Une pause qui se prolonge …

Non, Roger Simons n’est pas en grève,

ni aux Bahamas,

ni parti chercher les Journaux avec les programmes des spectacles !

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bonsoir.

Il est malheureusement encore absent du blog pour raison de santé, pour un « certain temps » que l’on espère court !

 

Vous souvenez-vous de cette blague du fût du canon et du temps qu’il met pour se refroidir ?

Et vous souvenez-vous du nom de son auteur ?

C’est le petit quiz de ce jour !

 

Entracte donc ! Mais, si vous surfez sur les archives, vous revivrez les grands spectacles de ces dernières semaines… de ces derniers mois…

que dis-je ? de ces dernières années !

 

Et aussi, sur le blog annexe, vous trouverez,

Mis en ligne tout bientôt l’épisode suivant du parcours de votre saltimbanque : le jeune comédien Roger Simons qui « monte » à Bruxelles !

Ne manquez pas ce récit, et découvrez son enfance à Liège, dans les épisodes précédents.

 

Amis des Feux de la Rampe, ensemble nous attendons avec impatiente la reprise de l’antenne de ce blog-émission par l’interviewer des grandes stars du spectacle !

Découvrez sur le site de la SONUMA ou sur AUVIO, l’une ou l’autre archive sonore de ses émissions, dramatiques et feuilletons de la RTBF … et de l’INR !

Par Ouï-dire… Jeanne Moreau se raconte 

Un jour dans l’histoire …. SIMONE SIGNORET

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A bientôt !

Bonne semaine et à tout bientôt !

Roger Simons et son équipe logistique

Une Interruption soudaine

… Soudaine et survenue à regret

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bonjour.

Pour des raisons de santé Roger a dû interrompre ses soirées aux théâtres et donc aussi les parutions de ses chroniques

Roger Simons espère les reprendre au plus vite.

Mais que cela ne vous empêche pas de vous rendre aux théâtres le mois d’octobre s’annonce riche.

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci pour votre attention et votre présence sur le blog.

 

Vous avez surement pris connaissance  du nouveau blog?

Son nom : » ITINERAIRE D’UN SALTIMBANQUE FOU DE THEATRE »

On peut le lire le dimanche… on en sera à l’épisode 3

Bon week-end et à tout bientôt !

Roger Simons et son équipe logistique

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CALLAS, IL ETAIT UNE VOIX (THEATRE JEAN VILAR – THEATRE BLOCRY)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe »,

bienvenue à Vous.

A découvrir une femme au destin incroyable!

CALLAS, IL ETAIT UNE VOIX – JEAN-FRANCOIS VIOT

(THEATRE JEAN VILAR – THEATRE BLOCRY)

La musique. L’amour. Le destin.

 

 

SYNOPSIS

En cette belle fin d’après-midi de 1977, François Grenier – journaliste pour la radio – n’a qu’une idée en tête : empoigner sa valise pour fuir Paris et ses soucis professionnels, sauter dans le train et rejoindre sa famille en vacances.

Mais une actualité brûlante va le retenir dans la capitale. En milieu de journée, Maria Callas est décédée, seule, dans son appartement. Chargé par sa direction de réaliser une émission spéciale pour le lendemain, François plonge dans la documentation. Jusqu’à ce que – par réelle magie ou grâce à sa puissante imagination – une figure féminine mystérieuse fasse son apparition.

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Sur le ton de la confidence, les moments clés de la vie de la diva sont incarnés par nos héros, révélant un parcours d’artiste et de femme jalonné de surprises. Car la pièce n’est pas d’abord un récit de vie, mais la rencontre entre deux êtres humains qui opère sur chacun une transformation inattendue…Comment porter à la scène le destin incroyable de cette figure mythique ? Tel est le défi relevé avec brio par Jean-François Viot dont vous connaissez la plume : souvenez-vous de Sur la route de Montalcino et plus récemment de Lettres à Elise.

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Sur scène, Anne Renouprez, comédienne et soprano, interprète Maria Callas avec une troublante ressemblance.

Alain Eloy complète cette partition pour un tandem de haut vol.

 

MARIA CALLAS, PRIMA DONNA

Il y a quarante ans, le 16 septembre 1977, s’éteignait Maria Callas, qui fut célébrée durant son exceptionnelle carrière comme aucune autre cantatrice. Un anniversaire qui rappelle la valeur de l’univers merveilleux de l’opéra et de ses cantatrices les plus brillantes.

La mort de Maria Callas, a transformé sa vie exceptionnelle en destin tragique.

CALLAS, IL ETAIT UNE VOIX


Le 17 septembre 1977, Maria Callas avait rendez-vous avec son agent pour mettre en place le cadre d’un nouvel enregistrement avec Georges Prêtre, Werther de Massenet, et envisager une nouvelle tournée pour 1978. En la lâchant la nuit d’avant, son cœur a décidé pour elle : elle entrait dans la légende éternelle des météores à la destinée brève et spectaculaire.

Elle était née le 2 décembre 1923 à New York sous le nom de Maria Anna Sophia Cecilia Kalogeropoulos de parents grecs émigrés aux Etats-Unis l’été d’avant.

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NAISSANCE DE L’HISTOIRE

Cette histoire est donc l’imagination de François, l’homme de la radio, qui doit réaliser en quelques heures une longue émission sur La Callas.

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Il reçoit une jeune et jolie femme, comédienne et chanteuse, qui chante La Callas d’une façon tout à fait extraordinaire.

Sa voix est prestigieuse, tant du reste dans le rôle qu’elle interprète que dans sa vie.

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Cette pièce nous donne l’envie de revoir la diva, et de l’écouter chanter à travers de nombreuses vidéos et la multiplicité d’enregistrements.

Cette pièce nous fait découvrir ces deux acteurs et la voix magnifique de la comédienne.

Anne Renouprez , comédienne et soprano interprète La Callas avec une troublante ressemblance.

Alain Eloy complète cette partition pour former un tandem de haut vol.

Mise en scène vivante de Patrick Brüll

Lumières de Laurent Kaye

Production de l’Atelier Jean Vilar

CALLAS, IL ETAIT UNE VOIX

Jusqu’au 06/10/17

THEATRE BLOCRY

Place de l’Hocaille -1348 Louvain-la Neuve nord

Infos Réservations : 0800/25 32 53


Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  »

Merci de votre présence et votre intérêt à suivre le blog  » spectacles »

Merci également pour votre venue au blog du dimanche

« Itinéraire d’un saltimbanque fou de théâtre.

A tout bientôt

Roger Simons

 

 

CONFESSIONS (THEATRE DES RICHES-CLAIRES)

CONFESSIONS  DAVID NOBREGA & JONATHAN SIMON

(THEATRE DES RICHES-CLAIRES)

Eux deux, les auteurs : Nous sommes tous les deux des grands solitaires. Et cela n’est pas forcément quelque chose de négatif, en fait !

Absolument pas négatif ! Au contraire !

– Comment s’est construit le projet  » Confessions  » ?


Jonathan : J’ai écrit la première version de CONFESSIONS « pour mon mémoire à l’IAD.

David et moi étions restés amis, le projet l’intéressait et il a accepté de travailler avec moi pour la suite.

D : En effet, la thématique principale du spectacle, la solitude me parlait énormément.

CONFESSIONS

Un beau titre !

Un merveilleux spectacle sans prétention, attachant   , une histoire jouée par ces quatre comédiens: Merlin Amandine, Alexandre et Colin.

