DOUCHETCHKA – TCHEKHOV (LA SAMARITAINE ) 01/04/17

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « rebonjour et bienvenue.

Je vous propose la lecture  ou relecture de cette chronique

« Douchetchka » cela veut dire «  Petite chérie «  en russe.

Il s’agit d’une republication.

Le spectacle se jouera ce samedi 01/04 à 20h30  au CAFÉ-THEATRE LA SAMARITAINE .

 

Tchekhov a écrit cette nouvelle en 1898 qui retrace la vie d’Olga Plemmiannikova.

Les hommes tombent sous le charme de son sourire désarmant et    « Petite chérie » les aime de tout son être.

Aimer donne un sens à son existence mais que faire lorsque ses grands amours disparaissent un à un de sa vie ?

 


 DOUCHETCHKA

 C’est un  petit bijou cette nouvelle !  C’est un bonheur ! C’est une nouvelle qui fait aimer Tchekhov !

C’est plein  de poésie, une poésie simple, directe, qui touche au cœur !

 LEVER DU RIDEAU…

  Sébastien Taminiau et Léonore Frenois - Douchetchka.png

 Russie 1898. Il pleut sans arrêt.

Le Théâtre. Le public accourt, se débarrasse de ses manteaux trempés et se hâte au chaud sur les bancs douillets du petit théâtre d’Ivan…et de Douchetchka,  qui est amoureuse d’Ivan et partage toute sa passion pour la vie d’artiste. Mas c’est alors qu’elle reçoit un télégramme…

ET COMMENCE L’HISTOIRE…

Olga, une jeune femme à la fois heureuse  et malheureuse car il lui arrive de bonnes choses en amour mais aussi la perte d’hommes qu’elle aime ! Que deviendra-t-elle sans eux ?

SUITE SUR LE PLATEAU DE LA SAMARITAINE…

 Que faire lorsqu’en perdant quelqu’un, on perd aussi son individualité ? C’est quoi alors, l’identité ? Un entassement d’opinions ?

Tchekhov s’en prend à l’être humain avec beaucoup de tendresse.

Il dépeint le portrait nuancé d’Olga, jeune femme caméléon au cœur fragile. Il s’en dégage une ambiance rayonnante et émouvante …

C’est ce que j’ai ressenti  tout au cours du spectacle, ému et émerveillé par l’interprétation de cette jeune comédienne que je ne connaissais  pas encore : Léonore Frenois , adaptatrice de la Nouvelle!

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 Je ne vois pas en vérité une actrice qui joue  le personnage d’Olga.

Je vois Olga,   je la sens, je la respire ! Son visage est d’une beauté naïve.  On l’aime dans l’instant.  Elle est  « vrai », naturelle !

J’ai découvert ce soir une comédienne de grand talent.

 Tom Mannaerts-Douchetchka.png

 Tom Mannaerts joue Ivan, l’imprésario puis Basile qui gère un dépôt de bois, Vladimir le vétérinaire et son fils Sacha…

Je ne connaissais pas non plus cet acteur.  Il anime ses personnages  avec acuité. Il les vit comme Léonore Frenois.

 


 DOUCHETCHKA
 

Une alchimie poétique et rusée entre deux comédiens et trois musiciens.

  Elise Steenackers - Douchetchka.png

Elise Steenackers ( adaptatrice/metteuse en scène) : C’est avec douceur qu’ils nous révèlent tous les cinq la fragilité de nos propres pensées, nos passions, nos influences et nos métamorphoses parfois inconscientes.

Olga n’a pas de personnalité propre, pas d’opinion ou de vision particulières sur le monde qui l’entoure. Le développement de son identité embryonnaire est tout aussi nécessaire que le développement d’une société ouverte, saine et critique.

La libération de la «  petite âme » d’Olga est une métaphore pour l libération de la société, et une référence à une étape historique  en Russie : l’abolition du servage en 1861.

Tchékhov était lui-même le petit-fils d’un esclave affranchi et il a toujours mis au premier plan la liberté d’expression, l’éducation, la médecine et le développement humain pour sauver le peuple de la pauvreté et de l’igno

 DOUCHETCHKA : un spectacle musico théâtral pour deux comédiens et rois musiciens.

Que je précise bien : ce n’est pas du tout une comédie musicale.

C’est une pièce de théâtre envoûtée par la musique et quelle magnifique musique : Tchaïkovsky , Rachmaninov, Scriabine, Moussorgsky…

Toutes ces œuvres magistrales interprétées par trois excellents musiciens :

 Corentin Dellicour , violoncelliste.

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Olivier Maltaux , pianiste.

 

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 Sébastien Tamineau (violoniste)

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 Les musiques s’intègrent au texte  avec subtilité et délicatesse.

Ce qui est merveilleux, c’est que l’on sent la complicité qui existe entre ces deux comédiens et ces trois musiciens.

Dans un court moment, j’aurai l’occasion de vous faire écouter ces superbes musiques jouées par les trois musiciens du spectacle.

Ce que  vous écoutez  en ce moment sont aussi de brillantes interprétations par de grands musiciens.

Le décor est  plaisant : un salon style fin du 19 ème siècle.

Les  costumes sont bien dessinés, nous les devons à Laure Norrenberg , costumière passionnée par le vêtement mais surtout par les matières. C’est une passionnée pour le costume de théâtre.

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DOUCHETCHKA

 C’est la première mise en scène  d’Elise Steenackers. Elle  étudié l’œuvre de Tchékhov, s’est plongée dans la musique russe et a longuement discuté de la pertinence sociale de l’histoire pour construire son premier spectacle de théâtre musical.

C’est une réussite !

Cela dit,  pourquoi a-t-elle choisi cette nouvelle de Tchékhov ?

Elise Steenackers : Douchetchka a volé mon cœur. Je dois bien le reconnaître. J’ai beau essayer de rester critique, je trouve tout de même son histoire très reconnaissable.

Qui n’a jamais rien promulgué sans savoir réellement de quoi il s’agit ? Qui n’a jamais  adopté la vision de quelqu’un dont il est proche ? Mais surtout, qui est capable de se donner entièrement et sans réserve à la personne qu’il aime ?

 Douchetchka est en réalité  un concert dans une pièce de théâtre.

Un choix plutôt rare.

Elise Steenackers : La musique joue un rôle très important dans ma vie. Je savais que le spectacle serait musical avant même d’avoir choisi la nouvelle…

Dans ma pièce, les musiciens ont la fonction  d’un choeur grec : ils réagissent à ce qui se passe, ils ont de l’empathie pour Olga et créent un dialogue avec les  acteurs.

Et puis, j’ai voulu que la musique donne une couleur et un élan au spectacle.

