LE DERNIER AMI – ERIC DURNEZ (THEATRE DES RICHES CLAIRES) + LAUREN BACALL

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bienvenue au blog.

« Quand mon dernier ami est mort, j’ai quitté le village« 

    Visu Dernier ami 2.jpg

Pieds nus sur un plateau où trône une porte quiavécu, Thierry Lefèvre nous entraîne dans les pasd’un vagabond sans attache, sur les chemins rocailleux d’un pays de montagnes et de villages oubliés, de rivières qui enluminent les bois de châtaigniers. À la rencontre de l’ami Sam. À la rencontre de l’amitié, sentiment relégué, qui peu à peu se réveille et résonne en lui.

Le dernier ami est une ode à la mémoire, au temps qui creuse les sillons des relations, aux paysages, aux lieux qui nous habitent.

C’est aussi un spectacle où tout, de l’écriture, celle d’Éric Durnez (grande figure du théâtre jeune public), à la mise en scène et au jeu d’acteur, est ciselé au couteau, de ceux qui sont façonnés par des artisans aux mains rudes.

A voir , à entendre, à vivre , profondément.

(Julie Gits)

LE DERNIER AMI/ Eric Durnez, l’auteur– Thierry Lefèvre, l’acteur et le metteur en scène, Delphine Veggioffi, metteuse en scène.

NOTE PRECISE ET PASSIONNANTE DE L’AUTEUR.

Eric Durnez :   Lorsque j’ai remis à Thierry Lefèvre la première version du dernier ami, il m’a fait remarquer qu’elle constituait le troisième volet d’une trilogie autour de l’amitié.

C’est juste mais je ne l’avais pas remarqué.

Cette trilogie est constituée de Tam, du Voyage intraordinaire et donc de ce nouveau texte, Le dernier ami. L’amitié n’y est pas forcément le sujet central, mais dans les trois textes, ce thème s’avère être un moteur dramatique, le point de départ de questionnements directs et indirects, le poisson pilote des émotions transmises au public.

Dans Tam, il s’agit d’une amitié enfantine, exclusive, qui va marquer l’existence du narrateur.

Dans Le voyage intraordinaire la thématique de l’amitié –une amitié d’adolescent cette fois – va s’affirmer à la fin de l’histoire, quand le narrateur se retrouve au chevet de son copain malade .

Dans le dernier ami, c’est une amitié entre deux adultes qui se réalise, imprévue et profonde.

Les narrateurs se ressemblent d’un texte à l’autre mais ce ne sont pas pour autant les mêmes personnages. Il s’agit bien de trois nomades, de trois voyageurs solitaires. La figure du vagabond est un truchement périscopique qui permet à l’auteur de mettre son public (ou son lecteur) dans la position de celui qui découvre le monde avec une certaine (et bienvenue) naïveté.

Le vagabond est délivré du corset temporel et pratique la liberté de s’arrêter où il le veut, dans la durée qu’il décide.

Dans Tam, le narrateur raconte un épisode de son enfance et dévoile, vers la fin du texte, qu’il est devenu comédien (pour le jeune public). Il vit donc une vie « en tournée » qui

le mène de villes en villages

Dans Le voyage intraordinaire, la quête identitaire du narrateur, déclenchée par la remarque acerbe d’un de ses copains, prend la forme d’un voyage à pieds, ponctué d’étapes qui mettront le héros en relation avec des êtres plus ou moins « réalistes » dont il devra ultérieurement décrypter les messages, explicites ou non.

Dans Le dernier ami, le narrateur semble être un vagabond permanent, ayant rompu les amarres depuis longtemps et s’arrêtant dans le village où va se dérouler le récit, le temps d’y vivre pleinement l’épisode de sa rencontre improbable avec Sam, homme étrange et âpre, marqué par un passé pesant. Au début de la pièce, le narrateur nous avertit «quand mon dernier ami est mort, j’ai quitté le village ».

Le dernier ? Est-ce à dire qu’il n’en aura plus d’autre ? Ou parle-t-on du « dernier ami en date » dans une existence de l’instant, qui se refuse à anticiper et à se laisser enfermer dans une infernale auto – programmation.

   Visu Denier ami 1.jpg

( À SUIVRE AU THEATRE CE LUNDI SOIR ,SEULE REPRESENTATION )

Avec Thierry Lefèvre.

Lumière Laurence Drevard

Régie : Aude Dierkens et Max Géty

Production : Une Compagnie

  » Le dernier ami » ou la sagesse du vagabond

(Catherine Makereel)

INFO

Eric de Staercke , directeur des Riches-Claires vous invite à venir assister à la présentation de la prochaine saison des Riches-Claires.

A 18h30 le 1er juin .

N’oubliez pas de réserver vos places en téléphonant au 02 548 25 80.

Entrée libre

LE DERNIER AMI

Ce soir , lundi 29/05, à 20h30 , Petite Salle.

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » merci de votre présence.

Notre moment de séparation : Ce soir , à 22h30 sur LA TROIS/RTBF: un documentaire nous remettant en mémoire  une grande comédienne américaine : LAUREN BACALL

Souvenir ! Souvenir !

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

C’EST LA FETE A LA SAMARITAINE DU SABLON+ MICHEL PICCOLI

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bonjour et bienvenue à Vous.

Tout le monde connaît ce lieu merveilleux de la rue Samaritaine où règne depuis de nombreuses années un  » café-théâtre  » imaginé et dirigé avec passion et intelligence par Huguette Van Dyck.

Encore quelques semaines, jusqu’au 15 juillet et le lieu sera voué aux transformations et, hélas, le départ d’Huguette et ses magnifiques spectacles très appréciés.

 

 

 Listing abondant de fin mai au 15 juillet.

Les trois musiciens et chanteurs : Jean-Michel Distexhe et les frères Sam Gerstmans . Une voix très belle mais un peu couverte par la musique dotée de chansons françaises, très personnelles et très bien écrites , accompagnée par deux fabuleux pianiste , guitariste et batteur.

Jean-Michel annonce un changement de titre : le spectacle s’appellera dorénavant  » MEDUSE« 

Certaines méduses peuvent mettre 50 ans à se développer. Il en aura fallu 7 à Medüse. Le temps d’une peau. 3 amis et un cousin se retrouvent enfin sur scène pour vous livrer un concert juteux et acide. Des mots sortis d’un océan bleu, obscur et radieux. Se mouiller. Respirer. Se laisser glisser

Bonne route à vous trois !

 

FEYDEAU A TROIS!

Ce tout grand écrivain du début du 20 ème siècle reste , encore aujourd’hui , le maître incontesté du quiproquo et du comique de situation à grande échelle…

Trois courtes pièces avec des malentendus , des sous-entendus et en même temps des moments savoureux.

Trois comédiens : Julie Dieu, John Krier et Valéry Stasser.

( Du mardi 30/05 au samedi 10/06)

THE WILD PARTY

Une étrange histoire d’amour , d’alcool , de sexe et de jazz

Cinq comédiens avec en tête l’un de nos plus brillants acteurs belges : BENOIT VERHAERT

Nous le trouverons au coeur de New York dans les années 30, en pleine prohibition quand les Blancs ont découvert le jazz.

Un seul soir : le lundi 12 juin.

J.J.B DERNIERES

Pour ces derniers moments , Lola Bonfanti organise un bouquet final plein de surprises. On peut lui faire confiance!

Cela va être une fête formidable qui sera gravée dans la voute de la Samaritaine.

J.J.B / Jeune Jazz Belge.

Avec LOLA, merveilleuse chanteuse  et compositrice de nombreuses chansons dans un voyage musical et instrumental plein de moments inattendus.