Quatre acteurs que je découvre avec beaucoup de plaisir.

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CONFESSIONS

En quelques lignes : X n’a pas d’amis de famille ou de femme, pas de passions, de hobbies , d’ambition particulière. Ca lui convient, cela ne l’empêche pas d’être vivant. Il se sent en sécurité, rien ne vient perturber ses habitudes. Son plaisir : boire une bonne tasse de bon café.
Jusqu’à ce jour, il invite une jolie femme dans son studio et le doute avec. Fait-il le bon choix ?

Il va alors fantasmer sa future rencontre et imaginer toutes les possibilités qu’elle offre, tant négatives que positives, afin de savoir ce qu’il désire vraiment.

Il entame une véritable quête existentielle, naviguant sans cesse entre la réalité crue de sa vie et ses réflexions, entre ses illusions et ses rêves.

Ce qui est fort intéressant dans cette pièce, c’est le fait que nous avons tous, nous les spectateurs, la possibilité de moduler cette rencontre comme nous l’imaginons.

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CONFESSIONS

-Comment s’est construit ce projet ?

J : La première version touche de très près la thématique principale du spectacle, la solitude nous parlait énormément.

– Comment le texte -t-il évolué?

J : La première version était extrêmement touffue et brassait trop d’éléments importants que pour pouvoir tous les exploiter correctement.

Le personnage était soumis à quantité de problèmes, ce qui parasitait la trame au point qu’elle devienne confuse.

Cette première version était essentiellement basée sur le traumatisme du personnage.

Après cette première version dramaturgique, une autre version de texte dont la trame tourne autour d’une rencontre. Le personnage principal fait une rencontre particulière qui l’amène à l’interroger sur lui-même et son rapport aux autres.

D : Cela dit, nous essayons d’aller plus loin mais toujours dans la sincérité envers soi même et les autres.

J : On apprend vraiment sur tout et à devenir totalement multicasquette.

D : Notre projet interroge largement notre rapport à la société , aux contraintes et obligations quelle induit, mais également l’amour. Car finalement , c’est quoi aimer ? Tomber amoureux d’une altérité , ou chercher à combler un plaisir narcissique ?

J : Bon. Assez discuté , détachons-nous maintenant ? Eux quatre ? Du talent ! De la persévérance ! Du charme ! De la sympathie !

A voir sans tarder !

 

CONFESSIONS

Jusqu’au 30/09/17

THEATRE DES RICHES – CLAIRES

Rue des Riches-Claires- 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 548 25 80

« Une rentrée tout en dentelles « ( Eric De Staercke – directeur du théâtre)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci de votre visite , de plus en plus nombreuse.

On se retrouve tout bientôt !

Au fait, avez-vous pris connaissance de mon nouveau blog? « Itinéraire d’un saltimbanque fou de théâtre »?

Tous les dimanches.  ITINERAIRE D’UN SALTIMBANQUE FOU DE THEATRE

 

Ce blog en amitié avec « Les Feux de la Rampe »

A dans quelques jours …

 

Roger Simons

TRISTESSES-ANNE-CELINE VANDALEM (THEATRE NATIONAL) (republication)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bonjour.

Nous re-partons ensemble pour une grande aventure…Suivez-moi.

Boulevard Emile Jacqmain : Le Théâtre National !

Un spectacle de théâtre musical dont le sujet principal est la relation qu’entretient le pouvoir à la tristesse.

Empruntant les codes du polar et de la politique.

Anne-Cécile Vandalem dissèque avec humour l’une des plus redoutables armes politiques contemporaines : l’attristement des peuples.

Au moyen d’un dispositif à la frontière du cinéma, elle met en lumière le pouvoir des médias et le mode opératoire d’une censure qui agit au grand jour ou dans l’ombre insidieusement.

TRISTESSES – EVENEMENT THEATRAL ET CINEMATOGRAPHIQUE

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Sur le plateau du théâtre, un groupe de caméras dissimulées qui filment en direct l’action de la pièce et qui rejoignent les endroits   où se joue le spectacle – théâtre.

A ma connaissance, c’est la première fois que l’on procède de la sorte.

UN DISPOSITIF À LA FRONTIÈRE DU CINÉMA

Tristesses est l’histoire d’une histoire, de son déroulement à sa reproduction sur un plateau de tournage.

La scénographie répond à cette nécessité : la mise en place d’un dispositif intégré à la fiction même.

Devant nous se trouvent les différents espaces fictionnels (la maison des Petersen, la maison des Larsen, l’église, la maison de Ida Heiger, la place du village). Ces maisons, par leur ligne épurée, renvoient tout autant à une esthétique nordique qu’au décor d’un plateau de tournage.

 

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Alors que chaque intérieur laisse dévoiler, par le truchement de la caméra, un intérieur extrêmement réaliste (salle à manger des Petersen, cuisine des Larsen, église protestante, chambre et bureau de Madame Heiger, sauna de Mr Heiger), le village de TRISTESSES et ses habitants évoluent dans une palette chromatique légèrement décalée du réel (teintes grises, lumières en clair-obscur empruntant à l’esthétique de Roy Andersson).

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Cette esthétique renforce la sensation d’une inquiétante étrangeté et se révèle être une des clés du basculement de l’intrigue : alors que le spectateur peut, en début de représentation, être tenté de croire à un choix esthétique relevant d’une forme de réalisme, il sera comme progressivement frappé par l’évidence de ce qui se joue devant lui : l’histoire d’une histoire.

La fonction dramaturgique des images.

La manière de représenter le village de TRISTESSES et d’amener, à travers le prisme de la caméra, la découverte de ses habitants, permet un glissement progressif vers le politique.

En déplaçant le regard du spectateur, en lui permettant de voir, via l’angle de la caméra, ce qui se passe à l’intérieur des maisons ou en dehors de son champ de vision, le dispositif questionne le principe de représentation, la notion de voyeurisme. Il confronte également le spectateur à la puissance des images, le poussant, entre attrait et répulsion, à une prise de conscience des multiples potentialités que recèle l’image filmée.

TRISTESSES met en relief le détournement qu’il est possible d’en opérer. Une dichotomie s’établit entre ce que les images racontent effectivement et la manière dont elles sont détournées, entre leur caractère objectivant et ce qu’elles sont capables de produire de charge émotive. Le spectateur peut ainsi s’approprier le sujet en opérant ce double mouvement d’identification à la fiction et de distanciation vis-à-vis de celle-ci.

Afin de renforcer ce ressort dramaturgique, l’utilisation de la vidéo passe également par l’utilisation du gros plan.

Le gros plan

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Dans le récit, le parti politique en place, le Réveil Populaire, dirigé par Martha Heiger, est un parti qui tend à contrôler, par la surexposition, les individus : aucune zone d’ombre ou de refuge n’est possible. Le visage apparaît comme cristallisation de cette idée : à la fois masque ou miroir par lequel les pensées ou les émotions sont cachées ou révélées malgré nous, mais aussi surface réfléchissante, outil de propagande affective, de falsification ou de contrôle des émotions.

 

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C’est passionnant de suivre ce chemin de l’image tout en observant le jeu des comédiens…

Tout cela est génial ! Remarquablement réalisé.

Cela dit, on se sent plus au ciné qu’au théâtre…

Le théâtre évolue sans cesse…et cela se sent un peu partout dans les milieux théâtres.

