LA GRAMMAIRE (FESTIVAL »BRUXELLONS « ) et LA TOURNEE DES CHATEAUX.

 

Du 16 juillet au 31 août (Théâtre Royal des Galeries)

 

De passage à Bruxelles au cours du grand festival   « Bruxellons »  les 26/07 et  18/08/15.

 

 

 

LA GRAMMAIRE

 

 

Après Marivaux, Molière, Beaumarchais, Guitry, Regnard, Oscar Wilde, c’est le maître  du vaudeville : EUGÈNE  LABICHE qui est  mis à l’honneur cet été.

 

 

 

« LA GRAMMAIRE » : toute la légèreté comique et satirique d’un Labiche ! 

 

 

 

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Pour répondre à un article d’Emile Zola qui ne lui reconnaissait qu’une qualité, celle d’être un «  rieur »,

 

Eugène Labiche écrivit :   «  Je trouve que vous avez parfaitement caractérisé la nature de mon talent , si talent il y a,  je suis un rieur. Quelques-uns voient triste, moi, je vois gai, ce n’est pas ma faut, j’ai l’œil fait comme ça. Je n’ai ni à m’en applaudir , ni à m’en excuser. J’ai beau faire, je ne peux pas prendre l’homme au sérieux, il me semble n’avoir été créé que pour m’amuser !

 

 

 

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LA GRAMMAIRE (1867)

 

 

 

Une pièce très courte, 45 minutes environ.

 

Bernard  Lefrancq , metteur en scène,  a adapté cette pièce  dans le style total de Labiche, ainsi le spectacle dure  90 minutes.

 

Le rire est permanent  durant toute la représentation.

 

Aucune modernisation à cette œuvre, heureusement !

 

Bernard Lefrancq  suit l’histoire de Labiche, multipliant les gags, les situations,  donnant plus de valeur aux cinq personnages.

 

C’est formidable !

 

L’interprétation est celle qui a dû exister  à la création.

 

Un magnifique travail d’acteurs et de metteur en scène.

 

 

 

 

 Vous devez vous demander pourquoi  cette vieille chanson   interprétée par Fernandel  dans le film de Pierre Colombier en 1937 ! Surprise !

Autre surprise inattendue : le visage souriant de Bourvil !

 

RÉSUMÉ DE LA PIÈCE

 

L’ancien négociant , François Caboussat, est en pleine campane pour la place de Président du Comité Agricole.

 

Tout le monde le prend pour un homme instruit puisqu’il est toujours plongé dans ses bouquins.

 

En réalité , il s’agit toujours du même livre intitulé «  La Grammaire » et c’est sa fille Blanche , qui lui rédige ses discours lorsque celui-ci doit apparaître en public et c’est elle également qui s’occupe de sa correspondance.

 

Caboussat et Ignace discutent de l’orthographe des mots et des phrases.Voilà pourquoi l’apparition d’Ignace/Fernandel !

 

 

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Face à lui, Poitrinas , passionné d’archéologie et aussi faux savant que Caboussat va faire des fouilles dans le secteur…Mais il vient surtout demander la main  de Blanche pour son fils, même s’il est embêté par le non talent de ce dernier pour la grammaire, mais Caboussat ne comprend pas car les fautes ne lui apparaissent pas…

 

 

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Poitrinas fait, selon lui, d’exceptionnelles découvertes archéologiques dans le jardin.

 

Mais Caboussat s’oppose au mariage car il ne peut  se passer de celle qui le rend intellectuel, sa fille.

 

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Des textes  de Labiche, d’Alphonse Jolly, mais  aussi  ceux de Feydeau , Courteline et Lefrancq.

 

Nous en profitons, nous spectateurs pour revoir notre grammaire. Au fait  comment s’écrit « les zébrides » ?

 

Ignace le valet,  tout comme Cabousset , n’en savent absolument rien et moins encore  l’endroit  où ça se situe… 

 

Et combien d’autreencore…pardon, combien d’autres encore de mots, de lieux, etc…etc.

 

Les  cinq acteurs  croquent remarquablement leurs personnages :

 

Michel Poncelet (Caboussat)

 

Denis Carpentier (le vétérinaire)

 

Benoît Strulus (Ignace)

 

Eleonore  Peltier (Blanche)

 

Et Bernard Lefrancq (Poitrinas ) et  metteur en scène de la pièce avec ses gags , sa  direction folle des personnages,  y compris le sien).

 

Coup  de « chapôt » à tous ! Pardon, encore une erreur de ma part : « chapôt » s’écrit bien sûr : «  chapeau » !!!

 

Un décor tout simple : comme un salon – époque 19 ème !

 

Production : Théâtre Royal des Galeries, dans le cadre de la Tournée des Châteaux !

 

Voilà un bon spectacle qui nous replonge dans un monde qui n’existe plus.

 

Cette pièce pour aimer  et comprendre aujourd’hui une œuvre d’un grand écrivain !

 

Labiche : « Ma petite muse, c’est la bonne humeur »

 

Il avait l’art de mettre en scène le monde qu’il connaissait le mieux, celui de la petite et parfois de la moyenne bourgeoisie.

 

Inquiet de lui-même , de son langage , de sa culture ; il n’en faisait rien de plus, en apparence, que d’en épingler les ridicules , les manies  et les fragilités , sans amertume !

 

Question volontairement idiote : Comment écrit-on   « didascalie » ? « Pataquès » ?…Et le mot «  vaudeville» ? C’est  en 1792 que naquit le  Théâtre du Vaudeville , qui suscita un très grand engouement sous l’Empire et sous la Restauration. Les couplets se mirent à tenir une place de plus en plus discrète et disparurent peu à peu…

 

C’est lors que le mot «  vaudeville » prit le sens de désigner toute comédie gaie, fondée sur un pur comique d’intrigue, nourri de quiproquos et de rebondissements de situations…

 

 VAUDEVILLE

 

Le mot « vaudeville »  est ancien mais son acceptation a sensiblement évolué entre l’époque où le genre était plutôt tiré d’une chanson et aujourd’hui  où l’on a tendance à en faire un des cantons du théâtre du boulevard. Le plus intéressant est la mécanique dramaturgique et stylistique qu’il met en branle, marquée au sceau de la folie , du côté des situations comme des personnages…

 

Que retentissent les douze coups du théâtre,  tradition hélas perdue aujourd’hui.

 

Neuf coups rapides

 

Un court silence

 

Les trois coups.

 

RIDEAU

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », retenez bien   la date du  18/08  pour aller découvrir et applaudir cette joyeuse pièce.

 

Notre moment de séparation : Cora Vaucaire et sa magnifique chanson consacrée au  théâtre. Merci de votre attention. A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES FEUX DE LA RAMPE ( VERSION ESTIVALE)

 

Madame , Monsieur , bonjour.

 

Beaucoup de festivals en ce moment en Belgique.

 

Des Festivals d’une grande variété.

 

Du côté «  théâtre », vous trouverez sur ce blog  mes propositions et mes chroniques concernant  les Festivals de « Théâtre Spa 2015 » et  « Bruxellons ».

 

D’autres spectacles tel «  Le malade imaginaire «  à Villers-la-Ville…

 

Du côté de la  musique   : « Midis-Minimes » : chaque jour un concert à 12h15 …etc…etc.

 

 

Il vous suffit de consulter le listing qui figure sur la colonne de droite et de cliquer sur le festival ou la pièce qui vous intéresse.

 

De nouveaux spectacles aussi les jours à venir.

 

 

Merci pour votre fidélité et votre présence sur mon blog.

 

Notre moment de séparation : la musique de Duke Ellington qui était devenue l’indicatif de l’émission des « Feux de la Rampe »à la RTBF

 

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TAILLES POUR JOUER (CHATEAU DE MODAVE) EDITION SPECIALE

 


 

Quand une centaine de costumes se lancent sur quatre comédiens pour les inciter à jouer, jusqu’où cela peut-il aller ?

 

Entre des scènes de haut vol et des scènes mythiques, la Compagnie Lazzi taille une comédie sur mesure et sans mesure.

 

Taillés  pour jouer : une comédie qui a de l’étoffe !

 

Cela se passe donc au magnifique Château de Modave où se produit  cette Compagnie composée de comédiens que je connais bien pour les avoir vus jouer  dans nos théâtres de Bruxelles : Evelyne Rambeaux, Pascale Vander Zypen, Marc De Roy et Christian Dalimier.

 

Cette comédie se joue  avec succès depuis le début du mois de juillet à l’intérieur du  Château,  en décors naturels.

 

 UN FIL ORIGINAL ! UN PATCHWORK D’AUTEURS.

 

Des textes de Beaumarchais, Goldoni, Edward Albee, Victor Hugo,  Molière (qui partage son temps entre Modave et Villers-la-Ville.)

 

Evelyne Rambeaux : Que peut faire un  costume de théâtre sans comédien ? Ne meurt-il pas d’impatience à l’idée de voir la tendre Agnès  enfiler son jupon ? Qu’en pense Jean Baptiste Poquelin ? Ne frémit-il pas à l’idée de voir la Martha d’Albee décharger tout son fiel ?