DOUCHETCHKA/ TCHEKHOV/ELISE STEENACKERS

 Dramaturgie : Lotte Loncin

Lumières : Vital Schraenen

Régie : Mathieu Robertz

 (Avec des extraits du dossier Douchetchka  )

 CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16  – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

RÉGIE : LUCAS HOYOIS

DOUCHTCHKA

Représentation ce samedi  01/04

Une grande musique classique signée Tchaïkovsky avant de nous séparer.

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Je vous réserve quelques surprises dans ma programmation – époque de Pâques !

A tout bientôt .

Roger Simons

 


 

 

 

 

CONCERT NISIA (CAFE THEATRE LA SAMARITAINE)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , bienvenue au blog, et en musique.

J’ai assisté hier soir à un concert formidable .

Sur la scène : trois musiciens ou plus précisément deux musiciennes/chanteuses et un comédien/chanteur.

C’est NISIA !

Né en 2012 de la rencontre entre Emanuela Lodato, chanteuse et percussioniste sicilienne et Vincent Noiret, contrebassiste belge, le duo Nisia a exploré les liens entre traditions du sud de l’Italie et le langage jazz. De cette union est sorti un premier album intitulé Eredità, mettant l’accent sur la simplicité des arrangements et l’énergie spontanée et communicative d’un projet tout en pureté.

Ils reviennent maintenant avec leur deuxième album pour lequel ils ont d’une part gardé leur identité de duo, forts de la complicité qu’ils ont acquit durant ces 5 premières années et se renforçant d’autre part de la présence de Virginia Maiorana, jeune virtuose de l’accordéon, très en vue dans le monde des musiques folk en Sicile et particulièrement appréciée tant pour la qualité de son jeu que pour cette énergie typique que les gens du sud son capables de porter dans leur musique.

Cela donne un album tout en nuance voyageant entre chants puissants et profonds et musiques à l’énergie de feu venues tout droit des volcans de la méditerranée.

Emanuela Lodato : Voix et percussions

Vincent Noiret : Contrebasse, chitarra battente et voix

Virginia Maiorana : Accordéon chromatique.

Je n’ai qu’un conseil à vous donner : courrez ce soir à la Samaritaine pour les découvrir, les écouter , les applaudirent.

Ils ont un talent du tonnerre. Ils ont une présence superbe . Ils sont sympathiques en diable .

Emanuela( voix et percussions) a une voix superbe, vibrante, chantant et manipulant les instruments avec dextérité. Qui plus est , elle est très belle.

Vincent (contrebasse imposante, voix douce et chitarra battente)est attachant derrière sa contrebasse dont il fait sortir des sons magnifiques. J’adore les contrebasses !

Virginia( voix , accordéon chromatique ) est d’une grande discrétion, touchant son accordéon avec préciosité. Quel bel instrument aussi l’accordéon !

Deux heures de musiques et de chants captivants.

Il y avait quelques femmes hier soir dans la salle .

A un certain moment , elles se sont mises à danser.

C’était joyeux !

Il y en aura d’autres ce soir , j’en suis convaincu.

Procurez-vous leur dernier album « Pandora e cumpagnia » tout en nuance voyageant entre chants puissants et profonds et musiques à l’énergie de feu venues tout droit des volcans de la méditerranée.

 NISIA

Ce 31/03/17 – 20h30

CAFE-THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine16- 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre présence sur le blog.

Demain samedi, toujours à la Samaritaine , un spectacle théâtral que vous avez peut-être déjà applaudi dans le même théâtre : DOUCHETCHKA qui nous plonge dans la Russie des années 1898.

J’ai vu la pièce ! J’irai la revoir demain.

Je vous propose de prendre connaissance de ma chronique et ce , en avant-première…

Notre moment de séparation : Emanuela , Vincent et Virginia.

Bonne écoute !

A bientôt…dans quelques heures …

Roger Simons

 

 

 

STINGO ( CAFE THEATRE LA SAMARITAINE)

Amis de l’émission/blog  « Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous.

« Stingo », un quintette acoustique métissé aux couleurs folk fusion, des thèmes traditionnels , actuels ou baroque réarrangés à la sauce piquante, de la poésie , du rythme et des mélodies envoûtantes…

Tout un programme magnifique, d’excellents musiciens très sympathiques confirmés , venant d’horizons divers tels que le flamenco , le jazz , la musique ancienne ou encore les percussions du monde…

Ils sont cinq : quatre hommes , une femme .

Ils sont brillants, percutants  !

De leur rencontre est née cette envie d’explorer, de bousculer, de revisiter leurs répertoires.

Guitare, contrebasse, percussions, violon et flûtes à bec viennent corrompre des thèmes venus d’autres temps ou d’autres lieux, de la Norvège à la Turquie, du XVIIème à aujourd’hui, créant ainsi un nouvel espace-temps coloré et atypique..

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Ils ont noms :

Emmanuelle Weeger( flûtes à bec), née dans une famille de musiciens,

Rafael Nunez Velazquez( violon baroque), né à Séville en 1983,

Raul Corredor (guitares) , guitariste énergique et créatif par nature,

Mattia Massolini(contrebasse) , né à Pavis en 1981,

Romain Duyckaerts (percussions) ,passionné par la percussion africaine,

Un quintette fabuleux qu’on écouterait pendant des heures.

Quelle vitalité ! Quel rythme ! Soudés par la musique.

Il s’en dégage un amour commun pour la musique ! Ils forment un quintette passionné et passionnant !

Quel ensemble purement supérieur !

Quelle bonne idée que de les engager pour deux soirs, dans ce lieu merveilleux, unique à Bruxelles , qui hélas va disparaître dans les mois à venir.

Courage Huguette !

Ce mercredi soir , 29 mars , courez tous à la Sama pour applaudir nos cinq musiciens qui nous régaleront du parfum musical qui est le leur.

STINGO – 20h30

Régie : Lucas Hoyois.

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 – 1000 Bruxelles ( à deux pas du Sablon)

Infos Réservations : 02 / 511 33 95


Un mot encore : Demain jeudi –ainsi que vendredi – un   ensemble musical « NISIA » (contrebasse, percussions, accordéon chromatique , voix et chitarra batterie  )

Un nouveau moment musical ! Même adresse ! Même lieu !

Amis de l’émission/blog » Les Feux de la Rampe  » ,  merci  pour votre présence.

Notre moment de séparation  : En avant première NISIA 

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONTE DE FEES-THIERRY LAMBERT – (THEATRE DES RICHES-CLAIRES)+film »SAGE FEMME »

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » bienvenue à Vous

Approchez!

Une joute verbale incroyable va se dérouler devant vos yeux! Venez assister à la rencontre improbable de deux conteurs que tout oppose…

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 Pas de panique! Les règles sont simples: dans un affrontement sans merci, chaque conteur déploie des trésors d’imagination pour imposer à l’autre sa vision d’une même histoire. 

Le sujet de leur discorde ? le destin d’un petit prince avec pour parents, un roi et une reine, et un château pour foyer!

