NEIGE DE SOLEIL-DANIEL SCHELL-CHRISTIAN DOTREMONT (POEME 2) + LUKAS VONDRACEK


Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » bienvenue à Vous ! Nous allons partir ensemble dans l’extrême-nord de la Finlande , en Laponie !

 


 

NEIGE DE SOLEIL (THEATRE POEME 2 )

Un opéra  de Daniel Schell basé sur l’œuvre littéraire écrite par Christian Dotremont, peintre et poète bruxellois, l’inventeur des logogrammes.

Né à Tervueren le 12 décembre 1922, Christian Dotremont rejoint le mouvement surréaliste pendant l’occupation.

C’est en 1940, il a 18 ans. Après deux années passées à Paris, il revient en Belgique où il côtoie également les surréalistes révolutionnaires.

De 1948 à 1951, il créée CoBra et continue son travail d’écriture graphique et poétique.

Les années 1950 vont changer sa vie. Il rencontre Bente « Gloria », son idéal féminin .Il se découvre atteint de la tuberculose qu’il appelle « la catastrophe ». Et en 1956, il voyage pour la première fois en Laponie.

En 1962, il invente les « logogrammes » IL atteint ainsi son objectif de rallier écriture et peinture dans une forme spontanée.

A l’encre de Chine, il réalise ces poèmes calligraphiés.

La création se veut spontanée, liée au mouvement, au geste non prévu.

Sur le logogramme, il réécrit ensuite lisiblement le texte. Un an plus tard, il trace ses premiers « logoneiges » et « logoglaces » qu’il réalise à l’aide d’un bâton dans la neige ou la glace et qui sont ensuite photographiés.

Bien que de santé fragile, il continue son œuvre en publiant plusieurs ouvrages consacrés aux logogrammes, ses voyages en Laponie jusqu’au douzième et dernier, un an avant sa mort. Il meurt à Buizingen en 1979. Il a alors 57 ans.

 

NEIGE DE SOLEIL

 

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 C’est le 4 mai 1976 que Christian Dotremont repart en Laponie, accompagné d’une jeune étudiante, Caroline Chyselen.

Le livre retrace, pour la première fois ce voyage extraordinaire. C’est le carnet de leur voyage au pays des

« logoneiges ».

C’est de ce texte que naît l’opéra de Daniel Schell.

Pascal Crochet (metteur en scène) : Entre monologues parlés, chantés et mélodies, l’opéra propose un voyage poétique dans une forme libre et chorale où dialoguent musique, image et lumière.

C’est un homme épuisé par la maladie qui fait ce dernier voyage. Entre l’exiguïté de sa chambre d’hôtel et de la page d’écriture et l’immensité de l’extérieur s’élabore un dialogue inouï : un temps où se mêlent l’expérience physique et sensible du Grand Nord et la réalité intime et poétique de l’écriture. Il ne lui reste que peu de temps à vivre.

NEIGE DE SOLEIL

 

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Pascal Crochet (metteur en scène) Pour donner corps à l’artiste, nous avons imaginé un dispositif scénographique qui met en tension ces deux réalités : l’intime de l’habitat et la vastitude , très visible par le truchement   d’une video.

Nous avons imaginé un dialogue entre le dedans, cette chambre d’hôtel où Dotremont passe son temps à écrire, et le dehors, cet espace vaste de la nature et de la lumière.

Ce qu’offre le voyage en Laponie , c’est à la fois l’expérience poétique et intime de l’écriture.

C’est une expérience centrale dans le travail, entre lumière et obscurité, entre réel et vision.

POUR UNE FORME CHORALE

L’œuvre musicale de Daniel Schell s’inspire du dixième voyage de Dotremont en Laponie entre le 22 avril et la fin mai 1976.

Un voyage qu’il n’effectue pas seul , il est accompagné dune jeune universitaire , Caroline Ghyselen , qui prépare un mémoire sur son oeuvre.

LA MUSIQUE DE DANIEL SCHELL

Ce compositeur a rencontré Christian Dotremont dans les années 50 mais de façon furtive.

Le père de Daniel avait photographié plusieurs membres de Cobra dont Christian et participé à la production d’un petit recueil de poèmes dont «  DIGUE », en 1957.

Daniel Schell compose en 2010 une pièce de théâtre musical sur ce poème et des logogrammes de Christian.

Ce travail l’incite à continuer de travailler sur cet artiste

Sa rencontre ave Guy Dotremont , frère de Christian , et Caroline Ghyselen, accompagnatrice et photographe lors du voyage , lui permet de continuer le travail sur le voyage en Finlande.

 

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L’OPERA

Le livret conte une journée de Christian D., reflétant heure par heure un quasi rituel. Matin écriture, midi repas, après-midi sieste, promenade, visite au café local.

Les textes sont empruntés, à ses poèmes, ses écrits, aux titres de logoneiges et logogrammes de cette même époque.

Les mélodies sont écrites sur les poèmes qu’il écrivit plus ou moins en même temps, au cours de l’année 1976. Ceux-ci sont principalement issus de ‘logogrammes’ et surtout de ‘logoneiges’. Les textes des logoneiges, par nécessité, ne sont constitués que de quelques mots, alors que ceux des logogrammes contiennent parfois trois pages.

Très curieux d’entendre ces textes interprétés musicalement en mots «hachurés »

Daniel Schell (compositeur) La construction musicale reprend celle que j’ai déjà utilisée dans ma précédente pièce« Digue », écrite elle aussi sur un poème de Dotremont. Je reprends les logogrammes/neiges et les traduis musicalement par des actions de cordes, principalement de violoncelle. Le procédé est utilisé fréquemment dans la pièce, mais pas tout le temps. Les graphiques de logogrammes servent de thèmes pour la partition. Ils sont traduits en mouvements analogues : des mouvements ‘Cobra’ en somme. Ces thèmes graphiques, sont traités en voix seules ou multiples, en canons et autres enchaînements. Ils sont insérés dans différents types d’harmonisation.

 L’œuvre est un opéra pour un seul chanteur. La pièce se déroule dans une chambre de l’auberge.

La pièce alterne entre monologues parlés-chantés et mélodies.

Les mélodies sont écrites sur les poèmes qu’il écrivit plus ou moins en même temps, au cours de l’année 1976. Ceux-ci sont principalement issus de ‘logogrammes’ et surtout de ‘logoneiges’. Les textes des logoneiges, par nécessité, ne sont constitués que de quelques mots, alors que ceux des logogrammes contiennent parfois trois pages.

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 THEMES GRAPHIQUES

Daniel Schell (compositeur) : Les graphiques de logogrammes et des logoneiges servent de thèmes pour la partition : ils sont traduits musicalement par des actions de cordes , principalement de violoncelle …

Le premier travail est de déchiffrage et d’isolation des logogrammes. La dynamique et la fougue du geste l’emportent parfois sur la lisibilité même si comprendre le poème set assez facile parce que Dotremont écrit toujours le texte manuscrit en clair et en dessous.

La construction musicale reprend celle que j’ai déjà utilisée dans ma précédente pièce « Digue », écrite elle aussi sur un poème de Dotremont. Je reprends les logogrammes/neiges et les traduis musicalement par des actions de cordes, principalement de violoncelle. Le procédé est utilisé fréquemment dans la pièce, mais pas tout le temps. Les graphiques de logogrammes servent de thèmes pour la partition. Ils sont traduits en mouvements analogues : des mouvements ‘Cobra’ en somme. Ces thèmes graphiques, sont traités en voix seules ou multiples, en canons et autres enchaînements. Ils sont insérés dans différents types d’harmonisation.

LES INTERPRETES

Grégory Decerf, un baryton-basse à la voix prenante, accompagné par le quatuor à cordes TANA.

Apprécié dans le domaine de l’oratorio (Bach, Mozart, Schubert…).Il est aussi appelé pour des rôles d’opera de la musique baroque jusqu’au XXIème siècle. Il est également actif dans plusieurs Chœurs de Chambre et j’ajouterai qu’il possède des dons de comédien.

Le Quatuor à cordes TANA est lui aussi de fort belle qualité :

Antoine Maisonhaute & Ivan Lebrun , violoniste ,

Maxime Desert, alto

Jeanne Maisonhaute, violoncelliste.

La singularité du quatuor repose sur leur répertoire original et contemporain.

Extrait de la musique composée par Daniel Schell , interprétée par le Quatuor Tana.


NEIGE DE SOLEIL

Une création opéra.

Jusqu’au 12/06/16.

POEME 2

Rue d’Ecosse 30- 1060 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 538 63 58

 

 

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », merci de votre attention et de votre intérêt pour ce blog.

Notre moment de séparation : Le pianiste tchèque LUKAS VONDRACEK, grand vainqueur du Concours Musical International   Reine Elisabeth 2016, avec son interprétation en finale du Concerto n.3 en ré mineur op.30 de Sergey Rachmaninov.

En hommage à cet extraordinaire jeune pianiste , je vous propose de le retrouver, non pas dans Rachmaninov, mais bien dans une œuvre de Johann .Brahms

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

  • L’AUTEUR

 

LEHMAN TRILOGY (1) – (RIDEAU DE BRUXELLES) + « RENAUD, ON T’A DANS LA PEAU »

Trois chapitres !

Trois épisodes !

