BRUXELLES A L’HEURE ALLEMANDE (LA MEMOIRE REVISITEE)

En fouillant dans une série de partitions conservées aux Archives de la ville et composées pour la plupart par des Bruxellois entre 1914 et 1918.

 

Tristan Droillard et Sarah Siré y décèlent de multiples airs et mélodies qui retracent la vie quotidienne à Bruxelles , occupée par les troupes allemandes durant la Grande Guerre.

 

 

A partir de ces chansons populaires, auxquelles s’ajoutent des œuvres de Claude Debussy ou encore Kurt Weill, naît un concert intimiste qui mêle souvenirs , émotion , satyre et figures historiques .

Les pièces se succèdent et racontent, en français comme en brusseleer, combien ce conflit a maqué l’imaginaire d’une ville , de l’Europe et de tous ses artistes en son cœur.

 

Un concert cabaret en forme de témoignage d’une époque sombre que les Bruxellois et bien d’autres, malgré la tristesse, ont su retranscrire en musique, en poésie et en humour.

Ce spectacle créé le 12 février 2014 à l’Hôtel de Ville à l’occasion de l’exposition «  Bruxelles à l’heure allemande » dans le cadre du Projet 14-18 : les Marolles se souviennent…

Mise en scène et dramaturgie : Sarah Siré

Chant : Tristan Droillard

Piano : Loreline De Cat

Accordéon : Karine Germaix

Régie : Lucas Hoyois

 

 

 BRUXELLES A L’HEURE ALLEMANDE

Jusqu’au 30/12/15

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02/ 511 33 95

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci encore pour tout.

Bonne fin d’année !

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

MENACE SUR LA COURONNE…AUX RICHES-CLAIRES+JULIETTE GRECO

 


Ca va tringler !

« Un roi sans royaume sinon FOURT ! (Bart De Ziever , président du MVA) »


 

Visitez le Royaume de Clochemerle.

Au Nord, la Merlandre où on parle méerlandais.

Au sud, la Clochonnie, on y parle clochonnais.

C’est le moment de découvrir les étranges mœurs de ce peuple qui souvent se chamaille sous le regard du Roi Flop 1° appelé «  billet d’avion » tellement il est réservé .

C’est le moment de vibrer aux incessants coups de théâtre qui agitent ce pays, pépinière de joueurs de tennis, tellement il est fertile en rebondissements.

 Ca va tringler !!!


 

Et ca tringle drôlement !!!

JEAN-MICHEL BRIOU

L’auteur de ce brillant spectacle, joué par les Marionnettes de Clochemerle, a décidé de créer le royaume de Clochemerle suite à la lecture d’un article dans la Libre Belgique :« le Clochemerle du nationalisme » où il est question des sempiternelles mesquineries communautaires belges.

Plusieurs chroniques sur un royaume fictif où vivent deux communautés : les Clochons et les Merlands voient alors le jour.

Le succès est au rendez-vous et Jean-Michel décide de donner chair à ces curieux personnages.Et il y en a  une fameuse cargaison…

On l’oriente vers le théâtre de marionnettes autorisant davantage la satire et préservant le côté enfantin de l’univers de Clochemerle …

MENACE SUR LA COURONNE

Ca va tringler sur le petit plateau de la petite salle du troisième étage du Théâtre des Riches-Claires.

«  L’homme est une marionnette consciente qui a l’illusion de la liberté » (Félix Le Dantec)

LES MARIONNETTES DE CLOCHEMERLE…

 

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Le choix de ces marionnettes s’est arrêté sur celles à tringle, une grande tradition en Belgique et dans le Nord de la France.

Celles de Clochemerle se distinguent tout de même des figurines folkloriques car elles représentent un corps plus humain avec des variétés de corpulence, de taille et de souplesse.

Elles sont nombreuses et remarquablement fabriquées et totalement  représentatives  des personnages de notre « beau » pays.

C’est toute la Belgique qui y passe: le Roi, son épouse Mathilde, le frère Laurent , Charles Michel,  Bart de Wever,et d’autres et d’autres dont Joelle Milquet, Amélie Nothomb…tous formidablement croqués.

Quatre manipulateurs(deux femmes, deux hommes) accomplissent un travail merveilleux ! La gestuelle est étonnante ! Une véritable chorégraphie !

Le texte est excellent, enregistré  par plusieurs comédiens !

Les décors sont fantastiques !

Du tout grand spectacle  qui se déroule à toute vitesse pendant une heure trente environ.

 

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Chaque personnage a été étudié de façon à ce que son tempérament se reflète dans son vêtement.

Des marionnettes savoureuses à regarder qui nous rappellent des personnages étrangement familiers…

 

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GENERIQUE

Grégory Larroy (Scénographie)

Thomas Balsinhas-Covez, Benjamin Busson, Gween Deschenaux , Melissa Windal ( Les marionnettistes).

Aurore Ceccinato (Costumes)

Jean-Michel Briou, Bernard Melchior, Melissa Winda(Dialogues)

Pierre Dister (Lumières)

MENACE SUR LA COURONNE

Jusqu’au 31/12/15)

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

Rue des Riches-Claires 24 1000 Bruxelles

(Infos Réservations : 02 / 548 25 80)

 « Nous sommes les marionnettes de notre inconscience »

(Varlos Ruiz Zafon)

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de tout coeur de votre présence sur mon blog.

Notre moment de séparation : Avec une grande dame de la chanson française : Juliette Gréco .Un superbe reportage sur et avec la fascinante Juliette que j’ai eu le plaisir d’accueillir dans mon émission des Feux de la Rampe à la RTBF.

Juliette reste aussi lumineuse et vive, avec ses 88 ans, que la jeune fille poussée par Sartre derrière un micro.

Juliette Gréco : Je suis infernale !

Rendez-vous avec la muse de Saint-Germain des Prés sur France 2 demain mercredi 30/12/15 à 23h20

Je m’en réjouis déjà ! J’adore Juliette !

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

EST-CE QU’ON NE POURRAIT PAS S’AIMER UN PEU ?

Bonjour à Vous et Joyeux Noel !

SANDRINE HOOGE- SERGE BODART – ERIC DE STAERCKE

Conseiller conjugal : Jaco Van Dormael

« C’est l’amour en opposition à la solitude : «  Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » (Lamartine)

Notre grand poète du 19ème siècle avait oh combien raison d’écrire cette citation.

 

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Présentation de la pièce :

Une femme court, éperdument amoureuse ; un homme surgit désespérément épris.

Ils s’élancent l’un vers l’autre avec passion.

Une musique venue des cieux accompagne leur course avec lyrisme. Ils tendent les bras. La musique se fait de plus en plus forte…Ils ne sont plus qu’à quelques pas l’un de l’autre. La musique s’intensifie et ils s’enlacent. Un piano tombe du ciel et les écrase…

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Notre imaginaire s’empare de cette histoire d’amour !

