ALIVE ( FESTIVAL BRUXELLONS) + « BASIC INSTINCT » et  » LOLITA »(extraits)

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bienvenue à Vous tous.

Un western musical !

Un voyage initiatique !

Une expérience théâtrale hors du commun.

ALIVE

Une pièce foudroyante remarquablement conçue , écrite , mise en scène et jouée par Emmanuel Dekoninck , Gilles Masson, et Benoît Verhaert .

«Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende ! »

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Emmanuel Dekoninck : A 12 ans, suite à mon décrochage scolaire et familial catastrophique, ma mère n’eut d’autre alternative que de m’envoyer à l’internat. Me voici donc dans la campagne hesbignonne, enfermé 5 jours sur 7 entre les 4 murs du collège Sainte-Croix. Là, dans ma chambre, je me suis inventé un ami imaginaire, un modèle, un compagnon, un héros rien qu’à moi, un alter ego, un personnage de cowboy redresseur de torts, chasseur de primes, aventurier. Un homme libre et solitaire, un nomade, qui traversait les plaines et les déserts. Je l’ai appelé Black.

Grâce à lui, je m’évadais de ma chambre et je rencontrais des indiens, je sauvais des jolies filles en pleurs et je gagnais des duels au soleil. Black m’a sauvé et il m’a aidé à me construire. À l’époque, je rêvais déjà de faire du théâtre. Sûrement pour être aimé, comme la plupart des comédiens, mais aussi pour vivre vraiment mes aventures. Pas seulement dans l’imagination mais aussi dans ma chair. C’est ce qui est génial avec le théâtre, il est une fusion magique entre le concept et le réel, entre le symbole et la molécule.

J’ai quitté l’internat à 19 ans et je suis arrivé à Bruxelles. Une nouvelle vie s’offrait à moi, j’étais libre enfin, j’ai fait la fête, j’ai rencontré des filles, j’ai connu l’amour et j’ai découvert le bonheur de la création artistique. Je me suis aperçu que la vie était dans la vie et pas dans la fiction. Je l’ignorais.

J’ai décidé, et ce ne fut pas simple, que ma vie serait réelle, que je chercherais toujours la matière, la chair et la vie dans ce monde saturé par la fiction. Même le théâtre serait pour moi une expérience de vie plus vivante encore que la vie. On y ferait l’expérience du monde réel.

Aujourd’hui, je veux rendre à Black tout ce qu’il m’a donné, en terminant son histoire et en le tuant sur scène. Black a sauvé l’adolescent que j’étais, il doit maintenant mourir pour me libérer de mes fictions. Grâce à lui, j’ai trouvé la force de m’épanouir, mais il ne vaut pas l’odeur de mon amoureuse, la présence chaotique de mes enfants, la nuit froide sous les étoiles. Black doit s’en aller. La vie l’a remplacé.

Black n’a jamais eu de corps réel ; grâce au théâtre, je vais pouvoir lui en offrir un. Il m’a offert les joies de la fiction, je lui offre aujourd’hui les possibles du réel. Ce soir, avec Gilles et avec l’aide des spectateurs, nous allons nous aventurer sur le seul terrain où réel et fiction fusionnent, le seul lieu et le seul instant où peuvent se rencontrer ces deux sphères. Nous allons faire du réel imaginaire et de l’imaginaire réel. Ce soir, nous allons tuer la fiction…

ALIVE

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 Un spectacle unique ! Une superbe interprétation !

« Alive est une véritable explosion libératrice de joie et de la force vitale » ( Sylvie Botella/RTBF)

«  On se laisse très agréablement emporté emporter par une histoire plus touchante qu’il n’y paraît ! Et les loufoqueries imaginées par les auteurs » ( Charles Van Dievrt – La Libre Belgique)

«  On sourit de voir Benoît Verhaert , cow-boy ténébreux , regard buriné, colt bien accroché et allure savamment travaillée perdre soudain toute dignité dans son pyjama grenouillère par la lorgnette de sa chambre à coucher … » (Catherine Makereel-Le Soir)

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Un spectacle réel avec de vrais acteurs, de vrais musiciens et de vrais instruments où les spectateurs existent et où la vie règle ses comptes avec la fiction.

On a l’impression de se trouver dans une salle de cinéma et de dévorer l’écran ! Fabuuleux !

C’est bien le spectacle que l’on voit et revoit avec le même plaisir !

 

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ALIVE

EMMANUEL DEKONINCK

GILLES MASSON

BENOIT VERHAERT

PRODUCTIONB : « LES GENS DE BONNE COMPAGNIE » ET «  THÉÂTRE DU SYG

REGARDS EXTERIEURS : HELENE THEUNISSEN ET PHILIPPE BLASBAND

Représentation unique le mardi 02/08 à 20h45.

CHATEAU DU KARREVELD

Avenue Jan de la Hoese 3 – 1080 Molenbeek-Saint-Jean

Infos et Réservations : 02 724 24 24

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe «  , merci pour votre assiduité et votre intérêt pour le blog. 

Notre moment de séparation : Deux grands films ce dimanche 31/07 :

20h50 – ARTE : «  BASIC INSTINCT » le film culte des années 90 , réalisé par Paul Verhoeven, avec la sensuelle Sharon Stone et l’étonnant Michael Douglas.

Un thriller à la tension psychologique et troublée par le corps de Sharon.


 

22h50- ARTE : «  LOLITA » Un Stanley Kubrick qui s’empare de Nabokov et de sa Lolita pour épingler le horreurs de l’Amérique profonde.

Avec James Mason , Shelley Winters et Sue Lyon(Lolita)

Bon week-end ou Bonnes vacances.

A tout bientôt !

 Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE ( FESTIVAL BRUXELLONS)+ BERNARD GIRAUDEAU

 Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous!

(XIEME REPRISE) 

 

La revanche de Gaby Montbreuse 1 (c) Gregory Navarra.jpg

 

La création  de cette pièce fut un petit miracle dont nous nous souviendrons très longtemps, tant,  nous spectateurs, que  l’interprète devenue  une véritable star : LAURE GODISIABOIS.

Je vous en ai parlé très souvent. J’ai vu ce spectacle plusieurs fois, toujours avec le même plaisir. Serais-je amoureux de  cette jeune comédienne/chanteuse ?  Je me pose la question !

Elle est formidable Laure ! Généreuse ! Drôle ! Dynamique !Une présence scénique totale !

Pour rappel, Laure a écrit cette pièce avec Victor Scheffer, metteur en scène  également du spectacle. 

Avec au piano Gilles Masson.

 

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L’histoire, vous la connaissez maintenant, retrace la vie de Gaby Montbreuse, grande vedette de la chanson  dans  les années 20 du vingtième siècle. .

Laure s’est intégrée remarquablement dans ce personnage.

Si vous voulez vous rafraîchir la mémoire, je vous propose de cliquer sur «  rechercher », colonne de droite, en indiquant le titre du spectacle. Et vous retrouverez toutes les informations sur :

LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE.

Surprise : une vidéo à regarder dans l’immédiat où l’on voit  la vraie Gaby Montbreuse .  Étonnant !

 

 

Fi du passé !  Une deuxième vidéo avec  la «  fausse » Gaby Montbreuse, alias la talentueuse Laure.

 

 

LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE

LAURE  GODISIABOIS

 

Une heure vingt de joie de vivre…

«  Le plaisir tient dans le charisme comique de la comédienne, qui révèle un talent caché pour la chanson  (Le Soir)

« Vous serez emporté dans un tourbillon d’émotions, de rires, d’humour et de cocasserie par ce petit bout de femme pétulant en diable »  ( Plaisir d’offrir)

 

Retrouver Laure dans  » La Revanche de Gaby Montbreuse  , c’est aussi retrouver la Maria de « La Mélodie du bonheur  » et encore la bonne des  » Palmes de Monsieur Schutz »

Bref de revoir notre star belge !

 

FESTIVAL BRUXELLONS

Les 1/08 et 3/08

Chateau du Karreveld

Avenue Jean de la Hoese , 3  – 1080 Molenbeek Saint-Jean

Infos Réservations : 02 / 7324 24 24


 

Amis de l’émisssion/blog  » Les Feux de la Rampe  » , merci de votre attention.

Notre moment de séparation : Le document réalisé par Laurent Delahousse sur ce grand comédien que nous avons perdu très jeune, atteint d’un cancer : BERNARD GIRAUDEAU.

Nous l’avons beaucoup aimé Bernard.

Bon week-end à Vous et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE ( FESTIVAL BRUXELLONS )

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bonjour.

 

 

 


 

Vous connaissez cette musique de Duke Ellington : «  It dont  mean a thing » ! C’était l’indicatif de l’émission «  Les Feux de la Rampe »  sur la première chaîne radio  RTBF.

 

C’est agréable de réentendre cette musique de jazz !

 

 

 

VOICI LE PRINTEMPS FESTIF…

 

Je me répète dans mon propos : C’est la fête au  Théâtre Le Public jusqu’au 25 avril avec trois pièces diversifiées et la participation de quatre artistes  de talent.

