SAINTE DANS L’INCENDIE-LAURENT FRECHURET -LAURENCE VIELLE + EVITA

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bienvenue au blog.

Une pièce particulière , programmée sur ce blog il y a quelques semaines.

Je la republie afin de vous faire voir les photos de la comédienne , Laurence Vieille.

Cette pièce va être rejouée au Festival Bruxellons le vendredi 09/09.

Je vous la recommande chaudement , tant pour la qualité du texte que pour l’interprétation de la comédienne.

« Honni soit qui symbole y voit ! » (Samuel Beckett)

 

video chant religieux – chant chorale1057

 

SAINTE DANS L’INCENDIE

Un spectacle étonnant , inédit d’après l’œuvre de Laurent Fréchuret, vécu  donc par Laurence Vielle, l’une de nos grandes comédiennes belges .

Avec sa voix toute particulière, attachante, elle nous confie ce poème dramatique pour jeux, voix et corps humains.

C’est superbe ! D’une rareté exceptionnelle !

 

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EXTRAIT DE L’ouvrage(1)

C’est l’enfance d’une évasion. Domrémy, frontière de Lorraine, bord de Meuse, pays rural dans un monde étranger. Cent ans de guerre dans un sentier peureux.

Née à trois heures sous les forceps, Jeanne sur la peau de qui on peut déchiffrer cette tache de naissance : « Tu vieilliras mal. »

Petite enfant, Jeanne prie, Jeanne supplie, au pied d’une grue ou d’une jambe de pantalon. Dès le début, le sentiment d’avoir un mur mitoyen avec Dieu.

L’enfance de l’art, c’est de grandir à Domrémy, de vivre des fleurs fanées. Chaque jour, tapie dans les jonquilles, fumer un épi, froisser un papillon. Au soir avaler un bol de lait, monter dans le lit, se couvrir, basculer.

« Je suis une cocotte-minute. »

Laurent Fréchuret(l’auteur) : «Sainte dans l’incendie » est une fantaisie héroïque, une suite de variations sur une petite paysanne de légende, brûlée par la vie, traversée par des voix oubliées, échafaudant une autre histoire de France, faisant théâtre de tout. La traversée au pas de course d’une petite vie infinie. Il s’agit d’une rêverie éveillée, d’une action d’enchantement, des intuitions d’une ignorance infuse, d’art naïf, d’une fraternité dans les ruines, d’un amour anachronique, d’un hommage au jeu du fou au pied du bûcher, d’une confidence, d’une lutte joyeuse, d’un dialogue public. L’ombre d’une chance. De la matière pour une athlète du verbe.

EXTRAIT  de l’ouvrage (2)

« Je tisse d’étranges tapisseries que je défais quand je ris. » Jeanne pourrait rester là des siècles à mâcher son épi en guise de paradis.

Mais à treize ans les premières voix font irruption à même la vie. Marie ouvre la bouche et tout s’éteint. La Vierge parle à Jeanne (Seigneur sa voix résonne comme dans une salle de bains), elle la chérit, quel mal de tête, quelle audace, et si fière, quelle honte. Jeanne grimace et de toutes ces voix fait un paquet aussitôt mis aux oubliettes.

Trois jours, et de nouveau la Vierge se déverse dans son oreille. Seule Jeanne la voit, Sainte Vierge au milieu des vendangeurs. Elle paraît si jeune. Jeanne se cache dans les fougères…

 

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Laurent Fréchuret : L’acteur est une pièce majeure de la machine fabuleuse à inventer ensemble. Il faut sans cesse le rappeler. Sans lui, l’auteur reste dans son livre, le metteur en scène dans son désir, et le spectateur exclu du festin. C’est la présence vibrante de l’acteur, ce vivant sur scène relié aux vivants dans la salle, qui est le révélateur de choses intimes.

Il y a deux ans, le travail avec la comédienne Laurence Vielle a été le révélateur de quelque chose de très personnel qui revient de loin : un poème d’une vingtaine de pages, que j’avais écrit il y a plus de dix ans, à partir de plusieurs milliers de fragments annotés dans des carnets. Leur montage/collage autour de la figure rayonnante de Jeanne d’Arc en comédienne traversée par des voix, en confidente visitant l’humanité, en chef de troupe théâtrale, fut baptisé Sainte dans l’incendie. Laurence Vielle l’accoucha sur scène avec une présence si juste, presque troublante, que je suis convaincu de l’avoir écrit pour elle… avant de la connaître. Avec son corps, sa voix et sa sensibilité, elle a concrètement engagé un dialogue public à partir de l’intime journal poétique que je lui confiais. Dans notre monde en crise, où les causes de la peur et de la solitude sont nombreuses, je suis plus que jamais étonné et gourmand de théâtre, art collectif pour lequel nous sommes toujours à la recherche d’autres vivants. A l’autre de me dire un peu mieux qui je suis. A d’autres de nous révéler.

EXTRAIT DE L’OUVRAGE  (3)

Jeanne court effervescente à la maison tout déverser. Elle a fait la découverte du ciel et ne peut plus faire un pas sans tomber sur lui. « Je suis une hallucinée. »

Sa mère en pleurs parce qu’il y a les vignes et le troupeau qui se disperse et que tout est là pour travailler la vie en bouquets. – « Il te faudra bien faire un beau jour comme tout le monde, attendre le soleil, la pluie, l’ange agricole et les siècles des siècles, inhumaine, ne te cherche pas de malheur dans les rêves, ne t’invente pas de marques, refuse à ton corps ce chômage, prends en honte ce monologue de sourde, ce luxe de double vie, il suffit de vivre brave et de mourir dans du linge propre. »

La mère crie au nez de la famille – Jeanne s’en va. Tout est foutu. Elle veut refaire l’histoire de France.

