BLOCKBUSTER (THEATRE NATIONAL DE BELGIQUE) + ERIK TRUFFAZ QUARTET/FLAGEY

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » bienvenue à Vous pour découvrir ensemble un spectacle peu ordinaire.

Après L’homme qui valait 35 milliards, le Collectif Mensuel et Nicolas Ancion renouvèlent leur collaboration en signant Blockbuster, un O.V.N.I. théâtral. Il s’agit d’une pièce-film parodique réalisée à partir de 1400 plans-séquences puisés dans 160 films hollywoodiens. De ce montage titanesque naît un blockbuster au scénario inédit.

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L’HISTOIRE

Mortier, le patron des patrons, est dans un embarras extrême :le

gouvernement envisage d’instaurer une taxe sur les très hauts revenus. Inconcevable ! Dans le même temps, la journaliste d’investigation Corinne Lagneau rédige un article sur les entreprises richissimes qui éludent leurs impôts via des sociétés offshores. La veille de la parution, l’article est censuré et la journaliste limogée. S’en suit une riposte virulente qui enflamme les réseaux sociaux, incite les citoyens à la rébellion. Mortier doit désamorcer au plus vite cette insurrection populaire…

BLOCKBUSTER EN CREATION- NICOLAS ANCION

Véronique Hotte : Tous les ingrédients du blockbuster sont réunis dans cet astucieux mashup : les héros manichéens, les courses-poursuites, les explosions spectaculaires. Le Collectif Mensuel assure en direct avec dextérité le doublage des voix, les bruitages « faits maison » et la musique live. Rien n’est laissé au hasard.

Blockbuster est une fable sur la violence de la classe dominante à l’égard du peuple où l’humour se conçoit comme un instrument de contestation. Libérateur !

« Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner (Warren Buffet – deuxième fortune mondiale)

BLOCKBUSTER ?

 

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C’est une production cinématographique à gros budget publicitaire, destinée à produire des profits record. Et le Collectif Mensuel belge fait de son spectacle Blockbuster, entre théâtre et cinéma – du cinéma plutôt- une politique-fiction dans laquelle, prenant conscience de la classe dominante à son égard, le peuple décide de mener la riposte … Ô invraisemblance et naïveté…

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 Blockbuster est un « mash-up », un mélange vidéo d’images et de sons, une activité en vogue sur internet qui consiste à utiliser des scènes de films ou de documents vidéo à des fins parodiques.

 

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SUR LE GRAND PLATEAU DU NATIONAL

 Un grand écran de cinéma, et en contre-bas , cinq interprètes en verve parlent, bougent, chantent ; ils suivent le déroulement de l’action, rivés aux aussi, en même temps que les spectateurs, à l’écran, prêtant leur propre voix simultanément.

 

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 Blockbuster s’affiche comme un spectacle –performance , une « super cheap production » sonorisée en direct – live à cinq comédiens et deux musiciens, Sandrine Bergot , Quentin Halloy, Baptiste Isaia, Philippe Lecrenier et Renaud Riga.

À l’écran de véritables acteurs hollywoodiens deviennent les héros fictionnels de la pièce de théâtre. Ils alternent doublages, musiques et bruitages pour faire vivre et s’épancher bruyamment le fameux blockbuster explosif peu dangereux mais joueur.

 

 

 

 

 SOUFFLANT

Un montage ! Un découpage tout à fait extraordinaire, présenté sans rupture. Et apparaissent un grand nombre de stars américaines  , doublées donc par les acteurs belges sur le plateau, face à un micro : Julia Roberts, Sean Penn, Tom Cruise, Brad Pitt, Sylvester Stallone, et combien d’autres tel Clin Eastwood…On y croit parfois !

C’est passionnant à suivre !

C’est la première fois que je vois ce travail du doublage. Coup de chapeau !

« Détourner les grosses productions américaines…pour créer un « film monstre » au service d’une fabl sur la violence de la classe ominante à l’égard du peuple voilà le pari réussi , et vraiment drôle . Un Blokbuster qui finit en apothéose…

(Le Soir)

« Blockbuster est un projet profondément cohérent , à la fois drôle et sérieux , ludique et engagé. Une pièce qui ne laisse pas indifférent et qui pose les bonnes questions, tant sur la forme que sur le fond !(L’Echo)

 

DEROULEMENT DU FILM…

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Véronique Hotte : Une histoire de taxation des très hauts revenus dans laquelle une journaliste mène son investigation sur les entreprises richissimes éludant leurs impôts via des sociétés offshores. La journaliste (Julia Roberts) est limogée et risque une mort violente infligée par le tueur musclé (Silvester Stallone), à la solde du patron des patrons.

D’un côté, le paysage fait défiler sous le ciel américain des buildings à n’en plus finir, des voitures qui foncent et tournent brutalement dans les rues bruyantes et anonymes, tous freins crissant et hurlant. Des conseils de ministres huppés mais vains et malhonnêtes ; des ascenseurs de sociétés luxueuses, une ministre qui prépare son bain chaud tandis que le patron des patrons la menace au téléphone. Un tueur à gages qui vole voitures et hélicoptère pour réaliser ses meurtres en série.

Et de l’autre, les images devenues banales de la pauvreté et de la misère – populations migrantes et sans toit, banlieues et townships, ghettos, travailleurs sans travail et chômeurs réguliers. Et seules, quelques âmes aidantes pour les défendre.

La dénonciation politico-sociale de Blackbuster est moqueuse : le public infantilisé rit et s’amuse de ce montage subversif et ludique, entre grotesque et caricature, prouesses techniques et manipulation de citoyens dont le réveil n’est qu’incertain.

Un spectacle comique de divertissement festif et tapageur en direction de la jeunesse.

ALERTE

Et la fin du spectacle est des plus surprenantes ! Bloquez-vous dans votre fauteuil et bouchez vos oreilles. Tout éclate !

DU JAMAIS VU !

Grouper théatre et ciné, c’est génial !

GENERIQUE/CINE-THEATRE

L’équipe artistique

Ecriture : Nicolas Ancion/Collectif Mensuel, librement inspiré d’invisibles et remuants.

Conception et mise en scène :que Collectif Mensuel

Avec Sandrine Bergot, Quentin Halloy, Baptiste Isaia , Philippe Lecrenier et Renad Riga

Vidéo et montage : Juliette Achard

Scénographie : Claudine Maus

Création sonore : Matthew Higuet

Assistanat : Edith Bertholet

Coach bruitage : Céline Malherbe

Photo et graphisme : Goldo

Administration compagnie : Adrien De Rudder

Création : Collectif Mensuel

Production : Théâtre de Liège et Théâtre National de Bruxelles

Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service Théâtre en partenariat avec Arsenic 2.

AUTOUR DU SPECTACLE

05/12/16 -19 h

Le cinéma Galerie propose, en complicité avec certains artistes du Théâtre National un film en lien avec leur création .

Les projections seront suivies d’une rencontre avec l’équipe artistique.

Rencontre avec l’équipe du spectacle.


BLOCKBUSTER !

Jusqu’au 04/12/16

THEATRE NATIONAL

Bld Emile Jacqmain 111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 203 41 55

 

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre présence.

Fabuleux ce spectacle. 

Notre moment de séparation : Erik Truffaz Quartet à Flagey ce 03/12 à 20h30.

Erik Truffaz réinvente l’alliance secrète du son, du sens et de la sensation qui, depuis ses origines , alimente sa force motrice et mobile.

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

Cie SALTARIS (CAFE-THEATRE LA SAMARITAiNE)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe »bienvenue à Vous.

Le trio Saltaris , c’est le voyage de trois femmes musiciennes et chanteuses qui nous emmènent à travers divers paysages tantôt ensoleillés , celtiques ou encore tziganes sous les accords dynamiques et mélodieux du violon, de l’accordéon et des percussions.

Ce trio féminin se produit à la Samaritaine ces 25 et 26 novembre.

Faites un bond jusqu’à la rue de la Samaritaine , prenez le petit escalier qui vous conduira dans cette magnifique cave de l’enchantement.

Aurélie, Monique et Virginie vous accueilleront avec joie.

Laissez-vous envoûter par la danse  qui étonne et séduit et par des polyphonies riches et  variées qui brisent les frontières pour vous laisser des images empreintes de bonne humeur,d’humoiur , de légèreté et d’émotion.

Bonne soirée !

Générique :

Conducteurs : Aurélie Goudaer violon, chant) , Monique Gelders (accordéon, chant) et Virginie Pierre percussions , chant , danse)

Régie : Lucas Hoyois.

Je leur cède le blog.

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de suivre avec intérêt  mon blog.

Bon week-end !

Pour Vous, les voici toutes les trois.

A tout bientôt !

Musique!

Roger Simons

  

 

 

 

 

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT – CELINE(THEATRE DES MARTYRS) republication

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Un texte d’une qualité supérieure écrit par Louis-Ferdinand Céline.

Un chef d’œuvre de l’entre-deux guerres qui est fait pour être écouté. C’est bien ainsi que ce spectacle a été conçu et réalisé par Philippe Sireuil, le nouveau directeur du Théâtre des Martyrs.

Un récit à la première personne – celui de Bardamu , héros narrateur, soldat réchappé de l’enfer de la Grande Guerre 14-18.

Un «  roman-voix » qui tranche et qui s’impose.

Un style unique, émouvant, interprété par la grande comédienne Hélène Firla.


 

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT

« Le livre de Louis Ferdinand Céline est un long ci qui n’a pas fini d’ébranler les hommes » a écrit Charles Plisnier en 1932, à la sortie du livre.

