LA CONVIVIALITE (THEATRE NATIONAL) + JULIETTE GRECO

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bienvenue au blog, en toute simpathie, pardon , en toute sympathie…

 

16-09-20 Convivialité 62.jpg

 Une approche pop et iconoclaste de l’invariabilité du participe passé des verbes qui utilisent l’auxiliaire avoir en fonction de la position du complément dans la phrase.

 

 

 UN SPECTACLE TOUT PARTICULIER

Un spectacle axé sur l’orthographe !

Nous commettons souvent des erreurs…

C’est ce que nous montrent nos deux « professeurs »  d’un soir : Arnaud Hoedt et Jérôme Piron.

Eux deux : Nous avons été profs de français. Sommés de nous offusquer des fautes d’orthographe, nous avons été pris pour les curés de la langue.

Pourtant, nos études de linguistique nous ont appris que la norme orthographique française est très souvent arbitraire et pleine d’absurdités. Nous avons tenté de le dire. Nous avons alors été confrontés à l’impossibilité généralisée de nous faire entendre. Nous avons progressivement pris conscience des enjeux politiques et sociaux cachés derrière ces questions linguistiques.

QUESTIONS PRIMORDIALES

-Pourquoi Pop ?

Eux deux : C’est pop, parce que c’est populaire, par essence. Tout le monde possède une orthographe et chacun a un avis et un vécu à ce sujet. C’est un de ces objets intimes qui font partie du quotidien.

C’est pop, parce que cela ouvre des perspectives et prend le contrepied d’un sujet confisqué et trop souvent abandonné à une pensée élitiste ou académique. Il s’agit d’un exercice de pop linguistique.

C’est pop, parce que c’est décontracté.

-Pourquoi iconoclaste ?

Eux deux : C’est iconoclaste parce que l’orthographe française est un dogme. Elle n’est pas susceptible d’être remise en question. Or, la liste de ses absurdités est longue.

C’est iconoclaste, parce que nous proposons au public d’interroger ensemble et en profondeur les règles de l’écriture de la langue et leurs conséquences sur la construction de nos identités sociales.

C’est iconoclaste, parce que cela met en question des mécanismes inculqués depuis notre plus tendre enfance. Est-ce toujours un bon outil ?

Quand un outil n’est plus au service de l’homme, mais que c’est l’homme qui est au service de l’outil, est – ce toujours un bon outil ?

 

 

ECHOS

« L’orthographe de la plupart des livres français est ridicule…l’habitude seule peut en supporter l’incongruité !

(Voltaire)

« L’orthographe, divinité des sots »

(Stendhal)

« Y croire comme aux mathématiques. N’est pas nécessaire quand on a du style »

(Gustave Flaubert)

 

 

 PARCOURS D ‘ARNAUD HOEDT & JEROME PIRON

 

16-09-20 Convivialité 27.jpg

 Eux deux : Nous avons été profs de français. Sommés de nous offusquer des fautes d’orthographe, nous avons été pris pour les curés de la langue. Pourtant, nos études de linguistique nous ont appris que la norme orthographique française est très souvent arbitraire et pleine d’absurdités. Nous avons tenté de le dire. Nous avons alors été confrontés à l’impossibilité généralisée de nous faire entendre. Nous avons progressivement pris conscience des enjeux politiques et sociaux cachés derrière ces questions linguistiques.

Après avoir partagé ce constat avec le metteur en scène Arnaud Pirault (fondateur du collectif Groupenfonction/Tours), nous avons décidé de créer un spectacle. Durant plus d’un an, nous nous sommes replongés dans des ouvrages théoriques, nous avons recueilli des témoignages et rencontré des linguistes et des pédagogues.

Une fois le travail d’écriture achevé, nous sommes rejoints par l’artiste graphique Kévin Matagne qui réalise avec nous les accessoires, les projections et prend en charge la dimension esthétique du spectacle.

La résidence à Marseille a été également l’occasion de mettre le texte à l’épreuve du plateau et de jeter les bases de la future mise en scène du spectacle.

 

 16-09-20 Convivialité 35.jpg

 Et pendant des mois et des mois, ils vont mettre au point leur spectacle : une forme courte.

Eux deux : Depuis mars 2015, cette forme courte a été programmée en Belgique, en France et en Suisse ainsi qu’à La Manufacture durant les éditions 2015 et 2016 du festival d’Avignon.

Aujourd’hui, nous proposons de partager avec le public la forme complète du spectacle.

 

LA CONVIVIALITE

Et ce spectacle, car il s’agit bien d’un spectacle inattendu et tout à fait passionnant ,

s’est livré au public ce mardi soir.

Un triomphe bien mérité.

Cette « leçon » nous appris énormément de choses sur ce mot « ortographe », non, cela s’écrit autrement   « orthographe »

 LA CONVIVIALITE

Un fragment de soirée entre amis pour flinguer un dogme qui s’ignore. Car oui, l’orthographe est   un dogme intime et lié à l’enfance. Un dogme public qui détermine un rapport collectif à la culture et à la tradition.

Outil technique qu’on déguise en objet de prestige, on va jusqu’à appeler ses absurdités des subtilités.

Passion pour les uns, chemin de croix pour les autres, il est sacré pour tous. Et pourtant, il ne s’agit peut-être que d’un énorme malentendu.

L’intention  de la démarche : permettre au public de s’autoriser un discours critique sur l’orthographe, de s’interroger sur ses enjeux démocratiques .

Quant à l’approche pop du spectacle ? C’est sous une forme décontractée que Arnaud Hoedt et Jérôme Piron prennent le contrepied d’un sujet confisqué et trop souvent abandonné à un pensée élitiste ou trop académique !

 

image004.jpg

 LA CONVIVIALITE

En plus du spectacle habituel, de nombreuses personnalités viennent participer au spectacle : sociolinguiste, professeur

Spécialiste en politiques linguistiques, professeur de didactique et combien d’autres.

Le but : aborder autrement l’orthographe

Prenez contact avec le Théâtre National : 02 / 203 41 55

Le spectacle dure 90 minutes.

Le duo Hoedt-Piron est d’une compétence incroyable. Un fameux travail de mémorisation ! On s’amuse et on rit beaucoup. Et l’on prend un maximum de notes.

Des séries de mots mal orthographiés s’enchainent sur le grand écran. C’est la joie dans la salle Jacques Huisman

 

 

 GENERIQUE

Avec Arnaud Hoedt & Jérôme Piron

Création video : Kévin Matagne

Co- mise e scène : Arnaud Piron et Clément Thirion

Aide à la mise en scène : Dominique Breda

Assistante : Anais Moray

Conseiller artistique : Antoine Defoort

Régiceur video et son (ERREUR – «  régisseur s’écrit avec deux « s » et non un c) : Michel Ransbotyn

Régisseur lumière : Guillaume Rizzo & Jacques Perera

Régisseur video et son :Kevin Matagn

Développement du projet et diffusion : Habenus Papam/ Cora-Line Lefèvre et Julien Sigard

Création et Production : Compagnie Chantal & Bernadette

Co-production : Théâtre National/Bruxelles

Avec le soutien de l’Ancre à Charleroi, du Théâtre La Cité/Marseille, de la Bellone/Bruxelles et de la Cie La ZouZe/Marseille

A NOTER DANS L’IMMEDIAT

Le cinéma Galerie propose, avec la complicité des artistes du Théâtre National, un film en lien avec leur création..

Projection 03/10/16 « The Lobster de Yorgos Lanthimos .

La projection sera suivie d’une rencontre avec les interprètes.

A vous renseigner au plus vite…

LA CONVIVIALITE

Jusqu’au 15/10/16

THEATRE NATIONAL

Boulevard Emile Jacqmain 111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 203 41 55

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » merci de votre attention. Méfiez-vous de votre orthografe , pardon , votre orthographe…

Notre moment de séparation : Ce samedi 01/10 à 21h sur TV5monde : un documentaire palpitant de Valérie Inizan et Jérôme Bréhier : JULIETTE GRECO.

Une destinée étonnante ! Une chanteuse fascinante !

Je l’ai interviewé de nombreuses fois, et chaque fois, j’ai passé un moment des plus délicieux..

Bonne vision à Vous !

Voici Juliette . Je l’adore !

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

LES LARMES DE NIETZSCHE (COMEDIE CLAUDE VOLTER)+ KAWRAL

 

 D’après le roman d’Irvin Yalom «  Nietzsche a pleuré »

 Adaptation  en français : Michel Wright 

 

 

 

  IRVIN YALOM (L’AUTEUR)

 Né à Washington le 13 juin 1931, issu d’une famille juive d’origine russe émigrée aux Etats-Unis peu après la Première Guerre Mondiale…`

 FRIEDRICH NIETZSCHE

« Deviens ce que tu es ! » 

Nietzsche s’est éteint le 25  août 1900, à l’âge  de 56 ans après plus de dix années passées dans un état quasi végétatif.

Aujourd’hui encore, les causes de sa mort restent mystérieuses.

 Dr JOSEF BREUER

 Le plus grand médecin autrichien, né en 1842 et mort à Vienne en 1925.

Il ‘est fait d’abord connaître comme médecin hospitalier et chercheur en physiologie. Il a été l’un des premiers à lier l’organe de l’ouïe avec le sens de l’équilibre.

C’est vers ce médecin que Nietzsche se tournera pour trouver un apaisement a ses maux.

SIGMUND FREUD

Né en 1856 à Freibourg, en Moravie, il devait recevoir  à 74 ans le prix Goethe pour sa collaboration à la littérature  germanique. Cela n’a pas empêché les nazis de brûler ses livres dès leur arrivée au pouvoir en janvier 1933.

Six ans plus tard  le 23 septembre 1939,  atteint d’un cancer, il mourra  de doses de morphine administrées à sa demande et avec l’accord de son épouse.

 LIENS

Le roman de Yalom   «  When Nietzsche wept » a été adapté  au cinéma en 1997 et réalisé par un cinéaste américain peu connu : Pinchas Perry.

 
 

 Un deuxième film qui relate un événement qu’aurait – paraît-il été vécu par Nietzsche dans les jours qui ont précédé son internement en hôpital psychiatrique

« Un cocher maltraite son  cheval. Un passant s’approche, plonge son visage dans la crinière de l’animal, éclate en sanglots et s’effondre. »

Cet homme, c’était Nietzsche ! Une longue séquence du film de Béla Tarr.