 

 Vous allez découvrir au cours de ce festival la magie des objets, des mots et des corps ( les sujets des trois spectacles proposés.)

 

Une poussée de sève vient d’envahir le Théâtre multiplié par trois salles)…Un cabaret – théâtral, un spectacle de magie et pas n’importe lequel, de la danse contemporaine…

 

Un conseil : allez voir ces trois spectacles, vous ne le regretterez pas…

 

 

 

« LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE »

 

C’est avec cette pièce mi-théâtre mi-cabaret que le Festival a ouvert ses portes.

 

Je me suis empressé bien évidemment d’aller revoir pour la quatrième fois « Gaby… », oui, mais surtout et au premier plan , l’étonnante  et l’époustouflante Laure Grosidiabois.

 

Je suis prêt à la revoir une cinquième fois tant elle est extraordinaire.

 

Je suis de près, de très près, cette jeune comédienne qui sait tout jouer , et chanteuse aussi , et elle  le prouve encore avec

 

 dans ce merveilleux spectacle qu’elle joue depuis deux ans, si je ne m’abuse. Elle redonne vie à cette grande chanteuse de

 

 cabaret du début du vingtième siècle  , Gaby Montbreuse  , complètement oubliée .

 

On ne peut que remercier et féliciter  les deux auteurs de la pièce : Victor Sheffer et Laure Grosidiabois  , Victor pour l’écriture et la mise en scène ,  Laure pour l’écriture et l’interprétation.

 

GABY MONTBREUSE !

 

 

La renaissance d’une star ! Née vraisemblablement à Langeais(France) en 1895 !

 

 

 

 



 

George van Parys ( son pianiste attitré) : Elle est sûrement affreuse et mal foutue. Une énorme tête ronde , absolument disproportionnée à son corps. Une crinière de cheveux roux tout frisés  avec un mèche qui retombe sur le front…

 

Maquillée comme un bébé JUMEAU avec les cils peints en éventail autour des paupières.

 

La voix faubourienne, canaille ,  une vulgarité dans ses gestes.

 

Tout cela       aurait été insupportable avec une autre  mais il se dégage  de la bonne femme une force comique, relevant sa jupe de la main gauche et se mettant à chanter des couplets à faire pleurer…

 

 

 

(Cécile d’Organs et Edmonde Lecomte (CD «  Folies Bergère – de 1902 à 1942 »)  : Son physique particulier : une tête énorme , une mèche rousse sur laquelle elle soufflait sans arrêt,

 

Son abattage, sa voix faubourienne éraillée par l’alcool , sa vulgarité , étudiée et exagérée , étaient ses aouts dans l’interprétation de chansons réalistes ou burlesques…

 

Laure reproduit parfaitement le personnage  de cette ancienne chanteuse de cabaret.

 

Il y a une séquence qui nous conduit dans l’un de ces cafés-concerts, excellemment représenté avec vieux micro et piano où nous voyons la Montbreuse exécuter plusieurs chansons des plus quelconque. C’est très drôle et Laure irrésistible !

 

Elle nous offre tout le meilleur d’elle-même !

 

Le saviez-vous ? Elle va jouer  au « Festival Bruxellons » l’un des personnages les plus importants de la comédie musicale   « La Mélodie du Bonheur » C’est prometteur !

 

 

 

Gaby Montbreuse/Victor  Scheffer & Laure Godisiabois

 

Musicien : Gilles Masson

 

Scénographie et Costumes : Thibaut de Coster & Charly Kleinerman

 

Lumière : Yves Hauwaert & Etienne Gabaut

 

Mise en scène : Victor Scheffer

 

Jusqu’au 25 avril 2015

 

(Infos/Réservations : 0800 944 44)

 

 

 

Atmosphère…Atmosphère…Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? (Laure / Arletty)

 

 

 


 

 

 

DU COTE CINE…D’ANTAN

 

 

 

« MANON » (1949), un film d’Henri-Georges Clouzot , d’après l’abbé Prévost, avec de nombreux grands acteurs comme Michel Auclair, Serge Régianni, Michel Bouquet, Gabrielle Dorziat , et dans le rôle de Manon : Cécile Aubry.

 

 

 

Syno : Une transposition du roman de l’abbé Prévost dans la France en ruines de la Libération, autour de la passion destructrice d’un résistant naïf et d’une adorable pécheresse.

 

Un drame tragi –romantique  passant au crible l’hypocrisie égoïste de la société d’après guerre.

 

 

 

 

 

 

( Cinematek – jeudi 26/04- 15 h)

 

 

 

ROSEMARY’S BABY(1968) , un film réalisé par Roman Polanski d’après l’oeuvre d’Ira Levin , avec Mia Farrow et John Cassavetes.

 

 

 

Syno : Deux jeunes mariés se lient avec un couple de voisins investis dans la grossesse de la jeune femme…

 

Un film difficile. Un mélange de thriller paranoïaque et de film d’horreur satanique. On peut faire confiance au redoutable Polanski !

 

 

 

 


 

 

 

(Cinematek –  16/04/15 –  21h30)

 

 

 

Amis  de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , un grand merci pour votre fidélité et votre attention.

 

Notre moment de séparation : Au  Molière( l’ex théâtre d’Ixelles) le vendredi 17/04/15, en compagnie de Vardan Hovanissian (Arménie) et Emre Gültekin ( Turquie)

 

Un duo remarquable qui nous revient  pour nous présenter leur nouvel album où nous retrouvons le son du doudouk arménien , un instrument à  anche double des plus anciens, accompagné du saz , le luth à long manche turc.

 

Ils joueront des mélodies traditionnelles d’Anatolie et du Caucase.

 

Un beau spectacle musical !

 

Je vous laisse en leurs compagnies.

 

Bonne écoute.

 

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CAMILLE – FRANCOIS OST -NELE PAXINOU+ FLORENT PAGNY

Amis de l’émission/blog »Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous au sein du blog.

 

 « Avec passion, j’ai voué ma vie au théâtre » Et combien c’est vrai pour Nele Paxinou qui a fondé en 1980 « Les Baladins du Miroir »

Nous la retrouvons aujourd’hui, créatrice d’un spectacle émouvant sur la vie de Camille Claudel.

 

 

10 mars 1913. Fiche de la Préfecture. Asile de Ville Evrard

Le médecin :

Numéro d’inscription : 39996

CLAUDEL Camille

Profession : artiste statuaire

Age : 48 ans

Domicile : 19, quai de Bourbon, Paris, Seine

Admission : 10 mars 1913 en vertu de l’Arrêté définitif du Préfet de police. Placement volontaire…

Le médecin : Réponses un peu brusques.

Je suis venue en automobile. On m’a fait passer par la fenêtre. C’est un enlèvement. C’est Rodin le sculpteur, et ma famille qui l’ont provoqué.

Cela remonte à 3 000 ans avant le déluge. Rodin voulait me faire travailler de force à son atelier. Il savait ce que je faisais pour avoir une imagination merveilleuse. Lui n’a pas d’imagination. Il avait besoin d’une imagination. Il m’empoisonnait avec du curare, de l’arsenic. J’étais dans son atelier ; il me battait, il me donnait des coups de pied. Il y est déjà dans mon atelier. J’ai tout brisé ces jours-ci et il ne trouvera plus rien…

13 mars 1913. Camille à une amie.

Camille : Mademoiselle, lundi dernier, deux forcenés sont entrés chez moi, quai de Bourbon , m’ont saisie par les coudes et m’ont lancée par la fenêtre de mon appartement dans une automobile qui m’a conduite dans une maison de fous. J’ignore son adresse, si vous pouviez la trouver, vous me le direz. C’est Rodin qui se venge et qui veut mettre la main sur mon atelier…

Extraits de l’ouvrage de François Ost, vice recteur des Facultés universitaires Saint Louis à Bruxelles et membre de l’Académie royale de Bruxelles.

Il mène en parallèle une activité de responsable universitaire, de scientifique et de dramaturge.

 CAMILLE 

 L’auteur du roman, François Ost, a tiré une pièce de théâtre de son œuvre.

Cette pièce met en scène la vie dramatique de Ca       mille Claudel – compagne de Rodin et sœur du grand auteur – dont le destin fut brisé par trente ans d’enfermement en asiles.

Solidement documentée, la pièce de François Ost est servie par une écriture élégante et poétique.

Quatre saisons jalonnent ce parcours aux sources de l’imaginaire artistique, sorte de plongée au cœur des passions humaines : l’hiver de l’enfermement psychiatrique, le printemps de la jeunesse complice avec Paul, l’été des amours avec Rodin, l’automne des grandes ruptures de la maturité.

Avec un fil conducteur, le combat de Camille avec l’ange, la colère orgiaque qui l’enlace à la glaise pour en tirer des chef-d’œuvres !

 
 

 L’ouvrage a été publié en 2011 aux Editions Lansman.

Il est passionnant à lire. Faites-moi confiance !

