LE MARIAGE DE MADEMOISELLE BEULEMANS (THEATRE ROYAL DES GALERIES)

 

(Nouvelle version)

 

 


 

 

David Michels (Directeur ) : Quel bonheur de retrouver la famille Beulemans à l’occasion des noces de diamant du Théâtre des Galeries avec son public.  Ce merveilleux public si nombreux , si varié et pourtant si fidèle !

 

Le Théâtre Royal des Galeries est spécialisé dans la programmation des pièces  bruxelloises, entre autres celle-ci et  « Bossemans et Coppenolle » de Paul Van Stalle et Joris d’Hanswicjck , une pièce que j’ai eu le plaisir d’interpréter dans ma jeunesse théâtrale au Théâtre du Vaudeville , avec les deux grandes stars  du Théâtre Belge de l’époque : Gustave Libeau et Marcel Roels.

 

En toute honnêteté, cette pièce-là  est nettement moins forte que «  Le Mariage… »

 

 

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 LE MARIAGE DE MLLE BEULEMANS 

 

 

Le saviez-vous? «  Le Mariage de Mlle Beulemans »  de Jean-François Fonson et Fernand Wicheler a démarré à Bruxelles au Théâtre  Olympia  le 18 mars 1910, rue Auguste Orts , devenu plus tard le Théâtre de la Bourse, où j’ai eu aussi la chance de jouer avec une autre star du théâtre : Darman .

Il y avait des stars à cette époque lointaine.

Heureusement, Daniel Hanssens ( Beulemans) en est une aujourd’hui !

 

Au fait , connaissez-vous l’hymne national bruxellois ?

 

 

 


 

 

Les comédiens de la création, en 1910 :

 

M.Jacque : Beulemans

Jules Berry : Albert Delpierre

Gilberte Legrand : Suzanne Beulemans

 

 

Et depuis, cette pièce a été jouée des tonnes de fois par de nombreux comédiens belges dont Jacques Lippe.

 

 


 

 

 J’ai  retrouvé également un extrait de cette pièce , toujours interprétée par Jacques Lippe avec pour partenaire féminine, la grande comédienne bien trop tôt disparue que tout le monde adorait , j’en faisais partie :  Christiane Lenain.

 

Vous souvenez-vous du trio vedettes : Christine Lenain, Jean-Pierre Loriot t Serge Michel , qui travaillaient tous trois sous la houlette de Jean-Pierre Rey ?

 

 

 


 

 

 

 

Christiane Lenain(1978) : Tout le monde peut , sur la scène,  reconnaître quelqu’un ou se reconnaître soi-même.

Personne dans cette pièce, ne se regarde le nombril. On rit tout le temps, c’est plein de sympathie, d’amitié. C’est une pièce très bien ficelée ; c’est aussi une pièce qui rassure…

 

Christiane, une femme et une comédienne que nous regrettons toujours .Elle était magnifique et d’une qualité humaine exceptionnelle.

Je l’ai souvent interviewée  dans mes émissions ertébéennes.

 

C’était l’époque où la Télévision Belge faisait des captations de spectacles, à l’instar  de la France avec ses  soirées : « Au théâtre ce soir ».

 

Document : l’affiche du spectacle  lors de sa présentation à la RTB !

 

 


 

 

 

2014. THEATRE ROYAL DES GALERIES , RETOUR HEUREUX !

 

 

 

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« Le Mariage de Mlle Beulemans »

Mise en scène : David Michels

 


 

 

 

 J’aurais mille choses à vous dire sur cette pièce belge qui a fait le tour du monde et jouée en plusieurs langues. Partout : un triomphe.

Un triomphe qui s’est confirmé hier soir au cours de la première.

On retrouve ce petit monde bruxellois représenté avec son langage, son accent , ses fautes , ses tournures. Il y a une part d’autodérision et une autre de défoulement à rire des répliques de Fonson et Wicheler.

