COMME S’IL PLEUVAIT

Une pièce peu ordinaire signée Sébastien Thiéry.

COMEDIE CLAUDE VOLTER

Sébastien Thiéry est joué dans plusieurs théâtres en même temps. Ainsi par exemple au Théâtre Le Public avec sa pièce : «  Deux hommes touts nus » que je vous ai présentée il y a une quinzaine de jours.

A Paris, au Théâtre de Paris, c’est sa toute dernière pièce qui est à l’affiche «  Momo ».

Et à Bruxelles , dans ce magnifique théâtre de l’Avenue des Frères Legrain , la Comédie Claude Volter , quatre comédiens défendent avec ardeur une troisième pièce de Sébastien Thiéry : «  Comme s’il en pleuvait », pièce créée toujours à Paris au Théâtre Edouard VII en septembre 2012 avec Evelyne Buyle et Pierre Arditi.

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25 novembre 2015. Comédie Claude Volter.

Le rideau rouge s’ouvre sur un beau salon très moderne.

Une porte d’entrée, une porte qui mène à la chambre et une troisième porte qui dessert la cuisine. Importantes ces portes-là ! Et aussi un grand canapé, quelques chaises, une bibliothèque…C’est ici que vit un couple sans histoire, Bruno et Laurence. Ce couple vivait sans histoire, tranquillement,

amoureusement…. accompagné parfois de leur bonne , la ravissante Théréza. 

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 Mais que se passe-t-il ?

Bruno apparaît et voit subitement un billet de 50 euros ! …

QUE FAIT DONC CE BILLET SUR LE SOL ?

Ce ne sera pas le dernier…

 

 

COMME S’IL PLEUVAIT !

Tous les jours des billets de 50 et 100 euros apparaîtront de plus en plus nombreux ! Des liasses de billets envahissent l’appartement…

D’OU VIENT CET ARGENT ?

 

 

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D’abord intrigués puis paniqués par cet argent tombé du ciel, Bruno et Laurence se retrouvent confrontés à leurs divergences de comportements et à leurs frustrations enfouies.

Aie aie aie.

 

Les billets de 50 et 100 euros continuent à affluer dans le salon et ce couple, qui vivait tranquillement… ensemble et dans le bonheur depuis 15 ans, commence à devenir complètement fou !

QUE VONT-ILS FAIRE DE CET ARGENT ET D’OU VIENT-IL ?

 

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Quand un voisin paranoïaque et armé, qui prétend avoir été volé, frappe à leur porte…

Bruno et Laurence sont de plus en plus inquiets et basculent dans la folie.

BON DIEU DE BON SANG, A QUI APPARTIENT CET ARGENT ? QUE VONT-ILS EN FAIRE ?


 

 COMME S’IL PLEUVAIT !

Une comédie très politiquement incorrecte sur l’argent qui rend fou !

Cette pièce s’inscrit dans une longue lignée de sujets dramaturgiques où l’argent tient un rôle majeur.

Michel de Warzée (Bruno) et Stéphanie Moriau (Laurence), couple à la scène et… à la ville, sont incomparables dans leur interprétation ! Ils tiennent la scène pendant plus de deux heures…Une performance !

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COMME S’IL EN PLEUVAIT …

Une farce fantastique et tragique.(Bernard Murat)

Quelque chose de très ionescien (Pierre Arditi)

Un comique de situations inexpliquées (Sébastien Thiéry)

 EXTRAIT INTERVIEW

-A quel fonctionnement dramatique obéit « Comme s’il en pleuvait » ?

Sébastien Thiéry : Cette pièce s’inscrit dans la même veine que «  Qui est Monsieur Schmitt ? » ou «  Cochons d’Inde ».

Il n’y a aucune explication sur la situation du départ.

Des billets de banque apparaissent tous les jours de plus en plus nombreux dans l’appartement d’un couple de… gauche, sans qu’il n’y ait d’explication rationnelle à cela. Cet argent immérité les rendra fous, les divisera et les ébranlera dans leurs convictions…

En fait, je raconte l’histoire d’un homme de gauche qui se retrouve en contradiction avec ses idées, à partir du moment où il devient injustement riche.

« Comme s’il en pleuvait », une pièce surréaliste  qui se termine dans la plus incroyable folie et destruction !

Je ne vous en dis pas davantage. Allez voir ce spectacle, vous ne le regretterez pas, faites-moi confiance !

 LA FOLIE DE L’ARGENT

Gilles Costaz : D’Aristophane à Brecht il existe tout un répertoire de théâtre sur la finance ou la cupidité.

Aristophane précède Sébastien Thiéry de quelque deux mille cinq cents ans avec l’idée d’un dieu de l’Argent que des Athéniens trouvent , aveugle, dans la rue et veulent installer chez eux pour faire couler les pièces à jet continu.

C’est à qui s’emparera du dieu Ploutos !

Plaute aussi parle de cela dans «  La Marmite », en donnant au personnage de l’avare une vérité et une dimension dont s’inspireront les bateleurs italiens, puis, bien sûr Molière dans « L’Avare ».

Le pli est pris : le théâtre trivial ne va pas se priver de montrer les rapports des hommes avec le numéraire : presque dans toute farce, il est question de plumer les riches généralement vieux et libidineux.

(Extrait de «  La folie de l’argent » publié dans «  L’avant-scène théâtre » – numéro 1327- 01/08/2012)

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On peut penser aussi, entre autres aux comédies de Labiche du « Voyage de Monsieur Perrichon » au «  Chemins de fer .

Une autre pièce à gros succès également : « Les affaires sont les affaires »d’Octave Mirbeau.

Une autre encore : «  Le Pain dur «  de Claudel « l’or et les tractations)

Le théâtre américain, de Clifford Odets à Arthur Miller et David Mamet, multiplie les visions d’une société obsédée par le dollar…

MISE EN SCENE

Alexis Goslain est devenu le metteur en scène belge dont la notoriété s’amplifie au fil des saisons théâtrales.

« Comme s’il pleuvait »  est sa cinquième mise en scène à La Comédie Claude Volter : « Musée haut musée bas » «  Crime et Châtiment » , L’Invité » , «  Trois femmes », et à chaque fois , félicité pour son travail. Il va en être de même avec   « Comme s’il en pleuvait »

Alexis Goslain : Il reste sur nos chiennes de vie , des questions existentielles qui ne finiront jamais d’être débattues. «  L’argent fait il le bonheur ? se place sans nul doute dans le haut du classement de nos interrogations. Et pourtant, on nous force à penser le contraire.(souriant) De quoi je me mêle ?

La pièce de Sébastien Thiery nous fait penser étrangement au personnage d’Harpagon, héros de Molière qui lui aussi prendra la tangente de l’irrationnel.

Je vous souhaite une soirée salvatrice en rire et en bonheur.

Ca ne coûte rien.

Toute l’équipe mérite nos compliments :

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Les quatre acteurs : en tête bien sûr Michel de Warzée et Stéphanie Moriau. Quel plaisir de les voir en scène tous les deux.

Puis, il y a Caroline Lambert que nous avions déjà applaudie l’an dernier dans « Si tu mourais »( Comédie Claude Volter) puis   dans « Si c’était à refaire »(Comédie de Bruxelles).

Caroline joue ici Tereza, la bonne espagnole.I rrésistible !

Et Bernard d’Oultremont, quasiment sociétaire de la Comédie Volter. Il y a joué de nombreuses pièces. Il a même débuté sa carrière de comédien en 1991 dans «  L’Alouette » dirigé par Claude Volter.   

