BLEU BLEU (THEATRE PETIT VARIA) + film  » The land of the Enlightened »

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  , bonjour et  bienvenue à Vous.


BLEU BLEU / STEPHANE ARCAS

 

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Toulouse, 1992. Hades est un jeune home à la dérive. Il brûle la vie par tous les bouts et la noie dans les stupéfiants, le sexe et la mouvance grunge. Il appartient à un groupe de trois artistes.

Leurs points communs : ce sont des personnages à la fois exaltés, désinvoltes et provocateurs.

A l’approche d’une grosse exposition, ils se lancent dans la revente de drogue pour financer leur production artistique.

Pris au jeu de cette activité commerciale, ils en font même le sujet dominant de leur travail.

Ils filment pour les besoins de l’exposition une série de portraits de leurs clients et de leurs fournisseurs qui donnent un panorama de l’état d’esprit des années nonante.

Mais l’attitude merdique d’Hades finit par lui attirer les foudres de son entourage.

 

BLEU BLEU

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 C’est une comédie grunge.

Un triller désinvolte , composé d’une étrange substance comique, une comédie grunge donc !

Grunge !!! Traduction : crado…dégueu…du déchiré…du délavé…

Mais on n’utilise plus guère de nos jours cette expression.

Cela dit, comment se présente ce spectacle ?

 

LE MOT DE STEPHANE ARCAS…

Stephane Arcas (auteur /metteur en scène) : Cette intrigue, inspirée de faits réels, est une forme de témoignage poétique de ce qu’à traversé ou, malheureusement, pas traversé la génération X.

Je suis parti de cette matière afin de peindre le paysage des années 90. Période ingrate par la pauvreté de son actualité : après la chute du mur et avant le 11 septembre.

Cette génération X a grandi avec des fermetures d’usines et des politiques immobilistes d’austérité dans un monde où le fait qu’on soit qualifié , diplômé ou pas, ne change rien.

Mais BLEU BLEU  n’est pas une complainte et heureusement, derrière toutes ces galères et ces malaises, une irrésistible fureur de vivre domine. Car il existe une règle absolue : « lorsque la situation devient trop désespérée, si on ferme les yeux , qu’on envisage l’affaire autrement , on s’aperçoit qu’elle prête à rire.

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 EXTRAIT DE L’ENTRETIEN : STEPHANE ARCAS –  ALAIN  COFINO GOMEZ. THEATRE OCEAN NORD 2014 )

 Alain : De ton travail de metteur en scène, je connais bien «  La Forêt, vert presque vert » …Ici, tu abordes une autre couleur ?

Stéphane : Oui, le  bleu. Il est souvent question de couleur dans les titres de mes travaux.

Alain : Ca nous raconte quelque chose  du spectacle, de toi ?

Stéphane : C’est une forme de sorcellerie. Un rapport intime avec un titre…

Alain : Comment situes-tu  BLEU BLEU  dans ton parcours ?

Stéphane : C’est très différent de ce que j’ai fait auparavant, dans la démarche initiale en tout cas. C’est quelque chose qui à la base est très autobiographique. Cela démarre avec mon histoire personnelle,  ma vie aux Beaux-Arts en 1992 à Toulouse…

Un personnage attachant, Stéphane Arcas.

Un spectacle à part,  original, hors habitude.

BLEU BLEU / PETIT VARIA

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 Le lieu où se joue la pièce est aussi particulier.

Le plateau du théâtre est devenu un grand appartement  désordonné.

 Hades est un jeune homme à la dérive. Il brûle la vie par tous les bouts et la noie dans les stupéfiants , le sexe et la mouvance grunge.

Il appartient à un groupe de trois artistes. Leurs points communs : ce sont  à la fois des personnages exaltés, désinvoltes et provocateurs.

A l’approche d’une grosse exposition,  ils se lancent dans la revente de drogue pour financer leur production artistique.

Pris au jeu de cette  activité commerciale, ils en font même le sujet dominant de leur travail.

Ils  filment pour les besoins de l’exposition  une série de portraits de leurs clients et de leurs fournisseurs qui donnent un panorama de l’état d’esprit des années nonante.

Mais l’attitude merdique d’Hades finira par lui attirer les foudres de son entourage…

 BLEU BLEU

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 Une mise en scène  qui offre aux onze acteurs la possibilité de se déplacer dans une apparente liberté de gestuelle. On oublie que l’on est au théâtre.

