BACH TO ROCK III ( WOLUBILIS & THEATRE ROYAL DU PARC)+ CLINT EASTWOOD

 

Retrouvailles déchainées avec l’Orchestre de Chambre Oratorio, dirigé par Dominique Jonckheere.

 

 


 

 

 

Quand des musiciens classiques se défoulent et qu’un chef d’orchestre passionné offre  au public des digressions humoristiques sur l’histoire de la musique , ça donne un spectacle musical des plus éclatants qui nous entraîne de Beethoven aux Stones , en passant par Gershwin…

 

 

Dominique , le créateur , a l’art d’enseigner la musique de toute époque , de tout genre, pour en faire  un embrouillamini des plus percutants , des plus intelligents , des plus compétents. C’est tout simplement génial !

 

 

 

 

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QUI EST DOMINIQUE JONCKHEERE ?

 

Un homme d’exception ! IL a entamé son apprentissage musical à l’âge de 4 ans, et il est devenu quelques années plus tard… ingénieur civil ! Il l’est toujours du reste !

 

Durant son enfance , sa guitare et son piano ne l’ont jamais quitté : chansons des Beatles pour l’une , symphonies de Beethoven pour l’autre, passion pour les deux.

 

Adulte , son amour de la musique classique l’a emporté !

 

Et le voilà qu’il crée successivement le Chœur Oratorio qu’il dirige de 1981 à 1991, et l’Orchestre de Chambre Oratorio qu’il dirige depuis 1989.

 

Eternel passionné , Dominique le chef d’orchestre emmène plus de 300 fois l’une de ces formations en concert , à la rencontre de ses compositeurs favoris : Purcell , Haendel, Mozart , Beethoven , Chostakovitch , des compositeurs que l’on retrouve dans BACH TO ROCK  III.

 

Et le voilà qu’il va conduire à travers la Belgique ce spectacle de grande qualité qui mêle tant les musiques classiques que les musiques légères, populaires, voire les musiques de films.

 

C’est original et inédit !

 

 


 

 

 

 

 

Dominique est tenté pour tout ce qui touche à la musique. Il a composé pour le théâtre , le cinéma et  le concert.Il  est musicien à part entière. Il joue magnifiquement de la guitare , son instrument favori, il siffle aussi accompagnant ainsi ses dix musiciens.

 

Son goût pour l’histoire et sa curiosité d’autodidacte l’ont amené à partager ses connaissances avec le public à travers ses concerts de musique racontée , qu’il fait admirablement bien  , voire même au cours de conférences données dans un cadre universitaire !

 

Et en plus, c’est un homme charmant , toujours joyeux ,  toujours aimable , toujours rieur, toujours inventif .

 

Bref , c’est un  personnage d’exception !

 

L’ORCHESTRE DE CHAMBRE ORATORIO

 

 

 

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Créé en 1989, cet orchestre est composé  de musiciens de tout premier plan issus  des Conservatoires belges.

 

Cet orchestre a une plasticité liée aux répertoires : des 80 musicien indispensables pour jouer Verdi ou Chostakovitch sur des instruments dits «  modernes  aux 15 musiciens suffisant pour jouer Purcell, sur instruments anciens » comme il se doit.

 

C’est le bonheur  pour ces musiciens-là. C’est aussi le bonheur pour nous , spectateurs.

 

Une immense joie se répartit partout  tant sur la scène que dans la salle.

 

Dominique  invite également  son public à participer à certains morceaux. Et cela éclate ! C’est étincelant ! C’est superbe !

 

A certains moment , les musiciens chantent avec Dominique. L’un d’entre eux  se met à chanter ( une voix formidable) accompagné par ses amis et une chanteuse , une vraie chanteuse, jeune femme sexy dotée d’une voix d’or, elle chante en anglais et nous propose même l’une de ses compositions…

 


 

 

 

Après 150 concerts donnés aux quatre coins de la Belgique, suivis de six années de silence , les douze musiciens de l’Orchestre de Chambre Oratorio , sous la baguette magique de Dominique  Jonckheere, nous reviennent avec un tout nouveau répertoire plus varié, virtuose et inventif que jamais.

 

Ils aiment tout et ils jouent tout. Ils s’en donnent à cœur joie pour jouer toutes les musiques , celles des symphonies comme celles du cinéma ,  celles du jazz comme celles du rock.

 

C’est exceptionnel , du jamais vu ! C’est plus fort encore que   « Bach to rock I » et «  Bach to rock II »

 

Une multitude de mélodies déjà entendues quelques part et aimées par le public…

 

 

 

 

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Entre deux morceaux , Dominique pose la baguette pour nous en expliquer les évolutions , les parallèles., jusqu’à apprendre qu’il y a du classique dans le rock.

 

Et notre chef d’orchestre  commence à nous donner une petite leçon de musique.  Fabuleux !

 

 

 


 

 

 

UN VOYAGE MUSICAL EPOUSTOUFLANT !

 

 

 

Avec un nouveau répertoire qui va de la fugue d’antan, le grand classique quoi , à la fougue du jours , de la gravité du moyen-âge à  la légèreté des yéyés ou du jazz savant au rock fiévreux…

 

Ce voyage nous baigne dans notre enfance.

 

Les musiciens aiment tout et jouent de tout : de  Bach aux Beatles, de Schubert à Queen , de Gershwin à Crosby,  Stills , Nash & Joung…

 

 

 

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QUEL LIEN ENTRE TOUT CELA ?

 

L’EMERVEILLEMENT TOTAL !

 

 

 

L’émerveillement à plusieurs moments du concert , Dominique Jonckheere dépose sa baguette et partage avec le public son amour de la musique : les rythmes, les gammes , le talent des arrangeurs américains , l’Angleterre et son patrimoine musical , Woodstock et les hippies , la musique sacrée, j’en passe et des meilleurs.

 

Tout çà , c’est en fait un deuxième voyage où l’on appris bien des choses.

 

 

 

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GENERIQUE :

 

 

 

Nicolas de Harven( violon, chant),  Hervé Letor (saxos, percussions , guitare, chant) , Sarah Letor (chanteuse) Véronique Lierneux(violon , piano, chœur) , Eric Mathot t(contrebasse) , Ariane Plumerel  ( violon, chœur), Ana Spanu( violon , chœur) , Sébastien Taminiau ( violon , guitare , contrebasse), Edouard Thise ( alto, trompette, chœur) Sigrid  Vandenbogaerde( violoncelle , chœur), Charlie Wieder( violon, guitare)

 

ET

 

 

 

DOMINIQUE  JONCKHEERE , le grand chef d’orchestre et l’animateur de ce concert.

 

Dès son entrée en scène , il s’impose dans la bonne humeur , la connaissance  , la gestuelle amusante d’un jeune « gamin » fou de la musique.