Cette lutte acharnée voit apparaître, à travers des rebondissements époustouflants et dans l’imaginaire des monstres ailés, une méduse géante, un oiseau alcoolique, un médecin sirupeux que tout Uccle nous envie, une reine un peu dépressive et un château à vendre au plus vite!

Et au milieu de cette guerre fratricide, je suis d’accord avec vous, nous nous posons tous la question : »Mais que va devenir le petit prince? Oserez-vous venir ? »

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Thierry Lambert ( l’auteur) Si nous revenons à la pièce Conte de fées, la présence de cette dualité est manifeste à deux niveaux : premièrement, par la forme intrinsèque du conte (où le Bien et le Mal sont toujours représentés et coexistent) ; et ensuite par son détournement. à savoir que ce conte est raconté par deux narrateurs dont on peut dire, à priori, que l’un est plutôt bon et attaché aux conventions classiques de narration et de bienséance (représentatif du SURMOI) et l’autre plutôt mauvais, en recherche de plaisir pur (qui incarnerait le ça du spectateur ou de l’auteur d’une œuvre littéraire).

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 Dans Conte de fées, ce sont, en effet, deux narrateurs qui s’évertuent, à créer, devant nous, un conte d’un genre nouveau, où tous les codes sont bouleversés afin d’amuser le spectateur, et pour une fois, y livrer des faits dans leur plus cruelle réalité. Tels qu’ils se produisent en vrai, dans la vie (agressions physiques, loi naturelle du plus fort, père mourant dans une atroce agonie, dépression, solitude et vieillesse de la mère, enfermement et alcoolisme de l’oiseau de compagnie du héros, …), tout en gardant le côté extraordinaire et magique du conte de fées qui lui donne tout son intérêt aux yeux des enfants.

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Les choses se complexifient encore, dans ce conte détourné, du fait que ces deux protagonistes ne sont pas « tout noir ou tout blanc », contrairement aux contes classiques où les personnages apparaissent clairement dessinés. En effet, le bon narrateur influencé par son acolyte, se voit au fur et à mesure de l’invention de leur récit, pris d’élans de cruauté sanglante. Alors que l’autre qui semblait, de prime abord, en recherche de sensations fortes et d’une envie que tout se passe mal dans cette histoire (souhaitant d’emblée mettre à mort le jeune prince) apparaît sensible, ne supportant pas l’idée du sang ou d’un corps déchiqueté.

Sébastien Chollet (metteur en scène) C’est par ce degré de complexité que l’on peut considérer ce spectacle comme un conte pour adultes, ouvrant à des questionnements plus vastes que ce qu’il pourrait susciter chez l’enfant par son pouvoir d’action émancipatoire. Ici, la nature profonde de l’Homme (adulte), dans sa dualité et ses incohérences, est révélée dans toute sa splendeur. Ainsi que celle de l’auteur de cette pièce, tiraillé entre l’envie d’écrire un conte (en utilisant ses codes), tout en les travestissant pour son propre plaisir et celui des spectateurs.

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Une heure trente de plaisir ! Les deux comédiens sont formidables dans leurs dans la façon de jouer leurs personnages. Ils sont drôles, nous font rire et s’exposent à une gestuelle quelque peu heurtée.

Lorsque vous entrerez dans la salle, évitez de vous placer au premier rang…c’est dangereux… A votre tour de vous amuser…

GENERIQUE

Auteur : Thierry Lambert , l’avocat

Mise en scène : Sébastien Chollet

Avec ces excellents comédiens : Thibaut Nève et Rachid Benbouchta

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Eclairage : Fred Delha

Visuel : Valérie Paul

CONTE DE FEES

Jusqu’au 01/04/17

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

Rue des Riches-Claires 24 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02/ 548 25 80

 Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe » , merci et heureux de votre présence , que j ‘espère aussi dans nos théâtres.

Notre moment de séparation : Deux comédiennes et un comédien que nous aimons beaucoup : Catherine Deneuve , Catherine Frot et Olivier Gourmet dans «SAGE FEMME » réalisé par Martin Provost.Comme le souligne la pub: « Une histoire lumineuse et apaisante. A voir !

A tout bientôt !

Roger Simons

 

TU TE SOUVIENDRAS DE MOI- FRANCOIS ARCHAMBAULT – (THEATRE LE PUBLIC)

 

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bienvenue à Vous tous, pour la découverte d’une famille et d’une maladie grave..

 

 TU TE SOUVIENDRAS DE MOI

C’est l’une des meilleures pièces qu’il m’ait été donné de voir cette saison16/17. Et ce, sur tous les plans : le sujet (grave) , l’interprétation et la mise en scène…

Cinq comédiens chacun impeccable dans leur rôle, pas facile à jouer.

Un spectacle parfait sans la moindre remarque négative possible.

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INTERROGATION

Pourquoi un homme se souvient-il des détails de guerres lointaines, mais ne reconnait-il pas une personne rencontrée la veille ? Pourquoi oublie-t-il ce dont il aimerait se rappeler, mais ne parvient-il pas à occulter ce qu’il voudrait oublier ? Edouard, ex-professeur d’université brillant et médiatisé, est atteint d’Alzheimer. Il le sait, en souffre mais s’en amuse aussi, et en joue. Lui qui était un pater familias un peu écrasant, devient peu à peu un petit vieux fragile, drôle mais parfois cruel malgré lui. Un fardeau pour son entourage, peut- être… Qui peut, qui doit s’occuper de lui ? Sa femme, sa fille, son nouveau gendre, des inconnus ?

TU TE SOUVIENDRAS DE MOI…

Comment prend-on soin des gens qu’on aime et qui souffrent ?

Un texte à la fois tendre et puissant, qui passe de l’émotion au rire.

Autour d’Alexandre von Sivers , les comédiens sont aussi touchants qu’impressionnants.

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L’AUTEUR : FRANCOIS ARCHAMBAULT

Un jeune diplômé en écriture dramatique de l’Ecole nationale de théâtre du Canada en 1993.

Il a écrit une vingtaine de pièces, les plus connues : » La Société des loisirs »  et « Les Gagnants », textes traduits en allemand, anglais, espagnol, italien, aussi en français pour cette pièce jouée en ce moment au Public.

L’AUTEUR S’EXPLIQUE

François Archambault : Au départ, je voulais raconter une histoire intime, m’inspirant de ma propre relation avec mon beau-père atteint de la maladie d’Alzheimer.