Les costumes sont «  Taillés » pour jouer et si le manque d’envie – ou plus prosaïquement le manque de moyens les condamnaient à l’oubli dans leur réserve ? Ils rentreraient en résistance et entraineraient leurs comédiens dans la danse !

 

Tous les quatre : Il faut jouer coûte que coûte !

 

UNE TRAME COMIQUE

 

Une comédie  taillée sur mesure  interprétée par de joyeux comédiens sans commune mesure !

 

Un spectacle amusant joué pendant quelques jours encore. Il vous reste ce jeudi, demain vendredi le soir, et samedi à 16 heures.

 

Si vous êtes dans le coin, c’est sans mesure pour vous rendre au Château de Modave …

 

Un bon moment de théâtre sans aucune  mesure.

 

Infos et Réservations : 085/41 13 69

 

 

TAILLES POUR JOUER : COMPAGNIE LAZZI

 

CHATEAU DE MODAVE

 

 Une création d’Evelyne Rambeaux et Pascale Vander Zypen

 

Un regard extérieur de Cédric Juliens.

 

Mon bonjour à Alceste, Oronte, Martha, Phèdre.

 

Au fait, j’y pense à l’instant : quel costume vais-je mettre pour me  rendre là-bas ?  Sans  mesure,  je le demanderai à Evelyne…

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » merci de votre attention.

Notre moment de séparation :  Un document sur l’emploi des costumes au théâtre. A vous de choisir sans mesure…

A bientôt!

 

Roger Simons


 

 

 

 

L’INITIATRICE (FESTIVAL BRUXELLONS)

 

« Essayons de changer ce que signifie être une femme ! » (Waris Dirie)

 


 

(extrait du film  » Desert Flower » de Sherry Hormann -combat de Waris Dirie contre l’excision)

 

L’INITIATRICE

 

Heureuse idée de présenter cette pièce de Pietro Pizzuti dans l’envoûtante cave de la Samaritaine.  Une salle qui crée immédiatement un climat magnétique, légèrement opaque, teintée de lumières discrètes avec l’apport de spots qui se braquent sur les deux jeunes femmes : Adama l’Africaine et la Femme Blanche, sans prénom…

Deux comédiennes émouvantes : Caroline Chisogne (la femme blanche) et Babetida Sadjo , originaire de Guinée-Bissau ( Adama) .

 

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Elles sont non seulement émouvantes mais aussi d’une grande sensibilité et d’un bel érotisme. Elles traitent avec pudeur ce sujet délicat et difficile de l’excision.

 

Adama : Tu as raison. Je ne sais rien et toi non plus de ce qu’endurent mes sœurs charcutées à qui on a amputé la femme. Rien de ce qui reste d’un corps à qui on a déraciné la volupté. Trésor des trésors dont nous jouissons toi et moi et auquel elles avaient droit. Rien, sauf que je mourrais si je ne faisais rien.

La Femme Blanche : Ta mère est prisonnière de…

Adama : D’elle-même.

La Femme Blanche : De vos hommes !

 

Un silence…Les deux femmes se regardent …Un climat lourd…Un plateau complètement dénudé.

 


 

L’INITIATRICE :

 

Une œuvre puissante, dramatique de Pietro Pizzuti, auteur de nombreuses pièces, entre autres « La Résistante » et « Le Silence des Mères ».

 

L’initiatrice de ce projet, c’est Babetida Sadjo, une jeune comédienne que nous avons eu l’occasion de voir dans différentes pièces dont par exemple « RACE » 

 

Babetida : La problématique de l’excision est un sujet qui me tient à coeur depuis fort longtemps et dont, en tant que comédienne, je voulais un jour parler sur un plateau de théâtre.

Or, il y a quelques années, je suis repartie au Guinée-Bissau. Et là-bas, je me suis rendue compte de l’urgence de la situation, je ne pouvais plus attendre. De retour en Europe, il était clair que mon projet allait voir le jour. J’espère d’ailleurs pouvoir crier ces mots jusqu’en Afrique…

 

– Comment vous êtes-vous tournée vers Pietro Pizzuti pour écrire la pièce ?

 

Babetida : J’avais déjà lu de très beaux livres sur le sujet notamment « Fleur du désert » de Waris Dirie et « Mutilée » de Khady. Mais l’adaptation ne s’est pas faite.

Entretemps, j’avais découvert l’écriture de Pietro à travers ses deux pièces que vous venez d’évoquer. J’ai été touchée par la sensibilité de ses mots qui ont le pouvoir de poétiser ses problématiques très dures. Je lui ai présenté mon projet. Lui-même avait envie d’écrire sur l’excision, et un an après notre rencontre, il me remettait son texte.

 


 

 

L’ŒUVRE

 

De nos jours…Une femme blanche découvre, dans un appartement vide dont elle a les clés, une jeune femme noire qui squatte.

Elle est la fille de Nura, jadis sa femme d’ouvrage.

Nura a été condamnée pour avoir pratiqué l’excision en Belgique. Elle a purgé sa peine et est repartie dans son pays.

La femme blanche n’a jamais pu s’expliquer avec Nura, elle ne l’a pas dénoncée et ne sait pas comment elle a été arrêtée.

 

 

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Impressionnante et fondamentale confrontation entre Adama , la jeune femme noire et fille de Nura et la femme blanche , face  une pratique d’un autre âge , encore appelée « rite »  dans certains pays.

 

 B : Tu n’as pas le droit.

 A : Non. Je ne l’ai pas le droit. Ma mère l’a pris, le droit, comme tant d’autres. Tout comme elle .

 B : J’ai fait tout ce que j’ai pu. Ta mère et moi, nous avons fait tout ce que nous avons pu.

A : En la protégeant comme une femme blanche protège sa nounou noire ?

B : Ne juge pas.

A : Tu as des scrupules à la « civiliser » ? Dommage ! Pour une fois ça aurait sauvé des vies, tu…

B : Tais-toi ! Tu ne sais rien.

A : Tu as raison. Je ne sais rien et toi non plus de ce qu’endurent mes sœurs charcutées à qui on a amputé la femme. Rien de ce qui reste d’un corps à qui on a déraciné la volupté. Trésor des trésors dont nous jouissons toi et moi et auquel elles avaient droit. Rien, sauf que je mourrais si je ne faisais rien.

B : Ta mère obéit à…

A : Tant pis pour elle.

 

 

 

L’excision est un sujet périlleux à aborder en Occident en général et dans le monde médical en particulier. On oscille sans cesse, au nom de la tolérance, entre la volonté de respecter les coutumes, aussi barbares soient-elles, et la mise en place de lois qui répriment ces mêmes coutumes.

Un débat quasi inextricable : de quelle façon peut-on en prendre parti ?

 

Le personnage  de  la femme blanche est confronté à un choix difficile : soit, elle aide l’exciseuse en médicalisant la pratique et elle évite le pire aux filles qui, dans d’autres circonstances se feraient exciser dans des conditions catastrophiques, soit, elle refuse cette assistance et remet les filles aux mains non médicales des coupeuses !

 

 

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La Femme Blanche : Tu sors tes griffes trop tôt.

Adama : J’ai appris dans la brousse. J’y ai fui le joug des mâles qui dictent à ma mère sa boucherie.

La Femme Blanche : Justement , ce n’est pas elle…

Adama : Pourquoi acceptent-elles toutes ! Ils ne nous prennent que si nous sommes mutilées. Pourquoi l’acceptent-elles ?

La Femme Blanche : C’est une coutume. Séculaire. Elle avait un sens.

Adama : Plus maintenant !

 

Dans cette pièce, l’auteur a mis en mots deux corps de femmes : une belge et une africaine.

Une pièce rare d’une grande sensualité.

 

Pietro Pizzuti : La pratique de la mutilation sexuelle infligée aux filles , perpétuée par les femmes et imposée par l’homme , est une barbarie atavique.

L’éradiquer est une entreprise humaine qui doit mobiliser tout ce que l’humain possède de plus évolué pour parvenir à ses fins.

Je salue le travail du législateur mais je ne peux m’empêcher d’espérer que la criminalisation de l’excision soit une phase transitoire vers un abandon définitif par la prise de conscience de la part de ceux qui la pratiquent de son abject

 

 

 

 

 L’INITIATRICE

 

Un spectacle que je vous recommande chaleureusement tant pour l’écriture du texte : des mots justes qui portent, des mots à la poésie éclatante , que pour l’interprétation et  la mise en scène  réalisée d’une manière vivante , intelligente et directe.

Aucun pathétisme !

Nous, spectateurs, vivons  cette histoire qui reste aujourd‘hui encore d’actualité  mais  dont on n’ose pas trop parler.

 

 AU DELA DES MOTS…

 

Simon Paco (metteur en scène) : La question des tenants et aboutissants du drame des Mutilations Génitales Féminines (MGF) constitue le cœur de la pièce de Pietro Pizzuti.

