OEDIPE.

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 THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la  Loi  3  – 1000  Bruxelles

Infos/Réservation : 02/ 505 30 30

(Du 10/01/13 au 09/02/13 – du mardi au samedi à 20h15 – les dimanches à 15 h)

 

 

ŒDIPE

 

Oui, vous lisez bien : il s’agit du fameux Œdipe d’Aristote

pour lequel Sophocle a écrit une tragédie  …grecque bien entendu.

 

José Besprosvany , metteur en scène et chorégraphe du spectacle , a fait appel à Olivier Kemeid pour l’écriture de l’adaptation moderne de l’œuvre, sans destruction aucune de l’œuvre de Sophocle.

 

José Besprosvany(metteur en scène/chorégraphe) : J’ai basé ma mise en scène ainsi que la chorégraphie sur deux disciplines qui m’interpellent : d’une part le théâtre d’ombres utilisé en Extrême- Orient pour raconter des histoires fabuleuses , mêlant texte, musique, théâtre de marionnettes et autres arts scéniques traditionnels et ancestraux autochtones et , d’autre part, l’utilisation contemporaine de l’ombre et de la lumière.

 

 Cinq acteurs jouent la tragédie d’Œdipe au temps présent :  Œdipe (Gauthier Jansen), Jocaste(Isabelle Roelandt) et Créon(Georges Siatidis) qui cherchent ou fuient la vérité dans un triangle familial infernal, un vieillard(Julien Roy), un jeune homme(Toussaint Colombani).

 

Et puis, il y a les cinq  danseurs (Mylena Leclercq, Fernando Martin, Yann-Gaël Montfort, François Prodhomme, Juan José Torres Martinez) qui font naître des images et des ombres à l’aide d’un dispositif scénique singulier et de l’utilisation de la vidéo.

 

Et enfin la musique créée pour l’occasion qui souligne et appuie la ligne dramaturgique et chorégraphique de l’œuvre. Elle accompagne le mouvement des danseurs et le jeu des acteurs et permet aux deux disciplines de coexister sur la scène avec cohérence.

 

OEDIPE

 

Concept visuel et vidéo : Yannick Jacquet

Costumes : Bert Menzel

Eclairages : Marc Lhommel

 

Décidément, le Théâtre Royal du Parc est devenu un théâtre de recherche dans une certaine  modernité intelligente.

C’était encore le cas avec la pièce précédente : « Le Maître des Illusions » où là aussi, le texte, la danse,  la musique, le chant,  la magie étaient groupés.  C’était formidable !

 

Avant de venir rejoindre le Théâtre de la rue de la Loi, je  conseille vivement au public de prendre ou reprendre connaissance de la tragédie  de Sophocle  pour entrer plus facilement dans le vif du sujet et des personnages.


Résumé : La peste ravage la vlle de Thèbes. Le roi Oedipe fait consulter l’oracle d’Apollo  pour savoir comment combatte le fléau. Il aprend que l’épidémie est un châtiment divin qui durera tant que les assssins de l’ancien roi Laios ne seront pas démasqués et punis.

Oedipe est ausssi au comble du bonheur : mari de Jocaste , la veuve du roi Laios , il est un époux heureux et père de quatre enfants.

Toutefois , Oedipe s’inquiète , il a naguère fui Corinthe et ses parents parce qu’un oracle lui avait prédit qu’il tuerait son père et qu’il épouserait sa mère.

Sur la route qui le menait de Delphes à THèbes , il se souvient d’avoir tu à un carrefour un  vieillard.

En dépit des conseils de sa femme qui l’exhorte à ne pas découvrir la vérité , Oedipe s’obstine à savoir qui était sa victime et qui il est lui-même.

Il y a bien longtemps , une rumeur prétendait qu’il n’était pas le fils naturel de Polybe et de Mérope , les souverains de Corinthe , mais un enfant  recueilli quils avaient adopté…


C’est assez compliqué comme histoire , une tragédie sur la destinée humaine.

Puissant et heureux , Oedipe se découvre le pire des criminels et tombe dans le désespoir et la solitude.

De quoi est faite la vie ?  Qu’est-ce que le bonheur ?  Est-on maître de son existence ? Voilà des questions fondamentales que soulève  cette pièce tout à fait remarquable et adaptée dans un ton et une écriure modernes qui permet aux  acteurs d’être vrais , naturels dans  leurs personnages. 


Les rôles :

Tirésias, prêtre  de Zeus (Jupiter). Fort âgé et aveugle, il est le devin le plus célèbre du pays. Il ne s’est jamais trompé.

Créon , frère de Jocaste et beau-frère d’Oedipe. Un homme d’honneur sans ambition politique. Il préfère sa vie tranquille plutôt qu’ à la charge du pouvoir.

Jocaste, reine de Thèbes, mariée une première fois à Laios dont elle a un fils, Oedipe qu’elle abandonne à sa naissance.

Vingt ans après , devenue veuve, elle épouse en secondes noces le vainqueur du Sphinx : Oedipe ! Sans l’avoir reconnu ? Quatre enfants naîtront de leur union.

