AVANT-PREMIERE : JACQUES GAMBLIN AU WOLUBILIS

JACQUES GAMBLIN


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(EN DEUX PARTIES)

Il nous revient l’ami Gamblin, il nous revient là où on ne l’attend pas.

Jacques Gamblin : Oui, c’est exact. Ma première partie  celle des 14 et 15 mars, je me lance dans le jazz.

Les joueurs de jazz ouvrent la caisse à notes et avant même qu’elle ne soient classées, triées , avant même que les instruments ne se calent entre deux mains , deux cuisses ou deux lèvres ,déjà ça joue !C’est partiiii !Quand cela s’arrête-t-il ? On ne sait pas, c’est du jazz !

 

L’ami Gamblin quitte le Wolubilis le jeudi 14/03 vers minuit, va prendre quelque repos , revient au Wolubilis  le vendredi 15/03  à 20h30 pour  donner un deuxième concert de…jazz !

Vers minuit , il quitte à nouveau le Wolubilis , rentre à l’hôtel  prendre quelque repos et revient au Wolubilis le samedi 16/03   nous offrir une soirée de lecture de textes de Romain Gary.

 

Jacques Gamblin : (souriant) Je n’imite en rien mon ami Jean-Louis Trintignant. Mais moi aussi j’adore lire  à voix haute.

 

Pourquoi donnez-vous à votre spectacle ce titre  «  La nuit sera calme » ?

 

Jacques Gamblin(souriant) : Parce que cette écriture a de la verve. Parce qu’elle a du ventre, de l’engagement et de la force. Et parce que bien sûr, elle a du charme et de l’humour , toujours de l’humour derrière la colère.

Parce que c’est une sorte de bible de la vie de Romain Gary dans laquelle tout est à prendre et à apprendre.

Et aussi parce qu’il y a de la tripe et de l’humour qui danse avec le plaisir des mots…

 

Et ce qu’il ne nous dit pas , c’est qu’il s’agit d’un roman de Romain Gary publié en 1974

 

Voilà deux jours  ou trois si vous voyez le spectacle/jazz deux  soirs, à passer en compagnie  de Jacques Gamblin.

C’est un cadeau !

Voilà une fin de semaine à trépigner avec le jazz et à  rêver avec  la poésie !

 

N’hésitez pas : prenez vos billets…

 

Infos Réservation : 02 / 761 60 3

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JACQUES GAMBLIN

AU

WOLUBILIS

LES  14, 15 et 16 MARS A 20H30

Avenue  Paul Hymans 251 – 1200  Bruxelles

 

Quand le jazz est là…

Quand la poésie est là…

C’est la joie !

C’est le bonheur !

 

Roger Simons

 

JANE & SERGE

Jane était chez-nous  avant-hier, au Théâtre Wolubilis, pour nous offrir- et quel cadeau – son nouveau tour de chant, mais je préfère dire « son concert » 

 Je vous en ai déjà longuement parlé.

La salle était  pleine  à craquer d’un public qui l’attendait impatiemment car nous ne l’avions plus vue depuis deux ans à Bruxelles au Centre Culturel de Woluwé Saint-Pierre.

 

20h40. Les quatre  musiciens japonais ont fait leur entrée et ont gagné leur place : drums, violon, trompette et piano.

Un noir total de trois secondes et Jane était entrée en scène, sur la pointe de ses petites chaussures, toute simple comme elle l’est toujours.

L’émotion était  aussi vive dans  la salle que sur le plateau.

Premiers applaudissements du public heureux de la retrouver.

Et sa petite voix unique s’est fait entendre…

J’avoue mon trouble en la regardant, toujours aussi souriante et se déplaçant  d’un côté à l’autre de la scène en regardant les spectateurs avec tendresse.

 

Elle entamait ainsi son nouveau concert «  Serge Gainsbourg et Jane via Japan »

 

Pourquoi ces musiciens japonais ? Jane s’en est déjà longuement expliquée à la radio, à la télé, dans les magazines.

 

Un concert en faveur du peuple japonais à la suite du tremblement de terre et du tsunami.

 

Mais Jane gagnera tout bientôt  l’Amérique avec ses quatre amis musiciens japonais pour honorer le vingtième anniversaire de la mort de Serge.

 

Quel beau concert ! Quelle sensibilité chez Jane ! Quelle richesse de coeur ! Quel bonheur de la voir  sur cet énorme plateau avec son sourire captivant.

 

Durant ce magnifique concert, j’écoutais Jane mais je voyais Serge  à ses côtés, fumant, hochant la tête et l’observant !