MARDI 13 et JEUDI 14 JUIN

 

 Quatre autres et derniers spectacles à retenir et à voir :

«  SUR UN AIR DE CINEMA  » ( du jeudi 15 au samedi 17/06)

« UN OUVRAGE DE DAME »( du 20 au 24/06)

« TIBIDI » ( du 20/06 au 01/07)

Et le tout dernier spectacle :

 » LE DERNIER TRAIN »   du mercredi 05 au samedi 15/07)

Tout changera pour l’admirable Huguette Van Dyck , mais toujours dans le monde du théâtre .

Nous pouvons lui faire confiance.

Je vous en reparlerai un peu plus tard.

Et vous retrouverez également à partir du 30 mai mes chroniques sur ces superbes soirées à la Samaritaine.

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 – 1000 Bruxelles ( Sablon)

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

 

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » merci de votre présence , à l’écoute du devenir avec ce petit clin d’oeil à notre regretté Thoots.

Notre moment de séparation : Demain dimanche à 22.40 sur Arte :  » L’EXTRAVAGANT MONSIEUR PICCOLI »

Une nouvelle joie de revoir cet excellent et populaire comédien français Michel Piccoli.

Vivement dimanche à venir…

A tout bientôt !

Roger Simons

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’AMICALE DE LA NOUVELLE ORLEANS ( CAFE THEATRE LA SAMARITAINE)+MIREILLE DARC

Amis de l’émission/ blog » Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous tous.

En avant la musique…


Sept musiciens fantastiques sur le plateau de la Sama.

Loin des envolées free et techniques que le Jazz connaitra plus tard, le style New Orleans est dansant et accessible. Tantôt frénétique, tantôt romantique, c’est cette diversité et cette énergie qui enthousiasme L’Amicale.

Sept musiciens fantastiques sur le plateau de la Sama.

Loin des envolées free et techniques que le Jazz connaitra plus tard, le style New Orleans est dansant et accessible. Tantôt frénétique, tantôt romantique, c’est cette diversité et cette énergie qui enthousiasme L’Amicale.

Si les instruments utilisés par L’Amicale sont presque les mêmes que l’on retrouvait dans les fanfares Dixieland et les premiers orchestres de Jazz, c’est qu’ils veulent rester proches des racines de ce genre musical particulier qu’est le New Orleans.

Le chant, l’humour et les interactions avec le public font également partie intégrante de cet univers qu’ils font sonner à leur manière… L’Amicale peut jouer en acoustique ou être sonorisée, sur scène ou en marchant, en extérieur et en intérieur. Processions, célébrations, concerts… presque toutes les formules sont possibles pour swinguer !

 

L’Amicale de la Nouvelle Orléans comme son nom l’indique swingue sans retenue à travers cet héritage centenaire qu’est le répertoire du Jazz New Orléans.

Selon les envies , les sept musiciens venus d’horizons musicaux divers: le jazz, le folk, la chanson française, la musique des Balkans et méditerranéennes , le flamenco, arrangent des standards phares du jazz des années 10-20

 

C’est génial ! Un talent merveilleux ! Sept musiciens ( et chanteurs à certains moments)nous offrent un spectacle super.

Et il y a beaucoup d’humour pendant ce spectacle.

 Ils viennent de sortir leur nouveau disque » MISSISSIPI STOEMP« 

Dix morceaux à déguster au plus vite : climax rag , georgia swing, why, milenberg joys, new orleans bump..

L’équipe :

Mathieu Najean (saxophones)

Olivier Faber (trompette)

Martin Bolton (clarinette)

Timothée Lemaire (trombone)

JonathanManes (bano, chant)

Manuel Saaverda de Bast(sousaphone)

Alexis Van Doosselaere( batterie)

Tous les sept joueront dans le coeur de Bruxelles samedi prochain en fin de journée.

Cela sera une fête !

Bravo à ces musiciens talentueux et très sympathiques.

Merci à Huguette directrice de la Sama ,de les avoir invités – hélas pour la dernière fois – dans sa superbe taverne souterraine.

NOUVEAU SPECTACLE

Ce jeudi soir ainsi que vendredi et samedi , la chanson française post pop avril :  » JEAN-MICHEL DISTEXHE SAM GERSTMANS

 Un nouveau concert plein de verve et de réjouissance.

 Je vous en parlerai demain…

Merci de votre attention.

Réservations : 02 / 511 33 95

CAFE-THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 – 1000 Bruxelles

Parmi les nombreuses chansons , celle de Duke Ellington  » It don ‘t mean a thing », une musique de 1943.

J’utilisais ce morceau pour le générique de mon émission-radio des « Feux de la Rampe « . Vous en souvenez-vous ?

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci de votre présence et votre enthousiasme.

Notre moment der séparation : » Un jour un destin  » ce samedi 27/05 à 21h sur TV5.

Un plaisir de retrouver cette comédienne populaire que fut MIREILLE DARC

Bons moments à Vous.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

– PALIMPSESTE SOLO/DUO – MICHELE NOIRET (THEATRE NATIONAL)+ JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » bienvenue au blog en  compagnie  de Michèle Noiret.

« Dans son apparent dépouillement, PALIMPSESTE fouille et révèle une histoire peu commune ; une mémoire riche et tournée vers l’avant une écriture personnelle, habitée , parfois austère , résolument organique « (La Libre Belgique)

« Palimpseste Duo » la clarté , le mystère« 

Une soirée exceptionnelle, tant l’occasion est rare de présenter cette pièce dans sa version accompagnée sur scène par les musiciens. Le pianiste Thomas Besnard et la clarinettiste Hannah Morgan rejoignent Michèle Noiret et David Drouard sur la scène, dans l’exécution de la partition Tierkreis du compositeur Karlheinz Stockhausen. Une création inclassable, où la virtuosité du mouvement épouse la rigueur musicale du compositeur.

 


 

Le spectacle se donne dans la grande salle du National.

INTERVIEW DE MICHELE NOIRET

Comment est née l’idée de ce spectacle?


Michèle Noiret : En 1997, j’ai créé Solo Stockhausen. Il s’agit d’un hommage rendu comme chorégraphe au compositeur. J’avais envie de retrouver les traces et de comprendre l’influence qu’il a eue sur mon écriture chorégraphique. Je l’ai rencontré à Mudra, quand j’avais seize ans. Ses mélodies, je les ai en tête depuis et je les ai immédiatement aimées. Il m’avait offert un disque ainsi dédicacé: « As-tu douze caractères en toi ?  »  Je ne savais pas encore que je deviendrais chorégraphe !

 Qui dit palimpseste dit mémoire  

Michèle Noiret : Les couches se superposent, se sédimentent à travers le temps, il y a mon corps et mon regard d’aujourd’hui…un palimpseste comme ces inscriptions anciennes qui sont recouvertes par d’autres et que l’on voit parfois encore sur les murs, des traces effacées mais présentes, contaminées…

Le fait que ce solo ait été « traversé » par le cinéma vous a-t-il incité à le réinventer autrement sur scène?

Michèle Noiret : 
Ma rencontre en 2004 avec le cinéaste Thierry Knauff à débouché sur la réalisation de deux films, Solo et A Mains nues. Etre seule devant la caméra m’a obligée à préciser ma présence, à être consciente du moindre détail. Il y avait beaucoup de plans séquences et de plans rapprochés qui m’ont amenée à modifier la chorégraphie.

Un mot sur le film…

Michèle Noiret: C’est un film noir et blanc, avec un travail sur la lumière très fin et rigoureux. Je l’ai laissé reposer dix ans. En 2014, après la création de danse/cinéma, Hors-champ, avec toute une équipe, j’avais envie de me retrouver seule et de faire une pause intérieure… J’ai revu le film et c’est ainsi que Solo Stockhausen est devenu Palimpseste.