 

Dix mille bravos à Vous tous.

 

 

 

L’ORCHESTRE DE CHAMBRE ORATORIO A QUITTE LE THEATRE WOLUBILIS , EMPORTANT UN SUCCES BIEN MERITE , EN ROUTE VERS LE THEATRE ROYAL DU PARC  , LA OÙ VONT SE DONNER QUATRE CONCERTS :  CES JEUDI, VENDREDI ET SAMEDI  , LE SOIR A  20 HEURES  AINSI QUE CE SAMEDI A 15 HEURES.

 

Et la fête continue !  « BACH TO ROCK III » , c’est exceptionnel.

 

WOLUBILIS , c’est fini.

 

THEATRE ROYAL DU PARC ,  ca va commencer.

 

Les 26, 27,28/02 à 20h15 + Le 28/02 à 15h.

 

Infos Réservations : 02 / 505 30 30

 

Vive la musique !

 

Un « bis » d’une séquence musicale pour nous faire plaisir !

 

 


 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre écoute , votre attention, votre fidélité.

 

Tout bientôt ,  la découverte foudroyante d’un personnage qui a existé et d’un autre , attaché au cinéma ( j’entends l’appel du loup)

 

Notre moment de séparation : un  extrait du  film controversé de Clint Eastwood, le géant du cinéma américain, présent à la Cérémonie des Oscar, très discret, inquiet peut-être…

 

AMERICAN SNIPER

 

 

L’histoire d’un homme traumatisé et hanté par ses propres combats…Je vous en réparerai tout prochainement.

 

A demain…

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

L’AFFRONTEMENT / (CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM)FRANCIS HUSTER & DAVY SARDOU

 

« L’affrontement », une pièce  américaine de Bill C.Davis , adaptée en français par Jean Piat, qui l’a jouée du reste à sa création en 1996.

 

La pièce a été reprise en 2013 au Théâtre La Valette, interprétée par Jean-Claude Frison et Bernard d’Oultremont.

 

Et , en ce moment  à Auderghem, interprétée par Francis Huster et Davy Sardou .

 

 

L’AFFRONTEMENT

 

Un texte  vivant , prenant où  s’opposent : un prêtre  âgé et un jeune séminariste.

 

 

 

Le Père Farley ( en chaire de vérité) : …Nous allons donc conclure en ce dimanche matin, mes frères, nos entretiens sur les « trois C ». Je rassure tout de suite ceux qui assistent pour la première fois à la grand-messe de Saint-François : ces trois lettres désignent simplement nos entretiens sur les crises du catholicisme contemporain…Notre interrogation est la suivante : « Pourquoi refuse-t-on aux femmes l’accès au sacerdoce ? »

 

Je vous propose d’en débattre. Chacun a sa petite idée là-dessus. Ce sera un dialogue ouvert et franc bien plus amusant que mon sermon. Mes frères, je vous écoute. Mes sœurs aussi, bien entendu.

 

 

 

 

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Mark ( dans la salle de l’église) : Que pensez-vous , Vous, du sacerdoce des femmes ? 

 

Farley : Ce que je pense, moi ? Ah ! Jeune homme, je ne voudrais influencer personne ; Aussi permettez-moi d’invoquer mon appartenance au signe des Poissons pour reste, telle une carpe, muet sur le sujet.

 

Mark : Mais vous avez parlé d’un dialogue ouvert et franc. Le mot dialogue signifie…

 

Farley : Je sais parfaitement ce que le mot dialogue signifie. Votre visage m’est familier. D’où venez-vous ?

 

Mark : Je fais mes études au séminaire Saint-François.

 

Farley : Comment vous appelez-vous ? 

 

Mark : Mark Dolson .

 

Farley : Mark Dolson…Eh bien, voulez-vous transmettre mes respects à votre supérieur quand vous le verrez , monsieur Dolson.

 

Mark : Vous ne voulez pas savoir pourquoi je pense que les femmes devraient pouvoir devenir prêtres ?

 

 

 

L’AFFRONTEMENT/ FRANCIS HUSTER  & DAVY SARDOU

 

 

 

 


 

 

 

Un pasteur brillant, intelligent, malicieux et charismatique reçoit la difficile mission de s’occuper d’un jeune séminariste qui lui est confié par son supérieur hiérarchique. Parcours initiatique à deux interlocuteurs. Les enjeux? L’accessibilité des femmes à la prêtrise ainsi que celle de l’homosexualité assumée des prêtres.

 

 

 

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Farley : Alors, vous estimez que les femmes sont plus aptes au sacerdoce que les hommes ?

 

Mark : Je n’ai pas dit qu’elles étaient plus aptes ! Je pense qu’elles le sont tout autant !

 

Farley : Pourquoi ?

 

Mark : Parce qu’elles sont plus courageuses ! Et que le courage est une qualité indispensable à un prêtre ! Elles sont aussi le ferment de la famille. Pourquoi ne seraient-elles pas celui d’une nouvelle société chrétienne ?

 

 

 

Au fur et à mesure des rencontres entre le vieux prêtre apparemment attaché à ses principes et le jeune séminariste idéaliste, on s’aperçoit que le but n’est pas de faire de l’Eglise catholique la grande farce. 

 

L’objectif est de suivre l’évolution des deux personnages. Le voyage initiatique pour le séminariste et le retour aux sources pour son mentor. 

 

Nous, spectateurs devenons sans nous en rendre compte les témoins d’un affrontement de plus en plus complice. En réalité, on nous met en confiance dès le début de la pièce. On nous rassure un peu avec des choses que la plupart de nous s’imaginent sur l’Eglise et ensuite on nous révèle qu’il existe un véritable débat sur cette Eglise qui ne correspond plus vraiment aux attentes de notre époque. Et il nous est même permis d’entrevoir la vie intime d’un prêtre, autrement dit sa solitude. Un prêtre qui se plaint de cette atroce solitude et qui refuse catégoriquement le mariage des prêtres. Est-ce un sacrifice illogique de nos jours ? La question reste posée. 

 

 

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« La vraie joie d’un prêtre » dit le jeune séminariste dépité au vieux curé soi-disant sage « c’est d’aider les siens par tous les moyens même en prenant des risques .»

 

 

 

Jean Piat (adaptateur de la pièce en français) : On ne peut trouver de temps plus propice pour jouer cette pièce qui pose avec beaucoup d’humour les questions que tout le monde se pose sur l’Eglise. Il y a un vide spirituel. Au cœur de tout homme brille une petite lumière plus ou moins soufflée qui ne demande qu’à être ranimée . D’où vient-on ? Que fait-on, sur terre ? Des questions sans réponse pour beaucoup de jeunes qui se tournent alors vers des paradis artificiels ou des sectes. Les hommes ne combattent pas uniquement pour les remboursements de la sécurité sociale. Leur malaise est plus spirituel qu’on pense. Et l’Eglise répond mal à la demande des hommes.