 

Un sujet délicat, sensible, bouleversant , révoltant surtout , qui évoque les traditions , les identités , les lois , les rites, les cultures et les peurs. Mais qui touche aussi aux questions complexes de l’identité culturelle et parfois de sa disparition.

 

Au cœur de la pièce : le corps, celui des femmes ; sa sensualité, son mystère, sa jouissance, son érotisme , son plaisir ainsi que les violences qu’on peut pratiquer sur sa fragilité. Comme l’excision.

 

L’INITIATRICE/PIETRO PIZZUTI

 

Un sujet rarement évoqué qui ne touche pas seulement l’Afrique mais bien toute notre planète et qui nous fait  réfléchir.

 

Pietro Pizzuti (l’auteur) : Babetida , tu es venue à moi respectueuse me demander d’écrire sur l’excision.

Je t’en remercie.

Tu vibrais parce que par le théâtre qui est ta vie tu éprouvais la nécessité de voir naître le spectacle qui te permettrait de communiquer aux hommes et aux femmes qui accepteraient de l’entendre ton cri, ta fureur, ta volonté d’induire le changement.

A l’instant où je voyais tes yeux se noyer par le récit du sang versé, tu prononçais les premières paroles de l’initiatrice, ton frémissement était ma nourriture, ta révolte mon doute.

 

Cette pièce a été créée en septembre 2009 au Théâtre Le Public, mise en scène par Guy Theunissen et interprétée par Florence  Crick dans le rôle de la Femme Blanche et Babetida Sadjo dans celui  d’Adama , la jeune femme noire.

Babetida reprend donc son rôle à la Samaritaine. Le rôle de la femme est  joué par cette jeune comédienne que je découvre : Caroline Chisogne

 

 

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Elles sont remarquables toutes les deux, se donnant totalement à leur personnage avec une force éclatante,  avec leurs tripes, leur cœur.

Elles jouent «vrai ». Plutôt, elles ne jouent pas, ELLES  SONT !

Deux grandes comédiennes que je veux féliciter et que j’espère revoir bientôt ! 

 

LA MISE EN SCENE !

 

Excellente ! Discrète ! Réalisée par Simon Paco.

Un jeune metteur en scène que l’on doit aussi  applaudir. Il a dirigé ses deux actrices avec doigté, virtuosité, intelligence, délicatesse.

Sa mise en action est pleine de recherches, d’un tas de petites choses qui donnent vie à la pièce.

Il a eu aussi l’idée d’engager un violoncelliste que l’on ne voit pas sur le plateau mais que l’on entend  jouer avec enchantement ! C’est merveilleux et poétique !  Sa tonalité est proche du corps féminin, de la voix humaine.  Son nom : Ian-Elfinn Rosiu.

Retenez bien le nom de ce compositeur – musicien : Ian-Elfinn Rosiu Vos aurez peut-être la chance un jour de le retrouver sur une autre scène.

 

 L’INITIATRICE

 

 

Des mots chuchotés, murmurés, brisés !

Des mots  confidentiels  qui frôlent l’érotisme, l’amour, le corps nu…

Un  sujet aussi sensible que celui de l’excision.

 

L’INITIATRICE/PIETRO PIZZUTI

 

Avec Caroline Chisogne, Babetida Sadjoet Ian Elfinn Rosiu.

Mise en scène : Simon Paco

Régie : Matthieu Robertz

 

« A toutes celles qui souffrent dans leur chair pour concilier tradition et droits humains  » ( P.Pizzuti)

 


 

L’INITIATRICE/PIETRO PIZZUTI

BABETIDA SADJO/CAROLINE CHISOGNE

Mardi 18/07/15  et  Lundi 10/08/15

Infos Réservations : 02 /724 24 24

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci pour tout : présence, attention et fidélité.

 Notre moment de séparation:  une magnifique chanson de l’artiste gabonais J.RIO. Un bel hommage à la femme !

A vous retrouver dans l’immédiat !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA TURNATA (FESTIVAL BRUXELLONS)HERVE GUERRISI + JULIE DEXTER

 

(republication)

LA TURNATA 

 

Une œuvre de Nicola Bonazzi et Mario Perrotta dans une traduction adaptation et interprétation d’Hervé Guerrisi

 « Si tu es un émigrant, la première chose que tu dois apprendre est la différence entre passer au pays et entrer au pays… »

Nous retrouvons cette brillante équipe pour nous parler de cette Italie méconnue. Il s’agit en fait du deuxième volet de ce projet, le premier étant CINCALI qui évoquait  la vie des mineurs italiens en Belgique  dans l’après-guerre à l’époque où la perspective d’un travail « bien rénuméré »  pousse toute une génération au déracinement volontaire  et à l’exode économique. 

Vous avez certainement déjà vu ce spectacle remarquable joué, je dirais plutôt vécu par Hervé Guerrisi, prodigieux comédien.

 

Paul Freitas(chroniqueur-2013) : Dans une verve typique du sud, de la Calabre , Hervé Guerrisi captive notre attention tout au long de son spectacle sur la dure condition de l’immigration italienne qui croyait en une nouvelle Amérique .

 

Seul sur une chaise, il nous raconte la déportation de ces hommes, leur exploitation. Laissant femmes et enfants derrière eux, ils ont trouvé l’enfer.

 

Avec son talent, sa générosité et sa vitalité, Guerrisi , dans la peau du facteur, dernier homme au village , nous livre le dessous des cartes.

 

Un pan occulté de l’histoire du travail en Belgique nous est  révélé !

 

 «  N’oublie jamais que tu es petit-fils de mineur italien »

 

 Cette phrase maintes fois entendues pendant son enfance, a entrainé Hervé Guerrisi sur les traces de son histoire, de Bruxelles jusqu’au Salento , tout au fond du talon de la botte.

 Son récit est plein d’humanité et d’une poignante simplicité. Et quelle justesse de ton et de propos intéressants, troublants et souvent inédits.

Tout sonne  vrai, la mise en scène ayant été confiée aux deux auteurs, Nicolas Bonazzi et Mario Perrotta.

 

(Journal Le Soir) : Si le texte frappe si fort, c’est qu’il mêle des faits historiques d’une terrible réalité à une narration pleine d’espièglerie, de détails cocasses sur les péripéties amoureuses de notre facteur, d’expressions fleuries.

 

 LA TURNATA

 

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Deuxième volet. C’est le retour d’ Hervé Guerrisi pour la suite de son parcours sur l’émigration italienne, cette fois en Suisse !

 Et  Hervé est toujours assis sur une chaise, sans la quitter un seul instant.

 Il commence son récit avec un certain humeur,  un ton amical envers le public  qui établi immédiatement un contact passionné entre  lui et nous, spectateurs. Il est souriant et extraordinairement vivant !

Et son deuxième spectacle axé sur ce sujet important de l’émigration italienne fait mouche.

 

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 LA TURNATA  (LE RETOUR)

donne la parole aux milliers de travailleurs saisonniers en Suisse et nous interroge sur les conditions d’accueil lamentables de la fin des années soixante , et plus spécialement l’année 1969,  au moment où  les  astronautes américains ont débarqué sur la lune.

Et son interrogation se poursuit jusqu’à nos jours.

 

 LA TURNATA – CREATION MONDIALE EN LANGUE FRANÇAISE

 

Hervé Guerrisi est passionnant, non seulement à écouter mais aussi à regarder. Il fait preuve d’une vivacité, d’une vigueur, d’une violence parfois, d’un souffle de vérité, d’authenticité tout à fait étonnant.

Et il est drôle souvent lorsque qu’il parle de toute cette famille italienne démunie. Il a le sens profond de l’humain !

 

 

Hervé : Dans le dialecte de Lecce, il existe deux mots distincts pour indiquer la même chose : la  ennuta et la turnata !

La « ennuta », c’est juste une visite, le temps de passer faire un coucou sans voir personne, sans reconnaître l’endroit d’où tu viens pour repartir le plus vite possible.

 La « turnata » par contre, c’est tout autre chose. Ca veut dire que tu as rejoint ton objectif, tu t’en sorti, tu peux prendre le temps de reconnaître les gens que t’es sûr le point de rentrer au pays , d’y rentrer définitivement.

Et à la fin des années soixante, il y avait beaucoup de visites au village , peut-être même en voiture – parce que qui partait en train revenait en voiture , sinon  à quoi ça aurait servi…peut-être avec une voiture toute neuve multifonctions , version sportive , fauteuils en moquette, volant en cuir et double pot d’échappement qui vrombit , pour donner un sentiment de pouvoir à ceux qui te regardent…peut-être aussi avec une femme blonde , blondissime, elle aussi multifonctions…parce que qui partait en ringard revenait avec une femme, sinon à quoi ça aurait servi qu’il parte.

Mais il s’agissait toujours d’une visite, d’une ennuta , pour repartir très vite et tout oublier.

La turnata par contre, c’était plus rare et c’était toute une aventure.