 

 

 Titre du film « When Nietzsche wept » traduction : «  LES LARMES DE NIETZSCHE.

Reste encore un personnage  important dans la vie amoureuse du Dr Breuer : Mathilde,  son épouse. 

Nietzsche 12.jpg

 Cette dernière aurait convaincu Breuer de s’occuper de Nietzsche qui, ne s’étant jamais remis de son échec sentimental avec elle, se trouvait au plus mal, tant physiquement que psychiquement.

Nietzsche 2.jpg

 Il a été dit que Freud et Mathilde auraient été attirés l’un vers l’autre, mais rien ne permet  de le préciser. Cela se sent clairement dans la pièce qui se joue en ce moment à la « Comédie  Claude Volter. »

Au –delà du bien et du mal

Le film de l’italienne Liliana Cavani sorti en 1977, que l’on peut associer au cinéma de Nietzsche. Le film n’est pas une stricte adaptation de l’œuvre de Nietzsche mais raconte plutôt la tentative de ménage à trois souhaité par le Dr  Breuer.Ce film est effectivement le départ de la pièce jouée à la Comédie Claude Volter.

 

 LES LARMES DE NIETZSCHE

 Une pièce tout à fait remarquable,  intéressante  passionnante.

 Une nouvelle découverte de ce que l’Histoire raconte sur Nietzsche.

 Michel Wright (adaptateur/metteur en scène) : Il est rare, pour ne pas dire exceptionnel, de rencontrer des textes qui marquent profondément un mode de perception des choses. C’est le cas pour moi, à la lecture du roman de Yalom.

Ce roman est un «best seller » et ma méfiance naturelle m’a toujours éloigné de ce genre de littérature.

Or ce bouquin fut abandonné, oublié dans ma voiture par une femme que je déposais à l’aéroport. Il trainait là. Je l’ai lu, en français et en anglais.

Et il a d’une certaine manière changé ma vie !

Voilà l’histoire exceptionnelle, elle aussi, de mon rapport à ce roman.

Et naît cette pièce superbe, l’une des pièces chef d’oeuvre de la saison théâtrale sur tous les plans : le texte, la mise en scène, l’interprétation ! Du vrai théâtre, solide, percutant !

Michel Wright : Mais tout ceci n’aurait été possible sans l’énergie générée au sein des « Utopies en marche » , collectif d’acteurs emmené  par Jean-Claude Idée et qui a coproduit ce beau projet.

LES LARMES DE NIETZSCHE

Nietzsche  13.jpg

 La pièce se déroule en plusieurs tableaux, qui chacun contient des tranches de vie  des personnages : entre Breuer et Nietzsche,  Mathilde et Breuer,  Freud et Mathilde et bien entendu , et se trouvent ici les séquences les plus importantes de la pièce : les rencontres intensément dramatiques entre Breuer et Nietzsche.

Nietzsche 11.jpg

 Rosalia  Cuevas  fait vivre Mathilde.

 Benjamin Thomas,  le jeune  Sigmund Freud.

 

Nietzsche 5.jpg

 Jean-Claude Frison, le Dr Josef Breuer.

 

Nietzsche 9.jpg

 Yves Claessens, Friedrich Nietzsche !

Nietzsche 8.jpg

 Ils sont excellents tous les quatre, avec tout de même un coup de chapeau complémentaire à Jean-Claude Frison, adoré par le public (On n’oublie pas le « Frison « du National et du Parc) et Yves Claessens , un «  Nietzsche » d’une présence extraordinaire, entré dans la peau du personnage d’une manière vibrante, éclatante , pathétique , poignante.

Deux grands talents confirmés que nous espérons de retrouver sur les planches de nos théâtres.

Michel Wright : J’avais parlé de ce projet à Jean Claude  Frison et lui avais demandé ce qu’il pensait de l’adaptation, il m’avait répondu que le rôle le passionnait et qu’il souhaiterait le jouer. Une chance exceptionnelle pour moi !

Exceptionnel aussi de travailler avec mon ami de longue date, Yves Claessens avec qui j’avais très rarement travaillé.  Il est l’acteur idéal pour incarner Nietzsche. Il est formidable !

D’autant plus qu’il forme avec Jean-Claude un duo d’exception !

Un autre bonheur encore pour moi : Rosalia Cuevas !

C’est ma première collaboration avec cette immense actrice que j’admire depuis que je vais au théâtre.

Quant à Benjamin Thomas,  il a été mon  étudiant. Il m’a demandé de jouer dans une pièce où il incarnerait un rôle important. Cela ne m’était jamais arrivé qu’un étudiant me fasse une telle proposition.

 

LES LARMES DE NIETZSCHE/ADAPTATION/MISE EN SCENE.

Michel  Wright, je le connais depuis longtemps et j’ai vu la plupart des pièces qu’il a mis en scène. Un travail toujours soigné, de qualité ,  discret. Et il le prouve cette fois avec  « Nietzsche »

Michel a  signé plus de quarante mises en scène , entre autres : «  Dracula » , « Love Letters  » , «  A l’école Rita »  ,   « Mémoires de deux jeunes mariées », «  Maison de Poupée » «  et plus près de nous : «  Sentiments provisoires »

 Il est à la fois comédien, animateur, écrivain, professeur au Conservatoire de Bruxelles et à l’IAD.

Bravo Michel !

 

Nietzsche le philosophe !

Nietzsche le psychologue !

Nietzsche le psychiatre !

Cette pièce est une rencontre au sommet entre Nietzsche et Breuer ! Captivant ! Exaltant !

Une rencontre imaginaire entre ces deux personnages entrés dans l’Histoire !

 

Nietzsche 7.jpg

 Une analyse directe  disséquée  sur Nietzsche.

Une écriture  fluide,  simple, claire.

Une longue conversation d’une intelligence sans pareille

Des dialogues serrés, enlevés, saisissants !

 LES LARMES DE NIETZSCHE

Scénographie et mise en scène : Michel Wright

Création Lumière & Régie : Sébastien Couchard.

Assistante à la mise en scène : Sofia Pinero

Une coproduction de la Comédie  Claude Volter et les Utopies en marche.

Conception du programme : Jean-Claude Seynave

Video : Théâtrisez-moi.

Avec

Jean-Claude Frison, Yves Claessens, Rosalia Cuevas et Benjamin Thomas.

 

LES LARMES DE NIETZSCHE

Jusqu’au 16/10/16

Nietzsche 1.jpg

 COMEDIE CLAUDE VOLTER

 Avenue  des Frères Legrain 98  – 1150  Woluwe Saint-Pierre

 Infos Réservations : 02 / 762 09 63

 

Amis  de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , merci pour votre attention et votre fidélité.

Notre moment de séparation :Ces vendredi 30/09 et samedi 01/10: KAWRAL  au Théâtre 140  – Avenue Plasky 140, à 20h30(Réservation : 02 / 733 97 08)

Rencontre de deux univers  : d’un côté , cinq musiciens , ensemble musical polymorphe, et de l’autre : cinq danseurs burkinabè.

Les voici , en avant-première.

Bonne soirée et à tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PROCES EN HERESIE DE FEDERICO GARCIA LORCA (THEATRE LA CLARENCIERE)+(film)THE ARTIST

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bienvenue à Vous  à la découverte d’un livre et d’une pièce sur Federico Garcia Lorca.

Un peuple qui ne soutient pas et n’encourage pas son théâtre, s’il n’est pas mort , il est moribond !

Il faut agir donc pour le bien même du théâtre, pour la réputation et la dignité des interprètes.

(Federico Garcia Lorca)

 

14361217_10210841624693585_4305570621868141437_o.jpg

 

Une pièce de José Perez , fils de républicain espagnol, collaborateur de nombreux médias tant belges qu’espagnols, traducteur , auteur de plusieurs conférences sur Jean Ferrat, Brel, Clara Campoamor , vice-président de la Maison de la Laïcité de Bruxelles, conseiller municipal à Saint Gilles.

Un comédien ! Un chanteur ! Et il le montre dans sa pièce qui se joue au Théâtre La Clarencière.

Le texte intégral de la pièce figure dans l’ouvrage publié aux Editions Naranjo.

Je vous conseille vivement de vous le procurer.

C’est intéressant et passionnant !

 

 

RESUME

Le drame met en parallèle et confronte deux périodes sanglantes souffertes par l’Espagne.

Le franquisme, responsable de l’exécution d’un des poètes les plus emblématiques du XXème siècle, se mêle ici avec l’Inquisition espagnole du XVème siècle.

A travers un procès imaginé contre Garcia Lorca, les époques se croisent et les odieuses accusations restent tristement les mêmes…

Les voix des amis de Lorca (chanteurs, musiciens, auteurs), et celle de l’accusé, s’égosillent pour faire entendre leurs arguments.

Ce sont les derniers cris d’espoir et d’amour lancés à la face de juges aveuglés par leur foi.

NOTE D’INTENTION

« Le drame au début, nous ne voulions ni le voir , ni le croire… »

José Perez (l’auteur) :C’est par ces mots que Louis Aragon décrit le début de la guerre civile espagnole, déclenchée en 1936 par le putsch militaire de Franco. ! Et c’est au début de ce conflit, quelques semaines plus tard, que Federico Garcia Lorca est assassiné par des rebelles nationalistes d’extrême droite.

Lorca n’a jamais bénéficié du moindre procès. Il est mort dans des conditions plus ou moins connues, alors que la guerre civile d’Espagne venait d’éclater. ! C’est en m’imprégnant de l’œuvre de Lorca, que j’ai eu l’idée de constituer le drame de la vie du Rossignol andalou à travers la mécanique bien rodée d’un procès d’Inquisition. Il reprend toutes les étapes qui vont de la présentation de l’hérétique, de l’Inquisiteur, de l’autodafé à l’exécution et à la mise à l’index des œuvres du poète.

Tels les hérétiques du temps passé, les Parfaits, les Cathares du Languedoc, Lorca menait une croisade à contre courant de tout, et même si aucun juge ne s’est prononcé sur son sort, ceux de son temps se sont permis de mener le procès le plus terrible qui soit : celui où la défense n’a pas voix au chapitre. Nous fêtons cette année les 80 ans de la mort de Federico Garcia Lorca. Nous souhaitons commémorer cet anniversaire afin de rappeler que l’atrocité est toujours susceptible de se répéter, de siècle en siècle.