 

 

 

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Mark (25 ans), le séminariste, a écrit un sermon. Il en donne connaissance au Père Farley ( 60 ans).

 

 

 

Mark : Mes frères…Jésus n’est pas insensible à vos richesses. Ni à vos apparences. Vous venez à l’église en manteau de vison ou de cachemire dans de somptueuses voitures. Vos cheveux sont soigneusement teints…

 

Farley : Ne dites jamais « vos » ! , « votre « ! ou « vous « ! Dites toujours « nous », « notre » , ou « les ».

 

 

 

Bill C.Davis (l’auteur américain)) : Ma pièce « Mass Appea » illustre le choc de deux caractères, deux morales et plus banalement de deux générations, entre foi sincère et routinière et insolence évangélisatrice et doctrinaire. En fait, elle est construite sur une dualité, une bi-polarité , celle de la capacité à faire naître la révolte et le besoin impérieux que nous avons d’être aimés et admirés. Ces désirs conflictuels et simultanés existent en moi comme écrivain.

 

 

 

Mark : Je ne vais pas à l’église pour chanter les succès du hit-parade en guise de cantique ! Déjà à l’école, on nous apprenait le catéchisme sur un album en bandes dessinées ! L’Evangile selon saint Peanuts ! J’ai longtemps cru que le Christ était un épagneul ! Laissez-moi donc prêcher comme j’ai envie de le faire et affirmer clairement ma foi.

 

 

 

Une heure trente d’affrontement où l’évocation de ces thèmes navigue entre la colère et l’espoir, l’exaspération et l’obscurantisme, entre l’émotion et l’humour.

 

 

 

Père Farley : Quand on veut entrer dans un ordre, monsieur Dolson – quel qu’il soit – à défaut de pouvoir en ouvrir d’emblée toutes les portes…, il faut tenter d’en ouvrir au moins une ! La première : la porte d’entrée ! Simple question de logique…Et la porte d’entrée, ici, c’est l’obéissance. La soumission à la hiérarchie ! Vous voulez tout changer dans l’immeuble ? Parfait ! Commencez donc par essayer d’y entrer ! Vous aurez l’occasion d’un combat plus courageux ! Parce que plus difficile ! Vous êtes capable de comprendre cela ? 

 

L’AFFRONTEMENT/ FRANCIS HUSTER/DAVY SARDOU

 

Mark fait son premier sermon en « public ». Il entend les toux de certains paroissiens.

 

Mark : Je me demande si les tousseurs savent qu’ils sont dans une église ! Et pourquoi ils y sont ! J’aimerais qu’ils s’interrogent sur les raisons qui les poussent à sortir du lit pour assister à la messe du dimanche matin, en dépit de leur rhume ! Ne l’oublions pas, mes frères : l’assistance à la messe du dimanche n’est pas un commandement de Dieu. C’est un commandement de l’Eglise !Et dans l’absolu, le but, la finalité de l’Eglise , c’est d’être un jour un immeuble inutile car la foi n’a nul besoin de sanctuaire pour s’affirmer…

 

 

 

Et ce sermon va s’amplifiant, prenant une extension de plus en plus révolutionnaire. Les « fidèles » sont saisis, étonnés et pour la plupart opposés aux propos dégagés avec agressivité par ce « jeune blanc bec de séminariste »…

 

 

 

L’AFFRONTEMENT/BILL C.DAVIS/ JEAN PIAT

 

 

 

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Francis  Huster et Davy Sardou s’introduisent parfaitement dans leur personnage, d’une vérité saisissante,  avec virulence,  sincérité , agressivité. Ils sont drôles parfois, malicieux aussi.

 

Nous connaissions bien le grand talent de Francis Huster, venu plusieurs fois  en Belgique, brillant dans le rôle du Père Farley.

 

Nous découvrons un autre talent , celui de Davy Sardou, le fils de Michel. Il a de qui tenir ! Il apporte au personnage du jeune séminariste une ardeur furieuse,  une fougue, une passion .I l ne peut se conformer à ce que lui enseigne le vieux prêtre mais il a de l’estime pour lui

 

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Père Farley : Vous êtes fou Mark. Je l’ai compris dès le premier jour. L’Eglise a besoin de ces fous sans prix qui surgissent de temps à autre. Comme vous. Peut-être pour lui rappeler sa vraie mission. Le seul problème de ces fous c’est qu’ils ne savent pas toujours comment nager. Moi, si. Alors. je vous en supplie, faites ce que je vous dis: MENTEZ !

 

 

 

A voir dans l’urgence !

 

 

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L’AFFRONTEMENT

 

Jusqu’au 01/03/15

 

 

CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

 

Bld du Souverain 183 –  1160  Bruxelles

 

Infos Réservations : 02/660 03 03

 

 


 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention et de votre fidélité…Amen !

 

Prochaine émission/blog avec Dominique Dejonckeere et ses musiciens. Fabuleux !

 

Notre moment de séparation : «  Le Concert Olympique »

 

Historique : Innovation, modernité mais sans oublier le passé. C’est cela la philosophie de l’orchestre «  Le Concert Olympique » : l’ancien n’entrave pas «  le nouveau ».

 

Leur spécialité : BEETHOVEN !

 

Ses 40 musiciens se retrouvent plusieurs fois par an autour d’un projet exclusif sous la direction de Jan Caeyers, cette fois avec l’un des pianistes les plus appréciés du public belge : Frank Braley !

 

Dans l’immédiat : Le Concert Olympique joue Schubert.

 

Ce soir  20h15 – studio 4 Flagey – Beethoven  dirigé par Jan Caeyers.

 

Bonne écoute !

 

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FRANCOIS,LE SAINT JONGLEUR (POEME 2)+VAN GOGH(FILM)+ »LA BELLE ET LA BETE » + RAF D.BACKER

 

 

 


 

Le conteur (Jean-Marie Petiniot) : Bolognais ! Vous êtes magnifiques ! C’est depuis la nuit des temps que vous êtes en guerre contre les Imolais cette race infâme de chiens charognards et bestiaux ! Il est plus juste et saint que vous alliez massacrer ces brutes en hurlant comme des fous ! Quel choc ! Quelle bataille ! Vous avez brûlé la moitié de la ville et eux, pour se venger se sont jetés sur vos femmes, ils se sont emparés d’elles. Alors, vous avez arraché les portes de la ville en plein courant d’air et ils ont tous été enrhumés. C’est beau d’avoir un ennemi , un ennemi à abattre ! Et pas qu’un seul d’ailleurs, on n’est pas des couilles mollues…


 

 

 

 

Jean-Marie Petiniot est soufflant dans l’interprétation de Saint François d’Assise que l’on appelait François le Saint Jongleur. Une fabulation de Dario Fo extraite de textes canoniques et de vieilles fables populaires d’Ombrie sur ce personnage quelque peu insolite que fut François .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dario Fo ( l’auteur) : Il ne reste aucune trace écrite de ce texte. Je me suis permis de le reconstruire moi-même sur base des témoignages et des chroniques de l’époque. Je n’ai pas de preuves à l’appui, vous devez me faire confiance.