Extrait d’une publication à « La Libre Belgique » en 2011 : « Alliant finesse et gravité, la démarche de François Ost est de cet ordre : donner un sens à la tragédie d’une femme victime d’une époque qui ne pouvait admettre son talent, victime de l’amour ; victime des hommes. Dont les sculptures témoignent magistralement des combats. »

 

 LA PIECE, UN CHEF D’ŒUVRE !

Bientôt sur le plateau du théâtre, les 12 et 13 août, « Salon Bleu » du Festival de Spa.

Metteuse en scène : Nele Paxinou

Production : Vitaly Production et Les Baladins du Miroir.

Avec l’aide d’un financement participatif et du Festival Royal de Théâtre de Spa et le soutien de la Province du Brabant Wallon.

La pièce est en pleine répétition. J’ai eu la chance d’assister à l’une des répétitions.

Un vrai bonheur tant sur le plan de l’écriture, de la mise en scène, de la danse et de l’interprétation.

La volonté de Nele est de mettre en valeur des artistes d’aujourd’hui qui nous interpellent.

Nele Paxinou : (metteuse en scène et adaptatrice avec François Ost) : Ma rencontre avec François Ost répond à cette attente. Il nous propose dans un très beau texte – nominé au prix littéraire du Parlement de la Communauté Wallonie-Bruxelles 2014- un nouvel éclairage sur l’œuvre et le personnage de Camille Claudel.

Femme et sculpteur de génie, elle a réussi à imposer son art dans un monde d’hommes et dans une société bien pensante où la femme restait vouée au sexe et à la maternité.

Camille revendique une vie libre. Elle vit une passion amoureuse avec Auguste Rodin.

Bientôt bafouée par son amant et maintenue enfermée ensuite dans un aile par la lâcheté d’un autre homme son frère Paul Claudel, elle revendique pleinement une place vouée à la création.

Je voudrais accompagner, faire résonner encore son geste créateur, célébrer sa mémoire, bien au-delà de l’anecdote, en la conduisant là où elle nous attend : le moment précis où   « LA VIE SURGIT DE LA TERRE » 

 EXTRAIT/CAMILLE

 Rodin : Selon certaines légendes australiennes, l’origine du feu se trouve dans le sexe de l’homme.

Tout homme aura ressenti, un jour ou l’autre, cette chaleur intime qui déplace les montagnes. Là se trouve le principe de toute création mais les hommes ordinaires l’ont oublié.

L’artiste, lui, sait voir dans chaque chose la forme refroidie qui lui a donné naissance.

Camille : Faut-il en déduire que, pour vous, la création est un privilège masculin ? Avec la matière femelle, passive et froide, informée par le feu masculin ?

Rodin : Honnêtement, je l’ai pensé jusqu’à ce que je vous ai vue au travail. Vous êtes une énigme admirable, ma belle amie.

En ce qui me concerne, une chose me paraît certaine à présent : en sculptant la glaise, je la réchauffe et ainsi je lui restitue sa vie originaire.

Tout ce qui était contraint et tourné, en quelque sorte, vers l’intérieur, se libère et se tourne vers l’extérieur.

Je lui rends la vie, la sculpture se déploie, respire et, j’ose le dire , peut prétendre à plus de vérité que le modèle.

L’oeuvre alors devient nécessaire, elle exprime la quintessence de son idée, tandis que la simple réalité est passagère et contingente.

Camille : Je suis donc passagère et contingente ?

Rodin : Je ne sais pas. C’est mon désir, Camille, qui te fait femme. C’est la statue qui donne vie au modèle.

(Extrait du texte de François Ost, publié chez Lansman, dans la collection «  Théâtre à Vif »)

La pièce sera donc présentée au Festival de Spa le vendredi 12 et le samedi 13/08- Salon Bleu.

Mise en scène : Nele Paxinou

Avec Marie Avril(Camille), Virgile Magniette(Paul Claudel) et Bernard Sen(Auguste Rodin)

Danseurs : Robin Capelle et Juliette Colmant

Un spectacle d’une grande beauté !

Un spectacle d’une belle poésie !

Une riche idée !

Une écriture poétique !

L’agencement du décor est tout particulier !

La musique de Pascale Charpentier est merveilleuse !

Les comédiens jouent cette pièce avec passion et vérité !

La chorégraphie de Nono Battesti est envoûtante !

La lumière de scène est sépulcrale créant une ambiance oculte.

La mise en scène de Nele Paxinou est très discrète

Merci à Vous, Nele Paxinou . Merci à Vous, François Ost !

 

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe » , un grand merci pour votre présence assidue au blog.

Notre moment de séparation : FLORENT PAGNY avec cette étonnante chanson «  Caruso » .Il répondra aux questions de Marc-Olivier FOGIEL dans la fameuse émission « LE DIVAN »  sur France 3 ce vendredi 29/07 à 23h40 .

Bonne écoute et bonne vision.

A tout bientôt.

 

Roger Simons


 

 

FESTIVAL DE SPA THEATRE ( 57 ème ANNEE)+ GERARD PHILIPE +ISABELLE HUPPERT

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous.

Et tout commence le vendredi 05/08 à 18h30 !

Autour d’une vingtaine de spectacles alléchants et attractifs…

Toujours six lieux où se déroulent les pièces de théâtre, les entretiens avec les auteurs, les lectures, les fêtes …

Toujours les mêmes salles de spectacles : le Salon Gris, le Salon Bleu, le Radisson Palace, Le Théâtre Jacques Huisman, les Salles de fêtes…

De nombreuses spectacles à voir pour la qualité du texte , l’histoire, les mise en scène et les comédiens.

Ils sont nombreux et de qualité.

ANALYSE SUR LE BLOG DES FEUX DE LA RAMPE

Des problèmes de mobilité m’empêchent provisoirement de me rendre à Spa pour suivre, comme les années précédentes, le Festival Théâtre .Je le regrette beaucoup.

Cela dit, j’ai vu à Bruxelles, – au cours de la saison 15/16- quelques-unes des pièces qui vont être jouées au Festival Spa 2016.

Si cela vous intéresse , vous pouvez les consulter dans mes chroniques publiées lors des créations.

Il vous suffit de cliquer sur «  rechercher » (à gauche, dans le bas de la page) en indiquant le titre de la pièce. Cliquez sur « ok ». Vous découvrirez immédiatement mon analyse sur la pièce susdite.

En voici la liste :

L’enfant sauvage

Monsieur optimiste

Europeana

L’homme du hasard

Loin de Linden

21, rue des Roses

Peau de Vache

Alive

A la frite !

Constellations

Le Capitaine Fracasse

 

Vendredi 05 août, ouverture du Festival avec – entre autres – une comédienne que j’admire beaucoup : Stéphanie Van Vyve.(« CORBEAUX DE JOUR »)

Les pièces choisies pour ce Festival sont toutes intéressantes et très diversifiées.

L’ouvrage sur le Festival est remarquablement écrit et  extrêmement copieux en informations sur l’ensemble des spectacles.

Il me reste à vous souhaiter un excellent Festival en compagnie de tous ces artistes heureux de participer à cette grande fête de théâtre.

Bon Festival à Vous, en espérant vous revoir l’année prochaine !

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de me suivre dans ma galerie théâtrale.

Notre moment de séparation : A 13h35 sur ARTE , un Film de Claude Autant Lara «  LE DIABLE AU CORPS «  avec ce grand comédien  que nous n’oublierons jamais : Gérard Philipe.

 

 

Ce soir à 22h49 sur LA TROIS RTBF , l’émission célébrissime présentée par Arlette Vincent «  Cinescope » avec en invitée : » ISABELLE HUPPERT « .

Un souvenir : l’émission a été filmée en 1988.

Comment Isabelle à cette époque ?

Bonne soirée et à tout bientôt !

Roger Simons

 


 

 

IMPRO AU CHATEAU-LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE-PEAU DE VACHE….(FESTIVAL BRUXELLONS)

Amis de l’émission  » Les Feux de la Rampe » , bienvenue au blog !

Hier soir, au château du Karreveld , c’était la foule…Une ambiance follement gaie et amicale.

Toutes les places étaient occupées pour assister à un autre moment de joie, celui de l’impro au théâtre.

Présence sur le grand plateau, celui qui en fait appartient à EVITA (de retour demain soir , dimanche 24/07/, à 20h45 – l’après-midi du même jour étant réservée à Monsieur Schutz… dont je vous ai parlé longuement il y a deux jours – Schutz fera son entrée à 15h30…)

Flash Back sur  « IMPRO AU CHATEAU »

Deux heures d’un fou-rire permanent avec ces quatre comédiens de beau talent.

J’avoue que je ne connaissais pas Jean-Marc Cuvelier.Très heureux de faire sa connaissance.

J’ai revu trois comédiens que je suis depuis très longtemps :

L’étonnante Gudule toujours très amusante et éloquente, on la voit trop rarement sur nos scènes.