 

Je tiens à  remercier David Michels, le metteur en scène, d’avoir monté ce spectacle dans la tradition, sans vouloir un seul moment la «  moderniser ».

La pièce conserve ainsi toute sa saveur !

 

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 Beulemans : C’est tout de même embêtant ! Il y a les jours des réclamations. Tous les jours, vous faites une nouvelle gaffe Monsieur Albert.

Albert : Pardon, Monsieur Beulemans , je…

Beulemans : Beul-mance . Je suis Beulemans ! Vous êtes toujours à faire des patatis et des patatas, à pincer le français , à faire des compliments parisiens , et pendant ce temps, on néglige les affaires.

 

 

David Michels (directeur des Galeries) : J’ai voulu clôturer notre saison du soixantième anniversaire de la Compagnie des Galeries avec cette pièce fétiche qu’est « Le marigea de Mlle Beulemans ».

Ces retrouvailles avec la famille la plus célèbre du théâtre belge se sont faites dans la joie et une extraordinaire bonne humeur. Quel plaisir de retravailler ces répliques pleines de saveur, de drôlerie, de tendresse et d’émotion.

 

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Beulemans : Regardez ! Regardez Monsieur Albert…Un client ne réclame pas quand c’est pas besoin, n’est-ce pas? Non, fils, croyez-moi, surveillez un peu mieux les affaires , prenez exemple sur ma fille. Je suis seul dépositaire pour la Belgique du « Stout Glascow »…C’est quelque chose, il faut jouer avec cela ! Ce n’est tout de même pas parce que je suis en correspondance avec votre père, et qu’il m’a demandé pour vous une place dans les bureaux pour apprendre le commerce belge que vous devez tout flanquer en l’air…Vous avez fait une grosse gaffe.

Suzanne : Père, maintenant, je me rappelle, c’est moi qui m’ai trompée…J’ai cru que le stout était pour Stevens et le groseille pour Stoefs.

Beulemans : Ah ! Mais il aurait dû quand même voir ça !

Suzanne : Non père ! C’est le jour où vous l’avez envoyé à la banque.

Beulemans Oui ? Mais quand même, il ne fait pas attention ( il s’apprête à sortir) Je n’aime pas ce garçon..

 

 

Remarquablement construite, cette pièce propose un mélange très subtilement dosé de romanesque et d’humour, de sentimentalité et de « zwanze », d’observation psychologique et de folklore bon enfant.

 

 

Albert : Ah ! si vous n’étiez pas là , Mademoiselle , je vous jure bien qu’il y a longtemps que je serais parti. Je ne suis pas un petit commis qui attend après ses maigres appointements. Mon père m’a envoyé en Belgique chez M.Beulemans , comptant que j’y trouverais au moins des égards…

Suzanne : Tata ! ta ! ta ! Est-ce que je n’ai pas d’égards pour vous ? Eh bien, moi c’est le principal. Je veux que vous restez ici…jusqu’à la fin de votre année.

 

 

David Michels : Si les personnages de cette pièce centenaire nous sont si familiers, c’est surtout parce qu’ils ont cette sorte de tendresse du cœur si émouvante. Ils ont un caractère bien affirmé et demeurent à travers les évènements fidèles à eux-mêmes jusqu’au bout.

M.Beulemans est tout d’une pièce, prompt à l’emportement , sensible à la flatterie, partial avec son personnel , mais d’un naturel bonhomme. Mme Beulemans est une bourgeoise de la même trempe, soucieuse du paraître, un peu soupe au lait et douée d’un solide bon sens.

Quant à Suzanne, partagée entre Séraphin et Albert, elle épousera finalement le second parce que plus honnête.

Ce dénouement attendu est bien dans la tradition d’une époque qui avait une faiblesse pour tout ce qui est tendre et gentil. Il y a un peu de nostalgie à retrouver ces personnages et cette époque. Il y a un peu d’envie aussi.

 

C’est vivant, drôle, avec des moments émotionnels. Les personnages sont là et bien là et existent encore de nos jours dans notre bonne ville de Bruxelles.