Comment Palimpseste est devenu un duo ?

Michèle Noiret : C’est une création très personnelle, un fil qui traverse tout mon parcours. Comment transmettre tout ce vécu, cette expérience? Il fallait quelqu’un qui ait un véritable intérêt pour ma chorégraphie, mais aussi pour la musique et qui était curieux de la genèse du solo. Je n’avais pas imaginé qu’un homme puisse reprendre un solo si féminin ! La rencontre avec David Drouard a  été déterminante. Il reprendra un jour le solo, en travaillant ensemble, notre complicité était telle que nous avons eu envie de créer une suite, un duo découlant du solo… Palimpseste Solo/Duo

Les rapports entre la danse et le cinéma sont au coeur de votre travail depuis des années.


Michèle Noiret : L’interprète ne joue plus seulement dans une seule dimension, tourné vers un public, mais il fait exister toutes les facettes de son corps, distille ses émotions autrement, évolue dans un espace multidimensionnel. Les caméras invitent à réinventer l’espace scénique et à dévoiler ce qui est caché, même absentes, comme dans Palimpseste, elles laissent des traces dans mes méthodes de travail.

Comment s’est élaborée la chorégraphie?


Michèle Noiret : C’est une question complexe, le point de départ est la partition Tierkreis, (littéralement « cercle des bêtes » mot allemand pour «zodiaque»), de Karlheinz Stockhausen, douze courtes mélodies, chacune représentant un signe du zodiaque. Le solo commence par celui du Capricorne, il en compte six, dans l’ordre, Capricorne, Verseau, Poissons, Bélier, Taureau, Gémeaux, le duo est construit sur les six suivants, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire.

J’utilise deux versions musicales, l’une pour boîtes à musique, l’autre pour clarinette et piano, qui se répondent et se font écho.  La première volontairement à peine audible, tel un silence habité, laisse libre cours à la musicalité intérieure du geste, à son interprétation. Dans la seconde, la chorégraphie est en dialogue constant avec la partition musicale. David et moi avons beaucoup improvisé.

Pour chaque signe j’ai inventé, en silence, une phrase chorégraphique très précise qui tient compte des caractères et des quatre éléments, l’eau, l’air, la terre et le feu qui accompagnent les 12 signes du Zodiaque. C’est à partir d’elles que toute la pièce s’est construite. Chaque mélodie dure moins d’une minute et se répète trois ou quatre fois. Une chorégraphie que l’on écoute autant que l’on regarde, où l’on se fait l’écho, peut-être, de tempéraments fixés par les astres…

PALIMPSESTE SOLO/DUO

« Une pièce légère, syncopée, subtile dans la résonance, le dialogue, et où le regard prend autant d’importance que le corps.» (L’Echo)

MICHELE NOIRET, UNE PRESENCE FASCINANTE

« Réussir à faire jaillir la sensualité et la danse dans la musique de Stockhausen : un défi que Michèle Noiret relève avec le goût de l’éternelle renaissanceRick&Pick )

«Lorsque Michèle Noiret est rejointe par David Drouard, le couple entame d’abord la même marche, corps collés l’un à l’autre. La complicité des deux artistes est évidente, qui plus tard continuent de se mouvoir à l’unisson ou se répondent en contrepoint.» (Ypsar)

«C’est un travail chorégraphique très ténu et très subtil, sur Tierkreis. […] Au-delà du miroir et du support que David Drouard offre à sa partenaire, le danseur affirme sa personnalité propre, sa dynamique gestuelle intrinsèque, épousant la ligne mélodique tantôt de la clarinette ou du piano.» 

Michèle Noiret danse comme elle respire , au point que l’on finit par oublier que ces courbes délicates et fugaces n’appartiennent pas à des gestes quotidiens. Elle donne à sa gestuelle une signification que le temps ne peut épuiser.(dansercanalhistorique.fr)

A voir encore ce soir et demain dimanche!

Un spectacle éclatant ! Deux danseurs magnifiques !

60 minutes passionnantes !

GENERIQUE

Conception , chorégraphie , interprétation : MICHELE NOIRET

Musique : Karlheinz Stockhausen

Scénographie : Xavier Lauwers et Michèle Noiret

Lumières : Xavier Lauwers

Costumes : Suzanne Van Well , Christine Piqueray

Direction technique : Christian Halkin

Production et Diffusion : Sylvie Becquet

Production : Michèle Noiret….

PALIMPSESTE –

CREATION : MICHELE NOIRET – DAVID DROUARD-THOMAS BESNARD – HANNAH MORGAN

Jusqu’au 21/05/17

THEATRE NATIONAL

Bld Emile Jacqmain 111-115- 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 203 53 03

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » merci de votre présence et votre intérêt au blog.

Notre moment de séparation :Un rappel de l’hommage rendu ce soir à Jean-Louis Trintignant  à 21h  sur TV5.

J’ai l’envie de vous le faire déjà écouter et regarder à l’instant avec un poème.

A vous Jean-Louis.

A Vous , amis du blog, à tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

Like

9 people like this. Be the first of your friends.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facebook Comments Plugin

AGENDA

  

MAI 2017

 

Lun

Mar

Mer

Jeu

Ven

Sam

Dim

1

2

3

4

LA PROMESSE DE L’AUBE – ROMAIN GARY – MICHEL KACENELENBOGEN ( THEATRE LE PUBLIC) + JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous pour un spectacle de belle qualité.

 

AVT_Romain-Gary_6638.jpeg

 Quelle vie ! Ça commence avec une enfance en Russie, en Pologne puis à Nice, le luxe et la pauvreté connus tour à tour, puis un dur apprentissage d’aviateur, des aventures en France, en Angleterre, en Afrique. Et à chaque instant, il y a l’amour merveilleux et fou de Nina, actrice russe extravagante, à la fois généreuse et ambitieuse, passionnée et idéaliste, courageuse et étourdie, indomptable et légère. Cet amour que Nina porte à son fils, le futur héros de guerre, Consul de France, écrivain énigmatique aux identités multiples, double récipiendaire du Prix Goncourt… le fameux Romain Gary.

Souvenez-vous de « La vie devant soi », de « Les racines du ciel », de « Clair de femme »… et retrouvez la plume romanesque de son auteur, truffée d’humour et de tendresse.

 

 

LA PROMESSE DE L’AUBE

Sous la direction d’Itsik Elbaz, Michel Kacenelenbogen reprend son costume de conteur pour faire vibrer jusqu’au cœur ce chef-d’œuvre, cette magnifique histoire d’amour et de promesses.

   La Promesse de l'aube - 5 (c) Gaël Maleux.jpg

Mon théâtre est le fruit de mon histoire.

Comédien, metteur en scène, fondateur et co-directeur avec sa femme du Théâtre Le Public, Michel Kacenelenbogen a choisi de miser sur le divertissement intelligent, avec une diversité dans sa programmation qui interpelle, ouvrant des fenêtres possibles de réflexion sur un monde meilleur.

Il est à féliciter très largement pour son interprétation : prendre la place de Romain Gary.

Il entre sur la scène très calmement, regarde tendrement le public. Puis il arpente le plateau et commence à conter la vie de Romain Gary.

Il est tellement vrai dans sa façon d’exprimer « sa vie » que l’on pourrait imaginer qu’il raconte la sienne.

Il reste très calme, fait de temps en temps une petite pause.

Le tout simplement!

Un tout grand comédien !

 La Promesse de l'aube - 4 (c) Gaël Maleux.jpg

 PROPOS SUR L’AUTEUR

Romain Gary a puisé dans sa vie le sel de son œuvre. Romançant sa propre histoire et aussi celle de sa mère. une trajectoire errante et bouleversée, aussi insaisissable que lui.