OEDIPE  , roi de Thèbes, perspicace et intelligent , il  été élevé à Corinthe par des parents adoptifs. Il se découvre parricide et incestueux malgré lui.

LE CHOEUR, comme dans toute tragédie , remplacé ici par cinq danseurs.

Une idée géniale d’Olivier Kemeid et  José Besprosvany.

Une tragédie sur le mythe dOedipe !


Sophocle :Ayant ton sort pour exemple , ton sort à toi , ô malheureux Oedipe , je ne puis plus juger heureux qui que ce soit parmi les  hommes !


Une excellente distribution :

Oedipe  : Gauthier Jansen

Jocaste : Isabelle Roelandt

Le vieillard, Tiresias, Laïos , Polybe : Julien Roy

Créon : Georges Siatidis

Le jeune homme : Toussaint  Colombani

et les  cinq danseurs nommés ci-avant.


Equipe de la Compagnie de J.Besprosvany :  José Besprosvany  (metteur en scène et chorégraphe)

Equipe du Théâtre Royal du Parc : Gérard Verhulpen


Qui est le coupable ? L’intrigue évolue sans cesse.

C’est du polar , bien tourné et bien écrit ! On est passionné durant toute la pièce !


(photo : Isabelle De Beir)


Prochain spectacle   : FEU LA MERE DE MADAME  de   Georges Feydeau, couplé à FEU LA BELGIQUE DE MONSIEUR   de Jean-Marie Piemme.

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DE L’INFLUENCE DU THEATRE BELGE SUR LA RESOLUTION DES CONFLITS MONDIAUX

THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

Place des Martyrs  22 – 1000  Bruxelles.

Infos/Réservation : 02/223 32 08

(Du 18/12/12 au 05/01/13 – les mardis à 19h-  et du mercredi au samedi à 20h15)

 

DE L’INFLUENCE DU THEATRE BELGE SUR LA RESOLUTION DES CONFLITS MONDIAUX

 

Un titre de pièce à la façon de Michel Audiard…

Tentative désespérée, osée et burlesque mais néanmoins courageuse pour sauver le monde, enfin du moins ce qui peut l’être encore…

 

Un seul espoir : « Le théâtre belge ». Véritable accident dans l’histoire de la culture mondiale, il devrait agir sur l’homme comme un vaccin !

Le remède est connu, il n’y a plus qu’à l’inoculer aux habitants de la planète, de gré ou de force.

Et si « Le Théâtre belge » ne peut sauver l’humanité, en tous cas ça ne peut pas lui faire de mal ! 

 

Mille choses sont dites, énoncées, criées, avouées, déformées mais dans un ton plaisant, plein de fantaisie !

On rit de la première à la dernière réplique.

 

Argument : « Un soir, dans leur appartement situé au seizième étage d’une tour anonyme, Monique et Walter aspirent à une vie meilleure…meilleure que la veille et moins pire que le lendemain.

Ce sont les survivants du quotidien, les aventuriers de la rage perdue… »

 

Le traintrain de la vie ne l’est pas épargné, ils ne le savent pas encore mais en eux, sommeillent encore du rêve et de l’espoir…

Pourtant  rien ne semble pouvoir les tirer de leur léthargie , ils ont tout essayé les médocs , les stages de remise en forme , la psychanalyse quand soudain…LE THEATRE BELGE VIENT FRAPPER A LEUR PORTE…

 

(On tambourine à la porte)

 

Monique : Qui est-ce ?

Une voix : Ouvrez, ouvrez ! Police du théâtre !

Monique : Oh, mon dieu !

Inspecteur : Famille Van Bellingen ?

Walter : Oui !

Inspecteur : C’est Fadila Laanan qui nous envoie !

Walter : Oh merde.

Inspecteur : Ca fait combien de temps que vous n’avez plus été au théâtre ?

Walter : Ben…euh…10 ou 11 ans !

Inspecteur : Pourquoi ?

Monique : On s’ennuie souvent et Walter s’endort toujours…

Inspecteur : C’est pas une raison valable, on doit sévir.

Walter : Une contravention ?

Inspecteur : Vous êtes condamné à un monologue ! Comme c’est la première fois, on va être sympa, ce sera le «  Cid » de Corneille !

Walter : Ah non !

Inspecteur : Vous préférez du Pierre Mertens ?

Monique : Non, le « Cid » c’est bien, on prend, ça ira comme ça, monsieur l’agent…

 

Vous saisissez le ton ? Qui plus est  joué par les deux auteurs  et metteurs en scène  de la pièce :

 

Caroline Lambert et Eric De Staercke.

 

Avec ce dernier, on peut s’attendre à tout et il y va  fort Eric,   et pilote sa partenaire – qui est aussi sa compagne  à la ville – d’une façon tout à fait remarquable.

 

Une heure de plaisir et de réflexion !

 

A signaler qu’Eric De Staercke vient d’être nommé  directeur du Théâtre des Riches-Claires .

 

Ca bouge dans les théâtres bruxellois !

 

(Avec des extraits  de la pièce et de propos publiés dans le programme)

 

Prochains spectacles :   LES RUSTRES  (Goldoni) & JOSEPHINA (Heyraud et Durieux)

 

Roger Simons