J’AVAIS UN BEAU BALLON ROUGE(THEATRE VARIA ) ROMANE & RICHARD BOHRINGER

 

Une pièce de Angela Dematté qui s’inspire de la vie de Margharita Cagol , fondatrice des premières Brigades Rouges et invente un dialogue avec un père seul. En confiant les rôles des deux personnages à Romane et Richard Borhinger , Michel Didym trouble plus encore l’histoire entre le vrai et le faux.

 

 

PARIS/LA CRITIQUE

 

 

Quel merveilleux spectacle ! On en sort bouleversé et réjoui !… Romane Bohringer fait pétiller son personnage de pasionaria, un petit miracle de bravache.

 

A ses côtés, Richard Borhinger est magnifique en bon conservateur chrétien, le regard traversé de nuages.

 

 


 

 

 

Un dialogue simple et engagé entre deux figures indispensables l’une à l’autre : un père et une fille !

 

1965,  dans la maison calme, le père fait ses comptes, la fille étudie . Elle veut refaire le monde. Il veut la protéger. Le père et la fille s’affrontent sur le terrain politique. Elle a une conception intransigeante des injustices. Lui préfère négocier avec les inégalités de la société. Homme mesuré, il tente de la raisonner.

 

1966, des groupuscules gauchistes se forment, la jeune fille rejoint Renato, « un petit gars avec la peau mate ».

 

A Milan, le couple d’amoureux  crée un groupe d’extrême gauche et entre dans la lutte armée.

 

Les années passent.

 

Tous les matins, le père lit la presse et voit sa filler aller à sa perte. Mais que peut-il faire ? 

 

 J’AVAIS UN BEAU BALLON ROUGE

 

Une grande pièce, très dure,  à découvrir au Théâtre Varia  ce vendredi, demain samedi et dimanche.

 

Une pièce défendue par deux grands acteurs ; Romane et Richard Borhinger, père et fille dans la pièce , père et fille dans la vie.

 

C’est la première fois qu’ils jouent une pièce ensemble.

 

J’espère que vous êtes nombreux à avoir réservé vos  places car  la grande salle du théâtre s’annonce comme archi pleine.

 

La présence de ces deux comédiens, complètement liés par le métier et la vie, est un véritable événement.

 

Je vous communiquerai mes impressions  lundi prochain, après avoir vu la pièce.

 

 J’AVAIS UN BEAU BALLON ROUGE

 

 

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ROMANE &  RICHARD BORHINGER

 

29 , 30 et 31/05

 

THEATRE VARIA

 

Rue du Sceptre 78 – 1050  Bruxelles

 

Infos Réservations : 02/640 35 50

 

 


 

 

 LA LEGENDE DES SIECLES

 

Ce soir, à 20h50, un documentaire fort intéressant « SUR LES TRACES DE… »Victor Hugo, l’un des plus grands écrivains du 19ème siècle, qui vit débarqué en Belgique avec un faux passeport en 1851. Pour un cout moment,  il était devenu citoyen belge…

 

(LA UNE – 20h50)

 


 

 

 

Belle idée d’enchaîner  LES MISERABLES  version comédie musicale. Avec Hugh Jackman dans le rôle de Jean Valjean.

 


 

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention   et de votre fidélité.

 

Notre moment de séparation   : Sur le parcours de RENAUD  qui marque cette année ses 40 ans de carrière.

 

C’est gai de le retrouver  et de l’entendre chanter.

 

Je vous laisse en vous souhaitant une bonne soirée.

 

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES VILLES TENTACULAIRES (THEATRE DE POCHE/THEATRE DE L’ANCRE)

 

Un recueil de poésie hallucinée de Verhaeren , écrit à la fin du 19ème siècle , entre classicisme et modernité , chante la beauté d’un monde citadin immense , chaotique et écrasant.

 

Nicolas Mispelaere(concepteur/interprète) :Un voyage entre passé, présent et futur. En prenant appui sur les vers libres du poète, nous suivons le parcours initiatique d’un homme d’aujourd’hui quittant la campagne de son enfance pour la mégapole de demain. Le spectacle met en avant l’homme et sa perte de repères face à cette ville synonyme de progrès, d’avancement sans discernement.

Pour ce faire, la performance tend à plonger  le public au coeur de la ville au travers  d’une expérience globale auditive et visuelle.

Le quatuor donne sa force aux mélodies et au sentiment d’ouverture pendant que l’électro amène la mécanique des amples et la dureté des sons hybrides dan une volonté d’oppression, le tout dans une recherche de musique organique et animale ne devant servir qu’à porter l’interprétation.

 

 

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De plus l’acteur évolue dans une structure à la fois rigide faite de blocs immobiles et à la fois changeante, grâce à l’utilisation du mapping video.

 

Ces structures changent alors de forme et de volume.

 

Nous ne pouvons plus croire à ce que nous voyons, juste faire confiance à nos sens.

 

Les repères du public étant eux aussi bouleversés.

 

 

CONCEPTION NOUVELLE

 

 

Je vous conseille de prendre connaissance de ce texte avant que de voir le spectacle. Vous comprendrez mieux les intentions de Nicolas Mispelaere , concepteur et interprète du spectacle mis en scène par Jean-Michel Van den Eeyden.

 

 Nicolas Mispelaere : Le théâtre reste un endroit privilégié pour questionner, atteindre , bouleverser des idées reçues.

 

Dans ce cas-ci, il s’agit de redonner vie à une parole annonciatrice et oubliée d’un grand poète belge.

 

Emile Verhaeren est considéré comme un des premiers poètes belges et comme le premier poète européen.

 

Il y a un symbole à faire valoir à la fois dans notre belgitude et à la fois dans une Europe en quête d’unité et d’identité.

 

 « La rage, elle a bondi »

 

« Féroce et haletante

 

« Et si terriblement

 

« Que son élan vaut à lui seul le temps

 

« Que met un siècle en gravitant

 

« Autour de ses cent ans d’attente… »

 

Beaucoup d’idées  et d’intentions dans cette réalisation et interprétation, encore faut-il  les  découvrir, les  déceler !

On peut se laisser porter dans ce voyage…saisir le texte de Verhaeren au passage…regarder avec une attention soutenue les mouvements de l’homme  et écouter le texte qu’il hurle presque, un texte qui se noie dans cette ambiance très bruyante….saisir  le son des violons et violoncelle – une superbe musique remarquablement jouée… se laisser  conduire dans la pénombre …

 

 

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LES VILLES TENTACULAIRES

 

 

Près de 120 ans après sa publication ,  le texte visionnaire de Verhaeren est toujours d’une irrépressible actualité.

 

Urbanisation galopante  développement fulgurant, temple de la débauche, la ville d’aujourd’hui, comme celle d’hier fascine tout en suscitant la peur.

 

Nicolas Mispelaere interroge cette hydre tentaculaire qui mange les terres mais  nourrit aussi son homme.

 

La musique fait le lien entre le passé et le présent, entre la musicalité et la brutalité des poèmes .La mélodie est gérée par le quatuor, le côté brutal est amené par l’électro.

 

Un très gros travail  que de mémoriser ce texte long et pas facile  du tout de Verhaeren…

 

Un très gros travail de scénographie tout particulier…

 

Une mise en image et en action  détonante…

 

Un travail d’acteur et de musiciens…

 

LES VILLES TENTACULAIRES

 

Mise en scène : Jean-Michel Van den Eeyden

 

Conception et interprétation : Nicolas Mispelaere

 

Assistante à la mise en scène : Anne-Cécile Masson

 

Création musicale : Margaret Hermant et Ludovic Romain

 

Arrangements : Benoit Leseure & quatuor à cordes

 

Quatuor : Margaret Hermant et Benoit Leseure  (violons) , Jean-François Durdu (alto), Marine Horbaczewski ou Léonor Palazzo(violoncelle)

 

Musique électro : Ludovic Romain

 

Mapping vidéo : Dirty Monitor

 

Régie générale et création lumières : Christian François.

 

Régie vidéo et lumières : Arnaud Bogard

 

Spatialisation sonore et régie son : Christine Verschorren

 

Production L’Ancre(Charleroi)

 

LES VILLES TENTACULAIRES

 

Jusqu’au 30 mai

 

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LES VILLES TENTACULAIRES ou CHARLEROI JETTE L’ANCRE AU POCHE…

 

THEATRE DE POCHE

Chemin du Gymnase 1 a – 1000 Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 649 17 27

 

 

Amis de l’émission blog  «  Les Feux de la Rampe », merci pour votre attention et votre fidélité. 

 

Je suis toujours en difficulté avec ce problème d’ordre technique (problèmes de video)

 

J’espère un rétablissement au plus vite…

 

Avec mes excuses.

 

A tout bientôt !

 

 

Roger Simons

 

 

Au moment de vous quitter  j’apprends la mort d’un grand ami de théâtre : JULES HENRI MARCHANT.

 

Je le connaissais depuis de nombreuses années,

 

 l’ayant souvent engagé dans mes dramatiques et feuilletons radio à la RTBF.

 

Je l’ai retrouvé par la suite au Rideau de Bruxelles où il était devenu Directeur.

 

J’ai suivi toutes ces réalisations théâtrales  avec intérêt.

 

Nous étions très amis  et nous aimions  nous rencontrer et évoquer  nos beaux moments de théâtre et de radio.

 

Adieu Jules-Henri, je ne t’oublierai pas.

 

 

 

 

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 (Jules- Henri Marchant dans  » Fantômas)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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BERNARD PIVOT ( CENTRE CULTUREL D’UCCLE)

 

 

 

 

Qui ne se souvient pas  de la présence de Bernard Pivot  chaque semaine sur France 2  et ses émissions   « Apostrophe »  et « Bouillon de culture », émissions suivies par des millions de téléspectateurs.

 

 Bernard Pivot  s’entretenait avec  les plus grands romanciers. Il avait l’art de les interviewer.  Avec une certaine bonhomie et une grande connaissance !

 

C’était à chaque fois passionnant !