 

J’ai découvert qu’il s’était lui-même auto-défini jongleur en déclarant d’entrée de jeu :  » Je suis le jongleur au service de Dieu « .S’affubler de ce qualificatif de bouffon satirique était une provocation dangereuse au début du treizième siècle. Il fallait être fou ou masochiste. Les jongleurs étaient aimés du peuple mais haïs et persécutés par les puissants, qu’ils clouaient au pilori, en les désignant eux-mêmes comme des clowns .

 

 

 

 FEVRIER   2015

 

 

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J’ai vu cette pièce plusieurs fois à travers le temps.

 

Je viens encore de la revoir , pour la troisième fois. Je l’ai trouvé supérieur à tous les points de vue, à commencer par le jeu du comédien, JEAN MARIE PEINIOT , plus affiné, truculent, jubilatoire, drôle, percutant , malicieux, souriant, dialoguant facilement avec le public, en possession totale de son personnage, maniant avec dextérité ce texte écrit en français par NICOLE COLCHAT   et mis en scène par TONI CECCHINATO

 

 

 

Le conteur : Courageux ! Courageux Bolognais que vous êtes ! Vous êtes même allés jusqu’à la Guerre Sainte , celle contre les Cathares provençaux…ces hérétiques puants qui avaient osé se dresser contre les saintes lois chrétiennes. Et ils avaient l’arrogance et la prétention de venir nous baratiner comme quoi eux seuls suivaient l’Evangile à la lettre et que les hérétiques, c’étaient nous, et Innocent III l’antéchrist sur terre .

 

Il n’est pas le pape, celui-là ! Il n’est rien ni personne ! C’est un antipape ! Ils auraient mieux fait de se taire ! Tous les ultra – saints firent bloc autour de leur chef, le Pape Innocent III conduisit l’armée française contre les Albigeois ! Et vous autres, Bolognais, vous êtes partis avec eux. Ce fut un triomphal massacre !

 

 

 

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Jean-Marie Petiniot mime à ravir les nombreux personnages qui figurent dans le récit, l’abattage des tours et plus particulièrement celle des Mangia, sa rencontre avec le loup de Gubbio, véritable jongleur lui aussi, son attente au Vatican pour obtenir une audience auprès du Pape et lui demander l’autorisation de dire des extraits de l’Evangile en public(autorisation obligatoire pour toute divulgation de toute écriture sainte), sa rencontre avec le Seigneur Jésus-Christ , de la transformation de l’eau sale en un vin pétillant (opération menée par Jésus). Il va même jusqu’à parler le flamand.

 

 

 

Le conteur (jouant les personnages): Vous avez l’intention de faire du vin avec l’eau des pieds , trouble comme elle est ?

 

Jésus : Pourquoi ? Qu’est-ce que cela a d’étrange ? Excusez-moi, mais quand vous écrasez le raisin pour en faire du vin, vous l’écrasez avec quoi  ? Avec les pieds, non? Alors, les pieds avant , les pieds après, c’est toujours les pieds, non?

 

 

 

François évoque encore le cardinal Colonna-conseiller du Pape, la grande corbeille de poissons pourris farcis aux herbes parfumées, le conseil donné par Jésus d’entrer dans une porcherie et de parler aux bêtes, de les bécoter, de se vautrer et de faire des cabrioles avec elles dans le purin et la merde…

 

 

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Le conteur (imitant Jésus) Tu en retireras une grande satisfaction…

 

 

 

Toni Cecchinato : Dario Fo a écrit ce texte et l’a joué de nombreuses fois. …. Agé aujourd’hui de 88 ans , il devait recevoir en 99 le Prix Nobel de Littérature.

 

Un écrivain, un dramaturge d’une grande et magnifique activité écrivant soit pour la radio, la télé, le cabaret , le théâtre parlé ou mis en chansons .

 

 

 

Toni sait de quoi il parle car il a longtemps travaillé avec Dario Fo (toujours en vie et bien portant) pour qui l’acteur a un devoir social et moral vis-à-vis du public.

 

 

 

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Le conteur : J’ai dû parler de l’Italie et de Berlusconi parce qu’en Belgique nous avons beaucoup de chance. Nous n’avons pas , nous n’avons jamais eu ce genre de personnages et de magouilles. En Belgique, nous avons des hommes politiques honnêtes. Quand ça leur arrive d’avoir de l’argent sale, soit ils le jettent tout de suite au Luxembourg avec des sacs en plastique. Ou alors ils le brûlent avant de partir étudier à Oxford et de revenir pour devenir ministre…

 

 

 

 

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Pas de décor mais une grande toile peinte par Dario Fo(reconnu d’ailleurs comme un tout grand peintre en Italie). James Bloch a reproduit sur une immense toile cette peinture à partir de la projection de dias faites par l’auteur.

 

 

 

Je vous recommande vraiment de voir cette pièce  mise en scène  par Toni Cecchinato avec beaucoup d’humour, de passion et d’amour pour Dario Fo.

 

Ecrite avec talent , compétence par Nicole Colchat .

 

Jouée magistralement par Jean-Marie Petiniot , que l’on voit trop peu  dans nos théâtres.

 

Bravo à vous trois ! 

 

 

 

« François, le saint jongleur »  fait partie du Festival Dario Fo & Franca Rame qui se tient en ce moment au Théâtre Poème 2 , jusqu’au 26 avril 2015.

 

D’autres pièces  commenceront  dès le 05 mars. Renseignez-vous au Théâtre.

 

 

 

 

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FRANCOIS LE SAINT JONGLEUR

 

Jusqu’au 01/03 inclus

 

 

 

THEATRE POEME   2

 

Rue d’Ecosse 30 –  1060  Bruxelles

 

 

 

Infos Réservations :  02 / 538 63 58

 

 

 

 

 

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Dario Fo , une forte personnalité !

 

 

 

Vincent Willem van Gogh , une autre forte  personnalité !

 

Si vous n’avez pas eu la possibilité de voir le film qui lui est consacré , diffusé sur la TROIS/RTBF la semaine dernière ,  vous pourrez voir ce film de Vincente Minelli ce soir à 20h50 su ARTE/Belgique :

 

 

 

LA VIE PASSIONNEE  DE VINCENT VAN GOGH

 

 

 

Ce film a été tourné en grande partie à Mons en 1956 avec  dans le rôle de Van Gogh  le grand comédien  Kirk Douglas , que j’ai eu la chance de rencontrer et d’interviewer plusieurs fois,  entre autres à Paris et à Cannes .