Changeant de pays, de nom, de métier et de nationalité au fil d’une existence échevelée, il a brouillé les cartes à l’envi. Successivement aviateur durant la guerre, Compagnon de la Libération, diplomate, Consul de France et écrivain. De Wilno à Moscou ou Koursk peut – être, Varsovie, Nice, l’Afrique et l’Orient, en passant par Londres, Sofia, Berne, New-York et Los Angeles, l’Espagne ou la Bolivie, jusqu’à Paris et Roquebrune certainement, chez lui partout et nulle part chez lui.

Les femmes de la vie de Romain Gary furent quelques-unes depuis son enfance et il les aima absolument, avec passion et douleur comme le fou d’amour qu’il était… et le temps qu’il fallait pour s’en lasser.

 

 Personne comme Gary n’a eu une vie aussi étrange, fascinante et floue à la fois, et personne comme lui n’a su l’embrouiller avec autant de malice et d’intelligence, forgeant ainsi son propre mythe.

LA PROMESSE DE L’ AUBE

Un roman difficile d’adapter pour la scène , voire le cinéma.

ITZIK ELBAZ-METTEUR EN SCENE

 play_481_syndrome-800x450-web.jpg

Théâtre Le Public : Adapter «La promesse de l’aube » pour pouvoir le jouer au théâtre, comment l’idée est-elle née ?

Itsik Elbaz : L’idée est venue de Michel. Nous avions travaillé ensemble sur « La Vie devant soi » auparavant. Michel m’a présenté son envie et m’a convaincu sur les raisons qui le poussaient à vouloir dire ce texte.

TLP : Quand on est face à un texte pareil, comment s’y prend-t-on ?

Itzik Elbaz : Simplement, pudiquement et sans vénération. Ce roman, comme Gary lui-même, a la politesse de ne jamais être prétentieux, c’est cette humilité qu’il me fallait honorer.

TLP : Etre acteur soi-même, est-ce une aide dans pareille entreprise ?

Itzik Elbaz : Cela m’a aidé lors de l’adaptation à rêver la parole prononcée sur le plateau par l’acteur. Mais dans le travail de mise en scène, il n’y a qu’un acteur et ce n’est pas moi.

TLP : Se frotter à Gary, l’approcher de la sorte, est- ce impressionnant, stimulant…

Itzik Elbaz : Cela me fait surtout sourire. Il y a chez lui cette traversée des événements historiques et intimes, tous racontés avec humour ou avec sérieux mais jamais avec gravité.

TLP : Une fois le texte joué, le rideau retombé, que reste t-il de cette aventure ?

Itzik Elbaz : Probablement de la joie. La joie d’avoir fréquenté un peu plus cet auteur que j’aime, d’avoir participé à ce projet avec des collaborateurs disponibles, engagés, doués. Une aventure humaine d’où la nostalgie est bannie, le plaisir de construire et de partager cette fable.

LA PROMESSE DE L’AUBE

Le travail d’Itzik Elbaz est sa deuxième approche de l’univers de Romain Gary après  » La Vie devant soi »

Il signe ici sa première mise en scène qui se révèle parfaite.

Le personnage de Gary est interprété magistralement par Michel Kacenelenbogen d’une sobriété totale dans ses mouvements. Il nous raconte. Il nous parle. Il ne fait aucun effet dérisoire, inutile.

Il ne joue pas le personnage, il le vit !

 La Promesse de l'aube - 3 (c) Gaël Maleux.jpg

 RETOUR DU METTEUR EN SCENE

Itzik Elbaz : Faut-il s’interdire de désespérer ? À chacun et chacune sa réponse intime et son parcours de vie. Mais que faire quand on n’y arrive pas ? Que faire quand malgré la misère, la pauvreté, le rejet de l’étranger que vous êtes, la guerre et la mort, quand tout vous condamne à rester toute votre vie à la place où vous êtes né, vous ne parvenez pas à désespérer ?

« La Promesse de l’Aube » est l’histoire de cette incapacité. L’histoire d’un amour si profond, si puissant, si démesuré, si ridiculement énorme d’une mère pour son fils qu’il renverse tout, qu’il change le chemin du destin tout tracé pour sublimer la vie de son enfant ; la sublimer jusqu’à risquer de l’écraser.

Mais l’amour véritable donne des ailes. Il donne des ailes à l’autre. Il se rappelle à soi, avec intelligence et humour, intensité et finesse, dans une langue généreuse, vive et géniale.

Cette pièce est d’une beauté tout à fait exceptionnelle!

Sans réserve !

Le texte de Romain Gary est  limpide.

Excellente adaptation du texte de Romain Gary par Itsik Elbaz ainsi que sa mise en scène diaphane.

Un magnifique travail !

Le plateau du Public est pratiquement vide. En fond de scène: une immense porte de garage qui s’ouvrira en fin de spectacle et qui nous fera voir une pièce monumentale qui entrait dans la vie de Romain Gary! Devinez laquelle ?

 UN MYSTERE ECLAIRCI

 AVT_Roger-Grenier_3809.jpeg

 Roger Grenier répond à cette question. Il est écrivain, journaliste , homme de radio, résistant, régent du Col!ège de Pataphysique et le plus ancien membre du comité de lecture des Editions Gallimard où Albert Camus l’avait fait entrer.

Roger Grenier est né en 1919 .il a 97 ans !

Roger Grenier : Qu’entendez-vous par mystère ? Gary ne donnait pas l’impression d’une personne mystérieuse mais il est vrai qu’il était très contradictoire. C’était quelqu’un qui avait beaucoup de secrets et énormément d’imagination. Il s’est construit une image et se réfugiait derrière elle.

Gary aimait le mystère mais je crois surtout que son plaisir était de l’entretenir.

-Pour vous qui l’avez connu, quelle était sa plus belle fragilité ?

Roger Grenier : Il est difficile de répondre à cette question parce que Gary ne donnait pas l’impression d’être un homme fragile. On a tous en mémoire son apparence dans son blouson de cuir avec son air bravache. Mais il avait des failles, bien sûr, beaucoup.

Sa plus grande fragilité, on la retrouvait peut-être dans ses réactions et sa souffrance immense dans sa relation à l’autre. Gary se prenait les blessures de ceux qu’il aimait de plein fouet sans pouvoir contrôler sa peine. C’était terriblement frappant dans sa relation à Jean Seberg. Je me souviens à quel point son suicide l’avait anéanti. Alors, sa façade se fissurait et l’homme apparaissait. Il recherchait l’épaule d’un ami pour pleurer. Il avait besoin de parler, de se confier.

C’est dans ces instants de grandes tristesses, quand il était le plus malheureux, que je devinais sa personnalité profonde.

Quelle est d’après vous la particularité de son écriture, ce qui la rend unique ?

Roger Grenier : Cet auteur à un style, on ne peut pas le nier ! Pourtant, il n’a jamais parfaitement parlé le français. Nous avions des discussions épiques et interminables quand nous travaillions sur ses manuscrits. Je soulignais certaines erreurs et ses tournures de phrases qui ne fonctionnaient pas et il ne voulait rien entendre. Il n’acceptait aucune modification sans explications. Il voulait toujours connaitre le pourquoi des changements que je voulais lui imposer. Pas question pour lui de se contenter d’un « ça ne se dit pas ». Heureusement, il aimait beaucoup ma femme qui était professeure de lettres et qui, elle, était capable de lui énoncer la règle précise. Grâce à elle, il acceptait finalement de corriger avec le sourire.

Mais sous ses dehors décontractés, Gary était aussi un grand travailleur, un perfectionniste. Il reprenait ses textes jusqu’à en être satisfait.

LA PROMESSE DE L’AUBE

Je vous conseille vivement de découvrir ce spectacle, très intéressant dans la découverte d’un personnage tel que Romain Gary.