Plus de 80 ans plus tard , la prévision s’avère on ne peut plus clairvoyante.

Philippe Sireuil (metteur en scène ) : « Ça a débuté comme ça »: passée la première phrase du roman de Louis Ferdinand Céline, nous voilà comme absorbés par les mots; son écriture nous bouffe, nous ravine et nous déporte dans le douloureux périple de Ferdinand Bardamu, de la première guerre mondiale au retour vers la maigre banlieue de Rancy, en passant par l’Afrique coloniale et ses sbires, l’Amérique et son travail à la chaîne – comme autant de points cardinaux de l’abrutissement et de la destruction de l’homme par l’homme.

Voyage au bout de la nuit est un roman fleuve, un plaidoyer atrabilaire de la condition des hommes d’une force émotionnelle et littéraire comme on en rencontre peu.

Nous n’avons fait pour notre part qu’en aborder les premiers bouillonnements, ceux qui racontent le désastre et la boucherie de la guerre, l’humanité réduite à l’état de cette pourriture qui ne cesse aujourd’hui encore de contaminer le destin du genre humain, là où l’on découvre qu’ « on est puceau de l’horreur comme de la volupté », et qu’à vingt ans on n’a déjà plus que du passé.

La langue de Louis Ferdinand Céline crache, éructe, braille, sanglote et vomit, elle dit la tourmente et la convulsion du monde, mais aussi la douloureuse fragilité de l’homme.

Nous aurons cherché avec Hélène Firla qui endosse la figure d’un Bardamu dessiné par Tardi, à la faire entendre dans tous ses registres, avec pour seul outil le frêle esquif d’un théâtre réduit à la parole.

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT

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La pièce est donc «  racontée »  par une comédienne des plus brillantes : Hélène Firla, cigarette roulée , vissée entre les lèvres , large costume d’homme et chapeau melon.

C’est vraiment Bardamu incarnée par une femme.

C’est Philippe Sireuil qui a eu cette magnifique idée.

De la sorte , cette admirable adaptation scénique restitue au texte son étrangeté , sa grandeur , sa violence.

C’est une superbe performance de l’actrice , qui a dû mémoriser ce très long texte.

On ne peut que l’en féliciter.

Quel plaisir pour une comédienne de jouer une pièce semblable, quasiment unique!

 

Crédit Marc VANAPPELGHEM - Voyage au bout de la nuit 2.jpg

INTERVIEW-EXTRAIT : PHILIPPE SIREUIL

Comment s’est déroulé le travail avec Hélène Firla ?

Philippe Sireuil : Hélène n’envisageait absolument pas d’endosser la figure de Bardamu. Elle s’était interrogée sur ce qui pouvait la relier à ce personnage, et voici ce qu’elle m’avait écrit: «Pourquoi une femme ne pourrait-elle pas prendre la peine de témoigner de l’extrême violence faite à tous ces (ses) hommes envoyés comme matériaux vivants pour se faire déchiqueter dans un cynisme de gloire et d’héroïsme dont leurs chef se sont souvent bien gardés d’imaginer même l’horreur ? ». Elle ajoutait : « Qui pourrais-je être ? J’avais l’idée de me trouver devant un mur de patates, comme une cantinière, fermière, mère de famille, que sais-je, et que le récit naissait d’une action concrète, celle de l’épluchage… »

Très vite, dès le deuxième jour des répétitions si ma mémoire est bonne, le plateau, confirmant mes inquiétudes, nous a dicté qu’il fallait que l’actrice « incarne » Bardamu, qu’il ne fallait pas « ruser » avec un texte écrit à la première personne, et que le filtre envisagé par Hélène nous bouchait toute possibilité d’immersion et, par ricochet, d’impact. Le dessin du Bardamu de Jacques Tardi s’est immédiatement imposé à notre regard, et s’en est suivi l’apprivoisement par l’actrice de cette figure, corps chétif et voix rauque, les fesses sur un banc dont il/elle ne bougerait pas, figé dans le travail de remémoration que la scène proposait à l’écriture. Hélène Firla s’est glissée progressivement, avec force et ténacité, dans le cadre défini. Au final la féminité de l’actrice que la représentation ne nie évidemment pas, donne à la figure de Bardamu une fragilité, une douleur, dont un acteur masculin ne pourrait peut-être pas rendre compte. Elle nous «distancie » diraient les brechtiens , de l’objet incarné pour nous permettre de mieux le regarder et l’écouter

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On est toujours frappés par le style. Dès qu’on ouvre le roman, dès la première phrase. « Ça a débuté comme ça » : l’allure d’une parole orale, mais une allure seulement. Si on était véritablement dans une parole orale, on aurait eu : « ça a commencé comme ça. »

Cette première phrase, c’est la clé, ou plutôt la mèche que Céline allume dès le départ : l’affirmation d’une écriture qui va péter à la gueule du lecteur. Avec Voyage au bout de la nuit, on peut dire qu’il y a un avant et un après dans le panorama de la littérature française, et son irruption en 1932 résonne comme un coup de tonnerre magistral. On l’a maintes fois dit et répété, Céline invente une langue compacte, puissante, drue, luxuriante, qui chahute son lecteur au plus profond, et cette langue est tout le contraire de l’oralité, elle est très construite, raffinée, elle se joue de la syntaxe et du vocabulaire, elle empoigne le français pour lui faire rendre tout son suc. Il n’y a pas de gras dans la viande des mots chez Céline, que du nerf et de la chair, mais il nous donne toute la bête, qui n’est pas faite pour des estomacs délicats. Ce matériau pour l’acteur, une fois mastiqué et digéré, c’est un cadeau.

(Propos recueillis par Hinde Kaddour)

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COURT RESUME DU TEXTE

Lorsque Ferdinand Bardamu s’engage dans l’armée, il côtoie la Grande Guerre et ses horreurs. Il y perd ses illusions , en même temps que son innocence et son héroïsme…

En Afrique , où le colonialisme lui montre une autre forme d’atrocité , Bardamu s’insurge de cette exploitation de l’homme par l’ l’homme , plus terrible encore que la guerre…

En Amérique , où le capitalisme conduit à la misère des moins chanceux , Bardamu refuse toute morale et survit comme il peut ,entre son travail à la chaine et son amour pour Molly , généreuse prostituée.

En France où il exerce comme médecin de banlieue, Bardamu tente d’apaiser les malheurs humains. Au fil de son voyage , étape par étape , il côtoie sans cesse la misère humaine e s’indigne , cynique et sombre comme la nuit…

Cet œuvre de Louis-Ferdinand Céline, publiée en 1932, se vend encore en France, à plus de 40 000 exemplaires par an !

 

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT

Texte : Louis Ferdinand Céline

Adaptation , lumière , mise en scène :   Philippe Sireuil.

Interprétation : Hélène Firla

Crédit Marc VANAPPELGHEM - Voyage au bout de la nuit 5.jpg

 Scénographie et costume : Roland Deville

Réalisation costume : Coralie Chauvin

Construction décor : Atelier de la Comédie de Genève

Régie : Antoine Halsberghe

Direction technique : Lorenzo Chiandotto

Chargée de production : Charlotte Dumont

Production : Compagnie FOR

Coproduction : La Servante , Comédie de Geznève , Théâtre des Martyrs.

Photos : Marc Vanappelghem

 

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT

Jusqu’au 04/12/16

THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

Place des Martyrs 22 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08

 

Amis de l’émission/blog » Les Feux de la Rampe », merci pour l’intérêt que vous portez à ce blog.

A tout bientôt!

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DAISY TAMBOUR ( RIDEAU DE BRUXELLES) + (film) DIPLOMATIE

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bienvenue à Vous, accompagnée par  trois joyeux lurons.


Un spectacle pas comme les autres en finale de l’année 2016 !

Si vous ne connaissez pas encore le «  Trio Tomassenko » et son créateur Olivier Thomas et ses deux partenaires : Catherine Delaunay (clarinettiste et pianiste) et Laurent Rousseau (guitariste), courez les voir au Rideau…

Ils sont étonnants, uniques, talentueux et «  spéciales »

Un spectacle de 75 minutes totalement hors chantiers battus.

C’est délirant ! C’est tout particulier !

L’écriture et la composition appartiennent à Olivier Thomas.

DAISY TAMBOUR !!!

Olivier Thomas : Ca sonne comme un désir. Et comme un battement de cœur.

Vous voyez ? Vous sentez ? Cette chose qu’on ne peut nommer et qui pourtant jailli du corps-de-la-pensée-de-la-voix-des envies-des rêves-des angoisses-du-vide de tous les jours.

Comment vivre ? A fond ? A moitié ? Sur le plan comptable, à moitié c’est plus rentable mais quand l’amour s’en mêle ?

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 DAISY TAMBOUR

Olivier , raconteur d’histoires en biais, « déglingueur » de mots, recycleur de notes, revient flanqué de ses deux complices pour un moment – et quel moment !- Poétique chanté, parlé, joué.

Une perfusion de pur bonheur à mettre à portée de tous les publics, avec des risques de plaisir communicatif.

Olivier : C’est de la douceur avec un corps, des mots , des sons et du silence !

L’idée de prendre du plaisir au soleil car y en a marre à la fin. fin…

OLIVIER THOMAS

Comment le qualifier ? Il est à la fois auteur, compositeur, musicien, comédien , metteur en scène, rêveur !

Qui dit mieux ?

Olivier Thomas : TAMBOUR, c’est le battement du cœur , si éculé et si vrai pourtant, on est con quand on aime !