 

J’ai aimé ses musiciens mais j’ai regretté  la présence de la batterie  et de la trompette, malgré le talent des deux musiciens.  Personnellement  j’étais tellement mieux dans l’ambiance  en écoutant Jane accompagnée du piano et du  violon .Je e trouvais  alors dans une certaine intimité et très près de Jane.

 Je la connais bien. Je l’ai souvent interviewée.Elle  reste la même : une femme généreuse et charmante en diable. Je l’ai toujours aimée comme elle est :  simple , pratiquement sans maquillage , habillée d’une petite chemisette.


Notre collaboratrice attitrée , Mijanou Loosen, nous confie ses impressions.


Mijanou : Quel bonheur de revoir Jane Birkin sur scène.

Elle est si vraie , si magnifiquement elle-même; sans artifice , sans faux semblant , presque sans maquillage , en  » pantalon-chemise blanche d’homme…(clin d’oeil au « garçon manqué  » qu’ell a toujours aimé être)…et qui nous dit à nous , public ravi et comblé :  » MERCI »… »Merci de vous être déplacé , vous aviez peut-être d’autres choses à faire… » ! Elle ajoute alors malicieusement :  » Après tout, vous êtes venus  ici  voir une vieille Anglaise et 4 Japonais! »!

Elle est vraiment là, devant nous, pour offrir cet  hommage d’amour à Serge et pour nous apporter du bonheur , un bonheur parfois teinté d’un peu de nosalgie , ou, en tout cas, un peu de  » plaisantristes »….Mais de la gaîté aussi , si présent dans son grand sourire et sa voix confidentielle .


Le choix des chansons est centré sur les plus beaux textes de Serge; » les plus beaux textes qu’un être humain peut offrir à un autre être humain » nous dit-elle.

Et, comme  lors de son passage à Bruxelles: une sono parfaite , des musiciens fantastiques , un éclairage soigné…et aussi ce petit moment magique où elle se balade dans les rangées de la salle avec un petit parapluie qui l’éclaire , en souriant à un spectateur, puis à un autre , cette fois c’était sur la chanson  » Baisers »… »Baisers doux « … »Baisers fous « …

MILLE MERCI Jane!…et merci  à Wolubilis de l’avoir invitée !


Merci à Vous Mijanou pour ces plus beaux compliments auxquels j’adhère avec joie.

Les applaudissements ont redoublé en fin de concert ,le public debout pour l’acclamer, Jane le remerciant et lui disant «merci ,merci , merci »

 Moi aussi, je te dis mille merci  Jane  et l’espoir de te revoir !

 Et merci au Wolubilis de l’avoir invitée !


 Le hasard fait parfois  bien les choses.


Rendez-vous dans quelques  instants…


Mijanou/Roger


 

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Hier jeudi et aujourd’hui  vendredi ,  c’est Serge Gainsbourg qui est chanté par le groupe «  Les Aquoibonistes »  en co production ave le Théâtre de l’Etuve de Liège.

 Ils sont à  Bruxelles le long du canal  sur la péniche 22. Péniche Fulmar 1913 !

Le titre de leur spectacle: « GAINSBOURG…AFFIRMATIF »

 

Ils sont six pour vous présenter ce concert :

 

Sophie Fostroy

Stéphane Strepenne

Laurence Welkenhuyzen

Et au piano : Xavier Chapelier, Jérôme aux percussions , Robert Ortman : basse, contrebasse, trombone.

Arrangements : Xavier Chapelier et Robert Otman.

Mise en scène : Ginette Matagne.

 

Une nouvelle soirée de plaisir à l’écoute des chansons de Gainsbourg dans un climat amical.

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Notez bien l’adresse :

 

Péniche FULMAR  1913

Quai des Péniches 22-

Info/ Réservation : 0497/2330067—085/ 23 42 52

 

Allez-y, ne ratez pas ce rendez-vous. Vous serez bien accueillis.

Deux collaborateurs du blog vous confient leurs opinions.


Pierre Havrenne: La péniche Fulmar vous embarque pour ce bel hommage à Gainsbourg, au fil de ses chansons phares. Ginette Matagne a fait, parmi la production fleuve, un choix judicieux, assurant la cohérence d’une sélection qui parle avant tout des rapports amoureux.

 

Faisant la part belle à des chansons de jeunesse parfois méconnues, le spectacle nous rappelle le génie créatif de l’auteur-compositeur mort en 1991. Les trois musiciens, parfaitement à l’aise avec le répertoire, accompagnent brillamment les chanteurs qui ré-interprètent sans chercher à imiter. »

 

 

 

Mijanou Loosen : Cette joyeuse troupe a le dynamisme et l’entrain pour créer, au sein d’une salle intime, ici en l’occurrence, ce cabaret-péniche, une très bonne ambiance au diapason du choix des chansons, dans ce répertoire infini  et varié de Serge. 