Une saga à l’américaine, comme un thriller en série…addictif…

«  Aucune montée n’est éternelle : Un jour ça redescend »

C’est ainsi qu’Henry Lehman, émigré juif allemand, est accueilli aux États Unis le 11 septembre 1844. Il ouvre une petite boutique de tissus dans l’Alabama et est rapidement rejoint par ses deux frères. Près de deux siècles plus tard, le 15 septembre 2008, la banque d’investissement Lehman Brothers fait faillite, entraînant les bourses mondiales dans sa chute.

Tout comme Ascanio Celestini, Stefano Massini s’inscrit dans la grande tradition du théâtre-récit italien. Du rêve américain au cauchemar économique, il choisit de raconter la grande Histoire du capitalisme au travers d’une chronique familiale haletante et effroyablement humaine.


 

THE LEHMAN HISTORY

Laurent Wanson( metteur en scène) : C’est pour rendre à ce récit sa proximité et son vertige que nous ne désirons pas en faire un spectacle , mais une suite de rencontres , d’épisodes.

Que chaque épisode soit un nouveau rendez-vous où le récit se prolonge.

Que chaque fin d’épisode, en, laissant une place à l’aléatoire et à l’imprévisible, suscite l’envie, le désir de connaître la suite…

Et quelle suite !!! Colossale !!!

 

 

Un feuilleton en trois épisodes ! Une idée fantastique, comme on le faisait jadis (cela me remet en mémoire l’époque lointaine où je réalisais des tonnes de feuilletons à la RTBF, diffusés le midi, l’auditeur branché sur son « poste » )

Trois épisodes échelonnés, avec en finalité l’intégrale !

LEHMAN TRILOGY

Chapitres de la chute

Stefano Massini, l’auteur…né à Florence  en 1975.Auteur de théâtre et metteur en scène !

Laurent Wanson, auteur , dramaturge , metteur en scène, né à Huy en 1967, un fou de théâtre passionnant !

Trois comédiens ! Deux stars du théâtre belge :

Angelo Bison & Pietro Pïzzuti, tous deux nés en Italie. Deux grands amis inséparables.

Deux magnifiques comédiens, aussi auteur et metteur en scène.

Le troisième acteur, Iacopo Bruno, en sortie du Conservatoire de Mons, élève entre autres de Lorent Wanson.

Il a travaillé Molière, Shakespeare, Rostand, Pasolini, Hugo, Pagnol, Tchekov , Sophocle , Massinii , Pommerat…Et cela se sent ! 

BRIBE D’UNE LETTRE AUX ACTEURS…ECRITE PAR LE METTEUR EN SCENE (en pleine répétition)

Chers amis,

Comme promis, je vous donne des nouvelles d’où nous en sommes , en terme de scénographie , de costumes et de musiques , car tous ces éléments mis ensemble donnent assez bien une indication de la manière dont nous allons aborder notre saga pauvre sur des pauvres qui sont devenus riches…

Tout d’abord, il nous semble que le premier plan dans notre (nos) spectacles(s) n’est pas l’histoire des Lehman, mais le fait de raconter l’histoire des Lehman

Les trois narrateurs, ce qu’ils racontent et la façon dont ils le racontent, est donc l’élément le plus déterminant de la mise en jeu…

(la suite prochainement…)

C’est intéressant de découvrir la façon dont se passent les rencontres entre comédiens, les répétitions, les mise au point…etc


 

SYNOPSIS ABREGE : Les Lehman ont fait faillite, et là sur le plateau se retrouve , comme sur le trottoir du 119 liberty Street , un tas comme après l’expulsion par des huissiers, 2 siècles d’histoire en lambeaux se trouvent là, , de la clenche en laiton qui grince, à ce qu’il reste de la table du conseil d’administration, un bout de plaque de verre fumée brisée , les portraits vieillots   de Henry, Emanuel et Mayer et les écrans plats hyper modernes des bouts d’enseignes , les petits trains électrique , les petits avions et King Kong…

Lorent : Un imaginaire poétique et ludique qui fait rebondir sans cesse l’action et la théâtralité.

(Magazine Le Monde) Ce qui démarque l’auteur en premier, c’est le style… On croirait lire des contes modernes, où l’innocence le dispute à l’intelligence, où la langue est belle !

Lorent : J’imagine, la documentation précise, avec des détails foisonnants et un souffle qui transporte, c’est le style !

Je partage totalement ce propos !

Lorent : Le dispositif scénique évoque un imaginaire poétique et ludique.Il créée ctte dynamique qe l’histoire est un chantier et ne préexiste pas au fait qu’on la raconte.

L’histoire est là, en tas, disparate et on peut dès lors la faire résonner aujourd’hui.

Le chantier de l’histoire se pioche dans les éléments historiques délaissés par la marée et l’aveuglement.

J’imagine trois « charlots », quatre avec le musicien , laissés pour compte du système , à moins qu’ils soient des banquiers défroqués ou des licenciés d’une entreprise financée par les Lehman…Et ils racontent ensemble !

Lorent Wanson est un excellent metteur en scène, mais aussi un merveilleux conteur.

Lorent : Sur le plateau, les narrateurs racontent au public et parfois d’ailleurs avec le public.

Profiter de la catastrophe de la faillite de la banque et par métaphore du capitalisme.

Profiter de ce que sur scène , tout est à terre, à plat pour raconter de façon ingénieuse, en s’amusant de tout, en se scandalisant de tout , en s’émerveillant de tout, dans une théâtralité qui ne cesse de se réinventer..

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 Et les trois comédiens, les trois charlots, font tout cela avec une habilité époustouflante , tour de main , énergie. C’est quasiment une chorégraphie. C’est percutant !

Qui plus est, c’est drôle ! C’est étonnant ! On rit beaucoup durant les deux heures du spectacle.

C’est plein d’inventivités, de trouvailles !

Et la musique jouée en directe est en relation totale avec l’action.


 Lorent : Il y a quelque chose des partitions retrouvées dans tout ce cataclysme ou ce fatras de l’histoire, revisitée par l’urgence de l’instant.

En tout cas, pour la musique comme pour l’ensemble de cette bouffonnerie tragique, il s’agit de raconter avec des restes…

 

PERFORMANCES ET TALENTS…

Stefano Massini  a une écriture claire, rare, d’une grande efficacité d’expression.

Il nous baigne, les acteurs et nous les spectateur, dans un univers imaginaire et mythique.

Lorent Wanson a l’art de diriger ses acteurs. Il le fait avec passion, compétence et intelligence !

Pietro Pizzuti joue un double rôle : celui de traducteur du texte italien en langue française de belle qualité.

Et celui de comédien des plus brillant, étoffé . Il nous séduit toujours et il le mérite.

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Il en est de même avec Angelo Bison, grand ami de Pietro. Nous les avons souvent vus jouer ensemble.

Angelo est un acteur qui vit intensément ses rôles.

C’est la première fois que je le vois danser sur un plateau de théâtre.

Iacopo Bruno, jeune comédien, s’impose immédiatement aux côtés de Pietro et Angelo.

Alain Franco, anversois, est un véritable dramaturge musical, discret dans ses compositions inspirées de Kurt Weill, Brahms, Wagner, Bach, Chopin et bien d’autres.

 

 LEHMAN TRILOGY

Chapitres de la chute

Lorent interviewé par Cédric, court extrait :

CJ : C’est un texte sous forme de trilogie : 3 spectacles de durée différente tous les soirs et en intégrale les samedis. Les trois parties sont-elles indépendantes ?

LW : Chaque épisode peut-être vu indépendamment des deux autres. Par exemple, le dernier chapitre de la dernière pièce, qui met en scène toute une génération autour d’un téléphone, pourrait être placé à tout moment. Chaque partie contient les mêmes codes de jeu.

J’ai vu hier soir le premier épisode que j’ai adoré.

Quel tourbillon ! Quelle effervescence !

Je me réjouis déjà d’en voir le deuxième épisode la semaine prochaine… et ainsi de suite.

Un conseil, faites comme moi, vous ne le regretterez pas.

Planning

Episode 1 : Trois frères

Episode 2 : Pères et fils

Episode 3 : L’immortel.

Bravo à toute l’équipe !

GENERIQUE

Angelo Bison

Iacopo Bruno

Pietro Puzzuti

Fabian Fiori ou Alain Franco au piano

Ecriture : Stefano Masini

Texte français : Pietro Pizzuti

Mise en scène (sur ce fatras) : Lorent Wanson

Scénographie : Daniel Lesage(avec la collaboration de Catherine Sommers)

Lumières : Renaud Ceulemans

Costumes : Françoise Van Thienen

Travail vocal : Christine Leboutte

Assistante à la mise en scène : Caroline Bondurand

Régie plateau : Stanislas Drouart

Direction technique : Lorenzo Chiandotto

Régie Lumière : Gauthier Minne

Habilleuse : Nina Juncker

Stagiaire : Anais Moray

Coproduction : Rideau de Bruxelles, Théâtre Epique, Théâtre du Sygne

Le texte de la pièce est publié aux Editions « L’Arche 2013 »

Représentations :

Episode 1 : 24, 26, 27/05.

Episode 2 : 31/05, 01, 02,03/06

Episode 3 : 07,08, 09, 10/06

Intégrales les samedis 28/05, 04/06, 11/06.

(Suite sur le blog le jeudi 02/06 )

RIDEAU DE BRUXELLES

Rue Goffart 7 a – 1050 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 737 16 01

INFO :

L’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » va suivre avec intérêt et  le plaisir de la découverte, les deuxième et troisième épisodes.

Suivez  ce site…

Ecoutez bien , en lien, cette musique de Morricone  « For A Few Dollars More », en lien avec  l’histoire . C’est coton !


 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , mille merci de votre présence.