Nouveau et intéressant ! Tant pour les comédiens que les spectateurs.

 

TRISTESSES- L’HISTOIRE DU PASSE – L’HISTOIRE PRESENTE…

 

Tristesses est une petite île située au Nord du Danemark. Suite à la faillite de ses abattoirs, principale source économique du lieu, elle s’est vidée de ses habitants. En 2016, elle ne compte plus que huit habitants et est administrée par un maire issu du Parti du Réveil Populaire ; parti populiste de droite fondé par Käre Heiger (habitant l’île) et actuellement dirigé par sa fille, Martha Heiger.

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Nous sommes à la veille des élections nationales. Martha Heiger est donnée pour favorite au poste de premier Ministre. Alors que sa mère, Ida Heiger, s’apprête à faire des révélations concernant l’implication du Parti du Réveil Populaire dans la faillite des abattoirs, leur fermeture et la mort de deux fermiers, elle est assassinée. Son meurtrier, Joseph Larsen, pasteur et ancien comptable des abattoirs, lourdement impliqué dans cette histoire, déguise ce meurtre en suicide.

En se réveillant le matin, les habitants découvrent Ida Heiger pendue dans le drapeau du Danemark. Pour sa fille, cela ne fait aucun doute, l’acte de sa mère est destiné à déstabiliser le parti et l’empêcher de remporter les élections.a

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Alors qu’elle est de retour sur l’île de Tristesses pour récupérer (incognito) le corps de sa mère, elle soumet un projet aux habitants : la réhabilitation des anciens abattoirs en studio de cinéma de propagande destinés à prévenir des dangers qui menacent le Danemark.

Chaque habitant est impliqué dans une affaire compromettante et n’a d’autre choix que de se soumettre à la volonté du parti. Les habitants se résignent à signer. Seules deux adolescentes vont tenter de résister.

 

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Croyant être guidées par les visions de la plus jeune, qui communique avec le spectre d’Ida Heiger, Ellen et Malene vont entreprendre de remettre les abattoirs en marche afin d’accomplir la dernière volonté d’Ida Heiger : y être incinérée. Leur quête, dans laquelle elles s’engagent naïvement, les amène à tenter d’assassiner Martha Heiger. Mais cette résistance vaine les conduit indirectement vers leur mort.a

 

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Il en va de même pour l’ensemble des habitants de l’île qui, poussés dans leurs derniers retranchements, finissent par s’entretuer. Ne reste plus alors à Martha Heiger qu’à quitter l’île discrètement, emportant avec elle les images de ce qui constituera le premier film produit par le parti : un documentaire fictif ayant pour sujet l’assassinat d’une petite communauté par deux jeunes adolescentes, en perte de repères. La culture n’est plus ce qui nous défend de la barbarie et doit être défendue contre elle. Elle est ce milieu même dans lequel prospèrent les formes les plus intelligentes de la nouvelle barbarie. (G.Didi-Huberman)

Quelques mois plus tard, le Parti du Réveil Populaire remporte les élections et Martha Heiger est nommée Premier ministre. Son premier projet est de faire passer une loi liberticide imposant un quota de production et de diffusion d’œuvres nationales via les télévisions et médias et limitant l’attribution de subventions aux seules œuvres ayant été approuvées par une commission mise en place par l’État.

 

LA PRESENCE MUSICALE

 

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Au même titre que la vidéo, la musique joue un rôle notoire dans la mise en place de la propagande et la mise en perspective de la censure. Alors que la vidéo met en lumière et instrumentalise l’émotion, la musique joue son rôle d’amplificateur dans la mesure où elle constitue une dynamique fondamentale qui innerve la structure et le récit.

Deux musiciens sont en scène et jouent durant pratiquement tout le spectacle.

Certains chants intégrés dans la fiction. Il s’agit de chants clairement associés à un héritage qu’il soit culturel ou religieux (chant folklorique danois, cantique protestant).

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TRISTESSES

Cette pièce joue avec les codes du polar.

Au cœur de l’histoire se mêlent deux intrigues : un meurtre déguisé en suicide (qui sera finalement élucidé), et le sacrifice d’une communauté pour un enjeu politique.

La rencontre entre ces deux intrigues est d’autant plus violente que les personnages ne détiennent pas tous les mêmes clés de compréhension de ce qui se joue (certains subissent sans comprendre le drame qui se joue, d’autres pressentent la tragédie à venir ou se contentent de la traverser avec l’inconscience et la légèreté de la comédie.

TRISTESSES exploite ainsi les personnages et les situations dans leur caractère intégral et jusqu’à leurs limites et constitue, dans une certaine mesure, l’histoire d’une rencontre violente entre la comédie, le drame et la tragédie.

Dix comédiens l’interprètent avec virulence.

On oublie qu’ils sont des acteurs, tant ils sont vrais dans l’interprétation de leurs personnages.

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TRISTESSES

Un tout grand spectacle !

Empruntant les codes du polar et de la comédie politique, Anne-Cécile Vandalem dissèque avec humour une des plus redoutables armes politiques contemporaines : l’attristement des peuples.

 GENERIQUE

Les comédiens : Vincent Cahay, Anne-Pascale Clairembourg, Epona et Sléné Guillaume, Pierre Kissling, Vincent Lécuyer, Bernard Marbaix, Catherine Mestoussis , Jean-Benoit Ugeux, Anne-Cécile Vandalem , Françoise Vanhecke

Conception, écriture et mise en scène : Anne-Cécile Vandalem

Composition musicale : Vincent Cahay , Pierre Kissling

Scénographie : Ruimtevaarders

Création sonore : Jan-Pierre Urbano

Création lumière : Enrico Bagnoli

Création costumes : Laurence Hermant

Création vidéo : A van Egmond

Régie générale et plateau : Damien Arril

Assistanat de création : Sarah Seignobosc

Chef opérateur : Federico d’Ambrosio

Accessoiriste : Fabienne Muller

Création maquillage : Sophie Carlier

Coiffure :Gaetan d’Agostino

Soprano , instrumentiste et coach : Françoise Vanhecke

Second assistant de création : François Maque

Collaboration dramaturgique : Sébastien Monfé

Assistante costumes : Elisa Vidal Riezu

Assistant régie : Pierre Draye

Assistant caméra : Simon Breveeld

Régisseur Lumière : Kevin Sage

Création : Das Fräulein (Kompanie) et Théâtre de Liège

Production : Das Fräulein (Kompanie).

Coproduction :Théâtre de Liège (Be), Le Volcan – Scène Nationale du Havre (Fr), Théâtre National de la Communauté française (Be), Théâtre de Namur (Be), Bonlieu – Scène nationale Annecy, Le Manège. Mons, Maison de la Culture d’Amiens – Centre européen de création et de production, Les théâtres de Marseille (Fr), Aix- en-Provence….

TRISTESSES

Les 22 & 23/09/17

THEATRE NATIONAL

Bld Emile Jacqmain111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 203 53 03


 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention.

Bonne vision ou re-vision et à tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

RHINOCEROS/EUGENE IONESCO/CHRISTINE DELMOTTE(THEATRE DES MARTYRS )

(republication)

Amis de l’émission/blog »Les Feux de la Rampe » , bienvenue au blog.

Reprise d’un grand spectacle joué en 2016 au Théâtre de la Place des Martyrs…ainsi

qu’au Théâtre Jean Vilar.

Nouvelle adresse : Théâtre des Martyrs

A voir absolument ! Et revoir !