Le couple d’artistes, Marie-Paule Kumps et Bernard Cogniaux,  toujours remarquables, jouant soit ensemble(comme hier) ou chacun de son côté. Et toujours brillant ! On voyait encore dernièrement Marie-Paule Kumps dans la pièce   » Potiche » au Théâtre des Galeries. . On les adore tous les deux. Deux de nos grands acteurs du théâtre.

 IMPRO AU CHATEAU

Son titre l’indique, ce n’est pas une pièce écrite, ce sont des improvisations de textes et de jeux de scènes à partir d’une proposition d’une histoire venue du public.

Alors , tous les quatre se consultent et se lancent dans de folles histoires qu’ils improvisent totalement.

En réalité ces quatre artistes sont des pros de ces impros !

Ils appartiennent à la fameuse Ligue d’improvisation Belge et cela se sent dès le début avec leurs facilités de trouver des personnages et leurs inventions.

On assiste au départ à un dialogue avec le public. C’est amusant !

Cela dit, on ne s’improvise pas improvisateur .

 Gudule : joueuse à la Ligue d’impro depuis 1991 et elle a participé à 23 saisons,

Marie-Paule, jouteuse depuis 1985 et elle a participé à 21 saisons,

Jean-Marc, jouteur depuis 1984 et il a participé à 31 saisons,

Bernard, jouteur depuis 1984 et il a participé à 16 saisons.

La Ligue d’Improvisation belge professionnelle a été créée officiellement le 10/10/1985 et depuis ce moment, plus de 350 comédiens en font partie.

Ce sont des soirées de créativités amusantes, dont on ne sait pas de quoi elles sont faites.

Le public s’amuse beaucoup et intervient souvent auprès des comédiens.

Bravo à eux quatre : Bernard, Jean-Marc, Gudule et Marie-Paule, que nous retrouverons le vendredi 05/08, même lieu, même plateau, même joie.

 

PEAU DE VACHE

Un autre match dont Alexis sera l’enjeu. Il va s’y engager entre deux femmes .Qui est la vraie «  peau de vache» ?

Réponse ce lundi 25/07 et le mardi 16/08 à BRUXELLONS.

Une création du Théâtre des Galeries .

Je vous en reparlerai d’ici à quelques jours…

ELLE, C’EST LA CELEBRE GABY MONTBREUSE…

C’est Laure Godisiabois qui joue Gaby. Elle est tout simplement fantastique.

C’est Laure qui était la « Maria » de «  La Mélodie du bonheur »

Elle nous revient les 01/08 et 03/08 août avec cette pièce.

Mais elle apparaît ce 24/07 ainsi que les 26/07, 30/07, 31/07  dans la pièce «  Les palmes de Monsieur Schutz »(que  je vous ai présenté dernièrement)

Dans 48 heures, je vous ferai vivre ou revivre cette chanteuse parisienne du début du 20 ème siècle !

Amis de l’émission/log «  Les Feux de la Rampe », merci de votre présence sur mon blog.

Notre moment de séparation : Je dirais plutôt deux moments ce dimanche 24/07 :

15h05 –France 3 : «  Nous nous sommes tant aimé », documentaire de Jérôme Revon dans lequel nous retrouvons l’étonnante Bernadette Lafont qui nous a quitté beaucoup trop vite.

C’est la mort tragique de sa fille âgée de 25 ans qui l’a laissée inconsolable.

Un grand instant émotionnel..


 

18h30 – Arte : Un concert avec l’extraordinaire « Placido Domingo », ténor et chef d’orchestre espagnol.

Un beau moment musical !

Sur ce, je vous laisse en sa compagnie.

Bon week-end et à tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

LES PALMES DE MONSIEUR SCHUTZ (FESTIVAL  » BRUXELLONS « )

 (republication)

 

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Une pièce de Jean-Noël Fenwick , créée le 19 septembre 1989 au Théâtre des Mathurins de Paris.

Une pièce qui obtient un succès sans cesse renouvelé !

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Jean-Noël Fenwick : L’envie d’écrire une pièce sur la découverte du radium par Pierre et Marie Curie me taraudait depuis des années.

Je m’empresse de dire que je ne suis pas spécialiste ni de physique-chimie ni d’histoire des sciences, mais simplement lecteur frénétique d’ouvrages de vulgarisation traitant, entre autres, de ces sujets.

Rien ne me paraît en effet plus émouvant ni plus stimulant pour l’imagination que la saga du Big Bang.

La complexification de la matière, le détail du processus d’évolution qui, des particules élémentaires à l’homo sapiens, accompagne l’éparpillement dans le cosmos de ce qui fut, il y a des milliards d’années, infiniment simple , chaud et concentré.

Par ailleurs le couple Curie est un cas unique. Au-delà de leur inestimable contribution scientifique, Pierre et Marie constituent le seul exemple dans l’histoire de l’humanité, d’un homme et d’une femme ayant gravi, main dans la main , à égalité de mérite, la pyramide du génie.

Tenter de rendre plus proche plus explicite, la nature du combat scientifique qui fut le leur m’a paru un défi intéressant à relever.

Prendre le contre-pied des idées reçues qui faussent leur souvenir m’a semblé salutaire.

Je ne cherche bien évidemment pas à faire croire que les époux Curie ont existé tels qu’ils apparaissent dans ma pièce.

Ils n’ont jamais eu, ni aucun des protagonistes, cette dimension burlesque. Mais le cadre historique général auquel il fait référence est authentique. Les péripéties humoristiques qui entourent leurs travaux sont – est-il besoin de le dire – totalement inventées mais les faits scientifiques fondamentaux sont exacts.

 

UN COUPLE DE LEGENDE

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Syno : Pierre et Marie Curie racontent leurs travaux à l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris(ESPCI Paris Tech), au cours desquels ils ont découvert que l’uranium émettait un courant électrique, et ils ont découvert le radium.Rodolphe Schutz , directeur de l’école de physique et de chimie de la ville de Paris , rêve d’avoir les palmes académiques.

 

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Pour mettre la pression sur Pierre Curie, professeur et chercheur de l’école, il introduit dans son laboratoire une jeune et brillante étudiante polonaise : Maria Sklodowska…

Ils vont se découvrir tous les deux, avancer dans les recherches, et petit à petit se rapprocher et devenir amoureux l’un de l’autre.

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 Toute la pièce se passe dans le laboratoire de Pierre et Marie où ils vont faire d’énormes découvertes scientifiques qui vont révolutionner le monde entier.

Une incroyable comédie aux répliques irrésistibles et aux situations les plus drôles.

LA MISE EN SCENE

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Daniel Hanssens a réalisé une mise en scène, une mise en action et un jeu d’acteurs tout à fait parfaits, suivant bien les intentions de l’auteur.

Il ne s’agit pas d’une pièce rigide, qui pourrait être quelque peu ennuyeuse, voire trop scientifique .Non, elle est amusante, cocasse, burlesque.

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C’est une comédie où les acteurs croquent les personnages avec une certaine fantaisie, excessive dans le rire et le jeu des comédiens. Mais l’auteur n’est jamais trahi.

Cela dit cette pièce nous offre l’occasion de « repenser » aux vrais scientifiques que furent Pierre et Marie Curie.

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Après un peu plus de deux heures, la pièce devient sérieuse lors de la découverte du radium.

Ils sont sept personnages à voyager dans le laboratoire des Curie :

Pierre et Marie Curie, juvéniles et persévérants!

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Georgette, la serveuse domestique

Gustave, le confrère vénal

Rodolphe, le recteur chenu

Le commis de laboratoire

Et bien entendu Monsieur Schutz en…redingote impressionnante et rigolote…

Une belle interprétation vivante, alerte, réjouie, sans temps mort ! Pas trop d’effets appuyés.

Un texte à la fois percutant et hilarant, et quelques moments romantiques avec le couple Curie.

Leurs noms : Marc Weiss , Morgane Choupay , Bruno Georis, Pierre Poucet , Victor Scheffer, Laure Godisiabois et bien évidemment Daniel Hanssens , le «  patron » de la compagnie : Comédie de Bruxelles.

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UNE SOIREE OU L’ON S’AMUSE !

 

REPRESENTATIONS

 

FESTIVAL BRUXELLONS

Château du Karreveld

Avenue Jean de la Hoese  3  – 1080 Molenbeek-Saint-Jran

Ce dimanche 24/07 à 15h30, ainsi que les 26/07 , 30/07 et 31/07 à 20h45

Cette a été jouée  -au Centre Culturel d’Auderghem ainsi qu’au Centre Culturel d’Uccle, en mars. dernier.
C’est une bonne nouvelle de savoir qu’elle est reprise au Festival « Bruxellons « 

Il ne faut pas la rater.

Infos et Réservations : 02/ 724 24 24



Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci à Vous pour vos jugements et votre intérêt au blog.

Notre moment de séparation : Le saviez-vous ? L’avez-vous vu ? Le film réalisé en 1997 par Claude Pinoteau «  Les Palmes de monsieur Schutz », avec Isabelle Huppert, Charles Berling et Philipe Noiret. Une belle distribution.