Prochain spectacle  du blog « NEIGE DE SOLEIL »(Théâtre Poème 2)

Notre moment de séparation : » RENAUD , ON T’A DANS LA PEAU », un documentaire de Didier Varrod et Nicolas Maupied.

Un magnifique portrait de Renaud à l’occasion de son anniversaire qui marque aussi cette année ses 40 ans de carrière.

(RTBF/LA UNE – samedi 28/05 – 22h55)

Bonne fin de semaine !

A tout bientôt !

Roger Simons

 


 

TOUT DOIT SORTIR – VERONIQUE GALLO (CAFE THEATRE LA SAMARITAINE+(film)-THE PRESTIGE/DAVID BOWIE

(Republication d’un gros succès)

 

 

TOUT DOIT RESSORTIR …

Si vous n’avez pas encore vu ce spectacle de Véronique Gallo , profitez-en pour le découvrir.

Si vous l’avez déjà vu,  retournez-y , vous ne le regretterez pas…

Elle est plus drôle que jamais.

Bienvenue Véronique !

Je  ne résiste pas à mon envie de vous faire voir un extrait de son spectacle précédent…Déjà, et bien avant celui-ci, à mourir de rire… 

 
 

 TOUT DOIT SORTIR !

 Et j’aime autant vous dire que ça sort et à toute allure ! Quel punch ! Quelle énergie ! Coup de chapeau à Véronique Gallo que je viens de voir, revoir plus exactement dans ses formidables tranches de vie!

Elle dissèque notre quotidien à tous avec une extraordinaire jubilation. Le couple, les enfants, l’anxiété,  les rêves oubliés : tout y passe et surtout :

 TOUT SORT  A UNE VITESSE SIDERALE !!!

 

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 Je ne résiste pas non plus à mon envie de vous présenter son bouquin.

« Si les talents de comédienne et la force comique de Véronique Gallo étaient déjà bien connus des amateurs de théâtre, la puissance de son écriture risque bien d’en faire très vite une romancière belge incontournable… » (Jean Bauwin – L’Appel – Janvier 2013)

Et ça y est ! «  Tout ce silence » est le titre de son livre publié aux Editions Desclée de Brouwer.

Véronique Gallo : C’est l’histoire d’une femme. Elle a soixante-dix-neuf ans. Elle est italienne. Immigrée. Témoin de Johovah. On lui annonce un cancer des os.

Durant une année, sa petite fille va l’accompagner dans la maladie.

Par des ponts lancés entre passé et présent, elle va tenter de  comprendre le destin tragique de cette grand-mère discrète et courageuse qui payera de sa vie le poids de bien trop de non-dits…

 Voilà une autre facette du talent « monstrueux » de cette comédienne qui m’a  à nouveau fait  bien rire hier soir avec son nouveau spectacle.

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J’ai voulu la rencontrer et l’interviewer la première fois que je l’ai vue dans sa petite loge de ce petit mais charmant théâtre, situé dans la petite rue de la Samaritaine…


 

 Véronique vous fixe  un nouveau rendez-vous, toujours à la Samaritaine.

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 Observez bien la photo,  elle est maintenant pieds nus. Elle se prépare…non pas à un strip-tease, ce serait banal mais agréable à suivre…non, c’est tout différent.

 

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 Non non non, je ne vous le dirai pas. Je l’ai promis à Véro. Mais c’est génial !


 

«  On rit à gorge déployée d’un bout à l’autre de ce seul en scène enlevé et plein de sincérité » (Catherine Makereel-Le Soir)

« Un cocktail de rire et d’émotion (Jean-Marie Wynants-Le Soir)

« Un seul en scène hilarant «  (Camille Perotti- La Libre Belgique)

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Où est  passée cette robe noire  des plus éclatantes ?

Aurait-elle un rapport étroit avec cette  chose « géniale » que je vous ai annoncée…

Alors, Véro, je  révèle ce qui va se passer en fin de spectacle ?

Vous allez m’en  vouloir ? Non ? Oui ?

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 TOUT DOIT SORTIR

Mise en scène : Jean Lambert et Amandine Letawe

Création lumière : Renaud Dechanet et Jean-Louis Rouche

Credit photos et vidéos/interview et extrait du spectacle : Paul Freitas

 

Véronique Gallo : Plutôt qu’une  crise d’hyper-ventilation, ne vaut-il pas mieux chanter à tue-tête les chansons  qu’on a dans le cœur , penser zen , jouer de la flûte , affronter nos véritables peurs et retrouver notre costume à frou-frou d’adolescence pour enfin lâcher prise , toucher à l’essentiel et réaliser nos rêves ?

Que diable !  Où est passée cette robe noire ???

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 Amis  de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », merci de votre attention et de votre fidélité.On se retrouve tout bien vite , mais avant , nos quelques secondes de séparation.

Je vous propose le film  de Christopher Nolan «  THE PRESTIGE  » avec Michael Caine et David Bowie.

Syno : Une rivalité professionnelle entre deux magiciens londoniens se transforme en lutte mortelle mettant en danger leur entourage.

Un divertissement haut de gamme riche en rebondissements .

(Cinematek –  mardi 24/05 –  20h30 )

Bon amusement et à tout bientôt

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DERNIER COUP DE CISEAUX (T.T.O)+ LA NUIT DES MOLIERES

 

Au départ, on pense que c’est encore une pièce corporatiste, l’idée du T.T.O étant d’attirer en ses murs tous les coiffeurs de la Galerie de la Toison d’Or.

Mais non, pas du tout…Je me pose la question : Y a t-il tellement de nombreux  coiffeurs dans cette Galerie ?

Sans réponse, j’ignore…

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NAISSANCE  DE LA PIECE DE THEATRE LA PLUS MYTHIQUE SUR LA PLANETE !

Oui, on peut le dire, cette pièce a été vue par des millions de spectateurs. E j’ajoute que cette pièce figure au Guinness des Records, rubrique longévité.

Que va-t-il en être aujourd’hui au T.T.O ? Cela s’annonce bien !

Alors, pourquoi cet engouement, cette tocade pour «  Dernier coup de ciseaux » ? Précipitez-vous au T.T.O.  vous   y passerez un moment délirant…

 

 

DERNIER COUP DE CISEAUX 

C’est un mélange décoiffant de lotion capillaire et d’histoire policière !!!

Chaque soir, un meurtre est commis au salon de coiffure tenu par un jeune homosexuel …

Rien d’étonnant, non ? Un crime, c’est habituel, oui ! Quoique  chez un coiffeur…Bref, c’est une énigme !

Il y a  plein d’indices éclairants genre poil de fausse blonde ou vieux bigoudi…

C’est banal ! Un polar où l’enquête va être menée par  deux policiers…Ce n’est ni du Simenon, ni  du Stanislas-André Steeman, ni de l’Agatha Christie, ni du Conan Doyle…C’est du Paul Pörtner, romancier allemand né à Wuppertal le 25/01/1025 et décédé le 16/11/1984Ce livre va passer  dans les mains de deux américains, Marilyn Abrams et Bruce Jordan qui ont tout de suite l’idée d’en faire un spectacle tout public dès 1978  en la transformant en comédie policière. Cela décolle comme un feu d’artifice et devient immédiatement un énorme succès  populaire, dépassant des millions de  spectateurs.

Elle  survole l’Atlantique et vient s’installer en France, adaptée en français par Sébastien Azzopardi et Sacha Danino.

Même succès triomphant au Théâtre des Mathurins de Paris.

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Et voilà qu’un jour, la dynamique directrice du T.T.O (ou si vous préférez Théâtre de la Toison d’Or), Nathalie Uffner, met les doigts sur  ce texte, s’emballe et décide de monter la pièce dans son théâtre. Elle fait appel à son équipe  obtient les droits et fixe une date de sortie : le 22 janvier 2015 !

Succès foudroyant aussi en Belgique !  Et cela ne fait que commencer !

 

 

LE MYSTERE D’UN MEURTRE DANS UN SALON…DE COIFFURE !

Voici les  raisons du succès :

C’est une comédie policière  interactive qui bouscule les codes du théâtre.

C’est la première pièce de théâtre au monde où le public va résoudre l’enquête, interaction entre les acteurs et les spectateurs.

C’est un coup  de génie !

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 LE PUBLIC PARLE, EXPOSE SES OPINIONS SUR CE MEURTRE, DESIGNE  UN COUPABLE, S’ENTRETIENT AVEC LES COMEDIENS…

Dieu sait  combien j’ai pu voir de pièces de théâtre dans ma vie professionnelle, des milliers et milliers. Je n’en n’avais jamais vu une comme celle qui se joue en ce  moment au T.T.O.

Les réactions du public sont tout à fait extraordinaires ! Il joue avec les acteurs. Un multi dialogue  vivant,  percutant, amusant, intelligent.

Et c’est bien ici que l’on peut se rendre compte que le public suit  «  religieusement » le déroulement d’une pièce, qu’il en retient le propos  dans le détail, qu’il est heureux d’avoir un contact direct et amical avec les artistes.

C’est magnifique et inattendu !

 

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QUI A ASSASSINE LA JEUNE CHANTEUSE  CET APRES-MIDI SUR LE COUP DE  QUINZE HEURES ?

 Le verdict sera prononcé après de longs entretiens tenus sur le plateau et la salle  du théâtre.

A chaque soir, un nouveau public, de nouvelles réactions de part et d’autre,  donc  un  texte  modifié .

Un travail  fabuleux pour les acteurs qui doivent improviser chaque soir un nouveau texte.