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 Non, pas ceux-là…Les autres…

 

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La vie d’Eugène Ionesco est significative de sa création littéraire : pris entre deux langues, le roumain, langue du père, et le français, langue de la mère, il développe un esprit critique issu de distanciation implicite d’un bilinguisme acquis douloureusement ; puis, pris dans la montée des fascismes, il en tire une expérience horrifiée qui le pousse à la révolte contre toutes les idéologies et tous les conformistes intellectuels.

Le théâtre de Ionesco est le reflet de ces déchirements personnels et l’expression des angoisses qu’ils engendrent ; le pessimisme et l’anxiété percent derrière l’humour corrosif.

RHINOCEROS

Une fable dont les animaux incarnent tout d’abord des militants nazis et dont la contamination progressive de la population représente la propagation de l’idéologie fasciste.

Le choix des rhinocéros vient de la couleur de l’uniforme fasciste roumain (chemise verte et pantalon noir) et de la force brutale de ces animaux sauvages qui rappellent le char d’assaut !

La représentation de ces rhinocéros est frappante, remarquablement croquée, vivante par ses acteurs.

RHINOCEROS

La pièce d’Ionesco met en scène une typologie d’intellectuels dont la parole envahit la scène : le théoricien pur (le Logicien), les dogmatiques (Jean et Bolard), le libéral (Dudard).

Les gens simples ont peu la parole ou la délèguent facilement. Ils sont présents du début à la fin de la pièce. Ils s’expriment par une série de gestuelles chorégraphiées, avec des images fixes.

Excellente idée de Christine Delmotte, la metteuse en scène et scénographe de ce spectacle.

 

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RHINOCEROS, une production de la Compagnie Biloxi crée en 1987, dirigée par Christine Delmotte depuis sa création.

Christine est une metteuse en scène tout à fait extraordinaire, pleine d’idées originales et d’inventivité.

Elle nous étonne à chacune de ses réalisations.

Ce qui est encore le cas avec « Rhinocéros »

LE FANATISME MENE TOUT DROIT A LA BARBARIE.

 Christine Delmotte : C’est la seconde pièce de théâtre d’Ionesco que je mets en scène.

Le personnage principal, Bérenger, double tragi-comique d’Ionesco, est le même que dans « Le roi se meurt », une autre pièce toujours d’Ionesco que j’ai montée également aux Martyrs, mais avec d’autres problématiques.

Le rêve/cauchemar y est toujours présent avec ses logiques insolites, ses délires pour raconter le monde.

Pietro Pizzuti continue avec nous la recherche débutée il y a deux ans.

Pietro en scène, c’est toujours une révélation et un bonheur !

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Christine : Ionesco se plonge dans ses propres tourments, son histoire personnelle pour nous raconter la grande histoire de l’humanité !

Derrière le rire d’Ionesco, il y a la mise en exergue de la difficulté de communiquer.

« L’enfer n’est pas ailleurs, l’enfer est ici, il est en nous, nous sommes l’enfer » 

Christine : Nous sommes des individus, pas des masses, nous rappelle Ionesco par ses métaphores.

C’est en individus particuliers et différents que nous voulons être bien traités par nos démocraties et ses lois laïques à rappeler constamment. La laïcité est la seule garantie de l’égalité pour nos démocraties, une force importante contre les fanatismes de tous poils.

J’ajouterai encore que l’un des grands défis théâtraux de cette pièce de théâtre est de trouver, sur le plateau, une concrétisation particulière pour ces rhinocéros.

Je m’intéresse pour ce faire aux rythmes de groupes, de masses : gum-boot, tap-boots,body-claping, rythme corporel…

Ces mouvements et ces sons d’ensemble me racontent « cette nature qui a ses lois » comme le dit Jean, avant de devenir rhinocéros.

« La morale est antinaturelle » ajoute-t-il en braillant. Il veut remplacer la loi morale par la loi de la jungle. Béranger lui répond : « Réfléchissez, voyons, vous vous rendez compte que nous avons une philosophie que ces animaux n’ont pas, un système de valeur irremplaçable »

Cette opposition nature/culture est constante dans la pièce. La violence animale proposée par les rhinocéros nous rappelle bien des fanatismes d’aujourd’hui autour du monde…

(Propos tenus par Christine Delmotte)

 

RHINOCEROS

Cette pièce suscite une attention permanente durant le déroulement de l’action.

C’est passionnant à suivre, de par le sujet de la pièce, de par la mise en scène, la scénographie , le jeu formidable des neuf comédiens.

Un grand moment de théâtre !

Ionesco : J’ai pensé avoir tout simplement à montrer l’inanité de ces terribles systèmes, ce à quoi ils mènent, comme ils enflamment les gens, les abrutissent , puis les réduisent en esclavage.

Christine Delmotte : « Rhinocéros » a l’esprit d’innovation, de provocation des premières pièces d’Ionesco. Elle mélange les genres et les tons, le comique et le tragique..

Béranger découvre la complaisance de son entourage face à une étrange épidémie qui transforme les hommes en rhinocéros.

Une pièce contre les hystéries collectives et les épidémies qui se cachent sous le couvert de la raison et des idées.

C’est une comédie qui nous parle des tentations contemporaines pour les diverses formes de fanatisme.

C’est pour rire tout en méditant !

« RHINOCEROS » est la pièce à élever au rang de mythe avec sa présentation d’une vision du monde et d’interrogations de dimension collective sur l’homme !

92 minutes d’un théâtre fort, rigoureux !

A voir sans hésiter !

Christine Delmotte nous offre un spectacle rare, tenace, éclatant, doté d’une mise en action d’exception.

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 Neuf acteurs vigoureux, énergiques  avec en tête le remarquable Pietro PIZZUTI (Béranger) auprès de qui s’aligne l’excellente comédienne , attachée aux Martyrs depuis un long moment : Isabelle de BEIR (Daisy)

A leurs côtés : Christophe DESTEXHE( Dudard et le serveur), Fabrice RODRIGUEZ (Jean) , Aurélie FRENNET ( L’épicière et Madame Bœuf) , Gauthier JANSEN ( Le logicien et Botard), Julia LE FAOU (La ménagère et la femme de Monsieur Jean) , Camille PISTONE ( L’épicier , le pompier et Monsieur Jean) , Laurent TISSEYRE(Le vieux monsieur et Monsieur Papillon)

Bravo à tous, que nous applaudissons dans leurs interprétations.

A l’équipe visuelle des acteurs, je joins l’équipe technique qui travaille derrière le décor : Nathalie BORLEE (Eclairage et direction technique), Noémie VANHESTE(Collaboration scénographique), Fabian FINKELS   (Bande son) Fanny DONCKLES(Assistanat à la mise n scène et video) , Zoé SEVRIN ( Régie Mouvements), Camille FLAHAUX( Costumes), Melvin TAIDER Régie générale), Ambre CRISTOU ( Régie plateau) , Mélanie CHAUPRADE( Régie costumes) , Charlotte DUMONT (Production et Administration), Anna GIOLO Presse et Diffusion), Elise MAROT et Vanille PAULET Stagiaires)

Bravo à tous que nous applaudissons pour leur travail respectif.

Félicitations sincères à Christine DELMOTTE pour ses recherches, ses inventions, sa mise en scène, son travail avec les acteurs et sa scénographie des plus personnelles.

PROPOS

Peu de photos sur ce blog pour vous permettre de découvrir ces « Rhinocéros-acteurs » sur le plateau Jean Vilar.