 

On ne se lasse pas d’entendre et réentendre ces chansons, et c’est très amusant de « jouer » à deviner, au son des premiers rythmes donnés par les musiciens : « Ah, oui… c’était quoi cela ??? ».

On peut aussi redécouvrir par exemple ce que chantait « BB » :  « L’appareil à sous »… une chanson que j’avais complètement oubliée !

Un petit « bravo » plus spécialement au batteur qui nous a régalé d’un beau moment de djembé.

Merci à Vous.  


Roger Simons,

Mijanou Loosen,

Pierre Havrenne

 

ELLE ARRIVE DANS NOS MURS : JANE BIRKIN

 

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Dans quelques heures , elle aura rejoint Bruxelles et le Théâtre  Wolubilis, pour y donner un concert fantastique dont je vous ai déj parlé, il y a  un petit temps.

Jane sera accompagnée par quatre musiciens japonais:

Hoshiko Yamane ( violon)

Takuma Sakamoto ( trompette)

Ichiro Onod ( drums)

Nobuyuki Nakajima ( piano et direction musicale)

 

Jane : C’est à la suite de la catastrophe au Japon , le tremblement de terre et aussi le tsunami que j’ai décidé de faire ce concert.

Je connais les Japonais depuis 40 ans. J’ai alors pensé :  » vas-y, va leur dire qu’on pense à eux d’ici » La seule choses que je pouvais leur offrir était un concert.

Puis , j’ai décidé d’emmener  ces quatre magnifiques musiciens japonais  pour ce grand concert en Europe et demain mercredi à Bruxelles.

On m’a demandé de donner des concerts en Amérique . J’ai accepté mais j’ai exigé que ce soit les mêmes musiciens.

J’avais trouvé ma motivation.

Ce sera aussi un hommage à Serge  qui nous a quitté il y a vingt ans !

 

A demain donc  pour faire la fête et penser à Serge !

 

Je vous embrasse.

 

Jane 

 

 

 

JANE BIRKIN AU WOLUBILIS

 

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 AVANT-PREMIERE : UN RETOUR ATTENDU…

  » Yeux bleus

« Cheveux châtains

« Jane B.

 

(Jane avec son délicieux accent anglais qu’elle conserve pour le plaisir):  Je suis Jane B.

 « Anglaise

« De sexe féminin

  (Chanson « Jane B » – Gainsbourg/Birkin)

 

JANE BIRKIN AU WOLUBILIS

 

Jane Birkin : (riant) Je mesure 5 pieds et 7 pouces. Pas de signe particulier. Pas de don exceptionnel mais je suis là.

 

De dons peut-être pas quoique…mais de qualités, certes, oui.

Elle en possède à l’infini. C’est une femme avec qui  on est bien immédiatement : gentille, simple, authentique, amicale,  tendre, affectueuse, chaleureuse, généreuse. Et qui dégage un charme des plus séduisants.

 

« Les dessous chics

« C’est se garder au fond de soi

« Fragile comme un bas de soie

(« Les dessous chics –/Serge Gainsbourg/ Jane Birkin)

 

Je l’ai rencontrée et interviewée une belle poignée de fois  à Paris, Cannes, Bruxelles. Sur un tournage, dans sa loge  de théâtre,  chez elle rue de Verneuil 5 Bis, la maison de Serge, à l’époque où ils vivaient ensemble !

 

Jane Birkin : Je ne me suis jamais beaucoup aimée pour ne pas dire : pas du tout, et s’il m’est arrivé de me trouver jolie ou même belle, c’était  toujours par le regard des autres, plutôt de ceux qui étaient amoureux de moi, ou même qui me regardaient tout simplement  C’est sans doute pour ça qu’on devient actrice…

 

Indépendamment de la chanson, Jane a joué dans moult pièces, elle a reçu le « Molière »  de la meilleure comédienne pour son interprétation dans la pièce d’Horowitz : « Quelque part dans cette vie ».

Je l’ai vue aux côtés du grand comédien, ex administrateur de La Comédie Française, Pierre Dux.

Elle était  touchante, émouvante, authentique.

 

Jane : Je suis venue au théâtre malgré moi.  Pour moi, à chaque pièce doit correspondre un climat. Au théâtre, on a le droit de discuter avec son metteur en scène.  Au cinéma, on ne discute pas. On « obéit » !