 

Un homme des plus charmants qui aimait manipuler la langue française.

 

 


 

 

 

Ne quittez pas votre téléviseur à la fin du film  qui sera suivi de «  HOLLYWOOD AU PIED DU TERRIL , un documentaire sur le tournage du film, réalisé dans le bassin minier belge où a vécu Van Gogh.

 

 

 

AUTRE PLAISIR

 

 

 

La projection du film de René Clément  LA BELLE ET LA BETE (1946) de Jean Cocteau, avec le merveilleux Jean Marais ( la bête) ,accompagné par Josette Day(la belle) .

 

Incontestablement , c’est la meilleure version cinématographique .Qui plus est, avec le merveilleux Jean Marais.

 

Une très belle  écriture de Cocteau !

 

Le masque de la bête est resté légendaire.

 

 

 

Ce soir à 29h30 à la Cinémathèque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  , merci de votre présence sur ce blog,  votre fidélité.

 

 

 

Notre moment de séparation : RAF D BACKER , pianiste qui nous montre avec ferveur son amour et son attachement au Rhythm and blues néo-orléanais.

 

 

 

Ce mercredi  25 février à 20 h  au «  Jazz Station »  Le Jazz d’Hortense)

 

A tout bientôt.

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ODEUR DES ARBRES (THEATRE OCEAN NORD) + MIRIAM MAKEBA

 

J’aime l’Afrique !

J’aime les Africains et les comédiens africains.

J’ai vu – au cours du temps – plusieurs pièces écrites et jouées par des Africains, dans certaines villes comme  Dakar , Bamako , Bouako, Casablanca , Marakech…et en Europe : Bruxelles, Liège, Paris, Avignon.

Je suis fasciné par  le jeu des acteurs africains et j’en veux pour preuve la pièce que je viens de voir au Théâtre Océan Nord «  L’Odeur des arbres » …

 

 

 

 

Une pièce de Koffi Kwahulé  interprétée  par six acteurs africains dans une mise en scène d’Isabelle Pousseur , directrice du Théâtre Océan Nord, et productrice du projet.

 

«  Maintenant qu’elle est plus proche , il est aisé de deviner , flottant dans la réverbération du soleil, comme marchant sur l’eau , deux jambes , deux bras , une tête. Elle traîne après elle une valise. »

 

EXTRAIT

 

De quels ténèbres émergeait-elle ?  Depuis quelques minutes , depuis une heure peut-être , peut-être depuis le début quand elle m’est apparue de l’autre côté du lac et qu’elle n’était alors qu’un point , je savais que c’était elle.

 

Maintenant que la poussière s’est comme prosternée à ses pieds je la découvre. Une femme. Maintenant je la vois. Cependant quelque chose en moi se refuse à…Mais là, à quelques pas de moi , il n’y a plus aucun doute.

 

(Extrait de la pièce «  L’Odeur des arbres »)

 


 

 L’ODEUR DES ARBRES , UNE FABLE !

 

 

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 « Shaïne revient dans La ville natale pour enquêter sur la mort suspecte de son père. Depuis son départ, cette ville s’est enrichie grâce au passage d’une route en bordure de laquelle se trouvait sa maison . »

 

Entre intrigue policière et tragédie , l’auteur ne prend pas parti mais installe une crise familiale , un face à face entre deux sœurs que tout oppose – les principes , le parcours , l’ambition – mais reliées entre elles par des hommes – l’amant , le père , le frère.

 

Elles représentent à elles deux le grand schisme entre l’argent et les valeurs. Comme Electre , Antigone et d’autres avant elles, c’est le rapport à la sépulture qui sera au cœur de leur combat.

 

 

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EXTRAIT DU JOURNAL 68/ OCEAN NORD

 

Voropeni, en Basse Volta , janvier.

 Il pleut et ce n’est pas normal en janvier.

 Shaïne est revenu  sans s’annoncer. Seule , elle porte  sa valise.

 La maison n’est plus à sa place , le père n’a pas de tombe , le frère a changé de nom, la soeur change de trottoir et le village est devenu une ville prospère.

Que s’est-il passé durant  toutes ces années d’absence ?

Vingt et un ans après, la fille de celui qui s’est levé contre la construction de la route revient parmi les siens.

Quel accueil va-t-on réserver à ses questions , à son entêtement , à son enquête pour démêler le fin mot de l’histoire.

Si ce sont là des retrouvailles , elles prennent assez vite l’apparence d’une tragédie retrouvée.

 

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 Isabelle Pousseur ( metteuse en scène  et initiatrice du projet) :L’auteur du texte s’est beaucoup  inspiré de Ouagadougou, de sa poussière .

Il s’agit d’une pièce qui contient un raisonnement très rare sur le tiers monde et son enrichissement . Qui touche également à la perte des valeurs face à l’enrichissement. Est-ce que l’émancipation économique est bienfaisante ou non ?

Il s’agit aussi de la question du départ et du retour et bien entendu de l’absence.

L’absence de 20 ans dans l’histoire que développe la pièce

« L’Odeur des arbres »  et qui correspond , à quelques années près, à l’absence de Koffi Kwahulé de la Côte d’Ivoire , sa terre natale .

Et on peut sans doute ajouter à ces deux axes une lecture qu’il nous a  lui-même proposé  et qui passe par une mythologie cinématographique du justicier , celui qui descend du train , dans la poussière d’un désert du Far West.

Et sans doute a-t-il voulu également offrir aux comédiens des « morceaux » des personnages forts à défendre!

 

 

 

L’ODEUR DES ARBRES

 

Un spectacle qui accroche  tant pour l’histoire que  l’interprétation des acteurs.

Il y a sur «  le plateau »  du théâtre, transformé en espace extérieur de rue ,  du sable et de la poussière.

 

 SCENOGRAPHIE

 

Isabelle Pousseur : La scénographe , qui est ivoirienne, est venue en amont une semaine pour travailler sur  le plateau vide du théâtre , et de nouvelles propositions sont nées.

 

On y trouve une trace de la route qui est un des éléments forts   du récit, mais que l’on peut également lire  comme le chemin métaphorique de Shaïne, sa quête.

 

Le plateau habituel du théâtre Océan Nord est utilisé dans sa nudité, uniquement des bancs/chaises pour le public , de chaque côté de la salle.

 

Tout se joue dans la longueur de la salle et cet espace  représente en réalité cette route construite dans le village.

Nous sommes à  Ouagadougou où l’on quelques éléments qui témoignent de l’enrichissement de la ville imaginée par Koffi.