Les voilà en répétition.

 

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Maquillés et habillés, c’est autre chose !

RHINOCEROS/Eugène IONESCO

Jusqu’au  07/10/17

THEATRE  DES MARTYRS

place des Martyrs  22 – 1000  Bruxelles

Infos Réservation :  032 2 223 32 08

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci pour votre attention et votre présence aux programmes du blog.

Avez-vous pris connaissance  du nouveau blog qu’on peut lire le dimanche ?

Son nom : « Itinéraire d’un saltimbanque fou de théâtre « 

Rassurez-vous  » Les Feux de la Rampe  » continuent  les chemins des nombreux théâtres.

Bonne soirée et à tout bientôt !

 Roger Simons

 

 

 

 


 

 

 

 

CHYPRE / THEATRE DE LA VIE

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « 

Je vous confie un document qui peut vous intéresser.

 

Othello, esclave noir affranchi, est à présent un vieux général.

Desdémone est une jeune femme blanche issue d’une minorité privilégiée détentrice du pouvoir dans la puissante Venise. Ils revendiquent face au monde leur amour sincère et loyal et se rient des transgressions : l’âge, les classes sociales, la couleur de peau…

Leur amour incarne la métaphore de la rencontre : rencontre entre les cultures, les langues, les communautés…Isolés sur l’île de Chypre, espèce de No man’s land auquel ils ne peuvent échapper et où le romantisme n’a pas sa place , les personnages se retrouvent prisonniers de leur destin

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À travers ce couple qui court irrémédiablement à sa perte, apparaît subtilement, en filigrane, le vrai visage cruel d’un ordre social et moral qui écrase sur son passage toute forme de résistance ou d’opposition. À l’heure de l’exacerbation des identités, des appartenances, sera-t-il encore permis d’aimer, de se parler, au-delà des catégories et des schémas imposés?

Une adaptation librement inspirée de l’œuvre de Shakespeare en résonnance avec le monde d’aujourd’hui.

 

Il nous est très vite apparu qu’il fallait concentrer l’action autour des deux personnages principaux : Othello et Desdémone et à travers eux deviner tous les autres personnages et le monde extérieur avec sa lourdeur et sa rigidité.

 

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Avec Abdelmalek Kadi et Lisou De Henau 

Adaptation et mise en scène :  Abdelmalek Kadi

Création lumières : Gwenn Van Ees.


Remerciements à Françoise Van Thienem et Carine Duarte.

 

CHYPRE / THEATRE DE LA VIE

Rue Traversière 45 – 1210 Bruxelles

Infos Réservation 02 /219 60 06

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

FLASH INFO:  Souvenirs d’une passion … la publication commence ce dimanche à lire sur ITINERAIRE D’UN SALTIMBANQUE FOU DE THEATRE

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HAMLET – WILLIAM SHAKESPEARE – THIERRY DEBROUX THEATRE ROYAL DU PARC

Amis de l‘émission/ blog  » Les Feux de la Rampe »,

bienvenue. Un beau moment avec…

HAMLET – WILLIAM SHAKESPEARE –

THIERRY DEBROUX

THEATRE ROYAL DU PARC

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Certes, ce spectacle est l’un des plus puissants que je connaisse. Sur tous les plans : le texte de Shakespeare,

la traduction , l’adaptation, l’interprétation , la mise en scène.

Un superbe travail mené de main de maître par le directeur du Théâtre : Thierrry Debroux.

A chaque saison il nous fait un cadeau merveilleux dans la présentation d’une oeuvre littéraire de grande puissance.

Un  » HAMLET  » que nous aimons, que nous re-découvrons   à chaque fois avec ses multiples adaptations d’une richesse propre à Thierry Debroux.

 

Thierry Debroux – (assis à son mac) : A l’heure où j’écris ces lignes, je suis plongé dans cette magnifique pièce créée à la fin du XVIème.

HAMLET ! Quel bonheur de se dire, en se levant le matin : je vais passer toute la journée en compagnie de Shakespeare ! Ce personnage universel se coule avec une incroyable aisance dans chaque époque qui s’en empare.

Il me semble aujourd’hui que le radicalisme d’Hamlet, formé à la célèbre université de Wittemberg (foyer du protestantisme) résonne particulièrement.

Intègre jusqu’à l’excès, comme a pu l’être Antigone,

il est sans pitié pour ses contemporains et particulièrement pour les femmes. Mais il serait vain de figer le personnage dans une couleur unique.

Hamlet nous échappera toujours et c’est ce qui fait sa force.

Et Thierry d’ajouter :

Thierry : Restons curieux et vive le spectacle vivant !

Pour être vivant, il est diablement vivant ! Et plus encore lorsque Hamlet fait son entrée : ITSIK ELBAZ, l’un de nos plus grands comédiens belges.

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Son interprétation est unique, phénoménale, gigantesque.

Thierry Debroux : Il y a peu de metteurs en scène qui ne rêvent pas de se confronter un jour au chef d’oeuvre de Shakespeare.

Personnellement , j’attendais avec impatience d’avoir trouvé l’acteur idéal à mes yeux pour prêter son corps , sa voix , ses émotions , sa part d’ombre au passage du Grand Will.

Et puis soudain , Itsik Elbaz s’imposa comme une évidence. Il y quelque chose d’infiniment mystérieux chez lui et outre son talent immense et la fragilité qu’il dégage sur le plateau, il y cette inquiétude, ce tourment qui semblent l’habiter et qu’il n’est donc plus nécessaire de  » jouer « .

Le mot est exact. Itsik ne joue pas, il est le personnage. Il le vit intensément.

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Personnellement, je l’ai découvert, il y a quelques années , dans la pièce de Romain Gary « La vie devant soi ». Il jouait Momo aux côtés de Madame Rosa campée par l’excellente comédienne Janine Godinas.

Itsik est un pince- sans-rire et faussement flegmatique.-

On a même écrit que sa force comique était celle des tout grands. C’est bien vrai !

Itsik est né en 1976, diplômé de l’IAD en 1999 ! Il peut tout jouer, c’est toujours une réussite. Mais cette fois, dans ce rôle d’Hamlet , il est au-dessus de tout et mériterait le prix de l’interprétation…

Cela dit, les comédiens autour de lui   interprètent leurs rôles

avec ardeur , vitalité, tonus. Chaque personnage est important et demande une présence scénique d’envergure.

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HAMLET XIEME VERSION

Comment jouait-on HAMLET du temps de Shakespeare ?

Le document du Théâtre du Parc, nous renseigne que c’est Richard Burbage , vedette du fameux Théâtre du Globe , fils du fondateur de ce théâtre , qui créa le rôle.

Intéressant : Cet acteur était excellent, lyrique à souhait et plein de chaleur. Ses rôles l’habitaient tellement que rentré en coulisses, il continuait à incarner son personnage . Ce n’est que peu de temps après, reprenant ses esprits, qu’il redevenait Burbage .

C’est ainsi qu’un jour , au moment de la scène du cimetière , il versa tant de larmes et fi montre d’un désespoir si sincère face au cercueil d’Ophélie , qu’affolé, un spectateur se mit à hurler  » Arrêtez-le ! Il va se tuer. »

Cela n’arrivera pas à Itsik, que l’on se rassure !