GENERIQUE

Mise en scène et adaptation: Itzik Elbaz

Assistanat à la mise en scène : Anne Sylvain

Scénographie et costume : Renata Gorka

Construction et patines : Vincent Rutten et Christophe Beaugé

Lumière : Laurent Kaye

Video : Sébastien Fernandez

Musique Pascal Charpentier

Régie : Matthias Polart

Stagiaire régie : Martin Celis

 La Promesse de l'aube - 2 (c) Gaël Maleux.jpg

 Avec Michel Kacenlenbogen dans le rôle de Romain Gary.

LA PROMESSE DE L’AUBE

Jusqu’au 24/06/17

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt 64-70 – 1210 Bruxelles

Infos Réservations : 0800 944 44

 

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , une formidable idée que celle de Michel Kacenelebogen de monter ce spectacle !

Notre moment de séparation : Demain samedi à 21h sur TV5 : « UN JOUR UN DESTIN » : Un comédien discret , distant, quelque peu timide, avec qui j’ai eu la chance de travailler en lui faisant enregistrer pour la RTBF » Le Petit Prince  » de St Exupéry : JEAN-LOUIS TRINTIGNANT.

Un énorme plaisir que de le revoir en images.

Ne le ratez pas.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOUT FINIRA BIEN (CAFE THEATRE LA SAMARITAINE) +GAINSBOURG/BIRKIN

Amis  de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe,  bienvenue à Vous.

Si vous lisez ce titre quelque part prenez-en connaissance.

Il vous renseignera sur un groupe de cinq musiciens fabuleux

que j’ai applaudi hier soir à la Samaritaine.

  83d1e2_2e3deeb3e17546548f5846731afa08b7~mv2_d_3687_2458_s_4_2.jpg

Dans la lignée de Vian, Norge et autre langue bien pendue, « Tout Finira Bien » décoche des textes caustiques, percutants, surprenants. Fin, puissant, raffiné. » 


 Naissance en 2008

Gilles Bourgain joue, chante, écrit et compose pour du théâtre, de la danse, du slam. En 2008, il décide avec Florent Hubert, compositeur érudit, de monter un répertoire de chansons. Gilles écrit, Florent arrange. Ils proposent alors à Simon Tailleu et Stéphan Caracci, étoiles montantes de la jeune scène de jazz, d’incarner et de tordre leur répertoire original.

Né en novembre 2008, Tout Finira Bien est déjà programmé en juin 2009 au Festival international Métis de Saint-Denis (France) qui va le révéler

Le groupe tourne et détourne son répertoire sur les scènes parisiennes et de Bruxelles où vit Gilles Bourgain depuis 2006. Le groupe est renforcé par le son d’un trombone (Sébastien Llado). En 2011, le groupe sort son premier disque, « Mouton Mouillé », qui connaît un certain succès sur les radios ou émissions jazz (France Culture, FIP, La Troisième Oreille…).

La formation est légèrement retouchée en 2012. Le trombone devient clarinette basse pour mieux se fondre avec les autres bois. Yann Lecollaire (sax ténor) et Jordi Grognard (clarinette/sax), musiciens jazz de la scène bruxelloise, rejoignent l’aventure et le centre de gravité du groupe devient belge.

Pour les Chineurs

Dans la lignée de Boris Vian, ce poète-ingénieur décalé interroge son époque à travers les doutes et les sentiments d’un trentenaire en quête d’engagements.

Les arrangements de Florent Hubert et de Simon Tailleu sont subtils. Les instruments mélodiques acoustiques se frottent et dessinent le relief harmonique. Les chineurs mélomanes aiment la singularité de l’univers musical et poétique de Tout Finira Bien. Certains ont pu y retrouver le Jazz dans le ravin de Serge Gainsbourg, les mélopées de Claude Nougaro, le flottement libre de Dick Annegarn, et même la puissance évocatrice du Pierre et le Loup de Prokofiev.

VIENS VOIR LES MUSICIENS

 

83d1e2_a2f49ff7c3754e76b31dc5bd9e3ade9d~mv2.jpg

 Gilles Bourgain | Chant, Flûte Traversière

Simon Tailleu | Contrebasse, basse électrique

Stéphan Caracci | Percussions, Batterie

Jordi Grognard | Saxophone, Clarinette

Yann Lecollaire | Clarinette basse

 Quelle poésie merveilleuse à travers tout le spectacle.

Gilles Bourgain n’est pas seulement un excellent musicien, mais c’est aussi un comédien.

Il a l’art de chanter ses poèmes.

On se délecte !

Ses amis musiciens ont également une présence superbe en accord total avec Gilles, le poète!

Ses chansons parlent de l’amour avec une volupté troublante même.

TOUT FINIRA BIEN vient de sortir un nouvel album qui contient quatorze chansons, plus belles les unes que les autres, aux titres évocateurs : « Un cimetière de mots d’amour  » , » lâche d’amour », « magnificience », »you are my love » ,  » au-delà des aléas »…..

L’album est illustré de magnifiques dessins originaux signés Olivier Pé.

Quel plaisir d’écouter les textes chantés par Gilles, sa belle voix, le son des instruments : flûte traversière, contrebasses, clarinettes, percussions.

Une joie ! Un ravissement !

Titre de l’album , tout simplement  » AU COEUR« 

Bonne route à Vous Cinq !

A bientôt j’espère !

 83d1e2_7bc21f922c224fe1ba30df795a20797b~mv2.jpg

 Merci à Huguette Van Dyck , directrice de La Samaritaine , de les avoir engagés pour une soirée qui restera dans nos mémoires.

TOUT FINIRA BIEN

Régie et lumières : Lucas Hoyois

 

 

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations 02V / 511 33 95

Prochain spectacle , ce jeudi :  » JULES & JO EN TRIO« 

Présents à la Sama jusqu’au samedi 20/05

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », merci de votre attention.

Notre moment de séparation : Demain vendredi à 20h55 sur France 3 :  » GAINSBOURG L’HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES « 

A 22h35 , même chaîne  » DROLE D’ENDROIT POUR UNE RENCONTRE  » avec JANE BIRKIN.

Vivement demain soir.

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

LUZ CHABANE- MICHEL LEGRAND – THE MUSIC VILLAGE- (Edition speciale)

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous.

 

Quel plaisir de revoir Michel Legrand tout jeune chanteur-musicien. Très attaché à ses musiques pour le cinéma. Comme par exemple «  Les   parapluies de Cherbourg »

 

LUZ CHABANE que vous avez très certainement applaudie dans ses concerts dédiés aux grands compositeurs chanteurs tels Edith Piaf , Léo Ferré , Jacques Brel entre autres.

Cette fois-ci , elle a choisi Michel Legrand que tout le monde aime .

Le concert se donnera le 04/06 au Music Village à 20 heures.

Luz Chabane s’investit corps et âme, s’immerge , se noie dans l’œuvre de Michel Legrand et , par admiration et respect pour lui , bâtit ses interprétations avec pour unique et incontournable condition toute l’authenticité , la personnalité , la sensibilité qui sont siennes , loin du concept très actuel de «  cover » 

Amoureuse du texte en général – et cela se sent à chaque concert-elle plume elle-même plus qu’à son tour.

Fan inconditionnelle du jazz, l’écriture musicale de Michel Legrand la rejoint dans ses aspirations de donner au texte français la liberté conditionnelle qu’offre la musique jazz.

On peut s’en réjouir !

Je vous propose une interview de Luz Chabane réalisée en février dernier à Radio Passion , dans la chronique   « Passions d’artistes »


Vivement  le dimanche quatre juin prochain ( comme dit Michel Drucker)

pour retrouver une nouvelle fois l’étonnante Luz Chabane.

