DEVINEZ QUI ? d ‘après DIX PETITS NEGRES (COMEDIE DE BRUXELLES) + 3 FILMS /HITCHCOCK,RENOIR,CHAPLIN

 

DIX PETITS NEGRES

 OU

DEVINEZ QUI ? d’après   « DIX PETITS NEGRES », l’oeuvre célèbre d’Agatha Christie .

 

 

 

 

 

 

Daniel Hanssens (Directeur de la Compagnie) : Voilà longtemps qu’elle me titille cette grande dame et ce , depuis que j’ai eu la chance de jouer Hercule Poirot dans « Mort sur le Nil » au Théâtre Royal des Galeries

Je retrouve le plaisir de me laisser emporter par le génie d’Agatha. Je pense que tout le monde, un jour de sa vie , a lu et vu «  Dix petits nègres », mais peu de gens se souviennent du coupable.

 

RÉSUMÉS…AU PLURIEL…

 

 

 

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«  Des êtres qui ne doivent pas se rencontrer, se retrouvent isolés et enfermés. Une tempête et un premier mort, comme dans la chanson… »

«  Dix petits nègres allèrent dîner, l’un d’eux s’étouffa : il n’en resta que neuf…et des morts en série… »

 

 

UN SUSPENSE SANGLANT

 

 

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Daniel Hanssens : Avec une pièce pareille, on est proche du crime parfait !

Concernant la mise en scène, j’ai travaillé, au début  des répétitions , séparément avec chaque acteur , car dans la pièce, ils ne se connaissent pas , ils ne se sont jamais vus et beaucoup ne se verront que très peu puisqu’ils vont mourir.

C’est cette confrontation vis-à-vis d’eux-mêmes et de leur meurtrier qui m’a intéressé…

 

 

 

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A chaque étape du travail , des questions se sont posées et nous ont obligés à aller plus loin , à construire une histoire , toute simple , «  des » histoires toutes simples mais qui , mélangées entre elles sur ce petit bout de terre , cette île , nous donnent les «  Dix Petits Nègres » !

 

 Tout le monde est coupable,

Personne ne se sent coupable,

Mais tout le monde se défend

Laissez-vous emporter par l’histoire et devinez qui !!!

 

 

 

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DU THEATRE 

 

C’est du théâtre, du vrai théâtre, quelque peu à l’ancienne  et c’est tant mieux. Cela nous manque ce genre de théâtre aujourd’hui. Il nous en faut parfois,  pour retrouver une époque disparue…

Ce spectacle a fait la joie d’un nombreux public, que ce soit au Centre Culturel d’Auderghem  ou au Centre Culturel  d’Uccle.

 

 

 

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J’espère que nous aurons encore l’occasion de le revoir ailleurs, que ce soit à Bruxelles ou ailleurs en Belgique.

 

Je veux féliciter Daniel Hanssens  pour avoir fait le choix de cette oeuvre d’Agatha,  et sa mise en scène «  terrifiante « …

Nous retrouverons tout bientôt Daniel au Théâtre des Galeries avec une autre pièce célèbre : «  Boosemans et Copenolle » et ensuite au Festival annuel de « Bruxellons ».

 

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Bravo aux dix comédiens qui ont défendu ce spectacle avec chaleur, talent, bonheur :

 

Pascal Racan, Jean-Paul Dermont, Laure Godisiabois, Damien de Dobbeleer , Othmane Moumen, Benedicte Chabot, Daniel Nicodème , Catherine Claeys et Victor Scheffer.

 

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Il y a ces dix acteurs mais aussi toute l’équipe qui travaille dans l’ombre :

 

Sebastien Azzopardi (adaptation), Francesco Deleo (scénographie),Françoise Van Thienen (costumes), Etienne Gabaut (Directeur technique & Régie), Yves Hauwaert (Bande Son), Laurent Kaye( Lumières), Godi (Illustration affiche),Gregory Navarra (Photographie), Evelyn Cols (Responsable Finances  & RH), Alexandra Garin (Responsable Communication), Virginie Pichéreau (Responsable Billetterie), Victor Scheffer (Assistanat)

 

Daniel Hanssens (Metteur en scène)

 

 

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AU FAIT, QUI EST LE COUPABLE ??????????

 

C’est aussi Daniel qui prépare une mise en scène  du tonnerre, accompagné par Jack Cooper pour ce tout grand spectacle de l’été au Château du Karreveld :

 

LA MELODIE DU BONHEUR

 

Une nouvelle création en français de cette comédie musicale, avec orchestre et plus de 40 acteurs/comédiens/chanteurs…

Cela commencera le 11 juillet prochain au Karreveld.

Je vous en reparlerai  tout bientôt !

 


 

 

 

DU COTE DU CINE  : Alfred  HITCHCOCK &  Jean RENOIR

 

 

« PSYCHOSE »  , un thriller horrifique américain en n/b  sorti en 1960. 47ème long métrage du génial Hitchcock, inspiré par le roman de Robert Bloch, scénarisé par Joseph Stefano, avec une musique  éclatante de Bernard Herrmann.

Syno raccourci : Marion  Crane , une employée modèle , vole 40.000 dollars à son patron , Georges Lowery , pour permettre à son amant , Sam Loomis , d’éponger ses dettes…

Avec trois prodigieux comédiens : Anthony Perkins  Vera Miles et Janet Leigh.

 


 

« LE CRIME DE MONSIEUR LANGE »(1936)

 

Quatre noms formidables : Jean Renoir , icône du cinéma (réalisateur) français, Jacques Prévert( scénariste et dialoguiste),  Jules Berry ( grand acteur des années 30/40)

 

Syno raccourci :Amédée Lange est employé dans la société d’édition de Batala , patron véreux et sans scrupules…

Des ouvriers forment une coopérative après la fuite de leur patron, un escroc mais celui-ci revient et tente de récupérer son affaire…

 


 

Amis  de l’émission/blog, merci pour votre attention et votre fidélité.

Notre moment de  séparation :  De lamusique et quelle musique que vous connaissez probablement par cœur :  celle de Chaplin pour son film  « City Lights »

Pourquoi cette musique aujourd’ui ?  Pour vous annoncer un très beau concert  ce mercredi 03/04 à 20h15 à Flagey .

Le «  Brussels Philharmonic » , dirigé par l’étonnant Dirk Brossé , jouera cette composition de Charlie Chaplin.

Voici un extrait   du film et sa musique évidemment.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MATHIEU MADENIAN (THEATRE 140)+ « Un américain à Paris « (le flm) + Charles Trenet

 

MATHIEU MADENIAN

 

Vous connaissez ? Oui bien sûr !

 

Je ne l’avais jamais vu sur scène  je le connaissais à travers l’émission de Michel Drucker. Irrésistible !

 

Une présence indiscutable ! Un talent fou avec quelques  petits bémols.

 

 

 


 

 

 

Il est né un 23 juillet de l’année 1976, à Perpignan, d’origine arménienne par son père, d’origine allemande par sa mère…C’est déjà quelque chose !

 

Mathieu a fait de longues études, entre autres universitaires en criminologie…Il a son grade d’avocat !

 

Mathieu est connu pour ses nombreuses  interventions à la radio  et à la télé française. C’est Drucker qui l’a vraiment propulsé  devant les caméras ! 

 

Mathieu est beaucoup plus à l’aise sur le plateau du théâtre que devant les caméras d’un «  Vivement Dimanche  Prochain » 

 

 


 

Il a été déchaîné hier soir au Théâtre 140  devant un public des plus nombreux, venus pour se marrer, et   il s’est fameusement marrer. Un rire permanent pendant toute la représentation.

 

La première partie du spectacle, 30 minutes environ,  est jouée par un jeune humoriste, dans le métier tout au moins. Il est très brillant, lui aussi , d’un humour qui touche quelque peu celui de Mathieu.

 

Il a été chaudement applaudi !

 

L’entrée rapide de Mathieu Madenian , bousculée dans tous les sens ,  est déjà tout un programme.

 

Et nous découvrons  le seul homme – dit la presse – qui a réussi en un spectacle à fédérer contre lui  son ex , sa grand mère , ses parents , Benoit XVI , la RATP , Oussama Ben Laden, et combien d’autres encore comme l’intégralité de la communauté arménienne ( il a de qui tenir ) , une autre partie de la communauté…gay de Paris sans oublier quelques personnes de la population féminine de Metz. Et tous les ministres, les présidents, etc…  Salut à  François Hollande et à Sarko !

 

C’est fou ! C’est hilarant ! C’est osé !  C’est  un rien  vulgaire parfois !

 

Il joue avec les spectateurs pendant près de 90 minutes, sans discontinuer, avec les femmes surtout, il parle du sexe avec une désinvolture incroyable.

 

Il fait des gestes très suggestifs  auprès des jeunes femmes du premier rang leur demandant si elles feront l’amour  avec leur homme tout à l’heure, et si elles le font  de penser à lui  avec gestes adéquats.

 

A côté de toutes ses blagues et ses propos délirants, débridés, démentiels,  il  évoque les petites et les grandes humiliations de la vie, les bêtises de la politique,  les personnalités du monde n’ayant pas peur de les agresser.

 

Et ce qui est étonnant, c’est que la plupart des choses dont il parle,  sont vraies.

 

Un  humour décapant ! Un formidable provocateur qui n’a pas peur des mots.

 

Un seul en scène, oui, mais aussi un dialogue avec les spectateurs…

 

Bonne route  Mathieu. Et à te revoir !

 

 

 


 

 

 

DU COTE DU CINE MUSICAL !