 

 

LE PROCES EN HERESIE DE FEDERICO GARCIA LORCA

Un texte passionnant ! Une pièce attachante !

 

  14361179_10210841597172897_827877863901635629_o.jpg

 

Sur scène, aux cotés du Grand Inquisiteur, un greffier (l’alguazil) assure la partie administrative du procès et le respect de la procédure. Tout ce petit monde prête serment et puis la vie de l’accusé est mise à nu. Son état civil, sa vie, sa famille, ses engagements, ses amis, les amis de Lorca qui apportent leurs témoignages, à décharge évidemment. Rafael Alberti, Miguel Hernandez, Gabriel Celaya ou Antonio Machado, tous compagnons d’armes artistiques de Lorca.

Sont aussi évoqués Salvador Dali, Luis Buñuel, Manuel de Falla… Des chansons issues du folklore traditionnel espagnol sont au programme. Paco Ibañez notamment est mis à l’honneur. La torture fait partie intégrante d’une procédure d’inquisition et Lorca est obligé, en ce sens, d’écouter le lamento lent de ses amis qui se morfondent de sa disparition prochaine ! L’abjuration et l’acte de foi, mieux connus sous le vocable d’autodafé,         sont au programme dès lors que le poète andalou s’entête à vouloir donner une place à la femme dans sa poésie, et dans la société espagnole tout court. Le Grand Inquisiteur emploie toutes les ruses pour faire fléchir Lorca : La perfidie et l’hypocrisie. Le mensonge même pour soutirer de l’argent à la famille du poète. ! Allégoriquement, c’est la tyrannie qui est fustigée : quarante ans de dictature sanguinaire de la part de Franco, l’ami d’Hitler et de Mussolini. Quarante ans de nuit noire pendant lesquelles les œuvres de Lorca sont interdites.

14358772_10210841614613333_2490120101105276456_n.jpg

EN SCENE : QUATRE PERSONNAGES

En tête Federico Garcia Lorca interprété par une comédienne.

– Pourquoi avoir choisi une femme pour représenter Lorca ?

José Perez : J’ai choisi délibérément une femme pour tenir le rôle du poète. D’abord parce qu’on sait que Federico avait une grande sensibilité féminine, mais aussi parce l’œuvre du Rossignol andalou n’existerait sans doute pas sans sa condition de marginé sexuel (Ian Gibson, spécialiste de l’œuvre et de la vie de Lorca) dans une Espagne ultra-conservatrice et sans tout ce qu’il éprouvait de maternel pour les exclus du système. « Je serai toujours du côté des plus pauvres« , disait-il. On peut noter d’ailleurs que tout le théâtre de Lorca n’est qu’une ode à la femme. De Doña Rosita à la Savetière prodigieuse en passant par Bernarda Alba ou Mariana Pineda, le héros « lorcaïen » est toujours une femme. Sur les planches, ses héroïnes se meuvent, se battent, luttent contre l’injustice d’une société ankylosée, paralysée même et fermée à leur bonheur.

Le combat féministe prend toute sa dimension lorsque Franco retire le droit de vote aux femmes, devenues simples machines d’une terrible organisation de la société.

« Par un juste retour des choses, représenter Lorca sur scène ne pouvait se faire qu’à travers les traits d’une femme au cœur fort de toute sa poésie, empli de l’âme du poète, capable d’une émotivité à fleur de peau. Dali disait de Lorca qu’il était fin, galant et d’une excessive beauté. Le génie moustachu écrivit un jour au poète : « je viendrai un jour te chercher pour peindre ton visage de mer » (de mère ?). Et il s’exécute en dessinant un Lorca au bord de l’eau semblable à une déesse nue. Et c’est en voyant le croquis que Federico répond à Salvador : « je loue la direction si ferme de tes flèches. »

L’auteur a délibérément choisi une femme pour tenir le rôle du poète. D’abord parce qu’on sait que Federico avait une grande sensibilité féminine, mais aussi parce l’œuvre du Rossignol andalou n’existerait sans doute pas sans sa condition de marginé sexuel (Ian Gibson, spécialiste de l’œuvre et de la vie de Lorca) dans une Espagne ultra-conservatrice et sans tout ce qu’il éprouvait de maternel pour les exclus du système. « Je serai toujours du côté des plus pauvres », disait-il. ! Notons d’ailleurs que tout le théâtre de Lorca n’est qu’une ode à la femme. De Doña Rosita à la Savetière prodigieuse en passant par Bernarda Alba ou Mariana Pineda, le héros « lorcaïen » est toujours une femme. Sur les planches, ses héroïnes se meuvent, se battent, luttent contre l’injustice d’une société ankylosée, paralysée même et fermée à leur bonheur.

Le combat féministe prend toute sa dimension lorsque Franco retire le droit de vote aux femmes, devenues simples machines d’une terrible organisation de la société.

 

 

Par un juste retour des choses, représenter Lorca sur scène ne pouvait se faire qu’à travers les traits d’une femme au cœur fort de toute sa poésie, empli de l’âme du poète, capable d’une émotivité à fleur de peau. Dali disait de Lorca qu’il était fin, galant et d’une excessive beauté. Le génie moustachu écrivit un jour au poète : « je viendrai un jour te chercher pour peindre ton visage de mer » (de mère ?). Et il s’exécute en dessinant un Lorca au bord de l’eau semblable à une déesse nue. Et c’est en voyant le croquis que Federico répond à Salvador : «  je joue la direction si ferme de tes flèches »…

LE PROCES EN HERESIE DE FEDERICO GARCIA LORCA

 

14457550_10210841606693135_1445075124972812049_n.jpg

Excellente adaptation théâtrale de l’œuvre de Lorca, en langue française par José Perez.

Le livre contient tout le texte intégral ainsi que de nombreuses note et commentaires.

« Il faut agir donc pour le bien même du théâtre, pour la réputation et la dignité des interprètes… »

(Federico Garcia Lorca)

Magnifique interprétation des quatre acteurs.

Les principaux thèmes traités dans cette pièce : l’amour, la fierté, la passion mais aussi la peur, la cupidité l’injustice et la mort.

L’EQUIPE

Laurence Briand (dans le rôle de Federico Garcia Lorca)

François Mairet (le grand inquisiteur)

Marguerite Topiol (témoin)

Ruy Perez (l’alguazil)

Mise en scène : Laurence Briand et Marguerite Topiol

Assistanat à la mise en scène : Marguerite Topiol

Chorégraphie : Rosalie Carmona

Auteur et chant : José Perez

« Un peuple qui ne soutient pas et ‘encourage pas son théâtre, s’il n’est pas mort, il est moribond… »(Federico Garcia Lorca)

LE PROCES EN HERESIE DE FEDERICO GARCIA LORCA

Jusqu’au 01/10/16

THEATRE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère 20- 1050 Bruxelles

Info Réservation : 02/640 46 70


 

 Amis de l’émission/blog » Les Feux de la Rampe, merci de votre présence et votre assiduité.

Notre moment de séparation : Demain mercredi à 21h15 , sur LA TROIS RTBF, nouvelle diffusion du fameux film « THE ARTIST »

Un film remarquable, muet , formidable déclaration d’amour pour le 7ème Art.

Avec Jean Dejardin et Bérénice Bejo.

Bonne soirée et à tout bientôt !

Roger Simons

 
 

 

 

 

 

 

 

 

LE CIRQUE DES FEMMES(CAFE-THEATRE LA SAMARITAINE )+ (film) CEZANNE ET MOI

FEMMES ! FEMMES ! FEMMES !

Et elles sont quatre ! Quelles nanas !

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous.

Peut-être avez-vous vu ce spectacle dans le début de l’année, à La Clarencière.

Elles sont formidables.

Je vous offre une republication de ma chronique sur ce spectacle, à voir jusqu’au 08/10 à La Samaritaine

Croyez-moi, vous ne le regretterez pas.

A Vous Charlotte, Sophie , Micheline, Ann…

 

LE CIRQUE DES FEMMES


 

 LE CIRQUE DES FEMMES

Création sur la gent féminine…

« Venez voir le Cirque des Femmes !

« Il y en aura pour tous les goûts !

« Venez, n’ayez pas peur,

« Entrez et installez-vous !


 

Elles sont terribles ces quatre femmes, féminines en diable !

On en prend un drôle de coup, nous les mecs !

Que de révélations sur leurs opinions sur les hommes.

Il faut résister !

Allez Mesdames, c’est quoi ce cirque ?

Elles : (moqueuses) Quelle question ! C’est une pièce de théâtre sous forme de cabaret dans lequel la gent féminine se montre sous tous ses aspects. Mélangeant tant le drame que l’humour, à travers des textes inédits, des chansons , des scènes non verbales.

Nous présentons des dizaines de portraits de femmes à la fois séduisantes, mordantes, hypocrites, honteuses, violentes, militantes, travailleuses, chômeuses, danseuses, célibataires , aimantes, désespérées, amantes délaissées…

« Le Cirque des Femmes »agit comme un miroir révélant chacun et chacune le reflet de sa propre intimité.

« Ne t’effraie pas ma jolie princesse, disait la vieille femme je vais juste enlever le fruit de ton plaisir et tu deviendras une bonne petit fille.. »

Les hommes sont-ils admis dans votre Cirque ?

Elles : Et comment ! Ils vont connaître tout ce qu’ils ont toujours voulu savoir sur les femmes sans rien oser demander.

On les chatouille on se moque d’eux…gentiment ! Mais rassurez-vous on se moque des femmes tout autant !

– Quel est votre message exactement ?

Elles : Dans une société où la femme est en train de perdre ses droits peu à peu, et où les extrémismes prennent le pas sur la sagesse, nous devons nous serrer les coudes, être vigilants. Partout dans le monde, là ou il y a un conflit, c’est la femme qui est la première victime. L’avenir appartient à nos enfants, nous devons nous battre pour eux et laisser une trace de liberté…

CDF1.jpg

 -Comment s’est créé ce « Cirque des Femmes »?

Elles : Le plus naturellement du monde. Nous avons parlé de nos joies et de nos blessures, de notre histoire mais aussi de ce que nous observons au quotidien. Nous avons tenté de défendre les thématiques qui nous interpellent.

Nous défendons avec insolence notre liberté d’être ce que nous sommes. Nos portraits de femmes sont des odes à la liberté.

