MARILYN MONROE (3)


5.8.1962 : MARILYN

 

Le « Corps » de Marilyn

 

Marilyn : « Je voulais que l’on me voit nue. J’avais honte des vêtements  que je portais : l’éternelle robe bleue délavée de la pauvreté. Nue, j’étais comme les autres filles… »

 

Ainsi s’exprimait Marilyn Monroe à propos du calendrier rouge…

 

– Un journaliste : « Avez-vous mis quelque chose pour passer devant le photographe ? »

Marilyn : « Oui, la radio. »

– Le Journaliste : « Cela vous gênait de poser nue ? »

Marilyn : « Non, pourquoi ? Le studio était bien chauffé. »

 

Que de critiques  lors  de la sortie  de ce fameux calendrier où l’on voit Marilyn dans le plus simple appareil,  surprise dans son sommeil.

Toutes  les ligues de mémères et toutes les associations de dames à moustaches et ovaires hors d’usage se sont données le mot pour houspiller Marilyn.

A l’une de ces « pudibondes »  personnes qui lui reprochait  d’avoir osé poser nue, sur un tapis rouge, Marilyn – imperturbable a répondu : «  Qu’est-ce à dire ? Vous n’aimez pas le rouge ? »

 


 http://static.skynetblogs.be/media/213818/660044969.MP3

 Les films de Marilyn

 

J’ai souvent  revu les films tournés par la star que j’ai toujours  aimée et admirée  et  bien trop souvent considérée  comme une comédienne médiocre, uniquement engagée pour son corps. Quelle erreur fondamentale !<BR><BR>

Oui, son corps était magnifique…Mais il y avait aussi  la femme … Mais on voulait l’ignorer…<BR><BR>

 

Marilyn aimait écrire des textes, de beaux textes enrobés d’humour.

 

Marilyn : « Il ne devrait pas y avoir des récepteurs de télévision dans les chambres à coucher… »

 

Dans ses premiers films, ce sont des  silhouettes qui lui sont proposées : une secrétaire qui apporte le courrier, une  jeune copine  en maillot de bain,  une jeune femme qui accompagne son amant au cours d’une soirée, etc…

On flashe sur Marilyn sans plus.

On la découvre mieux dans son cinquième film  « Asphalt Jungle «  (Quand la ville dort) réalisé par John Huston.

Un film coup de poing  dans lequel Marilyn joue la maîtresse d’un avocat connu : Alonzo D.Emmerich (Louis Calhern).

Le public  est attiré par  la séduction naturelle associée à une certaine ingénuité de Marilyn…

 

Marilyn tournera son 28 ème film, son dernier film  achevé  avec John Huston : «The Misfits »  (Les Désaxés)  où elle interprète un rôle  dramatique, Roslyn Tabor,  aux côtés  de monstres sacrés du cinéma de Hollywood : Clark Gable et Montgomery Clift.

 

Roslyn est à Reno dans le Nevada, pour procéder à son divorce.  Elle fait la connaissance d’un  cow boy  d’un certain âge Gay Langland (Gable) et ils tombent immédiatement amoureux l’un de l’autre.

Ce que Roslyn ignore, c’est que cet homme est un professionnel de la capture des chevaux sauvages  pour les revendre et en faire de la nourriture pour chiens. Roslyn parviendra à l’en dissuader.

 

On découvre avec ce film une  comédienne formidable  qui commence ici une nouvelle carrière.

Hélas, deux évènements  bouleversent sa nouvelle vie : la mort de Gable – quelques jours après le tournage des «Misfits » et  son divorce d’avec l’écrivain Arthur Miller…

C’est d’ailleurs Miller qui est l’auteur du scénario !

 

J’ai aussi largement applaudi Marilyn  dans « Gentlemen prefer blondes » (Les hommes préfèrent les blondes) d’Howard Hawks.<BR>

Marilyn interprète  avec un naturel désarmant le personnage d’une jeune danseuse Lorelei, aux côtés de l’époustouflante Jane Russel (Dorothy) et dans ce film, Marilyn joue non seulement la comédie mais elle danse et elle chante. Voix superbe ! <BR><BR>

 

« River of no return » (Rivière sans retour) d’Otto Preminger – Marilyn est une chanteuse de petit cabaret Kay qui fait la connaissance de Matt Calder (Robert Mitchum), elle y est très émouvante.<BR><BR>

 

« Bus stop » (Arrêt d’autobus) .Une réalisation de Joshua Logan dans laquelle Marilyn joue encore une jeune chanteuse dans un bastringue de Phoenix, où elle va rencontrer le jeune cow boy : Bo Decker (Don Murray).