C’est extraordinaire de travailler  avec Jean-Loup Dabadie, tout comme avec Patrice Chéreau qui m’avait mise en scène pour « La Fausse suivante »  de Marivaux…

Je vais te faire un aveu : je ne connaissais même  pas Marivaux quand on m’a proposé le rôle. Je n’avais jamais fait de scène et  – comme tu l’as souligné – j’avais conservé (elle rit)…pour le plaisir… mon accent anglais.

 

– Jane, comment vois-tu l’acteur ?

Jane : L’acteur qui m’intéresse, c’est celui qui a une personnalité en dehors du rôle qu’il interprète.

J’ai toujours été  intéressée par des êtres qui sont différents, marginaux. Je suis pour que les gens puissent vivre leur différence.

J’aime aussi être excessive.

J’aimerais tellement qu’on me filme comme si j’étais transparente, anonyme, comme si j’étais n’importe quoi…

 

Agnès Varda (réalisatrice) : Tu es belle comme la rencontre fortuite sur une table de montage d’un androgyne tonique et d’une Eve en pâte à modeler.

 

Jane Birkin (à Varda): J’ai accepté de faire l’actrice et aussi d’être ton modèle !

 

« C’est un aquoiboniste

Qu’a pas besoin d’oculiste

Pour voir la merde du monde

A quoi bon.

 

Un aquaboniste

Qui me dit le regard triste

Toi je t’aime les autres ce sont

Tous des cons.

(« L’aquoiboniste » – Gainsbourg – Birkin)

 

J’ai passé des moments délicieux et inoubliables avec Jane.

 

C’est avec impatience que j’attends la date du  27 février pour bondir au Wolubilis la regarder, l’écouter, l’applaudir et lui dire : Tu sais , Jane, tout le monde t’adore en Belgique , et moi le premier…

 

Une sacrée femme tout à fait  exceptionnelle  Jane !

 

« Di doo di doo di dah

« o di doo di doo dah

« j’ai je n’sais quoi d’un garçon manqué

« di doo di doo di dah…

(« Di doo dah- Gainsbourg/Birkin)

 

Elle est pudique, particulière,  respectueuse,  loyale, d’une loyauté extraordinaire d’ailleurs envers les hommes qu’elle a aimé, envers les choses aussi, les époques de sa vie, les gens avec qui elle a travaillé. Un incroyable respect du métier. Une magnifique et vraie professionnelle.

Jane est souvent émouvante– et en même temps – pathétique, sincère ou hystérique, passionnée et passionnante !

Mais vous la connaissez bien…

 

« Norma Jean Baker

« One two three o five

« Norma Jean Baker

« Fifth Helena drive

« Qui sait maintenant où elle est

« Peut-être plus à L.A…

(«  Norma Jean Baker » – Gainsbourg/Birkin)

 

Je l’ai revue souvent Jane, à Bruxelles entre autres, au Palais des Beaux-Arts  un soir,où elle  nous a offert un récital tout à fait extraordinaire, unique !

J’étais installé au balcon de la salle Henri Le Bœuf. Jane se déplaçait un peu partout, micro en main. Elle était merveilleuse. Elle m’a repéré. Elle est venue vers moi. J’étais très intimidé. Je ne savais pas où me mettre. Elle a continué à chanter tout contre moi…Je craquais, je fondais de plaisir…Et tout le monde me regardait…

Ce fut pour moi une soirée restée sur le disque dur de ma mémoire…

 

« Je t’aime

« Oh oui je t’aime

« Moi non plus

«  Je t’aime. Je t’aime. Moi non plus » / Gainsbourg/Birkin)

 

Stop. Censure…

 

27 FEVRIER. JANE BIRKIN AU WOLUBILIS

 

Avec Hoshiko Yamane(violon) , Takuma Sakamoto (trompette),  Ichiro  Onoe(drums) , Nobuyuki Nakajima (piano/direction musicale)

 

Une aventure imprévue qui a débuté lors d’un passage au pays du soleil levant, après le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima.

L’occasion pour Jane Birkin de rendre un hommage puissant et magnifique à son mentor, disparu depuis maintenant 20 ans. Un concert de trésors cachés aux arrangements jazzy et rythmés. A voir absolument !

 

Il n’y a plus  une seule place de libre, mais , on ne sait jamais,  il suffit qu’une personne se désiste au dernier moment…

 

...di doo di doo di dah…

…je vais , je vais et je viens

…Entre tes reins…

(« Je t’aime. Je t’aime. Moi non plus »/Gainsbourg/Birkin)

 

(Avec des extraits du livre «  ENTRE SCENE ET MICRO  » dont je suis l’auteur)

 

Roger Simons