En voici un petit bout, pour le plaisir et celui de revoir ce grand comédien français  trop vite disparu : Philippe Noiret.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

CONSTELLATIONS (FESTIVAL BRUXELLONS ) + film LES VALSEUSES

 

 

CONSTELLATIONS

Un plaisir de retrouver…ensemble… deux  grands comédiens, metteurs en scène et auteurs :

 

MARIE PAULE KUMPS   & BERNARD COGNIAUX

 

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 Mis en scène par un personnage toujours étonnant, lui aussi acteur, auteur dramatique et metteur en scène : PIETRO PIZZUTI !

 Syno : Dans une histoire d’amour , ou dans toute histoire d’ailleurs , il suffit parfois d’une intonation légèrement différente , d’une petite variation dans une réplique, pour que la situation prenne une toute autre tournure.

Par exemple, quand Roland et Marianne se rencontrent, il y  beaucoup de possibilités. On s’en serait douté…Mais si, au lieu de vivre dans un univers à quatre dimensions : les trois dimensions de l’espace et celle du temps – nous vivions dans un univers à dix ou onze dimensions fait de multiples mondes parallèles où les notions d’ « avant » et « après » perdraient leur sens ?

Cette histoire d’amour explorerait alors de façon jubilatoire les infimes variations que pourraient connaître les situations de la vie…si nous les vivions dans d’autres temps, d’autres univers encore et encore, si le début n’était pas forcément un commencement, et si la fin ne mettait pas de terme aux choses…

Cela paraît compliqué et pourtant non, c’est très simple en suivant le parcours de ces deux personnages : Roland et Marianne !

 

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 Marie-Paule Kumps (Marianne) : Bernard Cogniaux( Roland,  son mari dans la vie , son partenaire au théâtre) et moi-même  avons vu cette pièce  à Londres en décembre 2012, au Duke of York’s Theatre. Une pièce de Nick Payne.

Nous avons été subjugués.

Les acteurs  Sally Hawkins et Rafe Spall y étaient brillants, drôles et émouvants.

 C’est exactement  ce que sont nos deux acteurs belges : brillants, et c’est le moins que l’on puisse dire, drôles et magnifiquement émouvants.


 Marie-Paule Kumps : Nous sommes immédiatement tombés amoureux de la pièce que nous avons trouvée profonde,  ludique et poétique.

C’est une pièce originale qui parvient à mêler des petites choses bien réelles à des réflexions métaphysiques.

On y parle d’amour, de miel, de mort , de physique quantique.

On marche sur un fil qui relie  la vie réelle et possibilités infinies d’autres vies.

Jouer  tous ces possibles est éminemment ludique. Nous avons tout de suite pensé…

 

 

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Bernard Cogniaux(Roland) : C’est une pièce d’acteurs ! Qu’est-ce qu’on serait heureux de s’attaquer  à ce morceau…

Et c’est ce qu’ils ont fait bien sûr. Ils ont obtenus les droits.

Ils ont trouvé deux théâtres : Le Public et le Théâtre de Namur.

Et ils se sont mis à la tâche. Ils ont demandé à Pietro Pizzuti de les mettre en scène, ce que ce dernier a accepté immédiatement. Ce sont de grands amis qui plus est !

Ils se sont mis à l’ouvrage : acteurs, metteur en scène, scénographe, hommes du son et de la lumière.

Premier boulot : se plonger à la mémorisation du texte.

Deuxième boulot : mettre en place et en vie le texte, chercher une gestuelle qui puisse convenir aux deux personnages.

Un gros travail passionnant ! Un enrichissement d’interprétation !

Un véritable exercice  de style ! 

La pièce est une suite de flashs qui défilent à une vitesse   ventre à terre.  Un  son bref  précise le passage d’une scène à l’autre.

 

 

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 Marie-Paule Kumps et Bernard  Cogniaux font preuve d’une dextérité  et d’une virtuosité extraordinaires.

Ils méritent nos plus vifs compliments.

C’est une pièce d’une grande modernité  tant pour  l’idée, le texte, le déroulement de la pièce  que le jeu des acteurs.

Pietro Pizzuti(metteur en scène) : On a passé beaucoup de temps à la table.  On a discuté. On a donné chacun notre idée ! Cela  a été un  vrai travail d’épure !

On a beaucoup travaillé la psychologie des personnages .

 

CONSTELLATIONS  a connu un énorme  succès public.

Pietro Pizzuti : C’est un spectacle à la fois léger et grave qui fait la partie belle aux mystères de l’univers et qui laisse toute la place au jeu d’acteurs précis de Marie-Paule et Bernard.Un bonheur de travailler avec eux deux.

Bernard Cogniaux : La pièce de Nick Payne se joue partout, de Berlin à New York en passant par Bruxelles.

Sur l’affiche londonienne , il y avait des étoiles et des abeilles.

Mon personnage, Roland, est apiculteur et elle, Marianne, astrophysicienne. Ils se rencontrent….

Et l’auteur s’inspire d’une théorie probabiliste de la physique quantique, notamment d’une expérience célèbre : si on fait passer un photon, donc une cellule de lumière, à travers une plaque percée de deux trous, il passe par les deux, ce photon unique à l’arrivée est double.

Rien ne contredit l’idée de mondes parallèles, mais rien ne la confirme non plus.

Nick Payne pose la question de savoir si on a le choix dans  nos vies ou pas. Nous sommes faits d’atomes, qui obéissent à des lois. Si on est  des particules, le libre arbitre n’existe pas.

Les sujets font partie de la vie !  Ils sont là , ils nourrissent l’histoire. Mme dans a vie, ls questions surgissent du fait des évènements.

L’écriture, quant à elle, bien que forgée d’un langage du u quotidien , est d’une précision absolue, mathématique, et fait sienne d’infimes variations et décalages comme autant de possibles.

Marie-Paule : C’est là où c’est jubilatoire, dans toutes ces petites nuances. Ce côté virtuose nous avait frappés à Londres ; en un instant, en transformant l’énergie, faire comprendre les variations. C’est l’essence même du métier de comédien ! Mais, en accord avec le metteur en scène , nous voulions éviter de céder à la tentation démonstrative au profit d’un bas registre.

Bernard Cogniaux : Ca réussit à ne pas être un fourre-tout. C’est déroutant au début. C’est un jeu de piste mais fait pour qu’on s’y retrouve. On sème des petits cailloux. Il ne s’agit pas de simplifier une pièce complexe : sans surligner , on essaie d’éclairer. 

 (Interviews de Marie-Paule Kumps et Bernard Cogniaux recueillies par Marie Baudet, La Libre Culture, 22.04.2015)

 

CONSTELLATIONS  / NICK PAYNE

Traduction : Séverine Magois

Assistant à la mise en scène : Martin Staes-Polet

Scénographie et costumes : Anne uilleray

Créateur lumière : Reynaldo Ramperssad

 Son : Marc-Alexandre Delacharlerie

 Régisseur : Nicolas Oubraham

 Coproduction : Théâtre Le Public/Théâtre de Namur

 Avec MARIE-PAULE KUMPS  et  BERNARD COGNIAUX

 

 

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 Mise en scène : PIETRO PIZZUTI.

 

CONSTELLATIONS

 

Festival  » Bruxellons  »

Les 20/07 et 04/08

Réservations : 02 /724 24 24

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci de votre attention.

Notre moment de séparation : Ce soir à 20h55 sur la chaîne ARTE , le film  de Bertrand Blier  » LES VALSEUSES   avec Gérard Depardieu, Miou Miou et Patrick Dewaere.

A revoir avec plaisir.

Bonne soirée

A tout bientôt !

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 


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AMADEUS (ABBAYE DE VILLERS-LA -VILLE)

Amis de l’émission/ blog  « Les Feux de la Rampe »bienvenue à Vous.

Rendez-vous avec Mozart !

 

 

Ce « théâtre d’été » fête ses 30 ans de spectacles. 

30 pièces de superbe qualité !

30 auteurs dramatiques !

30 moments de jouissance théâtrale !

Tout a commencé l’été 1987 avec une pièce célèbre de Michel de Guelderode : « BARABBAS » , mise en scène par Dominique Haumont , interprétée par Michel Poncelet, (présent du reste dans «Amadeus »), dans le personnage de Barabbas , Pascal Racan (Pilate) , Claude Volter( Hérode) et bien d’autres…

Et ont suivis Shakespeare, Hugo, Rostand, Racine , Goethe, Gérard de Nerval, Laurence Vielle, Molière, de Coster, Dumas, Andrew Lloyd Webber(actuellement au Festival Bruxellons), Féval, Umberto Eco, Giovanni Guareschi, Stefano Massini,Carlo Colodi…

Plusieurs de ces auteurs ont fréquenté plusieurs fois Villers la Ville…

On ne peut que féliciter Patrick de Longrée , producteur avec Rinus Vanelslande, et adaptateur et scénographe de la plupart des pièces jouées dans son théâtre d’été !