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire écouter une troisième chanson interprétée par l’ami Michel Legrand accompagné par Natalie Dessay, sa compagne.

A vous revoir dans l’immédiat Luz !

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe »j’espère vous rencontrer ,  nombreux,  au cabaret The Music Village.

A tout bientôt !

Roger Simons



 

 

VICTOIRE NUE – LOUISAN DOUZE)(THEATRE DES RICHES-CLAIRES)

VICTOIRE NUE- LOUISAN DOUZE-(LES RICHES- CLAIRES)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » bienvenue pour une pièce étrange , brutale.

victoire nue8sans texte.jpg

Les projets littéraires les plus sensibles naissent d’émotions fortes. C’est le cas de Victoire Nue. Les thèmes principaux de la pièce sont le deuil et la violence conjugale. L’auteur a créé cette histoire dans laquelle les deux notions sont intriquées alors qu’il vivait lui-même un deuil et qu’il était témoin direct d’une situation violente explosive. Secoué de toutes parts, il a fallu exprimer ces émotions afin que la cocotte n’explose pas.

IMG_7298.JPG

 Victoire et Lucas sont beaux. Ils sont riches également. Ils ont trente ans. Victoire et Lucas sont heureux. Mais lorsque Fifi l’écureuil meurt, c’est le couple qui en pâtit, et, à mesure qu’avance inexorablement le Temps, Lucas et Victoire s’embourbent dangereusement.

Un jour, Lucas, fort jaloux, demande à Victoire de respecter un unique commandement : que personne ne puisse plus jamais la voir nue. Qu’il soit prévenu, Victoire risque de le prendre au pied de la lettre…

Une pièce grinçante pour des personnages à la folie parfois tendre, souvent terrifiante.

Les projets littéraires les plus sensibles naissent d’émotions fortes. C’est le cas de Victoire Nue. Les thèmes principaux de la pièce sont le deuil et la violence conjugale. L’auteur a créé cette histoire dans laquelle les deux notions sont intriquées alors qu’il vivait lui-même un deuil et qu’il était témoin direct d’une situation violente explosive. Secoué de toutes parts, il a fallu exprimer ces émotions afin que la cocotte n’explose pas.

LA VERITE TOUTE HABILLEE

Au sein de la pièce, c’est la tension psychologique qui va croissant. Il est essentiel de s’attarder sur la question de l’emprise psychologique qui est la question centrale de ces problématiques. Ensuite, l’explosion de violence. Car on ne peut parler de tels sujets sans s’attaquer au centre du problème. L’horreur doit être présente. Cependant l’auteur fait le choix d’une violence physique et sexuelle qui se passe hors du champ du spectateur, seul le son d’une scène très violente lui parvient. Ainsi, il projettera ses propres images sur l’insupportable scène qui se passe, sans voir l’insupportable, qui risquerait alors de se montrer insoutenable.

Jean-Louis Fils(metteur en scène) On ne peut passer à côté de l’atroce. Mais l’atroce, dans une scène courte, suf- fit. Comme un fond de grenadine dans un verre d’eau, cette petite scène colorera de sa noirceur tout ce qui suivra et apportera une tension extraordinaire entre les personnages et de la scène à la salle.

Le deuil. La violence conjugale. Deux sujets essentiels, dont il est important de parler afin de ne pas se croire à l’abri, de briser les tabous et de délier les langues. Le silence est le tombeau le plus sûr pour ceux et celles qui en souffrent. En apportant notre vision artistique, nous voulons sortir des analyses de spécialistes et des actions sociales pour nous concentrer sur les émotions, sur l’humain et ce qui vibre à l’intérieur.

Cette pièce prend également le spectateur à contre pied en le plongeant dans une banale comédie de mœurs avant de glisser dans l’horreur. Et l’invite ensuite à rire de l’horreur. Pour exorciser la souffrance et la mettre dans une perspective réflexive après s’être attaché de près aux personnages.

Louisan Douze(l’auteur) : Je ne prends de plaisir qu’à écrire des histoires qui me semblent essentielles, directement liées à mon émotivité. Nous avons si peu de temps pour écrire et tant de choses à dire, pourquoi perdre son temps en banalités? Afin d’exprimer ces questionnements, j’affectionne une écriture loin du clivage des classiques et des modernes. Je la veux travaillée, réfléchie mais immédiate, percutante. Pour ce faire, elle oscille entre la réflexion et l’image poétique, entre les deux rires que j’aime : le rire gras et franc qu’on peut avoir entre vieux camarades de boisson, et le rire jaune qui est le rire du profond malaise.

Une pièce acerbe , mordante !

GENERIQUE

Mise en scène : Jean-Louis Fils

Décor : La Compagnie du Harfang

Avec Charlotte Mattiussi et Florent Minotti

Rôles additionnels et voix : Jean-Louis Fils

VICTOIRE NUE

Jusqu’au 24/05/17

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

Rue des Riches-Claires 2- 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 548 25 80

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » merci d’avoir suivi  le propos sur cette pièce.

Notre moment de séparation : La projection du film de Pedro Almodovar  » TOUT SUR MA MERE « 

Une reconstruction  émouvante d’une mère après le décès accidentel de son fils.

Tout de suite après le film , un portrait passionnant  du réalisateur qui évoque la sensualité torride qui émane de son oeuvre.

Bonne vision !

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

IMPROSPECTION (THEATRE LE PUBLIC) – UN MALIN PLAISIR+ DJANGO

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , bienvenue à Vous.

En scène :

BERNARD COGNIAUX

JEAN-MARC CUVELIER

ET

MARIE-PAULE KUMPS

    Improspection - 4 - (c) Saskia Vanderstichele.jpg

Ils sont fous, ils sont drôles, ils sont inimitables, imprévisibles, et pour cause : ils ont l’imagination bouillonnante et regorgent d’idées de rebondissements en tout genre ! Chaque soir, les comédiens jouent en improvisation totale sur le terrain (très) glissant des sujets de société … Mais entre nous, si on sait rire de soi, alors on peut rire de tout, non ?! Vraiment … de tout ? Où est la frontière du politiquement correct ? La limite entre ce qui est drôle, provocant, insolent, impertinent, irrévérencieux, choquant déplacé ?

Nous retrouvons avec bonheur Bernard et Marie-Paule que nous venions d’applaudir il y a quelques semaines, au Théâtre Royal des Galeries dans la pièce  » La porte d’à côté ». Enorme succès.

Et les revoici tous deux, accompagnés par Jean-Marc Cuvelier.

Un trio formidable.

Des plus heureux, ils nous expliquent leurs engagements au Théâtre Le Public .Un bonheur !

Eux trois : Lorsque Patricia et Michel (les co-directeurs du « Public » ) nous ont proposé trente-cinq dates dans la salle des Voûtes pour un spectacle improvisé, nous avons bien évidemment été ravis. Et quand ils nous ont précisé « Oui, mais un spectacle avec comme fil rouge Peut-on parler, rire de tout surtout en impro ? », nous avons répondu « Oui, pas de problème, on fonce, c’est un défi très excitant »

Après quelques temps, notre franc est tombé… trente-cinq dates en sept semaines !?! C’est énorme en impro !

Pas le temps de se ressourcer. Au taquet tous les soirs !

