NEW YORK – DOMINIQUE BREDA (THEATRE DES RICHES-CLAIRES)+ (film) JULIETA

Bonjour à Vous !

Qui n’a pas rêvé un jour de New York ?

 

NEW YORK/THEATRE DES RICHES-CLAIRES

 

Dans cette pièce  superbe de Dominique Beda, c’est le chef de gare, l’un des trois personnages, qui se met à chantonner la chanson et à cet instant, la pièce devient une véritable comédie musicale… pour quelques secondes seulement…

C’est comme un flash, c’est comme un éblouissement, c’est comme une hallucination !

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Dominique Breda (auteur /metteur en scène) Ma pièce se déroule sur le quai d’une gare désaffectée, tard dans la nuit. Max a 35 ans, l’âge qu’avait André, son père,  lorsqu’il a décidé de finir avec la vie en se jetant sous un train.

Max est seul avec un père imaginaire qu’il a convoqué pour tenter de comprendre cet acte qui a conditionné toute sa vie.

Malheureusement, les fantômes du passé ne savent rien de plus, du moins en apparence, que ceux qui les imaginent.

C’est précisément ce que le défunt tente de lui expliquer mais en vain.

Max est occupé à  se ressasser le film du drame quand apparaît  ce curieux chef de gare, présence incongrue dans ce lieu désolé où le train ne s’arrête plus, ne passe plus…

 

 

Au départ de cette pièce, on ne comprend pas tout à fait ce qui se passe, qui est qui !

C’est très habilement construit. On est étonné, surpris, puis le rire et l’émotion nous gagnent. On est conquis !

On  suit avec passion  le déroulement de cette pièce forte, inattendue, hors sentiers battus.

Dominique Breda (auteur/metteur en scène) : La comédie répond à un besoin humain de prendre de la distance  par rapport à la souffrance existentielle.

Le rire est la seule liberté, la seule maîtrise qui nous reste lorsque nous ne sommes plus libres et que nous ne maîtrisons plus rien.

« New York » est un spectacle dont l’enjeu me dépasse, tant il fait partie de ma vie et de celles de mes complices  dans cette aventure: Alexandre, Emmanuel et Alexis !

J’ai le sentiment qu’à travers la forme théâtrale, nous pouvons en dire plus que ce que nous ne savons réellement.

La forme nous permet  d’exprimer ce qui ne serait pas exprimable. 

NEW YORK / DOMINIQUE BREDA 

J’ai bien l’envie de rester sur ce propos  suspense, pour vous permettre d’entrer vous-même dans la pièce.

C’est une  gymnastique intéressante à faire.

Comment, Vous, voyez-vous cette pièce ? Comment recevez-vous ces trois personnages ? Sont-ils réels ?

Max est bien présent mais son père, mort depuis longtemps ? Un fantôme qui surgit dans l’esprit de Max ? S’agit-il vraiment d’une hallucination ?

Trouvez-vous aussi que ce sujet fait état au problème de la mort ?

Reste le chef de gare. Est-il aussi dans l’imaginaire de Max ?

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C’est bien tout cela qui est intéressant dans la pièce de Dominique Breda, déjà auteur de nombreuses et excellentes pièces telles « Emma», «  Purgatoire »,   « Hostiles »,  «Délivre nous du mal »…

J’applaudis chaleureusement les trois  acteurs, parfaits dans leur personnage respectif :

Alexandre Crépet : André, le père,

Alexis Goslain : Max, le fils,

Emmanuel Dekoninck : le chef de gare.

Ils imposent leur personnage, sans excès, leur donnant dès lors un ton de vérité  d’autant plus qu’ils les jouent comme une vraie conversation.

Plusieurs casquettes chez Dominique Breda : photographe de plateau, musicien, compositeur,  comédien, dramaturge, metteur en scène.

Oui, plusieurs casquettes on ne peut plus variées !

Chaque fois,  il a l’art de nous introduire dans son univers.

C’est très enrichissant !

 

 

Impressions  de Mijanou , spectatrice fidèle.

Mijanou : Non, nous ne nous envolerons pas pour New York… Dommage ! … à moins d’un délire soudain qui nous transporterait dans la méga ville mythique ! Car, attention, les délires sont parfois contagieux !

Oui, c’est bien de délires, d’hallucinations multiples dont le spectateur est le témoin dans cette œuvre de Dominique Breda, dont je retrouve l’écriture astucieuse après avoir l’an dernier, et avant encore, savourer « Le Purgatoire » et « Hostiles ».

Nous retrouvons bien ici, dans New York, toute la créativité et l’imagination de cet auteur belge. La construction de la pièce est ici très élaborée et l’auteur réussit, en outre, à ne pas s’essouffler, que du contraire !

C’est astucieux, émouvant, tendre, comique…profond, très profond mine de rien!

Une reprise qui a toute sa valeur et une pièce à laquelle je souhaite une belle tournée en province, et un avenir hors frontière aussi, car cette pièce le mérite !

Et… je prendrais bien, moi aussi, quelques « pilules », « presque en vente libre » pour rencontrer un chef de gare aussi savoureux !

Merci Mijanou

Que je vous dise encore : vous avez le bonjour de Mickey !

Nouveau  suspense : que vient faire le personnage de Mickey sur ce vieux quai de gare ? Est-ce aussi une hallucination ?

Et ce train qui fonce à  une allure d’enfer, que l’on ne voit pas bien entendu  mais que l’on entend bruyamment ?

L’une des scènes les plus émouvantes est celle où Max téléphone  à sa mère, morte elle aussi.

Vous n’avez plus que ce soir pour découvrir ce spectacle. Ne le ratez pas.

 

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NEW YORK /DOMINIQUE BREDA

Générique :

Ecrit et mis en scène par Dominique Breda

Scénographie : Auffray Deghorain

Création  lumières : Thomas Vanneste

Production : Les Gens de bonne compagnie et le Centre Culturel des Riches-Claires.

Avec Alexandre Crepet, Emmanuel Dekoninck et Alexis Goslain

 

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

rue des Riches-Claires   24-  1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 548 25 80

 

La pièce de Dominique Breda évoque  New York.

New York ! Je vous en parlerais pendant des heures.

Je vous l’offre  en musique et en chanson sous la forme d’un mini concert  avec la célèbre chanson  « New York New York » interprétée  bien évidemment par Frank Sinatra mais aussi Liza Minelli, Sammy Davis Jr, Luciano Pavarotti, Serge Gainsbourg… Quelle affiche !

 

Musique !


 

 

J’espère que ces mini-concerts vous ont plu.

Je vous en proposerai d’autres durant le mois de juin

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Notre moment de séparation : Le film de Pedro Almodovar dont on parle beaucoup en ce moment au Festival de Cannes.

Almodovar se penche sur le mystère insondable qui fait que nous abandonnons les gens que nous aimons…

En voici un court extrait .

A tout bientôt !

Roger Simons