LE TUBA DES PEDILUVES(THEATRE VARIA) + »ADOPTER UN VEUF »(ANDRE DUSSOLIER)

Une pièce très particulière ! C’est le moins que l’on puisse dire !

Il est important d’en prendre connaissance avant que de vous rendre au théâtre.

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Ecriture, mise en scène, scénographie : Arthur Egloff & Damien Chapelle.

« En plein front météorologique, un haut degré « tempêtique »  

Arthur Egloff et Damien Chapelle, les deux auteurs, vous présentent leur « tuba des pédiluves. »

Arthur et Damien : Notre pièce est une tragi-comédie où la survie spirituelle de l’humanité est presque épargnée par les acteurs sauveteurs du Costa Concordia.

Tel de joyeux apothicaires, ces deux artistes rétro-futuristes inventent un texte au plus jamais neutre. Ils se souviennent de la chimie, de la dernière œuvre de William Shakespeare  et de la punch line de Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Les voilà prêts à désarmer un nouveau vocabulaire et à partir à l’assaut de l’art du vivier…

 

LA PISCINE

 

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Arthur & Damien : Au bord de cette piscine, relique d’une époque depuis longtemps révolue, se retrouvent le propriétaire déchu, le piscinier, la sirène au collagène, la fille au maillot et l’extraterrestre cactus.

Dans un monde en mutation, voire en perdition, ces personnages, sorte de figurines mythologiques en captivité et en manque de vérité, ne peuvent plus se cacher. La piscine est à la fois le ventre et le centre d’une copropriété mise en vente où le show va s’enflammer.

 

DEVOILEMENT DU TITRE DE LA PIECE

Arthur & Damien : « Le tuba des pédiluves » est une étude entomologique de l’action théâtrale façon Philippe Quesne, une recherche du vivant à la manière de Tadeusz Kantor, une danse libre version François Chaignaud.

C’est aussi, et avant tout, un grand divertissement tel le feuilleton « Dynastie ».

Nous pouvons ajouter que « Le tuba des pédiluves »   est un show pyrotechnique pour aquarium, une sorte de feux de Bengale tirés au visage du matérialisme, l’amant de notre modernité. Le spectacle se veut une chorégraphie G.R.S.* à leur service, une variation en trois temps d’un geste de plus en plus incontrôlable, d’un mouvement vital qui s’emballe.

Arthur et Damien, en parfaite complicité avec le public face à une consciente tromperie théâtrale, font naître le rire, ce détonateur ou révélateur de cette vaste noyade collective.

 

GOUVERNAIL

 

Arthur & Damien : Si le mot « show » est lié au vivant, c’est tout naturellement parce qu’il est impossible de le retranscrire sur papier. Nous pensons que ce texte n’est qu’une première étape dans le travail de l’acteur. Nous envisageons le texte comme une chose à déguster et à digérer, une sorte de milk-shake banane. Nous mettons en place dans ce texte des couleurs, des températures, des types de langage, un mélange des genres, afin que nous puissions en tirer une essence presque naturelle.

L’acteur représente un tout, il est souvent associé à une figure, une mythologie, tout part de là. L’acteur joue l’action au 1er degré et le spectateur en reçoit les 5 autres. Il faut casser tous les murs, le 4ème comme celui en carton-pâte. Le travail se construit autour d’improvisations dirigées par une trame narrative à l’ossature Kapla (jeu de construction à base de planchettes de pin des Landes).

« Le tuba des pédiluves » est une variation en trois temps, encadré d’un prologue et d’un épilogue.

C’est une chorégraphie mise au service de l’acteur. Elle figure la transformation des personnages, comme si elle était l’espace de leur inconscient. Elle est le prolongement de la main de l’acteur. À travers ce spectacle, on l’imagine comme un couple fusionnel.

 

Arthur & Damien : La scénographie, montre ses propres mécanismes : elle produit du réel et fabrique de l’illusion, à travers les artifices du théâtre.

C’est un spectacle où l’artifice crée les sonorités, où la mise en action des éléments induit une gradation des espaces sonores autant réels qu’imaginaires. C’est un concert à la Pierre Henry, le silence y est souvent présent, les éléments naturels poussent à la sonorité, aux langages des corps. Les sons ont une importance particulière.

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Un long silence. Le bruit de l’épuisette dans l’eau, des vêtements repêchés, un bruit de mixeur. C’est le calme avant la tempête. Les dialogues rompent le silence du drame. La grotte vit de l’intérieur, l’écho qui s’en échappe nous laisse imaginer un dédale de pièces et de couloirs. Nous entendons ce qui s’y passe mais nous ne voyons rien. C’est un espace mental. L’espace du secret, de la tragédie. La nature dort, l’eau aussi. La nuit, on entend des bruits dans la forêt, une présence inquiétante.

L’espace sonore devient de plus en plus présent au fur et à mesure des événements. Des nappes sonores distordent la frontière entre réalité et fiction. Les éléments naturels entrent en collision avec les bruits des machines.

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Il y aurait encore beaucoup de choses à vous préciser tels les costumes qui créent l’extravagance, vous les découvrirez en voyant ce spectacle hors habitude .

Arthur & Damien : Nous voulons, à la manière d’un défilé, créer la sensation, l’émotion, le doute, l’extravagance, l’incompréhension.

– Comment définissez-vous votre spectacle ?

Arthur : C’est un grand drame joyeux.

Damien : C’est un spectacle sympathique et dur à la fois.

Arthur : C’est aussi un divertissement  pour tous les âges de 7 à 77 ans…

Bon plongeon

GENERIQUE

Ecriture, mise en scène, scénographie : Arthur Egloff & Damien Chapelle

Création et interprétation : eJean-Baptiste Calame , Lucie Guien Isabelle Lhoas , Pierre Renaux, Dymitry Szypura

Sunlight : Florian Berutti

Construction piscine : Chrysagon

LE TUBA DES PEDILUVES

Jusqu’au 21/04/16

THEATRE VARIA

Rue du Sceptre 78 – 1050 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 35 50

 

 

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre présence.

Notre moment de séparation : Le film de François Desagnat

« ADOPTER UN VEUF «   avec André Dussolier et Bérangère Krief.

Syno : Lorsqu’on est veuf depuis peu, il est difficile de s’habituer à sa nouvelle vie… C’est le cas d’Hubert Jacquin, qui passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer devant sa télé. Un beau jour, suite à un quiproquo, sa vie va être bouleversée.

Manuela, une jeune et pétillante baroudeuse à la recherche d’un logement s’invite chez lui ! D’abord réticent, Hubert va vite s’habituer à la présence de cette tempête d’énergie, qui parvient même à le convaincre de loger deux autres personnes. Entre les errements de Paul-Gérard que sa femme a quitté et les gardes à l’hôpital de Marion la jeune infirmière un peu coincée, la vie en colocation va réserver à Hubert de nombreuses surprises.

Amusant, non ? Mais aussi le plaisir de revoir cet excellent comédien André Dussolier…

A tout bientôt !

 

Roger Simons