À force de le côtoyer, j’avais envie d’écrire à son sujet, mais je ne désirais pas en soi parler de la maladie ou de ses douleurs. Ce qui m’intéresse bien davantage est le rapport à la mémoire, au temps présent, à la valeur des choses, à la trace qu’on laisse chez les autres. On est dans une période où tout le monde veut laisser une trace de lui-même, veut exister plus fort que l’autre, et le personnage n’échappe pas à cette tendance même s’il pense être le représentant d’une autre époque, où le savoir et la culture comptaient davantage que l’exposition de soi. C’est un personnage plein de contradictions. Je ne voulais pas en faire une victime. Il est affaibli, mais c’est un personnage fort, il ne veut pas disparaître, il veut transcender sa petite existence. Souvent quand on traite de ces sujets-là, on sort les violons. Je voulais plutôt que les situations cocasses causées par la maladie soient perçues comme telles, qu’il y ait du comique.

Dans la vie, la tragédie côtoie le drame constamment. J’ai toujours écrit à partir de cette zone, à partir de cet inconfort. Ai-je le droit de rire ou non devant une situation terrible ? C’est la question que le spectateur se posera pendant le spectacle. Je la trouve saine.

(Propos recueillis par Philippe Couture)

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Le spectacle dure autour des 90 minutes environ. C’est le silence total dans la salle, salle des voûtes bien choisie et conçue pour cette pièce.

Nous, spectateurs, restons à l ‘écoute   , dans la plus grande discrétion. Aucun mot ne nous échappe. Le sujet nous émeut, les acteurs nous fascinent.

La mise en scène de Patrice Mincke (Diplômé du Conservatoire royal de Bruxelles et lauréat du Prix Jacques Huisman) est d’une justesse totale dans la direction des acteurs . Il avait déjà porté à la scène une œuvre de l’auteur québécois François Archambault «  La Société des loisirs ».

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 PATRICK MINCKE (METTEUR EN SCENE)

 Patrick Mincke :« Tu te souviendras de moi »i est un texte intime, sincère et bouleversant. J’aime sa simplicité, dans le sens premier du terme : honnêteté naturelle, sincérité sans détour, franchise.

En effet, François Archambault ne cherche pas ici à créer un objet théâtral novateur ni à nous en mettre plein la vue, il aborde simplement et en toute sincérité des thèmes qui nous touchent. Comment parler sans condescendance à un père qui ne comprend plus les plus simples événements, comment lui accorder assez d’attention sans pour autant s’oublier soi – même, comment vivre avec un héritage familial lourd à porter, jusqu’où faut-il porter le fardeau de la maladie des autres, quel regard porte-t-on sur son propre passé, comment vivre le présent sans la mémoire du passé… ? Les questions soulevées par ce texte ne peuvent que nous concerner ; elles sont universelles, intimes, essentielles. Pour aborder ces questions, Archambault a eu le talent de réunir cinq personnages riches, complexes et touchants. Ils suscitent tous l’identification, nous ramènent immanquablement à nous-mêmes ou à nos proches. Pas de manichéisme, simplement la vie, avec des personnes cohérentes ayant des personnalités et des points de vue différents. Ces situations universelles, défendues par des personnages de chair qui nous ressemblent, font de ce texte ce que j’appelle du théâtre « utile » : un théâtre « exemplaire » , qui enrichit notre connaissance et notre expérience en nous faisant vivre par procuration des événements auxquels nous sommes ou allons être confrontés, en nous tendant un miroir dont la réflexion nous élève.

(Extrait de sa note d’intention)

 TU TE SOUVIENDRAS DE MOI

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Combien le jeu des acteurs est vrai, sans excès, entrés chacun dans la peau de leur personnage. On en oublie qu’ils sont des comédiens. Ils sont tellement naturels que nous avons l’impression de vivre avec cette famille.

TU TE SOUVIENDRAS DE MOI  ( extrait)

PATRICK – Écoute Isabelle. Je peux le garder, moi.

EDOUARD – Ben oui. Il peut me garder.

ISABELLE – (A Patrick) Ah oui ? Tu ferais ça ?

PATRICK – Ben oui. Pourquoi pas ?

EDOUARD – C’est qui, déjà ?

MADELEINE – C’est son nouveau « mec ».

ISABELLE – Mon nouveau conjoint.

EDOUARD – Ah oui ?

ISABELLE – Tu le connais, je te l’ai déjà présenté.

PATRICK – C’est Patrick.

EDOUARD – Patrick.

PATRICK – Oui.

EDOUARD – Je m’en souviendrai pas de toute façon.

ISABELLE – (À Patrick) Tu devais pas aller jouer au poker avec tes potes ?

PATRICK – Je peux annuler. (À Madeleine) Ca va si je m’en occupe ou bien je suis trop « étranger » ?

ISABELLE – T’es pas « trop étranger », franchement ! MADELEINE – On peut quand même pas dire qu’il fait partie de la famille !

PATRICK – Écoutez, je veux juste aider, moi là. Il n’est pas en phase terminale. Je vais être capable de m’en occuper, je pense bien.

ISABELLE – (À Madeleine) C’est ça ou tu repars avec…

 LES ROLES

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Alexandre von Sivers : Edouard

Benoit Verhaert : Patrick

Jo Deseure : Madeleine

Sandrine Bonjean : Isabelle

Laurie Degand : Bérénice

TU TE SOUVIENDRAS DE MOI

Une pièce bouleversante, percutante et qui touche droit au cœur.

Une pièce qui marie l’humour et l’émotion, la légèreté et la gravité, l’intime et le collectif.

Un magnifique moment de théâtre.

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 RESUME

Pourquoi un homme se souvient-il des détails de guerres lointaines, mais ne reconnaît-il pas une personne rencontrée la veille ? Pourquoi oublie-t-il ce dont il aimerait se rappeler, mais ne parvient-il pas à occulter ce qu’il voudrait oublier ?

Edouard, lui professeur d’université brillant et médiatisé, est atteint d’Alzheimer. Il le sait, en souffre, en joue aussi. Lui qui était un pater familias un peu écrasant, devient peu à peu un petit vieux fragile, drôle ou cruel malgré lui, un fardeau pour son entourage. Qui peut, qui doit s’occuper de lui ? Sa femme, sa fille, son nouveau gendre, des inconnus.

Bien qu’il perde la mémoire, Édouard s’accroche à ses moments de lucidité. Car il refuse de disparaître sans laisser de traces. N’est-ce pas là le désir de la plupart des humains?

Sa femme épuisée de l’avoir à sa charge, décide de le confier à leur fille Isabelle. Celle-ci s’en occupera à contrecœur avec son nouveau chum. Devant le malaise des siens, Édouard va se rapprocher d’une adolescente rebelle, la fille du chum qui se reconnaît dans les idées de l’ex-professeur sexagénaire. 

Leur relation, aussi belle que fragile, est emblématique. Par delà le conflit de valeurs entre les générations, c’est la place du passé dans la société que la pièce aborde. Et comment le passé peut éclairer notre avenir incertain. Une lutte entre la mémoire et l’oubli qui fait écho à un autre combat : celui entre la vie et la mort.