Cette pièce est un drame  burlesque en plusieurs tableaux évoquant la solitude et les actes désespérés qu’elle engendre.

Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ?

C’est l’histoire d’une série de personnages dont les destins n’arrivent pas à se croiser.

C’est l’amour en opposition à la solitude !

Il ne s’agit pas dans cette pièce burlesque en diable, de la solitude comme un état de fait accepté .

Les personnages vont tout tenter pour sortir de cette spirale de départ…Tous les moyens sont bons, du plus futile au plus tordu. Les personnages dérapent et passent du rationnel banal et quotidien à l’absurde le plus débridé.

 

C’est une course poursuite éreintée et haletante entre des êtres meurtris et renfermés…ils traversent la scène devant un pianiste, lui-même seul et abandonné , ébahi , témoin silencieux et impuissant de notre vie quotidienne devant la détresse des autres.

Cette quête de l’inaccessible amour de l’autre n’a pas de fin, les personnages de cette comédie hautement burlesque ne renoncent jamais, ils courent toujours…

Leur vie n’est qu’une lutte déchirée et hurlante…Ils veulent s’aimer, se toucher, se rencontrer envers et contre tout, mais un destin ou une adversité sombre et irrémédiable les séparent…

« 15 ans qu’ils se posent la question et ils y croient toujours »

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Elle : Tu m aimes ?

Lui : «  Oui, chaque jour un peu plus, et toi ?

Elle : Oui…moi, j’ai envie d’être demain , comme ça je pourrai t’amer encore plus qu’aujourd’hui.

Lui : Qu’est – ce qu’on fait demain ?

Elle : Moi, j’t’aimerai à la folie du lever au coucher du soleil, et toi ?

Lui : Moi…je vais partir de bonheur , très loin, et je reviendrai très vite ici et je t‘aimerai comme je ne t’ai jamais aimé.

Elle : Mais , tu crois qu’un jour , tu pourras ne plus m’aimer ?

Lui : Non ! C’est impossible. C’est arrivé à d’autres.

Elle : Tu crois ?

Lui : Oui, on me l’a raconté. Mais moi pas, non…et toi ?

(la suite sur le plateau du théâtre…)

 

ENTRACTE MUSICAL


 

EST CE QU’ON NE POURRIT PAS S’AIMER UN PEU ?

(suite et fin )

Le spectacle n’apportera aucune solution à la solitude et ne prétend ni ne veut proposer de moral.

 

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Des personnages…

Des scènes de rencontres…

Des scènes de séparation…Des scènes de disputes…

Un texte écrit et interprété par Sandrine Hooge , Serge Bodart et Eric De Staercke.

Un spectacle musical qui s’inscrit plus proche du cinéma muet d’avant-guerre et du théâtre absurde

d’après guerre…

La mise en scène réunit la musique, le mouvement du corps, le clown, le théâtre. Elle oscille entre la comédie et la poésie dramatique…

Lui : Tu m’aimes ?

Elle : Oui !

Lui : Moi aussi

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 Tout cela est le sujet créatif. Mais la mise en scène et le ton donné aux comédiens devient bien vite burlesque, complètement déluré , vaudevillesque , avec de nombreuses séquences caricaturales et hilarantes.

C’est drôle ! C’est grinçant ! C’est parodique !

Le décor : un piano à longue queue, au centre un large canapé. Le pianiste devient le témoin passif ou parfois actif de mille et un incidents, d’aventures…

C’est un jeu de clowns familier à Jaco Van Dormael.

Les caractères sont gros, les gestes sont chorégraphiés et orchestrés…

Les décors, les éclairages, les accessoires les maquillages « excessifs  »et les costumes jouent chacun un rôle important dans le déroulement de la pièce.

Tous ces éléments de la représentation, dans une parfaite sobriété et une totale symbiose, contribuent à mettre en valeur les situations (et elles sont nombreuses), la musique et les personnages.

On est au théâtre! On est au cirque ! Le fou rire est permanent ! Le tout se joue sans la moindre seconde de répit.

On aurait pu assister à ces moments d’amour et de haine avec un grand sérieux et une  certaine tristesse.!

C’est tout le contraire ! Et c’est tant mieux !

Ses multiples personnages sont représentés par des clowns dans leurs jeux de scène et de cirque!

Les deux comédiens , Sandrinne Hooge  et Eric De Staercke sont formidables. De vrais clowns.

Leurs gestuelles, leurs jeux , leurs parlés, leurs mouvements, leurs acrobaties, leurs costumes, tout y est ! Ils sont incroyables! Bouglione pourrait les engager !

Chapeau à eux deux! Quoi qu’ils sont trois : le troisième  c’est le pianiste. Lui aussi est irrésistible et non seulement musicien mais également acteur.

Il est difficile de parler de ce spectacle ! Il faut le voir ! 100 minutes de plaisir !

Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ?

Un drame musical burlesque en plusieurs tableaux évoquant la solitude et les actes désespérés qu’elle engendre !

Et ce qui est le plus intéressant, c’est que toutes ces histoires touchent à la vérité , ce sont les jeux des comédiens qui les transforment en pantin, en guignol, en clown.

Chapeau aussi à Jaco Van Dormael qui a réalisé une mise en  scène inattendue, extraordinaire,  vivante , aussi forte que celle de son dernier film  » Le Nouveau testament « , dans un tout autre genre cela va de soi !

Noir total ! Encore l’un des gags du spectacle. Et il y en a des gags…

Lui : Tu m’aimes ?

Elle : Oui

Lui : Et bin , c’est fini !

Elle : Fini ?

Lui : Fini,fini !

Elle : Fini,fini ?

Lui : Fini, fini,fini.

Elle : Ben , c’est fini alors ?

Lui: Ouais , c’est fini.( il lui tape dessus)

Elle : Aaaaah, mais t’avais dit  que c’était fini

Lui : Ah non , le spectcle est fini ! Mais  nous deux c’est pour la vie !

(il lui tape à nouveau dessus)Elle : Aaaaahh !

Lui: Tu m’aimes ?

Elle :Oui

Lui : Moi aussi…

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DISTRIBUTION

Serge Bodart (le pianiste et le réalisateur de la bande-son)

Sandrine Hooge (Elle)

Eric De Staercke ( Lui)

Jaco Van Dormael ( Conseiller conjugal)

Luc Jouniaux (Régie et création des éclairages)

Hu-Van Nguyen ( Régie plateau)

Christian Flasschoen ( Scénographe)

Raphaëlle Debattice Costumes)

Didier Caffonnette (Construction du décor)

Serge Bellot (maquillages et coiffures)

Danièle Pierre(photos)

Pierre Poucet (Assistant à la création)

Sébastien Schmidt (Assistant de production)

Production:  Théâtre Loyal du Trac

 

PS  Sandrine Hooge joue une Marilyn Monroe inattendue!