Marilyn confirme ici  et  à nouveau ses dons d’actrice, on peut lui faire confiance.

 

The seven years itch » ( Sept ans de réflexion)  mis en scène par Billy Wilder, avec Tom Ewell dans le rôle de  Richard Sherman … l’homme seul ce soir , qui habite dans le même immeuble  que cette blonde  terriblement sexy  et qui l’invite chez lui pour passer la soirée  et pourquoi pas aller voir un film avec la belle voisine…

Marilyn est drôle et irrésistible. C’est dans ce film qu’on découvre ses jambes magnifiques lorsqu’elle s’arrête au-dessus d’une grille de métro et que valse sa jupe. Un extrait qui a fait le tour du monde !

Drôle aussi quand elle se met à jouer du piano<BR><BR>

 

« The Prince and the showgirl » (Le Prince et la danseuse).

 Marilyn est productrice du film mis en scène par Laurence Olivier. Une rencontre qui n’aurait peut-être pas dû avoir lieu.

Laurence Olivier est  le grand duc Charles , prince régent du royaume de Carpathie qui – présent à Londres pour le couronnement de George V-  invite à souper la danseuse américaine Elsie Marina, une jeune femme un peu naïve mais pas bête du tout.

Marilyn fait face à ce grand acteur anglais avec intelligence. Elle n’a jamais été aussi sûre d’elle. Mais  il n’y aura jamais de tendresse  entre eux deux.

 

Et encore « Some like it hot » » (Certains l’aiment chaud) où Marilyn retrouve le réalisateur Billy Wilder.

Qui n’a pas vu ce film tellement célèbre et extraordinairement drôle avec  Marilyn (joueuse d’ukulélé et chanteuse blonde évaporée, sexy en diable), Jack Lemmon, Tony Curtis, Pat O’brien , George Raft et l’inoubliable Joe Brown dans le personnage  d’Osgood , le vieillard tout particulièrement argenté. C’est lui qui  dit la toute dernière réplique du film, une réplique devenue légendaire, incontournable : Jerry, déguisé en femme et dont Osgood est terriblement amoureux,  lui signifie qu’il est un homme et  Osgood – impassible – de   lui répondre : «  Personne n’est parfait ».

Ils ont tous excellents dans ce film et Marilyn parfaite, d’un drôle piquant, d’une grande justesse de ton qui colle admirablement à son personnage d’une Amérique des années 30. Elle a d’ailleurs reçu un « Golden Globe Award » pour son interprétation exceptionnelle !

Il y a également bien d’autres films que je retiens moins, à l’exception peut-être de « Let’s Make Love » (Le  Milliardaire) de George Cukor, avec en co-star : Yves Montand.

Marilyn est formidable dans le rôle d’Amanda Dell, chanteuse et danseuse. Etourdissante  sensuelle et érotique quand elle danse  et chante : « My heart belongs to Daddy »

 
Marilyn Monroe – My heart belongs to daddy

Sans oublier  « All about Eve » (Eve) de Joseph L. Mankiewicz, avec en vedette l’extraordinaire Bette Davis.

On  ne voit Marilyn  (Miss Caswell) que dans deux courtes  séquences qui se passent  dans la cage d’escalier. Elle  assiste à une réception accompagnée par Addison DeWitt (George Sanders).

Une  présence capiteuse qui accroche  notre regard d’homme !

 

Admirable « Marilyn malgré elle » dont on a  encore l’occasion de la retrouver  dans quelques séquences du film de George Cukor «  Something’s Got to Give »  où elle partage l’affiche avec Dean Martin et Cyd Charisse .Vingt-neuvième film de Marilyn non achevé.

Plus tard,  les séquences où joue Marilyn seront injectées  dans le film reconstitué. Un film vraiment sans intérêt si ce n’est de revoir la star, hélas disparue !

 

POU POU PIDOU

 

Demain la suite…