Il faut des comédiens de talent et drôlement solides.  Ils sont là, sur la scène, ils sont  des plus brillants, dynamiques, énergiques, joyeux, déchainés. Formidable !

Chapeau les Artistes !  Mais Chapeau  aussi aux Spectateurs !

 

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 Entretien avec Aurello Mergola , metteur en scène…

 Comment ce projet vous est-il tombé entre les mains ?

A.M : C’est un coup de téléphone de Nathalie Uffner. Un matin, Nathalie m’appelle et me propose la mise en scène de cette pièce. Tout de suite, on a beaucoup ri en nous imaginant l’aventure de dingue qui nous attendait…

Comment avez-vous mis au point l’adaptation de cette pièce pour la Belgique ?

A.M : Nous avons adapté le texte  par rapport à quelques références françaises qui devaient être mises à la sauce belge., je dirais même bruxelloise…

Quelles sont les spécificités  de la pièce ?

A.M : L’interaction avec le public, comme vous venez de l’expliquer.

Le grand travail d’improvisation que les comédiens  doivent assurer chaque soir.

Le côté marathon avec cette pièce rock’n roll pour les comédiens. Une partition qu’il faut connaître sur le bout des doigts. Et aussi  rock’n roll pour le public mais dans le sens champagne.

 Quelle est la difficulté première pour l’élaboration du projet ?

 A.M : La difficulté réside dans le fait d’anticiper les réactions du public et de travailler dans l’incertitude.

 L’interactivité  est-elle un risque ?

A.M : Oui mais ce qui est super dans cette prise de risque c’est l’excitation  qu’elle amène. Au delà de la peur, c’est excitant pour les comédiens d’interagir avec le public.

Un autre risque aussi c’est le public qui devient un  vrai partenaire de jeux, prenne le pas, devienne plus fort que les comédiens. Mais les comédiens sont solides et ont de la répartie en poche...

 

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 LA TROUPE  AU PUBLIC : Bienvenue à Vous au T.T.O.

 DISTRIBUTION :

 Jean-François Breuer (Délirant), Catherine Decrolier (Complètement folle  et sexy!), Thomas Demarez( le flic) , Pierre Lafleur(le flic supérieur) ), Frédéric Nyssen ( le producteur) et Nathalie Uffner ( la dame suspecte !!!)

 Décor  le salon de coiffure et costumes : Yhibaut De Coster et Charly Kleinermann

 Mise en scène : Aurélio Mergola

 Assistante à la mise en scène : Julie Duroisin

 Création lumières : Alain Collet

 Décor sonore : Laurent Beumier

Production : Mazal asbl

Avec l’autorisation exceptionnelle de « Ki m’aime me suive » et du Théâtre des Mathurins à Paris où la pièce est à l’affiche depuis 3 ans.

 

DERNIER COUP DE CISEAUX

 PAUL PORTNER

 

Jusqu’au 28/05/16

 

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T.T.O. (THEATRE DE LA TOISON D’OR)

Galeries de la Toison d’Or  396  – 1050  Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 510 0 510

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , un grand merci pour votre attention et votre fidélité.

On se retrouve  très vite avec de nouvelles approches théâtrales, cinématographiques et musicales.

Notre  moment de séparation :  Ce soir , sur France 2 à 22h25  : LA 28e NUIT DES MOLIERES présentée par Alex Luz , comédien et humoriste bien connu, maître de cérémonie entouré de grands noms du théâtre  français. Une soirée qui se déroulera aux Folies Bergères de Paris.

Salut les artistes !

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NEW YORK – DOMINIQUE BREDA (THEATRE DES RICHES-CLAIRES)+ (film) JULIETA

Bonjour à Vous !

Qui n’a pas rêvé un jour de New York ?

 

NEW YORK/THEATRE DES RICHES-CLAIRES

 

Dans cette pièce  superbe de Dominique Beda, c’est le chef de gare, l’un des trois personnages, qui se met à chantonner la chanson et à cet instant, la pièce devient une véritable comédie musicale… pour quelques secondes seulement…

C’est comme un flash, c’est comme un éblouissement, c’est comme une hallucination !

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Dominique Breda (auteur /metteur en scène) Ma pièce se déroule sur le quai d’une gare désaffectée, tard dans la nuit. Max a 35 ans, l’âge qu’avait André, son père,  lorsqu’il a décidé de finir avec la vie en se jetant sous un train.

Max est seul avec un père imaginaire qu’il a convoqué pour tenter de comprendre cet acte qui a conditionné toute sa vie.

Malheureusement, les fantômes du passé ne savent rien de plus, du moins en apparence, que ceux qui les imaginent.

C’est précisément ce que le défunt tente de lui expliquer mais en vain.

Max est occupé à  se ressasser le film du drame quand apparaît  ce curieux chef de gare, présence incongrue dans ce lieu désolé où le train ne s’arrête plus, ne passe plus…

 

 

Au départ de cette pièce, on ne comprend pas tout à fait ce qui se passe, qui est qui !

C’est très habilement construit. On est étonné, surpris, puis le rire et l’émotion nous gagnent. On est conquis !

On  suit avec passion  le déroulement de cette pièce forte, inattendue, hors sentiers battus.

Dominique Breda (auteur/metteur en scène) : La comédie répond à un besoin humain de prendre de la distance  par rapport à la souffrance existentielle.

Le rire est la seule liberté, la seule maîtrise qui nous reste lorsque nous ne sommes plus libres et que nous ne maîtrisons plus rien.

« New York » est un spectacle dont l’enjeu me dépasse, tant il fait partie de ma vie et de celles de mes complices  dans cette aventure: Alexandre, Emmanuel et Alexis !

J’ai le sentiment qu’à travers la forme théâtrale, nous pouvons en dire plus que ce que nous ne savons réellement.

La forme nous permet  d’exprimer ce qui ne serait pas exprimable. 

NEW YORK / DOMINIQUE BREDA 

J’ai bien l’envie de rester sur ce propos  suspense, pour vous permettre d’entrer vous-même dans la pièce.

C’est une  gymnastique intéressante à faire.

Comment, Vous, voyez-vous cette pièce ? Comment recevez-vous ces trois personnages ? Sont-ils réels ?

Max est bien présent mais son père, mort depuis longtemps ? Un fantôme qui surgit dans l’esprit de Max ? S’agit-il vraiment d’une hallucination ?

Trouvez-vous aussi que ce sujet fait état au problème de la mort ?

Reste le chef de gare. Est-il aussi dans l’imaginaire de Max ?

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C’est bien tout cela qui est intéressant dans la pièce de Dominique Breda, déjà auteur de nombreuses et excellentes pièces telles « Emma», «  Purgatoire »,   « Hostiles »,  «Délivre nous du mal »…

J’applaudis chaleureusement les trois  acteurs, parfaits dans leur personnage respectif :

Alexandre Crépet : André, le père,

Alexis Goslain : Max, le fils,

Emmanuel Dekoninck : le chef de gare.

Ils imposent leur personnage, sans excès, leur donnant dès lors un ton de vérité  d’autant plus qu’ils les jouent comme une vraie conversation.

Plusieurs casquettes chez Dominique Breda : photographe de plateau, musicien, compositeur,  comédien, dramaturge, metteur en scène.

Oui, plusieurs casquettes on ne peut plus variées !

Chaque fois,  il a l’art de nous introduire dans son univers.

C’est très enrichissant !

 

 

Impressions  de Mijanou , spectatrice fidèle.

Mijanou : Non, nous ne nous envolerons pas pour New York… Dommage ! … à moins d’un délire soudain qui nous transporterait dans la méga ville mythique ! Car, attention, les délires sont parfois contagieux !

Oui, c’est bien de délires, d’hallucinations multiples dont le spectateur est le témoin dans cette œuvre de Dominique Breda, dont je retrouve l’écriture astucieuse après avoir l’an dernier, et avant encore, savourer « Le Purgatoire » et « Hostiles ».

Nous retrouvons bien ici, dans New York, toute la créativité et l’imagination de cet auteur belge. La construction de la pièce est ici très élaborée et l’auteur réussit, en outre, à ne pas s’essouffler, que du contraire !

C’est astucieux, émouvant, tendre, comique…profond, très profond mine de rien!

Une reprise qui a toute sa valeur et une pièce à laquelle je souhaite une belle tournée en province, et un avenir hors frontière aussi, car cette pièce le mérite !

Et… je prendrais bien, moi aussi, quelques « pilules », « presque en vente libre » pour rencontrer un chef de gare aussi savoureux !

Merci Mijanou

Que je vous dise encore : vous avez le bonjour de Mickey !

Nouveau  suspense : que vient faire le personnage de Mickey sur ce vieux quai de gare ? Est-ce aussi une hallucination ?

Et ce train qui fonce à  une allure d’enfer, que l’on ne voit pas bien entendu  mais que l’on entend bruyamment ?

L’une des scènes les plus émouvantes est celle où Max téléphone  à sa mère, morte elle aussi.

Vous n’avez plus que ce soir pour découvrir ce spectacle. Ne le ratez pas.

 

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NEW YORK /DOMINIQUE BREDA

Générique :

Ecrit et mis en scène par Dominique Breda

Scénographie : Auffray Deghorain

Création  lumières : Thomas Vanneste

Production : Les Gens de bonne compagnie et le Centre Culturel des Riches-Claires.

Avec Alexandre Crepet, Emmanuel Dekoninck et Alexis Goslain

 

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

rue des Riches-Claires   24-  1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 548 25 80

 

La pièce de Dominique Breda évoque  New York.