Bernard interprète le nouveau voisin du couple Bruno/Laurence. Un homme bizarre, hagard, colérique, paranoïaque, armé, qui prétend avoir été volé…

Derrière le décor…

Scénographie : Francesco Deleo

Création lumière & régie : Sébastien Couchard

Conception du programme (très intéressant) : Jean-Claude Seynave.

(Avec des propos extraits du programme du théâtre ainsi que dans « L’Avant scène théâtre »)

 COMME S’IL PLEUVAIT

Jusqu’au 31/12/15

COMEDIE CLAUDE VOLTER

Avenue des Frères Legrain 98- 1150 Woluwe St Pierre (Bruxelles)

Infos Réservations : 02 / 762 09 63

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Bravo à Michel de Warzee , non seulement comédien et metteur en scène, mais aussi directeur de la Comédie Claude Volter depuis 2003, merci d’avoir programmé cette pièce de grande qualité en fin d’année, plutôt que des pièces sans intérêt.

L’ARGENT, C’EST LE MOTEUR DU MONDE

(Exit une inconnue)

 

 

Etonnante Maurane dans cette chanson !

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci merci, merci. Notre moment de séparation : Toujours sur le thème de l’argent , je voudrais vous remettre en mémoire un chanteur que nous avons tous beaucoup aimé, mort en 1994 MOULOUDJI.

Il y a toujours chez moi une émotion lorsque je retrouve un artiste qui m’a été chère et que j’ai interviewé , il y a cela une vingtaine d’années. Bienvenue Marcel !

A Vous qui me suivez sur ce blog , à tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

 

UBU ROI – ALFRED JARRY + WOODY ALLEN


 

UBU ROI – ALFRED JARRY

Une œuvre énorme, c’est le moins que l’on puisse dire, caricaturale, truculente, concentré burlesque de tous les totalitarismes.

Le légendaire Jarry est au Théâtre de la place des Martyrs, accompagné par Dominique Serron (L’Infini théâtre), metteure en scène, ainsi que sept comédiens talentueux et déchaînés.

UBU ROI

Horrible fresque des appétits funestes, théâtre apocalyptique et carnavalesque.

 

Visuel Ubu titre. Crédit Manon Meskens.jpeg

 Un couple d’affreux, de marionnettes humaines, d’humains articulés.

A l’instar du célèbre Macbeth de pacotille, poussé par l’ambition de sa femme, Père Ubu se décide à liquider le roi Venceslas (Pologne). Il veut régner dans l’absolu. Manger de l’andouille, avoir beaucoup d’argent, massacrer, injurier, diviser, piller , torturer, dévorer et partir en guerre.

 

Une farce grave et débridée qui actionne sans pitié les rouages infinis de la guerre et de l’argent, du pouvoir et de la guerre, de l’argent et du pouvoir.

Le putsch est mené avec rapidité. Le roi tué, Ubu se rue sur la couronne et le peuple se rallie immédiatement au nouveau monarque. Sa réussite est d’autant plus surprenante et effrayante qu’Ubu ne fait preuve d’aucune qualité mais collectionne par contre avec arrogance les défauts les plus grossiers.

« MerdRe »

 

Une fois roi à la place du roi, plus rien ne l’arrêtera pour obtenir ce qu’il veut : manger de l’andouille, posséder une grande capeline et s’enrichir.

Lorsque ses espérances seront déçues, il se lancera stratège conquérant, à la tête d’une armée contre le Czar et la Russie.

En bon tyran, il faut non seulement «  endormir le peuple », le leurrer par des distributions d’argent, organiser des jeux de divertissement mais aussi éliminer tout adversaire potentiel ou tout témoin de ses manigances. Ses fonctions politiques avaient montré sa cruauté et sa cupidité, ses fonctions militaires révèleront toute l’étendue de sa couardise et de sa lâcheté…

Cependant surpris par la vengeance de Bougrelas , le fils cadet de Venceslas assassiné , sous-estimé par père Ubu, Ubu est littéralement écrasé par l’ennemi, mais comme dans les bons films d’horreur, il renaît de ses cendres annonçant peut-être de nouvelles aventures…à venir !

 

 

Tout çà, c’est l’histoire mise en scène par cette femme de théâtre, passionnée, dévorée de talent qui nous offre régulièrement des spectacles fantastiques, des œuvres théâtrales malaxées à sa sauce. Et c’est chaque fois une réussite bien méritée.

Et c’est encore le cas avec UBU ROI, dans la version de Dominique Serron .C’est tout dire !

 

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 « MerdRe »

Dominique Serron : La « merdre »du mal ne tombe pas du ciel : par sa farce tragi-comique, Jarry , non seulement en démonte la machinerie , mais précurseur de l’esprit libre et carnavalesque de Charlie Hebdo , il s’en moque génialement d’un sonore »merdre » qui lui donne de l’R…

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 Critiques, érudits, créatifs et débridés, Jarry et ses potes potaches ont flirté avec le sublime en modelant, avec la glaise des humains , un théâtre cruel et imprévisible.

 VOIR, REGARDER UBU….

Dominique Serron : C’est se réjouir d’une mise en forme farcesque ! C’est assister à une fête des langages scéniques ! C’est aimer le théâtre et les acteurs ! C’est participer de cette liberté de ton ! C’est tirer la langue et se frotter le ventre ! C’est taper du pied et se lâcher.

C’est aussi disséquer les ressorts de la montée en puissance d’un dictateur, de la violence aveugle et de la mégalomanie égocentrique. Et voir révélée, en miroir de la cruauté , la nécessité d’une relation d’altérité et de reconnaissance de l’autre !

 

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Ce n’est pas excessif de la part de Dominique Serron de conseiller la vision de ce spectacle tel qu’elle vient de le faire.

J’ai vu la pièce, je confirme avec plaisir ses propos. C’est gigantesque et désopilant. Le rire est présent durant toute la représentation. C’est incontestablement du   « Serron » lié à du « Jarry » et là, c’est très fort bien entendu.

On retrouve totalement Dominique dans sa façon tellement personnelle de mettre en scène une telle pièce. C’est jouissif ! Sa manière également de diriger ses acteurs   sur le chemin   du burlesque sans trahir ou modifier le moindre mot écrit par cet extraordinaire Alfred Jarry.

 

 

LES COMEDIENS

 

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 Ils sont tout simplement merveilleux répondant avec talent et souplesse aux directives intelligentes de Dominique Serron.

Ils sont sept sur ce grand plateau des Martyrs :

France Bastoen (Mère Ubu)

Vincent Huertas (Père Ubu)

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 Laure Voglaire( La Reine Rosemonde)

François Langlois (Le roi de Pologne)

Réal Siellez ( Bougrelas)

Luc Van Grunderbeeck(Le Capitaine Bordure)

De superbes compositions, des personnages bien croqués.

On les sent parfaitement heureux de jouer cette pièce hors habitude. Et puis, quelles gestuelles loufoques ! Quels mouvements ! C’est du talent !

 

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 Scénographie & costumes & masques textiles : Christine Mobers)

Création lumières : Franco Desautez

Animation graphique : Abdel El Asri et Florence Weiser

Régie : Bruno Smit

Création masques, nez et têtes Lucia Picaro

Conseiller artistique : Laurent Capelluto

Encadrement artistique : Florence Guillaum

Photos de plateau : Pierre Bolle

Graphisme : Menon Meskens

Conception et réalisation des poupées : François Langlois

Assistante stagiaire dramaturgie : Sarh Gabillon

Assistante poupées et masques : Elodie Frimont

Assistant scénographie  équipement :Kevin Sage

Réalisation des costumes : Julie Béca

Stagiaire costumes : Louise Winocour

Couturière : Ninon Teytaud

Administration générale : Vanessa Fantinel

Communication : Sylvie Perederejew

Stagiaires communication : Céli ne Dekock, Mathilde Manch, Oriane Piquot, Serevah Steimes

Production : L’Infini Théâtre en partenariat avec le Théâtre de la place des Martyrs.