Un frelon pénètre par la fenêtre…

 

INTERVENTION DE LAURENCE VIELLE

 

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Laurence Vielle : Quelque chose qui s’échappe de mon corps, de mon geste, de ma voix, pour apparaître sur le plateau… Quelque chose de trouble peut-être ou intime… Un peu comme un négatif qu’on plonge dans le révélateur… il y a la voix qui sort de moi sur le plateau, pas tout à fait la mienne, pas tout à fait étrangère non plus, mais un peu autre parce qu’elle est plus ample il faut plus d’énergie pour la faire sortir et cette voix-là me relie à d’autres moi comme une sève qui me traverse et puis tremblent les branches les bras les pieds battent la mesure des mots et ça m’échappe, c’est une traversée une danse et en sortant de scène je me sens toute en éveil ouverte comme si j’avais des yeux derrière la tête et des racines. Et puis, il y a aussi ce que chaque écriture dans laquelle je plonge révèle de moi, du monde, un autre découpage du monde, une autre respiration du monde réenchantée je suis renaissante par la voix de l’autre.

 

EXTRAIT DE L’OUVRAGE (4)

Nous sommes tout entier dans les contes de fées. À Chinon Jeanne va droit au Dauphin caché parmi ses seigneurs et lui dit « Viens avec moi si tu veux à la grande église de Reims. » On lui prépare une coupe. Tout en la vidant, familière de ses voix, sûre de leur conseil, Jeanne se défait au jeune roi de quelques secrets près de la cheminée. « Je viens de 412. » Deux feuilles grésillent. Âmes réunies, à tâtons, sur une jetée infinie. Les yeux brillent la valeur d’une ronde. Les pieds se frôlent sous la table, les mains dessinent des cathédrales sur la nappe. Et voilà le grillon, comme un bronze humain incluant l’œil d’un oiseau effrayé, penchée vers la coupe vide.

 

SAINTE DANS L’INCENDIE

« C’est l’enfance d’une évasion. Domrémy, frontière de Lorraine, bord de Meuse, pays rural dans un monde étranger. Cent ans de guerre dans un sentier peureux. Née à trois heures sous les forceps, sur un pied au beau milieu des tombes, Jeanne sur la peau de qui on peut déchiffrer cette tache de naissance : Tu vieilliras mal. Petite enfant, Jeanne prie, Jeanne supplie, au pied d’une grue ou d’une jambe de pantalon. Dès le début, le sentiment d’avoir un mur mitoyen avec Dieu. »

Texte et mise en scène : Laurent Fréchuret

Lumière : Eric Rossi

Musique : Dominique Lentin

Directeur de production : Slimane Mouhoub

Production déléguée :Théâtre de l’incendie

Co-production : Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CD

Le texte est publié aux Editions « Les Solitaires intempestifs »

Avec la participation exceptionnelle de Laurence Ville, une comédienne singulière, poétique, comme traversée d’images (des paysages rudes et rocailleux, de vastes clairières, l’intensité des flammes).

Laurence, que j’applaudis avec ferveur dans tous ses spectacles est étonnante. Elle habite complètement l’écriture de Laurent Fréchuret. »

Jean-Pierre Thibaudat : Fréchuret écrit sur Jeanne comme un jazzman improvise sur un motif [avec] l’art de déboîter les phrases, de créer des collisions de vocabulaire, de chavirer les temps, de faire du neuf avec du vieux. Après avoir assisté à cette rencontre au sommet en Jeanne et l’actrice, difficile d’imaginer l’interprétation de cette fantaisie historique autrement que dans le corps de Laurence Vielle. Elle est toute entière à sa proie attachée. Et pour les siècles des siècles. »

REACTIONS

Armelle Héllot (Le Grand Théâtre du Monde)« Ce texte est beau. Il a un ton. On y distingue une voix. On est subjugué. On n’en perd pas un mot. Elle est là, Laurence Vielle, elle-même poète.

Laurent Fréchuret peut dire qu’il ne s’intéresse pas vraiment à Jeanne d’Arc : dénégation. On comprend qu’il s’intéresse passionnément à cette interprète, à ce médium de sa parole, à cette artiste qui donne vie, corps, paroles, densité et lumière à cette Jeanne d’Arc réinventée encore. »

Laurence Vielle est une voix, un regard, une présence, une intelligence du récit et par delà le personnage : on est saisi. Tout ce qu’offre Laurence Vielle subjugue. On ne perd pas un mot, un soupir. Une heure durant, on l’écoute fasciné. Un grand moment de pure poésie et de théâtre. »

J’adhère complètement aux propos louangeurs et dithyrambiques, exprimés par Armelle Héliot..Ses propos sont bien mérités.

Laurence Vielle, née à Bruxelles en 1968, est comédie et auteure dramatique, qui aime les mots et les écritures des autres.

Laurence Vielle est d’une grande générosité et d’une grande simplicité.

Elle est passionnée et passionnante…  !

 

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 A la fin de la pièce , Jeanne connaît la fascination pour le feu qui va la dévorer, la détruire, mais aussi la révéler. Au cœur des flammes elle va vivre ses dernières visions, entendre ses dernières voix, lancer ces derniers mots avant que son corps ne tombe en fragments. Comme le poème, qui, né de fragments rassemblés par une figure rayonnante se disperse et se fragmente à nouveau dans le feu final.

 

SAINTE DANS L’INCENDIE :  UNE PIECE (ET UN LIVRE) HORS HABiTUDE.

(Edition spéciale de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe »)

 

Cette chanson est un cadeau de Laurent Voutzy.

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , un grand merci  d’avoir pris connaissance  de cette pièce  et qui sait , peut-être de vous rendre au Festival  pour applaudir Laurence Vieille.

Au passage   je vous rappelle que la comédie musicale qui fait fureur  au Festival EVITA  est prolongée de quelques jours.

Mille bravo à tous !


 

 

 

 

 Bruxelles le vendredi 09/09Bruxellons

 

 

 

AU SEIN DES PLUS RAIDES VERTUS(FESTIVAL INTERNATIONAL DES BRIGITTINES)

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », bonjour à Vous !