New York ! Je vous en parlerais pendant des heures.

Je vous l’offre  en musique et en chanson sous la forme d’un mini concert  avec la célèbre chanson  « New York New York » interprétée  bien évidemment par Frank Sinatra mais aussi Liza Minelli, Sammy Davis Jr, Luciano Pavarotti, Serge Gainsbourg… Quelle affiche !

 

Musique !


 

 

J’espère que ces mini-concerts vous ont plu.

Je vous en proposerai d’autres durant le mois de juin

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Notre moment de séparation : Le film de Pedro Almodovar dont on parle beaucoup en ce moment au Festival de Cannes.

Almodovar se penche sur le mystère insondable qui fait que nous abandonnons les gens que nous aimons…

En voici un court extrait .

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

BERENICE- Cie LES RIVAGES- (THEATRE LA CLARENCIERE) EDITION SPECIALE

Bérénice : « Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous Seigneur, que tant de mer me séparent de vous ? »

Une pièce intéressante mise sur orbite par la Cie « Les Rivages »

« Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l’action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s’y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. »

(Racine, préface à Bérénice.)

La Cie Les Rivages : C’est dans la noblesse de l’alexandrin que nous avons voulu peindre avec sincérité et fougue la beauté du sentiment amoureux. C’est une histoire qui nous touche tous. Les mots de Racine résonnent encore aujourd’hui avec une incroyable justesse.

L’HISTOIRE

Le futur empereur romain, Titus aime Bérénice, reine de Palestine, et Bérénice l’aime en retour. Pourtant, ils doivent se séparer. Ils le savent depuis le début de leur histoire. La société romaine interdit l’union des empereurs avec les reines étrangères. Et le père de Titus l’empereur Vespasien meurt : Titus doit accéder au trône et renoncer à Bérénice.

La Cie Les Rivages : Racine met en évidence que le mariage est d’abord une affaire politique, une affaire de patrimoine, une affaire de pouvoir… Pourtant, il réussit à peindre avec cette tragédie une des plus belles expressions de l’amour. C’est souvent dans l’absence de l’autre que l’on se rend réellement compte de l’amour que l’on éprouve. Et quand cette séparation est définitive et indépendante de notre volonté, alors « cette tristesse majestueuse » nous inonde et l’on sait à ce moment précis que nous avons aimé. Et que cet amour durera toujours.

On est plongé dans une quête constante pour comprendre l’autre, à la fois dans l’interaction avec l’autre sexe, et également à l’intérieur de soi-même. Le travail avec les comédiens repose sur cette dualité : nous sommes des êtres complexes avec des énergies masculine ou féminine qui se cherchent. Et finalement, chercher à comprendre l’autre, c’est apprendre sur soi. Cette capacité d’empathie envers l’autre, l’étranger », le différent, est la clé du vivre ensemble.

Nous nous sommes beaucoup intéressé aux personnages historiques, ce qui nous a amené à écarter le personnage d’Antiochus et celui de son confident Arsace , pour centrer la pièce autour du couple. Le travail du vers en alexandrin est le fil conducteur de notre recherche dans un questionnement permanent de la façon de le dire et de l’entendre à notre époque.

L’espace dans lequel se déroule l’œuvre est intemporel. Racine situe la pièce dans un entre deux, entre l’appartement de Titus et celui de Bérénice. Cet espace, ce couloir, ce cabinet, est dépourvu d’objet figuratif d’une époque, comme une bulle intime entre deux mondes. Neutre. Un endroit où se lèvent les masques. C’est le plateau de théâtre. Il est révélateur et se limite par les murs, le sol et la lumière.

BERENICE

Une certaine façon de redécouvrir cette œuvre chère à Racine  et ce, dans une conception et une interprétation

du théâtre d’aujourd’hui.

LA CIE « LES RIVAGES » 

 La Cie : Notre compagnie est conçue comme un vivier de créations. Chacun est invité à développer des projets personnels auxquels l’ensemble de la compagnie peut participer. Nous croisons les disciplines : danse, théâtre, musique, photographie, cinéma, arts plastiques. Notre objectif est de faire de la création un moteur de notre intégration professionnelle, pour garantir notre indépendance artistique. Nous avançons ensemble, en laissant à chacun un espace d’expression et de partage. »

Un spectacle en création.

GENERIQUE

Mise en scène Maxim Prévot

Assistant à la mise en scène Christophe Rouger

Avec Damien Burle, Julien Dervaux, Ophélie Lehmann, Pauline Rémond

Chargée de Production Pauline Rémond

Photographe de plateau Camille Pons

Captation vidéo Rodrigue Lehmann

Coiffe Yvonne Tenaud

Illustration Clarisse Magaud

Graphique Designer Maxim Prévot

BERENICE

20–21/05/16

THEATRE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère 20 – 1050 Ixelles (Bruxelles)

Infos Réservations : 02 / 640 46 70

INFO

Ce spectacle sera joué en juillet prochain, période du Grand Festival d’Avignon, au Théâtre du Verbe Fou dirigé par Fabienne Govaerts (Directrice également du Théâtre La Clarencière)

Date de la représentation :   21/07/16

Adresse : «  LE VERBE FOU – THEATRE LITTERAIRE » , rue des Infirmières 95 – 84 000-

TÉL : 33 490852990

Bonnes représentations !

Roger Simons


 

 

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS (THEATRE ROYAL DU PARC)+FRANCE GALL/MICHEL BERGER

(REPUBLICATION)

 

Une fresque théâtrale assez extraordinaire  que l’on doit à Thierry Janssen d’après le célèbre roman de Jules Verne, proposée dans une mise en scène de Debroux.

 THEATRE ROYAL DU PARC

 Un décor renversant, inimaginable, incroyable sur une scène de théâtre. La base de cette énorme construction repose sur la présentation de la mappemonde entourée d’un rideau métallique qui encercle cette « sphère »!

Les nombreux personnages virevoltent d’un coin à l’autre de « notre terre »

 

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L’on pouvait craindre la programmation d’une vieille pièce poussiéreuse, retrouvée dans le fond de tiroirs, abandonnée depuis longtemps.

C’était ignorer le talent de Thierry Debroux , Thierry Janssen et Ronald Beurms.

C’est gigantesque ! C’est passionnant ! C’est truculent ! C’est follement drôle ! C’est haut en couleur ! C’est magique !

 

 

Thierry Debroux ( metteur en scène 🙂 : « Le tour du monde en 80 jours » – peu de gens le savent – est d’abord une pièce de théâtre écrite par Jules Verne lui-même

La création fut un énorme succès.

Il faut dire que les producteurs n’avaient pas lésiné sur les moyens, et les spectateurs de l’époque se sont certainement pincés en voyant entrer en scène un…éléphant vivant.

Il n’y a pas d’éléphant en chair et en os dans notre spectacle mais Ronald Beurms a imaginé un décor incroyablement ingénieux qui permet à notre imaginaire de voyager d’un continent à l’autre à dos d’éléphant et sa fameuse trompe…d’éléphant, mais aussi de voyager en train, en bateau et même en montgolfière…

Grâce à ce bon vieux Jules Verne, nous sommes entrainés autour du monde et cela, dans un rythme endiablé!a

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Il n’y a pas que Jules Verne pour nous faire vivre cette folle aventure, il y a aussi :

Thierry Debroux qui a dirigé ses acteurs avec talent, énergie et passion. Il a saupoudré sa mise en scène de mille gags visuels, rendus vivants par neuf acteurs déchaînés,

Ronald Beurms qui a passé un sérieux coup de torchon sur le texte basique pour le rendre plus actuel, avec des dialogues percutants, modernes tout en gardant l’écrit de Verne,

Pascal Charpentier qui a composé une musique brillante et joyeuse,

Nathalie Borlée qui a travaillé les éclairages qui créent une belle ambiance,

Véronique Lacroix qui a conçu des maquillages remarquablement adaptés aux personnages, une trentaine,

Yiphun Chiem et Cédric Cerbara qui ont travaillé solidement avec les acteurs sur les combats, réalisés comme au cinéma,

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Et…

Les neuf comédiens, chacun parfait dans son rôle :

Alain Leempoel a toute l’autorité requise, le ton sec, la démarche aussi pour représenter avec justesse Philéas Fogg,Stéphane Fenocchi , Pierre Poucet, Thierry Janssen, Xavier Percy, Nathan Fourquet-Dubart, Vincent Sauvagnac, chacun dans de nombreux personnages jouissifs, inénarrables, très bien caricaturés…

(Thierry Janssen a repris les personnages que jouait  Gérald Wauthia , hélas décédé)

 Et

Jasmina Douieb, la troublante et sensuelle Princesse Aouda, danseuse du ventre qui fait rêver !

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Enfin

Othmane Moumen, éclatant,  dans le rôle de Passepartout.

Non seulement Othmane est un grand comédien, mais aussi un fabuleux acrobate. Il accomplit des pirouettes, des sauts, des acrobaties inouïes.

Il me fait penser – et ce n’est pas la première fois car je suis sa jeune carrière depuis quelques années – à ce que faisait Belmondo tant au cinéma qu’au théâtre : cascadeur !

Impeccable !