J’aime publier le générique complet d’un spectacle. Chaque collaborateur y collabore avec passion.

Bravo à toute cette équipe, comédiens et travailleurs dans l’ombre.

Bravo à Dominique Serron et son Infini Théâtre qui défend intimement un projet culturel en interaction entre l’individu , l’intime , la famille d’artiste et le social, le public, la politique et la cité.

(Avec de larges extraits  de propos publiés dans le programme du théâtre)

On peut saluer avec joie le trentième spectacle de la Compagnie.

« MerdRe »

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 COMPLEMENT D’INFOS

 Alfred Jarry (1873-1907) refusait la tradition classique et le théâtre officiel qui flattent les spectateurs dans leurs goûts ; il voulait bousculer et il y parvenait toujours.

Ubu surgit du néant comme un texte prématuré de la modernité, né avant son temps. Il procède à la fois de la déconstruction et de l’invention fictionnelle, utilisant un langage inouï, explosif, corrosif et hilarant.

Nourrie d’une invraisemblable quantité de références et de citations, l’œuvre affirme cependant une authenticité rarement atteinte dans l’histoire du théâtre français.

La structure de la pièce s’apparente à un drame historique mais ces personnages vulgaires, trouillards et cupides n’ont rien reçu en héritage des héros Shakespeariens sinon la posture, la force dionysiaque et l’autorité de répartie.

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UBU ROI   est la mise en scène carnavalesque du pouvoir absolu comme pouvoir du mal dominé et dirigé par l’engrenage aveugle de l’argent et de la guerre.

Une œuvre prophétique, écrite en une suite de différents titres, par une jeune plume inspirée et débridée.

 

UBU ROI

Jusqu’au 12/12/15

THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

Place des Martyrs 22 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08

INFO : Les musiques entendues au cours du déroulement de l’émission/blog sont celles que l’on entend pendant le spectacle.

 

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre fidélité.

Notre moment de séparation : Le plaisir de revoir Woody Allen dans l’un de ses films : ANNIE HALL, avec Diane Keaton , Tony Roberts et , cela va de soi , Woody.

Un film hilarant , délicat, secoué de tocs où l’on voit Woody interprétant un humoriste new-yorkais , à la carrière éclatante, un incurable névrosé doté d’une verve inimitable.

 
 

Ce soir donc, lundi 30/11 à 20h55 sur ARTE  la projection du film( reprojection demain mardi à 13h35) .

Ce soir encore, même chaine, à 22h25 , un documentaire sur et avec Woody Allen.

Woody : Le seul obstacle entre la grandeur et moi, c’est moi »

A ne pas rater.

Je vous laisse avec la musique du film «  Annie Hall » .

A tout bientôt !

Roger Simons

 

 

 

 

LE CONCERT SANS RETOUR

Comme dit la gazette, un assemblage impeccable de drôlerie et de virtuosité musicale que ces cinq chanteurs(euses) !

Un « Concert Prestige » pour « « Cinq de Cœur, en provenance de Paris.

L’événement se passe au Théâtre 140.

Un quintette vocal complètement atypique, aussi déjanté que virtuose !

Une mise en scène inventive pleine de surprises, de gags, de gestuelles des plus délirantes !

Un spectacle nominé dans la catégorie «  Théâtre Musical » aux Molières 2015.

Deux sopranos, une alto, un ténor, un baryton.

 

 

 

 

Jo Dekmine : Cinq éblouissants chanteurs classiques réunis dans une sorte d’Hellzapoppin, une authentique branquignolade si vous préférez, mise en scène par Meriem Menant , une clownesque proche de Dolto.

 

Un spectacle chanté à cappella…

C’est unique un spectacle pareil !

Jo Dekmine : Ces Cinq là nous font penser au Swingle Singers pour le niveau musical.

Mais ils nous étonnent durant une heure trente. Ils chantent , ils se chamaillent , ils s’envoient des vannes tout en nous faisant entendre Bach, Grieg , Saint-Saëns et d’autres…et d’autres illustres compositeurs classiques , pour ensuite dérailler dans la variété française de tous bords, sans oublier les tonitruantes de Luis Mariano !

Et ici aussi, il y en a encore beaucoup d’autres…

Emouvant « d’entendre »  dans notre imaginaire chanter Romy Schneider, Dalida, Léo Ferrer, Luis Mariano, Yves Montand…

Un montage- collage tout à fait extraordinaire, passant d’une chanson à l’autre, quelques mesures pafrois, et le tout dans un rythme formidable. Des éclats de notes dans la plus pure fantaisie ! Qui plus est, pas la moindre seconde de pause.

Ils ont un fameux talent !

La musique classique merveilleusement chantée voisine avec les galipettes de haut vol.

Jo Dekmine : La musique est la reine-mère de ce théâtre-concert promenade de ce pot-pourri fabuleux.

 

LE CONCERT SANS RETOUR

 

 

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« Le quintette fait rire beaucoup, sans oublier de nous émouvoir. Quel que soit le registre leur technique vocale comme leur humour sont imparables. Un vrai régal. »

(Télérama)

« Des explorateurs décomplexés de nos cultures sonores occidentales. Fussent-elles savantes ou populaires. Des as de la transformation mélodique » . De la polyfolie et même de la transe en danse...

(Le Figaro)

 

20h30. Théâtre 140.

Sylvie Strosser : La soirée commence comme un concert de musique de chambre, un programme romantique allemand en toute harmonie.

Quelques secondes plus tard, ça dérape et tout devient une explosion musicale jubilatoire. Chaque chanteur finit par se prendre pour un juke-box et tout y passe.

Avec un humour échevelé et une technique irréprochable,

 ce « Cinq de Cœur » s’est inventé un genre rigoureux comme le classique, débridé comme le music-hall.

 

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Alors là, vraiment, il n’y a pas à hésiter. Courez au 140. Vous passerez 90 minutes qui vous feront oublier notre situation actuelle.

LE CONCERT SANS RETOUR

Création : Cinq de Cœur

Mise en scène : Meriem Menant

Avec 5 comédiens/chanteurs : Pascale Costes, Hélène Richer ou Karin Sérafin , Sandrine Mont-Coudiol, Patrick Laviosa et Fabian Ballarin.

Lumières : James Angot

Direction musicale : Didier Louis

Costumes : Anne de Vains et Aymeric François

Son : Mathieu Bionnet.

 

LE CONCERT SANS RETOUR

Jusqu’au 29/11/15

THEATRE 140

Avenue Eugène Plasky 140- 1030 Bruxelles

Infos Réservations : 02/ 733 97 08

 

Amis de l’émission /blog «  Les Feux de la Rampe », un grand merci pour votre assiduité  auprès du blog.

Notre moment de séparation : Un moment différent des précédents. Je vous propose un court concert concocté pour Vous, avec un défilé des stars nommées au cours de ce dossier « Le Concert sans retour » . J’espère que vous l’aimerez. A tout bientôt !

Roger Simons

Musique !

LES FEUX DE LA RAMPE

Avec Romy Schneider , Maria Callas, Luis Mariano , Yves Montand, Dalida, Léo Ferré , et Tchaikovsky.