L’autre jour, couché sur le ventre , éveillé en pleine nuit à lire l’illisible , les battements de mon cœur acculaient le montant du mur , au rythme des frémissements qu’éveillaient en moi les mots lus. Véridique ! Au début, j’en voulais au lit mais Daisy , de Daisy Tambour, c’est une fille . Daisy Tambour,

c’est une ombre et puis une lumière , un paroxysme , et un gouffre. Maintenant   c’est sûr : Daisy Tambour c’est toi qui as fait bouger mon lit…L’amour c’est…c’est…c’est compliqué.

L’écriture et la composition appartiennent vraiment à Olivier Thomas.

Cinquième création d’Olivier !

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 Thomas c’est bon pour ce qu’on a !

Ils sont donc trois.

Olivier : Un orchestre de poche pour un musique de chambre pas bien rangée

C’est tout simplement génial !

INTERVIEW

Ces mots, tous ces mots sont portés par un corps en mouvement ?

Olivier Thomas. – Oui, Véronique Dumont nous a aidé pour la fluidité de ces enchaînements mots, musique, corps. Toutefois, je veux éviter de composer des chorégraphies qui seraient scindées du reste. Je préfère travailler sur un plaisir de danser qui soit communicatif. Nous sommes des non-danseurs qui dansent, et qui n’ont pas peur de montrer l’imperfection de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font. J’aime souvent me dire que ce qu’on ne peut pas faire sur un plateau, parce que c’est considéré comme trop anecdotique ou léger, peu digne d’intérêt, eh bien… on va le faire quand-même. Tout le monde a un a priori sur ce qui est digne d’être vu ou non. Le but est de rester à l’écoute de ses envies, de faire ces choses importantes pour nous, de se faire plaisir, et de faire plaisir en retour.

(Extrait de l’interview mené par Cédric Juliens)

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DAISY TAMBOUR

Extraits du texte.

JE RESTE DANS LE BOUGER SANS M’Y PLONGER SIGNIFIE : JE TOURNE EN ROND DANS LE BOUGER, RAIDE COMME UN QUI RESTE. MON BOUGER N’EST DONC QU’UNE ILLUSION, JE RESTE PLUS QUE JE NE BOUGE, MAIS EN RÉFLÉCHISSANT À MON BOUGER ILLUSION, JE BOUGE DANS CE RESTER. CE RESTER SE RAPPROCHE À NOUVEAU DU BOUGER VRAI. ET S’IL REJOIGNAIT LE BOUGER VRAI ? BOUGERAIS-JE À NOUVEAU PLUS QUE JE NE RESTE ? OU CE BOU- GER SE TRANSFORMERA À NOUVEAU EN RESTER ?

EN CE QUI NOUS CONCERNE, VIVRE JUSQU’À TRENTE ANS SUPER FORT, CENT SUPER MAL, OU QUATRE-VINGTS À MOITIÉ : SUR LE STRICT PLAN COMPTABLE C’EST JUSQU’À QUATRE-VINGTS À MOITIÉ QUE C’EST LE PLUS RENTABLE. À QUOI BON VIVRE UNE VIE DE CENTENAIRE PASSION- NANTE SI TU AS L’IMPRESSION QU’ELLE EN A DURÉ TRENTE DE MOINS ? RESPIRER USE. L’OXYDATION. TU RESPIRES TU T’USES. MAIS TU ES OBLIGÉ DE RESPIRER. PAR CONTRE QUAND TU RIS TU RESPIRES PLUS, TU T’USES ENCORE PLUS, ET LÀ TU PEUX PEUT-ÊTRE FAIRE QUELQUE CHO- SE, PUISQUE TU N’ES PAS OBLIGÉ DE RIRE.

Coup de chapeau à ces trois interprètes : Catherine Delaunay, compagne de route d’Olivier Thomas, multi instrumentiste une présence scénique formidable, sympathique et souriante…

Laurent Rousseau, autodidacte à l’ âge de 6 ans, nomade jusqu’à 13, guitariste et inventeur de machines improbables à rentabilité limitée, concepteur de lutheries imaginaires..

Sorte de recyclage d’objets inertes où il transforme le creux et le déchet en poétique sonore.

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Olivier Thomas ? Tout vous a été dit !

LA POESIE, SUR LE PLATEAU COMME DANS LA VIE, C’EST UN PEU LE SOURIRE DES MINUTES QUI PASSENT…

Olivier Thomas :

En ce qui nous concerne, vivre jusqu’à trente ans super fort, cent super mal , ou quatre-vingts à moitié : sur le strict plan comptable c’est jusqu’à quatre-vingts à moitié que c’est le plus rentable.

A quoi bon vivre une vie de centenaire passionnante si tu as l’impression quelle en a sur trente de moins ?

Respirer use. L’oxydation .

Tu respires tu t’uses.

Mais tu es obligé de respirer.

Par contre quand tu ris tu respires plu, tu t’uses encore plus, et là tu peux peut-être faire quelque chose puisque tu n’es pas obligé de rire.

(Extrait magnifique et intéressant , à conserver précieusement…

Bravo et un grand merci pour ce spectacle enrichissant de mots…de mots…de bonheur…de plaisir. D’un style tout particulier…

A vous revoir !

 

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GENERIQUE

Ecriture et composition : Olivier Thomas

Arrangements : Tomassenko Trio

Œil extérieur : Véronique Dumont & Vital Schranen

Création vidéo : Nicolas Marchant

Création lumière : Vital Schraenenn

Régie : Gauthier Minne

Costumes : Odile Dubucq

Habilleuse : Nina uncker

Direction technique : Thomas Vanneste

DIffusion : La Charge du Rhinocéros

Photos : Gilles-Ivan-Frankignoul

Production : Rideau de Bruxelles/Toma1co asbl

Avec l’aide du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Service général de la création artistique.

Avec : Catherine Delaunay, Laurent Rousseau , Olivier Thomas.

Ils vous attendent tous les trois !

 

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 DAISY TAMBOUR

Jusqu’au 10/12/16

RIDEAU DE BRUXELLES

Rue Goffart 7 a –Ixelles/Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 737 16 01

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , heureux de votre présence.

Notre moment de séparation : Ce vendredi 25/11 à 22h57 sur la RTBF/LA UNE   , un excellent film de Volker Schlöndorff : DIPLOMATIE avec Niels Arestrup et André Dussolier.

Syno : «  Dans la nuit du 24 août 1944, le consul suédois Raoul tente de convaincre le général von Choltitz de ne pas faire sauter les monuments parisiens.

Bonne vision.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

CHAPLIN – THIERRY JANSSEN-JASMINA DOUIEB- OTHMANE MOUMEN (THEATRE ROYAL DU PARC)

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bienvenue à ce personnage connu et aimé dans le monde entier…

Son siècle est tout usé, ce 16 avril 1889 quand il vient au monde : Charles Spencer Chaplin

En création mondiale.

 

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 Cette pièce est issue d’un projet d’ Othmane Moumen, l’un des plus grands acteurs belges, extraordinaire dans chacune de ses prestations.

La famille Chaplin ne donnait pas l’autorisation de monter un spectacle sur le créateur de Charlot.

Thierry Debroux(Directeur du Parc):Suite à un premier refus, nous étions tout au bord d’abandonner le projet lorsque Othmane , avec une belle pugnacité, insista et finit par convaincre les ayant droits.

C’est un fameux défi qu’Othmane a accepté de relever. Charlie Chaplin est inimitable et personne ne le remplacera jamais. Mais le génie de ce créateur a donné naissance à un mythe et la force du mythe c’est d’appartenir désormais au patrimoine universel de notre imaginaire. Il est donc normal que d’autres artistes s’emparent du mythe pour nous raconter le monde.

CHARLOT

 

 CHAPLIN

Le Théâtre Royal du Parc a l’art de mettre à l’affiche d’énormes spectacles tels « Le tour du monde en 80 jours », « Sherlock Holmes », « L’Odyssée »,   « Fantômas », « L’île au trésor » où l’on retrouve dans chacun de ces spectacles Othmane Moumen .

Etonnant, brillant, surprenant, remarquable dans tous les personnages qu’il interprète.

Thierry Deboux : La façon dont il bouge et le mélange de burlesque et de poésie qui se dégage de son jeu m’ont fait très vite penser qu’il serait l’acteur idéal pour incarner l’immense Charlie Chaplin.

Inutile de préciser que depuis que je lui ai proposé de se glisser dans la peau de Charlot, Othmane a été traversé par de petites angoisses tout à fait compréhensibles.

Petite anecdote émouvante : il y a quelques temps, le petit-fils de Chaplin, James Thierrée, est venu travailler dans les locaux du Théâtre Royal du Parc pour le remplacement d’un comédien dans son dernier spectacle. Othmane se préparait sur le plateau juste avant une des représentations de « L’île au trésor » et ignorait la présence de James.

Je lui ai demandé de fermer les yeux et lorsqu’il les a rouverts, il s’est trouvé nez à nez avec le petit-fils de Charlot !

Vous imaginez sans peine son émotion !