 

 

 

 

 

Bernard Pivot a écrit de nombreux ouvrages dans lesquels il a publié tous ses multiples entretiens.

 

Le Centre Culturel d’Uccle a eu la bonne idée de l’inviter un soir  pendant lequel  l’intervieweur-écrivain   nous a raconté ses souvenirs d’un gratteur de têtes.

 

Extraordinaire !

 

 

 

Bernard Pivot : Pendant 28 ans, chaque vendredi soir, comme le forain de mon adolescence, gratteur de têtes dans le train fantôme , j’ai gratté la tête de millions de téléspectateurs.

 

Pou activer leur sang, stimuler leurs neurones. Pour leur donner envie de lire.

 

En même temps, en direct, j’excitais la matière grise des écrivains afin qu’ils nous livrent le meilleur de leur intelligence et de leur sensibilité.

 

Enfin, après avoir lu tous les livres, et sans pour autant considérer que la chair est triste, je me grattais la tête, non de perplexité, mais de curiosité, de passion et de plaisir…

 

 

 

EXTRAIT D’UNE EMISSION

 


 

 

 

Jean-Michel Ribes(Directeur du Théâtre du Rond-Point/Paris) : Comme la Tour Eiffel, la moutarde de Dijon ou l’espadrille de Bayonne, nous connaissons parfaitement Bernard Pivot. Son goût pour le vin, le football, sa curiosité , sa douce impertinence , son œil malicieux , la clarté de ses questions et aujourd’hui ses livres savoureux, nous savons tout. Tout, vraiment ? Non. Quand par je ne sais quelle compassion à mon endroit, il finit par avoir pitié de mon obstination à lui demander de monter sur une des scènes du Théâtre  du Rond-Point pour lire ses textes et qu’il accepta de le faire, je découvris avec enchantement que Bernard Pivot était plus que Bernard Pivot.

 

L’homme célèbre disparaissait soudain sur scène pour laisser place à un gratteur de têtes tout nu dans ses écrits portés par une voix émouvante et spirituelle qui vous file droit au cœur.

 

Merci Bernard.

 

(Texte écrit par Jean-Michel Ribes en avril 2012)

 

 

 

Ce texte de Ribes nous  montre comment est cet homme, ancien journaliste  ancien animateur d’émissions culturelles et président de l’académie Goncourt depuis janvier 2014, devenu  un homme de scène, toujours en direct avec le public.

 

Et l’on a eu l’opportunité de s’en rendre compte hier soir au Centre Culturel d’Uccle.

 

Sur scène : un pupitre sur lequel se trouvait son texte et une table basse avec un fauteuil. On  se retrouvait dans son studio de télé.

 

Il nous a  apostrophé avant de nous plonger dans son bouillon de culture,  et quelle culture !

 

L’homme aux lunettes voltigeuses, passionné et passionnant ,  égréne  ses souvenirs de «  gratteur de têtes », et ce pendant  une heure  et demie.

 

En fait, il a lu ses textes extraits de ses bouquins.

 

 

 

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Bernard Pivot : Je suis une histoire, même si je m’en évade pour faires des commentaires. Je m’appuie sur trois sortes de de textes : des épisodes de ma vie, des rencontres avec de grands écrivains – comme Nabokov ou Marguerite Duras ou Simenon..

Leur sens, leur orthographe, leur côté sympathique ou poétique m’attire…

 

Nous aussi ,  nous avons été attirés par  ses textes, ses mots ,  Dieu sait s’il en connaît des mots et pas n’importe lesquels.

 

Il épelle des mots qui se ressemblent, des mots qui ont des valeurs différentes, des expressions aussi.

 

Il termine sur  le thème  de la vieillesse, un mot auquel on doit penser quand on a dépassé la jeunesse .

 

Il fait également une dictée. Il termine avec le mot «  Merci »  que l’on multiplie comme « merci, merci, merci… » sans en finir.

 

Une soirée délectable. Un  bonheur d’écoute ! On sort du théâtre plus que ravi, en remerciant  notre «  gratteur de têtes ».

 

 

 PROBLEME

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », des problèmes d’ordre technique m’empêchent  de vous présenter  les séquences  de fin d’émission dont « notre moment de séparation. »

 

J’espère un rétablissement de la situation dans un court délai.

 

Merci de votre fidélité.

 

A tout bientôt

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

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LE PREMIER (THEATRE LES RICHES-CLAIRES)+ « TOURNEE »(FILM) +MAN ON FIRE THE SOUL SOLDIERS

 

 LE PREMIER

 

Je ne suis peut-être pas «  le premier »  à vous parler de ce spectacle, mais je puis vous dire que lorsque je me trouve à une caisse dans une grande surface, j’aime être «  le premier »  dans la file, sans quoi cela me fout en colère. Je ne suis certainement pas «  le premier »  à vous tenir ce langage…

 

Avant de vous dévoiler  le thème de la pièce,  je vous fais écouter – « en premier » une très belle musique  de Shostakovitch.  C’est peut-être «  la première »  fois que vous entendez cette musique..

 



 LE PREMIER

 

La pièce culte d’Israël Horovitz !

Connaissez-vous cet auteur américain ?

Cette pièce originale est sans conteste l’une des œuvres les plus jouées d’Horovitz.

Cette fable philosophique traite des conflits de cinq individus (4 hommes et une jeune femme sexy en diable) qui font la queue derrière une ligne blanche…

 

Ce qui compte avant tout, c’est d’être « le premier » !

 

 

 

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 Horovitz  nous laisse , nous spectateurs,  dans l’expectative. Mais, au fil du temps,   nous nous désintéressons du thème principal pour nous concentrer sur cette petite communauté aux prises avec ses propres démons.

 Horovitz nous tient en haleine avec une simple ligne blanche (qui finit part être dévorée par l’un des cinq) et le dessein de ces individus à obtenir à tout prix ce fameux statut de « premier »

 

Au début, ces cinq personnages ne sont pas avares de ruses pour conquérir cette « première » place !

 

Ainsi cette jeune femme  sexy  présente dans la queue exacerbe la libido des hommes…

 

J’en fais partie… au point de devenir l’objet de leurs convoitises…

 

 Chacune d’elles est rythmée au son enivrant de célèbres musiques, jazz , rock ou autres.

 

Ainsi celle que je vous propose pour «  la première » fois sur le blog. Cela s’appelle «  Tubular Bells »

 

 

 

 

 

«  Ceux qui partent à la chasse perdent naturellement leur place » 

 

La jeune femme sexy vient de s’installer à « la première » place.

 

 

 

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La tension monte, palpable, plus forte, plus violente. Les règles de fair-play disparaissent jusqu’au dénouement final, que je ne vais pas vous dévoiler, bien sûr.

 

Elle est belle cette jeune femme sexy, mais en plus, elle danse fort bien, d’une façon très érotique…Le tango par exemple…

 


 

 

Une mise en scène pétillante, amusante,  ces cinq  excellents comédiens  jouent avec beaucoup d’énergie.

La mise en scène  de Benoit Pauwels insuffle le dynamisme nécessaire à cette pièce  qui réclame un jeu  très enlevé.  Il est difficile de distinguer un comédien plus qu’un autre !

 

 

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 Laurent Schteiner : Le jeu d’Aurélien Gouas (Stephen dans la pièce) m’a enthousiasmé par sa force et son énergie et m’a rappelé à certains égards le jeu de Malcolm McDowell dans «  Orange mécanique »

 

Cette parabole drôle et inclassable d’Israël Horovitz traduit avec précision ce besoin existentiel de certains de nos semblables de laisser une trace de peur de sombrer dans l’anonymat. 

 

 

 

 LE PREMIER

 

Vous ai-je dit le nom de cette  comédienne… sexy ? Le voici : Laura Noel  entourée de Maud Bauwens, Robin Van Dyck, Camille Pistons, Abel Tesch et Gabriel Aimaer.

Cette distribution vous réserve une surprise.

Examinez bien ces six acteurs au physique on ne peut plus différent…Ainsi ce «  vieux ? »schnock !

 

LE PREMIER

 

Une quête existentielle ! Un huis-clos contemporain des plus curieux ! Une série de manipulations, de tricheries, de déterminations,  de séductions, l’ensemble sans limite ! Le but : ETRE LE PREMIER !

 

 

 

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Cinq personnages dans une file d’attente !

Que voit-on derrière ces cinq comédiens  ?  Etrange !

 Un tohu-bohu remuant ! La tension monte, palpable,  plus forte, plus violente. C’est à la fois  drôle (d’un drôle grinçant)et cruel !

 

Une parabole désopilante et inclassable  qui traduit avec précision ce besoin existentiel de certains de nos semblables de laisser une trace de peur de sombrer dans  l’anonymat.

 

LE PREMIER      

 

Le spectacle se joue au troisième étage ! Lorsque vous  viendrez voir la pièce, galopez à toute allure vers la salle du théâtre pour  être «  le premier ».

 

 

 

L’EQUIPE DU SPECTACLE :

 

Les acteurs : Laura Noël, Maud Bauwens, Robin Van Dyck, Camille Piston, Abel Tesch , Gabriel Almaer.

 

Mise en  scène : Benoît Pauwels

 

Création lumière : Gleb Panteleeff

 

Et en «  premier » : l’auteur : Israël Horovitz

 

(Avec des extraits de propos de Laurent Schteiner- Les Trois Coups)

 

LE PREMIER

 

Jusqu’au 30 mai 2015-05-22

 

THEATRE LES RICHES CLAIRES

 

Rue des Riches-Claires  24  – 1000 Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 548 25 80)

 

Ah ! J’oubliais  de vous dire, le deuxième qui se trouvait dans la file, est arrivé à prendre la «  première », un fan de Mozart…

 

 

 

 Prochain spectacle, toujours aux Riches-Claires,  avec deux Chevaliers  Troubadours du Moyen-Age.

 Préparez vos zygomatiques !

 

AUJOURD’HUI ENCORE …

 

« TOURNEE » le film de et avec Mathieu Amalric et ses diablesses  de stripteaseuses américaines.