Bon plaisir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES PETITS ANGES DANS LA BOUE

 (Rideau de Bruxelles)


 

Petit ange tu es en train de devenir vieux…

Toutes les nuits, Angelita rêve de Miquel Ange.

Tous les matins, Angelita se lève du pied gauche. Son réveil lui brise les rêves. Mais depuis qu’elle est réveillée par les mots de Miquel Ange, ses déboires matinaux ont pris fin. Jusqu’au jour où Miquel Ange croise la route de l’irrésistible Bérénice.

ANDRES CAICEDO (1951-1977) est né dans une famille bourgeoise de la ville de Cali, ville chaude et exubérante située à l’ouest de la Colombie.

C’est un cas unique dans l’histoire de la culture colombienne.

Son œuvre est principalement centrée sur la jeunesse et la ville de Cali. Il y inscrit toutes ses références littéraires, musicales et cinématographiques.

C’est en plus un auteur qui ne vieillit pas. Il ne voulait pas vieillir. C’est pourquoi il s’est suicidé à 25 ans.

«  Meurs avant tes parents afin de leur épargner l’épouvantable spectacle de ta vieillesse. Personne n’aime les vieux enfants, personne »

30 ans après sa mort, l’œuvre d’Andrés Caicedo est reconnue dans toute l’Amérique du Sud.

Il a développé une écriture qui se voulait une prolongation du langage parlé. C’est pour cela qu’elle correspond bien au théâtre.

« On est tous une trajectoire qui divague en essayant de ramasser les restes de ce qu’ont été nos forces, des forces abandonnées de la manière la plus vile on ne sait où, ou confiées(et jamais récupérées) à qui ne les méritaient pas »

(Andrès Caicedo)

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LES PETITS ANGES DANS LA BOUE

Un personnage arrive se présente et raconte son histoire.

Et puis un autre arrive et fait la même chose.

Et encore un autre…Et encore un autre.

Et tous ces personnages sont la même personne. Un jeune auteur d’une ville de province d’un pays tropical, passionné de cinéma, de littérature et de musiqu

Une pièce rare !

Une mise en scène construite différemment du travail habituel ! Cinq acteurs qui ne jouent pas leur personnage, ils les vivent ! Et cela, c’est génial !

Chacun vient près du public dans la salle et lui parle abondamment.

Caicedo écrit intentionnellement à partir d’une perspective adolescente et souvent drôle. Les thèmes dominants : l’amour, la musique, l’école, le besoin de se démarquer, le goût de ce qui est tordu et original, les sentiments exacerbés.

LES PETITS ANGES DANS LA BOUE

Andrés Caicedo a décidé à l’âge de treize ans de devenir écrivain. A 25 ans , il arrête tout, y compris sa vie !

Il écrit intentionnellement à partir d’une perspective adolescente. Ses thèmes dominants : l’amour, la musique, l’école, le besoin de se démarquer, le goût de ce qui est tordu et original , les sentiments exacerbés. En revanche le monde qui entoure ces jeunes, du nord et du sud, est quant à lui réellement inquiétant.

 

JUAN MARTINEZ, LE METTEUR EN SCENE

Juan : Traduire Andrés Caicedo a été un défi. Son style est directement lié à la façon de parler des gens de la ville de Cali. Ses personnages et ses histoires aussi.

Pour cette traduction, j’ai sciemment conservé la couleur et la saveur de certaines expressions. J’ai pu compter aussi avec le travail de Bernard Cohen.

Lorsque nous avons fait le voyage à Cali, mes acteurs se sont prêtés au jeu de l’immersion culturelle.

Nous sommes restés deux semaines à Cali où nous avons répété dans la  salle du théâtre de l’Université del Valle.

Nous avons suivi les traces de l’auteur et en même temps cherché le chemin de notre propre création. Une création entre deux mondes , à la fois proche et lointaine, étrange et familière. Cela a été parfois déroutant mais sans aucun doute enrichissant. Le spectacle n’aurait pas été le même sans ce voyage.

J’ajouterai que l’œuvre de Caicedo est une œuvre adolescente, fulgurante, qui ne cherche pas à résoudre mais qui veut proposer une forme narrative originale et capable de condenser le monde qu’il voulait raconter.

Son œuvre traverse la ville de Cali, et par extension, la société colombienne. Une société marquée par le clivage social et une violence qui remonte aux temps de la colonisation espagnole, mais aussi par un métissage culturel important et un goût prononcé pour la vie.

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ANDRES CAICEDO, UNE DECOUVERTE TARDIVE

Juan : Oui, c’est un auteur qui a traversé les générations et qui commence à s’exporter. Même s’il garde toujours un côté   « auteur maudit »

Il revisite ses personnages dans ce montage de textes variés : la prostituée, le timide , le petit-bourgeois , la fille sûre d’elle, ainsi que la ville de Cali qui reste le personnage principal.

Ce qui domine dans ses écrits, c’est le malaise d’une génération, le fait que la bourgeoisie du Nord s’est enfermée et fonctionne en vase clos, déconnectée du reste de Cali, notamment du Sud.

C’est une littérature urbaine qui se cristallise autour de tensions : les conflits de génération, la délinquance des habitants du Sud envers ceux du Nord, la violence organisée , paramilitaire , des riches du Nord à l’encontre de ceux du Sud avec la complicité de l’Etat.

Caicedo était un grand observateur. Il sublimait tout par la littérature, dans une sorte de chute spirale.

LES PETITS ANGES DANS LA BOUE

 

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Cinq comédiens défendent cette œuvre avec vigueur, vitalité, poigne. Ils entrent avec force au fin fond de leurs personnages.

En fait, ils ne jouent pas. Ils sont ces jeunes gens de la ville de Cali. C’est vivant, présent ! Il y a une liaison totale entre eux cinq et Juan Martinez, le metteur en scène.

C’est intense, violent, musclé !

Juan Martinez : J’espère avoir réalisé un spectacle qui corresponde à l’univers de l’auteur, mais où les acteurs peuvent exprimer leur singularité.

Il ne s’agit pas de copier des formes colombiennes ou belges, mais en croisant les deux univers , de trouver une forme authentique qui résonne chez les deux . Il est aussi capital de trouver la forme juste qui intègre le spectateur.

Juan a fait un travail époustouflant tant pour la recherche des textes de Caicedo, que pour sa mise en scène intelligente et structurelle, que pour la direction de ces jeunes comédiens qui se livrent à des jeux de scène effrénés et emportés.

Exubérance et violence sur le grand plateau du théâtre, complètement dénudé.

 

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« Je crois aux fantômes, aux vampires et aux employés publiques qui un matin s’envolent de leur maison parce que je suis un homme qui est tombé sous l’effet de l’amour. Quand je peux je vois du cinéma et je regarde les gens dans les bus, en proie à un seul sentiment : la nostalgie et la tristesse. » (Andrés Caicedo)

 

GENERIQUE DE FIN

Les acteurs : Sarah Brahy, Cyril Briant, François Delcambre, Yasmine Laassal, Thierry Lefèvre.

Ecriture : Andrés Caicedo

Mise n scène : Juan Martinez

Traduction : Juan Martinez & Bernard Cohen

Aide à la dramaturgie : Juana Cifuentes

Lumières : Guillaume Toussaint Frolentin

Video : Andrés Jurado

Assistante à la mise en scène : Liràn Martinez Zarate

Direction technique : Raymond Delepierre

Régie lumière : Gauthier Minne

Habilleuse : Nina Juncker

Coproduction : Rideau de Bruxelles / Théâtre des Chardons.