« Alors en vrac, les sujets à l’ordre du jour sont :

Petit un : l’obligation du costume 3 pièces pour l’homme,

Petit deux : l’homme au foyer et ses conséquences sur l’Economie,

Et le dernier point, last but not least : la polygamie »

 « Ce qui est fou, c’est que tu détestes les règles, mais quand elles n’arrivent pas, c’est encore pire ! Tu les attends ! Tu flippes !

Elles : Venez assister à notre spectacle où vous verrez des femmes en équilibre entre la folie et la raison , qui domptent leurs histoires d’amour…ou non , qui virevoltent au-dessus du monde , rient et se moquent de leur propre complexité, jouent avec leur naïveté touchante , dansent , chantent , crachent le feu qui les anime ou les révolte , jonglent avec les styles , apparaissent et disparaissent , construisent des histoires loufoques et surréalistes, se contorsionnent dans tous   exprimer au mieux ce qui les anime, et enfin , offrent avec sincérité et simplicité une création artistique qui enchante le grand chapiteau.

« Je suis contre les femmes..tout contre ! »

Et vous savez, je présume qui a écrit ce texte !

 LE CIRQUE DES FEMMES

 « Tout le monde se moque de moi ? Et bien ils vont voir ! Je vais manger, jusqu’à ce que mes cuisses n’entrent plus dans la baignoire. Jusqu’à ce qu’on doive me tirer à travers les mortes. Et après, on ne pourra plus me soulever de mon lit. »

 LE METTEUR EN SCENE

Alexis van Stratum : Ce qui m’intéresse chez ces comédiennes , c’est leur personnalité : leurs forces , leurs failles et leurs faiblesses. Et c’est précisément en partant d’elles-mêmes, tant sur le mode fictionnel qu’autobiographique, qu’est né mon envie de travailler avec elle.

– Comment est né ce titre de «  Le cirque des femmes » ?

Alexis : Lors de la première séance de travail Sophie Doyen s’est lancée dans une improvisation en mettant en scène la bonimenteuse d’un lieu qu’elle a nommé   LE CIRQUE DES FEMMES.

Des centaines d’images défilaient devant mes yeux. Le titre ludique de son improvisation comportait toutes les envies communes que nous avions et correspondait au travail de recherche que je voulais mener avec elles.

Nous touchons à une multitude de thématiques liées directement ou indirectement à la condition féminine : l’amour, les ruptures amoureuses , la honte , la solitude , le viol , l’inceste , la violence conjugale , la vie professionnelle , les hommes , la maternité, les règles , la transsexualité , le militantisme , la médisance , la nourriture, le corps et la sexualité.

Pardon du peu ! C’est fabuleux !

CDF2.jpg

Ces quatre femmes s’avèrent être de grandes comédiennes, entrant avec facilité dans la peau de tous les personnages.

Je ne les ai pas compté mais il y en a une multitude !

Des moments très joyeux, très drôles, d’autres émouvants, d’autres vachement sexy.

Les sketchs  s’enchainent à un rythme fou !

Bravo à Vous toutes les Femmes !

Elles : Notre spectacle est comme une grande boîte de chocolat aux mille parfums.

Tout un chacun peut venir goûter toutes les saveurs de la gent féminine.

Quant à la forme choisie pour exprimer ces témoignages, nous l’avons voulue dépourvue d’artifices , directe mais surtout construite dans un langage authentique qui part de l’intime.

Alexis : L’aspect visuel est grès sobre. La lumière, les accessoires et les costumes ne viennent que mettre en lumière le talent de ces quatre comédiennes.

Bref, c’est le spectacle à voir sans la moindre hésitation. Tout au contraire !

cdf20.JPG

Belle découverte, que dis-je, très belle découvertes de quatre comédiennes.

Magnifique découverte de ces femmes ravissantes !

Réservez vos places dès maintenant. s‘il en reste encore !

Bonne chance à Vous.

Bonjour à Vous : Charlotte…Sophie… Micheline…Ann !

L’une d’entre ELLES : « Je suis une femme comme ça en apparence. J’ai des formes. Parfois on m’a même dit que j’étais jolie. Mais la nature s’est trompée. Au fond de moi , tout au fond de moi , je suis un homme…

 DISTRIBUTION

Sophie Doyen

Charlotte Devyver

Micheline Mordenfeld

Ann Vandenplas

Accompagnateur à la création/metteur en scène :

Alexis Van Stratum

ECHOS

Philippe Bergman :(spectateur) : «  Merci Mesdames pour le spectacle d’hier. Vous étiez touchantes, drôles vraies, belles , naturelles , parfois sarcastiques…Bref des femmes dans toute leur splendeur(quel cirque )!. . On (je) vous aime, on ne sait pas se passer de vous…Et c’est (très) bien comme ça »

Stéphanie Noh Lange (spectatrice) : «  Merci à vous quatre pour le spectacle. Beaucoup de rires et d’émotions. Tellement d’énergie et de vie .Nous avons été enchantées . Bravo »

PASSAGE D’UN LIEU   A UN AUTRE !

Du Café -Théâtre « La Clarencière »(Fabienne Govaerts) au Café-Théâtre « La Samaritaine »  (Huguette Van Dyck)

Encore deux femmes !

« AH! LES FEMMES ! CES ANIMAUX SANS QUEUE NI TETE «  (Sacha Guitry)

 

LE CIRQUE DES FEMMES

Jusqu’au 08/10/16

CAFE-THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95


 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention et votre présence.

Notre moment de séparation : « CEZANNE ET MOI » ,le film réalisé par une femme , Danièle Thompson.

C’est l’histoire  d’une amitié extraordinaire entre Paul Cézanne et Emile Zola.

Ce sont  deux jeunes comédiens de talent  qui interprètent ces deux personnages :  Guillaume Canet et Guillaume Gallienne.

A voir absolument !

Bon plaisir à Vous et à tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’AMI DES BELGES (THEATRE DES MARTYRS)+ IGOR LEVIT

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bienvenue à Vous . Vous avez à découvrir un jeune milliardaire français,et en fin de programme, un pianiste virtuose.

L’AMI DES BELGES

AMLP 00852-0013.jpg

Une pièce de Jean-Marie Piemme créée au Festival de Spa  en 2014 !

Une pièce que j’ai  trouvée très intéressante et  très bien  interprétée !


Une belle idée, une belle écriture de Jean-Marie Piemme , l’un de nos  grands  dramaturges belges.

Un excellent comédien : Fabrice Schillaci.

Une curieuse histoire, délirante au possible…

AMLP 00852-0008.jpg

 « Loin de coller à une réalité documentaire, le texte de Piemme et la mise en jeu de Jean Lambert partent dans un joyeux délire. Humour et poésie s’invitent dans ce portrait au vitriol que Fabrice Schillaci porte avec une formidable puissance ». (Jean-Marie Wynants/Le Soir)

 J’adhère totalement  à la critique positive de Wynants.

Au départ du spectacle, je ne connaissais pas la pièce, je me suis interrogé quant à l’interprétation  « grandiloquente » de ce comédien que je n’avais jamais vu à la scène mais vu au cinéma  oui, entre autres dans le film de  Benoît Mariage « Cow boy »

Mais  quelques minutes plus après , Fabrice Schillaci m’a conquis  dans sa façon de jouer ce texte et également par sa gestuelle épatante.

 

 Extrait de la pièce

Fabrice Schillaci : Mon départ pour la Belgique est un acte réfléchi, concerté, pesé , ai-je rappelé à un journaliste du journal Le Soir, un petit matin qui s’étonnait qu’une pointure comme moi veuille absolument s’établir dans une ville aussi sale que Bruxelles, paralysée par les embouteillages , gangrenée par des mutations architecturales déplorables , sans RER. A quoi j’ai répondu que ma solidarité avec les Belges était sans faille…pourvu qu’ils ne changent rien à leur dispositif fiscal et aux possibilités de fondations leur permettant d’épargner un maximum sur les frais de succession…

Lire ce texte interroge déjà, fait rire, surprend le lecteur  mais voir ce texte joué en scène par le comédien, c’est génial !

Drôle, grinçant, osé , insolent , irrévérencieux.

AMLP 00852-0006.jpg

 Jean-Marie Piemme (auteur) : Cet homme qui se tient devant nous, avec son costume classieux , sa coiffure bien nette et son club de golf, est un puissant de ce monde .

Aujourd’hui cependant il n’en mène pas large. En panne de voiture dans la campagne belge, il s’énerve sur son chauffeur pas vraiment débrouillard.

Et le voici qu’il raconte sa vie à son biographe officiel, chargé d’écrire le livre de sa vie.

Et nous, spectateurs,  allons jouir  de  l’histoire de ce milliardaire français qui veut devenir belge.

Il y a du Gérard Depardieu  dans  sa tenue, ses mots, ses  rires, ses expressions…

Ce n’est jamais qu’une farce contemporaine qui dénonce l’arrogance des nantis.

Un spectacle exutoire comme une grimace irrévérencieuse, jouissive  adressée aux puissants de ce monde.

AMLP 00852-0004.jpg

Une mise en scène époustouflante de Jean Lambert, en osmose  avec l’auteur et l’interprétation  du comédien.

C’est plein de surprises et d’idées.

Pour moi le moment émouvant de la pièce se joue  quand  ce comédien chante à sa façon l’œuvre célèbre de Jacques Brel « La quête – l’impossible amour » 

Le décor sonore est généreux avec une musique de Mozart , deux chansons de Brel, un jazz  de Charlie Parker et…les Gilles de Biche.

La pièce est publiée aux Editions Lansman.

 

 

L’AMI DES BELGES

Auteur : Jean-Marie Piemme

Mise en scène : Jean Lambert

Scénographie & costumes : Catherine Somers

Lumières : Ophélie Kern

Son : Vincent Cahay

Production : Impact Cie

Avec Fabrice Schillaci

THEATRE  DES MARTYRS

Jusqu’au 08/10/16

Place des Martyrs  22 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08


 

Amis de l’émission/blog  » Les Feuxde la Rampe », merci de votre présence.

(Les musiques et chant font  quelque peu partie du spectacle.)

Notre moment de séparation : IGOR LEVIT,  jeune pianiste germano-russe, présent au Palas des Baux-Arts , à partir du 30 septembre, là où il jouera l’intégrale des sonates de Beethoven.