 

C’est cela que va nous conter Hervé durant tout le spectacle…Une aventure de près de 1400 kilomètres…

Hervé Guerrisi est tout simplement magnifique.  Il nous fait vivre cette aventure comme il  la vit lui-même. On sent du reste une solide émotion à la fin du spectacle.

 

 

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LA TURNATA

Nicola Bonazzi et Mario Perrotta

Traduction et adaptation : Hervé Gerrisi

FESTIVAL BRUXELLONS

Le vendredi 24/08/15

Château du Karreveld

Avenue Jean de la Hoese  3

1080 Molenbeek-Saint-Jean

Infos/ Réservations : 02 / 724 24 44

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe , merci de votre attention et de votre intérêt  pour ces spectacles que je vous présente chaque jour.

Notre moment de séparation :Une voix superbe : JULIE DEXTER, une grande chanteuse américaine venant de la région de Georgia (USA).

Julie  a chanté hier soir au Music Village .Un plaisir de la regarder et  de l’écouter.

A tout bientôt

 

Roger Simons!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CINCALI (FESTIVAL BRUXELLONS) HERVE GUERRISI+ JULIETTE GRECO

 

REPUBLICATION 

 

HERVE GUERRISI RACONTE…

 

 

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Pinuccio, jeune facteur italien et seul lettré du village, est resté au pays pour lire, écrire et distribuer les lettres des émigrés : ces   « cincali » de l’après-guerre qui ont laissé femmes et enfants pour descendre dans la nuit des mines de charbon belges.

Au fil des lettres, il nous conte les récits de vie de ces hommes déracinés : une parole pure et bienveillante pour dire la misère, la tromperie , la désillusion, le sacrifice : 50.000 hommes, jeunes, contre 200 kilos de charbon par jour !

 

Mais facteur au regard pétillant fait aussi preuve d’imagination et d’un bel humour tendre pour laisser une place à l’espérance et aux rêves …

 

 

«  N’oublie jamais que tu es un petit-fils  de mineur italien »

 

 

Cette phrase de son grand-père, maintes fois entendue pendant son enfance, a entrainé le comédien Hervé Guerrisi sur les traces de son histoire, de Bruxelles jusqu’au Salento , là-bas, tout au fond du talon de la botte.

 

 

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CINCALI

 

Hervé Guerrisi nous propose un spectacle de la mémoire, percutant et sans voyeurisme, mais avec une  implication sociale et humaine.

 

Il est d’une sincérité tout à fait renversante. Il a l’art de raconter, dans un flot de paroles, de rires, d’émotion,  ses pérégrinations à travers l’Italie avec une verve des plus surprenantes.

 

Hervé a l’art aussi d’accrocher son public, s’adressant à lui durant tout le spectacle. Il le fait avec simplicité,  vivacité, large sourire.

 

Il devient notre ami qui nous fait vivre cette histoire dramatique des mineurs italiens en Belgique.

 


 

CINCALI

 

Texte de Nicola Bonazzi et Mario Perrotta (également metteur en scène du spectacle), traduit et adapté  pour la scène par Hervé Guerrisi.

 


 

 

CONNEXIONS

 

Paul Freitas (chroniqueur) Dans une verve typique du sud, de la Calabre, Hervé Guerrisi captive notre attention tout au long de son spectacle sur la dure condition de l’immigration italienne qui croyait en une nouvelle Amérique .

Seul sur une chaise, il nous raconte la déportation de ces hommes, leur exploitation.

Laissant femmes et enfants derrière eux, ils ont trouvé l’enfer.

Avec son talent, sa générosité et sa vitalité, Guerrisi, dans la peau du facteur , dernier homme au village ,nous livre le dessous des cartes, saviez-vous que…?

Un pan occulté de l’histoire du travail en Belgique nous est  révélé !

Son récit est plein d’humanité et d’une poignante simplicité. Et quelle justesse de ton et de propos intéressants, troublants et souvent inédits.

 

 « Derrière le rire, il y a une douleur qui touche les gens » (Le Soir)

 

 

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Marie-Anne Raymaekers (chroniqueuse) : Comment l’histoire tragique de ces hommes « jeunes et beaux » partis travailler dans les mines de Belgique et revenus malades de la silicose dans leur Salento natal, tout au fond de la botte de l’Italie nous laisse-t-elle un sentiment de bonheur ?

Sans doute est-ce la grande vérité, la sensibilité du texte et son interprétation pleine de vie.

 

Hervé Guerissi, « petit-fils de mineur » comme lui plait à lui rappeler son père,  nous raconte d’abord l’histoire du pays de son grand-père, parcouru depuis les origines par les conquérants, devenu exsangue après la guerre 40-45. Il décrit alors la migration des pauvres paysans de la région, sans terre à cultiver, vers la Belgique, la nouvelle Amérique. Il évoque les multiples visites médicales, le voyage éprouvant de 52 heurs dans des wagons verrouillés, gardés par des hommes en armes, et enfin l’arrivée en Wallonie et la découverte du travail dans la mine et des baraquements qui  servent de logement.

 

Le petit-fils passe alors la parole au jeune facteur, seul homme resté au pays. Sa mission : « distribuer, lire, écrire ». Il distribue le courrier, lit les lettres, mais pas toujours : souvent il en écrit d’autres pour ne pas révéler à leur famille l’enfer que vivent leurs hommes en Belgique !  Il est le seul à connaître les malheurs de ses  amis là-bas dans le nord. Son récit passe du tragique à la légèreté, de la description de ce travail inhumain à 1000m de profondeur, dans les entrailles de la terre, coincés dans des veines étroites, menacés par le grisou, à l’évocation des péripéties de la vie du village où les femmes seules et tristes se font consoler par le facteur.

 

La vie prend le dessus. Hervé Guerissi est là pour raconter l’histoire de ces mineurs. Il garde leur mémoire vivante. Il communique ses émotions. A souligner aussi : la diction est d’une clarté rare.

 


 

« Spectacle sans artifices. Cincali, c’est un chaise , quelques lumières et un talent fou ! (Muriel Hublet/Plaisir d’offrir) 

 

 

 

 

« Le public est captivé. Plus que cela, il est réellement ému  ou souriant car les passages de drôlerie naïve , de simplicité bonhomme , alternent avec les moments d’emballement rageur et dénonciateur. » ( Suzanne Vanina)

 

 

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 UN talent brut au service d’un grand récit.

 

 

 CINCALI

Nicola Bonazzi et Mario Perrotta

Traduction et adaptation : Hervé Guerrisi

Le jeudi 23/07/15

 

FESTIVAL BRUXELLONS

Château du Karreveld

Avenue Jean de la Hoese  3

1080 Molenbeek-Saint-Jean

Infos – Réservations : 02 / 724 24 24

 

 

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 Amis de l’émission/blog  « Les Feux de la Rampe » , mille mercis pour  votre présence sur le blog.

Notre moment de séparation:

LA DAME EN NOIR

Elle était en concert  hier soir, 20 juillet, revenue une dernière fois pour célébrer ses adieux au public.

Combien nous l’avons aimée! Quel talent ! Quelle voix amoureuse, câline et sensuelle.

Je l’ai interviewée plusieurs fois et elle était charmante et drôle.

 

Elle a chanté du côté de Deurne( Région anversoise) .

Sa tournée d’adieu est prévue jusqu’en avril 2016.

Espérons la voir l’un de ces prochains mois à Bruxelles ou en Wallonie.

Son nom : JULIETTE GRECO

Elle est restée magnifique avec ses 88 ans ! Tous nos baisers chaleureux Chère

Juliette ! Nous l’écoutons avec tendresse et amour.

A tout bientôt.

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

JOSEPHINA (FESTIVAL BRUXELLONS)+FILMS(I.BERGMAN-C.GAVRAS-FRANCE BREL-BREL-BRASSENS-FERRE)

(republication)

 

JOSEPHINA

Un Théâtre Gestuel

Dans son 20 mètres carrés, Alfredo , entouré de nombreux objets, est seul et cependant accompagné. Il est en train d’éplucher des oignons et encore des oignons…

Un mystère au départ.

 


 

 

Et voilà que…

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JOSEPHINA

 

Au travers de jeux de mots et de gestes , d’ellipses et d’indices , une absente omniprésente : JOSEPHINA  occupe l’espace.

Que s’est-il passé trois mois plus tôt ?

 

Au fil des partitions physiques, à demi-mot et à demi-geste , des fragments de vie et d’intimité sont dévoilés…

 

 

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Empreintes gestuelles et traces sonores s’entremêlent cherchant à révéler le fin mot de l’histoire…

 

Un spectacle comme on n’en voit trop rarement. !

 

Un spectacle ludique et poétique !

 

Un spectacle qui nous fait rêver et entraîne notre imaginaire.

 

Je laisse la parole et…les gestes  à Sicaire Durieux et Sandrine Heyraud , un couple de jeunes artistes  belges, auteurs , metteurs en scène et interprètes de ce spectacle  hors série .