 

Le film musical des années cinquante le plus brillant de tous :

 

UN AMERICAIN A PARIS  réalisé par Vincente Minnelli, avec  Gene Kelly , Oscar Levant, Leslie Caron et Georges Guétary.

 

 

 

Vous ne me croirez pas, j’ai joué avec Guétary «  Pour Don Carlos » au Théâtre de l’Alhambra de Bruxelles , à côté de la place de Brouckère, hélas voué à la démolition pour en faire un parking.

 

J’ai eu la chance aussi d’interviewer un jour à Paris la délicieuse Leslie Caron. Charmante ! Elle est restée très belle avec ses 83 ans !

 

Je ne vais pas vous raconter l’histoire de ce film, vous la connaissez bien entendu.

 

 

 

Ce soir  dimanche 29/03 à 20h45  sur ARTE Belgique

 

Deux heures de plaisir ! Et revoir Gene Kelly, c’est toujours une fête. Retrouver la musique de Gershwin , c’est formidable.

 

 

 

 

 

 Une autre émission intéressante suivra la comédie musicale : un document sur Charles  Trenet , une découverte de propos qui fait tomber le masque du  « fou chantant »  par Karl Zéro : «  Charles Trenet, l’ombre au tableau » 

 

22h15 – Toujours sur Arte …

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre fidélité, c’est sympathique.

 

Notre moment de séparation : Pourquoi pas avec Trenet ?

 

Bon dimanche  et à tout bientôt.

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né Poumon Noir ( Wolubilis) + The jazz singer + Jeanfrançois Prins(jazz)

 

Né Poumon Noir

 

Ou si vous préférez :

 

Mochélan : né Carolo

 

«  Si la Belgique était un corps humain, Charleroi en serait le poumon, un poumon noirci par la fumée. »

 

 

 

 

 

 

Voilà un spectacle des plus intéressants, signés Mochélan et Rémon Jr, remarquablement écrit , mis en scène «  en slam », avec une excellente interprétation de Mochélan , jeune carolo viscéralement attaché à sa Ville. Il joue avec les mots – et Dieu sait s’ils sont nombreux ces mots – dont certains nous échappent tant le rythme est rapide.

 

Des rimes qui trouvent le ton juste. Mochélan  a l’art et un fameux talent pour raconter son « Pays Noir ».

 

Il est accompagné par Rémon Jr ,  le musicien qui virevolte entre ses nappes de clavier et rythmiques frénétiques.

 

Une présence scénique enrichie d’une narration video (créée par le Collectif carolo Dirty Monitor), la « patte graphique »de Juliette Delpech et les lumières vivantes et inventives de Virginie Strub .

 

Ca bouge ! Ca remue ! Ca s’agite ! Pendant un peu plus d’une heure.

 

C’est génial, et le mot n’est pas trop fort.

 

C’est un vibrant hommage à cette ville belge qu’est CHARLEROI, dont on parle trop peu, mais  ce spectacle de Mochélan  nous excite terriblement et nous donne l’envie de nous rendre au plus vite dans ce coin de la Belgique.

 

 

 


 

 

 

JEAN-MICHEL VAN DEN EEYDEN

 

 

 

Directeur du Théâtre de l’Ancre à Charleroi et metteur en scène du spectacle «  NE POUMON NOIR ».

 

ll mêle habilement les moyens d’expression pour créer un parcours initiatique militant d’une esthétique urbaine fascinante. 

 

 

 

Je félicite ces artistes de Charleroi  en souhaitant de les revoir dans un proche avenir. Ils triomphent partout où ils passent, ce qui fut encore le cas lorsqu’ils se sont rendus au Festival d’Avignon.

 

 

 

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Mochélan : Ce qui a été déclencheur  pour moi , c’est ce moment, à la vingtaine , quand tu as autour de toi l’école , les médias , les proches qi te rabâchent que tu as l’avenir devant toi, mais que l’environnement dans lequel tu souhaites te construire est mort socialement , culturellement , économiquement.

 

C’est de ce contraste qu’est parti tout le travail d’écriture de ce spectacle : « Nés Poumon Noir ».

 

 

 


 

 

 

Simon Delcosse  (Les Casques) : Quelqu’un  qui s’en fout, ça n’existe pas ! On entend souvent les jeunes s’en foutent… ne s’intéressent pas aux choses qui fondent leur mode de vie. Mais sommes-nous ouverts à leur manière de s’exprimer ?

 

Les textes du spectacle peuvent être vus comme la traduction des attitudes désinvoltes. Traduire par des mots et des débits, ce qui se cache derrière les soupirs, les coups de sangs  les yeux levés…

 

Dans mes textes, je cherche à mettre en avant un parcours, la traversée d’un individu , et surtout ses premières remises en question lorsqu’il  se confronte à son environnement.

 

Comment évoluer et tirer son épingle du jeu sans renier ses racines, grandir sans oublier d’où l’on vient ? Comment développer un esprit critique en gardant une énergie constructive tournée vers l’avenir ?

 

Sans réponse prémâchée, j’aborde ces thèmes sans mode d’emploi, car il n’y en a pas.

 

Un parcours qui, avec ses accrochages, ses embardées, peut résonner chez tout un chacun, et rendre lisible des questionnements que l’on a tous à l’aube de l’âge adulte…

 

 

 

Je pense que ces propos se devaient d’être publiés dans cette émission/blog !

 

 

 


 

 

 

SUCCES ET EVOLUTION DU SPECTACLE

 

Depuis sa première représentation à Avignon en 2013, «  Né Poumon Noir »  n’a cessé de séduire un public de plus en plus large, et j’en fais partie.

 

 

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Mochélan : On a un retour très positif et il y a un effet boule de neige surprenant autour du spectacle, ce qui fait qu’on a vraiment un public très varié et multigénérationnel.  Il y a des gens qui sont venus me voir après des représentations en me disant que je leur avais fait apprécier le rap…Ca fait vraiment plaisir !

 

 

 

C’est exactement ce que je ressens également !

 

 

 

 

 


 

 

 

Delphine Georges : Ce spectacle n’est pas seulement le portrait d’une ville ou d’une génération : c’est un spectacle universel !

 

Il touche autant les Carolos que les Bruxellois ou les Français, même si chacun y voit des choses différentes.

 

On a créé un site autour du projet sur lequel les gens peuvent s’inscrire et laisser un commentaire en indiquant leur ville de naissance. Il y a des profils très différents, c’est impressionnant !

 

 

 

LE LIEN : WWW.NESPOUMONNOIR.COM

 

 

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Mochélan : On est une ville d’ouvriers, une ville de travailleurs. Une ville dépouillée, mais pas une ville de pleurnicheurs.

 

Une ville désertée, une ville qui perd de l’ampleur.

 

Une ville usée  dépecée de sa valeur.

 

Mais dans notre ville y’a d’la gaité, dans notre ville , y’a du cœur.

 

 

 

Et c’est en entendant ces paroles, il ya a près de cinq ans que Jean-Michel Van  den Eeyden convainc son interprète de créer avec lui un  spectacle de théâtre musical…

 

 

 

NES POUMON NOIR

 

Conception et mise en scène : Jean Michel Van den Eeyden

 

Texte et interprétation :  Mochélan

 

Musique : Rémon Jr

 

Création video :  Dirty Monitor & Productions Nécessaires

 

Graphisme : Juliette Delpech

 

Dramaturgie : Olivier Hespel

 

Assistanat à la mise en scène : Camille Husson

 

Création lumières : Virginie Strub

 

Régie générale et video : Christian François

 

Régie son : Steve Dujacquier

 

Production : L’Ancre (Charleroi)

 

Soutien : Théâtre National (Bruxelles), Maison de la Culture de Tournai , Ministère de la Culture Fédération Wallonie-Bruxelles, Présence et Action Culturelles(PAC Charleroi)…

 

(Avec des extraits de propos publiés dans «  Le Journal de Wolubilis N° 14- Mars et Avril  15)

 

 

 

Le spectacle s’est donné hier, vendredi 27 mars au Wolubilis.

 

Un souhait de les retrouver bientôt à Bruxelles, Charleroi ou ailleurs.

 

Bravo à Vous tous !

 

 

 

 

Et la suite du programme  ? La voici…

 

 

 

ANNEE   1927 – NAISSANCE DU CINEMA  PARLANT

 

 

 

Evènement en ce 28/03/15

 

 

 

THE JAZZ SINGER – LE CHANTEUR  DE JAZZ

 

 

 

Le premier film parlant de l’histoire du cinéma, mais en grande partie muet car ne sont sonorisées que quelques scènes et les chansons entonnées par un  jeune Juif passionné de music-hall, mais destiné à succéder à son rabbin de père.

 

Il y aurait toute une longue histoire à vous conter avec ce film historique. Ce que je vous proposerais un jour prochain …

 

L’acteur, c’est Al Jolson né Asa Yoelson le 26 mai 1886 à Sredniki en Lituanie , décédé le 23 octobre 1950 à San Francisco. Il a été l’un des plus populaires artistes de music-hall du XXe siècle aux USA.

 

Un  grand merci à notre  Cinémathèque de programmer ce film réalisé par Alan Crosland , document magistral du cinéma mondial.

 

 

 

Je vous  en propose deux extraits.

 

Le premier  film avec du son ! Un événement, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La projection du film a lieu ce soir  samedi 28 mars – à 21 h à la Cinémathèque de Belgique.

 

Ne ratez pas cette belle occasion !

 

Amis de l’émission/blog  Les Feux de la Rampe » , merci pour votre attention et votre fidélité.