Igor Levit : J’ai travaillé ces pages depuis une dizaine d’années et il était évident pour moi que c’est avec elles que je voulais faire mes débuts au disque.C était une sorte de nécessité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CHA CHA CHA DU CHEF DE GARE(THEATRE DES RICHES-CLAIRES )+ film « JUSTE LA FIN DU MONDE »


Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »bienvenue à Vous. Je vous propose le spectacle du Théâtre Les Riches-Claires, salle du dessus.

Flashback dans le temps passé.

 

 

 Année 1955 ! Bonheur pour tous , croissance économique et baby boum.

 

Cha 4 (J. van Grunderbeeck).JPG

 Ils sont deux : Clara Buflash, présentatrice de l’émission de télé : « Les conseils flash de Clara », est investie d’une mission quasi divine : offrir à toutes et à tous « Les secrets du bonheur »

 

Cha 1 (J. Van Grunderbeeck).JPG

 Et si Jean-Pierre Fleurimont , le chef de gare, s’est trouvé sur le chemin de cette blogueuse sixties au chignon-banane, ce n’est sans doute pas un hasard : naïf, curieux et prêt et à tout, il est le cobaye parfait quoique…

L’époque avance à grands pas et le pouvoir des médias, loin d’être anodin, gagne du terrain : Il faut s’adapter, séduire, vendre ou…passer à la trappe. Pierre et Clara l’ont bien compris.

Info : Dans ce duo absurde, toute référence à Jacques Tati, Pierre Etaix ou Marabout Flash n’est nullement fortuite !o


 

MARABOUT FLASH, VOUS CONNAISSEZ ?

Tout dépend de chacun, selon leur date de naissance…

Celle d’hier   vous la connaissez bien…

Celle de votre enfance, peut-être des cadeaux Bonux et des émissions pour les enfants : «Bonne nuit, les petits »

 

 C’est aussi celle des tournes -disques et des danses yéyé..


 

LE CHA CHA CHA

 

Marie-Christine Baeyens : Notre  spectacle  nous donne l’occasion de nous rappeler combien ces années-là ont été le terreau de notre société actuelle , fertilisée à grand coup de communication.

Cha 3 (J. Van Grunderbeeck).JPG

Et Clara se lance dans ses pubs :

Savoir recevoir », «  Vacances sous la tente », « J’apprends toutes les langues », « Savoir acheter », «En pleine forme », « Réussir dans la vie », tous regorgent de conseils, savoir-faire, règles de vie dont chacun devrait suivre les préceptes, les lignes, les procédures, les méthodes. Car dans Marabout Flash tout semble tellement vrai, facile, évident, joyeux…

Oui, les auteurs chargés de leur mission salvatrice « NOUS VENDENT DU BONHEUR ».

INTERPRETATION

Cha 2 (J. Van Grunderbeeck).JPG

 Ils sont étonnants tous les deux : Marie-Christine et Luc dans leurs compositions de Claire et Jean Pierre.

On en découvre des choses sur ces année-là ou selon l’âge , on n’en retrouve. C’est amusant et intéressant à la fois.

C’est amusant et intéressant à la fois.

SOUS LE SOLEIL DES SIXTIES

Tout y passe ! Superbe !

Ils chantent, ils dansent avec une gestuelle 50/60, très drôle.

Au fait savez-vous comment on appelait la pub « Tout simplement « la réclame »

Un spectacle burlesque ! Un spectacle de reconstitution d’une époque éloignée.

LE CHA CHA CHA DU CHEF DE GARE

Auteur : Jérôme Van Gunderbeeck

Avec Marie-Christine Baeyens et Luc Van Grunderbeeck

Mise en scène (originale) de François Langlois

Scénographie et costumes (époque années 50 60-)

Lumières de Juan Borrego

Graphisme d e Bastien Van Grunderbeeck

(Il doit y voir une famille dans ce spectacle)

Le spectacle se joue jusqu’au 01/10.

Ne le manquez pas.

Si vous êtes jeune, vous pourrez peut-être vous moquez !

Si vous êtes moins jeune ou plus jeune du tout, beaucoup de souvenirs vous reviendront à la mémoire.

 

 Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », merci de votre présence auprès du blog époque 2016

Notre moment de séparation : Vision du film de Xavier Dolan  JUSTE LA FIN DU MONDE .

Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer sa mort prochaine.

Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude…

Un cinéma cliquant , excellemment dirigé par Xavier Dolan avec de nombreux comédiens français bien connus et aimés du public  …

En voici un extrait …

Je vous laisse.

Bon week-end et à tout bientôt.

Roger Simons


 

 

 

 

 

8H03 CE MATIN (THEATRE DES RICHES-CLAIRES)+ F.HARDY & T.LE LURON

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , bienvenue à Vous avec la présentation d’une pièce rare.

8H03 CE MATIN –LA (THEATRE DES RICHES –CLAIRES)

Une pièce librement inspirée d’une nouvelle de science-fiction de l’écrivain américain Richard Matheson : « DISAPPEARING ACT »

LE SUJET

 

8h02-0856.jpg

 Simon, 39 ans, a une obsession… ne rien oublier et laisser une trace. Ce n’est qu’à travers le regard des autres, qu’il parvient à se sentir vivant. Et en premier lieu, à travers celui de Gaëlle, qui partage sa vie et ses angoisses. Pour être certain qu’on se souvienne de lui et de nous laisser quelque chose, Simon enregistre tout. Il capte avec ses caméras, classe et revisionne quotidiennement tout ce qui lui arrive, à lui et à ses proches. De l’essentiel jusqu’à l’insignifiant.

Question posée : Peut-on être, en même temps, acteur et spectateur de sa vie ?

C’est le comédien Eno Krojanker qui fait vivre ce personnage.

Au début du spectacle il s’adresse au public, lui pose des questions, va et vient sur le plateau , manipule sans cesse ses caméras et ses vidéos, filme sans arrêt son amie jouée par Stephanie Goemaere.

Son appartement est rempli d’appareils électroniques, de grands écrans partout sur lesquels il projette et examine ses vidéos.

Un homme passionné et obsédé par l’informatique d’aujourd’hui.

8h02-0784.jpg

 ECRITURE ET MISE EN SCÈNE : MICHAEL BIER

Michael Bier : Réalisateur et directeur de casting depuis 10 ans, j’ai eu le bonheur d’initier ou de participer à l’élaboration de nombreux films. Parallèlement à cela, j’ai également pu m’essayer à la mise en scène de quelques spectacles. Ces expériences ont affiné mon désir de mettre en scène et développer la singularité de mon langage scénique.

En retombant sur la nouvelle Disappearing Act, découverte il y a plusieurs années, j’ai trouvé le texte qui répondait à ce désir. Un texte que j’ai eu envie de triturer. Qui me permet de confronter mon amour de la scène à celui du cinéma à travers une thématique qui me touche : l’angoisse de ne pas laisser de trace, la peur de l’oubli et donc, de façon plus générale, l’angoisse de rater sa vie, de passer à côté, à travers, comme en transit vers une issue certaine.

J’ai longtemps été emporté dans une forme de tourbillon. Rester chez moi et ne rien faire me terrorisait car me rejetait au visage la précarité de notre condition. Je n’arrivais pas à me détacher de cette sensation d’être en décalage, de rester à l’extérieur de ma propre vie. Je commence seulement et progressivement à me rendre compte de l’importance de l’économie, du ralentissement, de l’arrêt, de la pause, du creux.

Peur de l’oubli ? Angoisse de laisser une trace ?La mémoire ?

Michael Bier : Cela fait maintenant plusieurs années que le phénomène de la mémoire me fascine. Etant, moi-même un éternel distrait, je ressens, au quotidien, ce stress lié à cette quantité de petites choses qui progressivement s’estompent et nous échappent. Aborder ce phénomène prend, selon moi, tout son sens aujourd’hui, dans notre société occidentale où la consommation de masse et la multiplication des possibles mettent en évidence l’utilité d’une mémoire sélective. Le fait d’oublier ne m’apparait d’ailleurs pas négatif en soi. Et heureusement car nous passons beaucoup plus de temps à oublier qu’à mémoriser. Sur tout ce que nous vivons en une journée, nous ne retenons presque rien le jour qui suit, le plus souvent rien du tout un an plus tard…

8h02-0832.jpg

Chez Simon, cette angoisse d’oublier devient pathologique. Il a le sentiment que ne pas retenir tout ce qui lui arrive ça revient à nier la légitimité de son existence. Il se lance ainsi dans une course insensée contre l’érosion inévitable de sa mémoire. Depuis quelques mois, il filme tout ce qui lui arrive. Puis, de retour chez lui, il classe et revisionne ce qu’il a enregistré. Forcément, conséquence froide et mathématique, le temps qu’il consacre à se remémorer et à revivre les événements qu’il vit devant un écran, c’est du temps en moins pour vivre. Là où ça devient plus pervers, c’est que, chez Simon, cette crainte d’oublier ce qui lui arrive s’est muée, peu à peu, en une phobie de l’oubli… l’angoisse d’être oublié par l’autre et, en première ligne, par Gaëlle,l sa copine..

Finalement, on peut résumer, l’obsession de Simon à celle de laisser une trace. De ne pas rester anonyme dans un monde où il a le sentiment qu’il est de plus en plus facile de demeurer transparent. Ne se sachant pas éternel, il espère que les témoignages qu’il nous laisse le rendront inoubliables.

QUI RACONTE QUOI ET A QUI ?

Une question essentielle !

En fait, il ne s’agit pas vraiment d’une pièce,   ni d’une comédie. C’est plutôt une recherche scientifique, une série d’expériences.

C’est très intéressant à observer et de suivre ce jeune homme nerveux, inquiet   possédé, forcené, complètement perdu.

8h02-0965.jpg

Michel Bier(metteur en scène) : La première question que je me pose au moment de concrétiser sur le plateau l’histoire que je souhaite raconter, c’est Qui raconte et à qui ? Une problématique qui me passionne de spectacles en spectacles, ceux que je vais voir et ceux que j’ai la chance de monter. À ce sujet, je suis de ceux qui aiment minimiser la distance entre la salle et la scène, impliquer émotionnellement le spectateur dans l’histoire qu’il suit.