 

EST-CE QU’ON NE POURRAIT PAS S’AIMER UN PEU ?

Jusqu’au 31/12/15

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

Rue des Riches-Claires 24 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 548 25 80

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre présence. Bonne fête de ce « Noel d’été » !

Notre moment de séparation :Une musique de Chaplin ! Il aurait été formidable dans cette pièce…

Bonne lecture ! Bonne écoute  !Et allez voir au plus vite « Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ? »

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

LISBETH GRUWEZ (KVS)+ BOB DYLAN+JUDY GARLAND

LISBETH, l’une des plus grandes danseuses belges, née à Courtrai en 1977. Elle a fait ses preuves dans des compagnies comme Ultima Vez et Needoompany.

Elle a dansé pendant des années avec Jan Fabre, où on l’a remarquée entre autres dans le solo tout spécialement créé pour elle « Quando l’uomo principale è una donna » composé par Maarten Van Cauwenberghe.

Ce dernier a étudié la guitare et entamé sa carrière de musicien auprès de Yan Fabre.

 

 

Lisbeth et Maarten ont fondé la compagnie Voetvolk. Leurs premiers spectacles sont « Forever Overhead » suivi de « Birth of Prey » , « HeroNeroZero », « It’s going to get worse and worse and worse », my friend » et « Ah/Ah »

La première chorégraphie de Lisbeth remonte à 2005 !

Ses débuts avec «  Forever Overhead » lui ont valu d’emblée les critiques favorables tant du public que des professionne

ACTUELLEMENT

Lisbeth et Maarten se produisent   trois jours au KVS.

Foncez rapidement vers ce théâtre pour découvrir ou revoir. Lisbeth ! Elle est unique !

Leur spectacle est captivant et d’une grande sensualité. Maarten Van Cauwenberghe, musicien, compositeur et « artiste sonore »  c’est lui qui lance les platines version vinyle , ces disques 33 tours aux sonorités supérieures.

Lui manipule les disques, elle danse…Ils se parlent sans rien dire, uni par des morceaux des années 60 et 70. Du Bob Dylan de cette époque. Tout un programme !

C’est superbe, enthousiasmant ! On se sent transporté en un lieu où la soirée se fond dans la nuit , où la fête touche à sa fin et où les invités entrent chez eux, où il ne reste qu’une seule personne sur la piste, imperturbable , plongée dans un dialogue fracassant avec la musique.

Soixante minutes de culte, de déité !

On évite les applaudissements pendant le concert, c’est le silence respectueux. Et le spectacle terminé , ce sont des vivats qui retentissent…

Lisbeth Gruwez , c’est la beauté ! c’est la grâce !

 

LISBETH GRUWEZ DANCES BOB DYLAN

Jusqu’au 19/12/15

Lisbeth Gruwez  danse sur des musiques et chansons de et avec Bob Dylan.

KVS

Quai aux Pierres de Taille, 9 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 210 11 12

 

Amis de l’émission /blog «  Les Feux de la Rampe » merci à Vous pour votre fidélité » .

Notre moment de séparation : Demain samedi à 22h40 sur ARTE : L’une des énormes stars américaines, comédienne, chanteuse , précoce dans le métier , oscarisée , adulée, morte à l’âge de 47 ans suite à une surdose de médicaments : JUDY GARLAND.

Le titre de ce documentaire «  Trop jeune pour mourir » 

A tout bientôt !

ROGER SIMONS


 

 

 

 

 

 

 

 

ON PURGE BEBE (CAFE-THEATRE LA SAMARITAINE)

C’était au début du vingtième siècle…

 

12 avril. Paris – Théâtre des Nouveautés.

Première représentation de la comédie – vaudeville  « On purge Bébé » de cet extraordinaire «  homme de théâtre » : Monsieur Feydeau, roi de l’imbroglio et l’empereur de l’embroui amini.

 

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Dès les premières scènes, je dirais même les premiers mots, la verve comique jaillit, c’est le rire immédiatement.

Et il est vrai qu’il y a dans cette pièce un partage entre le vaudeville, la comédie et la farce.

Que contient cette pièce en un acte ? Peu de choses si ce n’est l’histoir de Mr et Mme Follavoine et leur petit garçon de sept ans qui refuse d’être purgé.

On purge Bébé !

Une fameuse purge ! Et Bébé refuse…

Feydeau excelle à trouver les oppositions, les contrastes, à dégager les aspects caricaturaux de l’être humain et le grotesque des choses.

Tordant de voir la belle Mme Follavoine, Julie pour les intimes, curieusement habillée, avec des bas qui lui retombent sur les talons, elle les tire rageusement mais ils retombent à nouveau. Impatientée, elle saisit les caoutchoucs d’un dossier et se les passe en guise de jarretelles…

Tout est comme ça dans cette pièce complètement délirante !

La star de la pièce : LE POT DE CHAMBRE !!!

Lequel  des deux choisissez-vous?

 

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Robert de Flers (1872-1927- marquis de La Motte Lézeau , comte de Flers dit marquis de Flers, académicien et dramaturge , journaliste , grand auteur théâtral d’une époque révolue) : Le succès de «  On purge Bébé » a été éclatant , c’est du Feydeau de la meilleure marque , une farce désopilante traitée d’une manière simple et large par un maitre du rire ; elle appartient à la tradition , elle a , en son genre , quelque chose de classique ; elle s’inspire d’une verve gauloise fort, drue et savoureuse.

 

 Bruxelles. Café Théâtre La Samaritaine.

A l’affiche «  On purge Bébé » avec la participation de six jeunes acteurs, mis en scène par Yves Claessens.

 

L’HISTOIRE EN TROIS LIGNES

C’est le grand jour pour Monsieur Follavoine : il a enfin obtenu un rendez-vous d’affaires avec Monsieur Chouilloux afin de fournir à l’armée ses célèbres pots-de-chambre en porcelaine incassable…

Cependant, il ne pouvait pas prévoir que l’avènement de l’ère moderne allait s’immiscer dans sa vie de famille : lui , sa femme , sa bonne et son fils qui ne veut pas purger !

Une vision nouvelle de cette célèbre pièce du début du vingtième siècle, sans pour autant retirer quoi que ce soit du texte de Feydeau, tout en conservant son humour et le jeu des acteurs.

LES COMEDIENS

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 Sarah Dupré ( Julie Follavoine) : Nous avons travaillé ce texte de Feydeau avec Yves Claessens, notre metteur en scène . Nous y avons changé quelques phrases pour restituer la pièce dans les années 60.