L’Abbaye, lieu sacré, est liée aujourd’hui et depuis 30 ans aux spectacles théâtraux.

Sacha Guiry : «  Le théâtre est né de l’Eglise. Elle ne le lui pardonnera jamais. Jalousie de métier !!!

 

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Un conseil …Deux conseils :

Le premier : réservez au plus vite vos places pour assister au spectacle actuel AMADEUS .

Un véritable chef d’œuvre sur tous les plans.

Le deuxième : procurez-vous dès votre arrivée à Villers ce magnifique et précieux dossier – programmes qui reprend les 30 spectacles théâtraux, de 1987 à 2016 !

Une superbe découverte si vous êtes un fidèle et amoureux du théâtre, ce qui est mon cas du reste.

On y trouve le nom de centaines d’acteurs qui s’y sont produits, des listings des pièces et de magnifiques photos couleur.

C’est le bourgmestre de Villers-La-Ville qui a écrit : «  Que le spectacle continue ! »

D’accord avec le bourgmestre et j’ajoute : Que retentisse la musique de Mozart ! 

Wolfgang Amadeus Mozart : 30 ans de carrière !

 

 AMADEUS

 

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 Une pièce écrite par Peter Shaffer , né à Liverpool le 15 mai 1926 , décédé le 06 juin 2016 alors que sa pièce AMADEUS   était en pleine répétition . Il avait 90 ans !

J’ai vu cette pièce en son temps au Théâtre Marigny à Paris le 22 janvier 1982 mise en scène par Roman Polanski et interprétée par le même Polanski dans le rôle d’Amadeus et François Périer, Salieri.

 

La presse à l’époque : Roman Polanski au théâtre, c’est plutôt inattendu.

Roman Polanski : Personne ne sait que j’ai commencé ma carrière au théâtre. Pour moi, c’est plutôt un retour aux sources.

François Périer, qu’est-ce qui vous a décidé à jouer dans cette pièce ?

François Périer (grand comédien français avec qui j’ai eu la chance de jouer au Théâtre Royal du Parc dans « Bobosse ») : Roman Polanski . L’idée de travailler avec lui m’enchantait ! Son interprétation était une véritable incarnation de Mozart.

 

 

J’ai vu également ce film réalisé par Milos Forman, avec Tom Hulce (Mozart) et F.Murray Abraham (Salieri)toujours sous le titre de  » AMADEUS« 

J’ai été séduit tant au théâtre qu’au ciné!

 

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Un bonheur de voir aujourd’hui cette pièce, dans ce lieu mythique de l’Abbaye de Villers-La-Ville, dans la brillante mise en scène d’Alexis Goslain, interprétée magistralement par Didier Colfs(Salieri) et Denis Carpentier( Amadeus).

Un spectacle qui restera dans ma mémoire.

Et vous aussi amis du blog, j’en suis persuadé.

RESUME

Dans la Vienne de Joseph II en 1781, le compositeur Salieri jouit de la faveur de l’Empereur.

C’est alors qu’un jeune prodige du nom de Wolfgang Amadeus Mozart parcourt l’Europe et fait irruption à la cour, précédé d’une flatteuse réputation mais sans grande éducation.

Mozart est en voie de devenir le plus grand compositeur du siècle. Face à un tel génie, Salieri se sent rongé par la jalousie.

Qu’une musique aussi belle puisse émaner d’un être aussi vulgaire apparaît à Salieri comme l’un des tours les plus cruels de Dieu, et le fait plonger dans une folie vengeresse.

Comprenant la menace que représente le jeune Mozart, Salieri essaie de l’évincer tout en l’approchant pour savoir pourquoi il est si doué…

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07/2016 – 21h30 : Abbaye de Villers-La-Ville. L’énorme emplacement où se tiennent les places va être occupé dans un rythme vertigineux.

On veut avoir la meilleure place pour suivre la pièce.

Le spectacle débute par la confession de Salieri qui, au seuil de la mort, se vante d’être l’assassin de Mozart.

Puis, l’histoire renaît sous la forme d’un gigantesque flash-back qui retrace la confrontation, des deux hommes depuis l’arrivée de Mozart à Vienne jusqu’à l’écriture du Requiem sa dernière œuvre magistrale.

 

 La pièce va faire revivre les principales étapes de la carrière du jeune génie avec entre autres la création de ses grands opéras comme  « Idoménée », « L’Enlèvement au Sérail », Les Noces de Figaro » , « Don Giovanni » ou «  La Flûte enchantée » …

La pièce va nous conduire profondément à l’intérieur de ces deux personnages que sont Salieri et Mozart.

 

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Nous, spectateurs, nageons déjà dans le bonheur. Et si nous aimons la musique de Mozart – Qui ne l’aimerait pas !- on jubile follement sur notre siège.

On va plonger dans la cour somptueuse de Joseph II …

On va vivre des scènes violentes entre Salieri et Amadeus, d’autres entre Salieri et Constance (charmante épouse de Wolfgang), ou encore entre Joseph II et Mozart…

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Deux heures jubilatoires, passionnantes, drôles parfois , émouvantes, jouissives.

L’adaptation scénique et la scénographie de Patrick de Longrée sont merveilleuses ; qui plus est, Patrick nous réserve une surprise de vision absolument inattendue ! Du jamais vu dans cette merveilleuse abbaye.

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 ENCONTRES DE DEUX GRANDS COMEDIENS

Ils ne jouent pas leur personnage. Ils le vivent !

Didier Colfs est ce malheureux et redoutable Salieri !

Denis Carpentier est ce compositeur et musicien adoré dans le monde entier. !

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L’UN DE NOS GRANDS METTEURS EN SCENE…

ALEXIS GOSLAIN

Il réalise de nombreuses mises en scène de styles à chaque fois différent.

Durant la saison écoulée ,  il a mis en scène des pièces telles  » Le Repas des Fauves » au Théâtre des Galeries ,  » Comme s’il en pleuvait » à La Comédie Volter,  » Chacun sa place  » à La Samaritaine..et d’autres encore.

Il est aussi comédien que nous avons pu voir entre autres dans « La Reine Margot » , « Dom Juan », à Villers-La-Ville…

Nous le retrouvons en tant que metteur en scène du spectacle  » AMADEUS »

Alexis : En s’inspirant d’une courte pièce de Pouchkine , Peter Shaffer a écrit en 1979  une oeuvre majeure qui sera relayée plus tard par Milos Forman au cinéma.

Consumé par la jalousie , Salieri , compositeur de la Cour d’Autriche voit en Mozart un être brillant mais qui, de par son comportement obscène et vulgaire , ne mérite pas le don que lui a accordé Dieu. Il en fait donc un rival à abattre.

Quant à la rumeur accusant le compositeur italien d’avoir empoisonné Mozart , elle ne repose sur aucun fait tangible. Elle n’est qu’un enjeu pour l’auteur de confronter le génie face au médiocre , pourquoi l’un est entré dans la légende et l’autre est resté sur le pas de la porte…

Monter AMADEUS  à l’abbaye , sorte de Reine de la nuit, est devenu une évidence au fur et à mesure du travail d’élaboration.

Faire confronter les oeuvres de Mozart face à l’infrastructure majestueuse de l’abbaye est déjà un spectacle en soi. Suivre une histoire portée par une équipe solide ne vient qu’amplifier une fois de plus l’importance  de découvrir ou re-découvrir l’histoire de Peter Shaffer aux allures shakespeariennes.

Mon amour pour la musique du divin Mozart est sans borne  et inscrite dans mon ADN  depuis l’âge où il improvisait déjà des menuets.Le représenter au théâtre dans ces oeuvres majeures et dans la beauté des ruines a du sens.

Partager cette histoire-là avec le public , en a d’autant plus!

Je souhaite aux spectateurs une soirée enchantée dans la magie des ruines qui se transformeront. le temps d’un soir en une boite à musique.

J’ai bien reçu ce grand spectacle tel que vient de nous le présenter Alexis Goslain.Sa mise en scène est d’une belle intelligence , vivante , précise .Il a l’art  de diriger ses acteurs avec plaisir et bonheur et cela se sent en voyant la pièce.

30 EME SPECTACLE THEATRAL D’ETE

Un grand moment de théâtre.

De grands instants de musique. 

C’est flamboyant,   emmené par une large équipe dans une mise en scène ample, une scénographie monumentale, au sein d’une abbaye métamorphosée par…les projections d’images superbes, et enveloppée des plus belles musiques de Mozart.

C’est jubilatoire en diable !

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 UN SPECTACLE A LA DEMESURE DE VILLERS

Tanguy Suckens (Député provincial en charge de la

Culture) : L’écrin cistercien de l’abbaye de Villers-La-Ville est devenu au fil du temps une majestueuse porte d’entrée s’ouvrant sur la culture et le tourisme en Brabant Wallon.

Cet engouement sans cesse renouvelé n’est pas le simple fruit du hasard. L’attrait si particulier de ces lieux doit beaucoup au succès croissant des spectacles théâtraux d’été !