 

Je vous retrouve  dans quelques heures…

 

Notre moment de séparation :  le grand guitariste Jeanfrançois Prins accompagné par Bruno Castelluci(drums) , Bart Denolf (bass) et Jasper Soffers(piano) .
Une fameuse soirée de jazz  ce soir à 20h au Music Village ( à quelques centimètres de la Grand Place)

 

Bonne  écoute à Vous. A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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« ORPHELINS (THEATRE DE POCHE) + TRIO CARLO VAN NESTE

 

THEATRE DE POCHE

 

Plus prenant qu’un Hitchcock, ce thriller psychologique interroge les limites de notre libre arbitre…

 

 

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 DENNIS KELLY

(DRAMATURGE ANGLAIS NE A NEW BARNET (NORD DE LONDRES) EN  1970.)

 

Que faire de nos valeurs de tolérance quand notre clan est mené ?

Première question que l’on peut se poser en voyant cette  pièce à la fois drôle et intensément dramatique.

 

Synopsis :

 

 

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Au cœur d’un quartier difficile londonien, retranchés dans leur appartement confortable , Helen et Danny préparent la table pour un souper tranquille , en amoureux…quand tout à coup ils sont interrompus par l’arrivée de Liam , le frère d’Helen, qui débarque brutalement chez eux, le T-shirt couvert de sang…

 

 

 

 

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 Interrogé par Helen et Danny, ses explications sont de plus en plus confuses, incohérentes, inquiétantes…

Que s’est-il réellement passé ?

 

 

 

ORPHELINS – DENNIS KELLY

 

 Liam, le jeune homme ensanglanté, est-il une victime ou un  bourreau ? Quelqu’un est-il en danger ?  Doit-on appeler la police ?

 

 

 

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Dès le début, nous spectateurs, nous nous  posons déjà  beaucoup  de questions. L’action qui se déroule n’est guère significative. Nous sommes déroutés, curieux…Quel est le sens de cette nouvelle pièce ?  Cela ressemble quelque peu à un thriller !

Faites travailler votre imaginaire. La suite dans un court moment…

 

 


 

 

 

 

ORPHELINS/DENNIS KELLY/THEATRE DE POCHE

 

(La suite)

 

Très vite, le couple est écartelé, chamboulé : Danny veut croire en la justice, Helen prend aveuglément la défense de son frère, orphelin comme  elle depuis la mort accidentelle de leurs parents.

 

 

 

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Sournoisement l’horreur se profile, glaçante, raciste derrière des aveux distillés au compte-gouttes par Liam. Poussés au-delà de leurs limites, dans une urgence insupportable,  la nature profonde de chacun se dévoile…

 

Nous, spectateurs, nous sommes toujours convaincus qu’il s’agit d’un thriller comme on peut en voir souvent à la télévision…quoique…

 

C’est un portrait sans concession de la nature humaine  qui secoue nos certitudes les  plus profondes, nous forçant à remettre en question nos valeurs familiales et citoyennes.

 

Autour de ce thème central qui peut se résumer dans la question : «  Jusqu’où est-on prêt à aller  pour protéger les siens ? »

 

 

 

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La richesse d’ORPHELINS   tient au fait que l’auteur aborde en arrière-plan toute une série de questions du domaine psychologique , tout comme social ou sociologique : la cohabitation multi-culturelle dans des quartiers difficiles , il ne faut pas être à Londres pour vivre ce problème. Il y a aussi la confiance dans les forces de l’ordre et de       la justice, le parcours chaotique des orphelins, la relation frère/sœur très particulière , les destins marqués par un mauvais départ dans la vie, et tant d’autres choses telles la bonne conscience , les petites et grandes lâchetés , la violence gratuite ( chaque jour davantage) , les climats d’insécurité et les fantasmes qui s’y ajoutent , et d’autres propos encore tenus par des spectateurs à la sortie du théâtre :  le sentiment d’impunité , la non-responsabilisation  , le laxisme , etc…

 

Mais tous ces sujets qui transparaissent pourraient sembler lourds mais heureusement, grâce à une forme d’exagération des traits, des dialogues bien tournés dans leur énormité, grâce  à l’interprétation des trois acteurs et la mise en scène, rien ne lasse ! Tout au contraire ! Et pourtant, on y retrouve bien une réalité frappante que l’on peut croiser…

 

Je le répète : Jusqu’où  est-on prêt à aller pour protéger les siens ?

 

C’est du théâtre bien entendu qui nous met en garde !

 

 

 

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ORPHELINS un électrochoc d’une rare pertinence !

 

 

 

Helen : Liam, je voudrais que tu me regardes dans les yeux.

 

Liam : Ouais.

 

Helen : Regarde-moi.

 

Liam : Je te regarde.

 

Helen : Je veux que tu réfléchisses. Et je veux que tu me répondes. C’est à qui ce sang ?

 

Il y a dans cette pièce un crescendo de mots, de situations, de réactions, de bouleversements, de découvertes  les uns des autres, de scènes d’une grande violence épouvantables !

 

 

 

ET DU COTE DE LA MISE EN SCENE

 

Patrice Mincke, dont nous  avons applaudi sa mise en scène dans la pièce «  RACE » au Public, récidive son exploit avec « ORPHELINS ».

 

Quelle maîtrise ! Quelle habileté !  Quelle exigence ! Une direction d’acteurs sans faille. Il a  l’art de les faire parler  dans un ton naturel,  de les faire vivre leurs personnages avec intensité.

 

Patrice Mincke( metteur en scène) : Comme dans «  RACE »,  je sens  la force du théâtre américain du temps passé, de l’époque de l’Actors Studio  ,  avec ces grands metteurs en scène que furent Tennessee  Williams et Elia Kazan. C’est du solide ! Patrice suit ce chemin-là.

 

TROIS COMEDIENS  D’ENVERGURE

 

Itzik Elbaz, que je suis à la trace. Je l’ai vu et admiré dans plusieurs pièces de théâtre dont «  La vie devant soi » avec Janine Godinas.

 

 

 

 

 

 

 

Itizk  Elbaz, né en 76, diplômé de l’IAD en 1999, un professionnel total, perfectionniste, passionné par les textes qu’il joue. Un regard profond ! Un physique émouvant qu’il modifie pour chacun de ses personnages.

 

Ici, dans «  ORPHLINS », il est secret , énigmatique, méditatif , parlant peu , perdu, ne sachant pas  comment agir…

 

 

 

Anne-Pascale Clairembourg, en sortie de l’IAD en 2000, engagée dans la plupart des théâtres de la capitale. Je retrouve  dans ma mémoire la pièce de  Maeterlinck «  La Princesse Maleine » dans laquelle elle jouait aux côtés d’Itzik.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Anne-Pascale a fait beaucoup parler d’elle lors de la remise des «  Magritte «  , en tant que meilleure jeune comédienne , interviewée à Cannes lors du Festival.

 

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Elle affiche  dans la pièce «  Orphelins »  une nervosité  excessive, douloureuse. Ses scènes avec Itzik  sont  d’une  violence démesurée. « Qu’a pu faire son frère Liam ? » C’est cette question qui l’a poursuit !

Elle est vraie, tendue ,  au bord de la dépression.

 

 

 

Pierre Lognay , lui aussi  à l’IAD dont il sort en 2006, bourré de projets déjantés.

 

 


 

 

 

On a du mal à le cerner dans son personnage de Liam.

Est-il sincère ? Est-il responsable de cet homme   qui saigne dans la rue ?  Il donne une impression de  décontraction vis à vis du drame qui se joue dans la rue abandonnée.

 

 

 

UNE HEURE QUARANTE-CINQ  D’OBSERVATION ET DE REFLEXION.

 

 

 

ORPHELINS

 

THEATRE DE POCHE

 

Jusqu’au 11 avril 2015

 

Traduction française :  Philippe Le Moine :

 

Assistanat à la mise en scène : Melissa Leon Martin

 

Scénographie : Olivier Wiame

 

Lumières : Alain Collet

 

Décor sonore : Laurent Beumie

 

Costumes : Françoise Van Thienen

 

Et

 

Patrice Mincke , metteur en scène.

 

Sans oublier ce petit enfant qui entre en scène à la fin du spectacle.  Etant donné   son jeune âge , ils sont cinq à jouer le rôle , en alternance :

 

Sam Bracco, Kasper Holte Nielsen, Lukas Collet ( peut-être le fils d’Alain Collet !), Charlie Goslain et Sacha Bendjilali.

 

En tout cas, le petit de la première représentation avait un petit sourire malicieux et une façon de saluer comme un professionnel. Bonne carrière à lui, c’est ainsi que l’on commence dans ce magnifique métier.

 

ORPHELINS/DENNIS KELLY

 

THEATRE DE POCHE

Chemin du Gymnase , 1 A – 1000  Bruxelles

(Bois de la Cambre)

Infos Réservations : 02 / 649 17 27

 

Avant de cliquer sur la note suivante , je vous invite à l’écoute d’une musique de film   composée par le grand compositeur américain , Léonard Bernstein , spécialiste des grandes musiques pour le cinéma.Celle-ci  à l’ambiance  pesante…

 

 

 

 

 

 

DU COTE DE LA TELE…

 

LIO  , cette étonnante et sympathique chanteuse belge d’origine portugaise, est l’invitée de Joëlle Scoriels dans son émission  » 69 minutes sans chichis  » ce jeudi soir à 20h25 sur LA DEUX .

C’est le bon moment de découvrir l’univers artistique et…peut-être secret de Lio.

 

 



 

Amis de l’émission blog  » Les Feux de la Rampe » , merci pour votre attention et votre présence régulière  sur le blog.