Nous avons décidé de partir de ces années –là pour   « rapprocher » le texte de notre vécu à nous, nous le réapproprier, d’où ces anachronismes comme les costumes par exemple.

Il y a également des extraits du « Journal d’une femme de chambre » d’Octave Mirbeau.

Six jeunes comédiens absolument formidables, qui   caricaturent parfaitement leurs personnages.

Ils reprennent la gestuelle d’antan, la façon également d’envoyer le texte bruyamment et de l’articuler au maximum, ce que l’on ne fait plus aujourd’hui.

PRESENTATION DE SIX ACTEURS EN PLEIN DELIRE 

Arnaud Van Parys(M.Follavoine) , Elsa Rollat ( Rose la bonne et Mme Chouilloux) , Sarah Dupré( Julie Follavoine), Robin Van Dyck ( Adéhaume Chouilloux ), Nathan Fourquet-Dubard ( Toto , le bébé) , François Doms ( Monsieur Truchet)

Des volées de mouvements et de répliques dans les pires excès fantaisistes. Excessifs ? Oui, mais tant mieux et obligés.

Sarah Dupré (Julie) est donc la mère qui traîne un seau à toilette, une mère obsédée de la santé de son petit et sa purge.

Arnaud Van Parys (M.Follavoine) est un commerçant préoccupé de ses affaires, de ses pots de chambre, sa vie professionnelle quoi. Un peu sot mais sympathique.

Elsa Rollat représente à souhait, non seulement Rose la bonne à tout faire (magnifique lorsqu’elle reprend le texte de Mirbeau dans «  Le Journal d’une femme de chambre auquel elle ajoute le personnage de Mme Chouilloux, un peu dingue et follement maquillée.

Robin van Dyck est le type parfait du haut fonctionnaire au crétinisme solennel !

François Doms (Horace Truchet) , un homme très grand et très silencieux.

Et enfin Nathan Fourquet-Dubard (Toto, le Bébé)

(Lors de la création de la pièce, c’était une comédienne qui jouait le rôle du « bébé »)

Nathan est étonnant dans cet enfant têtu, rageur, mal élevé, crachant dans le visage du haut fonctionnaire, insupportable, ayant besoin d’une fameuse correction.

Metteur en scène : Yves Claessens, que nous connaissons bien l’ayant vu et applaudi dans de nombreux théâtres de la capitale en tant que comédien !

 ON PURGE BEBE – SCENE   1

La pièce démarre dans la famille Follavoine : le père cherche dans une encyclopédie à la lettre Z, puis avec l’aide de sa domestique inculte, où se situent les îles Hébrides, pour répondre à une question de son fils »bébé » Toto…

Follavoine : Dites donc Rose vous, vous…

Rose : Monsieur ?

Follavoine : Par hasard, les …les Hébrides ?

Rose : Comment ?

Follavoine : Les Hébrides ? Vous ne savez pas où c’est ?

Rose : Les Hébrides ?

Follavoine : Oui.

Rose : Ah ! non ! non ! C’est pas moi qui range ici…

Follavoine(étouffant d’énervement) Quoi quoi …qui range.. les Hébrides !…des îles ! bougre d’ignare ! De la terre entourée d’eau…vous3 ne savez pas ce que c’est ?

Et il y a une bonne dizaine de scènes comme celle-là , entre autres : la bagarre entre les époux, l’arrivée de Monsieur Chouilloux, la toute grande scène du pot de chambre en porcelaine incassable , l’expérience du traitement de « l’entérite »«  enter, l’entrée d’ Hervé dit Follavoine, dit Toto…« Toto , prend ta purge… ! » qui se termine avec les problèmes intestinaux ..

En fait, Feydeau exploite les différents types de comique dont le comique de répétition : «  J’veux pas me purger », la grossièreté  « Ta gueule »  …et bien d’autres !

Cette pièce a été souvent jouée dans différents théâtres parisiens et même entrée au cinéma avec entre autres un film réalisé par Jean Renoir en 1931 sans oublier celui de Marcel Bluwal en 1963…

Il y a des mots qui ressurgissent comme « cocu », « folie »  , « enlevé », «  pas chier » et bien sûr «  pot de chambre »…

Francis Chevassu(journaliste de l’époque) ) : C’est joyeux et libre , d’une gaité genreuse et où la finesse parisienne dirige le meilleur esprit gaulois. Un petit chef d’œuvre, quoi !

C’est une farce sans doute mais significative, pleine de rigueur et de cruauté !

(répétition) Feydeau est le maître du rire.

Et comme le chantait Henri Salvador : « Faut rigoler… »

Eh ben, rigolons avec le regretté Henri.

 EXTRAIT

Julie : Je ne suis pas contente de Toto.

Follavoine : Qu’est-ce qu’il a fait ?

Julie : Il n’a pas été ce matin.

Follavoine : Il n’a pas été ? Où ça ?

Julie : Quoi « où ça ? » Nulle part. « Il n’a pas été » Un point c’est tout. Il me semble que c’est clair. …

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Mille bravos !

Régie : Lucas Hoyois.

Costumes : Elise Abraham

ON PURGE BEBE – GEORGES FEYDEAU

Jusqu’au 23/12/15

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci à Vous pour votre fidélité et vos regards sur ce blog. 

Notre moment de séparation : A 20h55 sur France 3 : LA MOME – le film d’Olivier Dahan avec Marion Cotillard , remarquable en Edith Piaf !

A ne pas rater…

Bonne vision et à tout bientôt.

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN MOMENT AVEC ERIC…(RIDEAU DE BRUXELLES)

Hommage à Eric Durnez !

Deux spectacles, des lectures, des rencontres, un cabaret…

Une adresse amicale à celui qui vit en nous à travers les mots…

Eric était un poète et un grand dramaturge belge.

Eric : Chétif, gringalet, je ne pouvais m’imposer dans les bagarres, j’ai donc écrit dès que j’ai pu…

Michael Delaunoy (Directeur du Rideau de Bruxelles) :

Pas facile de parler d’Eric au passé. Mais la force du théâtre, c‘est qu’il n’advient qu’au présent. Les mots d’hier résonnent au présent dans le corps de l’acteur. Alors, oui, par-delà la frontière entre les vivants et les morts , il nous est possible de partager ce « moment avec Eric ». Pas de commémoration. Une fête, des mots et des corps, avec chansons et boustifaille – Eric aime ça, les plaisirs de la table.

Eric a plusieurs visages. Impossible de les convoquer tous. Mais ils sont nombreux à avoir répondu présents. Eric est là,

Accompagné d’Eric, et puis il y a Eric, et avec lui Eric . Ca fait plaisir de tous les voir. Ils sont plus nombreux que nous. Il va falloir se serrer un peu autour de la table. Ce n’est pas un problème, ça nous tiendra au chaud.

