MARILYN MONROE (4)

5.8.1962 : MARILYN

 

 Marilyn, un mythe éternel.

 

Belle, sexy en diable, douée, drôle, telle était la « fausse »  blonde : Norma Jean  Baker.

 

Marilyn : Personne ne m’a jamais dit que j’étais mignonne lorsque j’étais enfant ! On devrait toujours dire aux petites filles qu’elles sont jolies même si ce n’est pas vrai !

 

Quand on lui  faisait  la remarque sur sa  façon de marcher – une démarche des plus provocantes – Marilyn répondait :

« J’ai appris à marcher vers ma dixième année et depuis, j’ai toujours marché comme je marche » …

 

A l’époque,  il existait  plus de 3000 photos  de pin-up girls dont au moins 200 de Marilyn !

 

Quelle ambiance torride le jour où elle a chanté devant des milliers de soldats américains lors de la guerre en Corée !

 

Quelle ambiance surchauffée  au Madison Square Garden de New York lorsqu’elle a chanté, magnifiée dans une superbe robe blanche extra moulée : « Happy Birthday to you Mister President » à l’occasion du 45 ème anniversaire de John Fitzgerald Kennedy.

 

Marilyn  aimait plaire  aux hommes qui se comptaient par millions  sur notre planète pas encore déficiente !

Elle était pulpeuse, voluptueuse avec  toujours ses vêtements moulants, plus que moulants,  ses seins outrecuidants, ses hanches  ondulantes… son petit grain de beauté sur sa joue gauche…

 

Le blanc et le noir lui allaient bien. Mais le rouge vif – sa robe du soir en brocart rouge – rendait fou la gente masculine !

 

Marilyn, malgré elle, était un mythe, un sex-symbol extraordinaire ! Ne disait-on pas : « Marilyn, c’est la fille qui ferait fondre l’Alaska » !

Et Marilyn de rétorquer : «  Je suis femme jusqu’au bout des ongles et j’aime ça »

 

Roy Craft (publiciste) : Son pouvoir de séduction était tel qu’elle serait parvenue à convaincre une quinzaine d’hommes réunis dans une pièce que chacun d’eux était l’unique élu »

 

Marilyn  a connu beaucoup d’hommes  dans sa courte vie,  plein de désirs, prêts à la séduire comme Yves Montand par exemple lorsqu’ils ont tournés ensemble  « Let’s make love » (Le Milliardaire). Mais cela n’était pas vraiment de l’amour,  plutôt des envies  de coucher avec elle.

D’autre l’ont épousé comme Tom  Dougherty, Jo Di Maggio, Arthur Miller …  mais cela finissait toujours par craquer.

 

Norma Jean Baker



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Marilyn avait besoin d’affection  et de protection – cela venait quelque peu  de ses fêlures de jeunesse. Peu lui en ont donné. Elle aurait tant voulu être aimée  sincèrement, totalement…

 

Le grand drame de Marilyn, c’est d’avoir manqué réellement d’amitié petite fille et même adulte.

Elle n’avait personne pour l’écouter, pour l’aider.

A l’école, elle était timide, silencieuse, attentive mais solitaire. Capricieuse mais jamais indécise.

Et toujours, elle a voulu s’instruire. Elle a beaucoup lu, de grands écrivains du reste tels Proust et Rilke !

 

Norma Jean : Je veux beaucoup lire et beaucoup apprendre. Je ne tiens pas à être belle et stupide !

 

Elle a été d’ailleurs élève à la Emerson Junior High School de Weswood Village à NewYork.

Sa vocation artistique s’est éveillée à partir de ce moment-là. Elle avait 13 ans et elle en faisait facilement 18.

Grâce à un vieux sweater emprunté,  qui la moulait déjà étroitement, elle découvrait les possibilités  et surtout les effets de son corps. Elle a alors commencé à se maquiller, à porter des chandails qui provoquaient des petites émeutes à chacune de ses sorties.

La grande star était en train de naître …

 

Marilyn : Je n’ai jamais pensé être une grande actrice. Je me savais  une artiste de second ordre et mon manque de talent était comme des vêtements bon marché que j’aurais portés en moi. Mais  je voulais tant m’améliorer, apprendre, changer…

 

Marilyn Monroe aimait beaucoup le théâtre. Elle aurait voulu jouer le personnage de Grouchenka dans «  Les Frères Karamazov » de  Dostoïevski !

 

Marilyn n’a jamais accordé de l’importance aux  objets de luxe, à l’inverse de son personnage  de Lorelei  dans  « Gentlemen prefer blondes » (Les hommes préfèrent les blondes)  

 

Marilyn : Les boucles d’oreilles étincelantes, tout comme les bracelets et les colliers,  nuisent à la beauté d’une femme.

Et même si je dois porter ces trucs-là, je n’ai pas besoin de les posséder, mon studio m’en prête si besoin.

 

Après son décès, on a estimé la valeur des effets personnels de Marilyn à plus ou moins 690 dollars !

Elle n’avait jamais que 2200 dollars à la banque et 405 dollars en liquide !

 

Marilyn, une belle fille lisse et pulpeuse qui  a appelé la mort à la rescousse la nuit de sa trente-sixième année !

 

La créature modelée par Hollywood, la femme écorchée vive par l’ambition de son propre désir, nous interpelle, nous fascine.

 

Lee Strasberg (directeur artistique  de l’Actor’s Studio) : Marilyn était un mythe. Elle fut la vivante incarnation de ce dont est capable une femme pauvre issue d’un milieu déshérité et, pour tous, le symbole de l’éternel féminin.

Marilyn était un être vibrant, hardi et timide à la fois, sensible, craignant toujours d’être rejeté, mais également avide de vivre, sans cesse préoccupé de s’accomplir.

 

Ado Kyrou (Ecrivain) : Ce samedi 4 août 1962,  Marilyn est rentrée  chez elle, comme chaque soir, dans un somptueux bungalow à Brentwood  (Hollywood) dissimulé derrière des frondaisons épaisses  et où la star s’abrite comme dans le ventre maternel.

La douce, la douloureuse, l’adorable Marilyn qui, ayant réussi sa vie contre vents et marées, contre le monde, sut ne pas rater sa mort, qu’elle a conçue comme un défi.

Dès lors, on pourrait dire que sa mort est un happy end !

 

POU POU PIDOU

 

 

Fin

 

Bientôt : Gérard Philipe

 

Roger Simons