 

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CHAPLIN SUR SCENE

Les auteurs : Thierry Janssen- Jasmina Douieb-Othmane Moumen :

Nous avons tous un rapport intime à Chaplin, un souvenir de film qui nous ramène à l’enfance .Aujourd’hui, le Théâtre Royal du Parc nous offre l’occasion de faire découvrir ou redécouvrir l’homme qui révolutionna le cinéma, son personnage et son univers intemporel. Sans exploiter aucune œuvre en particulier, sans chercher ni à copier ni à imiter le petit maître à moustache, nous lui rendons un hommage vibrant par une œuvre originale. Peu de paroles mais de l’émotion, du rire, de la poésie, des clins d’œil à ses films. Un coup de chapeau, d’acteur à acteur, à travers le temps. Nous avons emprunté, en rêve, les godillots de Charlot. Et ses habits pour quelques soirs. Chaplin racontait des histoires simples avec une efficacité géniale, allant à l’essentiel des émotions, passant du rire aux larmes d’un seul regard. Bien souvent, un geste suffit. Pourtant, derrière cette apparente facilité, il y a une précision d’orfèvre, un travail acharné et une persévérance stupéfiante. Que se passait-il dans la tête de cette première superstar de l’histoire du cinéma ? Comment créait-il ? Comment une idée naissait-elle ? Comment sortait-il d’une impasse lorsqu’il était en panne d’inspiration ? Nous vous invitons à un voyage mental et émotionnel. Là où Charlie rejoint Charlot. Ce spectacle raconte l’histoire d’un homme en proie à de multiples doutes dans la vie, qui l’empêchent d’achever son œuvre. Pourtant grâce, à son imaginaire et les fantômes qu’il convoque, il finira par dénouer les nœuds de la scène mais aussi de sa vie.

 

La grande qualité de cette pièce est d’avoir écrit de courts dialogues.

On suit la vie de Chaplin qui n’a pas toujours été facile.

On assiste au tournage de ses courts métrages.

On différencie bien Chaplin de Charlot.

Plusieurs séquences qui nous montre Chaplin avec sa mère, avec l’équipe de tournage, d’autres avec le petit môme avec lequel il va imaginer le film «  The Kid », l’un des plus importants dans sa carrière.

 

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 Superbe le « môme » de la pièce.

Othmane Moumen n’est pas seulement comédien, c’est aussi un formidable acrobate.

Il se lance dans des mouvements du corps complètement fous comme venir du fond de la salle pour gagner la scène, et cela, en marchant sur les spectateurs.

D’autres encore, incroyables et multiples.

Il se lance d’une plate-forme, accroché à une barre suspendue.

Il réalise des exercices périlleux; en hauteur, qui exigent une force, un équilibre, une agilité, une souplesse.

Les décors sont mobiles, se déplaçant d’un coin à l’autre du plateau… Et Othmane se lance avec dextérité d’une corde à l’autre , de sauts en hauteur…

Et ce qui est magnifique également, c’est le voir dans le personnage de Charlot ! Il est génial !

On assiste au tournage de certains de ses films.

Et les séquences avec le môme « The Kid », sont merveilleuses et attendrissantes.

 

 

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Et le Kid est bien un môme de 7 ans, le jeune Victor Barco. Etonnant ! Il joue avec une facilité d’interprétation réellement déconcertante .C’est un acteur déjà.

Durant ces 28 représentations, ils seront quatre enfants, en alternance.

Avez-vous en mémoire le gosse dans le film «The Kid » ?


CHAPLIN AU THEATRE ROYAL DU PARC

Une réussite sur tous les plans.

On peut applaudir l’énorme talent d’Othmane Moumen,

On peut applaudir la grande comédienne Jo Deseure la mère de Charlie, star déçue sans avoir jamais été une star, jalouse du succès de son fils, tellement touchante dans son personnage.)

On peut applaudir Michel Carcan dans le rôle du producteur, ultra sûr de lui, autoritaire et calculateur, tellement vrai comme ceux que l’on peut voir dans les films muets des années 1900.

On peut applaudir Bruce Elison, caméraman/premier assistant, bout en train, grand ami et confident de Chaplin .

 

 

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 On peut applaudir Violette Pallaro( la comédienne, égocentrique et arriviste) , Philippe Taquin ( le remarquable musicien morose et sinistre), Caroline Tellier( la scripte, hyper nerveuse, amoureuse de Chaplin) , Manon Drugmant( clapman, l’assistante) Michel Charpentier ( le machino, toujours en nage et essouflé , on l’appelle « la mule »)

Jasmina Douieb, actrice et metteuse en scène belge.

Elle a magnifiquement mis en scène CHAPLIN avec Othmane. Beau travail !

La liste peut continuer ! Il y a tous ceux que l’on ne voit pas mais que l’on apprécie fortement et ils le méritent :

Alexandre Drouet Assistanat)

Thibaut De Coster & Charly Kleinenmann :

(Scénographie, costumes et collaboration aux réalisations de la peinture et des costumes)

Geneviève Periat (peinture du décor)

Elise Abrahal et Sarah Duvert (confection des costumes)

Philippe Catalano (Lumières)

Philippe Taquin (Musique originale de belle qualité et orchestrations)

Antoine Guillaume (Chorégraphie)

Urteza Da Fonseca( maquillages et coiffures)

Jennifer Courouge (maquilleuse)

Lou Emanuelli et Rose Evrard (Stagiaires maquillages)

Jérôme Wathieu (Stagiaire assistanat mise en scène)

L’autre groupe :

Gérard Verhulpen(Direction technique)

David Lempereur (Régie)

Cécile Vannieuwerburgh(Régie plateau)

Noé Francq (Régie lumières)

Jérémy Vanoost (Régie son)

Zouheir Farroukh( Accessoiriste)

Gwendoline Rose(habilleuse)

Yahia Azzaydi (construction du décor « gigantesque »)

Et Patrick Cautaert , Lucas Vandermotten, Martin de Salle.

Franchement, beaucoup de spectateurs ignorent certainement ce formidable travail réalisé par tous ces collaborateurs. Ils méritent d’être cités.

Bravo  à tout le monde ! Mille bravos !

C’est çà le théâtre, le vrai théâtre.

Une deuxième ovation pour Othmane Moumen , « la star » du Théâtre du Parc.

CHAPLIN

Jusqu’au 17/12/16 + le 31/12.

THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la Loi 3 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 505 30 30

CharIies Chaplin : La célébrité vous donne l’impression que tout le monde vous connaît, mais vous ne connaissez personne.

Obsèques de Charles Chaplin à Corsier-sur-Vevey le 27 décembre 1977

 

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », un grand merci pour votre attention au blog.

Notre moment de séparation : Maintenant sur le blog pour retrouver une dernière fois Chaplin.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PONT ( THEATRE DES RICHES-CLAIRES)

 

LE PONT (THEATRE LES RICHES –CLAIRES)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « ,  bienvenue sur ce petit pont  de l’humour et de l’amour.

 


 

L’action n’est pas en Avignon , c’est plutôt du coté   de Huy…

Laurent Van Wetter (l’auteur) : Le message que ce texte

Délivre ne m’appartient pas. C’est aux spectateurs – individuellement – à en trouver un qui leur convienne.

De mon côté, j’écris et c’est déjà pas mal. Et si un spectateur y voit une démonstration sur le principe de Newton , je ne pourrais pas lui donner tort. Je lui paierais même un verre, je crois !

 

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AZ : Je veux seulement vous aider à sauter

BY : Vous êtes malade…

AZ : Vous avez besoin d’un petit coup de pouce. La première fois ce n’est pas facile.

Deux hommes se retrouvent par hasard un soir sur un pont, l’auteur les appelle AZ et BY.

Leurs noms réels : Jean-François Breuer & Thomas Demarez…

LE PONT

 

Laurent Van Wetter : Qui sont-ils ? Vous et moi ? Chacun d’entre nous, qui sait ? Ils sont les deux extrémités sociales du pont: le jeune patron et l’ouvrier syndicaliste. Les deux personnages que tout sépare ont un même but : se jeter dans le canal. L’un par habitude, l’autre par désespoir amoureux. Rencontre improbable de deux personnes en quête d’humanité. Tous deux veulent en finir avec la vie, mais tous deux y sont tellement accrochés…

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Derrière la comédie à rebondissements qu’est « Le Pont » se cache un regard tendre et compatissant sur deux hommes dont l’unique volonté est d’en finir au plus vite avec leur existence morne et triste. Mais derrière le voile du suicide se dissimule une énorme soif de vivre et d’aimer. Ils sont déterminés à changer ce que la vie, la société, leur environnement ont choisi pour eux. Ils vont donc faire une découverte qui va transformer leur destin : la rencontre de l’autre… À travers le suicide.

BY : Vous aimez souffrir, vous ?

AZ : Je manque d’entraînement.

BY : Moi, j’aime.

Mise en scène : Martine Willequet.

Martine : Mes intentions sont simples, bien qu’ambitieuses : respecter l’auteur, donner du bonheur aux acteurs et intéresser les spectateurs.

Le texte est pour moi extrêmement important. Il mérite que l’on s’y penche avec le désir de le mettre en lumière, et la volonté d’en extraire tout le suc par une lecture et une analyse minutieuses, pour le faire partager au public. Plus on lit et relit un texte, plus les multiples couches qui le constituent se laissent apprivoiser. C’est un travail passionnant qui demande de l’humilité, et l’envie de se mettre au service d’un auteur pour transmettre son oeuvre aux spectateurs.

Quant aux acteurs, ils sont essentiels évidemment. C’est leur présence, leur personnalité, leur inventivité, leur fantaisie, leur sens de l’observation, bref leur talent, qui donneront corps et chair aux mots. Dans le cas présent, j’ai le grand bonheur de travailler avec deux magnifiques jeunes acteurs, Jean-François Breuer et Thomas Demarez, dont la disponibilité, l’exigence et l’écoute de l’autre font de chaque répétition un plaisir; ils construisent, jour après jour, les personnages imaginés par l’auteur, et grâce à leur travail, le récit sur papier devient une aventure partagée dans laquelle le spectateur peut retrouver une émotion personnelle, une réminiscence ou une référence intime.