 

Syno : Un producteur de spectacles tente désespérément  de trouver une salle à Paris pour sa troupe de sripteaseuses…  Moyen, mais amusant  et  sexy !

 

 

 

 

 « Je fonctionne à l’intuition » proclame Matthias Schoenaerts.

 Il est à l’affiche d’un film historique «  Far from the madding crowd »

 Je vous en reparlerai.

 Vous pourrez le voir  ce soir dans la fameuse émission de Jérôme Colin «  Hep taxi ! » – LA DEUX RTBF   23h20.

 Un petit bout d’interview glané sur Internet qui n’a rien à voir avec la rencontre Schoenaerts/Colin

 



 Amis de l’émission/blog  « Les Feux de la Rampe », merci de votre présence quotidienne sur le blog.

 

Notre moment de séparation : à 21 h ce soir au Théâtre Marni, dans le cadre de Brussels  Jazz Marathon : «  MAN ON FIRE & THE SOUL SOLDIERS », un jeune groupe qui s’est formé durant 2011 à Bruxelles et qui s’est taillé une formidable réputation. De grands artistes, tous amoureux de la culture Afro-Américaine  qu’ils veulent nous faire découvrir.

Un bon rendez-vous à ne pas louper…

 

Bon plaisir et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KAFKA, LES ANNEES FELICE (THEATRE DE LA VIE) +2 FILMS (ROSETTA & PATER)+ LOIC NOTTET

 

Félice, c’est le nom de cette jeune femme follement aimée par Franz Kafka.

 

KAFKA  – SPECTACLE MUSICAL

 

Une excellente idée ! Une forme rare sur la scène francophone belge.

 

Inspiré par la comédie musicale anglo-saxonne et l’opéra rock, ce spectacle du Théâtre de la Vie est un objet théâtral avant tout.

 

Initié par Xavier Mouffe , parolier , et orchestré par Alexis Van Stratum , metteur en scène et comédien, KAFKA LES ANNEES FELICE  est un spectacle original.

 

Cette pièce, en création, nous offre l’occasion de mieux découvrir Kafka, plus l’homme que l’écrivain considéré comme l’un des plus grands écrivains du XXème siècle.

 

L’HISTOIRE

 

Prague 1912. Franz Kafka a 29 ans et vit toujours chez ses parents avec lesquels il maintient une relation tendue.

 

Il travaille pour la compagnie d’assurances contre les accidents du travail et la nuit, il écrit.

 

Un jour, il fait la connaissance de Félice Bauer avec laquelle il entretiendra une relation principalement épistolaire pendant 5 ans.

 

Attraction, répulsion, dépendance, indécision, désespoir, angoisse face à l’engagement , sentiments de culpabilité et mépris de soi seront durant ces cinq années les principales thématiques de leurs lettres…

 

Xavier Mouffe(parolier et initiateur du projet) : C’est cette face méconnue de l’homme qui m’ a touchée : au-delà de l’écrivain faire renaître le phoenix en le démystifiant.

 

Le dépouiller de ses oripeaux néfastes, rappeler que derrière Kafka se cache un être sensible , humain, à la personnalité attachante dont les difficultés à aimer rendent l’être tellement universel et proche de nous alors que son écriture semble si éloignée de notre présent…quoique !

 

C’est bien ce que j’ai ressentis hier soir en voyant ce spectacle.

Dorénavant, lorsque  je verrai une pièce signée Kafka,   je la verrai tout différemment. J’établirai directement un lien entre l’homme et l’écrivain !

 

Xavier Mouffe : « Faut-il tuer Kafka ? » s’interrogeait en son temps un magazine littéraire…

 

90 ans après sa mort, il convient plutôt de le réhabiliter au Panthéon des écrivains incontournables du 20ème siècle. Lui qui a été évoqué au cinéma, en musique , au théâtre , dans la peinture , en bande dessinée n’avait pas encore fait l’objet d’un spectacle musical alliant danse , théâtre , musique et chant.

 

Et je confirme ici le propos de Xavier Mouffe : la musique très contemporaine de Léa instaure un univers particulier des années 30 et la mise en scène épurée d’Alexis Van Stratum fige notre attention au cœur même de l’histoire d’amour..

 

Alexis Van Stratum (metteur en scène) : Au-delà du côté purement biographique propre à la vie de Kafka , je désire poser des questions beaucoup plus larges sur l’amour , l’irrationalité et l’acte de création.

 

A travers cette pièce, je désire continuer mon questionnement personnel sur la part névrosée, irrationnelle et inconsciente chez l’Homme.

 

La névrose se caractérise chez Kafka par le mépris de soi, l’angoisse,  l’hypochondrie, la peur à la fois de l’abandon et de l’engagement.

 

Chez lui, cela s’exprime de manière complexe et extrême,  je dirais même jusqu’au-boutiste. ll est amoureux d’une femme qu’il ne désire pas , il a peur du coït, il veut mais il ne veut pas. Son principal ennemi n’est autre que lui-même.

 

On pourrait même dire que Kafka est un personnage de fiction fascinant car il pousse à l’extrême et de façon essentielle une part sombre partagée par beaucoup d’hommes.

 

Je dirais même qu’il y a chez lui des similitudes avec de nombreux personnages interprétés par Woody Allen.

 

Ce qui est fascinant chez Kafka, c’est que dans ses lettres ; il exprime ses sentiments avec la spontanéité maladroite d’un enfant. Il dit ce qu’il pense…

 

KAFKA AU THEATRE MUSICAL !  SURPRENANT !

 

 

 

 

 Alexis Van Stratum (metteur en scène) : Cela peut étonner de faire du théâtre musical autour de  Kafka, car on a de cet auteur un image assez noire et intellectuelle alors que le théâtre musical génère souvent l’image du divertissement…

Cela dit, le théâtre musical peut prendre beaucoup de formes, il ne cesse d’évoluer à travers les années.

 

 

KAFKA, LES ANNEES FELICE !

 

Un théâtre multiple qui correspond totalement aux propos du metteur en scène.

 Quatre dimensions :

 La Musique …contemporaine qui souligne sans les déflorer les paroles du livret écrit par Xavier Mouffe.

 Le Théâtre…qui évoque bien entendu Kafka  dans les lettres échangées avec Felice, dans ses romans, dans ses correspondances, dans ses mots, dans sa correspondance…

 La Danse…Kafka a créé un personnage (Monsieur K) propice  l’évocation dansée.

 La littérature :  au cœur de cette évocation de la vie de Kafka.

 

 KAFKA, LES ANNEES FELICE

 

Un beau spectacle ! Un grand spectacle ! Un spectacle inédit !

 Une mise en  scène  vivante, colorée, expressive !

 Une gestuelle  du personnage de Kafka  qui me fait penser aux comédies musicales américaines !

 

Six comédiens parfaits dans leur rôle qui ont accepté de  relever ce défi insensé de jouer cette pièce en théâtre musical, qui ont tenté de se lancer dans cette expérience artistique et musicale, pour nous emmener dans cette histoire d’amour vraiment pas comme les autres.

 

SIX COMEDIENS A FELICITER :

 

Les voici en photos , présentées d’une façon différente…

Côté gauche : le  comédien– Côté droit : le vrai personnage

 

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 Anthony Sourdeau (Franz Kafka)

 

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 Leonor Bailleul (Felice Bauer)

 

 

 

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 Joseph Emmanuel Biscard (Max Brod)

 

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France Renard(Grete Bloch)

 

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 Paul Gerimon(Le Père)

 

 

 

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Nicole Colchat(La Mère)

 

Résumé de la pièce :

 

Franz Kafka aime Felice Bauer mais il a du mal à maîtriser son amour. Il l’inonde de lettres enflammées et vire à l’obsession jusqu’ à exiger de sa bien aimée un courrier quotidien.

 Etourdi par cette audace, Kafka se plonge dans l’écriture alors que Felice s’éloigne, revient et finit  par renoncer.

 

 L’EQUIPE

 

Ecriture : Alexis van Stratum

Mise en scène : Alexis van Stratum

Musique : Léa

Accompagnement au piano : Mariano Ferrandez

Paroles des chansons : Xavier Mouffe

Scénographie : Cécile Balate, Théodora Jacobs

Chorégraphies : Angela Gonzalez Sanchez

Costumes : Sarah Duvert

Assistanat à la mise en scène : Sophie Jonniaux

Création lumières : Isabelle Simon

Direction Musicale : Mariano Ferrandez

Production : Mohamed Yamani/Ars Lyrica

 

Un projet  important, difficile à concrétiser ! Un défi !

C’est ce que l’on aurait pu écrire il y a un certain temps…

Résultat :

C’est une réussite sur tous les plans.

 C’est encourageant pour toute l’Equipe !

 Bravo à tous.

 

 KAFKA ,  LES ANNEES FELICE

Jusqu’au 23 mai 2015-05-15

 

THEATRE DE LA VIE

Rue Traversière 45 – 1210  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 219 60 06

 


 

Ce soir, vous foncez sur votre télé. Il y a deux films à  voir ,  en lien quelque part avec le Festival de Cannes.

Préparez déjà votre enregistreur…

 

ARTE BELGIQUE  – 20h50 – (20/05/15)

 

ROSETTA

 

Le film des Frères Dardenne réalisé en 1999 , avec Emilie Dequenne (Rosetta)

 Emilie a reçu le Prix de la Meilleure actrice au Festival de Cannes.

 

 

 

 

 LA TROIS RTBF   – 21h05(20/05/15)

 

 PATER

 

Le film d’Alain Cavalier ( 2011) interprété par Vincent Lindon.

 On parle beaucoup de ce grand acteur dans les coulisses du Festival de Cannes à propos du film « La loi du marché »

 

 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci à Vous pour votre assiduité  et votre attention.

 

Notre moment de séparation : Etes-vous comme moi ? J’aime beaucoup cette nouvelle star : LOIC NOTTET qui représentait la Belgique hier soir à l’Eurovision. On se l’écoute!