 

 

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 Suzanne : Allez, père…

Beulemans : Quoi ?

Suzanne : Venez à table, c’est bête…

Beulemans : Ce qui est bête, c’est qu’on ne sait pas manger à son aise ici…Il faut tout le temps discuter et crier ; et, quand on crie, on oublie de mâcher…et on avale des gros morceaux…et ça est mauvais pour l’estomac.

Suzanne : Mais enfin, mère ne vous a rien dit, père.

Beulemans : Naturellement ! Vous tirez  avec elle. Vous êtes toujours à deux contre moi.

Suzanne : Ce n’est pas juste ce que vous dites, père ; je n’ai rien dit…Et puis mère aussi me dit que je tire avec vous…Ca prouve bien que je ne tire avec personne…Je suis assez triste de toutes ces ruses.

Mme Beulemans  entrant dans le bureau de son mari) : Oui ou non ? Est-ce que vous venez à table, président ?

Beulemans : Non! Et filez ! Sinon…(  il fait un geste de menace)

Mme Beulemans : Oui…Ca je voudrais voir ?…

Beulemans : Oui…j’ai peur !

Mme Beulemans ; C’est alors que ce serait fini , entre nous.

Beulemans : Vous allez me donner envie.

Suzanne : Allez père ! Allez mère ! Qu’est-ce que la servante va dire ?

Beulemans : Oui, elle doit être bien étonnée, depuis deux ans que ça dure…Ecoutez, ça ne peut pas continuer à durer…J’irai chez l’avocat.

Mme Beulemans : Eh bien, oui ! Chez l’avocat…Il vous dira ce qu’il pense de vous. En tout cas, puisque vous refusez de venir à table, c’est plus besoin de faire à dîner. Demain, Suzanne et moi, on mangera des pistolets avec du jambon…

 

 

Et des scènes pareilles, croustillantes, il y en a sans arrêt dans la pièce. Et ce qui est étonnant, c’est qu’elle a été écrite tout à fait par hasard.

 

 

FLASHBACK

 

 

En 1910, Jean-François Fonson présidait aux destinées de deux théâtres bruxellois : l’Olympia et les Galeries. En cours de saison, une troupe parisienne qui devait venir se produire à l’Olympia lui fit faux bond au dernier moment. Fonson qui n‘était pas homme à se laisser décourager, fit appel à Fernand Wicheler, un ami journaliste et qui écrivait des sketchs pour les revues. Ils écrivirent ensemble un spectacle de remplacement qui – pensaient-ils – tiendrait bien deux à trois semaines à l’affiche. Ce fut « Le Mariage de Mlle Beulemans » et le début d’une carrière triomphale.

 

Bruxelles fit donc un accueil délirant à cette pièce, jouée sans interruption jusqu’au 31 mai 1910. Et quelques jours plus tard, elle était déjà à l’affiche d’un théâtre parisien. A la fin de 1910, plus de 300 représentations avaient été données. Ensuite, elle fut montée à Londres en français pendant six mois et en anglais avec l’accent écossais par la suite. Et puis très vite ce furent les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, le Danemark, l’Autriche, la Hongrie. Elle fit le tour du monde et fut même jouée au Japon, en japonais et le marchand de bière belge était devenu marchand de riz…

 

 

Séraphin : Bonjour, Monsieur Beulemans.

Beulemans : Ah ! c’est vous Séraphin ? Vous avez du neuf ?

Séraphin : De la société ? Oui.

Beulemans : Eh bien, de bonnes nouvelles ?

Seraphin : C’est comme on veut. Ce sont de bonnes nouvelles pour Hebbelinckx et de mauvaises nouvelles pour vous…

Beulemans : Je ne suis pas nommé ?

Séraphin : Non.

Beulemans : Vous avez pourtant défendu ma candidature?

Séraphin : Ca est sûr…

Beulemans : Eh bien ?