 

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Thomas et Jean-François ont mis tout leur investissement et leur belle humeur inaltérable au service de ce texte magnifique de Laurent, qui alterne avec intelligence la densité des grandes épreuves avec la légèreté apparente des petites choses de la vie.

AZ : J’aurais tant voulu être pauvre.

BY : Ça n’a pas marché, apparemment.

AZ : Mes parents n’ont pas voulu.

BY : Il fallait insister.

OPINION D’ERIC DE STAERCKE (Directeur des Riches-Claires)

Eric : Le pont, l’objet, le lieu est un endroit de passage, une limite à franchir, une séparation entre deux rives, deux mondes, deux régions… Laurent Van Wetter situe l’action de sa pièce sur un pont comme on en traverse sans arrêt, sans le savoir, comme on traverse des étapes de la vie sans le savoir, juste en avançant sans se poser de questions ou en tout cas sans remise en questions mais ici se produit une rencontre imprévue. Cette rencontre entre AZ et BY ne doit pas rester seulement la leur… C’est leur histoire, bien sûr mais il me semble indispensable que le spectateur, le public tout entier soit sur le pont avec les deux protagonistes, car leur histoire doit plus que jamais au théâtre, devenir la nôtre.

Le plus important est d’attirer le public dans la convention de cette mise en abîme, au sens propre et au sens figuré.

Ce pont qui est proposé est à imaginer comme le prolongement de la salle, qui part vers l’infini, qui trace la route du spectateur, qui l’emmène sur le pont, sans lui dévoiler ce qu’il peut trouver derrière, ce qu’il a encore à découvrir, ce qui l’attend de l’autre côté… Après, nous pouvons raconter l’histoire, avec le ton grinçant, sur le fil entre vérité froide et humour caustique qui caractérise le style de Laurent Van Wetter.

LE PONT

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Il y a beaucoup d’humour dans cette pièce.

Parfois, j’ai cru à leur intention de se suicider.

Parfois, j’ai cru à un plaisir qu’ils s’accordaient tous les deux.

Cela tient de leurs jeux d’interprétation.

Laurent Van Wetter (l’auteur) : Effectivement, l’humour est pour moi un fusible sur le tableau de nos blessure.

Je trouve qu’il est très difficile d être drôle à propos du printemps et des petits oiseaux qui chantent.

L’humour ne naît pas d’un trop plein de bonheur mais c’est pour moi un moye de parler de ce qui me touche sans inonder son clavier.

ET L’AMOUR

L’amour, l’amitié plutôt.

Laurent Van Wetter : L’amour dans ma pièce peut être présenté d’une façon assez égoïste ou tout au moins utopiste. Mais je ne pense pas que l’amour soit utopiste , que du contraire.

Il se vit tous les jours par des millions de gens sous des formes très variées, provoque la joie , l’excitation , le désir , le réconfort , la peur et la tristesse aussi parois et c’est très bien.

Mais l’amour dans ma pièce n’est pas le sujet principal.

J’avais écrit un texte sur l’amour il y a quelques années

« L’amour est à la connaissance ce qu’un choc est à la nitroglycérine. »

Sans amour, pas d’explosion.

Sans explosion, pas de souffle.

Un jour, mon prince boira.

Parfois je rêve d’un amour absolu, et ça me rend triste.

Parfois je ne rêve de rien.

C’est encore pire !

LE PONT

Ecriture : Laurent Van Wetter

Mise en scène : Martine Willequet.

Avec Jean-François Beuer et Thomas Demarez

Scénographie et décor : Morgane Steygers

Création lumières : Benjamin Deresteau

Décor sonore : Dominique Bréda

Diffusion : Denis Janssens

Photos et visuel :Lou Verschue

Coproduction : Centre Culturel e l’Arrondissement de Huy et Lato Sensu asbl

Avec le soutien de la Commission communautaire française (Cocof)

En collaboration avec le Centre Prévention Suicide.

LE PONT

Jusqu’au 26/11/16

LES RICHES-CLAIRES

Rue des Riches-Claires 24 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 548 25 80

Je vous signale que le pont n’es pas très solide, n’essayez

pas de le traverser…

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », un remerciement pour votre intérêt au blog, ce dernier un peu en meilleure santé.

Notre moment de séparation : Il a débarqué à Bruxelles, au Théâtre Royal du Parc. Il vous y attend tous. Lui et ses partenaires, et le petit môme bien sûr.

Il fera « la une » des programmes des « Feux de la Rampe »    (limelight  si vous préférez ) d’ici à deux jours .

Bienvenue à Vous Mister Chaplin…

A tout bientôt  !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

GIOVANNI’s CLUB (THEATRE VARIA )

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », bienvenue dans un lieu improbable, un club de l’imaginaire , un cabaret sulfureux de liberté, six hommes menés par une maîtresse de jeu , ils dénudent leur âme : création, pouvoir et séduction !


UN MAGNIFIQUE ET GRAND SPECTACLE !

Chorégraphie et scénographie : Claudio Bernardo

C’est tout dire !

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« Comme dans un rêve qui se rêve lui-même,

« Un groupe d’hommes se trouvent à l’intérieur d’un club, dissimulés dans la pénombre.

« Les notes lancinantes d’un piano nocturne se font entendre…

« Les lanternes dans leurs mains indiquent qu’ils cherchent un chemin.

« Ou serait-ce des Smartphones qu’ils tiennent et sur lesquels se penchent en recherche de sexe, d’un miroir, d’amour, de séduction,…de pouvoir ?

« Plongez dans la nuit obscure des mythes masculins, des mythes de la virilité.

« Comme dans un cabaret, des numéros s’enchaînent,

« Ils sont parfois anodins, sexy ou sacrés.

« Tout ici, dans ce club, converge au dévoilement de soi.

Et c’est d’une quête humaine de devenir, de genre, dont il est avant tout question.

(Claudio Bernardo)

Dans ce spectacle, rien que des hommes ! Pas une seule femme.

Une spectatrice : On dit toujours que les femmes sont belles !

Oui, d’accord mais cette pièce démontre que les hommes sont beaux eux aussi.

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RENCONTRE AVEC CLAUDIO BERNARDO

De très belles musiques  au cours du spectacle que  je vous programme, mais dans la version originale.


Sylvie Somen(directrice du Théâtre Varia) : « Les Mythes ont la peau dure. Ils se renouvellent sans cesse et ont toujours quelque chose à dire. Celui de Don Giovanni – comme celui de son double réel Casanova -, continuent de fasciner. Deux mythes de l’absolue séduction qui donne un irrésistible pouvoir ; deux figures d’un grand magnétisme qui aimante les corps ; deux personnages d’une surprenante solitude qui permet de sonder la profondeur des âmes.

Au Giovanni’s Club c’est l’heure du strip-tease consentant, méthodique et physique. Sur la scène du Club, les corps des danseurs s’offrent en spectacle. Leur nudité s’affiche à la fois éclairée et camouflée par le jeu des lumières. Le lustre à facettes subrepticement cède la place à la transparence. Les âmes se dévoilent malgré elles à nos regards voyeurs et se livrent à un effeuillage, métaphysique, anarchique et inconscient. Dans les coulisses du club, il y a les moments d’attente où il n’y a plus à paraître, où rien n’est à jouer d’autre que soi. Les artistes alors se montrent solitaires ou solidaires, tantôt hommes ou gamins, tantôt femmes ou transgenres, tantôt enfants, diablotins ou chérubins encore asexués. Les normes ne sont pas de mise dans ce temps qui s’étire. Jusqu’à ce que le spectacle reprenne.

Et les chants et les voix, et les musiques originales et les notes de Mozart, de résonner bien au – delà de la complexité de l’apparat masculin et des murs du Giovanni’s Club, comme les traces d’une envolée spirituelle, éternelle et simplement humaine. »

GIOVANNI’S CLUB

Le propos tenu par Sylvie Somen est d’une grande précision et touche bien le spectacle.

Nous, spectateurs, sommes magnétisés, envoûtés.

C’est d’une telle beauté !

Le piano reste présent et nous envoie une musique qui nous fait rêver.

Les hommes surgissent dans une nudité aucunement provocatrice. Ils se mettent à danser, à se lancer dans des mouvements qui se rapprochent de la lutte et   du foot.

Quelle vigueur ! Quelle fougue ! Quel talent !

Un autre homme se met à chanter Mozart d’une voix qui nous fascine…

Et c’est ainsi durant les 70 minutes du spectacle !

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 NOTE D’INTENTION : CLAUDIO BERNARDO

Claudio : Actuellement, alors que la virilité et la masculinité basculent vers une nouvelle forme, je désire m’atteler à ces questionnements.

Deux des mythes les plus importants de la culture occidentale pour traiter du sujet sont Don Giovanni et Casanova. Dans leur virilité, leur force créatrice de séduction et sous ces aspects d’insatiabilité qui les retranchent dans une profonde solitude.

Casanova et Don Giovanni personnifient certains travers attribués à l’homme. Ce sont des séducteurs, motivés par la conquête et prêts à tout pour arriver à leurs fins, inventant et créant pour ce faire un monde de parures, de lumières, de costumes et jouissant par-dessus tout d’un immense savoir philosophique et culturel.

Ils concilient merveilleusement élégance et bestialité. Jamais amour ne fut si dissolu, édénique et libertin – jamais pourtant [ils ne furent] si gracieux, celés sous le masque de la plus haute préciosité.

Au-delà de la dimension sexuelle, je souhaite questionner les genres et questionner cette masculinité, à l’instar de Shakespeare dans « La Nuit des Rois », qui célèbre l’ambiguïté et incite à se méfier des apparences. Le travestissement, le transgenre, l’androgynie et la quête d’identité sont au cœur de ce spectacle. La masculinité, lorsqu’elle montre une faille, permet d’aborder le trouble créé lorsque les codes du genre ne sont plus nettement reconnaissables.