 

Isabelle Pousseur :  Nous avons essayer de donner à voir un monde qui est en train de s’enrichir mais qui n’a pas encore accompli son enrichissement. C’est pourquoi nous avons placé du sable et de la poussière. J’ai voulu rendre compte de ce qui s’est passé  là-bas au travers de documents  et d’images projetées.

 

DOCUMENT MUSICAL


 

 UNE REPRISE QUI S’IMPOSAIT !

 

 Isabelle Pousseur : Ici , nous sommes devant le produit d’un change entre mon travail , le Théâtre Océan Nord , Ouagadougou et les Récréatrales. C’est quelques chose qui n’est pas «  un coup «  mais le résultat d’un processus humain.

Nous sommes également là pour porter le texte d’un auteur qui vit en Europe depuis longtemps et qui s’interroge beaucoup sur cet écart entre  le pays d’origine et celui d’adoption.

 

Cela a donc du sens de créer là-bas et de vivre quelque chose ici , de boucler la boucle. Mais c’est un véritable questionnement. Un questionnement qui a son importance. Je veux dire que ce qui  se joue pour les personnages de L’ODEUR DES ARBRES  est autant un regard de là-bas sur ceux qui viennent d’ici que l’inverse.

J’ai souhaité cette reprise pour permettre à ce mouvement de s’exprimer complètement.

 

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 KOFFI KWAHULE

 

« Ceux qui campent plus loin du lieu de leur naissance , ceux qui tirent chaque jour leur barque sur  d’autre rives , savent mieux chaque jour les cours des choses illisibles »

 

Dès les premiers textes de cet auteur ivoirien est apparue  une écriture qui dynamite l’usage habituel de la langue , une écriture charnelle , obsédante , brûlante et saccadée comme un rythme enfiévré de jazz.

 

Et c’est bien ce que nous ressentons en suivant avec intérêt cette  grande pièce africaine.

 

C’est un spectacle captivant , fascinant  de voir ces six comédiens (à signaler que le sixième est une  toute petite fille) jouer cette comédie tragique.

 

Ils  traduisent bien leurs personnages dans un  rythme fou , déchaîné, brutal, énergique. Ils sont vrais.

 

Nous avons , nous spectateurs, à assimiler leur langage le plus rapidement possible pour  bien  suivre l’action dramatique qui se déroule à nos yeux.

 

D’excellents comédiens qui vivent intensément leur personnage.

 

Isabelle Pousseur a réalisé un travail magnifique , plein d’ardeur , de chaleur humaine, de vigueur , de compétence et d’amour pour ces comédiens africains devenus quelque peu les siens.

 

 

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 DISTRIBUTION

 

L’ODEUR DES ARBRES

 

Texte :  Koffi Kwahulé

 

Scénographie :  Ange Bledja Kouassi

 

Aide technique , scénographique  et photos : Michel Boermans

 

Lumières : Nicolas Sanchez

 

Régie : Aurore Bolssens

 

Musicien : David P.B.Zoungrana

 

Chorégraphe : Stéphane Michaël Nana

 

Intervieweur/Journal d’Océan Nord : Alain  Cofino Gomez

 

Avec

 

Urbain Guiguemde ( Ezgi)

 

Safoura Kabore ( Zein’ke)

 

Hypolitte Kanga ( le vieux gardien)

 

 Anatole Koama ( Naa’ba)

 

Halimata Nikiema ( Shaïne)

 

Yanaé Minoungou ( l’enfant)

 

ISABELLE POUSSEUR : mise en  scène et en action  et prologue.

 

Une coproduction du Théâtre Océan Nord(Belgique) , de la Compagnie Falinga-projet Récréâtrales(Burkina Faso) et du CRESS  (Côte d’Ivoire) avec l’aide de la CITF ( Commission Internationale du Théâtre Francophone) et de Wallonie Bruxelles International.

 

THEATRE OCEAN NORD

 

Rue  Vandeweyer  63/65 – 1030  Bruxelles

 Info Réservations : 02 / 216 75 55

 

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 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  , merci de votre présence sur le blog, votre attention et votre fidélité.

Je vous récupère demain lundi avec un autre spectacle bien entendu.

 Notre moment de séparation :  On ne quitte pas nos amis africains de   « L’ODEUR DES ARBRES »  en lien  avec l’extraordinaire Miriam Makeba , la voix de l’Afrique. Un portrait en forme de vibrant hommage d’une toute grande artiste sud-africaine.

 

Ce soir à 23h15 Sur la chaîne ARTE BELGIQUE

 

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

POUR CEUX QUI RESTENT ( THEATRE ROYAL DES GALERIES) + MUGHAM D’AZERBAIDJAN

 


 

 

Pascal Elbé ( l’auteur) : Ma pièce est une comédie qui parle d’amitié et de la difficulté d’entretenir ce lien. Elle met en scène 5 personnages qui , tous, avancent avec  frilosité  et ont besoin d’être rassurés.

 

Je vous les présente :

 

Gégé qui se plaint constamment,

 

Nicole qui veut s’émanciper,

 

Simon  qui recule pour ne pas sauter,

 

Dominique qui s’est brûlé les ailes,

 

Mathieu qui les confronte à leurs difficultés d’être.

 

Les cinq comédiens ont bien la tête de l’emploi.

 

 

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Oui, je suis d’accord avec l’auteur : sa pièce est une comédie si j’ose dire familiale. C’est du théâtre français.

 

C’est une pièce qui fait rire malgré le spectre bien présent de la mort.

 

On voyage entre le registre de l’humour et celui de l’émotion.

 

La pièce de Pascal Elbé : un mélange d’humour noir , de tendresse, de réalité psychologique.

 

Plus simplement, c’est une comédie intelligente et émouvante  qui touche de près à la tragi comédie.

 

Tous les cinq personnages sont égoïstes, fragiles, certains attachants, d’autres humains.

 

Pas d’entracte ! Un défilé de tableaux qui s’enchaînent mais ne se ressemblent pas.

 

C’est amusant de voir les comédiens, dans le noir, s’installer rapidement  dans d’autres coins du décor, un beau décor du reste !

 

 

 

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Nous sommes dans ce décor où nous allons voir évoluer les  cinq personnages …

 

Martine Willequet, la metteuse en scène , nous raconte l’histoire en quelques lignes , pour nous mettre au parfum :

 

Martine Willequet :  A la mort d’Antoine, Nicole , Dominique, Simon et Gégé se réunissent  dans l’appartement de celui-ci afin de se recueillir.

 

Ils y rencontrent Mathieu qu’ils prennent pour un ami de leur infortuné copain disparu.

 

Tout au long de la soirée , la tristesse et l’incompréhension aidant , les masques tombent , chacun règle ses comptes, se dévoile.