Cette adaptation est magnifiquement conçue et clairvoyante, et nous permet de découvrir bon nombres d’enseignements C’est d’une belle richesse ! Une étude de recherches très poussées sur cette époque mozartienne.

J’ai vu la pièce à sa création, il y a trois jours. J’étais rivé à mon siège . Je regardais les acteurs avec passion et Evitaenthousiasme. Comme ce fut aussi le cas en voyant la comédie musicale au château du Karreveld : EVITA .

 

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AMADEUS

Les 10 comédiens jouent sobrement leurs personnages

C’est là aussi ce qui est formidable, c’est que rien n’est excessif  dans le propos ni dans les jeux de scène.

Intéressant aussi de retrouver des acteurs que nous connaissons bien tels Marc De Roy (von Strack) Lucas Tavernier (Joseph II), Michel Poncelet (Orsini-Rosenberg) , Maroine Amimi (Venticello) , et d’autres : Julie Lenain(Constance) , Aurelio Mergola (Venticello) , Jean- François Rossion (Baron van Swieten) …

 « Le projet était fou, il était cohérent et il est devenu une institution.

Patrick , Rinu , juste vous dire merci !

Que le spectacle continue ! »

(Emmanuel Burton, Député-Bourgmestre) 

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OPTION SCENOGRAPHIQUE INNOVANTE

OU

LE MUR FEERIQUE

Patrick de Longrée(adaptateur et scénographe) : Pour innover, nous avons voulu faire appel à la technique de la projection en « mapping 3D » , la façade appropriée du cloitre nous a permis des projections spectaculaires variées comme la reconstitution, de palais baroques , l’illustration de multiples décors d’opéras , la création d’univers fantasmagoriques , des soulignements des particularités de l’architecture , bref, une multitude d’images qui contribuent à plonger le spectateur dans l’univers magnificiant t nécessaire à l’illustration de cette fresque historique.

Les projections ont été travaillées à partir de dessins et d’aquarelles spécialement peintes pour le spectacle par le scénographe Thierry Bosquet et retravaillées en images de synthèse mouvantes par une société spécialisée dans le mapping 3D.

Des effets visuels époustouflants sont projetés comme les décors somptueux de divers opéras ou l’apparition du Commandeur031, comme l’écroulement de la façade ou son recouvrement de lierre , comme l’ouverture et la fermeture d’un immense rideau de scène, comme une nuit étoilée parsemée d’étoiles filantes ou la naissance de l’aube baignée de brumes…

 

LES LIEUX AU TRAVERS DE L’ABBAYE

Le Cloitre et le Choeur de l’Eglise abbatiale où l’on se trouve dans un dispositif qui représente l’oratoire de Salieri, le lieu dans lequel il découvre les partitions de Mozart.

L’un des moments dramatiques du spectacle.

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AMADEUS

Avec Michel Poncelet( Comte Orsini-Rosenberg) , Marc De Roy ( Johann Killian von Strack), Jean-François Rossion(Baron van Swieten) , Lucas Tavernier ( L’Empereur d’Autriche Joseph II), Julie Lenain(Constance Weber) , Maroine Amimi( Venticello) , Aurelio Mergola (Venticello) , Camille Pistone(Venticello) , Pauline Discry (Katarina) , Anthony Molina-Diaz)

et

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DIDIER COLFS (Antonio Saliari) & DENIS CARPENTIER (Wolfgang Amadeus Mozart)

Impeccable le rire de Wolfgang !

AUTEUR : PETER SHAFFER

MISE EN SCENE : ALEXIS GOSLAIN

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L’EQUIPE DE REALISATION

Création des costumes  et décors peints : THIERRY BOSQUET

Adaptation et scénographie : PATRICK de LONGREE

Mapping video : FRANCOIS JAIME PREISSER

Création des lumières : CHRISTIAN STENUIT

Chorégraphie : CATHERINE LOTTEFIER

Décor sonore : LAURENT BEUMIER

Création des maquillages : COSTHEA

Assistant à la mise en scène : NICOLAS LEGRAIN

Confection des costumes : COSTHEA

Accessoires gourmands : THIBAUT DE COSTER & CHARLY KLEINERMANN

Stagiaire maquillage : GAELLE AVILES & FRANCOIS-NOE FLAMENT

Habilleuse : MARIANNE BRACONNIER

Stagiaire habilleuse : GWENNAELLE DAOUS

RÉGIE LUMIÈRES : CHRISTIAN STENUIT

Régie son : SYLVAIN ROBYNS& LUNA GILLET

Régie de plateau : DAVID DETIENNE- DAVID COOL-SAMUEL SERAILLE

Peinture des décors  : OLIVIER WATERKEYN-MARIANNE DE WIL

Construction des décors : JEAN-JACQUES ALLARD-FRANCIS DEBON-OLIVIER DE BONDT-DAVID DETIENNE –DENIS DEVAUX-PHILIPPE HAZEE-SAMUEL SERAILLE

Installation son et lumières : CHRISTIAN AIGUEUR –YANN-BOELS PAULINE COLLAR-DIDIER DEWAELE- CYRIL HUBERT – JOEL VANDENBERGE – P^HILIPPE VAN DERPERREN-

Equipement projection : DANIEL VAN RUYSSEVELTADC PRODUCTION

Graphisme : DAVID-SAMUEL COURTOIS

Responsable jobistes : ROMAIN TIELEMAN

Accueil réservations : SANDRAZ BRENDERS

Photos : ARNAUD de COSTER

Long générique comme les films américains.

Chacun son rôle !Chacun fait son travail . Ils sont nombreux et méritants . Ils méritent d’être nommé !

Bravos à tous !

 

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 ABBAYE DE VILLERS-LA-VILLE

Du 06 juillet au 13 août à 21h30

Infos et Réservations : c’est bloqué , toutes les places sont prises jusqu’à la dernière représentation. Mais on peut toujours essayer , plusieurs personnes peuvent annuler leur réservation.

INFO : Ce brillant spectacle sera joué au Théâtre Royal des Galeries du 26/10 au 20/11/16..

Intéressant pour ceux qui n’auront donc pas trouvé de place encore libre.

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe «  merci de votre présence.

Notre moment de séparation avec le célèbre opéra de Mozart «  La Flûte enchantée »

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

EVITA (FESTIVAL BRUXELLONS)

Amis de l’émission/ blog «  Les Feux de la Rampe »bienvenue auprès d’Evita…

Evita : « Quoi de neuf ? Bueno Aires…Bouge pas – Tu vas bientôt voir ce qu’il y a en moi – Tout ce qu’il faut pour être une star, c’est moi…

Daniel Hanssens (metteur en scène) : C’est une femme qui est partie de rien et qui voulait à tout prix devenir quelqu’un !

 

 EVITA

Eva Perón, la seconde épouse du dictateur argentin Juan Perón, est une légende comme il en existe peu. D’origine modeste, elle est devenue la femme la plus puissante de son pays et d’Amérique latine, mais surtout un puissant symbole d’espoir et de réussite pour des milliers d’Argentins. Haïe par l’aristocratie et suspecte pour l’armée, elle a été une étoile filante, morte d’un cancer à 33 ans.

 

 

Il y a de nombreuses choses à admirer chez Eva Perón, la personne. Sa détermination à réussir malgré des obstacles presque insurmontables. Sa défense de la femme dans une société dominée par les hommes. Son soutien des classes populaires, dont elle est issue, dans une société très hiérarchisée. Son courage face à la maladie et à la mort. Et non des moindres, son apparence physique. Mais il est impossible de ne pas être dégoûté par de nombreux comportements du régime péroniste dont elle était le symbole assumé: la torture, la corruption, la tromperie et la mauvaise gestion d’un pays riche.


 

 Le « Musical » raconte l’ascension légendaire d’une fille du peuple jusqu’au sommet de l’état argentin.

Petite fille, la malheureuse n’avait pu assister aux obsèques de son père, dont elle était une enfant illégitime.

Ironie de l’histoire, la belle Evita Peron , morte d’un cancer à l’âge de 33 ans , aura des obsèques nationales auxquelles assistera une foule gigantesque dans les rues de Buenos Aires.

Entre ces deux moments charnières, on assiste à une véritable success story : devenue une splendide adolescente, elle décide de quitter sa province et de tenter sa chance au théâtre dans la capitale argentine, mais c’est la radio qui lui donne un début de popularité.. Elle finit par épouser le colonel Juan Peron, comploteur notoire, de 24 ans son aîné.

Quand celui-ci accède au pouvoir pour instaurer une dictature fascinante, Evita passe pour insuffler une dimension sociale au régime. Mais la corruption et le népotisme règnent et Evita ne manquera pas d’y succomber…

EVITA –CHATEAU DU KARREVELD DEVENU LE LIEU DE RENCONTRES DES HABITANTS DE BUENOS-AIRES

26 juillet 1952.