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 INTERVIEW  : CLAUDIO BERNARDO (EXTRAITS)

– Pourquoi désirais-tu aborder la figure mythique de Don Giovanni et Casanova ?

Claudio : Cette figure me rappelle tout d’abord mon père. Ce dernier a toujours porté beaucoup d’attention à la fonction masculine et à la virilité. Ensuite, j’estime que tout mythe mérite de revivre.

– Et qu’est-ce que la virilité aujourd’hui ?

Claudio : Le monde de la masculinité repose sur le vol du matriarcat car on sait bien qu’au commencement, la civilisation était matriarcale. C’est une prise de pouvoir par le pouvoir ithyphallique (le sexe en érection), symbole de fécondité et de virilité.

– Pourquoi places-tu l’action dans un cabaret ?

(Claudio) : J’aime détourner les choses. Le cabaret est d’ordinaire un lieu où les hommes viennent voir des femmes nues. Ici, c’est le contraire. Des hommes sont sur scène et tout le monde vient les voir. En faisant des stripteases, ils se débarrassent de tous les clichés dont on a parlé. Ils se cherchent. Mais ce n’est pas nécessairement un cabaret non plus. Ce lieu pourrait être une clinique de désintoxication.

– Il y est question de sexualité ?

(Claudio) De sexualité oui, mais pas nécessairement d’érotisme, ni de pornographie. Quand la nudité apparaît, elle vient de manière complètement anachronique. Je ne veux pas montrer de beaux corps pour que notre œil se rassasie perversement. Je veux que cette nudité arrive parce qu’elle a besoin de vérité.

– Pourquoi ne convoques-tu pas sur scène une présence féminine ? Pourquoi fais-tu appel à un travesti pour jouer le rôle de la maîtresse de jeu ?

(Claudio) Ce spectacle est une affaire entre hommes. Non des hommes qui décident entre eux du pouvoir et de la conduite du monde, mais des hommes qui cherchent ensemble à devenir meilleurs, à questionner leur fragilité. S’il y avait des femmes sur le plateau, il y aurait un côté féministe ou machiste qui serait accentué et dont je ne veux pas…

(Extraits de l’interview réalisée et menée par Emilie Gäbele , attachée de presse au Théâtre Varia)

GIOVANNI’s CLUB

Les personnages de Don Giovanni et autres Casanova refusent d’être assujettis aux normes normales .Ils vivent librement , passionnément et ne renoncent à aucune de leurs convictions.

GIOVANNI’s CLUB

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(Long générique mais chacun se doit d’être nommé)

Chorégraphie et scénographie : Claudio Bernardo

Avec Mikael Bres, Vincent Clavaguera-Pratx, Ezra Fieremans ,

Raphael Gomes, Calixto Neto, Mavi Veloso, Christos Xyrafakis.

Et Jérôme Varnier (chant lyrique) et Mimbo Lubansu(l’enfant)

Création lumières : Marco Forcella

Création costumes : Jean-Paul Lespagnard

Assistanat scénographie: Marie Ghaye

Assistanat chorégraphie : Anne-Cécile Masonis

Construction des décors : Atelier du Théâtre de Liège

Régie générale et son : Matthieu Kampfer

Régie lumières : Tom Van Entro

Production/administration : Agnès Pondeville

Diffusion : Mathilde Florica , Léonore Huy

Coproduction : Théâtre de Liège

Coréalisation, accueil en création et résidence artistique de la compagnie : Théâtre Varia

Coréalisation : Ars musica

Composition originale : Jean-Philippe Collard-Neven & Yves de Mey

Musique : W.A.Mozart.

 GIOVANNI’ S CLUB

Jusqu’au 26/11/16

« Dans la rêverie, il n’y a plus de non-moi. Dans la rêverie, le non n’a plus de fonction : tout est accueil ! »

THEATRE VARIA

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Rue  du Sceptre 78 – 1050 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 64 88 35

Au moment de boucler mon propos, j’aperçois dans la gazette   la mise en spectacle du 20 au 29 novembre à l’Opéra royal de Wallonie « DON GIOVANNI »dans une mise en scène de Jaco Van Dormael.

Jaco : Avec l’opéra ma force est mon incompétence ! J’ai transféré l’histoire dans le monde de la finance et des fonds d’investissements..

Amusant quoi ! A voir car on l’aime beaucoup Jaco…

Il n’y pas à dire : « Don Giovanni » : à l’Opéra de Wallonie ,au Théâtre Varia  dans la grande salle «  GIOVANNI CLUB » , la pièce dont je vous ai parlé si avant , et toujours au Varia mais la petite salle sous le titre de « Don Juan » (un tout autre spectacle)

Bravo Tous ! Et aussi bravo à Mozart !

Allez, je vous en propose un court extrait de son opéra.

Bonne écoute ! A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

OUF (THEATRE LE PUBLIC) + MICHEL POLNAREFF

 

OUF (THEATRE LE PUBLIC)

«  De l’air ! On a besoin d’air, de souffle »…

Laurence Vielle, comédienne, est aussi, et avant tout, poétesse nationale belge tout à fait exceptionnelle.

 

 

Née à Bruxelles, Laurence écrit en langue française.

Sa poésie est oralité. Elle aime dire les mots, les faire sonner, les scander, les rythmer, les répéter, les répéter, les répéter…

Elle court dans les trains, elle marche sur la terre, sur la terre.

Elle cavale les mots, elle les fréquente assidument. Elle écrit pour vivre. Elle vit pour écrire. Elle vit tout court naturellement.

Mais tout aussi naturellement, elle écrit court.

Elle n’écrit pas finalement Elle ne cherche pas à écrire comme disait l’autre : elle trouve.

Elle se définit comme une glaneuse de mots, les mots des autres et les siens…

Ce sont ses tambours, elle tente d’y accorder son cœur.

LE SPECTACLE

 


 

De l’air ! On a besoin d’air, de souffle !

Dans le vacarme du monde, à force, on ne s’entend plus penser, on n’entend presque plus les battements des cœurs. Mais les artistes veillent. Elle est notre poétesse nationale. Elle nous invite à un voyage au cœur de notre époque, au creux de la vie, à fleur de peau …

Catherine Graindorge, sa partenaire, est comédienne –

violoniste et un orchestre de cordes à elle seule. Elle fait naitre une mosaïque d’harmonies infinies, superbes, qui se glissent et ruissellent entre les partitions de Laurence.

 

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 Ces deux artistes belges exceptionnelles ouvrent pour nous une fenêtre sur des tranches de vie. Cela sonne, ça donne de la de la densité au monde, une certaine élégance, du sourire et de la légèreté. Et à travers leurs histoires, elles nous murmurent un chemin vers un monde qui serait un peu moins ouf…

Laurence est unique.

La façon dont elle dit les mots. La façon de les multiplier.

Ses regards au public… Ses sourires…Ses façons de se déplacer…Ses gestuelles…

Je vous propose dans l’immédiat l’un de ses petits mots… l’un de ses petits mots…l’un de ses petits mots…

Elle joue ses mots…

Elle joue, elle joue ses mots…

J’aime dire les mots avec la musique d’un autruI

CATHERINE GRAINDORGE , SA PARTENAIRE

 


  Avec son violon ou son alto, filtrés par un assortiment de pédales d’effets, Catherine Graindorge fait naitre une musique aux confins d’un monde stellaire, organique, qu’elle rend presque palpable. Son univers est dense, teinté de mélancolie, d’effroi ou d’apaisement, il invite au voyage.

Elle est magnifique Catherine, entrée dans cet univers de Laurence.

Catherine : Le travail avec Laurence est une aventure entamée il y a plus de 10 ans. Ensemble, nous avons créé plusieurs spectacles de danse, de théâtre . Partager la scène à deux est un moment unique. Laurence fait corps avec sa voix, avec le verbe. L’émotion est palpable. Jouer avec elle, c’est se glisser entre ses mots devenus chair. Laurence malaxe les mots, les lâche dans un flux d’énergie incessant. Mon rapport à la musique est essentiellement centré sur l’instant. Mon instrument est comme une deuxième peau, je fais corps avec lui. Le son est matière. Jouer, c’est lâcher des flots d’émotion. Ma musique et ses mots ne font plus qu’un, deviennent une partition unique.

Laurence : Catherine et moi mêlons  nos voix depuis plusieurs années, différents spectacles où danse, musique, mots se rencontrent. Catherine fait vibrer l’air avec ses cordes électriques magnétiques qu’elle tend entre son intérieur et l’extérieur du monde avec délicatesse, c’est son corps et le violon qui font un qui s’élance dans une amplitude de sons, une envolée rock et lyrique.

 

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 J’écris des poèmes à dire depuis que j’ai appris à écrire; je venais d’apprendre le son UL à l’école je criais dans la rivière qui s’appelle «  Lesse » – le bout d’eau qui passe au village de Resteigne – tous les mots en UL chant en UL dans la rivière de mon enfance et je n’ai plus cessé de dire, d’écrire; poète poétesse diseuse … dire le monde en marche, en course, en rencontre, en visages.

 

 

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 Ce spectacle se joue…se joue…se joue…jusqu’à fin décembre.

C’est rare que la poésie puisse se déployer tant de semaines.

Laurence : On est nu avec les mots du poème et le fragile de ce nu-là.