 

 

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Sicaire : Dans notre spectacle, un homme et une femme se croisent curieusement. Du flash back au cauchemar, des souvenirs épars aux désirs obsédants, le spectateur  est libre de reconstituer le puzzle d’une relation rêvée ou passée, l’histoire d’un couple brisé ou idéalisé.

 

Sandrine : Entre les empreintes fugaces et le fantasme, le geste et parfois la parole cohabitent intimement au point de créer des croisements et des glissements poétiques, des renversements de sens burlesques et des tableaux corporels d’un puissant impact visuel.

 

Sicaire : Le texte – limité au possible– vient ainsi détourner le mouvement et vice versa.

A travers ce dialogue entre le geste et la parole, la cage visuelle du texte trouve alors une résonance à la fois physique et poétique dans le corps de l’acteur mime.

 

JOSEPHINA

 

Un spectacle multiple où interviennent plusieurs disciplines artistiques : le théâtre, la danse contemporaine, le jeu clownesque, le mime où l’on sent les griffes  d’Etienne Decroux , Marcel Marceau et Jacques Lecoq.

 

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Est-ce qu’en ajoutant la parole, on enlèverait ce qui fait la spécificité du mime, ce qui le rend singulier ?

 

Sicaire : Cette  question a été à l’origine du processus de création de JOSEPHINA.

C’est notre deuxième spectacle qui s’adresse à tout public et propose un jeu subtil entre la parole et l’expression du corps.

 

Sandrine : De situations quotidiennes aux tableaux surréalistes en passant par l’illustration et l’abstraction, les glissements de registres s’effectuent de manière à expérimenter diverses approches du corps en lien avec le texte.

 

Sicaire : Des textes d’auteurs contemporains tels que Xavier Durringer , Gao Xingjian , Henri Michaux.

 

Catherine Makereel(Le Soir) : On en ressort l’imaginaire tout revigoré et l’envie de vivre , à notre tour , l’amour comme une danse enflammée.

 

Laurence Bertels (La Libre Belgique) : Burlesque et poésie sont de la partie… C’est à la fois beau, touchant, tendre et juste du premier au dernier mouvement.

 

 Un dernier mouvement catastrophique dont je vous laisse la surprise.

 

UN VRAI BONHEUR !  UN CADEAU QUE CE SPECTACLE !

 

Ils ont beaucoup de talent ces deux jeunes artistes qui ont créé la Compagnie «  CHALIWATE » en 2005, une compagnie qui a pour but de promouvoir les arts du mime sous toutes ses formes : spectacles, stages , conférences.

 

Ils tournent dans le monde entier avec ce spectacle génial, c’est le moins que l’on puisse dire.

Ils enseignent leur savoir faire spécifiques du mime partout : universités, écoles de théâtre !

 En  plus d’un immense talent, ils sont terriblement sympathiques tous les deux !

 J’ai tout de même un reproche à leur faire : leur spectacle est trop court – une heure seulement – alors que nous sommes, nous les spectateurs , envoûtés , enchantés,  perdus dans notre imaginaire ! C’est un spectacle que l’on a l’envie de revoir sitôt terminé.

 Fabienne Cabado ( Parler avec son corps 2009)   La Compagnie ChaliWaté conjugue la poésie du verbe à celle d’un mouvement riche en surprises.

 

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JOSEPHINA

 

Ecriture, mise en scène , interprétation : Sandrine Heyraud & Sicaire Durieux

Dramaturgie : Katya Montaignac

Scénographie : Karine Galarneau et Thiebault Vanden Steen

Création lumière : Frédérick Gravel et Jérôme Dejean

Conception sonore : Nancy Bussières

Direction technique : Jérôme Dejean.

 

Avec mes remerciements en mots mais en gestes  surtout, avec des petits bouts de mime à la façon  de Chaplin,

Baptiste Deburau, Jean-Louis Barrault, Buster Keaton, Raymond Devos, Adam Darius et Marcel Marceau bien sûr !

Sandrine Heyraud & Sicaire Durieux ! Ils nous donnent l’envie de croquer l’amour à pleines dents , avec les incisives plutôt que les dents de lait.

 

 

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JOSEPHINA

le 22/07/15

 

FESTIVAL   » BRUXELLONS « 

Château du Karreveld

Avenue Jean de la Hoese  3

1080 Molenbeek-Saint-Jean

Infos/Réservations : 02 / 724 24 24

 

GRANDE SOIREE TELE  CE LUNDI SOIR...

 

 

 Sur LA UNE/RTBF- 20h20)  : « LE CAPITAL« , un film signé Costa Gavras, interprété par Gad Elmaleh et Natacha Régnier.

 

Syno bref :Un dirigeant peu scrupuleux se retrouve confronté à l’offensive d’un

fond spéculatif américain…

 


 

 SUR ARTE/BELGIQUE-  Deux rendez-vous…enchaînés:

 

A 20h50  : FANNY ET ALEXANDRE  réalisé par Ingmar Bergman, avec Gunn Wallgren, Jan Malmsjö, Pernilla Allwin

 

Syno bref  : Un conte magique, hanté par la mort , qui fait figure de somptueux testament cinématographique de Bergman.

 


 

 

 A 23h55  LES FRAISES SAUVAGES, un film réalisé également par Ingmar Bergman, avec Victor Sjöström et Ingrid Thulin.

 

Syno : Un vieux médecin admet qu’il a gâché sa vie. Comprenant que la fin  de sa misérable existence est proche, il confie ses cauchemars à sa belle-fille…

 

Faut-il le rappeler , ce flm est le véritable chef-d’oeuvre de Bergman !

 


 

 

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci pour votre écoute et votre fidélité. Bonne soirée en ce 20/07/15

 

Notre moment de séparation :Si vous n’aimez pas Bergman ni Costa Gavras, branchez-vous  sur LA TROIS/RTBF – à 21h40

 

Un documentaire réalisé par France Brel, la fille de Jacques Brel. Une  découverte  quelque peu  de l’ami Jacques.


 

ET

A 23h13 -MEME CHAINE : trois grands monstres sacrés de la chanson francophone : BREL, BRASSENS et FERRE discutant autour d’une table.C’est filmé comme un documentaire-radio, sans mouvement ciné; et nos trois vedettes regrettées discutent de  l’art et de leur vie. Passionnant à suivre.Trois hommes sur une photo…Regardez-les !

Bonne écoute à Vous et à tout bientôt

 

 Roger Simons

 

 

 

 

LA MELODIE DU BONHEUR(SUITE ET FIN ) FESTIVAL BRUXELLONS

 

 


 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

J’ai fait un rêve étonnant  la nuit  dernière…

 

Un rêve merveilleux…

 

Je me trouvais à New York dans l’un des plus grands   « musicals » de Broadway.  On y jouait «  The Sound  of Music » inspiré par « The Trapp Family Singers » de Maria Augusta Trapp.

 

J’avais vu le film en son temps… lointain, mais la comédie musicale qui se jouait dans ce grand théâtre newyorkais était bien plus intéressante que le film…

 

Je me suis réveillé tout exalté. Je n’étais pas à New York, une ville que j’adore ! J’étais bien à Bruxelles. Au château du Karreveld ! Dans la Cour de ce magnifique  lieu  de Molenbeek-Saint-Jean, devenu «  théâtre » pendant trois mois.  Et c’est là que se joue pour la toute première fois en langue française  cette comédie musicale, véritable Hymne à la Liberté.

 

 


 

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Un spectacle – évènement   !

Décidément, Bruxelles devient vraiment  la capitale européenne la plus culturelle qui soit, sans oublier pour autant Paris bien entendu.

 

 UNE IDEE GENIALE

 

Trois hommes, fous de théâtre (comme moi d’ailleurs)  sont les trois co-directeurs de ce grand Festival « BRUXELLONS »  qui fête cette année ses 17 ans d’existence.

 

Le principe simple  de ce  Festival est  de proposer  une programmation  estivale avec ses coups de cœurs  théâtraux,   ce qui permet d’avoir une affiche très diversifiée.

 

Ces trois hommes,  Olivier, Jack et Daniel dans l’intimité, expliquent  la particularité de ce 17ème Festival.

 

Olivier Moerens, Jack Cooper, Daniel Hanssens : Nous avons voulu  que notre 17ème  Festival  soit différent des  précédents.

Car nous voulons partager cet été l’un de nos rêves : montrer dans les règles de l’art une grande comédie musicale anglo-saxonne. Et pas n’importe laquelle. Nous avons donc choisi  LA MELODIE DU BONHEUR  avec 35 artistes sur scène et un orchestre – live de 11 musiciens qui se trouvent   « réfugiés »  dans un lieu  proche du grand plateau. 

 

 

 

 

 INFO   Depuis 17ans, la commune de Molenbeek-Saint-Jean accueille  ce Festival  « Bruxellons « en son  Château du Karreveld !

 

Les trois hommes, Olivier, Jack et Daniel : Et nous la remercions pour ce soutien sans faille.