MERCREDI 13 AOUT 2014.

Mort de l’écrivain et dramaturge Eric Durnez après avoir lutté contre un cancer. Il avait 55 ans !

Eric Durnez : J’écris depuis que j’ai 7 ans, je veux dire j’écris des choses qu’on ne me demande pas d’écrire…

J’ai gardé la plupart des poésies, cahiers, nouvelles, récits, romans, histoires et bien entendu pièces de théâtre que j’ai écrits. Cela fait une fameuse tribu de textes.

Eric avait beaucoup d’humour.

LE DERNIER AMI & BROUSAILLES !

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Michael Delaunoy, Thierry Lefèvre, Thierry Hellin, Laura van Maaren, ses quatre grands amis, ont voulu honorer le poète disparu, en mettant à l’affiche ce magnifique « moment avec Eric »

 

BROUSAILLES

 

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Trois personnages :

Albert Jardin, solitaire et lunaire, raconte sa vie aux feuilles et se perd dans ses pensées en les ramassant…

Tom Patinaud , son ami d’enfance, rôde dans le quartier, traînant derrière lui sa mauvaise réputation d’autrefois…

La jeune fille, elle, s’est sauvée de Yaoundé pour partir à la recherche de son père dont elle ne sait pratiquement rien…

Trois destins qui vont se croiser sur ce bout de pelouse mal tondue où Albert tente désespérément de rassembler les feuilles d’automne et les fragments de vie emportés par le vent.

Un texte sensible, chaleureux, délicat, qui aborde, sans avoir l’air d’y touche, des questions fondamentales sur le monde d’aujourd’hui.

Trois merveilleux comédiens ont interprétés magnifiquement cette courte pièce créée le 25/08 1996 par « Une compagnie » à Huy, dans le cadre des Rencontres-Sélection de théâtre jeunes publics.

Interprètes :

Thierry Hellin : Albert Jardin

Thierry Lefèvre : Tom Patinaud

Laura van Maaren : La jeune fille

Ils rejouent la pièce 15 ans plus tard avec grand bonheur, auquel s’ajoute une certaine tristesse.

Eric n’est plus là !

Thierry Lefèvre a réalisé la mise en scène en l’adaptant parfaitement au lieu. Superbe ! Nous, spectateurs, nous trouvons sur le plateau du théâtre, assis sur « l’herbe » ou sur un tout petit siège. Le sol est rempli de feuilles mortes, malaxées par l’homme solitaire. Une ambiance feutrée. Une lumière discrète. Un texte poétique !

« Si je voulais chanter l’amour, il se transformait pour moi en douleur. Et si je voulais à nouveau ne chanter que la douleur,

elle se transformait pour moi en amour. »

( Franz Schubert)

 

 QUAND MON DERNIER AMI EST MORT, J’AI QUITTE LE VILLAGE…

 Thierry Lefèvre : « Le dernier ami » est une ode à la mémoire, au temps qui creuse les sillons des relations aux paysages, aux lieux qui nous habitent. C’est aussi un spectacle où tout , de l’écriture , celle d’Eric Durnez à la mise en scène et au jeu d’acteur , est ciselé au couteau , de ceux qui sont façonnés par des artisans aux mains rudes…

 

LE DERNIER AMI

 

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Après avoir foulé les chemins rocailleux d’un pays de montagne, un éternel vagabond s’arrête dans un village perdu. Il y est accueilli par un personnage étrange qui contre toute attente lui ouvre la porte. C’est Sam un homme peu bavard qui trimballe son lot de secrets.

Pieds nus sur un plateau où se détache une porte qui a vécu, il nous raconte avec simplicité et profondeur une histoire d’amitié aussi belle qu’inattendue…

Thierry Lefèvre : Quand j’ai lu ce texte pour la première fois j’ai vu quelque chose qui touchait à la mort. Comme une sorte de prémonition chez Eric. Beaucoup de ses textes tournent autour de cette question de la mort.

 » Le dernier ami » a été créé, il y a deux ans.

 

 INTERVIEW (extrait)

-Qu’est-ce qui ressort de sa dramaturgie ?

Thierry Lefèvre : Il avait une qualité d’écoute. Il observait, il captait les choses de la vie des humains, les transformait, pour construire ses histoires. Ce qui domine, c’est la tendresse, l’humanité.

Son écriture touche aussi parce qu’il ne dit pas tout. Il y a chez lui un mélange de pudeur et d’humour.

– Une pudeur comme une politesse !

Thierry Lefèvre : Oui. Comme Gabin : bourru, mais capable de lâcher une petite phrase pleine d’amour. Chez Eric, les personnages disent non mais ils restent. Par amour.

 LE DERNIER AMI

Ecriture : Eric Durnez

Mise en scène : Thierry Lefèvre/Delphine Veggiotti

Interprète : Thierry Lefèvre.

Un très bel hommage à Eric Durnez

Info : Ces deux pièces d’Eric Durnez sont publiées aux éditions Lansman.

La pièce se joue tous les jours à 20h30.

A 18h30 chaque jour également, une lecture très intéressante   par Thierry Hellin, Frédéric Dussenne, Joseph Drouet-Laura Durnez-Isabelle Legros , Pascal Crochet…

 

UN MOMENT AVEC ERIC

Jusqu’au 18/12/15

RIDEAU DE BRUXELLES

Rue Goffart 7a -1050 Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 737 16 01

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci beaucoup pour votre présence sur le blog.

Notre moment de séparation : Deux très belles chansons en lien avec le spectacle du Rideau de Bruxelles , interprétées par Céline Dion et Grand Corps Malade.

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ON N’EST PAS LA POUR…DEMAQUILLER LES COCCINELLES…

 

Ca boume ! Ca bouge !  Les salles sont remplies à chaque représentation !

Une fabuleuse  diversité dans les programmes  au Théâtre des Riches-Claires)

Deux spectacles chaque jour !

Bref , ca boume !

 

 

 

ON N’EST PAS LA POUR…

 

Lui , Jean-Louis : comédien , metteur en scène, conseiller artistique, préparateur physique pour comédiens,  mime , clown…

Elle , Isabelle,  comédienne tant au théâtre qu’au cinéma, dernièrement encore  dans le film de Claude Lelouch « Salaud, on t’aime »

Réunis tous les deux pour la première fois sur un plateau de théâtre.

Un duo  improbable !

Ils sont  les auteurs de cette pièce, mis en scène par Emmanuel Guillaume.

 

ON N’EST PAS LA POUR… DEMAQUILLER LES COCCINELLES !

Une pièce créée en 2014 au Festival Royal de Théâtre Spa.