Si briser le quatrième mur est devenu courant aujourd’hui sur scène ou dans les films, c’est une technique qui continue de m’enthousiasmer. Car si elle brise l’illusion fictionnelle en faisant fi de toute ambition de réalisme, paradoxalement, elle a aussi tendance à favoriser l’empathie que le public peut avoir par rapport au personnage.

8H03 CE MATIN-LA

Michael Bier : r Ce spectacle me donne la possibilité de faire interagir, sur scène, les acteurs, la lumière, la bande son, des séquences filmées en amont, du traitement de texte, des images web et surtout, à faire se contredire tout ça. À travers ce flux d’informations, qui dit quoi ? Et qui dit vrai ?

8h03, ce matin-làraconte l’histoire d’un homme obnubilé par son angoisse de ne pas laisser une trace et d’être oublié. Un homme que son angoisse va pousser, de plus en plus, à se replier sur lui-même jusqu’à disparaître purement et simplement de sa propre vie et de celle de ses proches. C’est comme s’il n’avait jamais été là.

DISTANCIATION

La distanciation de Simon se fera, tout d’abord, à travers son occupation de l’espace. Alors qu’il est d’un naturel agité, nous le voyons, la plupart du temps, dans une forme de repli au sein de ses 70 mètres carrés, à l’abri derrière sa caméra ou ses ordinateurs.

ASPECT D’UN GRAND INTERET

Le spectacle nous montre remarquablement l’effervescence de l’innovation technologique, dans une société des médias, thème très présent tout au long de la pièce.

Le numérique a été et reste bien le déclencheur d’une consommation excessive de l’image qui touche la nouvelle génération.

Michael Bier : Le spectacle peut être le point de départ d’un débat avec les élèves sur leur rapport au souvenir – réel ou virtuel – et leur statut lors de la prise de vue. Se trouvent-ils acteurs de leur vie derrière une caméra ou un appareil photo ? En étant les premiers témoins de leur propre vie, n’en viennent-ils pas, paradoxalement, à décrocher du réel ?

A SUIVRE DE PRES…

Ce spectacle particulier, inspiré d’une nouvelle de science-fiction publiée dans les années 50 , se donne jusqu’au 01/10.

Je vous conseille vivement de vous rendre aux Riches Claires pour suivre ce spectacle en direct et de près avec le comédien Eno Krojanker, que je félicite pour son interprétation .

Il en est de même pour Michael Bier, metteur en scène et écrivain, qui a imaginé cette histoire, partie des années 1950 aux USA…

 8H03 CE MATIN-LA

Avec Eno Krojanker(Simon) et Stéphanie Goemaere(Gaëlle)

Ecriture et mise en scène : Michael Bier

Scénographie : Catherine Cosme

Conception video : Antonin De Bemels

Visuel Nitro Compagnys

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

Rue des Riches-Claires 24 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 548 25 80

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , toujours un grand merci  de suivre le blog.

Notre moment de séparation : Demain, vendredi 23/09.

Souvenirs ! L’un avec Françoise Hardy sur Arte à 22h25 , un documentaire d’Emilie Valentin et Mathieu Jaubert. Inédit !

 


 

Deuxième rendez-vous avec Thierry Le Luron à 23h20 sur France 3. Un documentaire de Mathias Goudeau.

Bonne écoute et vision !

Je vous laisse et je vous retrouve tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

LES FEMMES SAVANTES-MOLIERE-DUSSENNE(THEATRE DES MARTYRS)+ MOZART

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » bienvenue auprès d’un certain Jean-Baptiste Poquelin, entouré de femmes…savantes…


 

LES FEMMES SAVANTES –MOLIERE- DUSSENNE(nouvelle version)

(THEATRE DES MARTYRS)

TMA, Saison 2016/2017-Un théâtre pluriel.

Un grand théâtre aux formes nouvelles dirigé par Philippe Sireuil, non seulement directeur mais aussi metteur en scène.

« L’affaire du théâtre a toujours été de divertir les hommes. Il n’y a aucune contradiction entre divertir et instruire car il y a un plaisir d’apprendre » (Bertold Brecht)

Et c’est bien ce qui se passe aujourd’hui aux Martyrs.

DEFINITION

Philippe Sireuil : Le Théâtre des Martyrs se conjugue désormais comme ceci : un théâtre mais pluriel une scène et des artistes. Il affirme ainsi le métissage des origines de cet art né à côté du forum grec ou sur le parvis de l’église médiévale et dont l’un des multiples héritiers, reprenant le témoin de cet art qui, de tout temps, a recelé toutes les peines et toutes les joies, tous les conflits et tous les débats de notre condition humaine , rires et larmes mêlés.

Le théâtre n’est donc pas un art nouveau , il a plutôt le parfum des choses rares dont on a perdu le secret de fabrication , la valeur fragile d’une photo écornée et jaunie qu’on traîne au creux du portefeuille , et il peut parfois souffrir du vernis désuet dont on l’affuble , mais qu’on ne s’y trompe pas , le théâtre reste un art de notre temps, il est même notre vrai contemporain, selon les mots du philosophe Giorgio Agamben c’est-à-dire « celui qui ne coïncide pas parfaitement avec son temps, ni n’adhère à ses ambitions et se définit , en ce sens, comme inactuel mais qui précisément pour cette raison, par cet écart et cet anachronisme , est plus apte que les autres à percevoir et à saisir son temps.. »

IMG_9223-22.jpg

Philippe Sireuil : Le Théâtre des Martyrs affirme à la fois sa liberté de ton, son ouverture d’esprit et la subjectivité de ses choix, un théâtre qui interroge le présent , raconte le passé – et inversement – il questionne et les confronte, mais aussi un théâtre et des publics.

Nous désirons divertir, questionner, émouvoir, interpeller, donner le plaisir de la découverte et le goût du partage avec bienveillance et convivialité.

 

Entracte imaginaire


 

LES FEMMES SAVANTES

IMG_9164.jpg

Une nouvelle conception et réalisation de cette pièce immense de Molière par Frédéric Dussenne.

Pas de costumes d’une certaine époque…

Pas de décor compliqué…

Neuf acteurs sans enjolivement…

Un immense mur et une porte…

Ils nous font vivre les personnages dans un ton et une gestuelle qui sont nôtres.

 

LES PERSONNAGES

 

 IMG_8489-2.jpg

 

CHRYSALE, bon Bourgeois  (Benoit Van Doolaer)

PHILAMINTE, femme de Chrysale (Hélène Theunissen)

ARMANDE ( Lara Ceulemans)et HENRIETTE( Salomé Crickx), filles de Chrysale et de

Philaminte.

 ARISTE, frère de Chrysale(Alexandre Trocki)

 BÉLISE, sœur de Chrysale.(France Bastoen)

IMG_8622.jpg

 CLITANDRE, amant d’Henriette.(Adrien Drumel)

 TRISSOTIN, bel esprit.(Stéphane Ledune)

 MARTINE, servante de cuisine.(Sylvie Perederejew)

L’INTRIGUE EN QUATRE LIGNES…e

L’intrigue des Femmes savantes est construite sur l’opposition,au sein d’une famille bourgeoise, entre deux partis.

IMG_8489-2.jpg

 Chrysale, le père, et Henriette, l’une de ses filles, incarnent le bon sens et le naturel.

Philaminte, la mère, Bélise, sœur de Chrysale, et Armande, la fille aînée, font assaut de pédanterie et d’un goût immodéré pour les sciences.

Chrysale est favorable au mariage d’Henriette et de Clitandre, qui s’aiment , mais Philaminte prétend donner sa fille à Trissotin, mauvais poète et grand flatteur…

La suite sur le grand plateau des Martyrs.

LES FEMMES SAVANTES – COMEDIE DE MOEURS DE MOLIERE EN CINQ ACTES ET EN ALEXANDRINS

C’est la pièce de Molière la plus compliquée. Elle est passionnante mais il faut suivre son déroulement avec une attention soutenue.

LES FEMMES SAVANTES – MISE EN SCENE :  FREDERIC DUSSENNE

Il y a quelques mois, il réalisait au Théâtre des Martyrs un spectacle sur Molière de Michel Bellier.

Aujourd’hui , c’est «  Les Femmes Savantes » .

Il confirme ainsi son intérêt pour cet auteur majeur…

ENTRETIEN

Frédéric , « ridicules » ces femmes savantes ?

Frédéric Dussenne  : Je prends au contraire au sérieux le débat philosophique qui les agite. Philaminte, Armande et Bélise sont au fait des sujets qu’elles abordent et leurs propos ne sont pas dépourvus de sens. L’enjeu, pour elles, est d’importance, car il ne s’agit pas moins que du statut des femmes dans une société patriarcale.

-Frédéric, parlez-nous des personnages.

Frédéric : Il n’est pas innocent qu’Armande, qui refuse le mariage qu’elle considère comme un asservissement, défende, à l’acte III, la philosophie d’Epicure… Et le débat qui l’oppose à Clitandre n’est pas sans évoquer la longue confrontation de Camille et Perdican dans » On ne badine pas avec l’amour. »

  IMG_8808.jpg

 Le fait que la mère, Philaminte, sacrifie Armande au bonheur d’Henriette et Clitandre, à la fin de la pièce, ne prête guère à rire… Les conseils qu’elle adresse à sa fille Henriette sont de véritables conseils de mère, plus touchants que ridicules.

Bélise est romanesque. L’humour qui se dégage de la scène de l’acte 1 avec Clitandre vient du fait qu’elle interprète l’aveu qu’il lui fait comme un détour précieux pour lui avouer son amour. Plus il dira « Henriette » plus elle se persuadera que c’est d’elle qu’il parle. La diérèse dans le mot le met presque entre guillemets. On pourrait dire la même chose du mot « chimère » dans la scène avec les deux frères. Bélise se paye de mots. Et cela suffit à son bonheur. Elle est heureuse dans son rêve impossible. Son ridicule est touchant. Le coup de griffe de Molière, même pour elle, reste tendre.

La cible de Molière, comme toujours, c’est l’imposture. Trissotin n’est pas plus savant que Tartuffe n’est dévot. S’il parvient à abuser Philaminte, Armande et Bélise, c’est parce qu’elles s’aveuglent elles-mêmes. Il n’est pour elle qu’une occasion de laisser s’exprimer une aspiration légitime : le droit pour les femmes d’être autre chose qu’un objet de plaisir, une sage ménagère ou un utérus productif. A la différence du discours de Tartuffe, celui de Trissotin est creux, et ses motivations exclusivement vénielles et concupiscentes. C’est un vide avec un sac autour. Un plagiaire qui fait du copié/collé.