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

(REPUBLICATION) – LE CARNAVAL DES OMBRES (THEATRE LE PUBLIC)+ DAVE + DE FUNES


Après plus de cent représentations partout en Belgique , Serge  Demoulin , auteur et interprète de cette pièce virevoltante , pose ses valises , et elles sont nombreuses , au Théâtre Le Public.

Un seul en scène impressionnant dont la grande humanité nous explose littéralement à la figure.

 

SERGE DEMOULIN  / MICHAEL DELAUNOY

 

 

« Je suis un enfant du silence »

« Ce que je sais : mon nom. »

« Après, rien n’est moins sûr ! »

 

 Un jour, on l’a traité de Boche…

« Ah tu viens des cantons rédimés, de chez les… »

Il ne sait pas quoi dire. Il sort à peine de l’adolescence.

Il est belge, oui. Mais son grand père et ses deux oncles ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht. Le plus jeune allait avoir vingt ans. Comment meurt-on sous cet uniforme-là ?

 

UNE HISTOIRE TOUTE PARTICULIERE

 

 

Dans le village où il est né, on ne parle pas de tout ça.

On rit en wallon , on chante en wallon, on rêve en wallon.

 

Son nom : Serge Demoulin né le 10 septembre 1966 à Waimes dans les cantons de l’Est, le pays du carnaval.

Très tôt nourri aux confettis, aux flonflons et au théâtre wallon, Serge a débuté au théâtre, sur la scène de la salle paroissiale, à l’âge de 14 ans dans une comédie : « Li baron vadrouille ».

Il avait une seule réplique à dire mais il prenait contact avec le public de sa région.

La suite, on la connaît : Serge est devenu l’un de nos grands acteurs du Théâtre belge. Il a d’ailleurs reçu en 2009 « le Prix de meilleur comédien » aux Prix de la Critique pour ses interprétations dans « Dom Juan » et « Hamelin »

 

 

LE CARNAVAL DES OMBRES / SERGE DEMOULIN

 

 

 


 

 

On entre dans la salle du dessous, on aperçoit sur le plateau des objets qui peuvent paraître hétéroclites, mais qui ne le sont pas du tout : une grosse caisse, un petit tambour, un chapeau, des vestes de couleurs différentes accrochées à une espèce de porte-manteau mobile et métallique, des petits projecteurs, un casque militaire, etc.

En fond du plateau, un rideau de scène fermé, laissant une petite ouverture qui nous fait voir la loge de l’acteur.

On s’installe et l’on voit « l’acteur » aller et venir, dialoguer avec la régie et les techniciens du son et de la lumière, installés en fond de salle…

L’artiste salue les spectateurs, leurs serre la main, met encore certaines choses en place, danse, chantonne, rit, virevolte, sort de scène…

 

Noir. Musique. Lumière. Projo poursuite. Entrée du personnage.

 

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Le spectacle commence…

Serge Demoulin va rendre hommage à sa région, à ses racines.

Il dévoile avec délicatesse, humour et précision un pan occulté de notre Histoire:l’annexion des Cantons de l’Est par l’Allemagne nazie en 1940 et le  « silence » de l’Etat belge.

 


 

 

C’est le déclic qui a poussé Serge Demoulin, à écrire « Le Carnaval des ombres» mis en scène par Michael Delaunoy, directeur du Rideau de Bruxelles.

 

Serge Demoulin : Ce désir d’écrire ces « choses » et de faire un spectacle brûlait en moi mais je ne m’en sentais pas capable.

J’ai d’abord sollicité un auteur. Michael m’a poussé plus loin en me disant : « Il n’y a qu’une personne qui peut l’écrire, c’est toi »

J’ai rencontré un Monsieur, Paul Dandrifosse, président du Front commun des résistants au nazisme, enrôlé de force dans la Wehrmacht qui a réussit à s’évader après 14 mois de « résistance ».

Il m’a remis de la documentation abondante, presque une thèse, sur ces questions. Je l’en remercie chaleureusement.

Grâce à ces documents, j’ai reçu les réponses que je n’ai pas eues à 20 ans, notamment de la part de ma famille.

J’ai pris alors la liberté d’écrire.

Quand j’en ai parlé à mon père, sa réaction a été : « tu es fou ! Tu ne peux pas faire ça »

Il ne voulait pas que je réveille des choses , des bisbrouilles, des crises non réglées , le souvenir de dénonciations par exemple.

Pour mon père, écrire, représenter, signifiait réveiller les querelles intra muros…

 

 

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Serge Demoulin va nous confier une page de l’Histoire des plus intéressantes.

Avec le temps, nous sommes nombreux à avoir un peu de vue sur ce qui s’est passé à l’Est de la Belgique durant cette longue période 1918, période ignorée dans les livres consacrés à l’Histoire des Belges. Et notamment l’annexion forcée des Cantons par l’Allemagne nazie !

 

Serge Demoulin : Oui, une annexion sauvage c’est à dire non juridique, il n’y a pas eu de traité d’annexion signé par les deux pays.

En cherchant bien, on découvre que la Belgique avait tenté de revendre cette région en sous-main aux Allemands, un peu avant la guerre. Qu’à cette époque déjà, la propagande nazie y tissait ses réseaux culturels, avant 1940, sous l’œil débonnaire de Bruxelles. Il était nécessaire d’écrire cette page.

 

Un page douloureuse de la Belgique !

 

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Serge Demoulin a écrit ce texte avec passion, acharnement et une volonté solide et rigoureuse de se libérer de cet effroyable silence qui l’avait hanté durant toute sa jeunesse.

 

Serge Demoulin : J’espère que cette prise de parole contribuera à apaiser les consciences au delà des querelles anciennes.

Les générations d’avant s’étaient construits un mur de silence. En 1947, ils avaient dû échafauder une paix sociale sur des non-dits. Pour continuer à vivre ensemble tout simplement.

 

 

Michael Delaunoy(metteur en scène ) : Dès le départ , j’ai vu dans ce projet de Serge une vraie nécessité sur le plan historique et politique . Je ne savais rien de cette histoire. Et je trouve incroyable qu’elle demeure si méconnue. Il y a une nécessité de partage.

Au théâtre, j’aime quand la grande histoire passe par les individus, les cellules familiales.

J’ai poussé Serge à écrire à partir de son propre point de vue, qui est celui d’une identité problématique, ce qui est nourrissant pour le théâtre. Et j’ai servi de dramaturge au sens de « questionneur du sens ».

Nous sommes donc tous les deux sur la piste de l’auto-fiction.

Serge se met en jeu lui-même et mélange sa propre histoire à des éléments de pure fiction.

 

 

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Serge Demoulin déploie un jeu d’acteur et de conteur avec énergie, authenticité et beaucoup d’humour.

Il joue avec ses tripes ! Il nous fait vivre intensément sa façon de découvrir ces « choses là » du passé.

Il ne tombe pas un seul instant dans le psychodrame.

Il a l’art de « théâtraliser l’intime » comme le souligne très justement Michael Delaunoy.

Il est tout simplement extraordinaire dans son premier « seul en scène ». Fantastique, plein d’élan et de conviction, avec une gestuelle des plus vivantes.

 

 


 

 

-Serge, pourquoi avoir choisi cette période du Carnaval à Malmédy ?

 

Serge Demoulin : C’est le Carnaval qui fait le lien.

S’il m’arrive de ne plus voir les gens du village pendant un an, je les retrouve au Carnaval comme si je les avais quittés la veille.

C’est un personnage central. C’est dans les moments de fête que l’inconscient resurgit, via l’alcool, au moment où l’on s’y attend le moins.

C’est le Carnaval de Malmédy qui m’a donné l’occasion de crever le silence.

Dans une ambiance de fanfare, de neige et de bière, le village éructe ses souvenirs et ses non-dits.

La fête, les travestissements permettent de crier des vérités sous le masque. Cela devient alors un véritable théâtre !

 

 

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Au Carnaval, le Bourgmestre remet les clés symboliques de la ville au Trouv’lé , le bouffon. Il les garde pendant quatre jours. Alors, tout devient permis.

La fête contient aussi sa part d’ombre, triste, due à l’alcool, mais il en sort toujours quelque chose.

Et j’aime incarner ce bouffon. Je me situe du côté du bonimenteur de foire, du griot africain Mais ce rôle me fait peur aussi.

 

 

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Vraiment, c’est un spectacle étonnant plein de révélations, de découvertes, de vie, de surprises.

Des moments percutants ! Un magnifique travail d’acteur et de metteur en scène .Un lien fabuleux entre eux deux ! C’est éclatant !

 

 

Serge Demoulin : Je n’ai pas voulu rendre cette parole des choses trop sérieuse. Ce spectacle n’est qu’une proposition artistique, une manière d’approcher le silence. De tourner autour.

J’ajouterai qu’après tout ce travail, je comprends mieux le silence de mes parents. Il n’y a peut-être rien en dire mais il faut que ce rien s’exprime.

 

 

 

 

 

 

Un spectacle relativement court, une heure trente.

Je vous convie tous à le voir, croyez-moi, il en vaut vraiment la peine, que ce soit pour ces traits de l’Histoire d’un pays et d’un peuple, que ce soit pour les jeux du comédien, que ce soit pour la qualité du texte ou encore les performances de la mise en scène.

Du théâtre ! Du vrai qui nous frappe et nous émeut !

 

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La pièce de Serge Demoulin est publiée aux éditions Lansman, le numéro 176, dans la collection « Théâtre à Vif ». En vente au théâtre.

 

Michael Delaunoy (metteur en scène) : Serge Demoulin n’aborde pas l’Histoire de façon didactique mais comme une émotion qui fait problème.

 

 

 

GENERIQUE DE FIN 

 

Avec les voix enregistrées de Nicolas Buysse, Michael Delaunoy, Muriel Le grand et Magali Pinglaut.

Lumière : Laurent Kaye

Travail musical : Muriel Legrand

Prise de son et mixage : Lorenzo Chiandotto

Direction technique : Raymond Delepierre

Régie : Gauthier Minne

Couture : Carine Duarte et Laurence Hermant

Construction métallique : Didier Rodot

Patines : Arno Frères

Conseil coiffure et maquillage : Serge Bellot

Photos : Alessia Contu

Production : Théâtre du Rideau de Bruxelles

Co-réalisation : Festival Paroles d’Hommes et l’Amapac (Malmédy), en partenariat avec L’Atelier 210.