Notre moment de séparation  : Une musique superbe , un trio de grande qualité : TRIO CARLO VAN NESTE  en représentation demain vendredi 27 mars à Flagey  à 12h30 !

Trois musiciens :

 Karin Lechner(piano)- Maya Levy(violon)-Alexandre Debrus( cello)

Un trio d’envergure internationale.

Bonne écoute et à tout bientôt !

 

Roger Simons

 


ABIME (RIDEAU DE BRUXELLES/ATELIER 210)+ FILM +JAZZ-

 

 

L’AUTEURE : CELINE DELBECQ

 

Comment accompagner quelqu’un dans la mort ? Y a-t-il un mode d’emploi ? Faut-il parler  de la vie  ou de la mort avec celui qui s’en va ? A –t-on le droit d’être agacé par la maladie ? Et…de le dire ?

 

 

 

 

 

 

J’AI LA TROUILLE

 

 

 

Dans cette œuvre théâtrale hors champ et combien précieuse, la parole s’efface  et laisse la place à deux corps fragiles qui se portent, se tirent , se traînent , s’entraînent en une sublime danse de vie et de mort.

 

 

 

ET JE ME TAIS POUR NE PAS CRIER…

 

 

 

Michael Delaunoy (Directeur du Rideau de Bruxelles) :  Céline Delbecq aborde les sujets les plus durs , les sujets dont les directeurs de théâtre disent en général « ce n’et pas pour mon public ».

 

Céline chante la mort mais elle le fait comme tout  ce qu’elle entreprend, avec une merveilleuse vitalité. Et elle nous touche au cœur !

 

Céline, c’est une introvertie qui ne cesse d’aller vers les autres. Une taciturne rassembleuse. Avec une générosité grande comme ça.

 

Tout comme Laurence Adam, cette amie commune , cette femme extraordinaire dont les dernières semaines de vie ont inspiré ABIME.

 

« Tu sais, Céline, je crois que Laurence aurait aimé ce spectacle ! »

 

 

 

 

 

NAISSANCE DE LA PIECE

 

 

 

 

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Céline : Voilà deux heures que j’écris, barre et recommence, écris et recommence : peut-être qu’il n’y a tout simplement pas de note d’intention à penser. Parce qu’il n’y a pas eu d’intention  à ce spectacle. Il s’est imposé à nous, avec son grand sourire des jours tristes et nous l’avons accueilli comme on aurait pu accueillir  un animal blessé.

 

Pas un petit animal domestique dont nous aurions pu nous éprendre d’affection, non : une bête sale et encombrante, gisante sur un bord d’autoroute qui envahirait notre espace de vie mais qu’on ne pouvait se résoudre à laisser mourir au milieu de cette agitation. Et si nous ne le pouvions  pas, c’est parce que  nous avons la certitude que nous avons  tous  croisé des bêtes comme ça.

 

Donc, oui , cette histoire m’est proche. Mais je  pense qu’elle vous vous est proche aussi et c’est pour cette raison que l’on s’en est emparé…

 

 

 

Nous ne sommes pas parti d’un texte comme nous le faisons d’habitude, mais de cet instant où le spectacle s’est présenté à nous.

 

Partir de rien  c’est effrayant. C’est le projet le plus inconfortable que nous ayons travaillé avec la compagnie et je pense qu’il en est de même pour Charlotte et Aurélien, les deux interprètes et Marion, mon assistante à la mise en scène, même s’ils ne m’ont rien dit parce qu’ils sont formidables. Mais finalement, cette fébrilité n’est-elle pas juste quand on  parle de l’attente de la mort ?

 

 

 


 

 

 

Moi non plus je ne veux pas que tu meures.

 

Mais ce n’est sûrement pas ça que tu veux entendre.

 

J’en sais rien…Qu’est-ce qu’il y a à dire ? Rien…

 

Il n’y a rien à dire. Il y a juste à crier ou à se taire

 

Et je me tais pour ne pas crier.

 

 

 

Ces propos et ce texte sont très intéressants  et rarissimes qui nous portent à vouloir découvrir

 

ce spectacle que je vous recommande vivement.

 

Il ne se joue que jusqu’au 28 mars, donc quatre jours.

 

 

 

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L’HISTOIRE  DE CELINE DELBECQ

 

 

 

Céline : C’est l’histoire d’un jeune corps abimé qui perd de sa pudeur et que l’on cherche à aider, porter, soutenir mais, de grâce sans lui voler la dignité qui lui donne cette admirable force de vie.

 

 

 

Le travail sur le corps me semblait dès lors résolument important dans ce projet.

 

Je voulais voir des corps qui vivent ensemble et se désynchronisent. Un corps qui subitement s’arrête, s’oublie et face à lui  l’impuissance de l’autre , sa colère , son impatience , son refus.

 

Sans oublier les nombreuses fois où c’est le corps faible qui soutient le corps fort qui lui donne de l’énergie pour les longs mois à venir.

 

Les choses ne sont pas simples et linéaires , encore moins de l’ordre de l’évidence.

 

Elles sont fatales certes  mais quand la fatalité se refuse elle-même, elle emprunte de sinueux détours.

 

Emportés par une confiance artistique réciproque, avec pour seul point de départ, le silence et l’absence, les corps se sont mis à bouger dans l’espace. Et ça ressemblait étrangement à ce que j’imaginais.

 

Petit à petit, nous avons greffé sur cette forme quelques bribes d’un texte « Vikim »  que j’avais écrit quelques mois plus tôt…

 

 

 


 

 

 

J’ai voulu reproduire fidèlement le propos écrit par Céline Delbecq, qui vous permet de mieux juger sa personnalité, de découvrir quelque peu la femme , ses idées , ses pensées, ses buts dans ses écritures.

 

Elle  est passionnante et profondément humaine.

 

 

 

 

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Ce spectacle nous met en face de la mort, en face  de cette fin de vie.

 

C’est douloureux et plus encore pour ceux qui ont vécu  ce drame avec un proche.

 

C’est émouvant  et l’auteure a évité tout pathos.

 

On peut voir la mort de différentes façons bien sûr.

 

C’est du théâtre qui dévoile  comment peut se présenter la mort !

 

Et comme l’a dit une spectatrice à  l’issue de la première représentation hier soir : «  C’est une magnifique histoire d’amour »

 

Je ne me suis pas éloigné  de ce spectacle ABIME.  Il est resté, et restera, très présent en moi.

 

Je félicite Céline Delbecq pour son écriture et sa mise en scène d’une grande pudeur.

 

Je félicite aussi les deux comédiens  remarquables danseurs qui plus est : Aurélien Van Trimpont et Charlotte Villalonga.

 

Assistante à la mise en scène : Marion Hutereau

 

Création lumière & régie : Aude Dierkens

 

Composition musicale : Aurélien Van Trimpont

 

Diffusion : Lydie Amici

 

Photos : Sylvie Moris

 

Texte extrait de « Vikim » publié aux Editions Lansman(2013)

 

Production : Compagnie de la Bête Noire.

 

 

 

ABIME/CELINE DELBECQ

 

Jusqu’au 28/03/15

 

THEATRE  DU RIDEAU DE BRUXELLES

 

BASE POUR CE SECTACLE  A L’ATELIER   210.

 

Chaussée Saint-Pierre  210 – 1040 Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 737 16 01

 

Info : La pièce ( 50 minutes) , à la suite de quoi se tient une Rencontre/débat animée par l’équipe Palliabru , plateforme des soins palliatifs à Bruxelles.

 

Avec la présence de l’auteure, Céline Delbecq.

 

 


 

 

 

DU COTE DU CINE…DES ANNEES  90 !

 

 

 

L.627

 

Un film de Bertrand Tavernier avec Didier Bezace, Philippe Torrenton et  le comédien belge, Jean-Paul Comart.

 

 

 

 Co-écrit par un ancien policier , Michel Alexqnde, ce film dpeint le quotidien de la brigade desstupéfiants de Paris.

 

Le titre du film fait référence à l’ancien article du Code de la santé publique français , qui prohibe la consommation ainsi que le trafic de stupéfiants.

 

IL symbolise le décalage être les moyens prévus par la loi et ceux effectivement mis,, à disposition de la police.

 

Ce soir à 20h50 sur ARTE

 

 


 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci à Vous pour votre présence et votre fidélité. 

 

On se retrouve dans quelques heures avec un nouveau programme.

 

Note moment de séparation : MIKMAAK, un fabuleux groupe de musiciens  de jazz sus la direction de Guillaume Orti et Laurent Blondiau.

 

Ils seront tous réunis demain jeudi à 20h au Marni.Un  bon moment à passer en leurs compagnies.  J’aime le jazz belge , et Vous ?

 

A tout bientôt !

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PLATONOV ( THEATRE OCEAN NORD)+ LA CHANTEUSE LOUMEN

Anton Tchekhov/Thibaut Wenger

 

Un projet !

 

Une expérience !

 

Un lendemain de fête, entre Feydeau sous acide et Don Juan  un peu triste.

 

Ici Tchékhov est un adolescent génial, son écriture, fièvreuse et chaotique, un champ de bataille où se mêlent l’amour , l’action, la violence , la mort !

 

Monter le brouillon PLATONOV, est  certes une aventure.

 

Avec une bande de jeunes acteurs, la pièce se joue  avec cette matrice monstrueuse, lue au prisme d’inquiétudes générationnelles.

 

Ici, tout peut arriver : une locomotive fonce sur nous, on se pend , on s’empoisonne, on se flingue sans être tout à fait mort, et ce n’est pas très grave.

 

 

 

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« La description liminaire de Thibaut Wenger reste juste au bout de près de quatre heures où facétie et désespoir auront avancés ensemble.