Autre info : Il parait que le premier Hamlet fut un homme gros…

La pièce a été jouée partout dans le monde, entre autres à Paris par Sarah Bernhardt en 1886…

A savoir : Que jouait Shakespeare lui-même : Conscient de sa belle stature et de sa superbe voix de basse, il s’était réservé le Spectre, et des témoins ont assuré qu’il y atteignait l’apogée de son art !

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Itsik a une voix magnifique, puissante, qui est comprise dans toute la salle. On ne perd pas un mot. C’est rare ça !

Remarquez, il en est de même avec tous les acteurs de ce spectacle. Cela aussi, ce n’est pas commun !

L’articulation, c’est important !

Le saviez-nous ? Shakespeare a interprété le rôle du spectre du père dans Hamlet ! Il a joué ce rôle d’Hamlet en 1602 dans une forme de tragédie et imposé une forme neuve et plus libre.

C’est ce que fait aujourd’hui Itsik!

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SHAKESPEARE ET HAMLET

Shakespeare a écrit plusieurs versions sur Hamlet dont la dernière jouée au Théâtre du Globe en 1603, version deux fois plus longues que les précédentes.

Peut-être est celle que nous avons vue dans nos théâtres au fil du temps ?

Chaque personnage est important : Gertrude Claudius, Horatio, Polonius , Laërtes…

On peut évoquer ou imaginer que Hamlet est fou ou résout à feindre la folie, mais feint-il vraiment ? Où es-il réellement fou victime de son propre piège ?

Jan Kott déclare :  » Hamlet imite-t-il la folie ou est-il

fou ? La mise en cène de Cracovie répond : Hamlet imite la folie , il se camoufle à froid derrière le masque de la folie afin d’accomplir un coup d’état …

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C’est passionnant à suivre!

On regarde ! On s’étonne ! On rit souvent, très souvent !

A chacun sa conception, sa vision de la pièce et également   la façon de jouer le personnage.

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A travers le temps, HAMLET a été monté et joué de manières différentes.

Thierry Debroux a sa façon à lui de concevoir la présentation d’une pièce. Il a l’art de la faire vivre avec des moments dramatiques et d’autres franchement drôles. Certaines musiques proches du 20ème siècle…se font entendre.

Thierry donne une grande valeur aux décors mobiles impressionnants.

Génial !

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RESUME SUCCINCT DE LA PIECE

Intéressant avant de vous rendre au Théâtre Royal du Parc :

« Le roi du Danemark, père d’Hamlet, est mort récemment. Son frère Claudius l’a remplacé comme roi1 et, moins de deux mois après2, a épousé Gertrude, la veuve de son frère3. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils qu’il a été assassiné par Claudius. Hamlet doit venger son père et pour mener son projet à bien simule la folie. Mais il semble incapable d’agir, et, devant l’étrangeté de son comportement, l’on en vient à se demander dans quelle mesure il a conservé sa raison. On met cette folie passagère sur le compte de l’amour qu’il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi. L’étrangeté de son comportement plonge la cour dans la perplexité. Mis en cause à mots couverts par Hamlet, Claudius perçoit le danger et décide de se débarrasser de son fantasque neveu. »

C’est passionnant de suivre cette pièce !

C’est passionnant de suivre tous les personnages!

GENERIQUE

Hamlet : Itzik Elbaz

Ophélie : Anouchka Vingtier

Gertrude : Jo Deseure

Claudius : Serge Demoulin

Horatio : Fabien Finkels

Polonius : Christian Crahay

Laërtes : Adrien Letartre

Bernaro , fossoyeur, chef de troupe , gentilhomme : Camille Pistone

Francisco , fossoyeur , prêtres comédien : Valentin Vanstechelman

Baptiste Denuit, Jonas Jans , Amandine Jongen et Coralie Scauflaire : stagiaires du Conservatoire de Bruxelles

Adaptation & Mise en scène : THIERRY DEBROUX

 

Et tous ceux qui travaillent dans l’ombre :

Assistanat : Catherine Couchard

Scénographie : Vincent Bresmal

Assistanat : Alissa Maestracci

Création et réalisation des costumes : Anne Guilleray

Réalisation des costumes : Sarah Duvert, Béa Pendesini et Sylvie Gérard

Peinture du décor : Geneviève Périat et Marine Dubois

Sculptures : Geneviève Périat

Vieillissement du spectre : Sophie Carlier

Réalisation tête du mannequin d’Ophélie : Véronique Lacroix

Lumières : Laurent Kaye

Vidéos : Allan Beurs

Portrait d’Hamlet père : Gaël Maleux

Chorégraphie des combats : Jacques Cappelle

Chorégraphie : Grazielle Furtado

Coach danse : Antoine Guillaume

Musique des chansons : Pascal Charpentier

ET ENCORE

Décor sonore : David Lempereur

Création des maquillages : Bouzouk

Maquilleuse : Florence Jasselette

Stagiaires maquillage : Romane Adam et Cindy Planckart

Constellations familiales : Karla Rielau

ET ENFIN

Direction technique : Gérard Verhulpen

Régie : David Lempereur

Régie plateau : Cécile Vanneuwerburgh

Régie lumières : Noé Francq

Régie son : Loïc Magotteaux

Accessoiriste : Zouheir Farroukh

Habilleuse : Gwendoline Rose

Menuisiers: Yahia Azzaydi, Patrick Cautaert et Lucas Vandermotten.

SANS OUBLIER

Sans oublier William Shakespeare

A chacun son travail!

A chacun son rôle!

A tous : Bravos et Félicitations

Un spectacle semblable, c’est une véritable industrie !

Côté Coeur – Côté Jardin , quel bonheur que le Théâtre !

 

HAMLET (version 2017)

Jusqu’au 21 octobre 2017

THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la Loi , 3 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02/ 505 30. 30

MOTS DE LA FIN   ‘To be or not to be

 
 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , merci de votre  attention. Ne ratez pas ce spectacle.

A tout bientôt !

Roger Simons

EBATS DE COUPLES – FEYDEAU-COURTELINE – ( LE JARDIN DE MA SOEUR )

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » bienvenue au blog  avec deux grands auteurs, à cheval sur deux siècles : le 19ème et le 20ème.

GEORGES FEYDEAU (1862-1921)

GEORGES COURTELINE (1858-1929)

Plus d’un siècle passé, ces deux vaudevillistes remplissent toujours les salles de nos théâtres.

C’est à nouveau le cas au « Jardin de ma sœur »où se jouent deux pièces en un acte :

« FEU LA MERE DE MADAME » & «  LES BOULINGRIN »

Plongeons-nous dans cette époque d’un passé lointain avec

Albert Préjean (1894-1979), célèbre comédien-chanteur dans la première moitié du 20ème siècle.

 

 EBATS DE COUPLES

Quatre excellents comédiens jouent ces deux pièces avec brio :

Delphine Charlier

Anne Chantraine

Boris Olivier

Marc De Roy

Mise en scène : Delphine Charlier

Ah ! Le couple quel rêve de bonheur !

Vivre ensemble côte à côte

En regardant dans la même direction.

Pas un nuage à l’horizon…

Et nous, les femmes, que serions-nous,

Sans vous, les hommes ?

Si honnêtes, si respectueux !

Et pourtant !…Si seulement !…1

EBATS DE COUPLES(republication)

Un étrange tableau des relations conjugales et extraconjugales.

Deux courtes pièces drôles !

Deux courtes pièces cruelles au possible !

Baignées dans le vitriol !

