CABARET (LE PUBLIC AU NATIONAL) (REPRISE)

 

 

 

L’histoire de CABARET est devenue  familière du grand public grâce au film de Bob Fosse réalisé en 1972, interprété  par l’inoubliable Liza Minelli.

Ce film était tiré de la comédie musicale créée à Broadway en 1966, elle même basée sur la pièce de John Van Druten  » I am a camera » adaptée d’un recueil de nouvelles.

Héritage culturel et artistique des cabarets berlinois…

Une comédie musicale américaine qui a connu un énorme succès l’année dernière à Bruxelles. La revoici, toujours au National , avec toute la troupe de septembre 2014.

 

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 CABARET

D’après la pièce de John Van Druten et l’histoire de Christopher Isherwood.

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen.


 

(republication)

 

Michel Kacenelenbogen (initiateur du projet/metteur en scène) : Ma motivation première au théâtre, c’est de raconter une histoire. Une histoire qui pourrait vous toucher. Parce que si elle vous touche, alors je pense qu’elle fera son chemin en vous  que vous y rêverez, vous y reviendrez.

 

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 « CABARET »  est dans mon parcours d’homme et de metteur en scène, une œuvre emblématique parce qu’elle dénonce les ravages de la machine totalitaire avec humour et émotions, en danses et en chansons.

C’est ce que je tente de faire depuis 20 ans au « Public » : espérer relier le grave et le joyeux dans un mouvement de grâce qui englobe artistes et spectateurs.

Que les spectateurs la trouvent sympathique ou virulente, humaniste ou transgressive, cette comédie musicale est intimement liée à la réflexion : celle qu’on nous laisse ou celle qu’on prend pour remettre en question le système.

CABARET me hante depuis toujours. A l’adolescence, elle a été pour moi l’oeuvre magistrale qui met en scène un hommage à la liberté d’expression. C’est d’ailleurs la vision du film qui a participé à ma décision d’ouvrir un jour un théâtre.

Cette œuvre exprime en corps et en voix  les espoirs et les souffrances et donc le destin d’une société prise en otage. Elle raconte que dans un monde où l’expression est kidnappée, l’espace de la scène reste l’endroit par lequel on a le droit et le devoir de remettre en cause quel que système que ce soit. A fortiori un système qui prétend être la seule issue possible à   « la crise ».

 

CABARET

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Berlin en 1931. Le maître diabolique des cérémonies accueille une clientèle de millionnaires d’invertis et d’aventuriers au Kit Kat Klub, le cabaret à  mode.

Un jeune étudiant anglais , Brian Roberts arrive à Berlin et s’installe dans la pension Schneider. Sa voisine est Sally Bowles , qui chante au Kit Kat Klub.

Ils s’éprennent l’un de l’autre alors même que la violence des nazis apparaît de plus en plus ouvertement.

Brian doit gagner sa vie. Pour ce faire , il donne des leçons d’anglais à Fritz Wendel, un ami de Sally  et à sa compagne, Nathalie Landauer. Mas cette dernière  est juive et elle décide de ne pas épouser Fritz.

Sally fait la connaissance de Maximilian von Heun qui symbolise pour elle un monde de luxe auquel elle ne peut résister. Sally avoue bientôt à Brian qu’elle a couché avec Maximilian. Brian se prend de querelle avec des nazis qui le rossent.

Sally découvre qu’elle est enceinte  mais elle ne sait pas de qui. Brian est prêt à l’épouser mais elle préfère avorter.

Brian quitte Berlin et Sally continue, comme avant, à se produire au Kit Kat Klub, un lieu de plaisir nocturne fréquenté par les homosexuels.

 

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CABARET  une remarquable « tragédie musicale » qui dans un Berlin 1930, retrace la montée du nazisme au moyen  d’une judicieuse alternance de séquences  dramatiques et  burlesques.

Les numéros musicaux insérés dans le déroulement de l’action dramatique sont toujours en situation avec l’histoire contée.

Ils créent bien entendu une ambiance exceptionnelle qui donne toute la valeur et l’intérêt de ce spectacle.

 

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 1929. BERLIN

Suite à l’effondrement de l’Empire et à la libéralisation de la censure, les cabarets s’ouvrent en grand nombre. Sous la République de Weimar, Berlin devient une ville haute en couleur et décalée : « les lieux de plaisir » n’y manquent pas , on en recense environ un centaine. L’ouest de Berlin est surnommé «  le Berliner Broadway » : artistiques, politiques ou érotiques. Les cabarets berlinois atteignent leur apogée.

 

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Si, à la veille de la crise économique de 1929 ,  la plupart des cabarets ont développé la satire politique, les années 30 confirment la tendance de plus en plus politisée des spectacles représentant la misère régnant à Berlin et la crainte d’un nouveau conflit…

L’activité artistique va continuer un temps jusqu’à  ce que les nazis ne supportent plus le mélange d’humour , d’ironie et de critique sociale du genre et chassent les chansonniers et artistes.