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TU TE SOUVIENDRAS DE MOI : POUR LA SUITE DU MONDE !

Générique :

Avec Sandrine Bonjean, Laurie Degand, Jo Deseure, Benoît Verhaert et Alexandre von Sivers.

Mise en scène et adaptation : Patrice Mincke

Assistanat à la mise en scène : Aurélie TriTrivillin

Scénographie et costumes : Ronald Beurms

Lumière : Alain Collet

Création video : Sébastien Fernandez

Création son : Laurent Beumier

Régie : Pierre Hendrickx

Stagiaires régie : Martin Celis et Gaël Genette.

Une coproduction du Théâtre Le Public et de l ‘Atelier- Théâtre Jean Vilar

TU TE SOUVIENDRAS DE MOI

Jusqu’au 29/04/17

THEATRE LE PUBLIC (salle des Voûtes)

Rue Braemt 64-70 1210 Bruxelles

Infos Réservations : 0800 944 44

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », un grand merci pour votre assiduité et bienvenue aux nouveaux visiteurs quotidiens.

Notre moment de séparation : lLe mardi 28/03 à 23h20 sur France 3 : »Le Divan de Marc Fogiel » avec au programme FRANCOISE HARDY qui  évoque sa vie privée et sa vie professionnelle.

Bonne écoute et à tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

WHY NOT SAMBA ( CAFE -THEATRE LA SAMARITAINE )

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  bienvenue à Vous tous . Vous avez un rendez-vous  ce samedi avec la musique samba…

 

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 Si vous aimez la samba , vous serez ravi du spectacle qui vous est proposé en ce moment à la Samaritaine..

Ils sont cinq sur le petit plateau du théâtre.
5 musiciens professionnels qui jouent la samba durant près de deux heures. De la vraie samba !

Du groove, un soupçon de swing, un zeste appuyé d’afrocubain et cela va soi , beaucoup de samba !

L’ensemble devient une musique dynamique , intimiste parfois , souvent festive.

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 Sur scène , la flûte d’Ali Ryerson, musicienne anglaise…

Une flûte qui s’allie au trombone de Sébastien Semal pour des sonorités tantôt suaves , tantôt rudes, accompagnés au piano par Charles Loos , l’un de nos grands pianistes, avec la contrebasse de Jean Borlée.

Essentielles à la coloration de cette atmosphère , les percussions soulignent ce «latin groove » avec la batterie et les percussions de Fred Malempré.

 

 Magnifique de les regarder et de les écouter . Ils nous apportent beaucoup avec cette musique de la samba, la vraie samba !

Je ne vous en dit pas davantage aujourd’hui.Le temps presse. Le dernier spectacle se donne ce soir , samedi 25/03 , à la Sama.

Si vous deviez habiter la région, je vous signale qu’ils joueront dans quelques jours à Spa.

WHY NOT SAMBA

Jusqu’au 25/03/17

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

Je vous laisse en compagnie de ces superbes musiciens , enregistrés au Festival Jazz de Verviers.

A tout bientôt !

Bon week-end.

 

 

 

 

OLIVIER MAHIANT SUR LE CHEMIN DU BONHEUR…

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , bienvenue à Vous.

Un jeune musicien -chanteur  , que je vous ai déjà présenté il y a quelques mois, réapparait dans le blog…

 Sur le chemin du bonheur

 OLIVIER MAHIANT

 

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Comédien, circassien, musicien, chanteur powète… Olivier Mahiant est un « touche-à-tout » qui ballade son univers hybride et clownesque dans la rue, les théâtres, les cabarets, festivals, colloques, hôpitaux, prisons, camps de réfugiés.

Depuis ses débuts en 2005, il a joué avec Les Zyrgomatik, Kermesz à l’Est, Touko Sari, Lapsus Lazuli, Clown sans Frontière,… Et en solo dans son rôle de présentateur de cabaret à travers son personnage Pil Poil. 

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Olivier est également auteur-compositeur-interprète de chansons avec lesquelles il tourne son « spectacle de franc son sans chaise » en duo et en quatuor depuis 2015 avec des musiciens de haut vol (Muziek de Singe, Kermesz à l’Est, Timeless Jazz Band, La plus Petite Fanfare du Monde)

Un premier EP (4 titres) est sorti en septembre 2016. Et un premier album (12 titres) sortira en 2018.

Je l’ai vu au cours de deux de ses spectacles.

Il est formidable, talentueux, souriant.

Il a l’art des enchaînements dans ses concerts.

Il y a un accord total entre lui et ses excellents musiciens.

Taillant pour chaque chanson un écrin sur mesure, ce big band de poche aux gammes multisonores et aux instruments parfois incongrus invite ses polyinstumentistes à jouer à la chaise musicale pour déployer leurs enrobages minutieux ponctués de solos déconcertants.

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 Olivier s’engage dans une nouvelle tournée en France et en Belgique.Voici son agenda :

  • 25 mars, Jarny (France), Espace Gérard Philippe, Jarny (France)
  • 26 mars 2017, Château de Gombervaux, Gombervaus (France)
  • 29 mars 2017, Midi-Minuits du Circokot, Louvain-la-Neuve
  • 31 mars 2017, Pianocktail, Bruxelles
  • 12 mai, Citizen Kane, Wavre
  • 20 mai 2017, Nuits de la Musique, Silly
  • 16 juin 2017, Festival Triton, Thon

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 Olivier Mahiant

De la poésie pas piquée des vers sur quelques airs taillés sur mesure par son mini big band éclectique et multisonore dans des ambiances classico-pop, jazzy-rock, reggae-folk, néo-vintage,… 

Écriture goûtue et sensiblement torchée, images à foison, humour en filigrane, pour nous dépeindre des tableaux profondément légers voire légèrement profonds et vice-versa. 

Le spectacle se déploie en aubades rugissantes, inventaires festifs, contemplations bucoliques, hymnes vélorutionnaires… parsemés d’anecdotes croustillantes et d’impromptus incongrus !

LES MUSICIENS

Olivier Mahiant : Voix, guitare, piano

Damien Cao : Guitare, percussion

Benoît Dumont : Basse, contrebasse

Gilles Kremer : guitare, cuivres, scie musicale, harmonica, piano à pouce, percussions

Un spectacle solidement programmé, précis , enthousiamé , avec deux formules différentes :

DUO : Le poète rêveur et cabotin s’acoquine avec un « guitar hero » pour former un duo tout terrain. Déambulant entre ballades classico-psychédéliques, rock à flonflons et valses détonantes, cette équipée improbable vous fera voyager dans les contrées inédites de la chansonnette.

QUATUOR : Taillant pour chaque chanson un écrin sur mesure, ce big band de poche aux gammes multisonores et aux instruments parfois incongrus invite ses polyinstumentistes à jouer à la chaise musicale pour déployer leurs enrobages minutieux ponctués de solos déconcertants.