Une fois encore la danse…

FESTIVAL INTERNATIONAL DES BRIGITTINES

L’un des derniers spectacles du Festival :

« AU SEIN DES PLUS RAIDES VERTUS »

Chorégraphie : Catherine Gaudet

L’été dernier, le Festival avait fait découvrir Catherine Gaudet, jeune chorégraphe de Montréal, avec « Je suis un autre ». Elle approfondit et déroule ici tout son univers. « Au sein des plus raides vertus », impossible d’entraver la sainte folie du corps, ses élans électriques, ses ambiguïtés et tout ce qu’il révèle de notre complexité psychique : les relations tendres et tendues, les sensualités virulentes et les émotions à fleur de peau qui enflamment sans cesse les quatre protagonistes de la pièce.

Le caractère graphique de l’image structure les désordres tandis que les ruptures de jeu et les moments de stupeur apportent une touche décalée et dérangeante qui décolore ce que l’on pourrait prendre pour la réalité des rapports humains.

 

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 FLASH SUR CATHERINE GAUDET

Le travail de Catherine Gaudet plonge dans les méandres de la psyché humaine et cherche à relever les traces subtiles que laissent les humeurs du monde dans l’inconscient individuel et collectif.

Son œuvre met en exergue l’enchevêtrement des sensations et des contradictions qui composent l’être et révèle les distorsions qui font vaciller la façade. Avec une physicalité à la fois brute et précise, elle combine subtilement tensions dramatiques, sens de l’absurde et humour noir.

 

IMAGES VIVANTES

Des corps jeunes, musclés, deux hommes et deux femmes, pris dans une énergie érotique tandis que se font entendre des chants religieux remixés à la batterie…

 

 

Le nouveau spectacle de Catherine Gaudet est typique de la danse canadienne d’aujourd’hui : punchy et culottée ! Montréal est devenu en quelques années un lieu de renouveau de la danse contemporaine à travers une génération d’artistes qui se distingue par sa fougue et son dynamisme rock.

Au sein des plus raides vertus

Un spectacle pour quatre performeurs, nous embarque par sa fantaisie débridée. L’énergie sexuelle parcourt les corps dans cette pièce maîtrisée qui fait dialoguer le corps pulsionnel et les conventions sociales. Sur fond de morale judéo-chrétienne, un spectacle sexy et animal qui s’affirme.

Au sein des plus raides vertus

Quatre danseurs, piégés sans le savoir, avancent dans un espace restreint, manœuvrant dans les limbes de l’intimité, en quête d’une issue. Ils aspirent à la béatitude, et se battent comme des lions pour atteindre leur ciel.

Au sein des plus raides vertus

Une petite fenêtre ouverte sur le séjour grandiose et tragique de l’humanité, suspendue quelque part entre quête et perte de foi.

Le travail de Catherine Gaudet plonge dans les méandres de la psyché humaine. Son œuvre met en exergue l’enchevêtrement des sensations et des contradictions qui composent l’être.

On ne pourrait passer outre le talent spatial de Catherine Gaudet qui met brillamment en scène l’émotion certes, mais qui sait également les placer dans l’espace pour en faire un tout époustouflant.

 

GENERIQUE

Chorégraphie : Catherine Gaudet.

Danseurs et collaborateurs à la création : Dany Desjardins, Francis Ducharme, Caroline Gravel, Annik Hamel, Sophie Michaud, Gaétan Nadeau

Directrice des répétitions et aide à la dramaturgie : Sophie Michaud

Musique : Jacques Poulin-Denis

Lumière : Alexandre Pilon-Guay

(Représentations : Dimanche 28 et lundi 29 août / Chapelle / 20h30)

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre présence  à la lecture et l’écoute de ce spectacle très particulier.

Deux pièces encore à voir aux Brigittines :

 

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Ce mardi 30/08 « BLANC » de Vania Vaneau.

A travers des états de transe et de multiples changements d’apparence, Vania Vaneau explore les strates mentales et physiques qui fondent un individu. Le multiple habite le singulier, de même que la lumière blanche se compose de toutes les couleurs.

 

Ce mercredi 31/08  »A MON SEUL DESIR »  de Gaelle Bourges

 

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 Le spectacle tire son inspiration d’une série de six panneaux de tapisserie de la fin du XVIè siècle connue sous le nom de La Dame à la licorne, qui présente une jeune fille et une licorne entourées d’animaux et de fleurs. Les licornes sont réputées farouches, ne se laissant approcher que par de jeunes vierges. Le spectacle relance ainsi un des motifs récurrents de l’histoire de l’art européen : la représentation de la virginité des femmes.

L’humour de Gaëlle Bourges éclaire avec finesse ce rituel de beauté et d’extravagance où des corps sans fard et des visages masqués composent une tapisserie bien vivante. Où des lapins finalement mènent la bacchanale – le désir est impérieux.


 

(Ce spectacle se jouera aussi le jeudi 01/09)

Merveilleuses soirées à Vous aux Brigittines.

Les spectacles sont intéressants et souvent inédit.

Une autre façon de découvrir la danse !

Notre moment de séparation : Ce soir à 21h sur La Trois RTBF : «  UNE AUTRE FEMME  » de Woody Allen ,avec Gene Rowlands et Mia Farrow…et Woody…

Un bon moment à passer avec ces deux magnifiques actrices et la découverte d’un Woody méconnu.

A bientôt !

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

WHISPERS(FESTIVAL INTERNATIONAL DES BRIGITTINES)


Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue dans cette chapelle des Brigittines où se déroule le Festival.

WHISPERS – Cie MOSSOUX -BONTE 

Un gros succès des plus mérités de par ses qualités et ses découvertes quotidiennes de spectacles de danse provenant de nombreux pays lointains.

Ce mercredi 24 août, c’est la Belgique qui se présente :

LE COUPLE

Depuis leur rencontre en 1985, Nicole Mossoux et Patrick Bonté élaborent des spectacles aux frontières de la danse et du théâtre. La recherche qu’ils mènent, dans la diversité de ses réalisations, tend un miroir à notre inquiétante étrangeté, à nos fantasmes obscurs et interroge les incohérences de notre rapport au monde.