A partir de 1933, l’espace de liberté est interdit.

On entendra plus :

Wilkommen ! Bienvenue ! Welcome !

Fremder , tranger, stranger,

Glücklich zu sehen

Je suis enchanté…


 

Info : Ne tenez pas compte des dates du spectacle indiquées sur le teaser.

C’était l’année dernière.

« Cabaret » se joue jusqu’au 20/12/15 !

 

GENERIQUE DE FIN

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen

Direction Musicale : Pascal Charpentier

Chorégraphie : Thierry Smits

Avec  Taïla Onraedt (Sally) , Steve Beirnaert ( Emcee) , Baptiste Blampain (Cliff), Guy Pion , Delphine Gardin, Nitya Fierens, Jolijn Antonissen, Leonor Bailleul, Antoine Guillaume, Steven Colombeen, Damien Locqueneux, Bruno Mullenaerts , Florviane Jamar , Anthony Sourdeau , Sarah Delforge.

Scénographie : Vincent Lemaire

Lumières : Laurent Kaye

Costumes : Chandra Vellut

Directeur  technique : Maximilien Westerlinck

Maquillage :  Bernard Floch

Coiffures :  Thierry Pommerell

Assistante à la mise en scène : Hélène Catsaras

Assistante artistique ; Lou Kacen

Assistants Chorégraphes : Nitay Lehrer et Nicola Leahey

Assistante scénographie : Chloé Kegelart

Ingénieur Son : Marco Gudanski

Habilleuse :Chloé Dilasser

Régisseurs : Amaury Baronnet, Rémy Brans, Xavier Gillis, Pierre Hendrickx, Nicolas Oubraham , Kevin Sage et l’équipe technique du Théâtre National.

Traduction :Hélène Catsaras , Lou Kacen , Michel Kacenelenbogen et Mirabelle Santkin.

 

LES MUSICIENS

En live sur le plateau du théâtre : Trompette : Pauline Leblond; Saxo alto : Gilles Carlier; Saxo ténor,basson, clarinette : Mathieu Najean; Trombone : Julien Guilloux; Basse : Cédric Raymond; Piano : Julie Delbart ; Percussions : Toine Cnockaert; Guitare ,Banjo : Jo Mahieu

Direction musicale : Pascal Charpentier.

Un grand spectacle ! Un grand bravo à toute cette équipe.

 

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CABARET (LE PUBLIC AU NATIONAL)

Bld  Emile Jacqmain  111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations :  0800 / 944 44

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , un grand merci de suivre  les actualités culturelles de mon blog .

Notre moment de séparation : Un hommage à Frank Sinatra  qui aura ce samedi

100 ans, né le 12/12/1915 et décédé le 14/05/1998.

On file tout de suite vers New York.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sortie sur nos scènes belges de «  CABARET » m’a conduit  dans  les méandres de la comédie musicale américaine, avec un plaisir merveilleux.

 

SI LA COMEDIE MUSICALE AMERICAINE M’ETAIT CONTEE…


 

On s’attache à la comédie musicale d’Hollywood, partant de «  Le Chanteur de jazz » en 1927 jusqu’au «  Cabaret » de 1972.

Véritables défilés de stars aux noms flamboyants  tels : Al Jolson, Maurice Chevalier , Jeanette Mac Donald, Bebe Daniels,  Dick Powell, Joan Blondell, Ruby Keller, Ginger Rogers ,James Gagney, Fred Astaire,William Powell..

Il s’agit  le plus souvent d’une opérette, olutôt qu’une comédie musicale.

1939 , c’est Judy Garland avec « Le magicien d’Oz »(The Wizard of Oz »

 
 

c’est aussi Mickey Rooney ( avec Judy ) pour «  Place au rythme ( Babes in arms)

1941, c’est James Stewa       rt – Judy Garland , Hedy Lamar :   « La danseuse des Folies Ziegfeld ( Ziegfeld Girl)

c’est Betty Grable et Don Amèche : »Soirs d Miami » ( Moon  over Miami)

c’est aussi James Cagney : «  La glorieuse prade ( Yankee Doodle)

1943, c’est Lena Horne : Symphonie magique »  (Stormy Weather)


 

1944 , c’est Gene Kelly et Rita Hayworth : «  La Reine de Broadway » ( Cover Girl)

1945, c’est Frank Sinatra et Gene Kelly «  Escale à Hollywood » ( Anchors aweigh)

 

 

Et les spectacles musicaux  cinématographiques continuent…

(à suivre)

 

Et en  2014 , c’est «  CABARET »  au Théâtre National  (Production –Théâtre Le Public)

 

TAILA ONRAEDT ( Sally)

STEVE BEIRNAERT ( le démoniaque Emcee)

BAPTISTE BLAMPAIN  ( Cliff)

GUY PION  ( Herr Schultz)

Et  tous les autres : comédiens, danseurs,  chanteurs, musiciens…

Et le spectacle musical théâtral continue…jusqu’au 20/12/15

Infos Réservations : 0800 / 944  44