 

 FEU LA MERE DE MADAME

Feydeau renouvelle le genre du vaudeville par une étude plus approfondie des caractères dans une série d’œuvres qui n’ont cessé d’être reprises et des pièces qui font rire de la première réplique jusqu’à la dernière.

Marcel Achard (auteur de pièces légères et de pièces de boulevard) : Feydeau était un grand comique, le plus grand après Molière.

Quand on examine ses pièces vaudevillesques, on remarque la progression, la force et la violence des tragédies.

Elles ont l’inéluctable fatalité.

Devant les tragédies, on étouffe d’horreur.

Devant Feydeau, on étouffe de rire !

Michel Mourre (historien français) : On a pu le comparer sans exagération à certaines pièces de Molière.

Personne, dans l’époque contemporaine,   n’a eu aussi naturellement et spontanément que Feydeau la vertu comique, mais son originalité est d’avoir réussi à donner, par la truculence bouffonne de la charge , une vérité psychologique , une image suggestive de la vie

LES BOULINGRIN

Aucune méchanceté ne se décèle chez Courteline.

Dans la plupart de ses pièces brèves, l’argument fait la bascule.

Fort de sa connaissance d’un article du Code, un quidam tyrannise son prochain, mais à la fin, doit rendre les armes parce que le fameux article est susceptible de plusieurs interprétations.

C’est bien ce qui se passe dans « Les Boulingrin »

André Gide (écrivain français) : Courteline se laisse trop facilement aller à une truculence facile qu’il prête indifféremment à tous ses personnages.

Mais sans doute, plus l’humanité qu’il peint est vulgaire, moins il sied que ses représentants soient différenciés.

Roland Dorgeles (écrivain français) : Alors qu’on est souvent déçu en approchant un écrivain dont l’œuvre vous a conquis, il était impossible de fréquenter Courteline sans l’aimer…

COURTS RESUMES

Feu de la mère de Madame : Lucien, rentré tard du bal des Quat’z’Arts, réveille sa femme Yvonne , qui commence à lui faire une scène.

La tempête passée, un valet de chambre sonne à la porte , au moment où les deux époux se couchent . Le messager est porteur d’une bien terrible nouvelle : la mère de Madame est morte…

(Suite et fin au Jardin de ma sœur)

Les Boulingrin : Monsieur Des Rillettes , un pique-assiette, est invité par les Boulingrin prendre le thé. Il pense pouvoir passer d’agréables moments chez eux bien au chaud pendant une bonne partie de l’hiver.

Mais les Boulingrin sont un couple qui ne peut plus se supporter et ils prennent à témoin leur invité…Et alors..

(Suite et fin au Jardin de ma soeur)

Je ne veux pas déflorer complètement ces histoires de couples.

C’est vivant ! C’est « horrible » ! C’est « affreux » ! C’est à rendre cinglés nos zygomatiques. !

Deux heures de fou rire continu !

VOIR LES QUATRE COMEDIENS QUI S’AMUSENT BIEN…

 

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Anne Chantraine

Boris Olivier

Delphine Charlier

Marc De Roy

Ils sont tout simplement formidables dans l’interprétation de leurs personnages :

Delphine Charlier (Madame) et (Madame Boulingrin) …

Anne Chantraine (Annette, la bonne du couple ) et Félicie des Boulingrin)…

Marc De Roy (le mari de Madame) et (Monsieur Destrillettes)

Boris Olivier (Joseph, le valet de chambre maladroit) et (Mr Boulingrin)

Ils jouent chacun leurs rôles d’une façon excessive et volontaire, montrant de la sorte comment les comédiens jouaient le vaudeville à l’époque Feydeau/Courteline.

Ce n’est pas facile de « croquer »  de tels personnages.

Ils ont réussi !

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 Delphine Charlier (metteuse en scène) : Nous avons cherché des pièces du répertoire comique, courtes et à la modeste distribution afin de pouvoir proposer le spectacle dans un endroit comme celui d’Arthème Glickman.

Nous avons voulu porter à la scène ces textes brillants du répertoire comique, des classiques en la matière.

Epatante, du tonnerre, habile, en lien total avec le théâtre comique du début du XXème siècle !

EBATS DE COUPLES

 

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Diable, de fameux ébats ! Des couples qui se déchirent tant et plus dans un spectacle où le rire est omni présent .

EBATS DE COUPLES /FEYDEAU/COURTELINE

Jusqu’au 30 /09/17

LE JARDIN DE MA SŒUR (CAFE-THEATRE)

A l’angle de la Rue du Quai au Bois à Brûler et de la rue du Grand Hospice- 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 217 65 82

Bon plaisir à Vous.

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » mille fois  merci pour votre présence des plus agréable.

INFO

Indépendamment des  » Feux de la Rampe »  que vous suivez régulièrement et je vous en remercie, premier épisode d’une nouvelle émission  qui va naître  sur le blog ce dimanche 17 septembre 2017:

ITINERAIRE D’UN SALTIMBANQUE FOU DE THEATRE

A tout bientôt!

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

NOS FEMMES – ERIC ASSOUS (THEATRE ROYAL DES GALERIES )

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous tous, à la découverte d’une pièce intelligente et amusante.

NOS FEMMES – ERIC ASSOUS (THEATRE ROYAL DES GALERIES)

L’amitié entre trois hommes…

Max, Paul et Simon se retrouvent régulièrement pour jouer aux cartes, sans leurs femmes. Aussi différents soient-ils, leur amitié de trente-cinq ans semble inébranlable. Jusqu’à ce qu’un événement bouleversant vienne mettre à l’épreuve cette camaraderie en apparence sans tache et révéler les rancœurs enfouies.

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Ces trois hommes mûrs se retrouvent quelques soirs par mois pour deviser ensemble autour d’une partie de cartes. Ils sont rhumatologue, radiologue et gérant de salons de coiffure. Sauf qu’un soir, c’est ce dernier qui, arrivé en retard dans un état second, leur révèle avoir étranglé son épouse…

ERIC ASSOUS (L’AUTEUR)

Observateur inlassable des scènes de la vie conjugale, Eric Assous signe avec cette nouvelle pièce  » NOS FEMMES « ,

Une comédie sur le couple avec cette différence qu’ici, « il n’y a pas de femme » sur scène mais trois amis confrontés à un terrible dilemme que je ne vais pas vous révéler , je vous en laisse la surprise bien inattendue.

Comment leur amitié autour des quarante ans va t-elle résister à cette terrible nouvelle ? Fidélité aveugle ou refus d’être complice ?

C’est précisément à ce point-là que l’écriture d’Eric Assous, la mise en scène d’Alain Lempoel et l’interprétation des trois personnages : Max, Paul et Simon, vont faire basculer la pièce, qui pourrait, après un tel énoncé, prendre la forme d’une tragédie comme d’une comédie.

Éric Assous s’amuse dans cette situation poussée à l’excès, à savoir l’irruption d’un crime dans le confort apparent de trois existences, à révéler la manière dont chacun est amené à conduire sa vie conjugale. Et, précisément parce que le sujet est grave, profond, que l’auteur conduit sa pièce dans le sens d’une comédie d’une grande intelligence, capable d’osciller entre le burlesque et l’émotion.

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INTERVIEW AVEC L’AUTEUR

– Votre pièce met en scène trois hommes ou plus tôt trois moitiés de couple…

E.A :   Paradoxalement en effet, la pièce parle des femmes sans qu’on n’en voie jamais aucune.