 

La mise en scène ose des longueurs , les langueurs , tous en privilégiant la prestesse du phrasé , vécu, bougé, lancé, pleuré et ri.

 

L’ensemble dépeint une jeunesse dont la révolte plie devant le désir et la frustration.

 

Un monde révolu peut-être et pourtant livré avec la justesse outrée du temps présent. Avec ses faux raccords assumés, son humour obstiné et ses larmes. »

 

(Marie Baudet/La Libre Belgique)

 

Plutôt qu’une trame narrative cohérente, metteur en scène et comédiens cherchent un fracas d’impressions, d’émotions  contradictoires, un collage de sensations ave mise en abime et faux raccords.

 

Thibaut Wenger (metteur en scène) : J’aime l’insolente liberté de cette écriture de Tchekhov, fulgurante et passionnée , foisonnante et accidentée. Elle me porte comme l’énergie rimbaldienne de « Pierrot le fou » chez Godard. J’y trouve une jeunesse en théâtre.

 

 

 

MONTER LE BROUILLON PLATONOV… UNE VRAIE AVENTURE

 

 

 

Se confronter à une matière monstreuse  – six heures à la lecture – trois heures trente à la représentation –  s’y frayer un chemin, jouer jusqu’au suicide théâtral avec le chaos, l’impossibilité d’en finir.

 

C’est un projet de troupe où de jeunes acteurs s’emparent de cette pièce de jeunesse.

 

 

 

 

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«  Tout le monde a des passions mais personne n’a de force ! »

 

Thibaut Wenger : Notre production se focalise sur les personnages des triangulaires amoureuses, qui concentrent quelques-uns des plus baux personnages féminins du répertoire, d’une étonnante modernité : Platonov , Sacha , jeune femme de Platonov, Triletski , frère de Sacha et fiancé à Grékova, apprentie chimiste qui minaude avec Platonov , Sofia , amour de jeunesse de Platonov que Vaïnitsev vient d’épouser,  et Ossip , voleur de chevaux qui ouvre  cette valse narcissique sur un contre-mouvement, sur une époque au bord de l’explosion .

 

Leurs scènes constituent l’épine dorsale de l’oeuvre .

 

 

 

DEROULEMENT DE LA PIECE

 

Tantôt une brute dans un salon, phénomène devant lequel on se pâme , prenant une fille de la haute pour la ramener dans les bas-fonds , tantôt un petit bourgeois sentimental dont le désir est de marcher au pas , de ne pas se retrouver à la traine avec son savoir et ses convictions  qui n’aident pas à vivre.

 

L’imaginaire du spectacle pourrait suivre ce mouvement ne gardant de la Russie que le sentiment de la province, que je connais bien. L’image scénique pourrait citer Nouvelle Vague et po’art , les drôles de didascalies sur les oléographies nous y invitent pour dédramatiser certaines actions.

 

Atmosphère très estivale , dominantes chromatiques rouges et bleues(Pierrot d’aujourd’hui) des costumes légers , des tissus fins , quelque chose d’un peu perdu.

 

L’espace sans illusion jouerait à revers avec l’imagerie tchékhovienne s’appuyant sur des frontières floues, définies par des éléments bruts rapportés (guirlandes lumineuses, plancher , plantes en pot, bâches , pour créer des circulations une densité , une complexité, un hors camp de théâtre incluaant le public dan un dispositif non frontal au premier acte s’ouvrant durant l’acte 2 vers la nuit profonde et se barricadant sur la fin.

 

INTERSECTION ENTRE L’ACTEUR ET LE PERSONNAGE…

 

Ce qui est assez étrange, c’est que ce personnage de Platonov est rempli de cynisme.

 

C’est un personnage qui met en scène ses émotions.

 

C’est parfois un personnage qui joue lui-même un rôle.

 

Il est à un moment de sa vie, un moment de vide affectif et émotionnel qui le pousse à jouer la sincérité.

 

Cela finit par poser des questions à l’acteur évidemment. Du coup, cela fait des allers  retours entre l’acteur et le personnage.

 

Ce n’est pas évident à raconter ! La comédie de la vie, le théâtre qui fatigue, la posture intenable, tout se mélange entre  ce qui touche l’acteur et le personnage.

 

Une pièce qui prend son temps. 3 heures trente, c’est long et relativement lent.

 

Il y a des rires , il y a une fatigue partagée entre le personnage, l’acteur et le spectateur…

 

 

 

 

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L’EQUIPE

 

11 jeunes comédiens : Marie Besnard, Emile Falk-Blin, Mie Luçon, Faben Mry, Emilie Maréchal, Nicolas Patouraux , Tristan chitte , Nathanaëlle Vandermissen, Joséphine de Weck, Laetitia Yalon et la participation de Marcel Delval.

 

Scénographie : Boris Dambly

 

Costumes : Raffaëlle Bloch

 

Lumières : Matthieu Ferry

 

Sons : Geoffrey Sorgius

 

Traduction : Françoise  Morvan et André Markowicz

 

Co-Production : Théâtre Océan Nord / Premiers Actes

 

(Avec des extraits de propos publiés dans le programme et la gazette du théâtre )

 

Un théâtre hors habitude !

 

Jusqu’au 28/03.

 

A noter : Le spectacle commence à 19h30, vu sa longueur…

 

Infos Réservations : 02 / 216 75 55

 

OCEAN NORD

 

Rue Vandeweyer 63-65 – 1030  Bruxelles

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention et votre fidélité.

 

Notre moment de séparation :Aline Senga LOUMEN  , une voix  chaude, superbe et sensuelle. Une jeune chanteuse belge d’origine congolaise, qui sillonne les villes de Belgique depuis quelques années.

 

Elle sera ce jeudi soir 26/03,  à 20 h au Music Village

 

Quel beau sourire sympathique !

 

Bonne écoute et à tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TROIS FEMMES (COMEDIE CLAUDE VOLTER)

 

Ou

 

L’ECHAPPEE

 

 

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Pourquoi certains naissent avec déjà rien alors que d’autres ont toujours tant et tant ?

Une auteure : Catherine Anne, française.

Trois comédiennes : Laetitia Salsano , Bernadette Mouzon, Jacqueline  Nicolas, belges.

Un metteur en scène: Alexis Goslain , belge.

 Une excellente pièce, sous toutes ses formes, où trois femmes  chamboulées, de générations différentes, tricotent des relations humaines autour de la grande énigme des sentiments.

J’avais déjà apprécié cette pièce à sa création aux Riches-Claires, puis revue au Festival de Spa.Je viens de la revoir pour la troisième fois et  je l’aime toujours autant. En voici un court extrait filmé au cours des représentations précédentes.Une seule chose à changer :  le changement de l’une des actrices Julie Duroisin remplacée par Leatitia Salsano…

 

 

 

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 Trois générations de femmes , deux classes sociales : Joëlle  la jeune femme rame et cherche du boulot ; Joëlle  la mère (elles ont le même prénom) décroche enfin un travail de garde-malade de nuit ; Madame Chevalier , la vieille dame bourgeoise, accepte mal qu’une inconnue s’occupe d’elle au quotidien.

Une pièce remarquablement ficelée, imaginée, construite.

Une pièce magnifiquement jouée par trois comédiennes.

 

 

 

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 Catherine Anne (l’auteure) : Un quiproquo va déclencher une étrange partie de chaises musicales.

 

Je n’ai pas l’envie de vous raconter la suite de l’histoire tellement bien écrite,  bien dialoguée, où l’émotion  cède sa place à l’humour. Non, je préfère vous laisser découvrir la pièce de visu.

 

 

 

 

 


 

 

 

Alexis Goslain(metteur en scène) :  Pour faire passer la pilule d’une réalité souvent morose, Catherine Anne nous transporte  avant tout dans un tourbillon de situations drôles et rebondissantes où se côtoient la ruse et la malice chez ces trois jolies personnalités.

L’histoire,  sans la déflorer, nous montre à quel point la nécessité d’aimer reste le carburant le plus efficace pour pouvoir avancer et transmettre à son tour.

Elle soulève aussi une série de questions sur l’identification, les liens filiaux et sur le fait d’être mère ou fille dans le monde du travail. Comment aborder la mort qui guette sournoisement et se dépouiller de cette lourde solitude à porter.

 Quel bonheur que cette pièce  généreuse !

 

 


 

 

Quel plaisir que de voir ces trois comédiennes se fondrent avec talent dans leur personnage ! Elles les interprètent avec vérité, simplicité,  avec un naturel désarmant !  Elles ne jouent pas, ELLES SONT  Joëlle la fille, Joëlle la mère,  Madame Chevalier, la dame âgée mais toujours coquette.

 

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 LA scénographie  est astucieuse avec ses éléments de décors mobiles qui permettent  de  passer de l’appartement de la vieille dame à la cuisine des Joëlle avec souplesse, sans rupture de l’action.

 

 

TROIS FEMMES

 

 

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 Alexis Goslain (metteur en scène) : Oui, trois femmes,  trois histoires de femmes qui se jouent la comédie en permanence.

Un paradoxe qui déboule malgré tout , au final de l’histoire , sur un amour véritable et triomphant.

Mais rassurez-vous, comme Roger Simons, je ne vais pas vous raconter l’histoire.

 

Merci à vous. Hé oui, une histoire inattendue qui éclate au moment où l’on s’y attend le moins.

Quelle superbe  idée que d’avoir réuni ces trois actrices , d’une présence scénique totale.