 

 


 

 

 

LE CARNAVAL DES OMBRES  /SERGE DEMOULIN / MICHAEL  DELAUNOY

 

Jusqu’au 20/06/2015

 

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt  64-70 – 1210  Bruxelles

Infos Réservations : 0800 944 44

 

C’EST PRESQUE FINI…

 

 Nous quittons  Serge en musique avec une chanson que tout le monde connaît :  » tching boum tra la la « 

Dites-le à vos amis qui habitent Malmédy en leur signalant qu’ils  cliquent sur mon blog pour saisir l’évènement de cette pièce de Serge Demoulin .

 


 

ET CE N’EST PAS TOUT

 

Trois propositions de télé  :

20 h LA DEUX/RTBF- 

Tout ce qui se passe à Cannes commenté par notre « Madame Cinéma » : Cathy Immelen

Et je pense que nous retrouverons également  « Notre Monsieur Cinéma « : Hugues Dayez  au cours du Journal.

Leurs chroniques à eux deux sont intéressantes et bien ficelées. Plus  claires que le brouhaha de Canal Plus.

FRANCE  3 : 23h20 – 19/05

L’émission de Marc-Olivier Fogiel  «  LE DIVAN  »  est très souvent passionnante. Tout dépend de la personnalité  de l’invité. Ainsi ce soir , c’est  DAVE   qui vient d’ailleurs de fêter ses 70 ans.

Lui aussi a son émission à la télé où il reçoit des musiciens d’hier et d’aujourd’hui.

Il vient être nommé Chevalier de l’ordre d’Orange-Nassau, un titre honorifique militaire et civil décerné par les Pays-Bas.

Comment va-t-il répondre ce soir aux questions de Marc-Olivier ? Avec beaucoup d’humour certainement.


 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , merci pour votre attention et fidélité.

Notre moment de séparation : Sur le coup de 20h , toujours ce mardi soir , sur la chaîne Club RTL , le film de Jacques Besnard réalisé en 1966 : « Le Grand Restaurant. »

Ce n’est certes pas un film formidable mais il y a des acteurs que nous avons aimé comme Folco Lulli, Bernard Blier et …Louis de Funès. Du délire !

Musique!

A tout bientôt.

 

Roger Simons

 

 


 

 

 

 

 

 

 

ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX (THEATRE LE PUBLIC)+B.B.KING+IL TRIO DELLE MERAVIGLIE

 


 

 

 

Une grosse pointure que cette pièce de Horace Mccoy, traduite par Marcel Duhamel, adaptée par Marie-Josée Bastien.

 

Un spectacle doté d’une distribution fabuleuse.

 

 

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Jugez plutôt :  Magali Pinglaut, Benoît Verhaert , Toussaint Colombani , Janine Godinas , Gaëtan Lejeune, Emile Falk, Chloé Struvay , Anne Sylvain, Benjamin Boutboul, Inès Dubuisson, Simon Wauters, Cachou Kirsch, Inès Dubuisson.

 

Mise en scène : Michel Kacenelenbogen .

 


 

 
Flashback : Nous avons tous en mémoire le film de Sydney Pollack, sorti sur nos écrans en 1969 avec  Jane Fonda.

 

 

 



 

 

 

Cette histoire cruelle  a été montée au Canada et en France (Théâtre de Paris) en 2004  dans la mise en scène de  Robert Hossein.

 

 

Michel Kacnelenbogen se devait impérativement de monter à son tour cette pièce gigantesque !

 

L’auteur, Horace McCoy , né à Pegram au Tennessee, a écrit son premier roman noir en 1935, traduit en français Après la guerre par Marcel Duhamel.

 

 

 

 

 

 

1932. Les Etats-Unis sont  en pleine dépression économique.

 

Appâtés par les repas gratuits et une importante prime, de pauvres gens laminés par la crise se pressent pour participer aux «  marathons de danse »  organisés à travers le pays.

 

 

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Pour ces paysans, ouvriers, propriétaires ruinés , vedettes au chômage, il s’agit de danser le plus longtemps possible sans s’arrêter , et pourquoi pas, se faire repérer par quelques producteurs de cinéma disséminés dans le public.

 

Un maître de cérémonie, bonimenter et cupide, encourage et houspille ces danseurs de l’extrême.

 

Coûte que coûte, ils jouent le jeu, font le spectacle et dansent pendant des jours et des jours, pour divertir une foule avide de spectacle. Ils jouent leur avenir,  leurs espoirs, leur peau…à perdre  la raison…

 

Peu à peu, on découvre les couples, puis chacun entre eux, et on plonge dans leur profonde intimité.

 

Dans le roman, il n’y avait qu’un seul couple.

 

 

 

 

 

« L’humanité au placard et vive les jeux du cirque ! »

 

 Voici le spectacle du voyeurisme et du sensationnalisme qui rapporte.

 

 

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Un spectacle puissant, adapté du film à succès de Sydney Pollack , qui nous rappelle que lorsque l’avenir semble bouché, il faut protéger les vertus libératrices , le courage , l’enthousiasme , la détermination mais aussi tous les Arts et ceux qui les servent . C’est d’actualité ! Un spectacle porté par la fougue d’une dizaine d’artistes pour  clôturer une saison en apothéose.

 

 

 

 

 

UN MARATHON DE DANSE  1929

 

Un marathon autour duquel des couples s’épuisent à danser les uns contre les autres selon le principe du k.o., de l’élimination.

 

Le couple vainqueur, après des semaines de torture se voyait attribué une somme de 6000 Reichsmarks.

 

Les règles de ce marathon de danse reposaient sur une lente et douloureuse fatigue des participants.

 

Le spectacle n’avait pas d’autre but que l’effondrement différé le plus longtemps possible.

 

Chaque heure, les couples de danseurs disposaient d’un repos intentionnellement insuffisant de 15 minutes qui leur permettait après 300 heures de retourner sur la piste de dans avec les pieds sanglants, les yeux au supplice et un corps de plomb et la main de l’un de ses partenaires sur la chair sanglante de l’autre.

 

 

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Bloch a aussi observé le public rassemblé là, qui de ses  hurlements  et sifflets  poussaient les participants épuisés au collapsus.

 

Etaient rassemblés là milliers, non seulement des petits bourgeois mais aussi des   prolétaires » et des chômeurs qui à l’époque étaient encouragés à soutenir leur «  favori » et à participer à ce spectacle sadique.

 

1000 Reichsmarks étaient offert à celui qui pouvait démontrer que les couples avaient dépassé leur temps de repos de 15 minutes.

 

 

 



 

 

 

DOUZE COMEDIENS EN SCENE

 

Performance formidable ! Dix de ces comédiens dansent  durant  deux heures de spectacle sans pratiquement le moindre repos. Ils dégagent une fameuse énergie. Le rythme est foudroyant ! En plus  certaines séquences sont violentes, brutales.

 

 

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Le onzième comédien (Benoit Verhaert)  se trouve lui  dans sa cabine de « maître de cérémonie ». Il doit piloter les cinq couples, les  encourager ou les brutaliser sans aucune pitié, les faire avancer dans leur course  infernale ; ils n’en peuvent plus et le «  maître » les rappelle à l’ordre en faisant retentir sa sirène  d’alarme insupportable.  Ces couples n’en peuvent plus, deviennent enragés,  fous et brisés, et le «  maître » continue à les traquer ,  à les talonner…

 

La douzième comédienne (Janine Godinas) est cette femme, «  Madame »  comme on la nomme, qui vient se planter près de la piste de danse pour les engager à cesser ce combat d’une grande cruauté.

 

ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX

 

 

 

Une pièce  importante, difficile, dramatique, remarquablement mise en scène par Michel Kacenelenbogen et  admirablement interprétée.

 

Une pièce de grand intérêt, dont on connaissait l’histoire par le film de Sydney Pollack.

 

Mais   découvrir cette pièce sur un plateau de théâtre, je trouve cela  beaucoup plus fort.

 

ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX

 

C’est l’une des trois  pièces qui se jouent actuellement au Théâtre Le Public en cette fin de saison 2014/2015.

 

 

 

DISTRIBUTION

 

Les 12 comédiens dont je vous ai déjà cités leurs noms.

 

Bravo à Vous !

 

 

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 Assistanat à la mise en scène : Anne Sylvain et Lou Kacen

 

Scénographie : Sarah de Battice

 

Costumes : Chandra Vellut

 

Assistanat costumes : Chloé Dilasser

 

Coiffure : Thierry Pommerell

 

Maquillage : Véronique Lacroix

 

Lumière : Laurent Kaye

 

Création musicale (très importante) : Pascal Charpentier

 

Consultant son : Marco Gudanski

 

Création video : Toussaint Colombani et Baudry Deglimes

 

Consultant video : Arié Van Egmond

 

Chorégraphie «  Dance for live » : Cachou Kirsch

 

Direction Technique : Maximilien Westerlinck

 

Régisseur général : Louis-Philippe Duquesne

 

Stagiaires régie : Martin Celis et Christophe Trabal.

 

Photos : Bruno Mullenaerts

 

Production : Théâtre Le Public

 

Extraordinaire décor  représentant  une piste de danse, ainsi que plusieurs projections vidéos énormes en fond de scène de grande importance sur un plan politique.

 

 

 

ON ACHEVE   BIEN LES CHEVAUX /HORACE McCOY

 

Traduction : Marcel Duhamel.

 

Libre Adaptation du roman : Marie-Josée Bastien

 

MISE EN SCENE : MICHEL KACENELENBOGEN

 

Jusqu’au 20 juin 2015

 

THEATRE LE PUBLIC

 

Rue Braemt 64-70  – 1210  Bruxelles

 

 

 

LA LEGENDE DU BLUES

 

 

 

Le grand et talentueux guitariste  américain B.B.KING est décédé à l’âge de 89 ans.