A noter rapidement son concert du 31/03 au « Pianoktail », 304 rue Haute , 1000 Bruxelles.

Soyez nombreux pour applaudir ce jeune musicien-chanteur au sourire craquant.

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention sur le blog , musical cette fois.

Et ne manquez pas d’aller découvrir et applaudir Olivier

Mahiant.

Bonne route Olivier.

Notre moment de séparation : Ce soir à 21h sur TV5 , l’émission qui fait revivre Georges Brassens, entouré de nombreux chanteurs .

Une émission fort bien réalisée qui créée l’émission !

En voici un court extrait…

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

REVE D’ELEPHANT ORCHESTRA ( THEATRE 140 ) + ELTON JOHN

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , bienvenue à Vous tous…en musique .

 

 Un concert fantastique auquel j’ai assisté hier soir.

Sept musiciens uniques !

Le groupe est immédiatement identifiable par son orchestration atypique, et donc une sonorité particulière.

Didier Levallet (directeur du Festival Jazz en Clusinois) :     Cet orchestre relativement important de sept musiciens produit une musique qui est à la fois d’une grande exubérance, d’une grande générosité, d’une grande liberté, d’une grande rigueur dans l’écriture aussi, très imagée, très joyeuse c’est vraiment un orchestre qui donne du plaisir. C’est une musique qui surprend dans le bon sens du terme, très ouverte à beaucoup de choses, beaucoup d’influences, qui passe du coq à l’âne d’une façon tout à fait naturelle, je ne trouve pas cela artificiel du tout. Aujourd’hui les musiciens ont la possibilité de piocher un peu partout et parfois il s’agit simplement de montages sans intérêt. Ce n’est pas de la world music ça reste du jazz car c’est la façon de faire la musique qui compte quelques soit les sources d’ailleurs je ne pense qu’il y ait d’emprunts littéralement parlant à des musiques extérieures, du monde mais c’est un état d’esprit d’ouverture.

 

Le groupe revisite pour l’occasion des musiques et des textes allant du 14ième à nos jours dans l’esprit du ‘rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme’ d’Antoine Lavoisier.

Jazz-danse-lecture-chant font partie de la palette des couleurs de ce nouveau spectacle librement inspiré d’auteurs et compositeurs comme Jacopo da Bologna, Stravinsky, Messiaen, Marais, Shakespeare, Faulkner, Rimbaud, Picasso, Kerouac, Montaigne, Burroughs…

Tout comme dans les albums précédents où le groupe s’est nourri de multiples influences pour créer ses propres compositions et arrangements, il est à nouveau question d’absorption et d’imprégnation aboutissant à la création d’un répertoire propre et actuel. L’idée n’est évidemment pas de proposer une leçon d’histoire de la musique ou de la littérature, mais plutôt un grand voyage musical, visuel et poétique où le spectateur est invité à perdre ses repères

historiques, musicaux, littéraires dans une nouvelle jungle intemporelle d’un continent imaginaire.

Racasse-Studio

Pour cette formule, le Rêve d’éléphant invite deux autres artistes du Collectif: David Hernandez comme chanteur-danseur et Thierry Devillers, comédien-chanteur.

Absolument extraordinaire !

Il en est de même pour les sept musiciens :

PIERRE BERNARD • flûtes

MICHEL DEBRULLE • batterie // grosse caisse de Binche

NICOLAS DECHÊNE • guitares

MICHEL MASSOT • tubas // trombone // voix

ETIENNE PLUMER • tablas // batterie // percussions STEPHAN POUGIN • bodhran / tuman /congas /derbouka/

batteries

JEAN-PAUL ESTIEVENART • trompettes

STEPHAN POUGIN-  bodhran//tupan//congas//derbouka//btterie

Une soirée que je ne suis pas prêt d’oublier.

 INFO/THEATRE 140

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 Si vous avez un âme d’aventurier , accueillez quelques membres de cet « Eléphant » chez vous pour un concert en appartement avant de retrouver l’animal dans sa plus grande forme sur la scène du 140 …

Voilà un éléphant léger comme un papillon et puissant comme un scarabée…

A retrouver au plus vite cet orchestre foudroyant !

Si vous désirez des informations sur cet orchestre, appelez le Théâtre140 qui pourra vous donner des renseignements.

L’adresse : Avenue Plasky 140, 1030 Bruxelles –Tél : 02/733 97 08

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , j’espère que vous aurez aimé ces musiciens-là, ils sont fantastiques et talentueux.

Notre moment de séparation : Ce vendredi soir à 22h45 sur ARTE, un documentaire inédit sur ELTON JOHN, compositeur, pianiste et chanteur pop-rock.

Un artiste très particulier et passionnant à regarder et à écouter.

Bon week-end à Vous et à tout bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

PAS PLEURER-LYDIE SALVAYRE- ( THEATRE DE POCHE)

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , bienvenue à Vous.

 

« Votre lettre m’enchante. Que vous ayez le désir de monter ce  « Pas Pleurer », juste par nécessité , m’enchante. Et que vous donniez le rôle de Montse à la femme que vous aimez m’enchante tout autant »

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« Pas pleurer » Prix Goncourt 2016.

Une œuvre   littéraire adaptée pour le théâtre !

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LA PIECE AU POCHE

Il s’agit du récit par Lydie Salvayre, de l’histoire de sa mère Montserrat, – dite Montse -, plongée dans la guerre civile espagnole, à l’été 1936.

Lydie : Montse, qui avait quinze ans à l’époque, en a aujourd’hui quatre-vingt-dix. Elle est en proie à de gros troubles de mémoire, et a tout oublié de sa vie, excepté cette courte période.

Devant sa fille, avec qui elle partage « une petite anisette » qu’on devine strictement interdite par les médecins, elle raconte son petit village perdu en Catalogne. La vie n’y a pas changé depuis le Moyen-Age, rythmée par les récoltes d’olives, les fêtes de village, les mariages arrangés, son frère Josep, fraîchement converti aux thèses anarchistes et son rival stalinien Diego, les disputes familiales, les premières tentatives de collectivisation, l’irruption de cette idée que, peut-être, tout pourrait changer… Puis la guerre et l’exil… d’Espagne vers la France

« Pas pleurer », c’est l’injonction que répète Montse à sa petite fille serrée contre elle, sous les bombardements fascistes et dans le dénuement le plus total, alors qu’elle fuit son pays, l’Espagne, qui tombe aux mains des franquistes.

« Pas pleurer », c’est aussi ce que dit Lydie Salvayre, alors qu’il y a toutes les raisons de pleurer devant la bêtise humaine, aujourd’hui comme hier. Ne pas baisser les bras. Ne pas avoir peur.

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INSERE

« De que temes, cobarde criatura ? De que lloras, corazon de mantequillas ? »

«De quoi as-tu peur, lâche créature ? De quoi pleures-tu, cœur sans armure ?»