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 Je m’en voudrais de ne pas citer les noms des autres artisans de ce tout grand spectacle de divertissement:

Catherine Couchard( assistante) , Laurie Van Laethem et Nina Debruyne (stagiaires en maquillages) , Didier Le Bon et Freddy Beurms( assistance à la réalisation du décor) , Barbara De Schutter et Cathy Min Jung ( l’aide à la réalisation des costumes) , Gérard Verhulpen( régie générale) , David Lempereur ( régie son et bande sonore dont le cri de l’éléphant) , Nicolas Loncke ( régie lumières) , Zouheir Farroukh ( accessoiriste) , Yahia Azzaydi et Patrick Cautert ( menuisiers) et Valérie Vanderper ( l’habilleuse et déshabilleuse – et elle en a du travail Valérie !)

C’est Jouvet qui disait : « Au théâtre, il n’y a pas de petit rôle, il y a de mauvais acteurs »

Je dirais personnellement : « Au théâtre, il n’y a pas de petit collaborateur – comédien ou technicien – chacun a un rôle important, défini et précis. Un petit ratage se voit immédiatement et peut abimer le spectacle… »

Thierry Debroux (metteur en scène) : « Le tour du monde en 80 jours» n’est pas seulement un spectacle de divertissement accessible à tous , et pour reprendre la formule consacrée … de 7 à 77ans… très visuel, très rythmé et parfois musical mais aussi une réflexion sur le monde d’aujourd’hui et sur notre rapport au temps.

Je pense qu’il serait superflu de vous rappeler l’histoire légendaire de Jules Verne. Vous la connaissez tous, bien évidemment.

Mais je pense que l’on a l’envie de relire le roman mythique de Jules Verne après avoir vu et applaudit chaleureusement ce spectacle.

Mijanou (Impressions)

Mijanou : Quel merveilleux voyage que ce Tour du Monde… en 80 clins d’œil !

Non seulement on passe une soirée joyeuse, enchanteresse quand on a gardé une âme d’enfant, hilarante par moments, admirative pour les décors, les costumes, le jeu savoureux des comédiens, la mise en scène, etc…mais je vous invite à découvrir tous les clins d’œil qui sont plus ou moins cachés dans le spectacle : les références musicales, les citations de dialogues de films, les héros de nos BD, le détail évocateur d’un costume, les accents savoureux ou exotiques, … 80 ??? Non, je ne les ai pas comptés, mais ils sont nombreux !

Je me rappelle avoir vu le film de Michael Andreson avec David Niven et Shirley Mac Laine et l’enthousiasme de mes 10 ans est réapparu pour ce récit qui n’a pas pris une ride, grâce au talent de Thierry Janssen et de toute l’équipe. Les personnages, comme ils ont été conçus, sont attachants en diable ! Qui ne souhaiterait voyager avec à ses côtés un Passepartout aussi dévoué ? Qui ne rêverait de guérir Phileas de ses névroses ?

Bon, il y a moins de références scientifiques que dans le roman bien sûr, mais je suis persuadée que Jules Verne lui-même n’y trouverait rien à redire ! Lui qui, à 11 ans, s’était embarqué comme passager clandestin d’un trois-mâts (selon la légende et selon le programme – bien documenté – du Parc); il n’aurait pas hésité à grimper sur les différents engins ingénieux, imaginés par Ronald Beurms. Superbes et amusants, ces engins!

Un spectacle digne de figurer à l’affiche à London ! Plus besoin de passer sous la Manche : nous sommes bien gâtés par notre théâtre Belge !

Je file à l’agence réserver mes places pour ce « tour du monde » en compagnie de cette joyeuse troupe actuelle du Théâtre Royal du Parc.

Et mille bravos à tous et mes félicitations sincères à Thierry Debroux pour sa mise en scène.

Merci à Vous, Mijanou.

 

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 Fogg : Messieurs, j’ai gagné 20.000 livres ! J’en ai dépensé 19.000 pendant ma course autour du monde. Mais qu’importe!  Les mille livre restants, j’ai décidé de les partager entre l’inspecteur Fix qui n’a, après tout, fait que son travail…

Fix : Parbleu, Mr Fogg, j’ai toujours su que vous étiez un honnête homme ! Le flair !

Fogg ….Et mon fidèle serviteur Passepartout !

Passepartout : 500 livres ! Oh, merci maître, vous êtes trop bon.

Fogg : 500 livres…auxquels je retire bien sûr, votre facture de gaz.

Passepartout ; Mildiou ! Mon bec !

Chanson finale :

« Le monde est si petit, mais l’amour est si grand

« Nous passons notre vie à trouver que le temps

« Passe trop vi-i-te

« Passe trop visitée… »

La suite ? Sur le grand plateau du Théâtre avec tous les acteurs !

Pensez-vous comme moi que le Théâtre, c’est fantastique !

Et les acteurs, c’est  merveilleux !

Allez, encore une fois un regard sur la fameuse mappemonde…

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                      (Crédit. photos : Isabelle De Beir)

 

LE TOUR DU MONDE EN  80 JOURS

5ème reprise- Les  26, 27 et 28/05 ainsi que les 2 ,3 et 4/06

THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la Loi  3 – 1000  Bruxelles

Infos Réservation : 02 /505 30 30

 

 

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe « , merci pour tout et surtout votre présence !

Notre moment de séparation : Un documentaire inédit de Franck Ferrand sur le couple mythique  des années 70 : FRANCE GALL & MICHEL BERGER – « toi sinon personne « 

Franck Ferrand : Un phénomène musical sans précédent !

Un beau plaisir de les revoir sur le petit écran.

LA UNE/RTBF  – ce vendredi 20/05/16  à 20h20

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PORTEUR D’EAU-DENIS LAUJOL – (THEATRE LE PUBLIC)+ MARLENE DIETRICH/GRETA GARBO

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , bienvenue à Vous.

Une pièce « roulante » imaginée et jouée par ce comédien – velocycliste : Denis Laujol.

Je l’avais vu dans un autre spectacle, il y a quelques mois, au Théâtre des Martyrs avec « Eloge du Mauvais Geste » où il nous racontait avec brio les exploits des footballeurs.

Rebelote avec « Porteur d’eau » Il est tout simplement fantastique !


Denis : Un jour, grâce à Lorent Wanson, j’ai découvert la légende inouïe de Florent Mathieu, cycliste borain de l’après – guerre. Et devinez quoi !   Avant de me tourner vers le théâtre, j’ai été cycliste de compétition figurez-vous ! Alors les courses, la douleur, le dépassement de soi, le dopage, les extases et les kilomètres de bitume… ça me connait. J’ai voulu mêler mon histoire à celle de Florent Mathieu, un de ces anonymes du peloton qu’on appelle le porteur d’eau, celui qui se sacrifie pour le champion. Un sans grade qui deviendra cependant un véritable héros pour son village de Quaregnon, au cœur du pays minier.

 

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PORTEUR D’EAU

Les porteurs d’eau sont ces obscurs qui servent leur leader dans les courses cyclistes : ils le protègent, l’amènent à la victoire, leur filent leur vélo quand le leader casse le sien, supportent leurs excès… Bref, les sans-grades, ces hommes (forts) de l’ombre.

Denis : La toute première course ne s’oublie jamais, c’est comme les femmes. Ca s’est passé à Flénu et comme les femmes, Florent est le seul à en garder le souvenir !

Denis, un conteur merveilleux , joyeux , sympathique.

Denis, un excellent comédien !

 

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Son spectacle n’est pas la succession d’une série d’anecdotes nostalgiques, tendres et drôles. Denis a entamé lui-même une carrière de coureur et a remporté plusieurs courses en catégorie jeunes. Son gabarit faisait de lui probablement un porteur d’eau. Pour échapper à la prise de stimulant, il a fait à 17 ans le choix du théâtre.

«Porteur d’eau » – probablement le plus personnel des spectacles de Denis – il le passe majoritairement sur un vélo monté sur des rouleaux d’entrainement, il met en scène son propre personnage, en même temps que celui de Mathieu, part sur une réflexion sur l’héroïsme, le courage, le travail et l’humilité. Réussissant la gageure de la philosophie et de l’humour, Denis fait intervenir Armstrong, Eddy Merckx, Luc Varenne, Sancho Pancha…

 

 

ECHAPEE BELLE, D’UN REVE A L’AUTRE.

Denis : J’ai été cycliste jusqu’à 21 ans, jusqu’à tirer toujours sur le fil de mon rêve , toujours plus, jusqu’à devenir un fil moi-même , léger comme un souffle…presque une idée de cycliste , danseur en danseuse.

 

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Denis nous conte sa vie avec une verve étonnante, pétillante. Il nous fait rire. Il fait des tours de vélo sur ce petit plateau en sous-sol du Théâtre Le Public .

PORTEUR D’EAU   est un monologue pas monolithique, un monologue mais pas fermé.

Il raconte. II roule. Il pédale. Il dialogue avec le public . !l a un rire des plus séduisants ! Il nous montre de courtes vidéos où l’on retrouve des personnages anciennes stars comme Eddy Merckx .

 

Il nous remet en mémoire   ceux que nous avons beaucoup aimés comme Luc Varenne.

J’ai retrouvé un document amusant avec Luc, l’inoubliable.


 

C’est toujours une émotion de revoir, le temps d’un instant, toutes ces personnalités-là.

Merci Denis pour votre magnifique spectacle.

Pédalons…Pédalons…

 

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« Les maillots jaunes, les bouquets, les premiers rôles…Ce sont les objectifs que la société nous impose. Nos seuls sommets se dressent dans le secret. »

 

 

GENERIQUE A PEDALES

Regards extérieurs : Lorent Wanson, Stéphane Arcas, Julien Jaillot.