Séraphin : On m’a demandé vos titres…

Beulemans : Qu’est-ce que vous avez répondu ?

Séraphin : Je n’ai rien répondu.

Beulemans : Pourquoi vous n’avez pas répondu ?

Séraphin : Parce que je ne savais pas quoi répondre.

Beulemans : Alors…je n’ai pas de titres ?…Vous n’avez pas dit que je suis le seul dépositaire en Belgique du «Stout Glascow »?

Séraphin : Je l’ai dit…Mais Hebbelinckx est dépositaire de deux marques de scotch.

Beulemans : Vous n’avez pas dit que j’ai trois employés et une comptable ?

Séraphin : Je l’ai dit…Mais Hebbelinckx a aussi une dactylographe.

Beulemans : Vous n’avez pas dit que j’ai dix camions à deux chevaux ?

Séraphin : Je l’ai dit…Mais Hebbelinckx a dix camions automobiles.

Beulemans : Vous n’avez pas dit que je suis décoré d’Isabelle la Catholique ?

Séraphin : Je l’ai dit…Mais Hebbelinckx a le Christ du Portugal, et ça est rouge…

 

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Paul Emond, écrivain, dans sa lecture du texte de la pièce, parue chez Labor en 1991 , se pose la question de savoir si le vrai héros de la pièce ne serait pas ce fameux langage bruxellois ?

 

Paul Emond : Car si on le parle d’un bout à l’autre de la pièce, n’est-il pas vrai également que l’on n’y parle que de lui ? Comment le définir ? Comme une espèce de jargon bruxellois émaillé de flandricismes, de belgicismes énormes et de tropes hardis ou délicieux auxquels les plus enracinés ajoutent l’inimitable accent local. Au cœur même de l’intrigue sans grande complication, ni mystère et où les meilleures ficelles, tant humoristiques que sentimentales sont utilisées à bon escient, il est toujours là, le langage bruxellois, mêlé à tout et se mêlant de tout…pour le plus grand plaisir du spectateur. Si la pièce se finit bien, c’est quand même parce qu’Albert, le Français, se met à « discourir » dans le même langage que Monsieur Beulemans…

 

Suzanne : Isabelle la bonne vous a bris le cœur ?

Albert : Mais non, Isabelle ne m’a pas brisé le cœur ! Mais je surpris chez cette brute cet aspect dédaigneux avec lequel on accueille ici mes meilleures intentions.

Suzanne : Je vous assure que vous vous trompez. Enfin, voyons, qu’est-ce que vous avez dit à cette bonne quand elle vous a remercié ?

Albert : Oh ! Je ne sais pas, moi ! Je lui ai dit : « De rien, de rien…C’est la moindre des choses…

Suzanne : Ah voilà ! en parlant à Isabelle, il fallait dire: « Och ! laissez seulement, ce n’est rien de porter un sé-au.

Albert : Qu’est-ce que vous dites ?

Suzanne : Je dis « Och, laissez seulement, ce n’est rien de porter un sé-au…

Albert : Ah ?

Suzanne : Mais oui, vous parlez à ces gens un langage qu’ils ne comprennent pas…Alors ils s’imaginent que vous êtes un poseur. Parlez comme nous…

 

 


 

 

1960. Le célèbre Marcel Pagnol adresse le message suivant au public bruxellois pour le cinquantenaire de la pièce :

 

« Vers 1925, parce que je me sentais exilé à Paris, je m’aperçus que j’aimais Marseille et je voulus exprimer cette amitié en écrivant une pièce marseillaise.

 

Des amis et des aînés m’en dissuadèrent : ils me dirent qu’un ouvrage aussi local , qui mettait en scène des personnages affublés d’un accent aussi particulier , ne serai certainement pas compris hors des Bouches- du—Rhône, et qu’à Marseille même , il serait considéré comme un travail d’amateur. Ces raisons me parurent fortes et je renonçais à mon projet , mais en 1926, je vis jouer « Le Mariage de Mlle Beulemans » : ce chef d’oeuvre avait déjà 16 ans et son succès avait fait le tour du monde.