Cervantes (Don Quijote, II, 29)

Lydie Salvayre : Je viens du Sud-Ouest de la France, région où ont émigré de nombreux Espagnols à cette époque, et qui porte encore dans sa vie politique, associative, militante, les séquelles de la guerre d’Espagne. Durant l’hiver 1939, ce sont environ 500 000 personnes qui ont afflué par les Pyrénées, dans des conditions terribles et avec un « accueil » qui est encore une honte sans nom pour la France.

Ces réfugiés ne peuvent bien entendu que nous rappeler l’actualité la plus brûlante.

Ma compagne, Marie-Aurore d’Awans, est Catalane d’origine, par sa mère Maria Dolores Aixandri. Elle est totalement bilingue, a vécu et retourne très régulièrement en Espagne, à Barcelone et dans le village de sa mère, l’Ampolla, précisément dans la région de celui où se déroule cette histoire. Elle parle parfaitement Espagnol depuis le plus jeune âge, ce qui est nécessaire pour bien appréhender la langue si particulière de ce texte et surtout elle partage avec les femmes de cette histoire une énergie, une fougue, un idéalisme teinté d’humour, qui s’oppose à un désespoir tout aussi radical face au monde et à sa cruauté.

Pas pleurer est donc un cri d’espoir, malgré tout. Malgré le fait qu’on connaisse déjà la fin de l’histoire, ces décennies de plomb qui écraseront l’Espagne jusqu’à la mort de Franco. Quelques jours d’espoir immense ne comptent-ils pas plus qu’un siècle de désespoir ? Voilà la question que pose Lydie Salvayre. Cet espoir qui a traversé le temps et les strates de la mémoire, cet espoir inextinguible d’une vie plus belle, plus lumineuse, est ce qui éclaire ce récit si sombre.

PAS PLEURER/LYDIE ALVAYRE

« Ma mère s’appelle Montserrat Monclus Arjona , un nom que je suis heureuse de faire vivre et de détourner pour un temps du néant auquel il était promis.

Ce soir je l’écoute remuer les cendres de sa jeunesse perdue et je vois son visage s’animer , comme si toute sa joie de vivre s’était ramassée en ces quelques jours de l’été 36, et comme si, pour elle , le cours du temps s’était arrêté le 23 août 1936.

Avis sur le livre publié aux « Editions du Seuil » : Lydie Salvayre entrelace deux voix lyriques(celle de sa mère et celle de Georges Bernanos) avec maestéria. Une fidélité filiale gorgée d’émotion.

Un livre tout passionnant à lire !

Une pièce toute passionnante à voir en ce moment au Poche.

La musique est au centre de l’adaptation théâtrale.

Malena Sardi a travaillé à la composition musicale que l’on entend durant tout le spectacle. Une musique percutante , frappante, saisissante.

Elle est guitariste , un instrument qu’elle travaille souvent à l’archet et qu’elle joue en direct sur le plateau en interaction avec la comédienne , danseuse et chorégraphe Claire Picard.

La danse est l’illustration du souffle libertaire du texte.

C’est impressionnant ! Elles sont remarquables toutes les deux !

Le grand plateau est vide occupé seulement par la musicienne et la comédienne.

En fond de scène , une toile dchirée qui sert de support pour quelques projections.

Une lumière clair-obscur qui évoque la vieillesse de Montse, lumière crue, méditerranienne du village évoqué , une ambiance lumineuse quasi-fantasmatique du Barcelone anarchiste puis soudainement une obscurité totale…

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« Pas pleurer »  est l’injonction que répète Montse à sa petote fille serrée cntre elle , sous les bombardements fascistes et dans le dénement le plus total alors qu’elle fuit son pays , l’Espagne qui tombe aux mains des franquistes…

PAS PLEURER

Adaptation et mise en scène : Denis Laujol assisté de Julien Jaillot

Avec Marie-Aurore d’Awans et Malena Sardi

Création sonore : Malena Sardi

Mouvement (comédie et danse) : Claire Picard

Scénographie : Olivier Wiame

Lumières : Xavier Lauwers

PAS PLEURER

Jusqu’au 08/04/17

THEATRE DE POCHE

Chemin du Gymnase 1a 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 647 27 26

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Amis de l’émission/blog «  Les Feux de laRampe »,merci sincèrement de votre présence au blog.

Notre moment de séparation : Ce samedi 25/03/17  , à  21 h sur TV5 :  » Un jour un destin », le magazine de Laurent Delahousse.

A l’affiche : « BARBARA AU-DELA DES APPARENCES  « 

Voir et revoir Barbara, c’est toujours une émotion !

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

APRES NOUS LES MOUCHES – STEPHANE BISSOT – (THEATRE PETIT VARIA)+CHANTAL GOYA

Amis de l’émission/ blog «Les Feux de la Rampe »  bienvenue auprès de cette femme merveilleuse qui répond au nom de Stephane. Oui, un prénom masculin, cela arrive.

 

Ce récit librement autobiographique de Stéphane Bissot retrace le portrait et le destin de personnages drôles, profonds et attachants qui sont chacun le maillon d’une chaine de transmission visible ou invisible…

Le spectacle embrasse la vie en même temps qu’il enlace la mort…

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Il y a d’abord une mère, indépendante, dessinatrice et aimante. Il y a ensuite un père, footballeur, remarié et peu présent. Il y a aussi une grand-mère, très présente et à l’écoute. Puis il y a les sandwichs mous aux enterrements, leurs lots de larmes et de tendresse.

Il y a des pingouins endiablés qui s’élancent sur la piste de danse. Et puis surtout, il y a une artiste, une femme généreuse et entière qui nous livre une histoire de famille et de transmission, un chemin de vie anodin mais terriblement touchant.

Stéphane Bissot s’entoure des âmes qui ont peuplé sa vie et nous dresse, à travers ce récit librement autobiographique, le portrait de ces êtres drôles et attachants.

Dans cette chevauchée pleine de vitalité, d’humour et de douce folie, l’actrice nous entraîne au cœur de ses souvenirs parsemés de ruptures et de disparitions, de bonheurs et de chagrins, d’espoirs et de déceptions.

 « Après nous les mouches » nous fait virevolter dans les âges, les époques et les histoires de sa famille, où l’amour et la mort semblent inéluctablement et étrangement enlacés. Comme si l’un passait sans cesse le flambeau à l’autre pour former une chaîne et perpétuer à travers les rêves, les pleurs et les rires, la flamme de la vie. Un texte aussi émouvant que drôle, et une mise en scène qui, avec le son et l’image, lui donne un relief cosmogonique..

.APRES NOUS  LES MOUCHES

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Stéphane au regard merveilleux.

Elle nous confie sa vie avec une tendresse adorable.
Nous sommes conquis, nous spectateurs qui l’écoutons avec un plaisir inoubliable.