 Avec des musiques de Stéphane Grappelli, Jean-Sébastien Bach, Pirly Zurstrassen.

Avec des textes de Raymond Devos !

Merci à Jean-Louis et Isabelle de rendre hommage à  Raymond, l’un des plus grands humoristes , hélas disparu en 2006 .

C’était un ami Raymond.  J’ai passé des moments formidables en sa compagnie. Je l’ai interviewé  de nombreuses fois. Et, c’était toujours une fête.

 

 

 

 

 EUREKA ET ARCHIMEDE

 

 

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Elle , noyée ou presqu’engloutie  par le Tsunami de cette vie par procuration…

Généreuse , gourmande et espiègle , Eurêka n’a trouvé d’autres solutions que de s’abreuver d’émotions dans les pages surannées de ses romans photos qu’elle dévore .

Peut-être a-t-on moins de souffrances ou alors plus de joies quand on tourne les pages ?

Lui, noyé ou presqu’englouti par ses inventions loufoques et ses jouets quasi vivants…Dévoué, minutieux et taquin de par nature, Archimède se sent à tout moment concerné par les instants de rire qu’il décide d’offrir à sa tendre moitié. Peut-être doit-on bourlinguer entre tabouret et bilboquets pour apaiser son âme ?

 

Je ne vous en dis pas davantage. Il faut les voir tous les deux sur scène. Ils sont irrésistibles ! Drôles ! Ils ont plein de trouvailles.

Ce sont des histoires sur la vie, la mort , la bouffe , l’écologie , le ,  les hommes, les femmes, l’amour.

Un  mélange savant et ludique de textes inspirés de Raymond Devos.

Une suite de tableaux joyeux, burlesques, déjantés !

Un délire visuel !

DISTRIBUTION

Textes : Raymond Devos

Créateurs et comédiens : Isabelle De Hertogh et Jean-Louis Danvoye

Mise en scène :  Emmanuel Guillaume

Musique : Pirly Zurstrassen- Stéphane Grappelli- Jean-Sébastien Bach

Eclairages, scénographie et régie :Maurice Van Den Broeck

On n’est pas la pour…démaquiller les coccinelles.

Jusqu’au 14/12/15

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

rue des Riches-Claires 24  1000  Bruxelles


 

Amis de l’émission/blog , merci de votre attention sans cesse répétée, et c’est pour me faire plaisir, et aussi de votre fidélité.

Notre moment de séparation : N’oubliez pas demain mardi à 21h15 sur la trois/RTBF , le film de Woody Allen »  WOODY ET LES ROBOTS « (1973) avec Woody bien évidemment et Diane Keaton .

Woody a mis la science-fiction au service du burlesque.

 Bonne vision !

A tout bientôt !

ROGER SIMONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DU COTE DE LA CLARENCIERE…

Vous connaissez bien sûr ce magnifique petit théâtre géré par Fabienne Govaerts.

C’est tout à côté de Flagey où se trouvait jadis la Maison Mère de la RTBF, devenue aujourd‘hui le lieu sacré de la Musique.

La Clarencière est en pleine activité ces moments-ci et c’est tant mieux !

Ainsi par exemple le 22 décembre à venir, une jeune musicienne déjà renommée, se produira sur le petit plateau du théâtre .

Retenez ce nom, bien agréable à prononcer : Héloïse de Jenlis.

Une jeune harpiste pleine de talent qui nous fera découvrir ou redécouvrir des morceaux incontournables.

Un répertoire original dans le fond et la forme.

Un style très personnel.

Héloïse est de nationalité française, née le 2 décembre 1994 à Saint-Germain-en-Laye.

Elle a découvert la harpe à l’âge de neuf ans.

Elle a suivi de nombreux stages et master classes …

Elle a obtenu le deuxième prix au concours de harpe de Lille dans sa catégorie, le premier prix à l’unanimité au concours UFAM de Paris, le premier prix au concours Rovere d’Oro-Giovanni Talenti et le premier prix au Concours Français de la Harpe(honneur).

C’est en septembre 2008 qu’elle a été admise en tant que   « jeune talent »  au Conservatoire Royal de Bruxelles dans la classe d’Annie Lavoisier…

On a pu l’applaudir en soliste avec l’Orchestre symphonique des jeunes de Bruxelles, au Brussels Summer Festival Classissimo, à la chapelle Musicale de Tournai.

Héloïse a participé également au Festival Musiq 3 à Flagey et au Festival Mini Classiques à La Clarencière, un lieu qu’elle va donc retrouver ce 22 décembre à 20h30.

Une belle soirée en perspective

Bienvenue à Vous Héloïse !

CONCERT HELOISE DE JENLIS

THEATRE DE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère 20 1050 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 46 76

 

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  merci de votre attention et votre fidélité.

Notre moment de séparation : Plusieurs moments ce dimanche.

Je vous ai déjà parlé du film «  Un dîner de cons », c’est ce soir  sur TF 1.

Un deuxième film, sur ARTE à 20h : « Les malheurs d’Alfred » réalisé et joué par Pierre Richard.

Et toujours sur la même chaine ARTE : Un formidable documentaire sur Frank Sinatra, ce crooner à la voix de velours.

Je vous l’ai programmé dans l’émission/blog précédente « Les Feux de la Rampe »

Mais pourquoi pas le réécouter une seconde fois. On n’a pas tous les jours 100 ans !

A tout bientôt.

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ESPEJO (THEATRE VARIA) Cie JOSE BESPROSVANY

Espejo = miroir… Des jeux de miroir pour réfléchir…

Cie José Besprosvany

Le thème du miroir le hante depuis depuis son enfance.

Ce fabuleux chorégraphe segmente son spectacle en trois parties consécutives…

Chacune est traversée en filigrane par le thème du miroir , un thème qu’il utilise à la fois comme un symbole , un producteur d’images et une source de réflexions.

« Une surface capable de réfléchir une lumière suffisamment peu diffuse pour former l’image d’un objet placé devant.. »

Le public est agencé de façon à se voir lui-même selon le dispositif scénique bi frontal, scindé en deux, et les deux danseurs ont une gestuelle et font des mouvements qui sont très souvent identiques ou parallèles…

«Quelque chose qui reflète fidèlement ou donne une vraie image de quelque chose d’autre.. »

José  Besprosvany : La première partie , visuelle, sonde les rapports entre vision et perception , visible et invisible.

Elle se développe à travers un mélange de danse contemporaine évoluant dans une installation video dont les images sont projetées sur des écrans et des tulles translucides.

La danse se fond dans des effets de lumières, de sons et de projections qui troublent le regard…

L’installation video de Yannick Jacquet, qui utilise des techniques de mapping pour animer des images et donner des projections qui mettent en espace la vidéo, comme un univers très visuel , particulier et dynamique à cette partie.