 

Cela nous a permis, et nous permet toujours, de créer à Bruxelles un grand festival de Théâtre Populaire, présentant chaque été une centaine de représentations de plus de 25 spectacles.

 

« SI L’ON NE PEUT PLUS IMAGINER UNE EDUCATION QUI NE SOIT PAS NATIONALE  JE NE PEUX IMAGINER UNE FORME DE THEATRE CONTEMPORAIN QUI NE SOIT PAS POPULAIRE »

 

(JEAN VILAR)

 

Olivier, Jack, Daniel : Depuis sa création, le Festival BRUXELLONS s’est voulu un Festival de Théâtre Populaire, au sens propre de Vilar.

 

Or, monter un grand spectacle populaire implique de manière intrinsèque  le refus de la facilité ou de la compromission, bien plus que lorsque l’on s’adresse à un public ciblé ou de connaisseurs.

 

Refus de la facilité de se borner à émouvoir avec des enfants qui chantent et qui dansent, avec des histoires d’amours qui se mêlent et se démêlent.

 

Refus de la compromission consistant à ne pas aborder de face l’aspect politique de l’œuvre qui tend un miroir à notre situation actuelle

 

Ce que nous reprochons à l’adaptation cinématographique, nous nous le sommes interdit. Et nous sommes conscients qu’il s’agit de dépoussiérer l’image mièvre que beaucoup ont de cette histoire et d’effacer dans l’inconscient collectif les libertés prises par le film vis-à-vis du texte original.

 

(Extraits de propos publiés dans le programme)

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Nous étions nombreux à croire à une histoire authentique lorsque nous avons vu le film.

 

Je viens d’en retrouver un court extrait avec Julie Andrews.

 


 

 

Moi-même, alors que j’adore la comédie musicale, je n’avais pas vraiment aimé ce film. Je le trouvais plutôt médiocre, à part la musique formidable de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, et  les interprétations de Julie Andrews et Christopher Plummer.

 

La pièce musicale qui se joue en ce moment au BRUXELLONS  a récupéré l’histoire vraie tout en mettant en valeur le style « comédie musicale » Génial!

 

 

 

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Olivier, Jack, Daniel : Derrière une histoire en apparence candide,  l’Histoire se profile et imprègne l’oeuvre de façon latente. La romance de la première partie du spectacle ne fait pas oublier le contexte tout à fait particulier dans lequel elle s’inscrit : la montée du nazisme dans l’Autriche d’avant-guerre et le choix auquel les Autrichiens et le reste de l’Europe furent confrontés pendant les événements de la Seconde Guerre Mondiale.

 

En l’occurrence, ce « musical »  nous parle d’une famille solidaire et unie jusqu’au bout, qui lutte, reste fidèle à ses convictions et résiste face à la barbarie nazie.

 

Bravo à Vous trois pour cette magnifique performance.

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Mais je voudrais tout de même dire que la pièce commence dans un couvent, là où se trouve une jeune femme  à qui l’on conseille de partir et de vivre une autre vie.

 

Cette jeune femme s’appelle Maria ; elle est belle, d’une grande tendresse, d’un amour total pour Dieu. Elle va trouver une place de gouvernante dans une famille au nom de Von Trapp, dont le père, veuf,  capitaine, vit avec  sa gouvernante et ses sept enfants…

Et à partir de là commence réellement l’histoire…

Et à partir de là apparaissent tous les personnages dont les sept enfants prodigieux qui aimeraient retrouver une maman…

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Version nouvelle et  texte  et chansons en français.

 

Une première mondiale !

 

Un travail gigantesque ! 

 

 Une mise en scène exceptionnelle !

 

Une fabuleuse interprétation !

 

35 artistes en scène, c’est inouï. Et ce ne sont pas des figurants comme on pourrait l’imaginer.

 

28 adultes et 7 enfants ! Incroyable ! Et ces 7 enfants  d’âges différents jouent la comédie, chantent et dansent !

 

Sept enfants merveilleux, mignons comme tout,  qui deviendront plus tard,  peut-être,  de grands acteurs.

 

Dois-je vous dire  qu’ils  sont  applaudis dès leur entrée en scène ! Ce sont les sept enfants du Capitaine Georg von Trapp.

 

 

 

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Ils sont inouïs, ils tiennent leur personnage  avec une facilité,  une vérité surprenantes. Ils sont drôles et émouvants. Ils chantent et dansent comme de vrais professionnels ! Ils ont déjà joués dans différents théâtres.Malgré leur jeune âge , ils connaissent un peu le métier…

Ils ont répétés pendant de nombreuses semaines.

 On les sent non seulement présents pour jouer leur rôle mais heureux d’être sur une grande scène devant un large public.

 

Un premier bonheur pour nous, spectateurs,  de les découvrir et de les admirer et de les applaudir.

 

Ce sont les «  stars » du spectacle quoi !

 

DO RE MI

 

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Mais  je suis sincère , pour moi, la « star »  de cette « Mélodie du Bonheur », c’est incontestablement cette comédienne –chanteuse , bien de chez nous , née si je ne m’abuse à Uccle,  que nous voyons dans tous les théâtres de la capitale, dernièrement encore  dans  « La Revanche de Gaby Montbreuse » , c’est  LAURE GODISIABOIS .

 

 

 

 

 

Quel talent ! Je la connais depuis le début de sa carrière.

C’était au  théâtre du Passage 44 (hélas disparu depuis longtemps)

Le titre  de la pièce m’échappe mais l’action se déroulait dans un grand hôtel où l’on allait découvrir un couple. L’homme appelait la femme de chambre.  Celle-ci entrait et déposait un plateau. C’était bien sûr Laure. Sans dire le moindre mot,  elle saluait  le client  et disparaissait avec un regard souriant, discret.

 Déjà, elle avait une présence  en scène !

 J’ai suivi sa carrière de très près et je l’ai vue évoluer d’une manière remarquable et rapide, jouant des personnages  de tout style, de toute catégorie, et cela  avec une facilité débordante

 

Nos  trois co-directeurs l’ont engagée à plusieurs reprises et cela va de soi, ils ont pensé à Laure pour faire vivre le personnage de Maria.

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 Qu’est-ce qu’elle est vraie dans son interprétation !

 

Ici aussi, un regard d’une tendresse, d’une douceur  d’une bonté étincelante. Elle ne joue pas Maria, elle est Maria.

 

Elle est émouvante aussi. Mais elle montre tous  ses sentiments avec réserve, avec retenue.

 

Laure est aussi une joie pour les sept enfants Von Trapp.

 

 

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 DISTRIBUTION 

 

Aux côtés de Laure Godisiabois , Wim Van Den Driessche, en alternance avec Antoine Guillaume jouent le Capitaine Georg von Trapp. Deux acteurs différents mais de super qualité artistique.

 

Cela doit être troublant et intéressant  pour Laure  de changer de partenaire d’une représentation  à l’autre !

 

 

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 PLACE AUX SEPT ENFANTS TALENTUEUX…

 

En vérité, ils sont dix car certains se produisent en alternance.

 

Ces enfants ont été choisis  parmi de très  nombreux postulants dont beaucoup avaient déjà joués dans plusieurs  théâtres

 

Esteban Brouillard (Friedrich ) né le  09/09/2002 à Etterbeek.

 

Esteban : Pour moi, jouer Friedrich , c’est l’aboutissement de deux années de chant(chorale), deux années de théâtre et 4 ans de danse. C’est mixer toutes mes passions ensemble…

 

Clara Barlow (Louisa) née aussi à Etterbeek le 03/09/2002.

 

Clara : Pour moi,  jouer dans «  La Mélodie du bonheur » c’est une expérience de fou ! 25 spectacles en plein air dans un château !!! Mon personnage Louisa selon moi, c’est une gentille hippie qui aime faire des blagues, parfois méchantes mais seulement pour faire fuir les gouvernantes.

 

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Les autres enfants jouent donc  en alternance :

 

Nicolas Djuroski( Kurt- 15ans) : Dans 20 ans , j’aimerais apprendre la comédie musicale à Broadway.

 

Sylvain Schmitt ( Kurt- 13 ans) : Dans 20 ans, j’aimerais être… un artiste !

 

Joëlle Massart(Brigitta-14 ans) :  C’est un rêve qui se réalise et une chance que l’on n’a pas tous les jours dans sa vie. J’apprends beaucoup de choses et rencontre de chouettes personnes.

 

AdélaÏde Couplet (Brigitta – 13 ans) : Pour moi, jouer dans  « La Mélodie du bonheur », c’est une expérience excitante et enrichissante tant au niveau scénique qu’au niveau humain.

 

Clémentine Guyot  Marta -9 ans) : Mon personnage, Marta, c’est…un peu moi. Elle aime bien chanter, danser et s’amuser, comme moi, et elle adore sa nounou comme moi j’adore mes baby sitter. 

 

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 Noélyne Siméons ( Marta- 10 ans) :  Je dédie cette série de représentations à toutes les personnes qui me permettent de m’épanouir dans ce monde.