C’est la lourde responsabilité du Secrétaire de la Presse d’informer le peuple d’Argentine qu’Eva Peron, leader spirituel de la nation est entrée dans l’immortalité à 20 heures 25 aujourd’hui…

Il serait trop long de vous conter toute cette longue histoire. Vous la trouverez dans la magnifique brochure – programme, en vente   au Karreveld , des textes accompagnés de superbes photos et légendes.

Evita : Je suis du peuple comme vous et la souffrance je l’ai connue Et sans travail, j’ai souffert de la faim en continu – Mais j’ai trouvé mon salut en Peron – que la nation Soit sauvée comme il m’a sauvée… »

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EVITA

Musique de Andrew Lloyd Webber

Paroles de Tim Rice

Présenté grâce à un arrangement avec The Really Useful Group

Mise en scène originale de Harold Prince à la création à Londres en 1978 .


 

 Tim Rice (librettiste et parolier) : Toutes les histoires fantastiques racontées au sujet d’Eva Peron ne sont pas toutes vraies, mais pourraient être vraies. Elle était une femme extraordinaire.

Quiconque écrit à son sujet n’a nul besoin d’exagérer pour donner un peu de couleur à son travail , le plus simple récit de sa courte vie contient suffisamment de matière pour faire froncer le plus sophistiqué des soucis.

C’est pourquoi nous l’avons choisi comme sujet d’un musical que nous avons commencé à écrire au début de l’année 1974 !

Je ne peux pas imaginer que le «  musical Evita » convainque quiconque que la tactique adoptée par les Peron dans ces années 40 et 50 soit politiquement acceptable.

Je tiens à affirmer ici que nous espérons que les seuls messages politiques qui transparaissent de l’œuvre sont que les extrémistes sont à la fois dangereux et attrayants, et qu’une nation n’a pas besoin d’être une république bananière pour permettre à une personne de l’extrême gauche et de l’extrême droite d’accéder au pouvoir.

L’Argentine en 1945 était une nation sophistiquée. Et aucun pays aujourd’hui, et certainement pas la Grande Bretagne, ne peut affirmer en toute confiance que « cela ne pourrait arriver ici ».

EVITA, LE SPECTACLE EVENEMENT !


 

 Olivier Moerens (dramaturge) : Qu’est-ce qui a influencé notre choix, un an après « La Mélodie du Bonheur » ? Les deux auteurs bien sûr : Andrew Lloyd Webber et Tim Rice, deux créateurs majeurs du monde des « musicals ».

Il s’agit du choix d’une œuvre particulière qui contient de magnifiques chansons et une musique parmi les plus belles qu’il nous ait été donné d’entendre dans un « musical. »

Mais une chose encore nous a influencé, et elle est fondamentale : la portée politique de EVITA.

Cette œuvre nous montre l’ascension sociale d’une femme du peuple qui va s’élever au plus haut du pouvoir de son pays. Elle va séduire une grande majorité de son peuple en proposant des solutions simples ou simplistes.

Elle a fait de bonnes choses, bien sûr, mais la politique mise en place a mené son pays au bord de la faillite.

Et il est clair que bon nombre de ses décisions politiques étaient motivées par ses intérêts personnels.

L’IDEE CENTRALE DU SPECTACLE !

Une idée fabuleuse, étonnante, nouvelle dans sa conception : monter cette « œuvre » en langue française. Du jamais vu à ce point ! Avec l’accord d’Andrew Lloyd Webber.

Une création mondiale en français pour la Belgique, c’est génial !

Un fameux boulot exaltant !

Tout d’abord le travail de la traduction du texte anglais en français, et puis, arriver à le synchroniser, mots et phrases avec la partition musicale. Le lien est parfait !

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Autre point très important : toute l’œuvre est chantée comme dans un opéra ! L’articulation des comédiens – chanteurs est très distincte. On ne perd pas un mot !

 

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Jack Cooper (metteur en scène) : Notre défi résidait dans notre volonté absolue de présenter un genre artistique méconnu en francophonie : la comédie musicale avec l’exigence de ce qui se fait dans les grands lieux de création comme Londres, Broadway, Berlin…et Bruxelles aujourd’hui.

Voilà qui est fait !

Et toute la troupe y est parfaitement arrivée ! Coup de chapeau à tous !

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Olivier : Toute l’équipe est passionnée de « musicals anglo-saxons ». C’est un rêve qui se concrétise de partager notre passion avec un public qui nous suit avec, lui aussi, une certaine passion…

Simon : Nous avons travaillé pendant de nombreux mois pour aboutir au résultat final. Un bonheur merveilleux que de travailler ensemble ! Une entente parfaite, une alliance magnifique.

Jack : Une vingtaine d’artistes venant de lieux très lointains et différents qui chantent et dansent …

Daniel : Et les douze musiciens formidables et toute la technique.

 

 

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 EVITA en deux actes. !

Le premier très mouvementé avec plusieurs moments dansés.

Le deuxième très politique et dramatique avec entre autres la mort d’Evita.

Important : Le son amplifié durant les deux heures du spectacle est des plus remarquable. On ne perd pas la moindre note et les voix des chanteurs très claires.

Tout s’enchaîne avec compétence, virtuosité, passion, sans la moindre bavure.

La mise en scène est fascinante, sans complication.

Les comédiens évoluent sur le grand plateau avec finesse et subtilité. Remarquables harmonie et affinité !

Sans oublier la chorégraphie très légère !

21 séquences qui s’enchaînent à un rythme fou !

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 Evita : Ne me pleure pas Argentina –

Jamais je ne t’ai oubliée

Maglré mes erreurs

Ma folle existence

Je n’ai pas changé

Tu dois m’aimer…

Le Festival Bruxellons présente la création mondiale en français d’EVITA dans une traduction de Jack Cooper, Julie Delbart , Olivier Moerens et Simon Paco.

Une œuvre originale d’Andrew Lloyd Webber(musique) et Tim Rice(Paroles)

DISTRIBUTION

En tête la découverte d’une immense actrice , à la fois comédienne , chanteuse et danseuse: Deborah De Rider (Evita). Elle est entrée magnifiquement dans son personnage.Son interprétation est d’une grande finesse, d’une sensualité raffinée,  et d’une belle sensibilité.Elle ne « joue » pas Evita. Elle est EVITA !

L’entourent :

Steven Colombeen(Che)

Philippe d’Avilla(Përon)

Antonio Interlandi (Magaldi)

Maud Hanssens (maîtresse de Peron)

Jade Monaco l’enfant)

Avec la participation de 22 artistes venant de pays divers.

Avec la participation de 12 musiciens dirigés par Pascal Charpentier

Equipe de création :

Daniel Hanssens & Jack Cooper (metteurs en scène)

Assistés de Simon Paco

Dramaturgie : Olivier Moerens

Directeur musical : Pascal Charpentier

Assisté de Julie Delbart

Coach vocal : Fabrice Pillet

Chorégraphie : Joelle Morane

Assistée de Alexia Cuvelier , Kyliah Campbell

Dance Captain : Alexia Cuvelier , Kylian Campbell

Coach Tango : Michael Guevara Era

Scénographie : Dimitri Thévenard

Costumière : Françoise Van Thienen

Assistée de Sylvie Thévenard, Carine Duarde, Mrgaux Vandervelden , Annick Leroy, Anne-Marie Hubin, Laure Clerebout , Simon Paco

Création lumière : Laurent Kaye

Ingénieur du son : Marco Gudnski

Assisté de Xavier Gillis

Perruques et maquillage : Véronique Lacroix

Back-Tanslation : Caroline Lasle

Equipe technique :

Direction technique : Yves Hauwaert

Régisseurs : Nicolas Kluge, Nicolas Fauche, François Biot, Magalie Madaux , Jean-Louis Rouche, Gilles Peetermans

Patrick Pagnoulle

Construction des décors : Ateliers du Théâtre Royal des Galeries.

Equipe de production

Déléguées de production :Lady Karidas, Nele Quaghebeur, Laure Clerbout

Attachée de presse :Valérie Nederlandt(7 Avril Production)

Communication & graphisme : Gaétan Bergez(Good Day Today)

Photographe : Gregory Navarra

CHATEAU DU KARREVELD

Avenue Jean de la Hoese 3 -1080

Molenbeek – Saint-Jean (Bruxelles)

Infos Réservations : 02 / 724 24 24

EVITA

Du 11/07 au 06/09

Quelques minutes encore avec la musique d’Andrew Lloyd Webber enregistrée en 1978 lors de la création du spectacle de Harold Prince à Londres.

 

 

Mais quel est ce cirque ?`

Ce n’est qu’un show !

A retenir également les douze pièces de théâtre qui seront jouées du 17/07 au 09/09.

Certaines pièces sont en création et d’autres en reprises, programmées durant la saison écoulée.

Je vous en parlerai au fil du temps .

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », merci de votre sympathique assiduité.

Notre moment de séparation : l’écoute d’un tango qui figure dans le film d’Alan Parker « EVITA « 

Bonne écoute et à tout bientôt 

Roger Simons