José : La deuxième partie résulte de la réflexion de François Prodhomme devant l’histoire de la chorégraphie , ouvre des pistes de perception et de compréhension. Il interroge le regard que l’on pose sur la danse : comment ce regard conditionne la chorégraphie et donne avec humour des pistes de réflexion aux spectateurs . C’est une recherche des liaisons entre les mots et les gestes , le texte et le mouvement.

En l’occurrence ici une réflexion   sur l’histoire de la chorégraphie et son évolution qui agit comme un support poétique pour une danse aux multiples reflets.

Une voix nous parle :

Vous qui me regardez,

Moi qui vous parle

Que voyons-nous ?

Vous voyez mon profil et une partie de mon visage.

Je m’adresse à tout le monde ou à personne…

José : La troisième minimale , interroge les interdépendances entre la danse et une œuvre musicale. Harmonie , contrepoint , rupture ; la danse fait corps avec la musique , où s’oppose à elle pour créer sa propre partition.

L’espace, scindé en deux, se transforme sans cesse de différentes manières les deux danseurs nous perdent en troublant nos perceptions. Leur danse devient elle-même le lieu hypnotique et envoûtant d’une perpétuelle métamorphose.

Les deux danseurs développent et approfondissent le thème du miroir…

Ce spectacle est divisé en trois courtes parties, en trois variations distinctes comme une triple déclinaison du thème du miroir.

La voix :

Si je dis : je m’éloigne de vous. Alors je ne m’adresse pas à vous, mais à vous.

Vous voyez mon profil et une partie de mon visage. Je m’adresse à tout le monde ou à une personne ?

Et là à qui je m’adresse ? A moi ?

Cette troisième partie est une création dansée qui explore les rapports entre la danse et l’œuvre musicale l’Opus 100 de Schubert .

José Besprosvany : Cette chorégraphie évoque un jeu un peu déconstruit à la manière du reflet de soi-même qu’on peut avoir dans un palais des miroirs à la foire où notre image , par moments déformée , n’est pas toujours la même.

Voilà un magnifique spectacle dans lequel on entre très discrètement .On suit les mouvements des deux danseurs avec fascination, émerveillement . On est envoûté  par eux deux et par la musique qui crée une ambiance quelque peu magique.

 

GENERIQUE

Concept : José Besprosvany

Chorégraphie : José Besprosvany avec la participation de Gabriel David Nieto et Isaies Santamaria

Avec Gabriel David Nieto et Lisard Tranis

Création vidéo : Yannick Jacquet

Création musicale et sonore : Lurent Delforge

Création lumière : Reynaldo Ramperssad

Coordination générale, texte , dramaturgie , voix off : François Prodhomme

Costumes : Bert Menzel

Une création de la Compagnie José Besprosvany

ESPEJO

Jusqu’au 12/12/15

THEATRE PETIT VARIA

Rue Gray 154 1050 Bruxelles

Infos Réservations : 02/640 35 50

 Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe », merci de votre présence auprès du blog.

Un problème d’ordre technique ne me permet pas de programmer les photos du spectacle. Veuillez bien m’en excuser.

Notre moment de séparation : A la télé , demain dimanche à 21h15 sur TF1 «  LE DINER DE CONS »(1998) , le célèbre film de Francis Veber, interprété par Thierry Lhermitte, Francis Huster et l’épatant comédien : Jacques Villeret qui a reçu à l’époque le César du meilleur acteur.

Un film à mourir de rire !Un film à revoir avec joie !

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

CABARET (LE PUBLIC AU NATIONAL) (REPRISE)

 

 

 

L’histoire de CABARET est devenue  familière du grand public grâce au film de Bob Fosse réalisé en 1972, interprété  par l’inoubliable Liza Minelli.

Ce film était tiré de la comédie musicale créée à Broadway en 1966, elle même basée sur la pièce de John Van Druten  » I am a camera » adaptée d’un recueil de nouvelles.

Héritage culturel et artistique des cabarets berlinois…

Une comédie musicale américaine qui a connu un énorme succès l’année dernière à Bruxelles. La revoici, toujours au National , avec toute la troupe de septembre 2014.

 

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 CABARET

D’après la pièce de John Van Druten et l’histoire de Christopher Isherwood.

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen.


 

(republication)

 

Michel Kacenelenbogen (initiateur du projet/metteur en scène) : Ma motivation première au théâtre, c’est de raconter une histoire. Une histoire qui pourrait vous toucher. Parce que si elle vous touche, alors je pense qu’elle fera son chemin en vous  que vous y rêverez, vous y reviendrez.

 

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 « CABARET »  est dans mon parcours d’homme et de metteur en scène, une œuvre emblématique parce qu’elle dénonce les ravages de la machine totalitaire avec humour et émotions, en danses et en chansons.

C’est ce que je tente de faire depuis 20 ans au « Public » : espérer relier le grave et le joyeux dans un mouvement de grâce qui englobe artistes et spectateurs.

Que les spectateurs la trouvent sympathique ou virulente, humaniste ou transgressive, cette comédie musicale est intimement liée à la réflexion : celle qu’on nous laisse ou celle qu’on prend pour remettre en question le système.

CABARET me hante depuis toujours. A l’adolescence, elle a été pour moi l’oeuvre magistrale qui met en scène un hommage à la liberté d’expression. C’est d’ailleurs la vision du film qui a participé à ma décision d’ouvrir un jour un théâtre.

Cette œuvre exprime en corps et en voix  les espoirs et les souffrances et donc le destin d’une société prise en otage. Elle raconte que dans un monde où l’expression est kidnappée, l’espace de la scène reste l’endroit par lequel on a le droit et le devoir de remettre en cause quel que système que ce soit. A fortiori un système qui prétend être la seule issue possible à   « la crise ».

 

CABARET

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Berlin en 1931. Le maître diabolique des cérémonies accueille une clientèle de millionnaires d’invertis et d’aventuriers au Kit Kat Klub, le cabaret à  mode.

Un jeune étudiant anglais , Brian Roberts arrive à Berlin et s’installe dans la pension Schneider. Sa voisine est Sally Bowles , qui chante au Kit Kat Klub.

Ils s’éprennent l’un de l’autre alors même que la violence des nazis apparaît de plus en plus ouvertement.

Brian doit gagner sa vie. Pour ce faire , il donne des leçons d’anglais à Fritz Wendel, un ami de Sally  et à sa compagne, Nathalie Landauer. Mas cette dernière  est juive et elle décide de ne pas épouser Fritz.

Sally fait la connaissance de Maximilian von Heun qui symbolise pour elle un monde de luxe auquel elle ne peut résister. Sally avoue bientôt à Brian qu’elle a couché avec Maximilian. Brian se prend de querelle avec des nazis qui le rossent.