 

Sa guitare l’avait arraché aux champs de coton.

 

 

 

 

DU COTE CINE…D’HIER

 

Atom  Egoyan, réalisateur canadien, d’origine arménienne a imaginé cette histoire peu bnale.

 

Syno : Un contrôleur des impôts se rend un soir  sur deux dans un club de strip-tease où il demande toujours à la même fille de s’effeuiller pour lui.

 

Un puzzle esthétique mêlant obsessions voyeuristes et rituels érotiques, pour l’un de meilleurs scénarios d’Egoyan sur la souffrance humaine…

 

Un film à revoir …

 

(Cinematek  15.05 –  21h30)

 

 

 

Amis de l’émission/blog  «  Les Feux de la Rampe » , meci de votre présence et votre amitié.

 

Dans quelques heures, d’autres spectacles…

 

Notre moment de séparation : Avec « Il Trio Delle Meraviglie », trois musiciens qui nous viennent de l’Amérique.  Une bonne ambiance ! Un bon jazz !

 

Ce soir à 22 h au Sounds Jazz Club ( rue de la Tulipe  28 – Ixelles )

 

A tout  bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHARMACIE DE GARDE -H.VAN DYCK(LA SAMARITAINE) +O.WELLES+I.ROSSELLINI

 

 

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Tout d’abord,  un «  Happy Birthday » à la  directrice de cet établissement , établi dans le cœur de Bruxelles : Huguette Van Dyck qui a ouvert son théâtre il y a tout juste 30 ans !

 

Une belle cave du 17 ème siècle, à deux pas de la place du Sablon.

 

Huguette fait tout sous les voûtes de son café-théâtre : la programmation (au moins cinq spectacles par mois), la paperasse, la billetterie, le bar , le contact avec les artistes et l’accueil du public ( toujours nombreux).

 

Tous ses spectacles sont de fort belle qualité, très diversifiés.

 

Huguette marche au coup de cœur, donnant sa chance aux  textes d’auteurs inconnus ou accueillant des artistes confirmés qu’elle chérit tout particulièrement.

 

Toutes les générations se croisent sous ces briques pleines histoires  qui n’ont pas fini de nous en faire voir.

 

Huguette : Tant que je peux descendre l’escalier sans canne, ça ira, ça ira, ça ira….

 

 

 

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C’est en mai 1985 qu’elle ouvre son café-théâtre.

 

Huguette : Comme je ne connaissais rien au spectacle , j’ai fait le tour de ce qu’on appelait « café- théâtre » à Bruxelles et c’est à la Soupape que j’ai trouvé l’esprit de ce que je voulais faire. Michel, le directeur de la Soupape m’a conseillé de noms à mettre sur ma scène. Puis, peu à peu, les artistes sont venus spontanément se présenter à moi…

 

Je saute les noms des innombrables artistes qui ont défilés à la Samaritaine. Je risque d’en oublier et des meilleurs !

 

Je vois quasiment tous les spectacles de ce lieu magique et à chaque fois , je suis émerveillé  soit par le genre du spectacle présenté , soit par l’écriture des textes, soit par les  concerts, soit par les comédies. Et toujours dans une ambiance je dirais presque festif. 

 

Les gens y viennent pour passer une bonne soirée divertissante. Et ils repartent, ravis, de retour déjà quelques jours plus tard.

 

 

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Il y a eu beaucoup de mondes venus  fêter et féliciter Huguette en début de la semaine écoulée. 

 

Et quelques jours  plus après, Huguette reprenait son rôle de barmaid et le spectacle recommençait.

 

On retrouvait cet extraordinaire chanteur-musicien-siffleur dont je vous ai déjà parlé : Karim Baggili (guitare flamenca, oud , voix) , entouré par Vivian Ladrière (cajon), Youri Nanai(basse) et Mohamed Al Mokhlis(violon).

 

Une soirée inoubliable avec ces quatre musiciens formidables.

 

 

 


 

 

Et ce soir du samedi 09/05/15 , Huguette Van Dyck nus plongeait dans une toute autre ambiance…

 

PHARMACIE DE GARDE/ CROIX BLEUE-VERTE

 

 

 

Quand on entre dans cette « pharmacie », on aperçoit sept petits accordéons posés sur sept chaises.

 

Entrent alors sept femmes de tous âges qui respirent le même air qui fait vibrer leurs accordéons diatoniques en polyphonies subtiles autour de grands  compositeurs comme Bach, Bizet , Dowland , Guastavino , Rachmaninov…Nougaro !

 

Les sept femmes (une vision bien agréable) s’emparent de

 

leur accordéon et se mettent à jouer une œuvre  anonyme du 15ème siècle, sous l’œil attentif de leur maître de jeu : KRYZTOF MEYET !

 

 

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Un personnage complètement  « dingue » dans le sens positif du terme, délirant, amusant, doté d’un talent inouï de chef d’orchestre, en l’occurrence  ici, chef d’accordéonistes femmes.

 

Kryztof Meyet est lui aussi accordéoniste, mais un accordéoniste inclassable qu’on a pu voir et entendre dans les Schrapnels ainsi que dans Cave Canem !

 

Anne Van K : Kryztof entraîne ses « diatos »  dans un voyage sensible, depuis la Suède jusqu’aux plaines cosaques, en passant par la Finlande et la Hongrie. Il parvient à concocter un répertoire cohérent et à faire jaillir de « ses femmes leurs petites musiques intérieures qui , ensemble , sonnent magistralement et dans un seul souffle »

 

 

 

Didier Laloy : Cette « Pharmacie de Garde » , est un ensemble féminin dirigé tendrement par un homme à l’humour délicieux. 

 

»Pharmacie de Garde »  m’a  surpris et touché par le choix de son répertoire  et la maîtrise du jeu  d’ensemble.

 

 

 

Je suis d’accord avec Didier, c’est surprenant !

 

 

 

Dider Laloy : L’accordéon diatonique est né et a grandi autour des musiques traditionnelles. Depuis quelques années, certains  essaient de l’entraîner vers d’autres horizons. Et avec cet ensemble, il se frotte au grand répertoire déjà cité

 

Merci à vous pour ce moment, pour ce répertoire précis et exigeant que vous maniez sans vous prendre au sérieux.

 

 

 

Fameux compliment d’un tout grand accordéoniste belge, compliment auquel je m’associe.

 

 

 

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Quel plaisir de voir jouer ces sept femmes qui observent avec une attention soutenue la direction de leur maître qui joint à ses mouvements de direction une grande fantaisie allant jusqu’à s’asseoir par terre, jouant avec une fabuleuse  dextérité, racontant des bouts d’histoires.

 

Il est génial !

 

 

 

Le concert ! En première partie, des oeuvres peu connues  de compositeurs  tels Bach, Fauré , Morley, Khachaturian, Huastavino et …Nougaro avec  «  Le jazz  et la java »

 

 

 

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En seconde  partie (phogo 4croix devenue rouge) des musiques macédoniennes et finlandaises, d’autres de Rachmaninov, Pedro Maffia et Georges Bizet avec la Habanera de Carmen . Sept « Carmen » en scène maîtrisées par un Don José .

 

Bruxelles a donc compté ce samedi soir, pour un court moment,  la présence donc de sept « Carmen »  à la Samaritaine et cinq «  Carmen » au Théâtre des Martyrs   !

 

La salle  à Huguette était pleine. Le public heureux de découvrir ces sept femmes accordéonistes  – c’est plutôt rare !

 

Voici un spectacle que vous allez avoir l’occasion d’applaudir  à nouveau tout bientôt, le vendredi 15 mai  à la Cathédrale de Tournai, pour la fête de l’Accordéon.

 

 Plus de 80 groupes et 300 musiciens. Et bien entendu  les  sept femmes de la  Pharmacie de Garde ». Elles ont du talent et paraissent beaucoup s’amuser. Merci beaucoup Mesdames.

 

Merci  aussi à Huguette de nous avoir offert ce beau et rare spectacle. Bravo à Mathieu Robertz pour sa direction des lumières.

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PHARMACIE DE GARDE

Direction : Kryztof Meyer

Avec Noëlle Aussems , Bernadette Lambotte, Brigitte  Lambotte, Valentine Lecomte, Michèle Ménétrier , Maggy Rayet et Marie-Claude Tribolet  (accordéons diatoniques)

 

 

 

(crédit photo : Pierre Havrenne)

 

 

 

ET CE N’EST PAS TOUT !

 

En apothéose  à ce spectacle  superbe au possible,  découvrirez  maintenant nos sept femmes d’un soir  sur le blog «  Les Feux de la Rampe «  …

 

 

 

 

 

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DU COTE DE LA TELE…

 

Trois grands moments …sur ARTE BELGIQUE

 

 

 

20h45 : en hommage à Orson Welles, dont on fête ses 100 ans,  l’un de ses grands films «  LA DAME DE SHANGAI »  avec Orson Welles et l’inoubliable Rita Hayworth. Un film  de Welles tourné en 1947.

 

 

Syno raccourci :  Michel O’Hara(Welles) , un marin irlandais, vole au secours d’une jeune femme , Elsa Bannister(RitaHayworth), agressée par une bande de voyous. Il la raccompagne en calèche. Elle lui propose de l’embaucher sur son yacht,  mais il refuse…

 

Un  vrai polar !

 

Pour rappel vous pouvez lire et entendre sur ce blog «  Les Feux de la Rampe »  mon dossier sur Orson Welles  texte et extraits de ses films. Il vous suffit de cliquer sur « Il était une fois Orson Welles » 

 

 

 


 

 

 

22h10 – ARTE 

 

Un documentaire sur   ISABELLA ROSSELINI !

 

De NewYork à Naples, de David Lynch à «  Green porno », Isabella Rossellini , fille d’Ingrid Bergman et Roberto Rossellini, se raconte dans un autoportrait.

 

Passionnant !

 

 

 


 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la  Rampe » merci pour tout  et en ordre principal  pour  votre attention et votre présence sur ce blog. ( plus de 100 000 visiteurs)

 

A tout bientôt avec de grands spectacles qui se jouent en ce moment à Bruxelles.