Tartuffe avait un compte à régler avec la bourgeoisie. Trissotin n’aspire qu’à y entrer. Il partagerait volontiers l’affirmation de ce publiciste français, comme quoi à cinquante ans, si on n’avait pas une Rolex, on avait raté sa vie.

 IMG_8376.jpg

Il serait imprudent d’entraîner les spectateurs vers une lecture de la pièce qui ridiculiserait ce qui fait son propos réel, qui consiste à opposer une forme d’idéal à la réalité concrète et humaine avec laquelle il faut bien composer sous peine de passer à côté de sa vie. La modération de l’honnête homme, dont Clitandre est un digne représentant, est au cœur de la pensée moliéresque.

Frédéric Dussenne a réalisé une mise en scène d’une grande intelligence où l’on sent son amour pour Molière. Et bien entendu son amour permanent pour ses acteurs qu’il dirige avec compétence .Il les fait jouer vrai, évitant le ton le jeu et la gestuelle utilisés du temps passé.

Les dialogues sont très parlants, les acteurs jouent « moderne ».

Pas d ‘excès de jeu ni de texte à aucun moment .

Entracte imaginaire


 

DEFINITION DES CINQ FEMMES !

IMG_8898.jpg

 Philaminte : Elle est la figure féminine la plus accomplie de la pièce : elle a été amoureuse, elle est femme et elle est mère. C’est à partir de ce destin de femme accomplie qu’elle va vers l’émancipation. Elle n’a pas de frustration, ce qui la rend parfois injuste avec ses filles qui n’ont pas encore eu l’occasion de vivre ce qu’elle a vécu.

Armande : C’est une héroïne romantique. Elle ressemble à la Camille d’ »On ne badine pas avec l’amour ». La question pour elle est la durée de l’ amour . Elle pense que l’amour platonique dure éternellement, contrairement à l’amour physique. C’est une idéaliste.

Henriette : C’est une femme intelligente qui s’approche de l’équilibre idéal entre les aspirations individuelles et l’amour, la vie en société. Elle est presque heureuse.

Bélise : C’est un personnage romanesque qui préfère le rêve à la réalité. C’est une femme heureuse.

Martine : C’est un personnage populaire qui incarne une forme de bon sens mais qui en même temps est une femme soumise : elle va jusqu’à proposer que la femme prenne des coups lorsqu’elle n’obéit pas à l’homme.

LES FEMMES SAVANTES – COMEDIE MONDAINE SUR L’ACCESSION DES FEMMES AU SAVOIR.

Un travail passionnel – non seulement du metteur en scène – mais aussi des neuf comédiens.

Jouer Molière a toujours suscité l’exaltation, l’ardeur, l’enthousiasme, l’adulation, la fougue…

Important : il n’ y a pas de grotesque dans «  Les femmes savantes « 

L’humour est subtil et ne discrédite jamais les personnages.

C’est une comédie très complexe, et c’est même la comédie la plus complexe de Molière.

On peut y ajouter la farce et la thèse.

Cette pièce met en scène l’un des plus beaux trios amoureux de la littérature française dominé par la figure de Clitandre, d’abord amoureux d’Armande , qui se refuse à l’amour charnel, puis d’Henriette , qui accepte de l’aimer en entier , réconciliant ainsi l’âme et le corps, l’esprit et la chair. La nature et la culture.

GENERIQUE

Les acteurs : Maxime Anselin, France Bastoen, Lara Ceulemans, Salomé Crickx , Adrien Drumel, Stéphane Ledune, Sylvie Perederejew , Hélène Theunissen, Alexandre Trocki, Benoit Van Dorslaer

IMG_9004-2.jpg

L’équipe :

Scénographie : Vincent Bresmal, Lumières :Renaud Ceulemans, Costumes : Romain Delhoux,

Assistanat à la mise en scène : Jean-Marc Amé, Assistanat général : Bernard Gahide, Animations scolaires : Dolorès Delahaut, Régie générale : Frédéric Nicaise, Régie son & lumière : Bruno Smit, Régie: Anne Compère .

Entretien avec Frédéric Dussenne : Mélanie Lefebvre

Mise en scène : Frédéric Dussenne.

Co-production : Théâtre en libertéL’Acteur et l’Ecrit – La Servante.

FIN DE PARCOURS

LES FEMMES SAVANTES –MOLIERE-COMEDIE FRANCAISE

Représentations 14/09-29/09 — 20/10 – 06/11

IMG_8430-22.jpg

THEATRE DES MARTYRS

Place des Martyrs 22 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08

Clitandre : Je consens qu’une femme ait des clartés de tout…Mais je ne lui veux point la passion choquante..

(La suite et fin sur le grand plateau du théâtre.)

 

 

Amis de l’émission/blog «  les Feux de la Rampe », merci de vos visites régulières au blog.

Notre moment de séparation : La musique , celle de Mozart, demain mercredi à 20h55 sur ARTE , l’œuvre magistrale de Mozart » LA FLUTE ENCHANTEE »  , merveilleux opéra interprété par les solistes , le chœur et l’orchestre de l’Accademia Teatro alla Scala.

Un vrai cadeau.

Et ARTE généreux, enchaîne à 23h55 avec un documentaire sur l’illustre Mozart réalisé par Mathias Goudeau.

Avouez, c’est une soirée formidable.

Je vous laisse avec Mozart.

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA VILLE ( THEATRE DU RIDEAU DE BRUXELLES)+ ORSON WELLES

 

 

 LA VILLE

Une reprise heureuse de cette pièce hors habitude tant pour l’histoire , l’interprétation et la mise en scène.

J’avais vu cette pièce l’année dernière et  je l’avais proclamée  exceptionnelle.

Je viens de la revoir et je la trouve plus formidable encore.

Je vous propose de  la revoir ou de la découvrir. Elle se joue jusqu’au 30/09/16

Incontestablement le Rideau de Bruxelles  a retrouvé  une vision du théâtre qui lui est  totalement personnelle.

 

 LA VILLE

P

_mg_6078-1.jpg

 « Que fais-tu de l’ombre et de la brise ? »  

 Michael Delaunoy, le directeur du théâtre et le metteur en scène de « LA VILLE » suit les traces qui furent celles du créateur du Rideau de Bruxelles,  Claude Etienne .

Et il retrouve dès lors un intérêt et une passion pour le théâtre anglo-saxon.

 

 

 

 Un grand retour avec  la création en Belgique de ce texte jubilatoire de Martin Crimp  considéré comme un des auteurs les plus novateurs de sa génération (né en 1956).

Figure essentielle du théâtre post-dramatique en Angleterre, il n’a  cessé de questionner la forme afin de redonner au théâtre une place dans un monde  qui semblait ne plus lui en laisser.

Martin Crimp présente des êtres troublés qui ont du mal à définir leur identité et qui entretiennent entre eux des rapports de force, des jeux de pouvoir et d’abus  de manipulation  ou de dépendance.

Le réel est quelque peu déformé, exagéré même, de façon à créer des effets d’étrangeté, parfois énigmatiques tant les notions de l’histoire et des personnages sont évincées.

Son théâtre bouscule les idées reçues, ce qui nous fait réfléchir sur notre époque et sur nous-mêmes.

A partir d’une situation des plus banales, Crimp installe progressivement un intrigant climat de suspense comme un fil qui se tend entre la réalité et le fantasme.

Crimp manie le langage comme une lame acérée  tout en effleurant un humour décapant. Il donne aussi à voir comment la violence du monde de l’entreprise ou des grands conflits s’insinue dans la sphère intime.

 

 

 UNE PIECE TOUT A FAIT  REMARQUABLE !

 Remarquable ! Eclatante tant par le texte, la mise en scène et le jeu des trois comédiens.

ETRANGETE

 Martin Crimp : Pour moi, le langage théâtral doit partir du langage de tous les jours puis s’intensifier.

Ses dialogues sont en fait des imitations de conversation.

C’est profond ! C’est léger !

 

LES PERSONNAGES

m_768_361_rid-laville-background-01---copie-1.jpg

Clair est traductrice…

Chris est cadre dans une multinationale…

Ils ont deux enfants, une jolie maison en ville  un jardin coquet. Ce sont deux êtres tout simples et d’une grande banalité.

Le réel est abordé dans une alternance de récits et de dialogues syncopés.

Clair la traductrice, représente les mots de l’auteur ; mari et femme se représentent une certaine idée du couple et  l’épouse ; ce que doit être l’« homme » ; l’infirmière, se représente la guerre à travers les descriptions de son mari médecin…

LA VILLE

 

Michael Delaunoy (directeur du Rideau de Bruxelles et metteur en scène) : La pièce est divisée en cinq tableaux. Une structure assez classique.

Chaque tableau a sa logique propre. Cela commence comme une comédie anglo-saxonne mais assez vite cela dérape.

 SCENOGRAHIE TOUTE PARTICULIERE

 Le plateau du théâtre est nu,  en bi-frontal.

 Le sol est recouvert d’une moquette aux motifs végétaux.

 Les spectateurs se font face, assis sur des chaises de bureau.

 A 2 mètres de haut, un faux plafond avec éclairage intégré et un piano…

 Michael Delaunoy :  Le tout évoque ces « Meeting rooms » où se joue pour l’essentiel la destinée de notre monde.

Chez Crimp, l’espace intime , privé, est contaminé par le monde de l’entreprise , sa dureté , sa violence qui se déploie dans un cadre impersonnel.

Cet espace aseptisé et oppressant est fermé sur un côté par un fin film plastic translucide qui pourrait bien laisser apparaitre un autre espace.

 

UNE DIRECTION D’ACTEURS  TALENTUEUX !

 

 _mg_6109-1.jpg

 Des comédiens tout à fait extraordinaires dans leurs jeux de scène des plus mouvementés.

Un rythme du texte, accéléré au possible !

Ils jonglent littéralement avec le texte, un texte très parlant et non « fabriqué ».

Ils sont passionnants à suivre ! 

Ce sont de véritables performances pour chacun, à commencer par Serge Demoulin (Chris)  qui se dépense  sans compter, avec un naturel désarmant.

 Il est suivi par Anne-Claire (Clair) et Valérie Marchant (l’infirmière), touts deux parfaites,  réservées dans leur interprétation.