Sous le regard attentif et joueur de Patricia Ide…

Patricia :… accompagnées au son par les oreilles audacieuses de Gaétan, illuminées par Jean-Jacques, nous sommes heureuses et honorées de pouvoir vous l’offrir chaque soir dans ces mois où les jours diminuent jusqu’aux jours les plus courts de l’an. Un état de veille au ventre du théâtre pour parcourir en joie et en intimité l’état du monde qui nous relie en tournant tous au même rythme autour du soleil 30 kilomètres par seconde merci d’être du voyage !

Ces deux femmes s’unissent remarquablement, nous offrant un spectacle d’photoune grande beauté. C’est aussi poétique…poétique…poétique…

 

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 Patricia Ide ( co-directrice du Théâtre) a réalisé la mise en scène de ce superbe spectacle.

Patricia Ide : Laurence et Catherine , un couple étincelant ! Enchanteresses, la violoniste et la poétesse nous mettent au monde, nous le rendent accessible. Elles nous mettent au diapason. La poétesse et la violoniste se répondent, se mélangent, se querelle, s’interrompent, se causent et par les sons et les rythmes, par-delà nos différences, nous relient tous.

OUF

Un monde fou envahit chaque soir la petite salle en sous-sol du Théâtre dans laquelle se produit Laurence et sa partenaire, Catherine.

Elles séduisent le large public qui suit avec bonheur et plaisir OUF ; des spectateurs qui applaudissent chaleureusement, chaleureusement, chaleureusement ces deux artistes. Elles le méritent bien.

Je conseille vivement aux amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  de courir voir ce spectacle supérieur.

Croyez-moi, vous ne le regretterez pas.

Mes bravos, bravos, à toutes les deux, les deux, les deux…

OUF

Avec Laurence Vielle & Catherine Graindorge, deux artistes exceptionnelles qui ouvrent pour nous une fenêtre sur des tranches de vie…

Regard extérieur – metteuse en scène : Patricia Ide.

Lumière : Sarah Dubien

Créateur lumières : Jean-Jacques eneumoustier

Son : Gaëtan Van den Berg

Régie : Matthias Polart

Stagiaire régie : Dorian Franken-Roche

Photos : Saskia Vandertichele

OUF

THEATRE LE PUBLIC

(petite salle)

Rue Braemt 74   1210 Bruxelles

Infos Réservations : 0800/944 44

Michel Kacenelenbogen (directeur du Théâtre) : Ces deux artistes belges exceptionnelles ouvrent pour nous une fenêtre sur des tranches de vie. Ca sonne, ça donne de la densité au monde ; une certaine élégance, du sourire et de la légèreté ! Et à travers leurs histoires, elles nous murmurent un chemin vers un monde qui serait un peu moins ouf !

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  , un grand merci de votre constance au blog.

Notre moment de séparation : Ce jeudi 17/11/16 sur LA DEUX:RTBF à 20h25 : MICHEL POLNAREFF  dans l’émission de Joëlle Scoriels  » 69 minutes sans chichvideois »

Je vous laisse  pour vous retrouver tout bientôt.

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOUS SOMMES LES PETITES FILLES DES SORCIERES QUE VOUS N’AVEZ PAS PU BRULER

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe » , bienvenue auprès de ces petites filles sorcières…

Elles : …que vous n’avez pas pu brûler…

AU THÉÂTRE DES MARTYRS

Une idée de femme !

Une écriture de femme !

Une mise en scène de femme !

C’est Christine Delmotte, que nous retrouvons chaque année au Théâtre des Martyrs dans des recherches de grand intérêt d’histoires inventées ou vécues, toujours passionnantes.

C’est encore le cas de «  ces petites filles des sorcières… »

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QUATRE EPISODES CLES DE L’HISTOIRE DES FEMMES

Cinq actrices nous racontent, avec les mots de Christine Delmotte, quatre épisodes clés – trop peu connus – de l’histoire des femmes : les suffragettes en Angleterre et leur lutte pour le droit de vote en 1913, les féministes en France pour le droit à l’avortement en 1971 et en 2012, la jeune Malala au Pakistan pour le droit à l’éducation, les Femen en Ukraine contre les dictateurs et les prédicateurs religieux. Et une projection dans le futur avec des idées nouvelles…

Et ces sujets sont remarquablement présentés et interprétés par les cinq comédiennes dans un rythme accrochant,vibrant, poignant .

Christine Delmotte (écriture, scénographie, éclairages, mise en scène) : « Il est intéressant de voir le parcours du siècle derrière nous, de voir ce qui s’est passé, les énormes progrès et les moments de régression puis les nouveaux avancements, de voir comment les gens ont réagi pour pouvoir encore avancer vers plus de liberté, d’égalité.

Je suis passionnée par l’Histoire et ses détails, les faits quotidiens, les combats. J’ai choisi quatre moments charnières de l’histoire des femmes. Beaucoup d’autres événements ou personnes auraient pu être racontés : l’histoire de Rosa Parks, la vie des transgenres, le jour où la femme a pu gérer son compte en banque seule, Christiane Taubira …

J’ai choisi quatre moments émouvants, drôles, violents, des combats pour la liberté, pour l’égalité. Je les ai choisis pour rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui ont participé à notre émancipation. Et qui savent que ce n’est pas fini !

 

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INTERVIEW

– Comment est né le titre du spectacle ?

Christine Delmotte : Au début , j’avais choisi un titre qui reprenait les prénoms des héroïnes choisies.

Le titre que j’ai finalement gardé, je l’avais vu sur une pancarte d’une manifestante féministe.

C’est un slogan de manif qui paraît être revendiqué par tous les personnages du spectacle.

-Y a-t-il un enjeu particulier à mettre en scène un spectacle féministe ?

Christine Delmotte : J’ai bien sûr de cette envie d’égalité entre hommes et femmes. J’aime mettre des auteures féministes en valeur. Je fais aussi en sorte que les rôles de femmes soient féministes dans mes spectacles.

-Qu’est-ce que cela veut dire : être féministe aujourd’hui ?

Christine Delmotte : Le questionnement sur les genres , je le répète , est selon moi extrêmement important à l’heure actuelle.

Légalement, hommes et femmes , nous sommes égaux en Belgique. Mais beaucoup de choses doivent encore évoluer.

Ce que l’on peut voir aujourd’hui, qui est nouveau et qu’il faut combattre, c’est le fait d’essayer de retourner en arrière , de revenir sur des acquis gagnés de haute lutte.

– Si vous deviez vous projeter et imaginer les grands combats féministes du XXI siècle, à quoi ça pourrait ressembler ?

C’est la dernière partie du spectacle qui y répond.

C’est une proposition qui est remise e question, même dans le spectacle ; les nouvelles formes de famille, les nouvelles constellations familiales..

(Propos recueillis par Mélanie Lefebvre, attachée de presse au Théâtre des Martyrs)

NOUS SOMMES LES PETITES FILLES DES SORCIERES QUE VOUS N’AVEZ PAS PU BRULER…

 

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 Les cinq actrices sont remarquables dans leurs jeux de scène, leurs gestuelles, leurs manières d’exprimer ce que peuvent ressentir les femmes.

Des jeunes comédiennes qui vivent intensément leurs personnages . Elles font vrais, violentes parfois, émouvantes à certains moments, drôles aussi.

C’est un spectacle vivant au possible, partagé entre le sérieux et le rire ! Partagé entre le passé, le présent et l’avenir.

Une mise en scène éclatante, vivante, humaine.

Avec de nombreuses séquences «  ciné » qui nous offrent des images du XXème siècle.

Avec aussi des musiques lointaines.

Avec encore plusieurs chansons anciennes, connues mais retravaillées sur le plan du texte , interprétées par nos cinq artistes.

 

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En s’emparant de l’histoire des femmes et en se basant sur des documents d’époque, Christine Delmotte brille à nouveau dans cette approche théâtrale qu’elle affectionne particulièrement, entre travail documentaire et création théâtrale, entre Histoire et fiction, et crée des liens directs avec le public, de manière ludique et inventive.

GENERIQUE

Jeu (actrices) : Sophie Barbi, Isabelle De Beir, Catherine Decrolier, Daphné D’ Heur, Mathilde Rault.(Bravo à vos cinq )

Ecriture & mise en scène :Christine Delmotte (Un travail superbe )

Assistanat à la mise en scène & video : Fanny Donckels

Eclairages : Christine Delmotte & Antoine Vilain

Scénographie : Christine Delmotte & Noémie Vanheste

Régie générale : Antoine Vilain & Nicola Pavon

Création sonore : Daphné D’Heur

Remerciements à tous pour ce merveilleux travail collectif !

NOUS SOMMES LES PETITES FILLES DES SORCIERES QUE VOUS N’AVEZ PAS PU BRULER !

Jusqu’au 10/12/16

THEATRE DES MARTYRS

Place des Martyrs 22 _ 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre intérêt à cette pièce importante en ce moment aux Martyrs.

J’ai repéré deux vidéos filmes en 1913.

Je vous propose de les écouter et les regarder, c’est amusant et intéressant .

Je vous laisse à cette vision et à tout bientôt

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

GUNFACTORY -CIE POINT ZERO-JEAN-MICHEL d’HOOP-(COMEDIE CLAUDE VOLTER)

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bienvenue au théâtre  « Comédie Claude Volter »

Un spectacle évènement !

Une création qui plonge dans le juteux commerce des armes.

Une création qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Une création qui permet de mieux appréhender un phénomène, hélas en pleine extension.

Jamais la Cie Point Zéro n’avait abordé aussi frontalement un sujet aussi politique.