Photos : Alessia Contua

 

LES PETITS ANGES DANS LA BOUE

Jusqu’au 05/12/15

RIDEAU DE BRUXELLES

Rue Goffart 7 a – 1050 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 737 16 01

A noter ce débat ce mercredi 25/11( à l’issue de la représentation) animé par Michael Delaunoy, directeur du Rideau de Bruxelles, avec Rosario Caicedo, sœur de l’auteur, Sandro Romero Rey , responsable de l’édition de l’œuvre d’Andrés Caicedo, Juan Martinez, et toute l’équipe du spectacle.

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci beaucoup pour votre intérêt à ce blog.

Notre moment de séparation : Je reste dans l’ambiance colombienne en vous faisant écouter une très belle chanson  pleine de vie.

A tout bientôt.

 

Roger Simons

 

 

FANTOMAS EST CHEZ NOUS !

Ou est-il ?Ici , plus bas…

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Le premier super-héros de l’Histoire.

Tous les hommes et femmes masqués qui éclaboussent les cases des comics américains et les écrans de ses enfants illégitimes.

Noir et anonyme est ce géant qui domine la ville, spectre aux yeux gris qui s’efface sans laisser de traces. Il n’a pas de visage. Il a tous les visages. Il est tout le monde et personne. Il est le mal en chacun de nous

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Fantômas imaginé dans les années 1910-1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain.

La silhouette encagoulée du maître du crime devient une figure emblématique de la littérature populaire de la Belle Epoque et du serial français à la suite de la diffusion des 32 romans des deux coauteurs et de 5 adaptations cinématographiques réalisées par Louis Feuillade, années 1913-1914.


 

Interruption des parutions, on est en guerre.

Reprise de nouveaux films quelques années plus tard 1930-1940, puis d’une adaptation comique très libre avec Jean Marais   et Louis de Funès durant les années 60. Lointainement inspiré des criminels des films de James Bond, ce Fantômas au masque bleuâtre demeure la plus célèbre version à ce jour éclipsant parfois l’oeuvre originale.

 

Du côté de la radiodiffusion française, il y a eu plusieurs dramatiques et feuilletons.

Et en Belgique, à la RTBF, dans les années 60, j’ai réalisé un long feuilleton-radio consacré à Fantômas , diffusé tous les midis sur la première chaîne : 72 épisodes qui représentaient deux millions de centimètres de ruban magnétique, 90 comédiens, 187 rôles, 70 jours d’enregistrement en extérieur. Ca parle ! Je vous raconterai cette formidable aventure d’ici à quelques jours…

 


à suivre)

ET LE THEATRE

Il y a eu diverses versions au fil du temps, en France et en Belgique. Pas très connues. Impossible de trouver des éléments concrets sur des spectacles éventuels.

Il y eu une version au Rideau de Bruxelles , en 1984, mise en scène par le regretté Bernard De Coster, interprétée par Jules-Henri Marchant dans le rôle de Fantômas.

Une version, qui n’a vraiment rien de commun avec celle que nous voyons en ce moment au Théâtre Royal du Parc.

Cela dit il existe au moins 43 volumes des aventures de Fantômas par Pierre Souvestre et Marcel Allain (Edition Arthème Fayard)

 

 

L’importance conférée au personnage de Fantômas s’explique par le fait qu’il incarne pour toute une génération « l’homme moderne, » dandy d’un genre nouveau, impassible et moral, maîtrisant à merveille les technologies et les médias de son temps.

Sa devise : «  Je suis partout » en fait le héros d’une époque fascinée par la « simultanéité » qu’autorisent les nouveaux moyens de communication

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Capable de s’introduire en tous lieux à la faveur de la nuit, de déguisements impeccables ou la complicité d’agents dormants, Fantômas est partout à la fois.

Il est le parfait héros moderne.

Et c’est bien cela qui est particulièrement intéressant dans la pièce de Thierry Janssen  On ne sait pas à quelle époque exacte se déroule l’action ; les costumes appartiennent à une époque lointaine, les décors (nombreux, faussement« vieillots », mobiles) situent quelque peu une époque du 19ème siècle…mais Fantômas se sert du téléphone.

Le style de Fantômas est celui de la presse qui relate quasi instantanément ses méfaits.

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 Le temps de Fantômas est celui du direct permanent… cette créature de l’ombre et de la nuit, des toits et des égouts …Le style de Fantômas indique celui de la publicité, ses cartes de visite à l’encre sympathique laissent sur les lieux du crime son nom « Fantômas » .

Pause en compagnie d’un Fantomas lointain…


 

Méfiez-vous, Fantômas est revenu. Il rôde dans tous les coins du Théâtre Royal du Parc.

L’auteur de la pièce, Thierry Janssen, a été inspiré par les deux grands auteurs disparus, Pierre Souvestre et Marcel Allain.

Thierry Janssen : Le 10 février dernier, Fantômas a eu 105 ans. Destiné à un public populaire, le plus vendu des romans-feuilletons a fini par toucher toutes les couches de la société. Les surréalistes s’en sont emparés, les intellectuels , les artistes , les écrivains les journalistes et la psychanalyse ont glosé sur son imagination , ses thématiques , sa portée politique , ses trouvailles stylistiques et dramaturgiques.

Les adaptations hommages, copies, parodies et détournements se comptent par centaines, sans doute même par milliers, dans tous les domaines.

Le Fantômas que je propose se veut un retour aux origines du mythe…Un spectacle d’aventures respectant les codes du genre, proposant des rebondissements en pagaille, des jeux de masques, des apparitions et disparitions, des mises en abyme , des courses-poursuites échevelées, des personnages pittoresques , tout en retrouvant l’atmosphère sombre , violente et débridée des romans feuilletons et ressuscitant la société du Paris de la belle Epoque !

J’ajouterai que pour interpréter ce Fantômas animal, théâtral, protéiforme, osant toutes les impostures avec la même audace, il fallait bien un performeur, un chien fou, une bête de scène comme Othmane Moumen.

Et Othmane s’est rendu libre pour jouer ce personnage unique. J’ai vu le spectacle ce jeudi 19/11.

Dois-je vous le dire, il est brillant, fantastique, incroyable dans ses compositions, car il y a plusieurs personnages en Fantômas…

Othmane est vraiment l’un de nos plus grands acteurs sachant non seulement jouer parfaitement la comédie, mais aussi un véritable acrobate. Et il ne manque pas d’en faire des acrobaties dans la pièce, du reste applaudi par un public chaleureux.

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 FANTOMAS

Thierry Janssen : Maître en communication , « professeur d’énergie » , agent subversif auréolé du « soleil noir du crime » , dandy affranchi de la morale commune à un époque d’intense révision des valeurs : Fantômas est tout cela à la fois. Il incarne une des formes de l’homme moderne.

On ne saurait donc s’étonner si, de tous ces feuilletons populaires aimés par les poètes , celui-ci laissa une empreinte aussi profonde dans le paysage mental de toute une génération.

Un spectacle en création mondiale…

Thierry Janssen a écrit une pièce superbe en lien total avec les «  Fantômas » du passé ! Du bel ouvrage théâtral !

Pas de longues répliques ! Des dialogues courts et serrés .

Je pourrais encore vous dévoiler des tas de choses qui se passent sur scène , mais je ne veux pas les démasquer. Je préfère vous les laisser découvrir au théâtre . Du drôle ! Surprises !

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Jasmina Douieb a réalisé une mise en scène vivante, animée, percutante.

En voyant la pièce, j’ai imaginé à plusieurs reprises un spectacle du Grand Guignol, à d’autres instants, comme une B.D. Jasmina a fait jouer ses acteurs d’une manière burlesque et volontairement excessive, donc porteuse du rire.