 

Ce soir-là , j’ai compris qu’une oeuvre locale , mais profondément sincère et authentique pouvait prendre place dans le patrimoine littéraire d’un pays et plaire dans le monde entier… »

 

Et c’est ainsi qu’est  née la superbe trilogie marseillaise : « Marius  Fanny –César »

 

 

EXTRAITS DE PRESSE :

 

 

«  Le Mariage de Mlle Beulemans  constitue une sorte  de miracle d ‘équilibre. On y trouve un dosage remarquable de drôlerie, de sentimentalité, de folklore,   d’humanité, d’observation psychologique et de traits caricaturaux, de conventions et de jeunesse véritable ».

(André Paris/Le Soir/1960)

 

« La pièce, après cinquante ans d’existence, a conservé tous ses sortilèges.

L’œuvre n’a pas une seule ride sur son visage, on dirait même qu’en vieillissant elle a gagné en charme et en grâce »

(P.B./Le  Soir/1961)

 

« …Les situations sont amenées avec une aisance qui est le propre des vrais hommes de théâtre, qui connaissent bien le public. »

(Pol.P/La Dernière Heure/1968)

 

 « Ce « monument national », nous le voulons à nous, nous voulons le voir respecté  dans son intégralité, et quand on nous presse de le visiter à nouveau, c’est comme tel que nous souhaitons le retrouver. »

(Jean-PierreCordier/L’Echo de la Bourse/1978)

 

«Un vaudeville bénit à l’eau du canal ?  Non peut-être…Un boulevard déguisé en strotje ? Si sûrement ! Quellle toffe soirée, quand même , que celle passée à entendre Daniel Hanssens replonger ses spectateurs dans ce brusseleir aux expressions amoureuses.

 

 

LES TREIZE  COMEDIENS DU SPECTACLE   2014 !

 

 

Coup de chapeau à tous !  Magnifique travail !

 

Les 13 comédiens défendent avec entrain, amour, enthousiasme, chaleur, bonne humeur les personnages.

 

En tête de distribution :

 

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Daniel Hanssens : Monsieur Beulemans  ( on l’entend de loin, on rit déjà)

 

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Wendy Piette : une jeune comédienne  formidable dans l’interprétation de Suzanne,  la fille de Monsieur Beulemans. Quelle énergie ! Quel sourire coquin ! On avait pu déjà l’apprécier dernièrement aux Galeries dans «  Huit Femmes » . Un talent très prometteur ! 

 

Manuela Servais : Madame Brulemans. Elle colle admirablement au personnage . Elle marrante avec son grand chapeau à fleurs !

 

Damien De Dobbeleer :  Albert Delpierre , le jeune employé français , amoureux de la fille du patron, Suzanne.  Elégant , beau mec, tip top dans le personnage venu de Paris…

 

Denis Carpentier : Séraphin.  Denis a joué plusieurs pièces mises en scène par Dominique Serron. Cest une référence !

 

 

 

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Michel Poncelet : Monsieur Meulemeester, le père de Séraphin.  Un acteur que nous voyons, très souvent aux Galeries , encore il y a peu dans  «  La Vérité »

Ses regards sont inimitables.

 

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Laure Godisiabois : Isabelle , la bonne.  Irrésistible même sans un mot. Il suffit de la regarder, elle déclenche le rire.  Souvenez-vous de «  La revanche de Gaby Montbreuse »

 

 

 

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Pascal Racan : Monsieur Delpierre , le père d’Albert. L’home élégant du 16ème arrondissement parisien.  Il a très peu de texte mais il a une présence scénique extraordinaire. Rien que de dire au public « Elle est  charmante » , c’est gagné.

 

Bernard Lefrancq :   Le Président du Comité. Une magnifique composition où l’on tord de rire.

Une performance : il se tape un grand verre de bière rempli jusqu’au bord, il le fait en un trait. Comment y arrive-t-il ? Essayez de le faire chez vous, vous n’y arriverez certainement pas.

