LA MELODIE DU BONHEUR(SUITE ET FIN ) FESTIVAL BRUXELLONS

 

 


 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

J’ai fait un rêve étonnant  la nuit  dernière…

 

Un rêve merveilleux…

 

Je me trouvais à New York dans l’un des plus grands   « musicals » de Broadway.  On y jouait «  The Sound  of Music » inspiré par « The Trapp Family Singers » de Maria Augusta Trapp.

 

J’avais vu le film en son temps… lointain, mais la comédie musicale qui se jouait dans ce grand théâtre newyorkais était bien plus intéressante que le film…

 

Je me suis réveillé tout exalté. Je n’étais pas à New York, une ville que j’adore ! J’étais bien à Bruxelles. Au château du Karreveld ! Dans la Cour de ce magnifique  lieu  de Molenbeek-Saint-Jean, devenu «  théâtre » pendant trois mois.  Et c’est là que se joue pour la toute première fois en langue française  cette comédie musicale, véritable Hymne à la Liberté.

 

 


 

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Un spectacle – évènement   !

Décidément, Bruxelles devient vraiment  la capitale européenne la plus culturelle qui soit, sans oublier pour autant Paris bien entendu.

 

 UNE IDEE GENIALE

 

Trois hommes, fous de théâtre (comme moi d’ailleurs)  sont les trois co-directeurs de ce grand Festival « BRUXELLONS »  qui fête cette année ses 17 ans d’existence.

 

Le principe simple  de ce  Festival est  de proposer  une programmation  estivale avec ses coups de cœurs  théâtraux,   ce qui permet d’avoir une affiche très diversifiée.

 

Ces trois hommes,  Olivier, Jack et Daniel dans l’intimité, expliquent  la particularité de ce 17ème Festival.

 

Olivier Moerens, Jack Cooper, Daniel Hanssens : Nous avons voulu  que notre 17ème  Festival  soit différent des  précédents.

Car nous voulons partager cet été l’un de nos rêves : montrer dans les règles de l’art une grande comédie musicale anglo-saxonne. Et pas n’importe laquelle. Nous avons donc choisi  LA MELODIE DU BONHEUR  avec 35 artistes sur scène et un orchestre – live de 11 musiciens qui se trouvent   « réfugiés »  dans un lieu  proche du grand plateau. 

 

 

 

 

 INFO   Depuis 17ans, la commune de Molenbeek-Saint-Jean accueille  ce Festival  « Bruxellons « en son  Château du Karreveld !

 

Les trois hommes, Olivier, Jack et Daniel : Et nous la remercions pour ce soutien sans faille.

 

Cela nous a permis, et nous permet toujours, de créer à Bruxelles un grand festival de Théâtre Populaire, présentant chaque été une centaine de représentations de plus de 25 spectacles.

 

« SI L’ON NE PEUT PLUS IMAGINER UNE EDUCATION QUI NE SOIT PAS NATIONALE  JE NE PEUX IMAGINER UNE FORME DE THEATRE CONTEMPORAIN QUI NE SOIT PAS POPULAIRE »

 

(JEAN VILAR)

 

Olivier, Jack, Daniel : Depuis sa création, le Festival BRUXELLONS s’est voulu un Festival de Théâtre Populaire, au sens propre de Vilar.

 

Or, monter un grand spectacle populaire implique de manière intrinsèque  le refus de la facilité ou de la compromission, bien plus que lorsque l’on s’adresse à un public ciblé ou de connaisseurs.

 

Refus de la facilité de se borner à émouvoir avec des enfants qui chantent et qui dansent, avec des histoires d’amours qui se mêlent et se démêlent.

 

Refus de la compromission consistant à ne pas aborder de face l’aspect politique de l’œuvre qui tend un miroir à notre situation actuelle

 

Ce que nous reprochons à l’adaptation cinématographique, nous nous le sommes interdit. Et nous sommes conscients qu’il s’agit de dépoussiérer l’image mièvre que beaucoup ont de cette histoire et d’effacer dans l’inconscient collectif les libertés prises par le film vis-à-vis du texte original.

 

(Extraits de propos publiés dans le programme)

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Nous étions nombreux à croire à une histoire authentique lorsque nous avons vu le film.

 

Je viens d’en retrouver un court extrait avec Julie Andrews.

 


 

 

Moi-même, alors que j’adore la comédie musicale, je n’avais pas vraiment aimé ce film. Je le trouvais plutôt médiocre, à part la musique formidable de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, et  les interprétations de Julie Andrews et Christopher Plummer.