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Les sept comédiens sont en superbe forme, exaltés, excités, entrés impeccablement dans leurs personnages :

Muriel Clairebourg Lady Beltham)

Jean-Marie Delhausse (Juve , sans jamais imité de Funès)

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Didier Colfs ( Boglum)

Damien De Dobeleer ( Un magnfique Fandor)

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Héloïse Jadoul (la belle Hélène)

Et Othmane Moumen( un éblouissant et dangereux Fantômas)

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Mise en scène : Jasmina Douieb

Assistanat : Alexandre Drouet

Scénographie et Costumes : Thibaut De Coster et Charly Kleinermann

Masques, superbes maquillages et costumes : Urteza da Fonseca

Création lumière : Philippe Catalano

Vidéo : Jean Goovaerts (Excellent)

Musique : Sébastien Fernandez

Peinture des décors : Geneviève Périat)

Combats : Michelangelo Marchese

Aide à la réalisation des costumes : Sarah Duvert

Stagiaires maquillages : Gaëlle Aviles et François Noé Flament.

Direction technique : Gérard Verhulpen

Régie : David Lempereur

Régie plateau : Cécile Vannieuwerburgh ; Gilles Deprez, Vincent Lamer e Nicolas Loncke

Régie son : Jérémy Vanoost

Régie lumières : Noé Francq

Accessoiriste : Zouheir Farroukh

Habilleuse : Gwendoline Rose

Menuisiers :Yahia Azaydi, Shaban Rexhep , Patrick Cautaert

Stagiaire en régie : Clara Pinguet

Credit Photo : Isabelle De Beir


 

INFO

N’ayez aucune crainte lorsque vous entrerez dans la salle, vous entendrez des coups de feu , ce sont ceux de Fantômas.


 

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci pour votre présence.

Fantômas vous surveille !

Notre moment de séparation : Ce soir à 20h55 sur France 2, un divertissement- souvenir en retrouvant l’un des grands animateurs de la Télévision Française : Jacques Martin à travers des extraits de ses émissions.

Lui et de nombreux de ses compagnons de jeu.

Un document télévisuel présenté par Laurent Ruquier.

A tout bientôt !

 

Roger Simons


 

 

 

COMING OUT

(republication)

COMING OUT

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Un «seul en scène »  ou si vous préférez : Un « monologue » créé  au Café-Théâtre La Samaritaine.

Une pièce  écrite et mise en scène par Alain van Crugten,  dont les thèmes sont tirés de trois romans autobiographiques de l’écrivain flamand , Tom Lanoye.

 

L’Expo 58 est la date de naissance de l’écrivain.

Trois titres curieux, amusants …Mais qu’en est-il réellement ?

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 COMING OUT / PORTRAITS-FLASH

 

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Tom Lanoye, l’auteur, romancier, poète, écrivain , chroniqueur, scénariste , dramaturge…fils de boucher… aime se produire  sous les feux de la rampe, aime la provoc , la satire, écrit des billets polémiques…ses ouvrages sont publiés en dix langues.

 

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Alain Van Crugten ,l’adaptateur aime se définir comme un intellectuel cycliste, basketteur de formation, germaniste à l’occasion, grand spécialiste de la traduction littéraire de nombreuses langues, professeur de littérature comparée et de lettres slaves , lui-même auteur de romans, aux sources d’un théâtre nouveau…

COMING OUT

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TROIS HISTOIRES  AUTOBIOGRAPHIQUES

Aux titres  singuliers :

« Un fils de boucher avec de petites lunettes »

« Les boîtes en carton »

« La langue de ma mère » 

J’ai rencontré l’auteur, lors de la création du spectacle au Café-Théâtre La Samaritaine.

 

 En fait , dans cette pièce , Christian Labeau, le comédien du spectacle,  joue Tom Lanoye,  croqué  magnifiquement dans sa jeunesse.


 

En court, le synopsis : C’est la découverte de l’amour par un adolescent homosexuel, puis quelques années plus tard, la difficulté d’annoncer la chose à des parents aimants, mais vieux-jeu.

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Tom Lanoye n’a jamais fait mystère de son homosexualité – il fut d’ailleurs parmi les premiers à se marier – mais il s’est toujours gardé de tout militantisme gay.C’est dans cet esprit absolument non provocateur qu’est conçue la pièce d’Alain van Crugten.


 

COMING OUT/ LANOYE/VAN  CRUGTEN/LABEAU

Les passages sentimentaux et les détails réalistes sans fard, (entre autres la masturbation) alternent avec des scènes de comédie.

Les dialogues sont savoureux, osés quoiqu’en dise l’auteur.

Christian Labeau  interprète ce personnage avec verve, enthousiasme, un certain délire, un souffle, une folie sexuelle, sensuelle excessive.


Je tiens à préciser   que ce n’est pas une « cage aux folles » , c’est une histoire de sentiments  amoureux  et homosexuelle , traitée avec légèreté , tendresse, hum..

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Christian Labeau joue et défend ce personnage avec talent , fougue.

Alain van Crugten a réalisé une mise en scène  très réaliste, sans démesure, vivante au possible, nullement vulgaire ni pornographique.

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Générique de fin :

L’acteur : Christian Labeau

Mise en scène : Alain Van Crugten (avec la complicité de Luc van Grunderbeeck

Costumes  : Alain Bossaert 

Son : Pascale Snoeck

Régisseur : Louis-Philippe Duquesne

Stagiaire régie: Dorian Franken-Roche

Photos et video : Paul Freitas

(Un spectacle inédit déconseillé au moins de 16 ans.)

 

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COMING OUT/TOM LANOYE

Jusqu’au 31/12/15

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt 64-70 – 1210  Bruxelles

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe », merci pour votre fidélité au blog.

Notre moment de séparation : Pourquoi pas Charles Aznavour ? En lien avec  le personnage de la pièce.

A tout bientôt !

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DES CAILLOUX PLEIN LES POCHES


Vous vous posez très certainement la question : pourquoi un extrait du célèbre film «  Un homme tranquille « de John Ford, avec John Wayne et Maureen O’Hara !

Vous allez comprendre pourquoi.

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Une pièce pas comme les autres écrite par Marie Jones , adaptée en français par Attica Guedj et Stéphan Meldegg.

Une pièce du tonnerre mise en scène par Stéphan Meldegg

Résumé : Dans le comté de Kerry en Irlande , une superproduction hollywoodienne tourne «  La Vallée tranquille » , un mélodrame folklorique.

Charlie et Jake , deux traîne-savates du coin , au passé tourmenté et à l’avenir bouché , ont décroché quelques semaines de figuration à 40 livres par jour.

A eux seuls, ils nous font vivre les péripéties de cette colonisation culturelle.

Retenez bien les noms de ces deux « figurants » : Eric Métayer et Elrik Thomas.

 

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Deux fabuleux comédiens qui jouent cette pièce depuis un bon moment. » Pas le moindre temps mort .

C’est réglé au quart de seconde, sur un rythme d’enfer. On en perd pas une miette et nos deux comédiens, mimes et imitateurs, s’en donnent à cœur joie, s’offrant , à l’occasion une gigue aussi cocasse qu’entraînante…(Le Parisien)

« Bien entendu, les naturels de ces deux planètes, show business hollywoodien et cambrousse irlandaise , à des années lumière l’une de l’autre , ont du mal à communiquer.