 

Ils vont se demander comment ils ont pu être à ce point sourds et aveugles au drame que devait vivre leur ami. Ils commencent alors à chercher , à comprendre, alors que la réponse est sous leurs yeux.

 

L’amitié est un lien fragile à entretenir , ils vont l’apprendre au détour de conversations mêlant jalousie et mensonges.

 

 

 

«  Quand mon ami est borgne , je le regarde de profil ! »

 

 

 

Au fait , j’y pense : qui est cet homme nommé Mathieu qui dit avoir été un ami d’Antoine , le défunt ! A-t-il assisté à l’enterrement ?

 

C’est un curieux personnage qui traîne un énorme sac  qui paraît très lourd…

 

 

J’ai vu la pièce hier soir , je sais ce que contient ce sac mais vous pensez bien que je ne vais pas vous le dire…car Mathieu est finalement le personnage central de la pièce…

 

 

 

 

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INTERVIEW/MARTINE WILLEQUET

 

Qu’est – ce qui vous plaît dans cette comédie ?

 

Martine : Je trouve que le texte est très bien écrit : il y a des formules vraiment drôles , des répliques très efficaces mais en dessous , il y  cinq personnes qui ont chacune une psychologie, des frustrations, des jalousies , des envies … On n’est pas au pays des schtroumpfs.

 

Pour moi, ce n’est pas une comédie légère. C’est drôle mais en même temps c’est une pièce qui amène une réflexion. Les personnages ne sont pas lisses. Tous cachent quelque c hose : un mal-être ou quelque chose d’irrésolu , une rancoeur , une aigreur éventuellement…

 

Oui, vraiment ,  c’et une très bonne pièce.

 

Le thème n’est pas banal, il y a des rebondissements inattendus. C’est riche en émotions , riche dans son analyse de l’humanité des personnages…

 

FLASH RAPIDE SUR LES CINQ PERSONNAGES

 

 

 

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Martine : Simon n’est pas courageux , il recule devant l’obstacle…

 

Nicole est une femme équilibrée, bien dans sa peau…

 

Dominique très directe qui peut avoir un côté un peu cynique…

 

Gégé , une espèce de dépressif-loseur, assez égocentrique…

 

Mathieu , un homme brillant et…

 

 

 

S’il vous plaît , Martine , n’en dites pas davantage sur cet homme au gros sac…

 

Tout est dit mais rien n’est vu. Rendez-vous au Théâtre l’un de ces prochains soirs…

 

 

Les cinq comédiens se  présentent :

 

Christel Pedrinelli : Je suis Nicole…

 

Cécile Florin : Je suis sa copine…

 

Pierre Pigeolet : Je suis Simon évidemment…

 

Bruno Georis : Je suis Gégé bien sûr, ca se voit à ma tête non ?…

 

Thierry Janssen : Je suis ce que je suis : Mathieu…

 

POUR CEUX QUI RESTENT/PASCAL ELBE

 

Décor et costumes : Lionel Lesire

 

Assistante : Catherine Laury

 

Décor sonore : Laurent Beumier

 

Coordinateur technique : Félicien Van Kriekinge

 

Conception lumières (éteintes ou allumées) et régie: Laurent Comiant

 

Régie : Corentin Van  Kriekinge et Vincent Lamer

 

Construction du décor : Stéphane Devolder – Philippe Van Nerom- Mikail Caliskan

 

Peinture du décor : Carine Aronson

 

Habilleuse : Fabienne Miessen

 

Et

 

Metteuse en scène : Martine  Willequet.

 

 

 

Martine : C’est toujours un plaisir de monter un projet aux Galeries. Ca fait déjà plusieurs années que j’ai la chance d’avoir un mise en scène chaque saison et il y  une ambiance merveilleuse dans ce théâtre. C’était plus rigide à l’époque de Jean-Pierre Rey mais ici David  Michels est très amical avec nous , on a un respect total pour lui et lui a confiance en nous, c’est important. C’et vraiment une famille , les gens s’y sentent bien et l’ambiance de travail y est excellente.

 

Merci Martine et bravo à Vous et toute votre équipe.

 

 

 

POUR CEUX QUI RESTENT/ THEATRE ROYAL DES GALERIES

 

Beaucoup de spectateurs  ont peut-être vécus  toutes ces  situations ,  ces discussions, ces malentendus  au lendemain de la disparition d’un être cher !!!

 

Un mot encore : Mathieu , au début de la pièce , lit un journal sur lequel il coche des noms et des adresses…Et puis pourquoi se trimballe-t-il avec cet énorme sac ?

 

Rideau !

 

 

 

POUR CEUX QUI RESTENT

 

Jusqu’au 15/03/15

 

 

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

 

Galerie du Roi 32 – 1000  Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 512 04 07

 

 

 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention et votre fidélité.

 

On se retrouve  tout  bientôt  avec le «  Théâtre ». Et  dès lundi, premier épisode du feuilleton «  Jean Jacques Annaud ».

 

Notre moment de séparation  avec le «  MUGHAM »,

 

un genre musical traditionnel et savant de la musique azérie.

 

Le groupe joue ce soir à 20h  à  BOZAR (Palais des Beaux-Arts) avec la participation d’Alim Qâsimo, figure émérite de la culture du pays. Son timbre vocal haut perché glisse sur les mouvements musicaux du târ( luth à onze cordes) et du kamânche ( vièle à quatre cordes)

 

Un concert très intéressant.

 

Info Réservations : 02 / 507 82 00

 

Bonne soirée à Vous.

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PENSEE (THEATRE DE POCHE) +DIETRICH/GARBO + PIERRE DE SURGERES TRIO

 

 

 

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Olivier Werner : « La Pensée »  est une nouvelle que j’ai abordé par la traduction. Celle dont j’avais connaissance conservaient un caractère littéraire , à mon sens incompatible avec l’oralité que je souhaitais donner à l’expression du personnage : celui du spectacle que je voulais faire…

 

LA PENSEE – LEONID ANDREIEV : 1871-1919)

 

AVRIL  1902

 

Le Docteur Igniatievitch Kerjentsev est le personnage principal de « La Pensée ».

 

Au moment où il prend la parole , il est interné dans un hôpital psychiatrique. Meurtrier de son meilleur ami , son statut juridique est encore indéterminé.

 

Depuis sa chambre d’hôpital , il écrit huit feuillets dans lesquels il prétend s’adresser aux experts médicaux chargés d’observer son état mental et de faire un rapport qui permettra de statuer sur son sort : l’asile ou la prison à vie.

 

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Olivier Werner : Il est difficile de savoir si Leonid Andreiev était fou au moment de ses tentatives de suicide.

 

Mais à travers La Pensée , comme écrivain, il s’est exposé à cette possibilité sans abnégation.