 

La pièce musicale qui se joue en ce moment au BRUXELLONS  a récupéré l’histoire vraie tout en mettant en valeur le style « comédie musicale » Génial!

 

 

 

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Olivier, Jack, Daniel : Derrière une histoire en apparence candide,  l’Histoire se profile et imprègne l’oeuvre de façon latente. La romance de la première partie du spectacle ne fait pas oublier le contexte tout à fait particulier dans lequel elle s’inscrit : la montée du nazisme dans l’Autriche d’avant-guerre et le choix auquel les Autrichiens et le reste de l’Europe furent confrontés pendant les événements de la Seconde Guerre Mondiale.

 

En l’occurrence, ce « musical »  nous parle d’une famille solidaire et unie jusqu’au bout, qui lutte, reste fidèle à ses convictions et résiste face à la barbarie nazie.

 

Bravo à Vous trois pour cette magnifique performance.

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Mais je voudrais tout de même dire que la pièce commence dans un couvent, là où se trouve une jeune femme  à qui l’on conseille de partir et de vivre une autre vie.

 

Cette jeune femme s’appelle Maria ; elle est belle, d’une grande tendresse, d’un amour total pour Dieu. Elle va trouver une place de gouvernante dans une famille au nom de Von Trapp, dont le père, veuf,  capitaine, vit avec  sa gouvernante et ses sept enfants…

Et à partir de là commence réellement l’histoire…

Et à partir de là apparaissent tous les personnages dont les sept enfants prodigieux qui aimeraient retrouver une maman…

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Version nouvelle et  texte  et chansons en français.

 

Une première mondiale !

 

Un travail gigantesque ! 

 

 Une mise en scène exceptionnelle !

 

Une fabuleuse interprétation !

 

35 artistes en scène, c’est inouï. Et ce ne sont pas des figurants comme on pourrait l’imaginer.

 

28 adultes et 7 enfants ! Incroyable ! Et ces 7 enfants  d’âges différents jouent la comédie, chantent et dansent !

 

Sept enfants merveilleux, mignons comme tout,  qui deviendront plus tard,  peut-être,  de grands acteurs.

 

Dois-je vous dire  qu’ils  sont  applaudis dès leur entrée en scène ! Ce sont les sept enfants du Capitaine Georg von Trapp.

 

 

 

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Ils sont inouïs, ils tiennent leur personnage  avec une facilité,  une vérité surprenantes. Ils sont drôles et émouvants. Ils chantent et dansent comme de vrais professionnels ! Ils ont déjà joués dans différents théâtres.Malgré leur jeune âge , ils connaissent un peu le métier…

Ils ont répétés pendant de nombreuses semaines.

 On les sent non seulement présents pour jouer leur rôle mais heureux d’être sur une grande scène devant un large public.

 

Un premier bonheur pour nous, spectateurs,  de les découvrir et de les admirer et de les applaudir.

 

Ce sont les «  stars » du spectacle quoi !

 

DO RE MI

 

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Mais  je suis sincère , pour moi, la « star »  de cette « Mélodie du Bonheur », c’est incontestablement cette comédienne –chanteuse , bien de chez nous , née si je ne m’abuse à Uccle,  que nous voyons dans tous les théâtres de la capitale, dernièrement encore  dans  « La Revanche de Gaby Montbreuse » , c’est  LAURE GODISIABOIS .

 

 

 

 

 

Quel talent ! Je la connais depuis le début de sa carrière.

C’était au  théâtre du Passage 44 (hélas disparu depuis longtemps)

Le titre  de la pièce m’échappe mais l’action se déroulait dans un grand hôtel où l’on allait découvrir un couple. L’homme appelait la femme de chambre.  Celle-ci entrait et déposait un plateau. C’était bien sûr Laure. Sans dire le moindre mot,  elle saluait  le client  et disparaissait avec un regard souriant, discret.

 Déjà, elle avait une présence  en scène !

 J’ai suivi sa carrière de très près et je l’ai vue évoluer d’une manière remarquable et rapide, jouant des personnages  de tout style, de toute catégorie, et cela  avec une facilité débordante

 

Nos  trois co-directeurs l’ont engagée à plusieurs reprises et cela va de soi, ils ont pensé à Laure pour faire vivre le personnage de Maria.

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 Qu’est-ce qu’elle est vraie dans son interprétation !