À trois comédiens cinq fois par semaine ! Personne n’a jamais fait cela… Sur le terrain (très) glissant des sujets de société, des sujets brûlants…

Comment être drôle sur des sujets qui ne le sont pas ? Comment titiller, provoquer voire dépasser la frontière du politiquement correct sans pour autant être irrévérencieux ? Comment oser l’insolence, l’impertinence sans être choquant ou déplacé ? Surtout en impro…

Extrémisme religieux, immigration, racisme, populisme, misogynie, vieillesse, maladie, handicap, capitalisme, précarité, famine, conflits, écologies, droits de l’homme, minorités, tourisme sexuel, médias…

Nous avons lu des bouquins, des articles, des enquêtes, regardé des débats, des reportages, des films, rencontré, interrogé et écouté des personnes concernées, engagées ou spécialisées. Nourris de toutes ces infos, nous avons échangé, discuté, brainstormé à trois…

Et maintenant ? Et bien, maintenant, on y va ! On ne se pose plus de question et on y va ! Allez ! Hop, hop, hop ! Sur le plateau ! Le public nous attend ! Il a des choses à nous proposer. Et nous des choses à leur raconter. On rigole…nous les acteurs et eux , les spectateurs. Car c’est bien cela tout l’enjeu : peut-on rire de tout ?

PAUSE MUSICALE-RESPIRATION

Les trois comédiens improvisateurs ont investis la salle des voûtes avec une joie énorme pour se lancer dans la cartographie d’un monde en mouvement.

L’IMPROVISATION EN QUESTION

Improspection - 3 - (c) Saskia Vanderstichele.jpg

 

Théâtre Le Public : Jean-Marc Cuvelier, comment définirais-tu l’improvisation théâtrale ?

Jean-Marc Cuvelier : Je dirais que l’improvisation théâtrale c’est à la fois l’art d’écrire, de mettreen scène et de jouer, le tout dans l’instant présent, seul ou à plusieurs.

Quand on sait que l’écriture, la mise en scène et la comédie sont trois disciplines exigeantes, on se dit que c’est très compliqué l’impro ?

Jean-Marc Cuvelier : En tout cas, ainsi décortiqué, on comprend mieux l’ampleur du défi. Et ce n’est jamais gagné d’avance ! Loin de là ! Sans texte écrit au préalable, sans mise en scène définie, le comédien improvisateur est livré à lui-même et se livre à son ou ses partenaires de jeu. Cela demande beaucoup de concentration, d’écoute active, de disponibilité, de précision, de confiance en soi, de confiance en l’autre. Chaque information, tant verbale que visuelle, a son importance. Tout ce qui est dit est dit, tout ce qui est fait est fait et ne pourra être effacé. C’est la géniale contrainte de l’instant présent. Avec pour espace un plateau vide, comparable à la page blanche de l’écrivain.

Les comédiens improvisateurs construisent ensemble et spontanément une histoire avec comme matériaux leur voix, leur corps, leur imaginaire et leurs émotions.

Pas de décor, pas ou très peu d’accessoires, pas ou très peu de costumes. Notre challenge étant de faire oublier ce plateau vide et de transporter le public tantôt dans la chapelle Sixtine au Vatican tantôt dans la jungle de Calais, une autre fois de l’embarquer sur un baleinier japonais en Antarctique ou encore sur le dos d’un chameau en plein désert malien, et pourquoi pas de l’inviter autour d’une table design dans le resto nouvellement étoilé d’un ancien candidat de « Top Chef » ou autour de la terre dans la Station spatiale internationale.

Quelle est ou quelles sont la ou les qualités principales pour être un bon improvisateur ?

Bernard  Cogniaux : La curiosité et l’écoute. Le comédien improvisateur a besoin de nourriture pour écrire et construire ses histoires. Il doit stimuler son imaginaire de mille et une choses, situations, événements, ambiances, atmosphères, sensations, lieux, personnages, humeurs, émotions… Il est curieux de tout et d’un rien.

Curieux d’un homme et d’une femme silencieux sous un abribus dans la bruine matinale, curieux d’un attroupement autour d’un vendeur de casseroles sur un marché provençal, curieux d’une silhouette aperçue par l’entrebâillement d’une fenêtre du rez-de-chaussée, d’une maisonnette sur la place d’un village ardennais, curieux d’un reportage d’investigation sur la diplomatie onusienne durant les six mois qui ont précédé la chute d’Alep..56

À l’écoute d’un monde en mouvement, à l’écoute d’un souffle, d’une respiration, d’un son, d’un bruit, d’un mot, d’un rire, d’un pleur, à l’écoute d’une envie, d’un doute, d’une révolte, à l’écoute d’un rythme, d’une musique, d’une mélodie, à l’écoute d’un silence… Et sur le plateau, à l’écoute de soi, de son ou de ses partenaires, à l’écoute de l’espace, du déplacement, à l’écoute du lâcher prise et de la disponibilité, dans l’idée de ne rien gaspiller, de tout utiliser, de ne rien refuser, de tout accepter.

Théâtre Le Public : Jean-Marc, tu improvises régulièrement et depuis de nombreuses années avec Marie-Paule et Bernard, c’est important de bien se connaître pour bien improviser ?

Jean-Marc Cuvelier : Oui, ça aide. Nous connaissons nos forces et nos faiblesses, nous nous appuyons sur nos différences qui sont devenues complémentaires. Avec Marie-Paule et Bernard, nous avons en commun un goût certain pour les impros bien écrites, bien construites. Mais aussi un certain goût du risque, histoire de ne pas nous installer et de continuer à nous surprendre. Nous n’hésitons pas à nous aventurer en terre inconnue, la preuve avec le projet « Improspection ». Et si l’un d’entre nous se perd, il sait que les deux autres ne l’abandonneront pas. Quoique… une fois Bernard…

Ceci dit, cela fait 33 ans que j’improvise en formule match d’impro ou en spectacle d’impro en Belgique, en France, au Québec, en Roumanie, à l’Ile de la Réunion, au Bénin, au Maroc et je garde à l’esprit l’agréable souvenir de grandes improvisations avec des comédiennes et comédiens que je ne connaissais pas, que je découvrais depuis quelques jours, voire quelques heures. Et ces impros étaient toujours le fruit d’une rencontre instantanée avec des curieux à l’écoute !

PAUSE MUSICALE-RESPIRATION

 

 IMPROSPECTION

 Improspection - 2 - (c) Saskia Vanderstichele.jpg

Ne tardez pas à vous rendre au Théâtre Le Public pour passer une soirée des plus amusante, tout en découvrant beaucoup de choses de la vie à travers rigolo du spectacle.

Les spectateurs jouent avec les acteurs.

Les acteurs jouent avec les spectateurs.

Quasiment deux heures de folie !

Ils sont excellents tous les trois, d’une vitalité incroyable.

En fait, ils proposent un sujet au public. Celui-ci y adhère et tous trois se réunissent pendant quelques instants pour mettre au point l’impro qui va suivre.

IMPROSPECTION

Lorsque vous irez voir le spectacle, ne manquez pas de vous procurer le programme que je viens de vous détailler en vrac.

D’autres pages vous permettront d’y découvrir la carrière de ces trois fabuleux artistes, lire les questions-réponses comme par exemple  » Qu’est-ce que l’insolence ? », le jeu de la découverte des mots comme  » nonsense », etc.

Dans l’immédiat, j’accorde mille mercis et compliments à nos trois artistes.

GENERIQUE

Lumière : Maximilien Westerlinck

Régie : Louis-Philippe Duquesne

Stagiaires régie : Gaël Genette et Dorian Franken-Roche

Production Théâtre Le Public.

Avec bien entendu :

BERNARD COGNIAUX

JEAN-MARC CUVELIER

ET

MARIE-PAULE KUMPS

 Improspection - 1 - (c) Saskia Vanderstichele.jpg

 IMPROSPECTION

Jusqu’au 24/06/17

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt 74 – 1210 Bruxelles

Infos Réservations : 0800/944.44

 

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », merci de votre présence au blog »

Notre moment de séparation : Le film d’Etienne Comar  » DJANGO » . Une intéressante évocation du génial guitariste Django Reinhardt pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ce film sera présent au Festival de Cannes.