Le duo qu’ils forment a cette force qui le fait durer, quand chacun prend tour à tour l’initiative d’un projet et que l’autre l’accompagne pour le pousser dans ses derniers retranchements. Ils s’entourent aussi d’interprètes capables de proposer des matières gestuelles qui alimenteront l’écriture des spectacles, ainsi que de musiciens, scénographes, costumiers, dont l’apport se fond inextricablement dans la réalisation des œuvres.

Durant toutes ces années, les spectacles de la compagnie ont été présentés un peu partout dans le monde.

Je les suis depuis de nombreuses années et à chaque spectacle, c’est pour moi non seulement un réel plaisir mais aussi une nouvelle découverte inattendue…

NAISSANCE DE FANTOMES

« Whispers » ou remue-ménage, tohu bohu, turbulance…

Au centre de la scène, une silhouette solitaire empruntée à un tableau de Vermeer entraîne avec elle, comme s’extirpant de son corps, des figures fantomatiques qui surgissent ça et là, prenant de plus en plus de place, chuchotant à l’oreille, se dressant dans l’image comme les gardiennes d’un secret.

Est-ce ces mânes qui errent sans fin, et troublent notre présent avec un irréparable passé ?

Une femme se tient donc là et elle ne sait plus ce qui parle en elle, de son propre vécu ou de celui de ses ancêtres. Elle tente de décrypter ces bruissements qui ressemblent furieusement à un complot contre le vivant.

Quelle issue, comment sortir de la chaîne des générations, comment vivre une aube qui ne soit empruntée à la nuit ?

Whispers , cliquetis d’âme , grondement de souvenirs et les aïeux qui se prennent les pieds dans le tapis.

Ectoplasmes hâtifs, spectres dégingandés qui apparaissent de façon importune, avec des intentions pour le moins troubles… D’étranges intrusions sonores leur donnent une consistance paradoxale …

Nicole Mossoux, qui a exploré dans différents spectacles le rapport à la marionnette, à l’ombre ou à l’objet manipulé, est cette fois en prise avec le monde du son, qui fait écho à ses gestes hantés

55 MINUTES CURIEUSES ET PASSIONNANTES.


Une idée bien personnelle de Nicole Mossoux dans ce lieu de la Chapelle qui colle formidablement bien à l’histoire dansée et mouvementée, non seulement imaginée et écrite par

Nicole Mossoux, mais aussi chorégraphiée et interprétée par elle-même… qui se charge également de la mise en scène, mais cette fois assistée par Patrick Bonté , qui, lui, s’occupe également de la lumière (importante avec le sujet de la pièce)

Nicole a vraiment un secret dans la danse, elle arrive à lui donner de nombreuses figures .Et elle se déplace d’un coin à l’autre dans cette immense lieu, celui de la chapelle .

Lumières sombres et ténébreuses.

Tout paraît étrange !

Le son joue un rôle prédominant. On entend des bruits épouvantables, d’autres légers mais percutants.

Les fantômes se manifestent …dans un noir absolu.

La femme réapparaît dans de curieux déguisements.

Excellent travail de Nicole Mossoux.

WHISPERS

Un bon et beau moment du Festival des Brigittines qui poursuit son aventure avec bonheur…

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WHISPERS se joue deux soirs, les 25 et 26 août à 20h30.

 

DISTRIBUTION

Nicole Mossoux et Patrick Bonté, ainsi que :

Bruitage et objets sonores : Mikha Wajnrych

Microphonie et Musique live : Thomas Turine

Costumes : Colette Huchard

Maquillage : Jean-Pierre Finotto

Scénographie : Johan Daenen

Lumière : Patrick Bonté

Régie générale : David Jans.

 

« WISPERS », spectacle inspiré pour danseuse hantée.

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , heureux de vous retrouver chaque jour près du blog.

Voici une façon de nous séparer tout en restant près des Brigittines : la vue et l’écoute de ce document fantasmagorique intitulé « La Nuit des Maux «, un poème de Papotin de Brest.

(retagne / Normandie)

Une oeuvre en relation avec celle de Nicole Mossoux .

 

 

 Je vous laisse …Je vous retrouve dans quelques heures…

Votre réservation, à la petite rue des Brigittines ou par téléphone au numéro 02 / 213 86 10

A suivre !

ET LA FETE CONTINUE AU FESTIVAL…

Jusqu’au samedi 03/09…

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 
 

 

 

 

 

 

 

 

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE- HUGUETTE VAN DYCK

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », bienvenue dans ce superbe théâtre géré par Huguette Van Dyck , situé en plein cœur de Bruxelles et à deux pas du Sablon.

Je vous ai déjà présenté il y a quelques jours et hier soir, mercredi, ce brillant orchestre « L’AMICALE DE LA NOUVELLE ORLEANS  : sept musiciens sympa, brillants, talentueux.
Deux heures de musique vivante !

Je vous invite une nouvelle fois à les écouter mais aussi à les regarder.

 

 

Huguette Van Dyck est déchainée en ce début de la nouvelle saison : une semaine de jazz qui va se terminer le samedi à venir.

Ce jeudi soir : le groupe belge bien connu : BIG NOISE.

Ils sont quatre musiciens avec la furieuse envie de jouer du Jazz New Orleans. Leur répertoire est varié avec beaucoup d’arrangements sortis tout droit du bayou.

Ecoutez-les jouer et appelez directement la patronne pour lui réserver vos places. Encore faut-il qu’il en reste encore.

Ca boume à la Sama !


 

Vendredi  26/08 , la venue d’une jeune femme musicienne , passionnée dès son plus jeune âge par la musique et plus particulièrement par la flûte traversière : ESINAM DOGBATSE.

A découvrir ! Intéressant!


 

Samedi 27/08 dernier soir de cette folie du jazz avec le groupe DAISY COTTONS .

Ils sont six : 5 hommes et une femme ! Ils vont nous entrainer dans un champ de coton et nous offrir un jazz traditionnel, du blues et du glamour avec des arrangements à la Frank Sinatra et Billie Holiday.