Mais pour moi, en terme d’écriture, il y a trois rôles d’hommes et trois rôles de femmes qu’on imagine assez clairement.

– Votre pièce n’évoque pas seulement les rapports hommes/femmes mais aussi l’amitié?

E.A: Oui. C’est un thème que j’ai déjà abordé. Dans « Nos femmes » la question de l’amitié est brûlante : est ce qu’on pardonne le meurtre ou est-ce qu’on se désolidarise ?

INTERVIEW AVEC LE METTEUR EN SCENE ,

ALAIN LEEMPOEL, EGALEMENT L’UN DES TROIS HOMMES…

-Quels sont les éléments qui ont éveillé ton intérêt à la lecture de ce texte ?

A.L : Eric Assous est un auteur que j’ai beaucoup lu ou vu au théâtre, ses pièces m’intéressent, m’amusent ou parfois m’interpellent. Il a beaucoup disserté sur le couple mais cette fois il ne met en scène que des hommes parlant des femmes, j’ai donc été particulièrement intrigué.

J’ai vu le spectacle à Paris joué par de grosses vedettes (Daniel Auteuil, Richard Berry), il y a eu aussi un film (les mêmes et Thierry Lhermitte), il devait donc avoir de la qualité derrière tout ça, comme ce fut le cas nous voilà donc sur la production belge.

Ensuite, le prétexte de se retrouver avec des amis en scène a décuplé mon intérêt pour la pièce.

– On te connaît bien Alain ainsi que tes amis: les deux Bernard. C’est vraiment une pièce de potes…D’où vient votre amitié ?

A.L : Il est évident que le fait d’être trois potes est un apport énorme pour le spectacle, ne fusse que sur le plan de la complicité et de l’autodérision.

C’est, au départ, d’une envie que j’avais de jouer avec Bernard Yerlès et de retrouver la complicité avec Bernard Cogniaux que le projet s’est échafaudé.

Nous sommes effectivement trois potes de (presque toujours) de par notre métier d’abord et aussi par le sport (le football) que nous avons pratiqué tous les trois pendant plus de vingt-cinq ans dans le même club amateur.

– Comment se fait-il que tu sois comédien et metteur en scène de ce projet ?

A.L : Il fut décidé, dès le départ, que l’acteur qui interpréterait le rôle de Simon (moins important que les deux autres) serait le metteur en scène car nous n’avions pas envie d’un autre regard sur nous. Nous trouvons que nous avons suffisamment d’autodérision pour nous mettre en boite tout seul.

C’est Adrian Brine,(grand metteur en scène anglais disparu l’an dernier) qui fit toute sa carrière en Belgique qui m’a appris ceci : « un comédien peut jouer tous les rôles mais pas avec n’importe qui, car tout est question de rapport entre les acteurs. ».

Nous avons donc commencé par lire la pièce plusieurs fois entre nous, en changeant chaque fois de rôle pour constater quels étaient les meilleurs rapports entre les personnages et nous trois. Le résultat se trouve sur scène.

– C’est une comédie mais qui aborde quelques réflexions profondes, est-ce ce type de pièce qui te motive ?

A.L: Le vrai propos de la pièce est l’amitié, et sa remise en question. Jusqu’où peut-on aller pour protéger son pote ? Où s’arrête l’échelle des valeurs humaines sur le sujet ? Est-elle la même pour tous ? Est-on vraiment un ami ? On croit l’être?

Parfois, on se trompe juste d’amitié. Ces thèmes sont soulevés très habilement par Eric Assous, sous forme d’une comédie franche. Tout en parlant des femmes, ces trois personnages se perdent en conjoncture car leur malaise est criant, leur lâcheté ou leur différend apparait au grand jour.


NOS FEMMES

Une comédie jouée par trois merveilleux comédiens que nous voyons souvent dans les théâtres de Bruxelles.

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 – Alain, que peux-tu dire sur ces trois personnages ?

A.L : Les trois caractères sont très marqués : l’action se déroule chez Max (Bernard Yerlès), le plus conformiste, il est maniaque, impatient, nostalgique et même un peu psychorigide. Tout doit être fait et pensé à sa façon, comme avant, dans l’ordre et la hiérarchie, leur amitié aussi.

Paul (Bernard Cogniaux), le moins entreprenant, est pépère, conciliant – plus par paresse que par choix. Il déteste les conflits, il est d’ailleurs très content d’être là, avec ses amis sans se poser la moindre question sur l’état de leur amitié .Et Simon (moi-même) est l’ado attardé, nostalgique absolu de sa jeunesse, pas conformiste pour un sous et même bordélique, il obéit à peu de règles et il pense être, au moins, l’égal de ses amis, en tout cas, il a tout fait pour socialement pour y arriver.

En fait, ces trois personnages manquent totalement de lucidité et de recul sur eux-mêmes, tout autant que sur leur amitié.

Quant à leur rapport avec leur femme respective, il est… comment dire ?… Plutôt complexe… je m’arrête là, la pièce vous l’expliquera mieux que moi !

NOS FEMMES

Trois grands acteurs . Les réunir dans une pièce telle que « Nos femmes » est une excellente idée

Ils jouent vrai ! Sans excès inutile !

Ils sont d’ailleurs applaudis durant le droulement du spectacle, c’est tout dire . Et ils le méritent !

C’est un régal ! Un divertissement de très bon aloi!

C’est du vrai théâtre!

A souligner également le décor vaste , dépouillé, moderne.

On passe 1h30 de plaisir , de bonheur. Nous nous trouvons avec Max , Paul et Simon comme si nous les connaissions…

(Eux trois s’adressant aux trois femmes invisibles) : Nous aussi, nous avons le plaisir de nous retrouver tous les trois sur scène dans cette comédie sans nous voir qui parle beaucoup de Vous , mesdames…et de vos maris…

UN THEATRE D’ANTI-HEROS.

Gilles Costaz : Eic Assous n’est jamais tout à fait l’auteur qu’on croit car ses pièces sont toujours plus comrplexes , inattendues , souterraines qu’on ne le pense.

Il parle avant tout du couple mais il n’est en rien un continuateur du vaudeville.

GENERIQUE

Bernard Yerlès(Max)

Bernard Cogniaux ( Paul)

Alain Leempoel ( Simon)

 

Mise en scène : Alain Leempoel

Scénographie : Dimitri Shumelinsky

Costumes : Jackye Fauconnier.k

Assistante à la mise en scène : Isabelle Paternotte

Décor sonore : Laurent Beumier

Coiffeur : Thierry Pommerell

 Directeur technique : Félicien Van Kriekinge

Création et régie lumières : Laurent Comiant

Régie : Guy Mavungu

Construction du décor : Stéphane Devolder – Philippe Van Nerom-Laurent Notte – Martin De Salle

Habilleuse : Fabienne Miessen

(Textes divers publiés dans la collection » Avant scène théâtre » et dans le programme du théâtre )

Photos des trois personnages publiés dans le programme…

Hélas , aucune photo des trois femmes…

Mystère ! Que s’est-il réellement passé ?

En quoi consiste le drame ?

En fin de spectacle …

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Et Max(Bernard Yerlès) se retrouve seul en pleine réflexion…

NOS FEMMES / ERIC ASSOUS

Jusqu’au 08/10/17

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Galerie du Roi 32 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 512 04 07

Ah ! Les amis , c’est quelque chose…

Bienvenue Georges Brassens