Les malentendus se multiplient. Mais l’intérêt de cette fresque coasse et cruelle vient aussi de ce qu’elle est jouée par deux comédiens seulement.Ca déchire comme un verre de whisky tourbé. (Le Nouvel Observateur)

15 personnages à eux deux, c’est dingue ! C’est une prouesse ! C’est un record ! Et ils passent d’un rôle à l’autre à la vitesse du Thalys !

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C’est très drôle évidemment ! On rit beaucoup et cependant beaucoup de choses sont envoyées sur un ton moqueur, satirique, dur, grinçant, cynique, méchant, corrosif….

Ils ont un talent fou tous les deux, de grands amis dans la vie je pense. Ils ont dû certainement travailler longtemps avec leur metteur en scène et leur scénographe. Ils sont on ne peut plus drôles et en même temps touchants.

«  Cette œuvre de Marie Jones , adaptée avec finesse par Attica Guedj et Stephan Meldegg, met en opposition le monde chimérique du cinéma à celui des gens qui n’ont plus de repères et même plus de rêves… C’est truculent ! »(Pariscope)

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Virtuosité  d’interprétation ! Chassés-croisés quasiment !

vaudevillesque des multiples personnages. Astuces ! Illusions et échecs !

Oui, il y a tout cela, mais il y a ces deux acteurs tout à fait extraordinaires que j’ai pu découvrir hier mardi.

Voilà en scène une truculente galerie d’irlandais paumés et autres cyniques créatures hollywoodiennes, en tournage avec ces deux traîne-savates du coin.

Ils nous font vivre ou revivre les péripéties de cette colonisation culturelle.

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 Deux comédiens au talent fou !

Une mise en scène super imaginative !

Une pièce complètement folle et énergique !

Une pièce nommée 5 fois aux Molières 2004 !

Une pièce épatante ! On en redemande !

Une interprétation en feu d’artifice !

Eric Métayer et Elrik Thomas sont époustouflants !

Générique de fin :

 

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DES CAILLOUX PLEIN LES POCHES

Marie Jones (texte)

Stephan Meldegg( mise en scène, assisté par Véronique Viel)

Décor : Edouard Laug

Lumières : Jean-Yves Desaint-Fuscien

Avec : Eric Métayer ( Charlie, Ted, Finn, Lucia, Giovanni, Frère Gérard, Jake, Simon, Herquin

Et Elrik Thomas ( Jake, Gerda , Mickey, Sean, Bogdan , John,Un journaliste…local.)

 

DES CAILLOUX PLEIN LES POCHES

Jusqu’au 22/11/15

CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

Bld du Souverain 183 – 1160 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 660 03 03

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , j’espère que vous passez toujours de bons moments à la lecture de ma chronique quotidienne.

Notre moment de séparation : Avec Gérard Depardieu interviewé à «  La grande librairie » par François Busnel, sur France 5 , à 20h40.

Au programme : Molière, Balzac, Dumas, Hugo, Rostand.


 

Et à 20h25 sur la Deux RTBF : l’émission de la belle Joelle Scoriels «  69 minutes sans chichis » avec en invité d’honneur : Michel Fugain. Une joie de le retrouver pour un soir…

A tout bientôt Messieurs-Dames

Roger Simons

 
 

 

 

 

 

 

 

 

L’HOMME SEMENCE (RICHES-CLAIRES)

«  Est-ce qu’on ne pourrait pas semer un peu ? » 

Il s’agit d’un récit écrit en 1919 et porté à la scène en 2015.

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1852. Violette Ailhaud est en âge de se marier quand son village des Basses-Alpes est brutalement privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain contre Louis Napoléon Bonaparte en décembre 1851…

Il s’écoule plus de deux ans avant qu’un homme n’apparaisse : «  Ca vient du fond de la vallée. Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l’ombre tranche, en un long clin d’oeil , le brillant de l’eau entre les Iscles , nous savons que c’est un homme. »

Nos corps vides de femmes sans mari se sont mis à résonner d’une façon qui ne trompe pas.

Nos bras fatigués s’arrêtent tous ensemble d’amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s’empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures : notre rêve est en marche glaçant d’effroi et brûlant de désir.

(Postface de l’historien Jean-Marie Guillon de l’Université de Provence, membre de l’association 1851)

 

L’Homme semence.

« Mon cœur et mon corps sont vides. Le premier pleure l’homme perdu . Le second l’homme qui ne vient pas.

 

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 Lire ce texte est un plaisir ! Entendre ce texte, c’est un régal, mis en vie par Marie Avril qui a l’art de raconter l’histoire, tantôt souriante, tantôt triste de Violette Ailhaud.

Annette Brodkom l’a mise en scène avec tendresse, sincérité, simplicité, la faisant se déplacer avec souplesse.

Annette Brodkom(metteure en scène) : J’ai voulu associer à ma mise en scène le travail de la chorégraphe Fanny Roy.

L’allusion à la danse n’est pas gratuite. Initialement, le tango était la danse que les hommes dansaient entre eux, pour calmer l’attente et la langueur. Il s’en dégage une sensualité vibrante et falcinante.

 

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 La musique est présente et crée une ambiance fascinante.

Annette : J’ai demandé à Daphné D’Heur de créer une bande sonore inspirée des Saisons de Vivaldi. En y ajoutant celles composées par Piazzola et Richter.

 

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Scénographie

Annette : Je l’ai confié à Jennifer Chabaudie.

Jennifer et moi-même la présence de la Provence sur le plateau. Celle-ci est représentée par une immense toile de parachute sur laquelle elle a peint la copie grandie d’un tableau de Henri-Edmond Crosse , peintre pointilliste du Lavandou, de la fin du 19 ème siècle.

Cette scénographie simple et colorée ouvre grand l’imaginaire du public et participe à la générosité et à la vitalité présente dans ce spectacle : vibrant, sensuel et poétique.

Le récit de Violette Ailhaud témoigne des mouvements des répressions qui ont surgi en Provence suite à l’insurrection républicaine de 1851.

Annette Brodkom : Le propos qui nous occupe dans ce spectacle s’inscrit dans l’histoire de l’humanité.

De tout temps, les hommes ont dû quitter les villages pour partir se battre ou résister.

De tout temps, le vide que la guerre provoque, a tonné dans le ventre des femmes comme un appel irrésistible à la vie.

Le corps de la femme est au cœur même du jeu dans une proposition scénique contemporaine axée sur la narration et le mouvement.

Les mouvements du travail de la terre comme point de départ , qui se transforment en la langueur de l’absence , les gestes répétitifs, et puis le désir , et puis le corps qui s’abandonne..

Comme le tango argentin qui «  renferme, comme tout ce qui est authentique, un secret ! » dont nous explorerons la dynamique.

 

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1852, Violette Ailhaud se souvient et raconte comment des femmes ont répondu à cet appel en faisant le serment de se partager le premier homme qui apparaîtrait dans leur village.

Son récit, longtemps tenu secret, nous interroge aujourd’hui sur le besoin absolu de laisser la vie prendre racine.

Violette Ailhaud : J’ai décidé de raconter ce qui s’est passé après l’hiver de 1852 parce que, pour la seconde fois en moins de 70 ans, notre village vient de perdre tous ses hommes sans exception. Le dernier est mort le jour de l’Armistice, le 11 novembre dernier…

«  A chaque fois la République nous a fauché nos hommes comme on fauche les blés. C’était un travail propre. Mais nos ventres, notre terre à nous les femmes n’ont plus donné de récolte. A tant faucher les hommes, c’est la semence qui a manqué… »

L’homme en semence…

Une magnifique histoire ! Une véritable histoire d’un amour brisé par la guerre.