 

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Et il y a encore trois acteurs  qui font partie du Comité :

 

Eric Laudy

Corentin Van Kriekinge ( qui se charge aussi de la régie)

Vigen Oganov.

 

Une bien belle distribution ! 13 comédiens que vous pourrez applaudir  jusqu’au 18 mai prochain.

 

 

 

LE MARIAGE DE MADEMOISELLE BEULEMANS

Fonson et Wicheler

 

 

Décors (d’origine) : Jacques Van Nerom. Un grand décorateur , très applaudi hier soir et il le mérite bien. Il a abandonné le décor pour se lancer dans la sculpture.

Costumes (d’époque 1910) : Ludwig Moreau ( Impeccables)

Assistante : Catherine Laury

Décor sonore : Laurent Beumier

Maquillage et perruques : Véronique Lacroix

Couturière : Béatrice Guilleaume

Coordinateur technique : Félicien  Van Kriekinge

Conception lumières et  régie :  Laurent Comiant

Régie : Corantin  Van Kriekinge – Guy Mavungu – Vigen Oganov – Vincent Lamer

Construction du décor : Stéphane Devolder- Philippe Van Nerom- Mijail Caliskan

Peinture du décor : Carine Aronson

Habilleuse : Fabienne Miessen

 

Photos : Isabelle de Beir

 

Chacun a  son rôle à jouer…Une fabuleuse équipe tant artistique que technique.

Bravo !

 

Un ensemble d’acteurs professionnels absolument parfaits, d’une drôlerie  impayable » (le directeur des Galeries en sait quelque chose !) On peut les féliciter et les applaudir tous dans le même élan.

 

Trois décors : le bureau de l’établissement de « Bières en bouteilles Beulemans » , la salle manger de la famille Beulemans, une salle pour sociétés dans un estaminet bruxellois.

 

 

David Michels : Et je tiens ici à remercier Jacques Van Nerom, l’homme aux 900 décors , qui a accepté par attachement à notre Compagnie de sortir de sa retraite pour dessiner trois nouveaux décors pour cette pièce qui lui tient tant à cœur.

 

 

Albert : Je ne sais rien là contre !

Suzanneke : Comme il commence à bien parler !

 

 

MISE EN SCENE :  DAVID MICHELS

 

 

(Extraits de la pièce de Fonson et Wicheler « Le Mariage de Mlle Beulemans » ainsi que de propos publiés dans le programme du théâtre)

 

 

Si vous vous rendez au Théâtre des Galeries ( et vous aurez bien raison de le faire), je vous propose , après votre soirée passée en compagnie de ces joyeux « drilles » d’aller boire une krieke ou une gueuze chez le quetje de Bruxelles: Woltje(Théâtre Royal de Toone et sa prestigieuse histoire d’une dynastie populaire). C’est à quelques pas du théâtre.

 

Allez vous, je le dis tout droit dehors : j’aime cette pièce et tous ces gens bons, sympathiques et jubilants.

 

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Jusqu’au 18 mai 2014-04-16

Infos Réservations :   02 / 512 04 07

 


 

 

 

 

Ne manquez pas de vous rendre au Théâtre Royal des Galeries …deux heures trente de joie  , de bonheur et  de rire aux larmes !

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Prochain spectacle : « Quintessence » avec cinq musiciens réunis tout dernièrement au Café-Théâtre La Samaritaine.

Dans l’immédiat : une dernière chanson sur Bruxelles avec Dick Annegarn

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une réflexion sur « LE MARIAGE DE MADEMOISELLE BEULEMANS (THEATRE ROYAL DES GALERIES) »

  1. Félicitations à la charmante Wendy Piette qui campe à merveille le rôle de Mademoiselle Beulemans. Quel remarquable jeu d’actrice dans les regards ingénus, les intonations, le vécu du personnage, la fraîcheur. Nous avons a-do-ré!

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