Son : Marc Doutremont

Lumière : Nathalie Borlée

Video : Stéphane Arcas, Marie-Aurore D’Awans

Régie : Matthias Polart

Stagiaire régie : Martin Celis

Photos : Stéphane Arcas, Marie Aurore D’Awans

Nombreuses coproductions dont le Théâtre Le Public

 

PORTEUR D’EAU – DENIS LAUJOL

Jusqu’au 25/06/16

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt 64-70 – 1210 Bruxelles

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre présence et de votre intérêt pour ce blog théâtral !

Notre moment de séparation : Deux femmes ! Deux énormes stars , symboles du glamour :   DIETRICH/GARBO –L’ANGE ET LA DIVINE , un documentaire de Marie-Christine Gambart. Un imaginaire érotique d’une époque lointaine.

Sur TV 5 MONDE – Ce jeudi 19/05 à 21h.

Bonne soirée ! A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

L’ACCUSATEUR -PASCAL VREBOS (THEATRE DE POCHE) + (film) AMOUR

Oui, l’accusateur soliloque menaçant…

Un seul en scène intéressant et terriblement d’actualité, remarquablement   joué par Yves Claessens.

Le plateau du théâtre est vide, à l’exception d’un homme qui dévore une banane et qui regarde le public avec un certain sourire…

Lumières tamisées.

En fond de scène : un grand écran.

On peut imaginer la présence de la télévision…

L’homme se lève et commence à arpenter le plateau d’un pas malhabile, avec une grande valise lourde. Il gigote….

Qui est cet homme ? Un échappé d’asile ? Un nouveau prophète ?


Sans retenue, notre agitateur déboulonne les imposteurs et interpelle nos consciences.

Il vocifère, beugle, la bouche pleine de la banane.

Personne n’a grâce à ses yeux : politiques, militaires, fanatiques religieux, banquiers, néo-fascistes, artistes…

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 L’homme : J’accuse ce monde d’être un formidable bordel, un faramineux foutoir, du nadir au zénith, un redoutable jeu de massacre du Nord au Sud.

Comme un miroir, le texte suscite la réflexion et nous plonge dans les interrogations de notre temps.

L’homme : Une belle cochonnerie! Un monde de racailles !

Et le pire, c’est que chacun perçoit tout au fond de lui-même ces préludes de dévastation, ces temps crépusculaires, ces rougeoiements de fin de partie.

Ne me demandez pas qui je suis ou si je suis habilité à faire de telles déclarations. Je ne vous dirai rien. Enfin, le minimum. Secret professionnel.

Je suis comme vous. Disons, une sorte d’humain ou présumé tel.

 Un spectacle qui dénonce tous ceux-là qui sans se l’avouer regrettent le confort rassurant des pouvoirs forts, des Etats totalitaires et des dogmes religieux absolus.
 Perpétuant une grande tradition humaniste.

L’Accusateur prône, in fine, le libre examen.Ses propos sont d’une grande vérité !

Il s’adresse à Dieu ! Il s’adresse au public, sensé être dans un studio de télé.

L’homme : (Il renifle) Ça ne sent pas bon. Chez vous, non plus ? Ça pue un peu ? Normal : ce sont les signes précurseurs. Dès l’aube, vous sentez ces senteurs nauséeuses qui montent de la terre ou qui refluent du ciel des mégalopoles? Faut ventiler ! Faut aérer les cerveaux, désodoriser les âmes empuanties, faut récurer les chairs qui se nécrosent si vite… l’humain ne sent pas bon naturellement et une fois mort, croyez-moi, c’est pire.

(Il rit)

Ne partez pas, Madame, je vais changer de sujet, je vais arrêter de vous donner des haut-le-cœur. (Il sort de sa valise un vaporisateur et vaporise autour de lui. Odeurs parfumées.) Béquilles olfactives !

Où suis-je ?

Où sommes-nous ?

Je me pose souvent la question. Là, pas aisé de cerner et de cibler ce casse-tête.

« Ce monologue est une polyphonie de l’esprit » (Jean-Claude Idée)

Une pièce écrite par Pascal Vrebos, dramaturge, sémiologue, pédagogue et journaliste, Pascal Vrebos est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre jouées en France, en Allemagne et aux États-Unis.

Il a reçu de nombreux prix littéraires, dont celui de la SACD pour l’ensemble de son œuvre « Le Nouveau dictionnaire des Belges.

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 L’homme : Qui je suis ?

Je suis… disons, un spécimen en colère.

Suis-je un philosophe kantien?

Ou un comédien raté qui se prend pour un penseur de génie ?

Ou un garçon boucher ?

Un prince consort?

Un vagabond vaguement poète?

Un despote à peine éclairé ?

Une créature génétique conçue ailleurs ?

Un condamné à mort ? Ou condamner à tuer ?

Je suis un peu de tout cela.

Je n’ai rien à perdre. Et rien à gagner. Tout est joué. Ou presque.

Mon boulot et mon passe-temps et mon expertise, c’est d’accuser.

Je suis un accusateur.

J’accuse surtout les autres, c’est plus confortable.

Et mon employeur est ravi.

Je fais le boulot à sa place.

(Au public) Vous voulez une banane ?

NOIR

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L’ACCUSATEUR une pièce éclatante sans conteste !

Une heure d’une violente harangue qui électrise !

L’ACCUSATEUR

Auteur : Pascal Vébros

Acteur : Yves Claessens

Metteur en scène : Jean-Claude Idée

L’homme : (Emphatique) J’accuse l’être humain de ne pas avoir évolué, je ne parle pas de votre taille ou de votre visage moins simiesque que jadis, ni de vos poils qui sont tombés au fil des millénaires, non, je vise votre matière sensée être grise: vous avez déchaîné des puissances phénoménales, bouleversé la planète à une vitesse folle— et bravo !— mais votre façon de penser, triple zéro.

La même mécanique que vos ancêtres ! Vos pharaons d’aujourd’hui n’ont pas évolué même s’ils ne se font plus embaumés et ficelés avec leurs superbes bandelettes.

Pythagore, Platon, Socrate, Lucrèce n’ont rien à envier à Rousseau, Voltaire, Sartre ou Bernard-Henry Lévy… Que du contraire…

Jusqu’au 28/05/16

THEATRE DE POCHE

Bois de la Cambre – 1a Chemin du Gymnase – 1000 Bruxelles.

Infos Réservations : 02 / 649 17 27

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  , merci de votre intérêt au blog.

Notre moment de séparation : Ce soir, mercredi 18/05, à 21h15 sur LA TROIS/ RTBF, le film de Michael Haneke « AMOUR » avec Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant.

Syno : Georges et Anne sont octogénaires. Professeurs de musique à la retraite, ce sont des gens cultivés qui apprécient écouter du classique. Leur fille Eva, également musicienne, vit à l’étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d’une petite attaque cérébrale. Lorsqu’elle sort de l’hôpital et revient chez elle, elle est hémiplégique. Dans le huis clos de leur appartement parisien, l’amour qui unit ce vieux couple va être mis à rude épreuve par la dégradation de l’état de santé d’Anne, car Georges lui a promis de ne jamais la renvoyer à l’hôpital.

Interprétations magistrales de E.Riva et J.L.Trintignant.

Si vous deviez ne pas être libre ce soir pour visionner ce film, je vous signale qu’il sera rediffusé demain à 20h55 sur France 3.

Bonne soirée et à tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

NO BODY ELSE 2016 – DOMINIQUE SERRON -FRANCE BASTOEN (THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS)

Une magnifique écriture d’une belle sensibilité : Dominique Serron.

Une comédienne d’exception : France Bastoen.


 

 France n’imite pas un seul instant ni Norma ni Marilyn.

France est «Elle »en scène, j’entends «Elle-même, France »! Elle ouvre un coffret secret duquel elle sort avec passion, avec fragilité, avec émotion des mots, des dialogues : Norma – Marilyn, des expressions qui ont été peut-être celles de Marilyn…

 

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France nous offre encore la blondeur sensuelle de la star (Marilyn n’était pas blonde, on lui a décoloré ses cheveux d’ange), un blond chaud débordant de volupté comme Marilyn, et cela lui va à ravir…

France est entrée dans la peau de Marilyn Monroe mais avec sa propre nature à elle, la comédienne.

Elle a respecté la voix de Marilyn qui n’a jamais été cette voix ridicule que lui ont données des actrices françaises.

France a une très belle voix, une voix que l’on découvre merveilleusement lorsqu’elle chante les chansons qu’interprétait Marilyn dans ses films (et une septième chanson écrite par Dominique)

 

SOUVENIR…SOUVENIR


 

C’ETAIT EN 2010…

Dominique Serron et France Bastoen décident de porter à la scène leurs regards féminins sur un symbole intemporel.

Ecrire un spectacle sur Marilyn Monroe n’était pas chose aisée. Marilyn est un regard, un sourire ; elle est un souffle de vent sous une robe d’été, une voix douce, un rire naïf mais aussi et surtout, une femme, une artiste.

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Créé en janvier 2010 au Théâtre Molière, unanimement salué par la critique, No Body Else a ensuite vécu une tournée en Wallonie et repris l’année suivante au Théâtre Molière.

En 2016, la collaboration avec le Théâtre des Martyrs depuis la création du « Cid » en novembre 2013, invite la reprise de No Body Else.

Programmé dans la petite salle du Théâtre de la place des Martyrs, le spectacle est restitué dans sa création originale, réajusté en cohérence avec son nouveau lieu d’accueil.

Cette salle se prête admirablement à la mise en scène de Dominique Serron.