On retrouve la musique de Django en cours de projection interprétée par « The Rosenberg Trio ».

Avec Cécile de France.

Bonne vision.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

LES CONSOLANTES – FRANCOIS EMMANUEL – (THEATRE POEME 2)

 

LES CONSOLANTES-FRANCOIS EMMANUEL (THEATRE POEME 2 )

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue au blog pour une pièce poignante.

Une oeuvre théâtrale émouvante !

Un texte d’une grande sensibilité !

Quatre comédiennes supérieures !

SYNOPSIS

photo de rÇpÇtition 1.JPG

La nuit dans une chambre d’asile, trois femmes, Mo, Nin et Percie, sont en présence d’une nouvelle venue. Cette compagne endormie, Madame, est dépositaire d’un secret qui excite leur curiosité.

Du fait de leur longue réclusion, leur « malajustement » au monde, chacune de ces femmes est habitée par un univers et une langue qui lui est propre. Langue précieuse et joueuse chez Percie, langue boiteuse chez Mo, langue absentée et incantatoire chez Nin.

INSERE

« Moi je dis : toutes les femmes.

Elles marchent avec leur secret, elles sont grandes, elles sont petites, elles marchent en compagnie. Quand le sang vient de l’une, l’autre le lui prend, quand le sang coule de l’une, l’autre le lui boit. Moi je dis. Quand le geste terrible tombe elles viennent contre la muraille et on les entend parler jusqu’au fond de la nuit. Il y en a aussi qui portent une petite dans le ventre et elles viennent accoucher tout doucement au pied de la muraille. » (Mo)

L’ACTION

La pièce se déroule comme un cérémonial sorcier scandé plusieurs fois par le passage du veilleur qui force les femmes à se recoucher. C’est un théâtre de l’approche d’abord, un jeu intrusif et fouineur dans les affaires de Madame avant que survienne par à-coups la révélation. Viendra ensuite la tentative d’absorber, intégrer, conjurer, exorciser.

Car Madame a commis un acte terrible, lequel ne peut que susciter l’incompréhension et la frayeur. La révélation de cet acte va résonner en chacune des femmes selon ce qu’elles sont, ce qu’elles ont vécu, leur accroche fragile à la vie et au monde.

INSERE

« Je suis la femme lacustre. Dit. Je suis la femme sans tête. Dit. Je suis la femme de l’orage. Dit. Je suis la femme qui traverse l’eau. Dit. Je suis la dépleuplée.

(un temps) Docteur ? » (Nin)

 LES CONSOLANTES

B11.jpg

 Un poème émotionnel , remarquablement interprété par ces quatre comédiennes .

Les mots miroitent et jouent de faux-semblants chez Percie. Chez Nin ils chantent et cherchent une échappée. Avec leur rugosité, leur bizarrerie, ils vont chez Mo à l’assaut d’une vérité introuvable. Les corps eux reçoivent de plein fouet la violence de la révélation et vont tenter de s’en délivrer par une danse de conjuration.

INSERE

La question est de savoir où , et qui , quand et peut-être quoi, est une immense question, ponctue en écho le docteur Gottschelling, sphinx et psychanalyste a ses heures. Puis , un grand silence plane (Percie)

27.jpg

 PROPOS INTENTIONNEL

 » Les Consolantes » est une pièce sur la sororité des réprouvées, des exclues, des folles, et plus largement sur le lien qui unit entre elles toutes les femmes, au-delà des singularités de langage, de comportement, et même grâce à cette note fêlée, fragile, qui laisse à nu leur humanité.

INSERE

« Je suis la femme lacustre. Dit. Je suis la femme sans tête. Dit. Je suis la femme de l’orage. Dit. Je suis la femme qui traverse l’eau. Dit. Je suis la dépleuplée.

(un temps) Docteur ? » (Nin)

 Un spectacle rare présenté avec discrétion et sensibilité.

Un spectacle d’une grande vérité et pour le texte et pour l’interprétation.

On oublie les quatre comédiennes, on voit quatre femmes vivant dans cet asile perdu.

photo de rÇpÇtition 2.JPG

LE THEATRE …ICI…S’AFFIRME COMME THEATRE…

Nin, Mo et Percie jouent à être Madame et le Docteur Gottschelling, à adopter les discours de l’opinion publique ou de la compassion pure. Mais elles n’incarnent en définitive qu’elles-mêmes, un rythme propre, une singularité. Et chaque rythme, chaque singularité d’aborder par la bande la raison qui a provoqué l’internement de Madame. Un infanticide, un « geste terrible » venu de nulle part, une lame de fond imprévisible qui a brutalement interrompu le cours d’une vie.

FRANCOIS EMMANUEL, L’auteur

Son théâtre est habité avant tout par la question de la langue.

PASCAL CROCHET, Le metteur en scène

Comme metteur en scène, il travaille d’abord sur le répertoire contemporain puis s’oriente vers la recherche de formes plus singulières et personnelles.

ISABELLE WERY

actrice, metteure scène et chanteuse,   formée à l’Insas

LEONE FRANCOIS,

comédienne et metteure en scène formée à l’Institut des Arts de Diffusion à Louvain-la-Neuve

GWEN BERROU

Prix du Théâtre du  » Meilleur Seul en scène  » en 201, comédienne pour le théâtre et le cinéma, et chanteuse rock- folk

FABIENNE CROMMELYNCK

comédienne formée au Conservatoire de Bruxelles , membre fondatrice de  » L’Ymagier » , lectrice à la RTBF Radio , travaille au Poème 2

Un solide quatuor.

« Madame vient d’entrer à l’asile », annonce la quatrième de couverture du livre. Les planches du théâtre sont moins explicites : Madame ne parle pas ; Madame ne peut pas parler ; ses voisines de lit parleront pour elle, pour les absents, pour tous les absents. « C’est l’argument du spectacle ».

Ici, le théâtre s’affirme comme théâtre : Nin, Mo et Percie jouent à être Madame et le Docteur Gottschelling, à adopter les discours de l’opinion publique ou de la compassion pure. Mais elles n’incarnent en définitive qu’elles-mêmes, un rythme propre, une singularité. Et chaque rythme, chaque singularité d’aborder par la bande la raison qui a provoqué l’internement de Madame. Un infanticide, un « geste terrible »y a une langje il venu de nulle part, une lame de fond imprévisible qui a brutalement interrompu le cours d’une vie.

FRANÇOIS EMMANUEL : J’essaie de proposer des objets théâtraux où il y a une langue particulière , un peu brisée ,bizarre, fêlée.

LES CONSOLANTES

Un huis-clos !

GENERIQUE

Texte et conception scénique : François Emmanuel

Aide au jeu et au mouvement : Pascal Crochet

Avec Isabelle Wéry, Gwen Berrou, Léone François et Fabienne Crommelynck

Assistance à la mise en scène : Fabienne Crommelynck Création sonore : Marc Doutrepont avec la voix d’Emanuela Lodato

Lumière : Florence Richar

Création du décor : Benoît Francar Costumes : Marie Desbarax

Régie : Benoît Francart

Une production du Poème 2

Texte édité chez Actes Sud-Papiers

LES CONSOLANTES/CREATION

Jusqu’au 21 mai 2017

THEATRE POEME 2

Rue d’Ecosse 30 – 1060 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 538 63 58

(représentations du jeudi au dimanche)

 

Notre moment de séparation : Rendez-vous sur LA TROIS/RTBF pour vivre et suivre le Concours Reine Elisabeth consacré cette année au violoncelle.

Cela commence avec les Demi- finales ce lundi 15/05 à 19h55

Pour le plaisir , avant le Concours Reine Elisabeth , quelques instants avec deux violoncellistes.

A tout bientô!

Roger Simons