L’AMI DES BELGES (THEATRE DES MARTYRS)+ IGOR LEVIT

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bienvenue à Vous . Vous avez à découvrir un jeune milliardaire français,et en fin de programme, un pianiste virtuose.

L’AMI DES BELGES

AMLP 00852-0013.jpg

Une pièce de Jean-Marie Piemme créée au Festival de Spa  en 2014 !

Une pièce que j’ai  trouvée très intéressante et  très bien  interprétée !


Une belle idée, une belle écriture de Jean-Marie Piemme , l’un de nos  grands  dramaturges belges.

Un excellent comédien : Fabrice Schillaci.

Une curieuse histoire, délirante au possible…

AMLP 00852-0008.jpg

 « Loin de coller à une réalité documentaire, le texte de Piemme et la mise en jeu de Jean Lambert partent dans un joyeux délire. Humour et poésie s’invitent dans ce portrait au vitriol que Fabrice Schillaci porte avec une formidable puissance ». (Jean-Marie Wynants/Le Soir)

 J’adhère totalement  à la critique positive de Wynants.

Au départ du spectacle, je ne connaissais pas la pièce, je me suis interrogé quant à l’interprétation  « grandiloquente » de ce comédien que je n’avais jamais vu à la scène mais vu au cinéma  oui, entre autres dans le film de  Benoît Mariage « Cow boy »

Mais  quelques minutes plus après , Fabrice Schillaci m’a conquis  dans sa façon de jouer ce texte et également par sa gestuelle épatante.

 

 Extrait de la pièce

Fabrice Schillaci : Mon départ pour la Belgique est un acte réfléchi, concerté, pesé , ai-je rappelé à un journaliste du journal Le Soir, un petit matin qui s’étonnait qu’une pointure comme moi veuille absolument s’établir dans une ville aussi sale que Bruxelles, paralysée par les embouteillages , gangrenée par des mutations architecturales déplorables , sans RER. A quoi j’ai répondu que ma solidarité avec les Belges était sans faille…pourvu qu’ils ne changent rien à leur dispositif fiscal et aux possibilités de fondations leur permettant d’épargner un maximum sur les frais de succession…

Lire ce texte interroge déjà, fait rire, surprend le lecteur  mais voir ce texte joué en scène par le comédien, c’est génial !

Drôle, grinçant, osé , insolent , irrévérencieux.

AMLP 00852-0006.jpg

 Jean-Marie Piemme (auteur) : Cet homme qui se tient devant nous, avec son costume classieux , sa coiffure bien nette et son club de golf, est un puissant de ce monde .

Aujourd’hui cependant il n’en mène pas large. En panne de voiture dans la campagne belge, il s’énerve sur son chauffeur pas vraiment débrouillard.

Et le voici qu’il raconte sa vie à son biographe officiel, chargé d’écrire le livre de sa vie.

Et nous, spectateurs,  allons jouir  de  l’histoire de ce milliardaire français qui veut devenir belge.

Il y a du Gérard Depardieu  dans  sa tenue, ses mots, ses  rires, ses expressions…

Ce n’est jamais qu’une farce contemporaine qui dénonce l’arrogance des nantis.

Un spectacle exutoire comme une grimace irrévérencieuse, jouissive  adressée aux puissants de ce monde.

AMLP 00852-0004.jpg

Une mise en scène époustouflante de Jean Lambert, en osmose  avec l’auteur et l’interprétation  du comédien.

C’est plein de surprises et d’idées.

Pour moi le moment émouvant de la pièce se joue  quand  ce comédien chante à sa façon l’œuvre célèbre de Jacques Brel « La quête – l’impossible amour » 

Le décor sonore est généreux avec une musique de Mozart , deux chansons de Brel, un jazz  de Charlie Parker et…les Gilles de Biche.

La pièce est publiée aux Editions Lansman.

 

 

L’AMI DES BELGES

Auteur : Jean-Marie Piemme

Mise en scène : Jean Lambert

Scénographie & costumes : Catherine Somers

Lumières : Ophélie Kern

Son : Vincent Cahay

Production : Impact Cie

Avec Fabrice Schillaci

THEATRE  DES MARTYRS

Jusqu’au 08/10/16

Place des Martyrs  22 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08


 

Amis de l’émission/blog  » Les Feuxde la Rampe », merci de votre présence.

(Les musiques et chant font  quelque peu partie du spectacle.)

Notre moment de séparation : IGOR LEVIT,  jeune pianiste germano-russe, présent au Palas des Baux-Arts , à partir du 30 septembre, là où il jouera l’intégrale des sonates de Beethoven.

Igor Levit : J’ai travaillé ces pages depuis une dizaine d’années et il était évident pour moi que c’est avec elles que je voulais faire mes débuts au disque.C était une sorte de nécessité.