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Jean-Michel d’Hoop (metteur en scène) Un des plus petits pays au monde possède une des fabriques d’armes les plus réputées au monde. Leader d’exportations d’armes légères, la Belgique navigue dans les sombres méandres de ses intérêts

D’une part, la diplomatie combat activement les conflits, d’autre part et au gré des besoins, la législation est ajustée pour protéger ce juteux commerce.

Nous avons infiltré les interdits pour tenter de cerner la complexité d’enjeux contradictoire, et la place de l’Arme aujourd’hui dans notre société.

GUNFACTORY, une bombe à retardement.

Le compte à rebours a commencé. Les chiffres donnent le vertige.

 

  

UN SPECTACLE DES PLUS PERCUTANTS OU LE RÉEL DÉPASSE

L’IMAGINAIRE !

C’est superbement réalisé par Jean-Michel d’Hoop et interprété magistralement par cinq comédiens.

Un spectacle mi – télé, mi – théâtre.

20h15.Une jeune animatrice s’adresse au public pour l’avertir qu’il va y avoir sur scène, et même dans la salle, des éclats de bombes, des vibrations du sol, des coups de fusils….

Elle recommande au public d’être prudent.

Et tout éclate…comme au cinéma.

Puis arrivent sur scène hommes et femmes tel que ça se passe dans la réalité.

On s’y croit vraiment ! L’un des soldats gagne les spectateurs du premier rang, dirigeant son fusil vers le plateau, abattant les personnes qui s’y trouvent.

Du grand spectacle !

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 Jean-Michel d’Hoop : Jamais la compagnie Point Zéro n’avait abordé si frontalement un sujet aussi politique ! Si nous voulons informer et poser des questions qui dérangent, cela ne se fera pas pour autant au détriment de ce qui fait l’essence de notre démarche artistique : l’Humour et la Poésie. Dans cette production, il y a de la musique, du cinéma d’animation et des images projetées, des marionnettes et des acteurs prêts à tout pour bousculer les codes de la représentation, faire rire et réfléchir, émouvoir certainement.

GUNFACTORY est une création qu’on pourrait qualifier de « zap théâtre » : un récit composé de fragments divers et variés offrant une vision kaléidoscopique du sujet, passant volontairement rapidement d’un univers à l’autre pour créer du sens, et

Déclinant plusieurs situations en parallèle, qui trouvent leur résolution en fin de spectacle.

Loin de tout récit linéaire, l’écriture scénique est là pour créer des contrastes et provoquer une réflexion.

FAMEUSE DEMARCHE DE CREATION

Jean-Michel dHoop:Nous avons approché ce thème par un travail d’Enquête. Nous avons, nous acteurs, artistes du spectacle, techniciens et administratifs réunis, plongés dans les méandres de ce gigantesque trafic pour tenter d’y voir plus clair. La tâche était (est toujours) énorme ; les informations multiples et contradictoires.

Nous avons travaillé avec un principe de laboratoire de recherches et le travail a commencé il y a un an déjà. Deux laboratoires de recherches sur le sujet nous ont confortés dans la nécessité de porter aujourd’hui et maintenant cette parole sur le plateau.

Nous avons rencontré des personnes ressources qui travaillent dans plusieurs secteurs liés de près ou de loin à tout ce qui touche les armes, leur production et leur commerce : des chercheurs du GRIP, le directeur d’Amnesty International Belgique, des représentants de la délégation FGTB au sein de la FN de Herstal, un ingénieur concepteur de machines à munitions, un ex – membre de la commission d’exportation des armes pour la région wallonne, des professeurs et chercheurs Science Po, des responsables d’associations pacifistes, etc.

Nous avons même poussé les portes de l’usine de la FN et avons eu la possibilité de nous entretenir avec des ouvriers et de tester le savoir-faire wallon…

De ces rencontres, nous en avons tiré l’essence pour les scénariser dans des séquences théâtrales, pour multiplier les points de vue et dépasser le simple retour d’interview. Pour étoffer notre propos, nous avons également puisé sur le net toutes sortes de documents :

La presse belge et étrangère sur le commerce des armes – reportages et documentaires autour de l’armement en général – salons de vente d’armes, – sites de vente d’armes en ligne plus ou moins légaux – Deep WEB, ou tout ce que l’on peut trouver dans ce réseau parallèle d’internet échappant à toute espèce de législation – Forums de joueurs spécialisés en jeux de guerre – Forums de clubs de tirs – chroniques France Inter – débats et interviews de personnalités politiques belges et étrangères.

On propose même un tableau, véritable explosion de chiffres.

C’est des plus alarmants et incroyables.

Chaque minute est une arme qui tue !

LES YEUX OUVERTS – Ouvrage/Marguerite Yourcenar

Extrait: « Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant. Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire. Il apprendrait que les hommes se sont entre-tués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.»

CHAQUE MINUTE- UNE ARME TUE …

Une explosion de chiffres apparaît sur le grand écran. En voici quelques-uns :

1.566.845.000.000 1billiard 566 milliards, 845 millions €, total des dépenses militaires mondiales en 2015.

286.602.000.000 286 milliards, 602 millions €d e dépenses militaires pour l’Europe 492 437 000 000 : 492 milliards, 437 millions € pour les seuls Etats-Unis 805.806.000.000 : 805 milliards, 806 millions pour le reste du monde.

C’est énorme, horrible, inimaginable. Et cependant tous les chiffres qui défilent sur le tableau sont réels.

 

GUNFACTORY

Un spectacle qui étonne, qui émeut, qui nous fait découvrir de grands mouvements très graves qui se passent dans le monde entier.

Un spectacle qui porte à la réflexion !

J’engage les spectateurs qui iront voir ce spectacle, ce que je leur conseille vivement, de se procurer la petite brochure , véritable document établi par la Compagnie Point Zéro. Très enrichissant !

LE RIRE COMME ARME DE DEFENSE

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L’ensemble de la Compagnie POINT ZERO a trouvé le but de son spectacle à partir de ses recherches et rencontres, axées sur le commerce des armes légères et petits calibre et sur le cas particulier de la FN Herstal. Car en dehors des armes légères , il y a les armes lourdes, les armes de défense passive, les blindés , l’aviation , la marine , les armes de destruction massive ou non conventionnelles , les armes chimiques…De quoi anéantir , plusieurs fois par an , TOUT être vivant.

Ils ont approché le thème telle une enquête. Une tâche énorme tant les informations sont multiples et contradictoires.

C’est toute l’équipe au complet : acteurs, artistes du spectacle, techniciens et administratifs qui s’est plongée dans les informations et dans les méandres de ce gigantesque trafic.

Ensemble, ils ont tenté d’y voir plus clair, de soulever des questions, de créer du débat, de forcer les interdits , d’ouvrir des portes , de casser les tabous et des secrets. Il y en a beaucoup autour de l’armement.

Et pour affuter la réalité de leurs propos, ils ont puisé dans le net pour capturer toute sorte d’informations. Et il y en a.  Ils ont voulu dépasser le simple retour d’interview. Ils ont posé des questions qui dérangent mais pas au détriment de l’essence même de leur démarche artistique, à savoir : l’HUMOUR et la POESIE !

Jean-Michel d’Hoop : Depuis quelques années, mon travail avec l’équipe , s’oriente plus particulièrement sur    « l’animé et l’inanimé ».

Par le truchement de pantins, nous explorons une   relation singulière qui peut se nouer entre un acteur et un double. Nous revendiquons un théâtre pour un large public, tout en étant moderne et innovateur. Nous parions sur l’alliage possible entre une démarche scénique audacieuse et un divertissement intelligent basé sur le plaisir immédiat de la rencontre entre l’acteur et le spectateur.

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GUNFACTORY

On est un peu surpris de voir semblable spectacle   à la « Comédie Claude Volter » . Du divertissement, du rêve , de l’émotion  généralement !

Pourquoi ne pas insérer au programme d’une saison un tout autre genre de spectacle tel «  Gunfactory »

C’est une façon de nous faire découvrir la vie (cruelle) de notre monde.

Cela dit, j’applaudis le choix de la pièce : la vraie vie avec ses atrocités.

J’applaudis l’immense travail de Jean-Michel d’Hoop et toute son équipe de la Compagnie Point Zéro,

J’applaudis les cinq comédiens qui jouent « vrais » et interprètent leurs personnages comme présents en cours de conférences, d’interviews, d’informations au public en direct depuis une radio ou une télé, les deux.

J’applaudis Michel de Warzée , directeur de la Comédie Claude Volter, d’avoir mis à l’affiche un spectacle aussi fort et aussi réel.

Que les spectateurs soient présents et prêts à la découverte. Ils retrouveront en décembre la «  comédie »  avec la pièce d’André Roussin :« Nina » jouée par Michel de Warzée et Stéphanie Moriau.

 DISTRIBUTION :

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Corentin Skwara(comédien)

Benjamin Torrini(comédien)

Léa Le Fell (comédienne)

Léone François Janssens(comédienne)

Héloïse Meire(comédienne)ean

Yoan Stehr ( video)

Pierre Jacqmin (musique)

Ntacha Belova (marionnettes)

Christian Halkin (éclairages)

A tous, mille bravos.

GUNFACTORY

Jusqu’au 20/11/16

COMEDIE CLAUDE VOLTER

Avenue des Frères Legrain, 98 – 1150 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 762 09 63

 


 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , un grand merci pour votre présence et votre assiduité .

Notre moment de séparation : Ce samedi soir à 21 h sur France 2, la diffusion de la pièce de Marcel Mithois :

« CROQUE MONSIEUR » avec en tête de distribution la magnifique Fanny Ardant .

En direct du Théâtre de la Michodière

Bon amusement et à tout bientôt

Roger Simons