Elle joue sa vie ? Non, elle l’a revit intensément.

On sourit, on rit mais on a des moments émotionnels.

RENCONTRE EXCEPTIONNELLE (EXTRAITS)

(Emilie Gabele-Théâtre Varia – interroge Brigitte Bailleux(metteuse en scène) et Stéphane Bissot (l’écrivaine, la comédienne)

E.G : Stéphane, peux-tu retracer la genèse de ce projet ?

Stéphane Bissot) : J’ai commencé à écrire ce texte sous l’impulsion d’un camarade et ami, Bruno Petit, qui est producteur de cinéma. Il avait très envie de me voir en scène dans un solo et m’a donné des outils pour écrire le texte.

E.G : As-tu écrit dès le départ ce texte en vue de le jouer ?

S.B. : Oui, je voulais le porter à la scène. Mais au départ, je pensais m’illustrer dans un one woman show, dans de l’humour, pas du tout dans un récit autobiographique. Je suis avant tout une actrice qui interprète les textes des autres. Bruno m’a questionnée et peu à peu le désir de partager mes questions sur le monde a commencé à bouillir en moi. Je me suis donc mise à écrire. Bruno a suivi tout le processus d’écriture. La gestation du texte a mis deux ans, mais je l’ai écrit en deux mois. Le texte est d’ailleurs bien plus long que ce que nous présentons sur scène.

E.G : » Après nous les mouches » est un récit librement autobiographique. De quoi y parles-tu exactement ?

S.B. : J’y raconte les ruptures, les pertes et les morts de personnes proches. C’est une histoire de rite de passage, de transmission. Que nous reste-t-il quand ces personnes ne sont plus là ? Il s’agit aussi d’apprivoiser la mort, de la regarder en face, de vivre avec elle.

E.G : Peux-tu expliquer le titre du spectacle ?

S.B. : C’est une interrogation sur la vie, sur la mort, sur ce qui nous constitue, sur le lien entre les deux grandes étapes qui sont la naissance et la mort. « Après nous les mouches » est une image très crue pour parler de la mort. En effet, au premier degré, après nous, il n’y aura plus que des mouches. Ma grand-mère disait beaucoup ce petit adage populaire, notamment pour m’alléger le cœur quand je pensais trop aux malheurs du monde. C’était sa façon de me dire « Carpe diem ».

E.G : Peut-on qualifier ce spectacle de récit initiatique ?

S.B. : C’est initiatique pour le personnage qui le traverse. . Je voulais rendre une place à chaque malheur et à chaque étape difficile à passer – d’autant plus que la mort est un passage obligé, qu’on le veuille ou non. Ce sont des étapes qu’il faut prendre avec soi et qu’il faut transformer. C’est une forme d’initiation dans la vie des vivants qui croisent des morts. Mais j’espère que le spectacle ira vers une forme d’ouverture. Je ne veux pas que l’on reste dans la détresse de la peur de la mort.

B.B. : Je ne parlerais pas de récit initiatique. Ce n’est pas tout le chemin de la vie de Stéphane qui nous est conté. Ce sont davantage des épreuves par lesquelles passe un personnage et qui vont transformer ce personnage

E.G : Le texte évoque des épisodes intimes et douloureux. N’est-ce pas difficile de les livrer sur scène ?

B.B. : Il y a la distance de l’écriture. Ces épisodes se sont déroulés il y a quelques années, de même que le texte a été écrit il y a quelques années. Nous ne sommes plus dans le vif de la douleur. Mais il est vrai que sur le plateau, j’essaie que Stéphane aille rechercher ce vif de la douleur pour qu’il y ait une véritable implication. Si Stéphane parle de ces moments douloureux, c’est parce qu’il y a une nécessité, une charge. Elle n’en parle pas de manière désinvolte. Il faut trouver la bonne distance pour que le spectateur puisse à la fois être ému par l’histoire et ce personnage qui se raconte sur scène, et à la fois être renvoyé à des émotions que lui-même connaît. Bien entendu, nous travaillons tout cela avec pudeur et distance, mais la pudeur elle – même doit pouvoir aller dans des moments d’impudeur.

S.B. Ces événements douloureux sont arrivés il y a dix ans et j’en ai fait une construction écrite. Je suis dans le travail et je me sens avant tout actrice. Mon présent est de créer un spectacle avec mes partenaires et de raconter cette histoire à des gens. Chaque mort est abordée de manière singulière, autant dans l’écrit que dans le traitement scénique. Le spectacle ne traite d’ailleurs pas de LA mort, mais des morts qui jonchent une vie, des relations avec les personnes qui vivent et qui partent. Bien entendu, certains moments du spectacle, certains passages aigus créent en moi de grandes émotions qui sont nécessaires, qu’il faut dépasser et rendre à la salle. Le public doit pouvoir revivre cette histoire à travers son propre imaginaire. Ce projet veut convoquer les vivants et les morts des uns et des autres.

B.B. : Il me semble important d’insister sur le fait que ce spectacle n’est en rien mortifère. Au contraire, c’est un véritable souffle de vie qui s’en dégage. Nous sommes face à quelqu’un de vivant qui raconte une histoire où il y a des morts. Il y a aussi un côté autofiction important à souligner : le personnage est Stéphane Bissot qui se raconte sur scène. Nous ne sommes pas dans un psychodrame.

E.G : À côté de ces passages sensibles, il y a aussi beaucoup d’humour ?

S.B.: Oui, il y a des images drôles, d’autres poétiques ou surréalistes… L’humour reste un regard singulier sur une situation. Des rires peuvent apparaître dans une situation dramatique comme des pleurs dans un moment très gai. J’ai beaucoup cherché ces paradoxes-là dans l’écriture car ils créent du relief. D’un coup, tu n’es pas là où l’on t’attend. Il faut chercher la tension, la contradiction.

 APRES NOUS LES MOUCHES

 Une chevauchée pleine de vitalité et d’humour à travers les gens d’une famille.

 GENERIQUE

 Jeu texte : Stéphane Bissot

Création video interactive : Thomas Israel

Création sonore : Marc Doutrepont

Conception : Stéphane Bissot , Brigitte Baillieux, Thomas Israel , Marc Doutrepont

Mise en scène : Brigitte Baillieux

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 APRES NOUS LES MOUCHES

 Jusqu’au 25/03/17

 THEATRE PETIT VARIA

Rue Gray 154 _ 1050 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 6403550


Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , mille mercis de votre présence au blog.

Notre moment de séparation :  Ce soir à 20h25 sur LA DEUX/RTBF , l’émission de Joëlle Scoriels  » 69 minutes sans chichis « .

Le plaisir de revoir  CHANTAL GOYA, véritable star adorée du public  dans les années 70/80.

Bon plaisir à Vous et à tout bientôt .

 

ROGER SIMONS