 

_mg_6119-1.jpg

 

 LA VILLE /MARTIN CRIMP/MICHAEL DELAUNOY

 Michael Delaunoy : Il y a dans le texte des appuis de jeu concrets et un forme de stylisation, à certains endroits.

Où faire preuve de distance ? Où incarner davantage ? Comment éviter les écueils du réalisme mais aussi d’un certain style de jeu formaliste ? Chez Crimp , la solution n’est jamais évidente , même si au final  le jeu doit avoir selon moi un caractère assez direct et engagé. Il ne faut pas faire de l’étrange à tout hasard.

En fait, cette pièce est un jeu de glissements avec l’imaginaire du public. On construit une narration assez réaliste en apparence qui amène le spectateur à échafauder des hypothèses fantasmagoriques.

 

 _mg_2741---copie.jpg

 

ET POURQUOI  UNE VILLE ?

Michael Delaunoy : Des millions d’hommes composent les villes mais en chacun de ces hommes, il y a une ville. Et la ville qui habite Clair n’est plus que poussière. Comme une métaphore de la difficulté à créer… Mais aussi de la difficulté à rester vivant, à rester humain, en lien avec les autres.

Cette pièce touche à quelque chose de mythique.

Mais le génie de Crimp est d’amener cette dimension à partir d’une situation tout à la fois extrêmement concrète – Chris lit tout cela à haute voix dans le journal intime de Clair – et parfaitement paradoxale. Chris est peut-être lui-même le fruit de l’imagination de Clair.

 Vraiment, sans exagérer mon propos,  LA VILLE  est véritablement une grande  pièce que l’on suit avec passion durant les 90 minutes de représentation.

 Exceptionnelle sur tous les plans : l’écriture, le thème,  le talent  et la vivacité des quatre comédiens et la réalisation  hors  pair, supérieure  du metteur en scène.

 On ne peut formuler aucun  bémol,  aucune restriction négative à la vue de ce spectacle.

On ne peut  qu’applaudir  et féliciter tout ce monde qui a travaillé avec acharnement  et enthousiasme à la présentation de cette pièce.

Une réussite parfaite !

A voir  ou revoir dans l’immédiat !

 «  Que fais-tu de l’ombre et de la brise ? »

 

GENERIQUE :

 

 

rid-visuels-saison1415-a4-14---copie.jpg

Les acteurs :

Anne-Claire

Serge Demoulin

Valérie Marchant

Et, en alternance :  Oksana Panazidis ou Mina Milenkovic ,l’enfant)

L’auteur : Martin Crimp

Texte français : Philippe Djian

Mise en scène & costumes : Michael Delaunoy

Scénographie : Didier Payen

Lumière :Laurent Kaye

Création sonore : Raymond Delepierre

Coiffure et maquillage : Serge Bellot

Réalisation des costumes :  Samuel Dronet

Assistanat à la mise en scène : Louise Vignaud et Quentin Simon

Régie son : Daniel Tursch & Nicolas Stroïnovsky

Régie lumière : Gauthier Minne

Construction du décor :  Olivier Waterkeyn

Régie plateau : Stanislas Drouart

 Habilleuse : Nina Juncker

Direction technique : Thomas Vanneste

Photos : Alessia Contu

Production : Rideau de Bruxelles

 (Avec des extraits de propos recueillis par Cédric Juliens)

Création : 21/04/15

L’Arche Editeur est agent théâtral du texte représenté (2008)

 

Clair : Je savais que si j’arrivais à trouver la vie dans ma ville et si j’étais capable de décrire cette vie, les histoires et les personnages de la vie, alors moi-même , c’est ce que j’imaginais ,  je pourrais devenir vivante…

 

LA VILLE

 Jusqu’au  30/09/16

 RIDEAU DE BRUXELLES

 Rue Goffart 7 A – 1050  Bruxelles

 Infos Réservations : 02 737 16 01

 
 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , merci d’avoir pris connaissance  de ce spectacle et de tous les autres du reste.Aimer le théâtre , n’est-ce pas magnifique?

Notre moment de séparation: Le théâtre passant au cinéma avec MACBETH  et ORSON WELLES.Le film tourné en 1948 , réalisé par Welles  en 18 jours.

Une  version apocalyptique de la pièce de Shakespeare…mais en Welles !

Je vous propose deux videos : la première avec une interview d’Orson Welles  concernant le tournage du film. Intéressant.

La deuxième , un extrait du film!

Vision du film à  Flagey  le 18/09 à 19h30, et à la Cinémathèque  le 04/10

Bonne vision !

A tout bientôt !

 

Roger Simons



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois musiciens : Pierre Vaiana  au saxophone soprano , Fabien Degryse à la guitare acoustique et Jean-Louis Rassinfosse , contrebassiste à la sonorité tellurique et à l’humour dévastateur, se produiront au Jazz Station ce mercredi 22/4/15 pour le concert «  L’AME DES POETES »

 

L’adresse : Chaussée de Louvain 195 – 1210 Bruxelles-

 

Infos et Réservations : 02 / 219 58 51


 

 

 

 

 

Avant de nous séparer, amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci pour votre présence et votre fidélité.

 

Notre  moment de séparation : le chanteur éternel qui a créé  « l’âme des poètes »   : Charles Trenet.

 

Bonne audition et à tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BLACKBIRD – LA BRUTE-DAVID HARROWER (THEATRE DE LA VIE)

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » bienvenue au blog.

Blackbird

Une reprise intéressante de ce spectacle primé au festival Emulation 2013, programmé aux Doms durant le Festival d’Avignon en 2014,  présenté  au Théâtre de la Vie en 2015 et repris dans le mê théâtre du 20 au 24/09/16

Quinze ans après, Una une jeune femme retrouve la trace de Ray , l’homme avec qui elle a vécu sa première histoire d’amour à l’âge de 12 ans, lui  la quarantaine .

 

 

Black Birdd 4.jpg

 Elle a fait près de 700 km pour le revoir sur son lieu de travail.

Après six années  passées en prison  (détournement d’une  jeune fille mineure), il a changé de nom, de ville , de métier , de vie.

 

 

Black Birdd 2.jpg

 

Il dit vivre désormais avec une femme de son âge.

 

BLACKBIRD

 

« C’est moi qui ai purgé ta peine » lui lance-t-elle dans un mouvement d’une forte colère.

Elle est restée « là-bas », les gens du coin la  regardent, la «  montrent du doigt ». Son passé , elle le revit tous les jours.

Dans cet échange serré, ininterrompu, se déplie peu à peu une mémoire parsemée de contradictions :

Que s’est-il vraiment passé ?

Est-il vraiment possible de désigner un coupable et une victime ?

 

 

Black Birdd 3.jpg

 

D’autres questions se posent encore :

 Qu’appelle-t-on «  abus « ?

 Qu’y a-t-il derrière le scandale que la société condamne sans l’interroger ?

 

BLACKBIRD 

David Harrower

Collectif IMPAKT

 Cette pièce a obtenu  de nombreux prix  bien mérités méfitéstant pour la pièce de l’Ecossais Harrower que pour les deux acteurs au talent incontestable . Ils défendent extraordinairement leur personnage mais ils ont également travaillé à la mise en scène :

 

Sarah Lefèvre , une pure liégeoise d’Outremeuse , âgée  de  24 ans,

Jérôme de Falloise, un bruxellois de  36 ans.

 

Une présence d’importance. Ils sont vrais sur le  plateau du Théâtre de la Vie. Ils s’imposent tous eux dès leur première réplique.

 Sarah nous montre  avec violence son tempérament dramatique.

C’est un excellent départ de carrière.

 Jérôme de Falloise a déjà une belle  carrière derrière  lui. Il a joué un peu partout , entre autres  au Théâtre National dans  «  Le Signal du promeneur «  et tout dernièrement , toujours au National  « Money »

 

BLACKBIRD

 

 Cette pièce questionne  encore un cas particulier de pédophilie où les faits et leurs conséquences sont teintées tout à la fois d’amour, d’attirance et de répulsions.

L’auteur, Harrower, revient là où la loi entend fixer le réel , de manière définitive, il remet la vie là où il n’y avait plus que de la norme.

Ni condamnation, ni apologie, son texte interpelle précisément parce qu’il ouvre un temps pour que s’exprime , par-delà le soin de juger , la vérité intime de deux destins frappés par l’interdit !

 C’est un spectacle très  intéressant et rarement traité de la sorte.

C’est direct.

C’est aussi intéressant de découvrir ces  deux acteurs.

 Du reste , l ‘équipe est solide avec :

 Wim Lots  (création sonore)

Fred op de Beeck  (scénographie et co-création lumières)

 Manu Savini ( co-création lumières)

 Anne-Sophie Sterck (assistante générale)

 Isabelle Derr (régie générale en tournée)

 Avec

 Raven Ruëll , co-metteur en scène

 Les enfants Clara Flandroy et Lara Toussaint – en alternance

 Zabou Beiman et Léa Drucker pour la traduction du texte de David Harower

 

IMPAKT est un groupe d’artistes réunis autour de questions de société dans une démarche de création collective.

 

 

Black birdd 1.jpg

 

 

Una et Ray se retrouvent tous les deux, seuls ! Face à face comme au procès : leurs corps, les nôtres , véritables lieux de la mémoire.

 Les corps pétrifiés, fantomatiques, auront beau se maintenir , ils ne résisteront pas longtemps. Ils se trahiront . Nous nous trahirons. Les souvenirs  prendront corps. Nous ne pourrons pas ne pas nous parler…

 Il y a des scènes d’une grande violence  jouées par ces deux acteurs . Ils vibrent tous les deux et nous, sur  notre siège, nous  nous sentons témoins de tout ce qu’ils se disent. Nous participons à ce drame qui se déroule sous nos yeux.

Une heure quinze de tension nerveuse !

 

BLACKBIRD

Jusqu’au 24/09/16

 

THEATRE DE LA VIE

Rue Traversière  45- 1210  Bruxelles

 Infos Réservations : 02 / 219 60 067

Une pièce à revoir !

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci encore pour votre présence régulière au blog.

 

Notre moment de séparation :  la vision du film de Justine Triet avec la merveilleuse Virginie Efira.

Une comédie hilarante  !

Un flash sur ce film pour la découverte.

A tout bientôt !

Roger Simons