 

Ici aussi, un regard d’une tendresse, d’une douceur  d’une bonté étincelante. Elle ne joue pas Maria, elle est Maria.

 

Elle est émouvante aussi. Mais elle montre tous  ses sentiments avec réserve, avec retenue.

 

Laure est aussi une joie pour les sept enfants Von Trapp.

 

 

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 DISTRIBUTION 

 

Aux côtés de Laure Godisiabois , Wim Van Den Driessche, en alternance avec Antoine Guillaume jouent le Capitaine Georg von Trapp. Deux acteurs différents mais de super qualité artistique.

 

Cela doit être troublant et intéressant  pour Laure  de changer de partenaire d’une représentation  à l’autre !

 

 

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 PLACE AUX SEPT ENFANTS TALENTUEUX…

 

En vérité, ils sont dix car certains se produisent en alternance.

 

Ces enfants ont été choisis  parmi de très  nombreux postulants dont beaucoup avaient déjà joués dans plusieurs  théâtres

 

Esteban Brouillard (Friedrich ) né le  09/09/2002 à Etterbeek.

 

Esteban : Pour moi, jouer Friedrich , c’est l’aboutissement de deux années de chant(chorale), deux années de théâtre et 4 ans de danse. C’est mixer toutes mes passions ensemble…

 

Clara Barlow (Louisa) née aussi à Etterbeek le 03/09/2002.

 

Clara : Pour moi,  jouer dans «  La Mélodie du bonheur » c’est une expérience de fou ! 25 spectacles en plein air dans un château !!! Mon personnage Louisa selon moi, c’est une gentille hippie qui aime faire des blagues, parfois méchantes mais seulement pour faire fuir les gouvernantes.

 

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Les autres enfants jouent donc  en alternance :

 

Nicolas Djuroski( Kurt- 15ans) : Dans 20 ans , j’aimerais apprendre la comédie musicale à Broadway.

 

Sylvain Schmitt ( Kurt- 13 ans) : Dans 20 ans, j’aimerais être… un artiste !

 

Joëlle Massart(Brigitta-14 ans) :  C’est un rêve qui se réalise et une chance que l’on n’a pas tous les jours dans sa vie. J’apprends beaucoup de choses et rencontre de chouettes personnes.

 

AdélaÏde Couplet (Brigitta – 13 ans) : Pour moi, jouer dans  « La Mélodie du bonheur », c’est une expérience excitante et enrichissante tant au niveau scénique qu’au niveau humain.

 

Clémentine Guyot  Marta -9 ans) : Mon personnage, Marta, c’est…un peu moi. Elle aime bien chanter, danser et s’amuser, comme moi, et elle adore sa nounou comme moi j’adore mes baby sitter. 

 

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 Noélyne Siméons ( Marta- 10 ans) :  Je dédie cette série de représentations à toutes les personnes qui me permettent de m’épanouir dans ce monde.

 

Ivy Barlow (Greel -8 ans) :  Mon rêve le plus fou, c’est d’aller au bout du monde nager avec les dauphins.

 

Camille Barreira (Gretzl –  7ans) : J’aime faire plein de choses car j’ai plein d’énergie et  je ne sais pas rester en place …

 

Ils sont étonnants !

 

Bonne route à Vous tous !

 

DECORS  & SON

 

Le décor figure sur plusieurs plans : l’abbaye de Nonnberg  , la villa Von  Trapp, La chambre de Maria,  La terrasse de la villa Von Trapp, la salle de  concert …

 

Le Son joue aussi un rôle des plus importants.  Il est d’une superbe qualité. On entend merveilleusement les voix des acteurs là , partout où ils se trouvent. Aucun bruit de micro, une clarté totale d’écoute, ce qui est rare.

 

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 LA DISTRIBUTION LA PLUS LONGUE DU THEATRE BELGE

 

Par ordre d’entrée en scène  (indépendamment de Laure Godisiabois , Wim Van Den Driessche, Antoine Guillaume   déjà nommés) :

 

Marie-Laure Coenjaerts (La Mère Abbesse) : comédienne et superbe  chanteuse.