A quelques mètres d’eux, on les observe, on les regarde, on les écoute, on participe à leurs propos , on découvre leur « appartenir personnel »

Tout est écrit avec une parfaite précision. Aucune improvisation dans le déroulement de la pièce. Ils jouent vrai !

Pour plusieurs spectateurs, c’est peut-être la découverte de ces comédiens tant belges que français :

Renaud Cagna, Cécile Chèvre, Chloé De Grom, Ugo Dehaes , Julien Jaillot, Nicolas Luçon, Guylène Olivares, Philippe Sangdor ,Candy Saulnier,Claude Schmitz ,Arnaud  Timmermans, dirigés avec intelligence par Stéphane Arcas.

C’est un spectacle à découvrir ou à redécouvrir sous toutes ses formes.

Près  de deux heures qui passent  avec vélocité de par l’intérêt de la pièce et l’interprétation  de ces onze comédiens.

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MIJANOU,  LE RETOUR

 

Mijanou vient de m’envoyer un mot  sur ce spectacle qu’elle a vu avant-hier. Je vous le communique :

Mijanou : Un spectacle, en somme, que l’on peut regarder à différents niveaux ! On peut, par exemple, se laisser emporter avec ces jeunes artistes dans leur étonnant appartement, s’y installer en co-location…entrer dans leur vie quelque peu « imbibée » de substances illicites, de volonté créatrice, de désillusion, d’auto-dérision, de sens du commerce et du crédit pour le moins fantaisiste…on peut entrer dans le monde des arts plastiques évoqué par Stéphane Arcas…

Il ne faudrait pas y voir une véritable chronique des années 90, même si de nombreux aspects sociologiques ou politiques sont présents…

De leurs visions, de leurs envolées lyriques débridées émanent, par moment, une forte poésie.

L’écriture de l’auteur donne à voir, véritablement, ce qu’il décrit, pour peu qu’on se laisse pénétrer par les mots.

En tout cas, le fameux «  éclat lumineux du blanc des troncs des bouleaux »…je l’ai vu, de mes yeux vus (si vous assistez à la pièce, vous comprendrez) …et le bleu, le «  bleu bleu » aussi était perceptible…

Les personnages masculins sont savoureux, étonnants, d’un comique souvent surprenant….les personnages féminins par contre peuvent sembler moins riches, moins denses, et un peu terre à terre…nettement  moins attachants en tout cas.

Une écriture, un univers qui, curieusement, me rappelle aussi, les écrits d’une certaine «  beat génération »…ou alors, ce sont les effluves des kilos de haschisch étalés devant nous, spectateurs, qui m’ont imprégnés… ???

Une belle création, très originale en tout cas, de cet auteur originaire de Toulouse !

 Merci Mijanou  pour  vos propos  intéressants et passionnants sur ce spectacle qui vraiment mérite  d’être vu.

 

DISTRIBUTION( suite)

 

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 Ecriture et mise en scène : Stéphane Arcacs

Musique live : Michel Cloup

Scénographie : Marie Szersnovicz

Lumières : Margareta Andersen

Création sonore : Aymeric De Tapol

Chargé de production : Arnaud Timmermans

Photos : Michel Boermans

 

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 Un projet de la Cie Ad Hominem, avec le soutien du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles , Service du Théâtre , de Wallonie-Bruxelles, Théâtre/Danse

 « Je trouve un mot sur le bureau de Nico, il a griffonné : «  faire le parallèle entre Lénine/Lennon et Staline/Stallone. »

Bleu Bleu a été créé le 14/01/14 au Théâtre Océan  Nord/Bruxelles.

Il a été sélectionné dans l’édition 2015 du Festival Impatience à Paris , un festival programmé en commun par Télérama, le Théâtre du Rond-Point , le Théâtre National de la Colline et le 104.

 BLEU BLEU 

Jusqu’au 25 mars 2016

Bord de scène : mardi 22/03 après la représentation.

THEATRE PETIT VARIA

Rue Gray 154-1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 35 50

 

 

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci pour votre fidélité et votre intérêt au blog.

Notre moment de séparation: Un documentaire fascinant réalisé par Pieter-Jan De Pue: » THE LAND OF THE ENLIGHTENED « ,tourné au coeur de l’Afghanistan , à plus de 5.000 mètres d’altitude et parfois par moins 25 °.

Vous trouverez l’interview de Pieter dans le magazine « Mad » du 16/03(Fabienne Bradfer)

Bonne soirée à Vous et à tout bientôt !

 

Roger Simons