Sally découvre qu’elle est enceinte  mais elle ne sait pas de qui. Brian est prêt à l’épouser mais elle préfère avorter.

Brian quitte Berlin et Sally continue, comme avant, à se produire au Kit Kat Klub, un lieu de plaisir nocturne fréquenté par les homosexuels.

 

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CABARET  une remarquable « tragédie musicale » qui dans un Berlin 1930, retrace la montée du nazisme au moyen  d’une judicieuse alternance de séquences  dramatiques et  burlesques.

Les numéros musicaux insérés dans le déroulement de l’action dramatique sont toujours en situation avec l’histoire contée.

Ils créent bien entendu une ambiance exceptionnelle qui donne toute la valeur et l’intérêt de ce spectacle.

 

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 1929. BERLIN

Suite à l’effondrement de l’Empire et à la libéralisation de la censure, les cabarets s’ouvrent en grand nombre. Sous la République de Weimar, Berlin devient une ville haute en couleur et décalée : « les lieux de plaisir » n’y manquent pas , on en recense environ un centaine. L’ouest de Berlin est surnommé «  le Berliner Broadway » : artistiques, politiques ou érotiques. Les cabarets berlinois atteignent leur apogée.

 

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Si, à la veille de la crise économique de 1929 ,  la plupart des cabarets ont développé la satire politique, les années 30 confirment la tendance de plus en plus politisée des spectacles représentant la misère régnant à Berlin et la crainte d’un nouveau conflit…

L’activité artistique va continuer un temps jusqu’à  ce que les nazis ne supportent plus le mélange d’humour , d’ironie et de critique sociale du genre et chassent les chansonniers et artistes.

A partir de 1933, l’espace de liberté est interdit.

On entendra plus :

Wilkommen ! Bienvenue ! Welcome !

Fremder , tranger, stranger,

Glücklich zu sehen

Je suis enchanté…


 

Info : Ne tenez pas compte des dates du spectacle indiquées sur le teaser.

C’était l’année dernière.

« Cabaret » se joue jusqu’au 20/12/15 !

 

GENERIQUE DE FIN

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen

Direction Musicale : Pascal Charpentier

Chorégraphie : Thierry Smits

Avec  Taïla Onraedt (Sally) , Steve Beirnaert ( Emcee) , Baptiste Blampain (Cliff), Guy Pion , Delphine Gardin, Nitya Fierens, Jolijn Antonissen, Leonor Bailleul, Antoine Guillaume, Steven Colombeen, Damien Locqueneux, Bruno Mullenaerts , Florviane Jamar , Anthony Sourdeau , Sarah Delforge.

Scénographie : Vincent Lemaire

Lumières : Laurent Kaye

Costumes : Chandra Vellut

Directeur  technique : Maximilien Westerlinck

Maquillage :  Bernard Floch

Coiffures :  Thierry Pommerell

Assistante à la mise en scène : Hélène Catsaras

Assistante artistique ; Lou Kacen

Assistants Chorégraphes : Nitay Lehrer et Nicola Leahey

Assistante scénographie : Chloé Kegelart

Ingénieur Son : Marco Gudanski

Habilleuse :Chloé Dilasser

Régisseurs : Amaury Baronnet, Rémy Brans, Xavier Gillis, Pierre Hendrickx, Nicolas Oubraham , Kevin Sage et l’équipe technique du Théâtre National.

Traduction :Hélène Catsaras , Lou Kacen , Michel Kacenelenbogen et Mirabelle Santkin.

 

LES MUSICIENS

En live sur le plateau du théâtre : Trompette : Pauline Leblond; Saxo alto : Gilles Carlier; Saxo ténor,basson, clarinette : Mathieu Najean; Trombone : Julien Guilloux; Basse : Cédric Raymond; Piano : Julie Delbart ; Percussions : Toine Cnockaert; Guitare ,Banjo : Jo Mahieu

Direction musicale : Pascal Charpentier.

Un grand spectacle ! Un grand bravo à toute cette équipe.

 

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CABARET (LE PUBLIC AU NATIONAL)

Bld  Emile Jacqmain  111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations :  0800 / 944 44

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , un grand merci de suivre  les actualités culturelles de mon blog .

Notre moment de séparation : Un hommage à Frank Sinatra  qui aura ce samedi

100 ans, né le 12/12/1915 et décédé le 14/05/1998.

On file tout de suite vers New York.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sortie sur nos scènes belges de «  CABARET » m’a conduit  dans  les méandres de la comédie musicale américaine, avec un plaisir merveilleux.

 

SI LA COMEDIE MUSICALE AMERICAINE M’ETAIT CONTEE…


 

On s’attache à la comédie musicale d’Hollywood, partant de «  Le Chanteur de jazz » en 1927 jusqu’au «  Cabaret » de 1972.

Véritables défilés de stars aux noms flamboyants  tels : Al Jolson, Maurice Chevalier , Jeanette Mac Donald, Bebe Daniels,  Dick Powell, Joan Blondell, Ruby Keller, Ginger Rogers ,James Gagney, Fred Astaire,William Powell..

Il s’agit  le plus souvent d’une opérette, olutôt qu’une comédie musicale.

1939 , c’est Judy Garland avec « Le magicien d’Oz »(The Wizard of Oz »

 
 

c’est aussi Mickey Rooney ( avec Judy ) pour «  Place au rythme ( Babes in arms)

1941, c’est James Stewa       rt – Judy Garland , Hedy Lamar :   « La danseuse des Folies Ziegfeld ( Ziegfeld Girl)

c’est Betty Grable et Don Amèche : »Soirs d Miami » ( Moon  over Miami)

c’est aussi James Cagney : «  La glorieuse prade ( Yankee Doodle)

1943, c’est Lena Horne : Symphonie magique »  (Stormy Weather)


 

1944 , c’est Gene Kelly et Rita Hayworth : «  La Reine de Broadway » ( Cover Girl)

1945, c’est Frank Sinatra et Gene Kelly «  Escale à Hollywood » ( Anchors aweigh)

 

 

Et les spectacles musicaux  cinématographiques continuent…

(à suivre)

 

Et en  2014 , c’est «  CABARET »  au Théâtre National  (Production –Théâtre Le Public)

 

TAILA ONRAEDT ( Sally)

STEVE BEIRNAERT ( le démoniaque Emcee)

BAPTISTE BLAMPAIN  ( Cliff)

GUY PION  ( Herr Schultz)

Et  tous les autres : comédiens, danseurs,  chanteurs, musiciens…

Et le spectacle musical théâtral continue…jusqu’au 20/12/15

Infos Réservations : 0800 / 944  44