BROOKLYN BOY( ATELIER THEATRE JEAN VILAR)+ EVEREST (extrait du film)

(republication )

 

 

BROOKLYN  BOY

(Création : au cours du Festival Théâtre  Spa 2015)

 


 

Cette chanson nous amène en plein cœur de Brooklyn.

Un « Brooklyn » que l’on voit sur le plateau du théâtre, projeté en HD,  comme une video sur son ordinateur. Gigantesque et système tout à fait nouveau au théâtre !

 Bravo à Armand Delcampe et ses techniciens de nous offrir ces images percutantes.

Un mixing cinéma-théâtre !

Et c’est ainsi qu’apparaissent sur le plateau  six décors  dans lesquels vont jouer les sept acteurs.

 

 BROOKLYN BOY  , une œuvre dramatique de Donald Margulies , auteur dramatique américain qui a écrit une quinzaine de pièces dont la plus célèbre est « Dîner entre amis », pièce distinguée par le Prix Pulitzer de la Meilleure œuvre théâtrale en 2000.

«  Brooklyn Boy » est son texte le plus personnel – il est aussi de Brooklyn – et le plus sensible.

 

L’HISTOIRE  (adaptée en français par Michel Fagadau)

 

 

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A 45 ans, Eric Weiss connaît enfin le succès avec son livre inspiré de son enfance dans la communauté juive de Brooklyn.

Encensé par les médias,  Eric  est en pleine tournée promotionnelle de son nouvel ouvrage lorsqu’il rend visite à son père, vieil homme malade et bougon.

Entre le petit gars de Brooklyn devenu écrivain connu et le paternel vendeur de chaussures (son père donc) le courant a souvent du mal à passer.

Les deux hommes ne parviennent toujours pas à se comprendre d’autant plus qu’Eric a tout fait pour échapper à la pesante hérédité familiale.

Il a fréquenté l’université, est devenu athée, s’est marié à une non-juive, a fui ses origines.

Son roman autobiographique mettra-t-il un terme à sa quête d’identité ?

 

 

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Voilà le sujet qui peut se traduire comme une tragicomédie ou comédie de caractère.

 Cela dit, on rit au cours du déroulement de la pièce car celle-ci souligne avec tendresse et humour parfois la difficulté d’échanger et de communiquer avec ceux que l’on aime.

On pense aux comédies de Woody Allen  où l’on trouve un humour fin.

La pièce et les personnages sont très américains.

A certains moments, on est ému par l’histoire, celle d’un fils  cherchant désespérément la reconnaissance d’un père, leur déchirante incapacité à se dire des mots tendres.

Parvenu au bout de sa quête, l’écrivain n’est pas seulement réconcilié avec  son identité juive, il est avant tout un fils dans les bras de son père.

 

BROOKLYN BOY

 

 

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 Une histoire simple finalement, une histoire que beaucoup ont peut-être vécue.

Le jeu des comédiens sonne vrai, juste, humain.

C’est du théâtre fort !

Les personnages sont bien ébauchés et très bien croqués par les acteurs, dirigés avec fermeté par Armand Delcampe, qui a pris à sa charge le rôle du père et  vraiment  il le joue avec opiniâtreté, autorité, faisant état d’une fatigue… définitive .

 

Richard Ruben, au style qui n’appartient qu’à lui, que nous avons applaudi durant quelques années dans ses shows, sans oublier le meneur de jeu dans «  La Revue des Galeries » , interprète son personnage de jeune écrivain  avec courage et stoïcisme, souffrant d’incompatibilité avec son père.

 

Un rôle tout en émotion et en nuance.

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Les autres personnages représentent soit l’épouse d’Eric, l’ami de longue date d’Eric,  une amie d’Eric  une assistante –productrice  du film qui devrait bientôt  se tourner à partir de l’ouvrage d’Eric.

 

Les noms  des comédiens : Deborah Amsens, Catherine Conet, Rosalia Cuevas, Julien Lemonnier, Freddy Sicx…

 

L’équipe : Jean François Viot(assistant  à la mise en scène),Tatiana del Marmol & Justin Hautenau( assistantes stagiaires) , Jacques Magrofuoco( Lumières), Lionel Lesire (scénographie et costumes) , Manu Maffei(video), Eric Degauquier(son) , Martine Lemaire(maquillage), Manu Maffei(régie générale) , Gary De Beys( régie lumières), Jean-Philippe Hardy & Louis Eylenbosch (régie plateau), Emmanuelle Froidebise (habilleuse), Jacques Magrofuoco direction technique)

 

Un gros travail pour chacun ! Une réussite !

 

Une pièce à  voir et à revoir pour l’histoire, pour les comédiens et pour les décors mobiles renversants !

 

 

(Cette chanson de et par Graeme Allwright  fait partie de la bande sonore de la pièce)

 

BROOKLYN BOY

Jusqu’au  15/10/15

 

ATELIER THEATRE JEAN VILAR

Rue du Sablon (derrière la Place Rabelais)

1348 Louvain-la-Neuve centre

Infos Réservations :  0800/25 325

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , merci de suivre régulièrement mes propos sur les spectacles en cours.

 

Notre moment de séparation : Un court extrait du film de Baltasar Kormakur:

EVEREST.

 

Un film qui retrace l’expédition dramatique qui a fait huit morts en 1996 , sur le plus haut sommet du monde.

 

« EVEREST » est moins un film épique qu’une lente hallucination de neige et de pixls hantée par le gouffre.

(Les Cahiers du Cinéma)

 

Baltasar Kormakur (réalisateur) :Pour moi, la montagne a une dualité féminine; elle montre toute sa beauté, puis elle se fâche, sans compromis.C’est une jolie métaphore car c’est la mère de la nature. Elle se dévoile petit à petit.

(Extrait du « Mad » – 23/09/15)

 

Le court extrait que j’ai sélectionné me donne l’envie de voir ce film.Et Vous ?

 

A tout bientôt!

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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