CINCALI (FESTIVAL BRUXELLONS) HERVE GUERRISI+ JULIETTE GRECO

 

REPUBLICATION 

 

HERVE GUERRISI RACONTE…

 

 

Cincalli_1.JPG

Pinuccio, jeune facteur italien et seul lettré du village, est resté au pays pour lire, écrire et distribuer les lettres des émigrés : ces   « cincali » de l’après-guerre qui ont laissé femmes et enfants pour descendre dans la nuit des mines de charbon belges.

Au fil des lettres, il nous conte les récits de vie de ces hommes déracinés : une parole pure et bienveillante pour dire la misère, la tromperie , la désillusion, le sacrifice : 50.000 hommes, jeunes, contre 200 kilos de charbon par jour !

 

Mais facteur au regard pétillant fait aussi preuve d’imagination et d’un bel humour tendre pour laisser une place à l’espérance et aux rêves …

 

 

«  N’oublie jamais que tu es un petit-fils  de mineur italien »

 

 

Cette phrase de son grand-père, maintes fois entendue pendant son enfance, a entrainé le comédien Hervé Guerrisi sur les traces de son histoire, de Bruxelles jusqu’au Salento , là-bas, tout au fond du talon de la botte.

 

 

CINC9756 web.jpg

 

CINCALI

 

Hervé Guerrisi nous propose un spectacle de la mémoire, percutant et sans voyeurisme, mais avec une  implication sociale et humaine.

 

Il est d’une sincérité tout à fait renversante. Il a l’art de raconter, dans un flot de paroles, de rires, d’émotion,  ses pérégrinations à travers l’Italie avec une verve des plus surprenantes.

 

Hervé a l’art aussi d’accrocher son public, s’adressant à lui durant tout le spectacle. Il le fait avec simplicité,  vivacité, large sourire.

 

Il devient notre ami qui nous fait vivre cette histoire dramatique des mineurs italiens en Belgique.

 


 

CINCALI

 

Texte de Nicola Bonazzi et Mario Perrotta (également metteur en scène du spectacle), traduit et adapté  pour la scène par Hervé Guerrisi.

 


 

 

CONNEXIONS

 

Paul Freitas (chroniqueur) Dans une verve typique du sud, de la Calabre, Hervé Guerrisi captive notre attention tout au long de son spectacle sur la dure condition de l’immigration italienne qui croyait en une nouvelle Amérique .

Seul sur une chaise, il nous raconte la déportation de ces hommes, leur exploitation.

Laissant femmes et enfants derrière eux, ils ont trouvé l’enfer.

Avec son talent, sa générosité et sa vitalité, Guerrisi, dans la peau du facteur , dernier homme au village ,nous livre le dessous des cartes, saviez-vous que…?

Un pan occulté de l’histoire du travail en Belgique nous est  révélé !

Son récit est plein d’humanité et d’une poignante simplicité. Et quelle justesse de ton et de propos intéressants, troublants et souvent inédits.

 

 « Derrière le rire, il y a une douleur qui touche les gens » (Le Soir)

 

 

CINC9980web.jpg

 

 

Marie-Anne Raymaekers (chroniqueuse) : Comment l’histoire tragique de ces hommes « jeunes et beaux » partis travailler dans les mines de Belgique et revenus malades de la silicose dans leur Salento natal, tout au fond de la botte de l’Italie nous laisse-t-elle un sentiment de bonheur ?

Sans doute est-ce la grande vérité, la sensibilité du texte et son interprétation pleine de vie.

 

Hervé Guerissi, « petit-fils de mineur » comme lui plait à lui rappeler son père,  nous raconte d’abord l’histoire du pays de son grand-père, parcouru depuis les origines par les conquérants, devenu exsangue après la guerre 40-45. Il décrit alors la migration des pauvres paysans de la région, sans terre à cultiver, vers la Belgique, la nouvelle Amérique. Il évoque les multiples visites médicales, le voyage éprouvant de 52 heurs dans des wagons verrouillés, gardés par des hommes en armes, et enfin l’arrivée en Wallonie et la découverte du travail dans la mine et des baraquements qui  servent de logement.

 

Le petit-fils passe alors la parole au jeune facteur, seul homme resté au pays. Sa mission : « distribuer, lire, écrire ». Il distribue le courrier, lit les lettres, mais pas toujours : souvent il en écrit d’autres pour ne pas révéler à leur famille l’enfer que vivent leurs hommes en Belgique !  Il est le seul à connaître les malheurs de ses  amis là-bas dans le nord. Son récit passe du tragique à la légèreté, de la description de ce travail inhumain à 1000m de profondeur, dans les entrailles de la terre, coincés dans des veines étroites, menacés par le grisou, à l’évocation des péripéties de la vie du village où les femmes seules et tristes se font consoler par le facteur.

 

La vie prend le dessus. Hervé Guerissi est là pour raconter l’histoire de ces mineurs. Il garde leur mémoire vivante. Il communique ses émotions. A souligner aussi : la diction est d’une clarté rare.

 


 

« Spectacle sans artifices. Cincali, c’est un chaise , quelques lumières et un talent fou ! (Muriel Hublet/Plaisir d’offrir) 

 

 

 

 

« Le public est captivé. Plus que cela, il est réellement ému  ou souriant car les passages de drôlerie naïve , de simplicité bonhomme , alternent avec les moments d’emballement rageur et dénonciateur. » ( Suzanne Vanina)

 

 

CINC9908web.jpg

 UN talent brut au service d’un grand récit.

 

 

 CINCALI

Nicola Bonazzi et Mario Perrotta

Traduction et adaptation : Hervé Guerrisi

Le jeudi 23/07/15

 

FESTIVAL BRUXELLONS

Château du Karreveld

Avenue Jean de la Hoese  3

1080 Molenbeek-Saint-Jean

Infos – Réservations : 02 / 724 24 24

 

 

CINC9915web.jpg

 Amis de l’émission/blog  « Les Feux de la Rampe » , mille mercis pour  votre présence sur le blog.

Notre moment de séparation:

LA DAME EN NOIR

Elle était en concert  hier soir, 20 juillet, revenue une dernière fois pour célébrer ses adieux au public.

Combien nous l’avons aimée! Quel talent ! Quelle voix amoureuse, câline et sensuelle.

Je l’ai interviewée plusieurs fois et elle était charmante et drôle.

 

Elle a chanté du côté de Deurne( Région anversoise) .

Sa tournée d’adieu est prévue jusqu’en avril 2016.

Espérons la voir l’un de ces prochains mois à Bruxelles ou en Wallonie.

Son nom : JULIETTE GRECO

Elle est restée magnifique avec ses 88 ans ! Tous nos baisers chaleureux Chère

Juliette ! Nous l’écoutons avec tendresse et amour.

A tout bientôt.

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

Une réflexion sur « CINCALI (FESTIVAL BRUXELLONS) HERVE GUERRISI+ JULIETTE GRECO »

Les commentaires sont fermés.