 

Ivy Barlow (Greel -8 ans) :  Mon rêve le plus fou, c’est d’aller au bout du monde nager avec les dauphins.

 

Camille Barreira (Gretzl –  7ans) : J’aime faire plein de choses car j’ai plein d’énergie et  je ne sais pas rester en place …

 

Ils sont étonnants !

 

Bonne route à Vous tous !

 

DECORS  & SON

 

Le décor figure sur plusieurs plans : l’abbaye de Nonnberg  , la villa Von  Trapp, La chambre de Maria,  La terrasse de la villa Von Trapp, la salle de  concert …

 

Le Son joue aussi un rôle des plus importants.  Il est d’une superbe qualité. On entend merveilleusement les voix des acteurs là , partout où ils se trouvent. Aucun bruit de micro, une clarté totale d’écoute, ce qui est rare.

 

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 LA DISTRIBUTION LA PLUS LONGUE DU THEATRE BELGE

 

Par ordre d’entrée en scène  (indépendamment de Laure Godisiabois , Wim Van Den Driessche, Antoine Guillaume   déjà nommés) :

 

Marie-Laure Coenjaerts (La Mère Abbesse) : comédienne et superbe  chanteuse.

 

Jolijn Antonissen (Sœur Berthe) Shérine Seyad ( Sœur Margaretta) Sarah Delforge ( Sœur Sophie) Roland Bekers  (Franz) Nicole Valberg ( Frau Schmidt) Maud Hanssens (Liesi) Damien Locqueneux  Rolf Gruber)Perrine Delers  (Baronne Schraeder)Pierre Pigeolet ( Max Detweiler)Bruno Mullenaers ( Herr Zeller)Jean-Claude Gérard (Baron Eberfeld et le prêtre)Anne Vrielinck( Baronne Eberfeld)Marcel Bergez (Amiral von Schreiber)

 

Ce n’est pas tout…

 

Le Choeur : Emilie Debu, Alice Lopez, Aline Massinon, Catherine Gallez…

 

Les invités du bal et les nazis : Mehdi Loumrhari, Raphaël Bocken, Stéphane Rimbert , Arnaud Delforge, David Vincent.

 

Cela continue…

 

La musique :

 

Pascal Charpentier ( Directeur musical), Julie Delbart (Assistante dir.musical et pianiste),  Gilles Carlier ( Keyboard String), Toine Cnocckaert( Percussions), David  Foiche( Cor), Julien uilloux ( Trombone) , Pauline Leblond( Trompette) , Ivan Lebrun ( Violon), Cédric Debruycker(Clarinette ,Mathieu Najean(Clarinette, Basson) , Cédric Raymond/ Nicolas Puma (Contrebasse)

 

Et  encore…

 

L’Equipe de création :

 

Daniel Hanssens et Jack Cooper (metteurs en scène ) assistés  de Simon Paco, Olivier Moerens ( Dramaturge ), Joelle Morane  (Chorégraphe , Dimitri Shumelinsky ( Scénographe, assisté de Michela Osimo), Françoise Van Thienen Costumière , assistée de Marie Niels, Ophélie Garcia, Odile Ryckmans, Anne Marie Hobin, Carine Duarte) , Isabelle Rigaux (Coach vocal) , Séverine Delforge  (Chef des Chœurs), Laurent Kaye(Création Lumière) Daniele Parmentier et Paul Matraja(Coiffure)

 

Et  encore …

 

L’Equipe technique :

 

Yves Hauwaert et Eienne Gabaut (Directeurs  techniques), Marco Gudanski(Ingéneur du son, assisté de Xavier Gillis), Romain Mauvais-Nicolas Kluge-Isabelle Simon-Charlie Degrox- Gilles Peetermans ( Régisseurs)Ateliers du Théâtre Royal des Galeries (Construction des décors)

 

Et enfin :

 

L’Equipe de Production :

 

Lady Karidas/Nele Quaghebeur( Déléguées de production) , Valérie Nederlandt (Attachée de presse 7 Avril Production), Gaétan Bergez ( Communication & graphisme), Bruno Mullenaerts ( Photographe), Tousaint Colombani(Vidéaste) , Michel Soucy ( Illustrateur)

 

Voilà un générique qui ressemble bien aux génériques américains d’un film.

 

C’est  important ce listing. Chacun fignole, peaufine avec fougue et passion  sur le travail qui lui est demandé. Chacun mérite son nom au générique.

 

 Deux heures trente de spectacle !

 Quatorze séquences-tableaux !

 Une troupe talentueuse !

 Une musique que l’on n’oubliera jamais !

 

Bravo à tous , avec en tête  nos trois initiateurs-directeurs :

 

Olivier Moerens , Jack Cooper , Daniel Hanssens.

 

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Cette photo est extraite de la dernière séquence du spectacle.  On peut être désarçonné. Nous sommes en 1938. L’Autriche accueille l’Allemagne nazie…

C’est une fameuse claque !

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Il est impossible pour le public assistant à une représentation scénique  de croire qu’il s’agit d’un spectacle mièvre ou gentillet.

Pour les Anglo-Saxons , il s’agit réellement d’une œuvre politique majeure du répertoire. 

C’est pareil en Belgique francophone !

 

Pour nous, « LA MELODIE DU BONHEUR » est l’équivalent musical du   « DICTATEUR » de Charlie Chaplin, à la fois drôle et profondément politique.

 

Un conseil :Si vous vous rendez au Festival voir cette superbe comédie musicale, procurez-vous le programme : une partie avec un album de photos du spectacle et l’autre toute une documentation  sur la Comédie Musicale Américaine. C’est très intéressant ! ( coût : 5 euros)

 

 FESTIVAL  « BRUXELLONS »  jusqu’au 27 septembre 2015

 (Réservation : 02 / 724 24 24)

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe «  , merci de me suivre dans mes recherches.

 Notre moment de séparation : Un medley de musiques extraites des  « musicals » composées par  Richard Rodgers et Oscar Hammerstein.

Essayez  de retrouver les titres des films.C’est amusant quoi !

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MELODIE DU BONHEUR (énième) – LE MALADE IMAGINAIRE (énième)

 


 

 

 

Y a de la joie au Château du Karreveld !

 

C’est le spectacle «  LA MELODIE DU BONHEUR »  qui nous ravit tous,  adultes,  vieux,  jeunes ,  enfants et ils sont nombreux  sur le grand plateau imaginaire du Karreveld. 

 

Je vous en reparlerai plus longuement dans quelques heures, mais entretemps  je vous propose  de vous régaler avec cette video enregistrée à Anvers qui est quelque part  le prélude  du  Festival Bruxellons.

 

 

 


 

 

 

 

 

Voici les enfants, devenus artistes, chanteurs, danseurs qui font , partie de la distribution, filmés au coirs d’un échauffement- audition-répétition.

 


 

 

 

 

 

Beaucoup d’entre vous ont vu le film tiré en 1965 de l’œuvre originale. Certains l’ont adoré. Très bien , ils vont retrouver à la scène ( Et quelle scène !) ce qu’ils ont apprécié à l’écran.

 

D’autres n’ont pas aimé le film et j’en fais partie …

 

 

 

Daniel Hanssens (L’un des directeurs  du Festival) : Très bien  mais je dois vous signaler que l’œuvre à a scène est beaucoup plus forte, plus politique , moins « nunuche. »

 

Faites-nous confiance …Ne ratez pas l’évènement théâtral de l’été au Karreveld.

 

Avant de monter sur le « podium »  je vous invite à suivre l’interview qui va suivre, enregistrée par RTL  pendant les répétitions de la pièce musicale, il y a quelques semaines… Sabrin Jacobs est la merveilleuse animatrice de cette émission  RTL : «  Face à Face » Ce titre n’est pas trompeur.

 


 

 

 

 

Avouez : après avoir écouté Daniel Hanssens et Laure Godisiabois , on a qu’une envie : foncer au Château du Karreveld !Ce que je vais faire du reste.

 

Connaissez-vous cette jeune actrice , à la fois comédienne et chanteuse ?  Je vous en ai très souvent parlé. Je suis sa carrière depuis  le début. Elle est tout simplement formidable.

 

Je vous en reparlerai demain dans votre émission/blog « Les Feux de la Rampe » Mais je ne résiste pas à l’envie   de publier à l’instant l’une de ses photos très significative pour la comédie musicale  dans laquelle elle triomphe dans le personnage de Maria.

 

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AUTRE COUP DE CŒUR

 

 

 

Demain l’unique représentation de «  AMOUR ET GRIVOISERIES »  , toujours aux Bruxellons .

 

Une pièce de et par Geneviève Voisin.

 

Cette jeune et belle  artiste fait toujours u tabac là où elle se produit. Elle nous entraine dans ce cabaret intime  aux lumières feutrées et nous chante  Boris Vian, Georges Brassens, Jean Ferrat, Brigitte Fontaine et encore d’autres.