 

Notre moment de séparation : A nouveau ARTE  à 23h10,  pour découvrir une magnifique voix de contre-ténor :  Andreas Scholl,  allemand, né le 18/11/67 à Etville(Allemagne).  Un bonheur !

 

J’adore les contre-ténors ! Et Vous ?

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’AI GRAVE LE NOM DE MA GRENOUILLE DANS TON FOIE (THEATRE VARIA)+KARIM BAGGILI+GAINSBOURG

 

Un  spectacle hors série !

 

Un spectacle totalement foutraque et génial de Clinic Orgasm Society.

 

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Ludovic Barth et Mathylde Demarez , concepteurs de cet OVNI , disent aimer l’imperfection , et ils font ça parfaitement , en renversant la structure d’un conte bêta du genre «  un jour , mon prince viendra »…

 

Difficile à raconter brièvement et sans déflorer la trouvaille qu’ils mettent en œuvre.

Il faut littéralement le voir pour le croire.

Ca traite d’un sujet fort intéressant mais qui provoque le rire !

C’est remarquablement joué.

C’est leur deuxième spectacle. La pièce a été jouée 122 fois jusqu’en 2011 en France, Belgique, Suisse, Italie , si bien que le nom de cette grenouille est toujours gravé dans nos mémoires !

 

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 Il est difficile de raconter ce qui se passe en scène pendant 60 minutes tant il y a des choses qui s’y passent.

Cela paraît extravagant, excessif !

Si le sujet est pris au sérieux, c’est à  la forme qu’il incombe de le «  révéler ».

Nous sommes confrontés, nous  spectateurs à un « objet scénique » étrange, avec lequel il doit, avec sa sensibilité et son vécu , composer sa version personnelle de la représentation.

Cette recherche  formelle aboutit à un univers scénique atypique, une hybridation entre technique -technologie/images – video/musique-son et jeu.

Ce n’est pas sans rappeler le mouvement punk, voire également électro-rock.

C’est spontané, le « cru » ou le  « brut »  est préféré au sublimé, les codes sont détournés et l’humour toujours de mise.

Un humour délirant !

 

 

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SI TU ME SURVIS…JE ME NEGLIGE…

 

Ludovic Barth : Quel avantage y a-t-il à devenir vieux dans notre société ? Pourquoi mettre un tel acharnement à prolonger la vie des personnes âgées au prix d’une surmédicalisation forcenée ?

Serait-ce un témoignage de tendresse un peu maladroit envers nos aînés ? Ou alors un aveu d’impuissance à penser la vieillesse de manière cohérente à l’intégrer dans la logique de notre système ? Ou bien encore le reflet de notre terreur de n’être un jour plus «  dans la course » ?

 

 

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Mathylde Demarez : Voilà pourquoi nous est venu le besoin de créer un spectacle avec deux personnes âgées que nous ne connaissons pas et que nous espérons rencontrer dans le futur : nous-mêmes dans trente ans.

Bien sûr  cette collaboration avec deux « présents-absents » donne au spectacle un relief tout à fait particulier. Il entrelace des questions autour de la vieillesse, la perception que l’on peut en avoir à notre âge, la dégradation des corps, le rôle social des  « vieux » et notre propre projection dans le futur : histoire de porter aussi , par extrapolation , un regard « depuis là-bas » sur notre époque actuelle.

 

 

 

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Oui, on peut voir ce spectacle de la sorte ! Cela fait réfléchir tout en s’amusant !

Oui, on peut voir ce spectacle comme un divertissement ingénieux farcé de gags incroyables !

Des gags en veux-tu en voilà durant ces soixante minutes.

Cette  troupe  est extraordinaire :  la jeune fille ,  les deux hommes , tous les trois de  véritables acrobates et  les deux   « techniciens »  qui règlent le son  dans la folie.

Il faut retenir aussi la projection d’un court métrage à la  façon de Disney…Cela dit , est-ce une video ou est-ce une histoire projetée en direct du plateau ? C’est génial ! C’est rare !

 

Je vous conseille vivement ce spectacle.

 

Essayez de trouver une place au tout premier rang, vers le milieu… Une surprise vous y attend…peut-être ?!?!

 

 

 

 J’AI GRAVE LE NOM DE MA GRENOUILLE DANS TON FOIE !

 

Conception et réalisation : Ludovic Barth- Mathylde Demarez

 

Image video : Catherine Brevers

 

Composition musicale : Grégory Duret- Ludovic Barth

 

Création lumière : Raphaël Noël

 

Direction technique, son et régie : Sébastien Courtoy

 

Conseiller artistique : Fabrice Gorgerat.

 

 

 

J’AI GRAVE LE NOM DE MA GRENOUILLE DANS TON FOIE

 

Les 7, 8 et 9/05

 

THEATRE  VARIA

Rue du Sceptre  78  – 1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 35 50

 

 

 

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 INFO : Clinic Orgasm Society invite ceux et celles que cela intéresse à assister au deuxième laboratoire de création de leur prochain spectacle : «  Si tu me survis ! »

Réservations  indispensables !

 

DU COTE  DE LA MUSIQUE

 

Karim Baggili (oudiste et guitariste belge d’origine jordano-yougoslave)  est  en concert  ce soir à la Samaritaine.

Il n’est pas seul en scène , il est accompagné par Vivian Ladrière(cajon) et Youri Nanai(basse) Karim  et ses amis donnent l’envie de l’écouter,  de le regarder aussi !

On se laisse transporter et emporter, s’approprier des odeurs et des souvenirs pourtant inconnus au rythme du oud , au son de la voix. Karim nous emmène avec lui !

 

 

 


 

Amis de l’émission / blog « Les Feux de la Rampe », merci de votre présence et votre attention. 

On se retrouve sur ce blog  dans quelques heures…

 

Ah oui, j’y pense. Si vous aimiez les films d’Orson Welles, cliquez sur ce blog :

« Il était une fois Orson Welles ». J’ai écrit un long dossier sur ce réalisateur et comédien le plus extraordinaire  au monde , à l’occasion de son anniversaire. Il est né il y a cent ans.

Vous avez peut-être écouté l’émission programmée dimanche dernier sur Musique 3 , une émission de Pascal Vanlerberghe dans laquelle j’ai « raconté » Welles que j’aimais beaucoup et que j’ai eu la chance de rencontrer et d’interviewer au cours du Festival de Cannes , dans les années 60 je pense.

Notre moment de séparation : Un formidable rendez-vous ce soir à  23h25 sur France  3 : « L’homme qui aimait les femmes »  ou si vous préférez : GAINSBOURG !

Un documentaire qui va être passionnant, j’en suis convaincu. 

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

IL ETAIT UNE FOIS…ORSON WELLES ( EDITION SPECIALE)

 

 

 


 

 

 

Welles a écrit l’histoire, a créé des chefs d’oeuvre au cinéma, au théâtre  à la radio.

 

Mais sa création la plus énigmatique, la plus fascinante  pourrit être lui-même !

 

J’ai rencontré Orson Welles dans les années 70  au Festival de  Cannes d’une manière totalement inattendue. J’étais sur la croisette, je me dirigeais vers mon hôtel et en passant   près du fameux hôtel Carlton, j’aperçois  un rassemblement sur la terrasse.

 

 Ca m’intrigue et je fonce immédiatement sur cette terrasse bondée. Je pensais voir des starlettes dénudées. Or, en regardant de plus prêt, je vois à ma grande surprise Orson Welles occupé à répondre à un journaliste. Je me demande ce que je vais faire. Je ne veux pas le rater. Je vois à côté du maître du Cinéma Mondial son attaché de presse. Je me dis : «  allons y »  et je vais le trouver. Je me présente. Je lui dis que je suis producteur à la RTB  (Pas d’ F) et je lui demande si je peux avoir une interview avec monsieur Welles.

 

A mon grand étonnement   il me dit : « patientez quelques instants ». Et en effet une dizaine de minutes Orson  me fait un petit clin d’œil et m’invite à m’asseoir à ses côtés.

 

 

 

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La conversation commence avec un Orson d’excellente humeur m’accueillant presque comme un ami. Comment l’interviewer et en quelle langue ? Il doit d’ailleurs se poser la même question. On en arrive à parler un mélange d’anglais, français et Allemand. Un charabia des plus amusants.

 

Mais j’arrive tout de même à enregistrer sa voix…

 

Hélas, cet enregistrement  disparu !

 

J’ai passé 20 minutes formidables avec Orson Welles que j’appréciais déjà énormément. C’était pour moi un grand plaisir. Un magnifique souvenir.

IL Y A  100 ANS

 

Orson Welles :  » Je  suis venu au monde le 6 mai 1915 à 7 h du matin au nr 463 Parc Avenue Kenosha( dans le Wisconsin), J’avais quelques anomalies à la colonne vertébrale qui n’allaient pas cesser de me faire souffrir toute ma vie. Le médecin de famille, le docteur Bernstein me déclara un génie, c’est lui qui m’a donné le goût, le désir du métier artistique, ainsi que ma mère d’ailleurs. J’ai reçu un violon, une baguette de chef d’orchestre, un théâtre de marionnettes,  une boite à maquillage de théâtre, une panoplie de magiciens.

 

J’ai oublié de vous signaler que j’avais un double prénom : George et Orson mais mon père considérait que George faisait contrôleur de wagon lit. On  a donc gardé  seulement Orson. Tout gamin je jouais sur scène à l’opéra de Chicago : « Samson et Dalila », « Madame Butterfly » et bien d’autres. J’avais hérité de la belle voie grave de  ma  mère. »

 

 Orson Welles n’a jamais été un enfant ou si il l’a été, il s’est efforcé de franchir cette étape à une vitesse tel qu’il nous a donné l’illusion que nous étions de simples mortels alors qu’il était sans âge.

 

Orson Welles : « Au cours d’une pièce j’avais fait un maquillage de scène avec un faux nez et des cheveux blancs comme neige. Je m’employais à paraître vieux.. ». 

 

On captait déjà le Foster de Citizen Kane.

 

 

 


 

 

 

On peut se poser la question : comment Orson Welles a t’il eu toutes ces idées sur la techniques du cinéma ?

 

 C’est Mirian Geiger attachée à la RKO qui a procuré à Welles une sorte de manuel sur la technique du cinéma. Elle a sélectionné des photos de film pour illustrer divers angles de prises de vue, de plan etc. Et si le premier film de Welles « Citizen Kane » est une véritable encyclopédie des possibilités du cinéma, c’est certainement parce que Orson avait tout appris dans un livre : le dictionnaire du langage photographique de Mirian Geiger.

 

 

 

CLAP !  CAMERA !

 

 

 

Orson Welles : »Il faut en vouloir à la caméra, la considérer comme une vile mécanique car elle ne peut pas dépasser ses limites . Le cinéma n’est pas seulement un moyen d’enregistrer la réalité mais de laisser sa marque personnelle sur elle. Il faut complètement dominer la caméra et la haïr. Il faut la cravacher tout au long du film et ne pas se mettre à genoux devant elle. J’ai cette impression terrible qu’un film est une chose morte, ce n’est qu’un morceau de celluloïd qui sort d’une machine et que l’on montre aux gens. C’est pourquoi mes films sont empreints d’une théâtralité extrême, poussés parce que je suis persuadé que sans cela, n’importe qui s’endormirait. Plutôt mourir que de visionner entièrement les films de Bergman et Antonioni. A mon avis, si un film n’a pas quelque chose d’hallucinatoire, si il ne devient pas une sorte d’expérimentation, il n’a aucune vie. »

 

 



 

 

 

 « Welles, c’est la découverte décisive de nouvelles techniques dans l’art de la réalisation et de la narration. »(Le Time)

 

 « Hollywood nous a offert peu de films avec des histoires aussi fortes , une technique aussi originale et une photographie aussi excitante.(Life Magazine)

 

 

 

On a souvent appelé Welles l’acteur à face de lune, Welles le fantôme.

 

Plusieurs de ses films ont été mal accueillis comme Citizen Kane, que la RKO avait refusé de distribuer, comme le Radio City Music hall de New York qui aurait dû en faire la première publicité en 1941 et qui reportait la date jusqu’à y renoncer.

 

Bref, c’était un boycottage général. Kane était considéré comme un film diffamatoire : procès, discussion etc.

 

Mais Welles paradoxalement fut considéré comme le meilleur acteur de l’histoire du cinéma et Citizen Kane : le meilleur film.

 

 

 

ORSON WELLES ET SON HUMOUR

 

 

 

Orson aurait aimé devenir président des États-Unis tout comme Warren Beatty et Jack Nickolson.

 

Orson Welles : «  C’est quasiment impossible, en tout cas, pas avant une quinzaine d’années. Grégory Peck aurait pu faire l’affaire, mauvais acteur comme il était, il aurait fait un sacré président mais c’est Ronald Reaggan qui a été élu, une vraie calamité. Il était écrit qu’on aurait un acteur de second ordre comme président. »

 

J’ai trouvé aussi amusant que Welles raconte qu’il a rencontré le papa Pie XII.

 

Orson Welles : 45 minutes d’entretiens avec le Pape au cours duquel nous avons passé en revue le carnet mondain de Hollywood : « Est-il vrai qu’ Irène Dunne s’apprête à divorcer ? Que pensez vous du mariage de Tyrone Power ? » Le souverain pontife avait des mains de lézard. Elles étaient sèches et chaudes.

 

 

 


 

 

 

Ce dingue de Welles, comme on l’appelait aussi, aurait passé sa vie à refaire éternellement ses preuves.

 

Orson Welles : » La  plus grande erreur que nous ayons faite, a été de considérer comme une distraction le cinéma. Depuis l’invention de l’imprimerie, le cinéma est le plus grand moyen mis à notre disposition pour échanger des idées et des informations et il ne donne pas le meilleur de nous même sous sa forme de pure distraction. Pas plus que la littérature n’atteint son excellence dans le roman léger et distrayant. »

 

 

 

MONTAGE  D’UN FILM

 

 

 

Orson Welles : « Grâce au montage, on peut tirer quelque chose de presque rien. C’est l’œuvre d’un amateur de collage, d’un compositeur de son et d’image, d’un artiste qui a mené une bataille sans répit pour le montage final car c’est sans doute la que gît tout l’art du cinéma. »

 

C’est tout de même étonnant ce propos quand on pense que Welles n’a jamais achevé le montage de ses films.

 

 

 

TOO MUCH JOHNSON

 

 

 

Orson Welles : « Lorsque je préparais cette pièce , j’ai pensé  lui intégrer un court métrage . Ce fut un tournant crucial dans ma carrière car c’est la première fois que je rencontrais le cinéma. Ca a été comme une mouche prise au piège. La pellicule, c’était le papier tue mouche. Je me suis collé dessus et je n’en ai plus décollé. »

 

 

 

13 AOUT 1946 : MORT DE WELLES

 

 

 

Peu avant sa mort, il préparait un film qui avait pour héros un jeune homme et ce jeune homme était un certain Orson Welles. On lui a posé la question de savoir si il allait vraiment faire un film. Welles a répondu : « Je n’arrête pas de faire des films à partir de n’importe quoi. Mais l’ennui, c’est qu’on ne me laisse pas les réaliser. »

 

 

 

IMPRESSIONS DU MONDE DU CINEMA      

 

 

 

L’un des plus grand cinéaste français, François Truffaut a écrit : «  Si le cinéma muet nous avait apporté de grands tempéraments visuels comme Murnau, Eisenstein Dreyer ou Hitchock,  le cinéma parlant n’en a amené qu’un seul, un seul dont le style soit immédiatement reconnaissable sur trois minutes de films, son nom est Orson Welles. »

 

Martin Scorsese : «  Il fut une source d’enthousiasme et d’inspiration pour des générations de réalisateurs qui  virent ce que l’ambition pouvait donner. En cela il a créé plus de vocations que n’importe quel autre cinéaste dans l’histoire de cinéma.

 

Jean-Luc Godard a déclaré qu’il devait tout à Welles.

 

 

 

Hervé Bazin ( à Orson Welles) : Comment vous définissez-vous ?

 

Welles : » Je suis un homme du moyen-âge avec certaines implications dues à la sauvagerie de l’Amérique. »

 

 

 

Jean Cocteau : Le « Macbeth » d’Orson Welles est d’une force sauvage et désinvolte . Coiffés de cornes et de couronnes de carton, vêtus de peaux de bêtes comme les premiers automobilistes, les héros du drame se meuvent dans les couloirs d’une sorte de métropolitain de rêve …

 

 

 

QUESTIONS AUX AUTRES

 

– Que pensez-vous de Von Sternberg ?

 

– Admirable. C’est le plus grand  directeur exotique de tous les temps et l’une des grandes lumières.

 

– Kubrick ?

 

– Un géant !

 

– Wyler et Hitchcock ?

 

– Hitchcock est un metteur en scène extraordinaire , Wyler un producteur brillant.

 

 

 


 

 

 

LA GUERRE DES MONDES

 

 

 

Dans les années 30, Welles fait beaucoup de Radio mais c’est un acteur sans nom mais ça n’empêche pas de gagner 1000 dollars par semaine et cependant c’était un comédien radiophonique sans nom, complètement anonyme. Le 30 « octobre 1938, sur la chaine CBS Welles met en onde un roman de l’écrivain anglais  H.G.Wells publié en 1898 : « la guerre des mondes. »

 


 

Cette fameuse invasion des martiens à New Jersey crée la panique car Welles est terriblement authentique dans sa réalisation. L’émission suscite de nombreuses critiques et une avalanche de poursuites judicaires.

 

Orson Welles : « A l’encontre de toute légende, personne ne s’est jeté par la fenêtre. Il y a eu tout de même quelques fausses couches mais finalement cet extraordinaire phénomène collectif a joué en ma faveur. En une nuit, le monde entier savait qui j’étais. Le taux d’écoute de mon émission a monté en flèche. J’ai même eu droit à la couverture du Time magasine. »

 

Orson Welles  un génie !

 

Un film d’Orson Welles  c’est un peu comme le portrait d’Orson Welles !

 

Et il est vrai que son film «   CITIZEN KANE » restera à jamais dans notre mémoire.

 

Merci Monsieur Welles. Thank you very match.

 

 

 

LA GRANDE PEUR DE 89

 

Un jour , dans les années 60 , Philippe Dasnoy, Directeur de la Première Chaîne RTB  me convoque dans son bureau et me propose de réaliser une dramatique  à partir du roman de Max Gallo «  La grande peur de 89 »

 

Ce texte évoque  la possibilité d’un nouveau  conflit mondial dans lequel la Chine apparaît comme leader des pays pauvres face à une coalition URSS-USA-EUROPE !

 

Le conflit sera évité in extremis, entre autres par une mission diplomatique du Pape à Pékin…

 

Bien sûr que je vais mettre en chantier cette histoire qui me fait un peu penser à celle de H.G. Wells « La Guerre des Mondes », mise en onde magistralement par Orson Welles.

 

Je veux donner à cette  « dramatique » un maximum  de réalisme tout comme l’a  fait Orson Welles.

 

Et me voici  à préparer une extraordinaire dramatique -radio qui a fait un succès énorme auprès des auditeurs de la RTB.

 

J’espère que  ma chère RTBF  rediffusera cette émission un prochain jour. Si oui, je vous raconterai alors toute l’histoire de réalisation de cette émission.

 

 

Il y aurait encore des pages et des pages à écrire sur ce géant du cinéma mondial…que fut Welles.

 

Un jour…peut-être…Pourquoi pas ?

 


 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci pour votre attention et votre assiduité à suivre ce programme chaque jour.

 

Comme à l’habitude, notre moment de séparation :Avec Frank Sinatra et son hommage à Orson Welles.

 A tout bientôt !

 

 Roger Simons