 

On peut lire , au départ de la pièce , ces inscriptions sur écran, envoyées par ordinateur :

 

LE 11 DECEMBRE  1900, LE DOCTEUR EN MEDECINE ANTON IGNATIEVITCH KERJENTSEV A COMMIS UN ASSASSINAT.

 

LES CIRCONTANCES DU CRIME AINSI QUE CERTAINS FAITS QUI L’ONT PRECEDE NOUS ONT AMENES A SOUCONNER UNE ANORMALITE DANS LES CAPACITES MENTALES.

 

KERJENTSEV A ETE PLACE A L’HOPITAL PSYCHIATRIQUE ELISABETH SOUS LA SURVEILLANCE SEVERE ET ATTENTIVE DE PSYCHIATRES EXPERIMENTES.

 

UN MOIS APRES LE DEBUT DES EXAMENS , VOICI LES EXPLICATIONS FOURNIES PAR KERJENTSEV LUI-MEME AU SUJET DE CE QUI S’EST PASSE.

 

CE DOCUMENT, AINSI QUE D’AUTRES  OBTENUS PAR LES ENQUETEURS,   A SERVI DE BASE A L’EXPERTISE JUDICIAIRE…

 

 

 

 

 

Olivier Wiener, comédien français, traducteur, adaptateur, metteur en scène et interprète , endosse le personnage avec une force stupéfiante : seul en scène , comme en cage, il déploie une partition subtile et foudroyante.

 

 

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Un comédien  d’une énergie extraordinaire, stupéfiante.

 

Il se déplace sans cesse dans cette chambre prisonnière  , il marche de long en large  , regardant, d’un œil  halluciné,  ceux qui sont en train – dans son imaginaire – de le fixer. Il hurle à certains moments. C’est là que sa folie apparaît plus clairement.

 

Meurtrier de son meilleur ami , le docteur Kerjentsev , est interné dans un hôpital psychiatrique.

 

Depuis sa chambre , il se livre à un examen méticuleux du fonctionnement de sa propre pensée. Il tente d’expliquer , à travers la rédaction de 8 feuillets , pourquoi et comment il a commis cet acte , non pour apaiser sa culpabilité mais pour identifier cette démence qu’il sent poindre.

 

Du fond de sa cellule, sa folie lui apparaît comme une forme de lucidité extrême. Or, c’est cette introspection , cette auto-analyse vertigineuse qui va définitivement lui faire perdre la raison.

 

 

 

LA PENSEE- THEATRE DE POCHE

 

 

 

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Une véritable performance d’acteur. Il tient son public en haleine pendant  95 minutes , aidé par un texte magnifique qui sonde le mécanisme de la pensée humaine , sa fragilité et ses porosités.

 

Un texte sur la raison et la folie !

 

Véritable rencontre, rare,  entre un acteur  d’une puissance magistrale et un texte non moins rare.

 

 

 

Gilles Costaz : Difficile d’être plus saisissant.  Un réussite à l’habilité invisible , un exploit qui n’a jamais l’apparence d’un tour de force,  à mettre au crédit d’un artiste qui compte parmi les aventuriers d’un théâtre toujours renouvelé…

 

V.Hotte : Qui est fou ? L’interprète , le personnage…à moins que ce ne soit le spectateur…

 

 

 

DIX MINUTES DANS LA LOGE AVEC OLIVIER WERNER AVANT LA REPRESENTATION

 

 

 

Olivier Werner : C’est moi qui parle , pas le personnage. L’ambiguité vient de mon costume et de mon maquillage mais je n’en joue pas. Je parle du texte que les spectateurs vont entendre , je replace mon personnage dans son contexte , dans la genèse de son histoire. Et je dis aux gens qui sont là que je vais m’adresser à eux comme à des experts médicaux , je leur donne déjà ce rôle.

 

Je parle de mon regard sur eux , en cours de représentation . Je leur dis que le dispositif scénique les éclaire , en réflexion, et que je pourrai clairement les voir et m’adresser à eux. Comme le texte de la pièce est très parlé , très adressé, cet échange avant spectacle me permet de gommer la frontière qui les sépare de moi avant la représentation. Et puis cela permet de leur rappeler qu’au théâtre , l’échange est dans les deux sens. C’est particulièrement vrai dans «  La Pensée » , même si le public ne me répond pas. Je leur dis que leur façon de regarder et d’écouter va avoir une incidence sur telle ou tel partie de mon récit , de ma conférence , ce qui est souvent le cas.

 

Bref , cet échange est en soi un moment de parage, qui leur permet d’être moins inhibés à l’idée de regarder et d’écouter parler pendant 1h30 ! Et rien que pour ça c’est un moment que j’aime bien !

 

 

 

Voilà encore une idée très intéressante d’Olivier Werner et bien rarement pratiquée.

 

Bienvenue à Vous pour ces 10 minutes dans la loge de l’acteur !

 

 

 

LE PROCES

 

 

 

Pendant le procès, Kerjentsev était très calme. Il a conservé la même attitude dénuée de toute expression durant tous les débats.

 

Avec indifférence et détachement , il a répondu aux questions qui lui étaient posées , en demandant parfois qu’on les lui répète.

 

Le président a donné une instruction aux huissiers et le Kerjentsev- qui manifestement n’avait pas entendu – s’est levé , et a demandé d’une voix forte :

 

« Il faut sortir ? »

 

«  Sortir où ? »  , s’est étonné le président.

 

«  Je ne sais pas. Vous avez dit quelque chose ?

 

Il y a eu des rires dans le public et le président a expliqué à Kerjentsev de quoi il retournait.

 

Après le réquisitoire du procureur , le président s’est adressé à l’accusé qui avait refusé un avocat :

 

«  Accusé ! Qu’avez-vous à dire pour votre défense ?

 

Kerjentsev s’est levé, les yeux éteints , comme aveuglé, comme si la mort indifférente et muette les regardait depuis les orbites de son crâne, il a dévisagé les juges un par un, et puis le public,

 

Et il a répondu

 

RIEN

 

 

 

Extrait de l’ouvrage «  La Pensée » dans sa traduction et adaptation par Olivier Werner, avec la collaboration à la traduction de Galina Michkovitch.

 

 Vous trouverez cet ouvrage passionnant –qui reprend  entièrement le texte de la pièce – à la réception du Théâtre et ce pour un prix des plus modestes.

 

Cela vaut la peine de vous le procurer.
C’est passionnant à lire tout comme ce spectacle est passionnant , unique !

 

LA PENSEE

 

D’après une nouvelle de Leonid Andreïev

 

« Quand la folie apparaît comme une forme de lucidité extrême ! »

 

Traduction, adaptation, conception et jeu : Olivier Werner

 

Aide à la traduction : