album. C’est comme un film avec ses différentes scènes.


Kryztof : le nom de l’album m’est tombé dessus, comme une évidence, un matin à 6h30 devant mon ordinateur. Je répondais à des mails, j’ai levé la tête vers ma bibliothèque et tout de suite, mes yeux sont tombés sur la tranche d’un magnifique livre de Kaichi Tsuji sur l’art de la table au Japon : “Kaiseki”. Ça m’a parlé directement. L’idée de petits plats raffinés, d’une nourriture préparée lentement, avec grand soin. Et puis la sonorité aussi, Cave Canem – Kaiseki.

 

 

 

UN CONCERT COMPLETEMENT DECHAINE, DOTE DE MUSIQUES TRADITIONNELLES…

 

 

Pierrot : Hummm, on peut dire que l’on s’est beaucoup influencé de la musique trad et elle est encore fort présente, comme la suite de Polska ou de « La Discrète » qui est une magnifique mazurka (i.e. danse de salon originaire de Pologne). Mais ce n’est pas le principal. On se focalise aussi beaucoup sur la composition. Il y aura donc de fortes influences jazz, rock et contemporaine aussi. Le but est de se faire un maximum plaisir et donc de proposer un max de choses. Quand on est en répétition ou en résidence c’est génial. Tout le monde vient avec des morceaux et on essaie tout ce qui passe dans nos têtes, ça donne droit à quelques bons fous rires d’ailleurs !!!


Kryztof : “Forme traditionnelle de musique” plutôt que “musique traditionnelle . Je ne sais pas ce qui fait qu’une musique aurait une forme traditionnelle…Mais en tout cas, je suis attaché, par mon instrument et mon parcours, à la musique traditionnelle ou plutôt à une musique que je qualifierais de « vivante », plutôt que traditionnelle. Une musique en mouvement, qui ne demande qu’à bouger, qu’à être tordue dans tous les sens, et qui fait appel aux racines ou à la mémoire des peuples.

 

 

(Extraits de propos  sous forme d’interview dégagés par Krystof Meyer et Pierrot Delor et publiés  sur leur site)

 

 

J’ai demandé hier soir à Krystof si ce spectacle était quelquefois improvisé ?

Il m’a répondu par l’affirmative.

Et cela se voit se sent ! Ils s’amusent, ils font des gags (surtout Krystof), s’observent l’un l’autre, sourient, manipulent leurs instruments avec vigueur, enthousiasme et délire. C’est fabuleux !



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 DES MUSIQUES COMME ON EN ENTEND RAREMENT…

 

DES MUSIQUES QUI VIENNENT DES QUATRE COINS DU MONDE


 

 C’est exaltant !

Ils sont vraiment  fantastiques tous les quatre avec un plus pour Krystof  dont la gestuelle à l’accordéon est débridée.

Vous avez encore trois jours pour aller les applaudir à la Samaritaine, un café-théâtre  où ils se sont déjà produits plus de dix fois…

Par la suite, si vous  habitez  loin de Bruxelles , vous pourrez  les découvrir ou revoir le 17 août à Huy au Festival d’Art et le 17 novembre à Lessines.

 

 Notez leurs  noms dès aujourd’hui :

Kryztof Meyer : accordéon diatonique

Benoit Minon : guitares

Sébastien Taminiau : violon

Pierrot Delor : percussions

 

 Et pour compléter l’équipe :

Antoine Thonon : son

Clément Papin : lumières

Anna Giolo : diffusion

Photo : Aurore Belot

 

Leur deuxième album  « ‘Kaiseki » est en vente à la Samaritaine

 

 

« Urgente et puissante, sa rythmique emprunte à la terre, au cyclique, à l’immuable. Ses mélodies aériennes nous livrent leur musique comme on raconte une bonne histoire aux détours surprenants.. ».

 

Quatre musiciens qui métissent les musiques avec un talent peu ordinaire : jazz, rock , musiques contemporaines et traditionnelles.

 

 

 

JEUDI  23 MAI – CE SOIR !

 

Krystof , Pierrot, Sébastien et Benoit, nos  nouveaux amis , joueront l’intégrale  de leurs deux albums.Ca va péter le feu !

Bon succès  les amis  vous êtes formidables  et  terriblement sympathiques !!!

 

Merci à Huguette Van Dyck  d’engager à longueur d’année   tant et tant d’excellents spectacles, sans cesse renouvelés !  Bravo Huguette !

 

 

A VENIR DANS QUELQUES JOURS…

 

Prochain spectacle : à  partir du mardi 28/05 : «  AFFREUSES », un spectacle sur la fidélité en amitié sur fond d’infidélité amoureuse. Interprété par deux magnifiques comédiennes que j’ai applaudies de nombreuses fois dans nos théâtre : Lorette Goosse & Evelyne Rambeaux

 

 

 

CAFE THEATRE : LA SAMARITAINE

 

Rue de la Samaritaine  16, – 1000  Bruxelles

 

CAVE CANEM

 

Jusqu’au  25 mai à 20h30

 

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

 

Bon plaisir à Vous qui prenez connaissance  des spectacles que je vous présente avec amour et passion.

 

 

Roger Simons

 

LE CABARET AUX CHANSONS

 


 

Je vous ai déjà présenté ce magnifique et authentique Cabaret aux Chansons, situé à deux pas de la Grand Place et dirigé par la charmante Suzanne.

 Je vous convie à vous y rendre demain jeudi vers 20h30.

 

Vous pourrez voir, écouter et apprécier d’excellents artistes :


 

 Un duo « chanson française » : Laurence Delperdange et Baudouin Baltus

Stéphane Wertz qui présente son nouvel album ‘Poires de lune’  (compositions à la guitare)

 

 

Etienne Schréder au dobro (instrument de la famille des guitares)


 

 un duo hamonica, percussion

 

 

et  le groupe ‘Boulevard Anspach’ avec André et Martina entre autres. (guitares , mandoline, accordéon).

 

 

 

Du swing à gogo ! Du rythme ! De la joie !  Une bonne  ambiance ! Et de bonnes bières…

 

 

Demain, jeudi  02/05 !

 

 

INFO

 

 Le Cabaret aux Chansons recevra  en juin prochain   Pierre Barouh ! A ne manquer sous aucun prétexte.

 

Il nous rappellera sa musique merveilleuse  qu’il a composée avec Francis Lai-   pour le film de Lelouch « Un homme et une femme »…

 

 ET

 

Le 21 juin,  la Maison Autrique – Chaussée d’Haecht  266 – 1030  Bruxelles –

 

recevra un chanteur que nous avons beaucoup aimé et qui nous vient de ce pays proche du nôtre : les Pays-Bas : Dick Annegarn et sa guitare folk.

 

Il fera l’ouverture  d’une masterclass de guitare folk !

 

Agréable et passionnant !

 

 

De plus amples informations d’ici à quelques jours.

 

 

 

LE CABARET AUX CHANSONS

 

Rue du Marché aux Fromages 22/A- 1000  Bruxelles

 

(Au fond du couloir)

 

Infos/Réservation : 02 / 512 51 92


 

A demain peut-être…J’adore ce genre d’instruments !

 

 

Roger Simons