Un récit poignant sans tomber dans le mélodramatique , dans le romantisme. Une envie de vivre et d’aimer !

Un texte poétique de Violette Ailhaud avec des moments désespérés, des moments de joie, des moments d’espoir…

« …Je le regarde et dès cet instant, je sais que j’appartiens à cet homme. Je sais, dans le même temps, que je vais devoir le partager. ..

Violette Ailhaud : L’histoire que je raconte aujourd’hui, au soir de ma vie, s‘est déroulée en provençal. A l’époque, nous n’avions d’autre langue que celle-ci, reçue de nos parents.L ‘idiome provençal – le patois disent les cracheurs est ma langue maternelle et je l’admire pour sa résistance. Pourtant , j’ai choisi d’écrire notre histoire en français pour que ce dont je témoigne se répande au-delà de notre région et parce que j’aime aussi cette seconde langue. Je l’ai apprise je l’ai adoptée comme on adopte une patrie, je l’ai enseignée. C’est celle de cette République pour laquelle nos hommes ont donné leur vie d’un coup et nous les nôtres pendant toute notre vie de femme.

Violette se souvient, au soir de sa vie. Elle raconte la béance du corps endeuillé de la jeune fiançée orpheline de son promis, le corps en désarroi, l’appel des sens , la nécessité viscérale d’être ensemencée , et puis l’amour inattendu qui chavire tout et le désir, et le plaisir…

« Je sais ma faim mais je ne sais pas ce qu’il faut faire. Je ne sais pas comment une femme doit être la première fois qu’elle va jusqu’à la peau de l’homme. »

GENERIQUE DE FIN

L’homme semence/Violette Ailhaud

Avec Marie Avril

Mise en scène :Annette Brodkom

Assistant à la mise en scène : Nathan Fourquet-Dubart

Scénographie : Jennifer Chabaudie

Création sonore : Daphné D’heur

Chorégraphie : Fanny Roy

Chant : Christophe Herrada

Lumières : Claude Enuset

Production : Compagnie du Simorgh, Compagnie des Plateaux Tournants, Festival de Spa.

 

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L‘HOMME SEMENCE

Jusqu’au 28/11/15

LES RICHES CLAIRES

Rue des Riches Claires 24 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 /5482580

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »   , merci de votre fidélité sans cesse renouvelée.

Notre moment de séparation : Le nouveau film de Christian Vincent « L’HERMINE » avec ce prodigieux et exceptionnel comédien:  Fabrice Luchini, qui a reçu le prix du meilleur acteur au Festival de Venise.

Christian Vincent(réalisateur): Fabrice est un sacré beau parleur. Je le voyais bien dans le rôle de quelqu’un qui poserait des questions. On le connaît exubérant , mais il a aussi une grande capacité d’écoute , ce qui n’a pas été beaucoup mis en évidence  dans ses personnages.

(Fabienne Bradfer/Le Mad 18/11/15)

Rencontrer ou voir sur scène ou  à l’écran Fabrice Luchini, c’est toujours un un beau moment à passer.

A tout bientôt!

Roger Simons



 

 

RUMEUR ET PETITS JOURS

Une nouvelle création du Raoul Collectif au Théâtre National, imaginée, mise en action théâtrale, et jouée par le fameux groupe de comédiens que nous avons vu précédemment dans « Le Signal du promeneur ».

Ils nous reviennent après avoir sillonné le monde, notamment le Mexique. Des semaines et des mois de travail !

Ils sont cinq jeunes hommes percutants, énergiques, passionnés par le théâtre qu’ils ont découvert en faisant leurs études au Conservatoire Royal de Liège.

Ils sont cinq acteurs nés dans les années Tatcher…

 

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Henri Michaux : Le collectif permet, faute de soleil, de mûrir dans la glace ».

Eux cinq : Ne croyez pas que cela donne lieu à un spectacle pontifiant, c’est tout le contraire !

Fidèle à leur mise en scène inventive et collective, construite à partir du plateau, le Raoul propose un spectacle à la fois fertile et ludique, visuel et libératoire.

Ils ont chacun des idées qu’ils se transmettent l’un à l’autre, car ils forment un tout merveilleux.

Aucune hiérarchie du pouvoir Ils sont unis, fous de théâtre, follement enthousiastes.

Un bonheur de les voir ensemble, assis l’un à côté de l’autre

pour vivre une dernière fois leur émission de radio qui va être rayée des programmes.

Ils parlent, ils crient, ils chantent, ils se battent parfois micros coupés.

Le débat médiatique est dérisoire tout comme le décor constitué d’une table qui se déglingue. Tout virevolte ! Tout se brise, même les conduites électriques.

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Dans cette nouvelle création, ils poursuivent leurs réflexions autour des relations entre l’individu et le collectif.

Ils s’inspirent de plusieurs expériences menées au sein de groupes très divers : La Société du Mont Pèlerin, le combat d’un peuple indigène mexicain menacé de disparition, le mouvement situationniste, sur des groupes aux visions du monde contradictoires ayant eu diverses influences sur le cours de l’histoire ou subissant à armes inégales celui-ci.

Jeux de piste, glissement et coups de théâtre.

Ils ouvrent la voie par jeu d’imaginaire à des histoires qui tendent à disparaître de leur paysage mental.

Une mise en scène des plus inventives !

Cette dernière émission radio se déroule avec la présence des spectateurs (nous, quoi), à qui ils vont proposer un court documentaire axé sur des animaux en voie de disparition que l’on peut voir sur grand écran . C’est instructif et jouissif en diable.

A plusieurs reprises, ils proposent un entracte musical dont un, animé par d’énormes instruments à cuivre…Et ils en jouent pas trop mal !

 

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L’un des cinq comédiens est transformé en grande blonde légèrement sexy, présentée comme Tina, qui est la victoire suprême du capitalisme et que l’on va tuer d’un coup de révolver.

Il y aussi l’allégorie du cheval et de la vache…Excellent !

Et encore d’autres moments surprenants s’attaquant aux dérives de notre société rationnelle, matérialiste et ethnocentriste.

Et « l’émission » se termine et se déguste comme une poignée de grains de sable jetée dans la grande mécanique du monde contemporain, entre conformisme et pensée dominante.

ETRE ENSEMBLE !

Ce sont eux ! Eux cinq, dotés d’un grand talent !

Leurs noms : Romain David, Jérôme De Falloise, Benoit Piret, Jean-Baptiste Szézot et David Murgia (que l’on a pu voir dans de nombreux spectacles tel «  Discours à la nation »)

Générique de fin :

Assistante : Yaël Steinmann

Stagiaire assistante : Rita Belova

Son : Julien Courroye

Régie générale : Philippe Orivel

Régie lumière : Isabelle Derr

Costumes : Natacha Belova

Renfort scénographie : Valentin Périlleux

Catering Bruxelles : Vincent Bockx

Catering Liège : Cécile Lecuyer

Production et diffusion : Catherine Hance

Production : Raoul Collectif

Coproduction : Théâtre National , Théâtres de Liège, Namour et Mons.

« Rumeur et petits jours »

Jusqu’au 28/11/15

Théâtre National

Bd Emile Jacqmain 111-115 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 203 53 03

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », un merci sympathique  à Vous pour votre présence et fidélité.

Notre moment de séparation : ce soir à 20h45 et demain lundi à 13h35 sur Arte, un film magnifique : « Sur la route de Madison », réalisé et interprété par Clint Eastwood  et sa partenaire Meryl Streep.

Un film d’une grande et belle histoire du cœur !

A tout bientôt !

Roger Simons