 

TROIS FEMMES

Une très belle histoire ! Une brillante comédie  sur l’amour, le vieillissement,  le social, les rapports entre mère et fille, la tristesse profonde  de l’isolement  et de la solitude dans la vieillesse.

Et  bravo à ces quatre femmes,  les actrices et l’auteure.

 

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 Mise en scène dépouillée et intelligente d’Alexis Goslain

Scénographie : Noémie Breeus

Création lumière et régie : Thomas Vanneste

Construction du décor : MCB Atelier.

Coproduction : Asbl So  Quat/Festival Royal de Théâtre de Spa

 

TROIS FEMMES/ CATHERINE ANNE / ALEXIS GOSLAIN

 

Photos- Video (extraits de scène): Paul Freitas

 

COMEDIE CLAUDE VOLTER

Jusqu’au 29 mars 15

Avenue des Frères Legrain   98 – 1150  Woluwe Saint-Pierre

Infos Réservations :  02 /762 09 63

 

 

 

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Mesdames, ne manquez pas ce spectacle  d’une belle  qualité…féminine !

 

 

 

COMPLEMENTS GALA

 

France 3 nous propose une soirée tout à fait extraordinaire avec les deux plus grandes stars  du cinéma français  : Gérard Depardieu et Catherine Deneuve.

20h50 : Gérard Depardieu , l’homme dont le père ne parlait pas.

Un documentaire où l’on parle du film sur Dominique Strauss -Kahn interprété par Depardieu.

 


 

 Suivra sur la même chaîne  télé un documentaire sur la belle Catherine Deneuve .

Ils ont été magnifiquement couplés tous les deux , Gérard et Catherine dans le fameux film  » Le Dernier métro »  de François Truffaut.

 

 

 

 

Fabuleuse soirée !

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » merci de votre attention et votre fidélité.

Notre moment de séparation :  samedi prochain, 28 mars , à 20h30 au Music Village  : Jeanfrançois Prins  !

A tout bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’AVARE-MOLIERE-JACQUES WEBER ( WOLUBILIS) + 2 films + Marie France Pisier

 

Hier : 1668

 

Aujourd’hui : 2015

 

Plus de 300 ans, et c’est toujours le triomphe.

 

Bravo Jean-Baptiste !

 

 

« J’avertis que le sieur Molière

 

« Donne à présent sur son théâtre

 

« Où son génie on idolâtre,

 

« Un Avare qui divertit

 

« Non pas certes pour un petit

 

« Mais au-delà ce qu’on peut dire ;

 

« Car d’un bout à l’autre il fait rire.

 

« Il parle en prose, et non en vers ;

 

« Mais, nonobstant les goûts divers

 

« Cette prose est si théâtrale

 

« Qu’en douceur les vers elle égale

 

(Robinet, Lettre du 15 septembre 1668) 

 

LA PRESSE

 

L’Avare est une de ses pièces (de Molière) où il y a le plus d’intentions et d’effets comiques…

 

(J.J.Rousseau – 1758)

 

 

 

La pièce a été créée en 1668, Molière avait 46 ans.

 

Au travers des siècles, elle a été jouée de très nombreuses fois, , souvent remodelée, et aujourd’hui encore dans l’excellente version de Jean-Louis Martinelli, avec Jacques Weber dans le rôle d’Harpagon.

 

 

 

 

2015. PROPOS DE JEAN-LOUIS MARTINELLI

 

 

 

J.L.Martinelli : Depuis des lustres, Harpagon accumule , retient, amasse.

 

Au-delà de la raison, il préserve ses biens. La vitalité des plus jeunes le menace. Il convient de déjouer leur plan et Harpagon en deviendra tour à tour rusé, féroce.

 

Ce bouffon paranoïaque, manipulateur manipulé, n’en sera pas pour autant antipathique ; son désespoir et sa noirceur en révèleront la tristesse d’un homme passé à côté de son existence.

 

L’énergie déployée à amasser aura finalement été celle qui aura creusé sa propre tombe.

 

Entre le vieux et les jeunes que tout oppose ; les valets dont le jeu  consistera  à tirer  le maximum de bénéfice de leur entremise . Ils tireront les ficelles de cette comédie humaine dont nous savons qu’un jour les jeunes joueront le rôle des vieux, les petits celui des grands, et qu’il y a fort à parier que l’histoire se reproduise….

 

 

 

L’AVARE  2015

 

 

 

 Harpagon a bien changé avec le temps !

 

Il était long et maigre,

 

Dans  sa nouvelle conception,

 

Il est énorme (un peu comme Depardieu) tout à rebours de  « L’Avare » des temps du passé.

 

Le talent pantagruélique et l’appétit de théâtre de Jacques Weber convient à merveille à Harpagon.

 

 

 

 

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La pièce est vivante malgré ses 180 minutes.

 

Excellente interprétation de Jacques Weber, l’une  des meilleures. Il vit intensément son personnage.

 

C’est un grand moment dans sa longue vie de comédien.

 

Jean-Louis  Martinelli, metteur en scène français et brillant homme de théâtre,  créateur de ce grand spectacle, a choisi un « Avare » énorme, tout à rebours de «  L’Avare »  étriqué de la tradition.

 

 

 

Jean-Louis Martinelli : C’est Jacques qui m’a demandé de monter L’Avare dans une forme tout à fait nouvelle.

 

Je pense que l’on  n’a jamais abandonné les grands classiques.

 

Si un texte est devenu ce que l’on appelle un classique, c’est qu’il peut à chaque génération être réintégré et retraduit.

 

S’il nous questionne dans nos comportements fondamentaux aux  différentes époques, il mérite d’être remonté.

 

Si , pour Shakespeare , on a souvent procédé à de nouvelles traductions, pour Molière, en revanche, il ne s’agit pas de le retraduire mais de se le réapproprier par le langage de la scène.

 

Ce qui m’intéresse dans « L’Avare », c’est la question de l’argent et pas le profil psychologique de l’avarice.

 

Quelle place accorde – t-on à l’argent dans notre société ? Que signifie cette cassette qui se transforme en Dieu …

 

Ce texte emprunte à la tragédie romaine et opère une mise en perspective dans la farce de ce qui se passe actuellement.

 

Je ne vois pas comment je pourrais mettre en scène des textes contemporains si je n’ai pas un minimum de connaissance de l’histoire de l’art. Le retour au classique n’est pas un signe d’une résurgence du conservatisme.

 

Il faut  se le réapproprier pour inventer le théâtre d’aujourd’hui !

 

Mais chez Molière, ce qui m’intéresse, c’est le rapport intergénérationnel et ce besoin quasi maladif de tout posséder, pas simplement l’argent mais les êtres.

 

Je veux faire ressortir la brutalité des rapports générés par Harpagon. Comment son attitude dérègle et entraîne sa famille dans la folie.

 

(Propos recueillis par Françoise Bouzin)

 

 

 

1914. Emile Faguet  Journal «  En lisant Molière ») : La grande manière de Molière consiste , autour du personnage principal, à peindre toute une famille et à montrer cette famille désorganisée …

 

 

 

L’AVARE , l’essence même de la comédie humaine et  de ses incessantes luttes d’intérêts, magnifiée par une superbe interprétation.

 

 

 

L’HISTOIRE (version nouvelle)

 

 

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Loin de jouir en toute quiétude des biens et richesses qu’il a amassées tout au long de sa vie dans une accumulation frénétique , Harpagon est rongé par la crainte de s’en voir déposséder par de jeunes ambitieux.

 

 

 

Voilà un Harpagon d’une toute autre envergure que celui de Molière.

 

Jean-Louis Martinelli et Jacques Weber en ont fait un combattant prêt à user de toutes les ruses pour en découdre avec tous ceux qu’il soupçonne de vouloir le supplanter.

 

Loin de n’être qu’un ridicule et antipathique paranoïaque trompé par des valets félons bien plus retors que lui , cet Harpagon est  touchant en homme âgé sur le déclin , passé à côté de sa vie et obstiné à la gâcher encore en menant une lutte chimérique qu’on devine vaine…

 

 

 

JACQUES WEBER

 

Un Harpagon avec qui ce puissant monstre sacré qui prétend avoir le même lien organique que celui qui le lie à Cyrano et ce depuis l’adolescence…

 

L’AVARE / MOLIERE/

 

 

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L’AVARE/ JACQUES WEBER / JEAN-LOUIS MARTINELLI

 

Avec neuf comédiens de talent : Alban Guyon(Cléante) , Marion Harlez Citti( Mariane), Rémi Bichet(Valère) , Chridtin Citti ( Frosine) , Jacques Verzier ( La Flèche) , Sophie Rodrigues(Elise) , Vincent Debos( Maître Jacques) , Aziz Kabouche ( ZAnselme) , Paul Minthe( le commissaire)

 

Scénographie : Gilles Taschet

 

Lumière : Jean-Marc Skatchko

 

Costumes : Ursula Patzak

 

Maquillage-coiffure : Françoise Chaumayrac

 

Mise en scène : Jean-Louis Martinelli

 

Avec Jacques Weber : Harpagon.

 

WOLUBILIS

 

19-20 mars 15

 

Cours Paul Henri Spaak 1 –  1200  Bruxelles

 

Info Réservation : 02 / 761 60 30

 

L’AVARE  ou L’ECOLE DU MENSONGE

 

 

 

DU COTE CINE D’AVANT-HIER…

 

 

 

EL ANGEL EXTERMINADOR

 

 

 

Le film de Luis Bunuel tourné en 1962.

 

 

 

Syno : Une assemblée mondaine engluée, sans raison apparente, dans l’appartement où elle vient de festoyer.

 

Un huis-clos satirique, brocardant avec cruauté les égoïsmes   d’une bourgeoisie révélant son visage le plus animal pour l’un des films les plus jouissifs de Bunuel.

 

 

 


 

 Séance : ce samedi 21/03 à 19h30 à la Cinémathèque.

 

DU COTE DU CINE…D’AUJOURD’HUI

 

MELODY

 

Un film de Bernard Bellefroid, Prix du Public au Festival de Namur 2014.

 

Avec Rachael Blake et Lucie Debay .

 

 

 

Syno :  Melody, une jeune femme de 28 ans , décide de devenir mère porteuse contre un grosse somme d’argent qui lui permettra d’acheter le salon de coiffure dont elle rêve .

 

Emily , la mère commanditaire , une riche Anglaise de 48 ans qui ne peut plus avoir d’enfant fait venir Melody chez elle : elle veut pouvoir contrôler le bon déroulement de la grossesse.

 

Ces deux femmes peuvent-elles mener à bien cette aventure qui les unira à jamais ?

 

 

 


 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , le plaisir de vous dire merci pour votre attention et votre fidélité.

 

On se retrouve très bientôt.

 

Notre moment de séparation  : demain samedi à 21 h  sur TV5, un hommage  à Marie France Pisier dans l’émission de Laurent Delahousse : » Un jour , un destin »

 

 Marie France Pisier est décédée le 24 avril 2011.

 

Sa disparition reste un réel mystère.

 

Un destin tragique d’une insoumise !

 

Je vous propose un extrait du film  «  Trans-Europ-Express » que Marie France joue avec Jean Louis Trintignant.

 

Bonne fin de journée.

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

HERO %-KARINE PONTIES (THEATRE DE LA VIE )+ DEPARDIEU & J.J.GOLDMAN

 

KARINE PONTIES.

 

Directrice artistique de « Dame de Pic », chorégraphe et interprète, auteure de 37 pièces chorégraphiées , jouées dans de nombreux pays.

 

Karine Ponties  prolonge cette saison son travail de recherche à travers différents solos hybrides, où la danse ne tient  pas forcément place au centre.

 

 

 

 

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HERO %

 

 

 

Karine Ponties : Le héros incarne la démesure de l’espoir humain, la croyance en notre potentiel à nous réconcilier avec la maladresse de la condition humaine.

 

Une figure qui change , grossit , décale ou contraint le rapport du corps au quotidien.

 

Le héros n’abandonne jamais, et n’a d’autre échappatoire que d ‘être son propre personnage.

 

Il poursuit une course effrénée  jusqu’au-boutiste, seul à devoir endosser les rôles d’homme, de héros, seul dans cette aventure absurde, dramatique, fantastique.

 

Les héros et les super-héros évoquent tous nos rêves de justice, de gloire et de victoire du bien sur le mal.

 

Nos éternels modèles. Ils sont nombreux, ils sont forts , ils ont du poil sur le torse , des corps parfaits.

 

 

 

«  De la danse théâtre solide, sobre et irrésistible  (comme la trame sonore d’ailleurs), avec une gestuelle et une bonne humeur contagieuse .. ».

 

(Johanne Tramblay Danse.com)

 

 

 

 

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« Une qualité technique impressionnante et une rare sensibilité »  ( Marie-Gaëlle  Breton)

 

 

 

PROUESSE, PERFORMANCE

 

Une interprétation hors ligne d’Eric Domeneghetty, né à Montpellier, et qui a exercé le métier de marin-pompier et ambulancier de 1986 à 1993.

 

Un an plus tard, il entamait sa formation de comédien et par la suite de danseur.

 

Il a travaillé avec de nombreuses personnalités du monde théâtral et chorégraphique.

 

Avec Karine Ponties, il travaille autant comme scénographe qu’en tant qu’interprète.

 

 

 

Une heure de mouvements et de gestuelles surprenants sans la moindre interruption, sans la moindre respiration. C’est étonnant !

 

 

 

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Cette extraordinaire chorégraphie fait couple avec le son et la musique.  Fabuleux !

 

On ne saisit pas toujours les intentions de Karine Ponties. Qu’à cela ne tienne, on vit intensément  ce spectacle  tout en faisant       travailler nos cellules grises et notre imaginaire…

 

Et c’est super intéressant !

 

 

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KARINE PONTIES RACONTE…

 

Karine Ponties : C’est une recherche rythmique, effrénée du héros qui doit seul endosser tous les autres rôles, personnages.

 

Sa solitude en mouvement le renvoie à sa propre image d’homme, de héros, et à sa part plus sombre.

 

Le héros incarne finalement la croyance en notre propre potentiel pour nous réconcilier avec la maladresse de la condition humaine.

 

Parmi nos sources d’inspirations, « Fast film » du cinéaste Martin Arnold , fait de pannes , de soubresauts, de courts-circuits ; ces changements de vitesse , de rythme induisent des temporalités différentes et ouvrent à ce qui nous échappe, ces malgré-soi.

 

Cela alors peut devenir absurde  dramatique, fantastique.

 

Comment bouge-t-il sur 2 mètres carrés, court sur place , poursuit et est poursuivi sans jamais s’arrêter , se changeant en courant ?

 

Il s’agit pour moi de décrire comment le corps pourrait plonger à travers l’épaisseur d’un présent décalé, dans les profondeurs d’une micro-histoire du regard face à la texture et à la matière des images du film.

 

 

 

Une fabuleuse conception !

 

Un magnifique travail  chorégraphique, rare et exceptionnel.

 

 

 

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PENSER EN IMAGES !  SE FAUFILER DANS LA       BRECHE ET RETENIR SON SOUFFLE POUR QUE RIEN NE S’EN ECHAPPE !

 

 

 

C’est bien ce que fait Karine Ponties !

 

 

 

Karine Ponties : Dans la construction de mes spectacles,  je cherche à réunir des individus dans des frontières , là où quelque chose se passe, en abordant des histoires de détails , de codes , de jeu et de rythme.

 

Mes spectacles explorent l’univers du territoire, de l’ « entre », l’interstice des corps qui se frottent , des individualités en errance, la perte , les états de fragilité… ils traduisent les profondeurs de ces états dans un langage décalé , drôle et poétique , en essayant d’aborder la pensée , le sentiment , l’intuition et les sensations.

 

Le sens n’est jamais fixé, il reste ouvert à chaque imaginaire, fuyant , fragile on ne peut plus.

 

 

 

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C’est bien ce que nous ressentons, nous spectateurs.

 

Nous vibrons intensément,   nous suivons l’histoire avec passion, nous essayons de bien comprendre les intentions.

 

Nous vivons une heure pleine d’exaltation !

 

La danse est un moyen plus qu’un but pour que le corps soit une expérience à mener pour prouver les limites, une identité et ses devenirs.

 

LE SON ET LA MUSIQUE

 

Voilà encore un travail d’écriture, de notes, de recherches tout à fait passionnant.

 

Une qualité sonore  et musicale  très appréciable.

 

Un mixage de notes et de sons qui s’intègre étonnamment bien dans le déroulement de l’histoire.

 

Un montage également d’extraits  extrêmement courts d’images de grands films américains.

 

Le spectacle s’achève en une apothéose  superbe  d’images  et de musique dont celle d’Elmer Bernstein pour le film «  The Magnificent Seven » de John Sturges.

 

 

 

DISTRIBUTION

 

 

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Interprétation : Eric Domeneghetty

 

Conception : Karine Ponties et David Monceau

 

Chorégraphie : Karine Ponties

 

Musique originale : David Monceau

 

Lumières et conseil artistique : Guillaume Toussaint Fromentin

 

Assistant image : Jean-Marc Amé

 

Assistant lumière : Pier Galien

 

Régie Son : Thibaud Decoene

 

Construction : Raphaël Rubbens

 

Photos : Andrea Messana

 

Un spectacle de Karine Ponties

 

 

 

HERO %

 

Jusqu’au 28 mars

 

 

 

THEATRE DE LA VIE

 

Rue Traversière  45 – 1210  Bruxelles

 

Infos Réservation : 02 / 219 60 06

 

 

 

 

 

INFO DE PREMIERE MINUTE

 

 

 

Le sieur Harpagon a débarqué à Bruxelles, avec toute sa famille. Il s’est installé pour trois jours au lieu dit : Wolubilis. Ne manquez pas d’aller lui rendre visite et rappelez-vous qu’il est un sacré avare, vous pouvez le demander à son grand ami Jean-Baptiste …

 

 

 

INFO DE DEUXIEME MINUTE

 

 

 

Gérard Depardieu, l’homme bien connu dont le père ne parlait pas, sera à l’antenne de « LA TROIS RTBF » demain vendredi ,  à partir de 21h05 : Concert en compagnie  du  violoniste Philippe Graffin  avec l’œuvre célèbre «  Le Carnaval des animaux »  musique de Camille Saint-Saens – Texte de Francis Blanche. 

 

Ce concert  été enregistré le 29/11 dernier.

 

A cela s’enchaînera l’excellent documentaire sur  Depardieu , diffusé il y a  quelques jours sur « LA UNE  RTBF » Très intéressant qui nous montre  ce qu’est  ce personnage des plus étonnants !

 

 

 


 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre présence, votre attention et votre fidélité.

 

Notre moment de séparation : Jean Jacques Goldman, l’incompris , à retrouver sur  France 3 ce vendredi 20/03 à 23h25. A ne pas rater.

 

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2015(republication)- VIVONS HEUREUX EN ATTENDANT LA MORT (THEATRE ROYAL DES GALERIES)

 

J’ai bien envie de commencer cette chronique par ces mots : …Vivons heureux…

Mais pas de n’importe quelle façon, celle de Pierre  Desproges.

 

VIVONS HEUREUX EN ATTENDANT LA MORT

DOMINIQUE RONGVAUX

 

 

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 Pierre Desproges  ne se prenait pas pour un con, mais fort heureusement, il ne nous prenait pas pour des cons non plus…

 

 

 

 

Sacré Pierre Desproges qui m’a régalé  dans ses émissions à la radio et à la télé par ces propos  drôles, insolites, uniques, anticonformistes, absurdes, grinçants, féroces…

Né en 1939, il devait nous quitter le 18 avril 1988, suite à un cancer.

 

Desproges : Plus cancéreux que moi, tumeu r !

 

Plusieurs artistes français ont repris les textes de Desproges : Alain Chabat , Philippe Torreton, ex sociétaire de la Comédie Française.

 

Desproges : S’il n’y avait pas la Science, combien d’entre nous pourraient profiter  de leur cancer pendant plus de cinq ans ?

 

Aujourd’hui, ce sont deux belges qui ont mis au point un spectacle: Fabrice Gardin(metteur en scne) et Dominique Rongvaux(comédien)

Tous deux vous parlent de Desproges, une  vidéo enregistrée pendant les répétitions.

 

 

Desproges : Il ne faut pas désespérer des imbéciles, avec un peu d’entraînement on peut en faire des militaires.

 

C’est un vrai diamant ce spectacle ! Dominique rend vivant  l’œuvre de  cet homme  tout particulier, inoubliable que fut Desproges.

 

Desproges/Rongvaux : Si j’en crois mon horoscope, je devrais mourir dans la soirée. C’est con, j’avais pas fini de bêcher mes camélias. Mais bon, c’est la vie… Si vous connaissez une autre issue, faites-moi signe.

Ce qui me coûte le plus à l’idée de quitter ce monde, outre bien sûr l’idée intolérable que mes enfants vont rentrer du crématorium en courant pour boire mes Saint-Emilion, si cela se trouve dans des gobelets fluo et avec des fils d’ouvriers aux cheveux verts, ce qui me coûte le plus, dise-je, avant de digresser dans ma cave, c’est de ne pas pouvoir utiliser toutes les notes que je relevais pour vous depuis des semaines, avec l’idée d’en alimenter mes chroniques. Tenez, j’en ai plein les poches. Autant les sortir, ça n’aiderait pas à l’incinération.

 

Fabrice Gardin (metteur en scène) :  Ce qu’il a écrit est intelligent, érudit et pourtant drôle, mais pas que  « Monter Desproges » , c’est penser aux matins glauques , mais aussi aux lendemains qui  chantent.

Pourquoi riez-vous ? J’aimerais tellement vous émouvoir… disait Desproges !

Et il y arrivait, à faire rire et à émouvoir car son talent était dans la réplique cinglante autant que dans la pudeur des vérités.

 Derrière la gaîté du clown se cachait ( à peine)  un métaphysicien de la vie.

 Un misanthrope ouvert au monde.

 Desproges/Rongvaux : Le jour de la mort de Coluche, j’ai eu beaucoup de peine. Alors que – je ne sais pas pourquoi – le jour de la mort de Dalida, j’ai repris deux fois des nouilles.

 

L’acteur  Rongvaux entre en scène avec discrétion et un certain sourire qu’il conservera pratiquement durant tout le spectacle. Il s’arrête au milieu de la scène et regarde le public d’un air surpris comme sil voyait la salle  dans laquelle il se trouve pour la première fois. Il sourit et devient  Desproges sans l’imiter la moindre seconde. Et les spectateurs se mettent  à rire…Ils n’arrêteront d’ailleurs pas de le faire jusqu’à la fin du spectacle , une heure trente environ. Il ne fait aucun effet facile. Il dit Desproges avec bonheur.

Dominique a travaillé longuement avec Fabrice  pour le choix des textes,  la façon de les jouer, la façon aussi de se déplacer en scène avec intelligence.

 Il est  tout simplement remarquable.

 

Desproges/Rongvaux : Je déteste l’été. Tous les ans, c’est la même chose, dans les premiers beaux jours, quand la nature est en fleur et les oiseaux fous de joie. Je regarde le ciel bleu par-dessus les grands marronniers de mon jardin, et je me dis, ça y est, quelle horreur, dans six mois, c’est l’hiver !

 

Dominique  Rongvaux : J’ai découvert Desproges alors que j’étais encore un tout jeune  homme  et je l’ai aimé immédiatement. Il y a longtemps que je pensais à faire un spectacle pour  lui rendre  hommage en quelque sorte. Ce projet a abouti ! C’est merveilleux. Je suis très heureux  de jouer ce savant de l’humour dont la pensée est parfois correctement politique mais jamais politiquement correcte.

 

Desproges/Rongvaux : Il y a une coutume du spectacle qui me gonfle singulièrement, c’est les rappels. C’est totalement absurde, les rappels. Enfin, écoutez, dans la vie normale, dans la vie courante, quand un mec a fini son boulot, qu’est-ce qu’il fait ? Il ne revient pas, il dit au revoir, et il s’en va… Enfin, on n’imagine pas un plombier, re-sonnant à la porte, après avoir réparé une fuite, juste pour refiler un petit coup de clé de douze.

 

Fabrice  Gardin : J’ai toujours aimé Pierre Desproges. J’ai toujours aimé ses textes. Le plaisir du mot, de la phrase. C’est bien de dire ces mots-là. De les faire passer.

Dominique Rongvaux sait choisir et prendre des risques. Le dernier en date, « Eloge de l’oisiveté », un seul en scène d’après des textes de Bertrand Russell et Denis Grozdanovitch est un petit chef d’œuvre qui lui valut en Belgique d’être élu meilleur spectacle seul en scène par les Prix de la critique 2010. C’est en sortant de ce spec- tacle que je me suis dit que Dominique devait jouer des textes de Desproges.

 Et comme j’aime bien partager mes bonnes idées, je lui ai dit. Et il m’a cru. Dominique possède le style, le phrasé, le rythme, la stature pour faire passer les textes de Desproges. Ce n’est pas un comique, ni d’ailleurs un humoriste, c’est un comédien sensible qui comprend ce qu’il dit et le fait admirablement bien comprendre aux autres. N’est-ce pas le plus important ?

 

Desproges/Rongvaux : Il ne faut pas désespérer des imbéciles, avec un peu d’entraînement on peut en faire des militaires.

 Dominique Rongvaux : Pourquoi on veut monter les textes de Desproges ? Parce qu’on les aime et qu’on veut les faire entendre… éton- nant, non !

Dans ces métiers péripathétiques du show-biz et des médias, l’on rencontre beaucoup de monde. (…) En particulier, cet environnement pléthorique est la porte ouverte à toutes les gaffes. On a beau avoir une excellente mémoire, cela n’empêchera jamais personne d’être incapable de reconnaître, au bout de dix ans de cocktails et de premières, une pétasse bien ravalée d’une star authentique. (…)

 La gaffe la plus notoire dans ce domaine avait pour cadre le théâtre de l’Odéon, je crois. Lors de la générale d’un vaudeville progressiste avec message à gauche et amant dans le placard, un grand acteur de cinéma s’était trouvé assis auprès d’un fringant quadragénaire, dont il était sûr qu’on le lui avait présenté, mézéla, mézéla, mézélassou ?

 A l’entracte, ébauche de conversation. Le comédien, justement, pour éviter les gaffes éventuelles, branche assez naturellement le blabla sur le spectacle de ce soir :

« C’est nul, cette pièce, non ?

– Je suis l’auteur, soupire l’autre.

– Non, je veux dire, le texte est très bon. Mais il y a une telle platitude dans la mise en scène que…

 – Je suis le metteur en scène.

 – Ah oui ? Ah bon. Non mais. Comment dire ? La vieille qui joue la mère abusive, elle est vraiment tarte.

 – C’est ma mère, monsieur. »

 

 Pierre Desproges nous manquera toujours.

Nous continuerons à l’écouter sur CD. Nous continuerons à le regarder sur  DVD , nous continuerons  à repasser  ce sketch extraordinaire où Desproges  interviewe Françoise Sagan pour l’émission de Jacques Martin  « Le Petit Rapporteur ». Impayable ! Rendez-vous le plus tôt possible aux Riches-Claires pour  vivre  un beau moment de folie littéraire.

 

 

      

 

 On t’aime Desproges ! J’espère que tu fais rire tes potes qui sont là-haut comme toi !

 

 

VIVONS HEUREUX EN ATTENDANT LA MORT

 

 

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DOMINIQUE RONGVAUX

Jusqu’au 12 avril 15

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Galerie du Roi  32 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 512 04 07

 

Info : Ce sera la fête au Théâtre Royal des Galeries le 22 avril prochain , lorsque le rideau rouge s’ouvrira sur deux personnages bien connus,  les footballeurs de l’Union StGilloise et du Daring  : BOSSEMANS  et COPPENOLLE, avec en tête de distribution : Daniel Hanssens et Pierre Pigeolet…

Merci  à Vous , amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe  » , merci pour vos compliments , votre attention et votre fidélité.

Vous le savez certainement , j’ai été comédien  avant de  » vivre  » à la RTBF.

Et dans cette carrière théâtrale j’ai joué le fils Bossemans , si je ne m’abuse…

Avec les deux grandes stars de l’époque:  Gustave Libeau et Marcel Roels…

Un bon souvenir d’acteur !

Notre moment de séparation:  une chanson bruxelloise bien sûr !

A tout bientôt!

 

Roger Simons