 

Jolijn Antonissen (Sœur Berthe) Shérine Seyad ( Sœur Margaretta) Sarah Delforge ( Sœur Sophie) Roland Bekers  (Franz) Nicole Valberg ( Frau Schmidt) Maud Hanssens (Liesi) Damien Locqueneux  Rolf Gruber)Perrine Delers  (Baronne Schraeder)Pierre Pigeolet ( Max Detweiler)Bruno Mullenaers ( Herr Zeller)Jean-Claude Gérard (Baron Eberfeld et le prêtre)Anne Vrielinck( Baronne Eberfeld)Marcel Bergez (Amiral von Schreiber)

 

Ce n’est pas tout…

 

Le Choeur : Emilie Debu, Alice Lopez, Aline Massinon, Catherine Gallez…

 

Les invités du bal et les nazis : Mehdi Loumrhari, Raphaël Bocken, Stéphane Rimbert , Arnaud Delforge, David Vincent.

 

Cela continue…

 

La musique :

 

Pascal Charpentier ( Directeur musical), Julie Delbart (Assistante dir.musical et pianiste),  Gilles Carlier ( Keyboard String), Toine Cnocckaert( Percussions), David  Foiche( Cor), Julien uilloux ( Trombone) , Pauline Leblond( Trompette) , Ivan Lebrun ( Violon), Cédric Debruycker(Clarinette ,Mathieu Najean(Clarinette, Basson) , Cédric Raymond/ Nicolas Puma (Contrebasse)

 

Et  encore…

 

L’Equipe de création :

 

Daniel Hanssens et Jack Cooper (metteurs en scène ) assistés  de Simon Paco, Olivier Moerens ( Dramaturge ), Joelle Morane  (Chorégraphe , Dimitri Shumelinsky ( Scénographe, assisté de Michela Osimo), Françoise Van Thienen Costumière , assistée de Marie Niels, Ophélie Garcia, Odile Ryckmans, Anne Marie Hobin, Carine Duarte) , Isabelle Rigaux (Coach vocal) , Séverine Delforge  (Chef des Chœurs), Laurent Kaye(Création Lumière) Daniele Parmentier et Paul Matraja(Coiffure)

 

Et  encore …

 

L’Equipe technique :

 

Yves Hauwaert et Eienne Gabaut (Directeurs  techniques), Marco Gudanski(Ingéneur du son, assisté de Xavier Gillis), Romain Mauvais-Nicolas Kluge-Isabelle Simon-Charlie Degrox- Gilles Peetermans ( Régisseurs)Ateliers du Théâtre Royal des Galeries (Construction des décors)

 

Et enfin :

 

L’Equipe de Production :

 

Lady Karidas/Nele Quaghebeur( Déléguées de production) , Valérie Nederlandt (Attachée de presse 7 Avril Production), Gaétan Bergez ( Communication & graphisme), Bruno Mullenaerts ( Photographe), Tousaint Colombani(Vidéaste) , Michel Soucy ( Illustrateur)

 

Voilà un générique qui ressemble bien aux génériques américains d’un film.

 

C’est  important ce listing. Chacun fignole, peaufine avec fougue et passion  sur le travail qui lui est demandé. Chacun mérite son nom au générique.

 

 Deux heures trente de spectacle !

 Quatorze séquences-tableaux !

 Une troupe talentueuse !

 Une musique que l’on n’oubliera jamais !

 

Bravo à tous , avec en tête  nos trois initiateurs-directeurs :

 

Olivier Moerens , Jack Cooper , Daniel Hanssens.

 

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Cette photo est extraite de la dernière séquence du spectacle.  On peut être désarçonné. Nous sommes en 1938. L’Autriche accueille l’Allemagne nazie…

C’est une fameuse claque !

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Il est impossible pour le public assistant à une représentation scénique  de croire qu’il s’agit d’un spectacle mièvre ou gentillet.

Pour les Anglo-Saxons , il s’agit réellement d’une œuvre politique majeure du répertoire. 

C’est pareil en Belgique francophone !

 

Pour nous, « LA MELODIE DU BONHEUR » est l’équivalent musical du   « DICTATEUR » de Charlie Chaplin, à la fois drôle et profondément politique.

 

Un conseil :Si vous vous rendez au Festival voir cette superbe comédie musicale, procurez-vous le programme : une partie avec un album de photos du spectacle et l’autre toute une documentation  sur la Comédie Musicale Américaine. C’est très intéressant ! ( coût : 5 euros)

 

 FESTIVAL  « BRUXELLONS »  jusqu’au 27 septembre 2015

 (Réservation : 02 / 724 24 24)

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe «  , merci de me suivre dans mes recherches.

 Notre moment de séparation : Un medley de musiques extraites des  « musicals » composées par  Richard Rodgers et Oscar Hammerstein.

Essayez  de retrouver les titres des films.C’est amusant quoi !

A tout bientôt !

 

Roger Simons