Quelques mesures en avant-première …



Ca bouge à la Samaritaine !

On se retrouve dans un univers musical chaque fois différent avec des musiciens de belle qualité.

Ainsi par exemple la semaine prochaine, ce sera le viol qui aura la vedette. C’est une excellente idée mise au point par Huguette la directrice de la Sama et Lola , la superbe chanteuse que vous devez connaître , elle a souvent chanté à la Sama et elle sera de retour dans les premiers jours de septembre, toujours à la Sama bien entendu. Je vous en reparlerai bientôt…

La première soirée « violon » : le mardi 30/08 avec TOTUS CORDUS.

Découvrirez-le ! Il est irrésistible avec son violon…

Je l’avais vu, toujours à la Sama, en février 2015.

Amis de l’émisssion/blog «  Les Feux de la Rampe », merci pour votre présence quotidienne sur mon blog.

Je vous laisse en compagnie du professeur Totus Cordus.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

FESTIVAL INTERNATIONAL AUX BRIGITTINES+ WEST SIDE STORY

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « Bienvenue à Vous. Je vous entraîne dans la danse…

(2) FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA DANSE

C’est aux BRIGITTINES , en plein cœur de Bruxelles.

DEUXIEME SOIREE EN TROIS SPECTACLES !

 

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22/08 – 19 heures (salle Mezzo) Marco D’Agostin, né  en Italie en 1987-artiste performeur et chorégraphe actif dans le milieu du théâtre , de la danse et du cinéma, se fond dans un flux permanent , sans début ni fin , se laissant traverser par les énergies et les impulsions comme s’il n’était que la courroie de transmission de sons et de mouvements enregistrés ailleurs , un être en transit dans lequel les informations circulent et les images se déposent…

Une féconde invention du mouvement toujours en tension…

Marco est seul en scène…Tout à fait étonnant !


 

Et s’enchaîne sur le coup de 19h15 « VALSE EN TROIS TEMPS » chorégraphié par Christian et François Ben Aïm (français) qui proposent avec une grande liberté de ton , un montage décoiffant de tubes classiques. C’est à la fois virtuose et spontané, vagabond et engagé.

Il y a de l’émotion, du ludique mêlé et de la polyphonie à tous les étages.

Aurélie  Berland est la jeune danseuse,  superbe,qui dégage une grâce magnifique.

La question posée : la musique est-elle l’écho du corps ou l’anticipation du geste ?

Des extraits de musiques classiques  bien connues,  mixées dans un montage savant, se font  entendre durant les 15 minutes  de la séquence….



C’est très court…mais percutant !

Et s’enchaîne à 20h30, à la Chapelle cette fois : « une première en Belgique » de Guy Nader(libanais) et Maria Campos (espagnole) : « TIME TAKES THE TIME TIME TAKES » (à la Chapelle)

 

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Les deux auteurs et leurs danseurs déplient une élégante métaphore sur l’écoulement du temps , vécu sur le mode d’une intime collusion avec l’irrémédiable passage des heures et des jours.

De grands mouvements pendulaires, balancements ondulatoires : les corps se prennent, s’agencent et s’enroulent autour d’une mécanique d’ensemble complexe et précise…

La répétition et le déploiement des gestes crée d’amples effets de flux et de reflux, une souplesse à disposer de la durée , à en jouer et à imaginer l’éternel retour des différences et des écarts.

Soixante minutes de grâce et de musicalité ! Soixante minutes de charme  et blancheur .

Ils sont formidables tous les cinq, sans oublier la musique de Miguel Marin tonifiante

en diable, percutante durant  tout le spectacle.


 

A retenir que ce brillant spectacle – en trois pièces – se joue aussi le 23/08 !

Relâche le 24/08 et le 25/08 : « WHISPERS » de Nicole Mossoux et Patrick Bonté, les deux initiateurs du Festival de la Danse !

A suivre sur ce blog et plus encore aux BRIGITTINES !

FESTIVAL INTERNATIONAL- DANSE

Réservations : Petite rue des Brigittines – 1000 Bruxelles-02 / 213 86 10

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe » merci de votre écoute et de votre regard sur ce blog.

Je vous propose de rester dans la danse, différente, des comédies musicales américaines qui nous font rêver.

J’ai choisi l’une des plus spectaculaires : WEST SIDE STORY.

Bonne écoute et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

LES FEUX DE LA RAMPE (EDITION SPECIALE )

TOOTS THIELEMANS EST MORT

Toots , un grand ami que j’ai souvent interviewé au fil du temps.

Toujours aimable, drôle , rigolo , connu dans le monde entier.

Il nous a abandonné il y a quelques heures.

Nous le pleurons, nous l’embrassons une dernière fois, nous lui souhaitons une bonne et nouvelle vie là-haut , quelque part, accompagné par sa guitare et son harmonica.

Toots , nous ne t’oublierons jamais. Tu resteras pour tous la légende belge du jazz.


 

HOMMAGE AU MUSICIEN MAIS AUSSI A L’HOMME.(Journal Le Monde fr)

Considéré comme le roi mondial de l’harmonica, le musicien belge Toots Thielemans est mort lundi matin à 94 ans, après une longue carrière internationale au cours de laquelle il a joué aux côtés des plus grands noms du jazz.

Il est mort « dans son sommeil », un mois après avoir été hospitalisé à cause d’une chute, a annoncé son imprésario, Veerle van de Poel.

 

Monument du monde du jazz, il a joué avec les plus grands : Ella Fitzgerald, Quincy Jones, Bill Evans, Frank Sinatra, Ray Charles, Larry Schneider ou encore Oscar Peterson. Il a aussi accompagné des artistes comme Nick Cave, Paul Simon, Billy Joel ou Stevie Wonder.


 

Fait baron en 2001 par le roi Albert II, il est l’un des Belges les plus célèbres. « Nous perdons un grand musicien, une personnalité chaleureuse », a d’ailleurs publié sur Twitter le premier ministre belge, Charles Michel, à l’annonce de sa mort.

En 2012, et malgré une santé déjà chancelante, Toots Thielemans triomphe à nouveau au Palais des beaux-arts de Bruxelles lors d’un concert célébrant son 90e anniversaire, avant de reprendre une tournée qui le conduira aux Etats-Unis et au Japon. Sentant ses forces diminuer et « afin de ne pas décevoir son public », il avait décidé en 2014 d’annuler tous ses concerts et de mettre un terme à sa carrière.

En 2009, les Etats-Unis lui ont accordé le Jazz Master Award, une distinction rare pour un Européen, et l’Académie Charles Cros lui a décerné en 2012 un prix in honorem pour l’ensemble de sa carrière.

(Texte exrait du journal Le Monde.fr- que je remercie pour cette publication )

Je vous reparlerai de Toots d’ici à trois jours…

Amis de l’émission «  Les Feux d la Rampe » , merci de votre présence pour saluer une toute dernière fois notre grand ami bruxellois : TOTS !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

FESTIVAL INTERNATIONAL DES BRIGITTINES

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe » , bienvenue à la musique et à la danse.

« La Danse », un minimum d’explications, un minimum d’anecdotes et un maximum de sensations » (Maurice Béjart)


 

FESTIVAL INTERNATIONAL DES BRIGITTINES

Une ancienne chapelle devenue théâtre !

Une ambiance  acerbe , agressive ! Une oeuvre interpellante  de Pablo Rotemberg , figure majeure de la danse contemporaine en  Argentine !

« La grâce et le désastre » 

Chaque année, le Festival International des Brigittines opère une traversée orientée des formes scéniques contemporaines : langages novateurs, univers insolites, formes singulières et originales s’ouvrant à l’imaginaire.

Le Festival rassemble des spectacles qui s’articulent autour d’une idée ou qui se présentent comme des objets de pensée, d’invention ou de partage fantasmatique. Au fil des années, la danse a acquis une importance de plus en plus grande au sein du Festival, très certainement parce que les formes y sont plus libres et davantage créatives.

Le Festival se donne chaque année un thème qui permet de poser une nouvelle question et d’orienter autrement le regard du spectateur : des rapprochements lui sont proposés, des voies de sensibilité, des pistes de lecture. Il peut créer, selon sa perception, des liens entre des spectacles très différents dans les styles, mais qui abordent des sujets assez proches.

L’édition 2016 aura pour thème « La grâce et le désastre », et sera composée de 12 spectacles, dont 8 Premières en Belgique.

Tous les spectacles ont lieu dans les deux salles des Brigittines : La Chapelle et la salle Mezzo.

C’est Patrick Bonté qui a créé et lancé ce superbe festival   consacré à la danse. Et chaque année, il nous offre des spectacles de danse tout à fait remarquables qu’il nous fait découvrir avec amour.

Le mot de Patrick Bonté (directeur général et artistique) :

La grâce : cet indéfinissable état où la beauté, le mouvement, la présence paraissent indissolublement liés. Un élan d’évidence nous la fait reconnaître et il n’est nullement nécessaire d’y voir une intervention divine. La chose est en nous, en l’autre, elle est ce qui nous pousse au partage de saisissements subtils et d’émotions inattendues.

Cet état est naturellement fragile. Il s’accompagne de la sensation qu’il peut soudain s’évanouir, qu’il n’est qu’un instant d’exception dans nos vies, dont rien ne peut garantir la pérennité. Et lorsqu’il disparaît, c’est une déception sans nom, un désastre, une chute. La cime côtoie l’abîme.

C’est pourtant sur cette ligne de crête, sur ce chemin incertain que l’art se cherche. Toute œuvre peut nous parler et nous toucher, mais quelquefois il arrive qu’elle échappe à son créateur pour atteindre une apesanteur où plus personne ne semble à la manœuvre alors que nous sommes tous là, spectateurs et acteurs, saisis que cela se passe. Et conscients que l’enchantement du moment se nourrit aussi de son inévitable effacement. Mais qu’importe ! Au plus profond de nous, nous aurons été mis en mouvement.

Un  ambiance bien personnelle aux Brigittines qui occupe une place à part dans le monde du spectacle contemporain, caractérisée par une programmation, et un cadre exceptionnels.

A commencer par ce lieu mytique de la Chapelle-Théâtre où règne une atmosphère magique qui nous fait découvrir les œuvres d’une manière particulière.

Karine Lalieux  (Echevin de la Culture de la Ville de Bruxelles) :

Le contraste entre l’ancien et l’actuel place le spectateur dans une position unique et l’inviet à mettre sa sensibilité en perspective.

Les spectacles de cette édition font le pari de s’adresser à l’imaginaire de façon originale et de susciter des émotions de manière radicale et jouissive. C’est peut-être ce qui me tient le plus à coeur : que le plaisir du spectateur rejoigne les enjeux artistiques des créateurs.

En ces temps où il est plus que jamais nécessaire de lutter contre la morosité, c’est une chose bien revigorante que de savoir l’équipe des Brigittines aussi dynamique et porteuse d’un projet audacieux.

Vous aurez l’occasion de faire beaucoup de découvertes durant le festival avec ces « huit premières en Belgique » et d’y être accueillis comme chez vous.

Bon Festival à tous !

TOUT COMMENCE CE 19 AOUT DE L’ANNEE DEUX MILLE SEIZE  A 20H30 DANS LA CHAPELLE…

Première représentation avec « LA WAGNER » de l’argentin Pablo Rotemberg.

Synopsis :

Quatre femmes s’attaquent à désactiver les stéréotypes et les préjugés liés à la féminité, à la violence, à l’érotisme et à la pornographie. Quatre walkyries chevauchent sur la musique de Richard Wagner et en révèlent brutalement l’ambiguïté, ce qui toujours nous dérange dans ce mélange de magnificence musicale et de propos mythologiques douteux.

Mais cette « révélation » s’adresse aussi à un autre niveau, plus contemporain : c’est l’image du corps en tant que support du désir et de l’amour qui est descendue de son piédestal. Rarement le corps aura paru aussi cru, dénué de transcendance et de candeur, montrant ce qu’on lui fait et ce qu’il peut faire. L’extrême qui caractérise la scène de La Wagner est une réponse sans détours à l’emphase des sentiments.

Une œuvre interpellante!  Une performance tout à fait extraordinaire, foudroyante des  quatre danseuses entièrement nues que l’on applaudit chaleureusement. Et elles le méritent ! 60 minutes de mouvements des plus violents . Leurs noms  : Ayelén Clavin, Carla Di Grazia , Josefina Gorostiza et Carla Rimola  .

Chorégraphie déchainée de Pablo Rotemberg, également metteur en scène , pédagogue,  écrivain.musicien et cela se sent dans le choix des oeuvres de Wagner que l’on entend durant tout le déroulement de la pièce. C’est tout simplement génial !

A retenir  les deux seules représentations : Ce vendredi 19 août ainsi que ce samedi 20 août.

 » LA WAGNER » se joue pour la première fois en Europe ! Un évènement !


 

Petite rue des Brigittines – 1000 Bruxelles

Infos et Réservations : 02 / 2138610

Le blog «  Les Feux de la Rampe » vous fera découvrir ce grand Festival International au fil du temps. 

La saison 2016/2017 est bien partie.

Mais dans l’immédiat   gagnez les Brigittines pour suivre ce grand Festival consacré à la danse…

Merci à Vous de votre attention et votre présence au blog.

Notre moment de séparation avec une oeuvre  percutante de Richard Wagner que l’on entend au cours du spectacle : « La Walkyrie « 

Bonne écoute  ! 

A tout bientôt !

Roger Simons

 


 

 

 

LA VIE EST UN DESTIN ANIME- BRUNO COPPENS (FESTIVAL BRUXELLONS )

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous.Tout bientôt, départ  la saison 16/17.

Mais aujourd’hui « republication« de cette pièce survoltée de ce magnifique  auteur « dramatique » en diable : Déchainé Bruno Coppens ! Extraordinaire ! Un humoriste belge qui remet sans cesse l’ouvrage sur le métier.

La pièce a été créée en février dernier au Théâtre Le Public

 

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Le voilà qu’il nous fait rencontrer des personnages haut-en-couleur : une vieille dame cherchant l’amour sur le site

« Mameetic », le souffleur d’un théâtre creusant son trou en bouchant ceux des autres,   un dompte-heures de temps qui file, des amants qui font le tour de l’artère et reviennent à la casse-départ. 

Bruno recrée tous ces personnages issus de ses différents spectacles et bien sûr il crée aussi de nouveaux personnages, plus fous encore, tout show, en chambouleversant les mots, les mettant sens dessus dessous , sons déçus des sens !

Bruno est tout simplement génial.

On ne s’y retrouve pas dans ces cavalcades de mots difficiles, inconnus, lancés au public à une folle vitesse.

« Il se joue des mots et instaure une complicité espiègle avec le public » (Figaroscope)

 

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Les mots changent ! Les expressions changent ! Un nouveau langage est né.

On ne s’exprime plus comme le faisaient nos parents, voire nos arrière-parents.

Bruno Coppens s’est offert à nous donner un petit cours sur quelques formes…d’humour.

 

Notre professeur Coppens : Le mot-valise est un néologiste formé par la fusion d’au moins deux autres mots existant dans la langue.

Il s’agit souvent d’une haplologie : une même syllabe constitue à la fois la fin d’un mot et le début d’un autre, et le procédé consiste alors à les accoler sans répéter cette partie commune.

« C’était atmosféérique ! »

LA VIE EST UN DESTIN ANIME

Bruno : Ce spectacle, je l’imagine comme un parcours, un trajet nommé désir le regard d’un homme de 55 balais sur le monde actuel avec ses désirs, ses désillusions, ses espoirs, ses doutes, ses coups de gueule…

Ce dernier projet me tient particulièrement à cœur car revisiter des textes écrit il y a 5, 10,15, 20 ans et retrouver des personnages qui ont « percuté » lors des tournées de mes divers spectacles me permet de relier hier et aujourd’hui et colorer aux couleurs d’aujourd‘hui, à la lueur de mon parcours.

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C’est intéressant de prendre connaissance des propos de Bruno avant que de se rendre au spectacle. Ainsi donc…

Bruno : Je réunis dans ce spectacle une série de personnages ayant avec le langage un rapport très particulier.

Du logopède plus dyslexique que ses patients (Mes singeries vocales) à une vieille dame, exilée fiscale, confondant les mots et expressions françaises les plus courantes (Trac) en passant par l’amoureux transi qui face à l’amour de sa vie met les mots sens dessus dessous(Ma déclaration d’humour)…

Cette galerie de portraits permet au spectateur de découvrir la langue française sous tous ses états, ses ébats, ses débats ! Car, au niveau de l’écriture; j’ai envie de fusionner humour et poésie, satire et émotion dans une langue réinventée mais compréhensible immédiatement.

LA VIE EST UN DESTIN ANIME

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«De l’orfèvrerie ! Digne héritier de Raymond Devos. Une telle joie de vivre, on en redemande » (Pariscope)

Il y a quelques semaines encore, il faisait virevolter le texte de Philippe Avron dans  « Big Bang »

Et maintenant sa toute dernière création avec un titre qui peut nous étonner « La vie est un destin animé » C’est bien vrai ! 

« D’un enfant, Bruno Coppens a la spontanéité , vive , le sourire innocemment charmeur et la poésie innée. Ses jouets sont les mots Il les lance dans tous les sens , les dérange ave ironie , les transforme effrontément pour en faire des noeuds de mots qu’il sret et ressert à volonté au public.(Thierry Denoël/Le Vif –L’Express)

 

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PETIT COURS SUR QUELQUES FORMES D’HUMOUR.

(suite…)

Notre Professseur : L’Oxymore ou l’oxymoron : réunion surprenante, dans une même expression , de deux termes contradictoires. »Cette obscure clarté qui tombe des étoiles(Corneille)

La tautologie : une phrase ou un effet de style ainsi tourné que sa formulation ne puisse être vraie

« On est comme on est ! »

Et bien d’autres, d’autres…et encore d’autres…

 

INFO D’IMPORTANCE

Vous avez la possibilité de relire les propos de Bruno Coppens, détaillés sur ses deux spectacles précédents :

« TRAC » et «  MA DECLARATION D’HUMOUR »

Il vous suffit de cliquer sur « rechercher » (page d’accueil).

Sans problème ! Toutes ces chroniques apparaissent…

 

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Bruno passe d’un climat à l’autre, voltige sur la scène, change ses personnages en quelques instants (même en femme), fait des bonds et des bonds, s’habille, se déshabille en une fraction de seconde.

Il est époustouflant !

« Un retour aux fondamentaux de l’humour qui nous manquait »( Point de vue)

 

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« LA VIE EST UN DESTIN ANIME »

Ce jeudi 18 août à 20h30 dans ce fabuleux Festival de l’Eté  » Bruxellons « 

LA VIE EST UN DESTIN ANIME

Régie : Matthias Polart

Stagiaire régie : Mathieu Wolter

Photos : Bruno Mullenaerts

 

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Une fantaisie verbale écrite et jouée par Bruno Coppens, et mise en scène joyeusement et avec intelligence par Eric de Staercke, directeur du Théâtre des Riches-Claires , et comédien lui aussi.

Un spectacle de, par, avec et malgré Bruno Coppens…

Ce spectacle se termine par la magnifique chanson de Barbara que chante avec une certaine émotion notre vedette nationale.

Voici cette chanson interprétée par l’auteure, Barbara.

 Bruno au Château  du Karreveld

Avenue Jean de  la Hoese 3 –  1080  Molenbeek-Saint-Jean

Infos et Réservations : 02 / 724 24 24

Amis de l’émission/ blog «  Les Feux de la Rampe », mille mercis pour votre assiduité à ce blog.

Que l’on se rassure : la rubrique « Notre moment de séparation »  fera bientôt sa rentrée .

Bon spectacle à « Bruxellons » avec  le mirobolant Bruno !!!

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

FESTIVAL DE SPA – 57 EME- THEATRE- LA FIN

Quatre jours encore de plaisirs et de découvertes.

Les quatre salles sont combles chaque jour …

Je vous ai présenté ce Festival avant son ouverture.

Je vous ai indiqué également la possibilité de prendre connaissance de plusieurs des spectacles programmés, spectacles que j’avais vu à Bruxelles durant la saison théâtrale 2015/2016.

Vous pouvez encore consulter le blog « Feux de la Rampe ». Quatre des pièces superbes qui se jouent ces 12, 13, 14 et 15/08 y figurent.

Il y a «  L’HOMME DU HASARD », «  LOIN DE LINDEN »   « 21, RUE DES ROSES »   et «  CAMILLE ».

 Il y encore 4 autres pièces à voir :

«  ENTRETIEN D’UN PHILOSOPHE AVEC LA MARECHALE DE… »

Un exercice piquant et profond, en forme d’hommage   à la liberté de conscience et à i intellectuelle…

«  LE MARIAGE DE FIGARO »

C’est un réel bonheur de redécouvrir cette œuvre comique au rythme endiablé et sa langue savoureuse…

«  D’UN RETOURNEMENT A L’AUTRE »

Un spectacle d’agit-prop ou d’intervention , intelligent , humoristique et efficace avec…une belle voix de soprano.

« L’OR »…

Un récit haletant ! Un duo rêvé pour accompagner le couple Suter-Cendras… Une élocution qui frôle la perfection…

Si vous avez l’envie de voir ces pièces, peut-être reste-t-il quelques places disponibles. Appelez le bureau de réservation : 0800/24 140

 Lundi prochain.. les dernières.

A l’année prochaine  Spa, la magnifique !

Amis de l’émission/blog », merci de votre attention et de votre présence quotidienne sur le blog.

La rubrique « Notre moment de séparation » réapparaîtra dans les jour prochains – problème d’ordre technique.

Bon week-end à Vous et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

FESTIVAL MIDIS MINIMES-6ème SEMAINE – (CONSERVATOIRE ROYAL DE BRUXELLES)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux la Rampe », bienvenue à Vous …

Une foule nombreuse envahit du lundi au vendredi le Conservatoire Royal de Bruxelles pour découvrir de grands musiciens et de grands chanteurs, chaque jour donc à 12h15.

On est bien dans les fauteuils du Conservatoire, un lieu un peu démodé mais plein de charme et de beauté ancienne.

On écoute « religieusement » la musique et la voix. Elles envahissent notre corps.

Le public   suit avec une formidable attention le programme musical que nous offre ce Festival.

Ainsi par exemple ce mercredi 10/08 trois musiciennes jouant Mozart : Divertimento «  Puchberg » K 563.

Une œuvre écrite bien sûr par Mozart en remerciement à l’un de ses généreux mécènes. Ce trio à cordes dépasse par son ampleur et son inspiration le pur divertissement ou la musique de circonstance…

Interprétation :

Elina Buksha (violon) , Hélène Desint(alto) et Astrig Siranossian(violoncelle)

Le lendemain 11/08, le Trio Atanasov avec la musique de Dvorak et Suk.

Elève de Dvorak Joseph Suk avait épousé la fille de son professeur.. .Le gendre et le beau-père sont ainsi réunis au même programme explorant la forme très équilibrée du trio à clavier.

Interprétation : Trio Atanassov

N’est-ce pas formidable de réunir ainsi pendant deux mois ce monde de la musique de belle et pure qualité.

Nous devons la richesse de ces concerts journaliers à Bernard Mouton, lui même musicien.

Bons moments à tous !

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe » , merci de votre présence  et  votre assiduité.

« Notre moment de séparation » nous reviendra dans quelques jours , problème d’ordre technique.

A tout bientôt !

 

Roger Simons