 

« Tout est dans la suggestion » (L’Avenir)

 

J’aime ces deux mots : «  Amour «  et «  Grivoiserie »

 

Geneviève chantera donc ce mercredi dans la grange du Château, accompagne au piano par Daniel  Barbenel

 

 

 

 

 

 

 

INCROYABLE MAIS  VRAI !

 

Indépendamment de «  La Comédie du Bonheur » , toutes les pièces  sélectionnées par  le Festival BRUXELLONS,    et il y en a pas mal , sont programmées à partir du mercredi 22 juillet, avec en première «  JOSEPHINA » 

 

Ici aussi, votre émission/blog  sera de la fête !

 


 

 

 

 

Malgré l’intervention de nombreux médecins , notre   « malade » est toujours « malade » .

 

Bonne nouvelle, il vous invite à venir le voir à l’Abbaye  de Villers-la-Ville  dès aujourd’hui et ce jusqu’au 08/08 !

 

Il ne sera pas seul. Ses amis (Amis ?) seront également dans ces lieux. Prenez un contact  téléphonique dès que possible au 070/224.304 pour réserver vos places.

 

Toinette, Béralde, Cléante, Angélique, Béline, Mr Diafoirus, Purgon, Bonnefoi vous accueilleront et vous conduiront là où se trouve le MALADE …IMAGINAIRE dont le nom lui n’est pas  imaginaire. Tout au contraire !  «  MICHEL KACENEKENBOGEN », c’est un nom   qui vous est familier : Directeur du Théâtre Le Public    metteur en scène , acteur. Il a déjà joué du Molière du reste.

 

Aujourd’hui , c’est ARGAN, cet homme fantasque , colérique, faible et préoccupé exclusivement de sa santé dont cependant l’état ne justifie point ces soins ni ces soucis.

 

Et puis, il est assez riche pour ne rien faire de ses deux mains, et s’offrir les soins coûteux d’un apothicaire et d’un médecin.

 

Il se sent un être perdu, affolé, traqué…

 

Venez  l’encourager, il  se sentira mieux …Espérons-le !

 

Je vous entretiendrai de ce personnage incroyable  jeudi   ou  vendredi prochain…

 

Pauvre…Pauvre Argan. Regardez-le. Il fait pitié, non

 

 

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IL Y A DE LA JOIE !

 

 

 

Amis de l’émission/blog  « Les Feux de la Rampe » , merci encore de votre présence et de votre fidélité.

 

Notre moment de séparation :  Encore à retenir le démarrage demain mercredi du DOUR MUSIC FESTIVAL  avec  entre autres le groupe de rock anglais :  PALMA VIOLETS et leur gros succès «  Danger in the club »

 

Bonne écoute et à tout bientôt.

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FESTIVAL MIDIS MINIMES 2015(3ème SEMAINE)+ BOGART/BACALL+NOUGARO

Gros succès ce Festival bien mérité. Brillants artistes ! Spectateurs passionnés par la musique très diversifiée.

A suivre chaque jour au Conservatoire Royal de Musique Bruxelles.(12h15)

 

 

 

Lundi  13/07/15 : PHILIPPE THURIOT

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Après ses études  à l’accordéonen humanités artistiques à Bruxelles auprès de Jules Willems, il poursuit sa formation  aux Conservatoires d’Anvers puis de Copenhague…

 

Il remporte plusieurs prix , notamment en Allemagne et Tenuto en Belgique.

 

Philippe nourrit ses  vieilles ambitions : l’improvisation, le jazz et la composition. Il donne régulièrement des concerts avec des noms connus de l’univers du jazz, comme Aka Mon, Steve Houben , Jacques  Pirotton ou Charles Loos.

 

Il va se produire un peu partout en Europe. Et pour répondre à une demande du Festival de Flandre de Courtrai d’interpréter  l’intégrale des «  Variations Goldberg » de Bach, il arrange pour l’accordéon la partition du clavecin.

 

Et aujourd’hui, Philippe enseigne l’accordéon à Gand à  la  School of Arts .

 


 

 

 

 

 

 Mardi  14.07.15  CAROLINE WEYNANTS

 

 

 

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Caroline est une soprano supérieure. Elle a étudié le chant au Conservatoire Royal de Liège, dans la classe de Greta de Reyghere.

 

Caroline est membre actif du Chœur de chambre de Namur depuis 1998 et elle fait partie des solistes de l’ensemble.

 

Parallèlement , elle travaille comme soliste avec des ensembles de renom  tels Les Agrémens.

 

Elle est également appréciée dans des ensembles de polyphonie vocale(Voix Luminis)

 

Qui plus est , elle a participé  à de nombreux enregistrements discographiques comme soliste.

 

Ses derniers succès, l’amour » dans «  Céphale et Proscris » de Grétry , le cd « Desire », desa cantates de Bach avec Il Gardelino et le rôle de Natura Human dans «  Il deluvio » de Falvetti avec la Cappella Mediterranea. Drôlement occupée Caroline et c’est tant mieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi  15/07 ELODIE FONNARD

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Une jeune soprano révélée en 2011 par « Le jardin des Voix »  de William Christie.

 

Elodie est depuis très présente sur la nouvelle scène baroque.

 

Cette année 2015 ,  elle est « Iphise » et « La fortune » dans la nouvelle production de l’Opéra Comique  de Paris, mise en scène par Robert Carsen , «  Les fêtes Vénitiennes »  de Campra avec William Christie et Les Arts Florissants  (Théâtre  de Caen , Capitole de Toulouse et Brooklyun Academy of Music New York)

 

Elle chante un peu partout  en Europe : au Barbican/Cité de la Musique de Londres , au Bolchoï à Moscou, au Brésil, Colombie, Chili, Mexique. Des tournées fantastiques…

 

Et ce qui est tout autre, elle vient d’enregistrer un disque consacré aux chansons de Prévert et Kosma…Elodie est devenue la marraine de « Tous à l’Opéra » au Théâtre de Caen ! La voici à Bruxelles.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 16/07 – ADRIEN LA MARCA

 

 

 

 

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Révélation Soliste Instrumental aux Victoires de la Musique en 2014,  l’altiste français Adrien commence son apprentissage musical  très jeune au Conservatoire d’Aix-en-Provence.

 

En 2àà5, il est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Jean Sulem et remporte le  Premier Prix du concours national des jeunes altistes à Lille.

 

Et le jeune Adrien va commencer à être invité un peu partout et chaque fois avec succès.

 

Il compte déjà une expérience solide de concertiste comme le montre sa participation à de grands festivals : Merrick Festival à Miami, Jeunes Talents à Paris, La Folle Journée de Nantes, Musica à Strasbourg, la Grange de Meslay à Tours…

 

Depuis 2012, il se trouve dans une activité débordante, est lauréat de la Fondation L’Or du Rhin, il joue avec l’orchestre de la Radio de Leipzig , l’Orchestre Symphonique de Besançon. Il se produit dans plusieurs festivals dont Les Schubertiades.

 

Il effectuera ses débuts en récital au Japon lors de sa première tournée en Asie en mars 2016.

 

Un mot encore : Adrien joue sur un magnifique alto de Giovanni Batista Guadagnini prêté par la  Fondation Zilber/Rampal.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 17/07 – ENSEMBL’ARENSKY

 

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 Trois jeunes  musiciennes ! Connues d’abord sous le nom  Trio Arensly , l’Ensembl’Arenski est créé en novembre 2002, après un concert à Tournai.

 

Lorsque ces trois jeunes musiciennes belges y jouent le trio d’Anton Arensky , le succès est indéniable et elles décident alors de former un trio qui portera ce nom.

 

Ces trois femmes : Claire Dassesse(violon), Aurore Dassesse(violoncelle) et Stéphanie Proot(piano) ont pour objectif de revisiter les grandes œuvres du répertoire ainsi que de faire découvrir à leur public désœuvrés  les moins connues.

 

Elles varient  leurs performances en duo( violon-piano—violoncelle-piano—violon-violoncelle).

 

Vous les avez vues ans doute au Festival Musiq3 Flagey.

 

Et , en dernière info : depuis septembre 2013, l’Ensembl’Arenski se perfectionne à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth sous la direction du Quatuor Artemis.

 

 


 

De beaux concerts en perspective !

DU COTE CINE

 

 

 

ARTE vous invite à visionner le film d’Howard Hawks LE GRAND SOMMEIL  avec deux monstres sacrés : Lauren Bacall et Humphrey Bogart.

 

L’intrigue est curieuse mais ce qui est passionnant, c’est de revoir ces deux acteurs.

 


 

 

 

 

 

ARTE  a joint à ce film des années quarante un documentaire de David Hely «  BOGART RACONTE PAR BACALL »

 

A ne pas rater ! 

 

( 22h35 –Arte)

 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  merci à Vous pour votre précieuse présence face au blog.

 

Notre moment de séparation : LA TROIS/RTBF   propose un « Face au public » très ancien , 1986 , avec Claude Nougaro.Une motion de le revoir !

 

(La Trois –  22h29)

 

Je vous laisse pour vous retrouver tout bientôt.

 

Roger Simons