 

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A l’époque de la création de la pièce, j’ai mené une petite enquête auprès d’un public jeune, et leur ai demandé s’il connaissait ce nom de Marilyn, s’il en avait entendu parler ?

Réponses (multiples): Connaître, non ! Entendu parler, un peu.

Plusieurs ont vu le spectacle au Molière et l’ont trouvé tout particulièrement intéressant, les jeunes femmes surtout .

La pièce de Dominique Serron est pleine d’enseignements et de révélations sur Norma Jean Baker, son vrai nom, devenue Marilyn Monroe à l’âge de 20 ans.

Beaucoup de bouquins ont été publiés sur cette femme mythique, et aujourd’hui encore, des écrits souvent mensongers.

 

LA FABLE

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Dominique Serron (auteure et metteure en scène) : L’actrice mythique est entre la vie et la mort. Elle entend tout, mais son corps est déjà un peu ailleurs. Elle est chez elle, lovée dans un fauteuil de cinéma. Le téléphone sonne, elle ne répond pas. Elle entend des voix. Des gens s’inquiètent. Elle ne peut pas répondre, elle est déjà trop sous l’emprise des drogues qu’ils ont mélangées à son lavement amincissant.

Marionnette sans fils, poupée russe, elle est attendrissante, notre Marilyn, nous joue des scènes cocasses ; elle est distraite, elle a des trous de mémoire, emplit la pièce de pense-bêtes. Elle répète des chorégraphies sans cesse oubliées, adore le champagne, nous confie ses problèmes de garde-robes. En manque d’amour, elle ne sait plus quoi inventer pour séduire les hommes, veut être une grande actrice, répète jusqu’à plus soif des scènes de Shakespeare, raconte son enfance, son père absent, sa mère folle.

Qui sont-ils, les assassins associés qui disent qu’elle s’est suicidée ? Elle part, décolle tout doucement, elle s’envole dans sa mémoire, ses angoisses, son histoire.

 

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NO BODY ELSE

Un magazine a titré son article : « Marilyn Bastoen et France Monroe » ! C’est vrai.

Dominique Serron : France est « Elle » en scène, j’entends   « Elle même, France »

Elle nous offre la blondeur sensuelle de la star (Marilyn n’était pas blonde , on lui avait décoloré ses cheveux d’ange) , un blond chaud débordant de volupté comme Marilyn , et cela lui va à ravir.

France est entrée dans la peau de Marilyn mais avec sa propre nature à elle…la comédienne.

J’ajouterai que France a une très belle voix que l’on découvre lorsqu’elle chante des chansons qu’interprétait Marilyn.

Elle est très personnelle, avec ses gestes, ses regards, ses sourires, ses rires qui nous rapprochent avec bonheur de ce que pouvait être Marilyn.

Elle nous révèle une Marilyn que nous en connaissions pas.

Qui plus est, elle danse très bien. Chaque mouvement est chorégraphié.

Elle entre en scène avec un magnifique manteau blanc et un collant noir débordant de volupté…

France : Je me sens à l’aise en scène ! Je n’ai pas voulu mettre une perruque blonde…C’eût été dérangeant quelque part , d’autant plus que Marilyn n’était pas blonde.

Nous avons préféré la décoloration, de loin supérieure ! Je me sens tellement proche de Marilyn…

Dominique : Marilyn était une vraie actrice , parfois même une grande actrice. Elle n’était pas très loin de son corps. Il y avait une forte modernité dans son jeu…

Elle était – à notre avis – plus pulsionnelle, plus shakespearienne que russophilienne. Elle aurait aimé jouer à la scène la pièce de Shakespeare : « Roméo et Juliette ».

 

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NO BODY ELSE

Une mise au travail auquel elles se livrent elles deux, France et Dominique.

Lors de la création du spectacle No Body Else en 2010, Dominique Serron et sa Marilyn, la comédienne France Bastoen, décident de commencer leur travail par un shooting photo pour amener progressivement l’actrice… vers l’actrice. A l’affût de rencontres et d’informations, elles envoient ce shooting à divers fans clubs de Marilyn… et le fan club de Los Angeles leur répond.

Invitées sur place à l’occasion d’une séance consacrée à la création du spectacle, elles y rencontrent des historiens, des professeurs de l’histoire du cinéma contemporain, des biographes de l’actrice, des scénographes, et profitent des talents d’un artiste américain francophone qui les aide à mener leur enquête sur les traces de Marilyn Monroe.

Avec son aide, elles créent un circuit dans et autour de Los Angeles, pour retracer les endroits où elle a vécu et, selon un mode ludique, munies d’une caméra, elles célèbrent ces instants de vie, filment des mini-séquences de fictions qui recréent des fragments de la vie de l’actrice.

C’est de ces rencontres et de leurs recherches que la metteuse en scène et la comédienne parviennent alors à établir un synopsis de ce qui s’est passé.

 

SOUVENIR SOUVENIR

 

NO BODY ELSE

En fait cette pièce est une suite de dialogues entre Elle, Marilyn et Norma.Elles se parlent en riant, en s’énervant , en se fâchant , en se posant des questions et en y répondant , comme chacun de nous le fait peut-être .

Elles nous font état ce qu’elles ressentent, de leurs contradictions, de leurs états d’âme, de leurs joies mais plus de leurs désarrois…

Marilyn pouvait être contradictoire : faisant tout pour se mettre en valeur, passant des heures et des heures à se préparer à devenir Marilyn. Puis, brutalement, elle repoussait le personnage qu’elle avait créé et redevenait la petite jeune fille appelée Norma.

Grâce à ce spectacle de Dominique Serron, on se rend compte – à plus de cinquante ans de sa disparition – que Marilyn se fabriquait un personnage , qu’elle en souffrait souvent, qu’elle s’en amusait à d’autres moments .Mais aussi qu’elle était finalement une femme malheureuse qui aurait tant voulu être aimée , Elle la femme et pas la star…

Elle nous montre aussi à quel point elle était perfectionniste dans tout ce qu’elle entreprenait.

Elle pouvait être à côté de ses pompes mais elle se rattrapait toujours.

Dominique:Il y a toujours eu beaucoup de manipulation autour de Marilyn.

Voilà certes un bel hommage à cette femme star qui était tout simplement une femme comme les autres femmes !

Dominique : Je me suis rendu compte au fur et à mesure de l’écriture du texte que celui-ci me disait plein de choses sur ma vie, mon intimité , mes blessures , mes difficultés d’être !

France : Une femme très proche de nous Marilyn et pas du tout une étoile inaccessible !

Elle est lumière et la lumière la rassemble. Son corps d’abord démembré, enfoui dans la fourrure,

comme en pièces détachées, se rassemble. Focalisation. Elle cherche la lumière, la lumière la

caresse mais comme pour le soleil, elle se cache parfois un peu le visage pour ne pas être

éblouie. Quand les morceaux seront soudés, les morceaux de son corps ; il y aura le projecteur

poursuite pour le « show » comme dans « Le Milliardaire ». La lumière évolue et bascule entre

l’intime, la mémoire, le démembrement, et le «limelight » tous feux tournés vers elle. La lumière

rassemble, en faisant le point sur elle, toutes les femmes qu’elle porte en « Elle »

Qui sont-ils les assassins associés qui disent qu’elle s’est suicidée ? Elle sait qu’on veut sa peau.

Elle a raison mais décidément, ne sera jamais raisonnable. Elle part décolle tout doucement,

s’envole dans sa mémoire, ses angoisses, son histoire…


 

NO BODY ELSE

Texte et mise en scène : Dominique Serron

Interprétation :

Elle : France Bastoen

Chéri : Vincent Huertas

Compositions musicales, arrangements, claviers, direction musicale : Jean-Luc Fafchamps

Décor et costumes : Christine Mobers

Création lumière : Xavier Lauwers

Assistant à la mise en scène : Vincent Huertas

Assistante scéno & costumes : Laure Voglaire

Mise en beauté : Julie Serron

Photographies : Lydie Nesvadba

Ingénieur et régie son , documentation et archives sonores , régie lumières et régie plateau : Vincent Poujolo

Réalisation de la robe : Sylvie Thévenard

Réalisation du collant : Pavolva

Réalisa du pull : Maria Teresa Agra

Attachée de presse création : Sophie Dupavé

Administration et production : Vanessa Fantinel

Production : Infini Théâtre

 

NO BODY ELSE

Jusqu’au 29/05/16

THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

Place des Martyrs 22 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08

Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe »,   merci de votre présence et de votre écoute  sur le blog.

Exceptionnellement ,  je voudrais vous conter le rêve que j’ai fait la nuit dernière…

J’étais au Théâtre de la place des Martyrs.

A côté de moi une vieille dame aux cheveux blancs près de 89 ans , discrètement installée dans un des fauteuils du théâtre mais avec ses lunettes noires…Personne ne l’aurait reconnue…Avec le temps…

Un sourire parfois, un mouvement de bouche exprimant les mélodies interprétées à la scène par France, un autre mouvement des jambes se rappelant de ses danses dans les films où elle était géniale et désirable à souhait.

J’ai vu perler une larme sur son beau visage fatigué par les années, les maladies, les désespoirs…

Mais ceci et cela fait partie de mon imaginaire…

Bye bye Marilyn…

Notre moment de séparation  : Pour ceux qui ont aimé Marilyn…Pour ceux qui ont vu de

nombreux films de Marilyn, je propose  la vision d’un montage qui reprend le parcours de  cette

star mythique.

Bonne  vision ! A tout bientôt !

 

Roger Simons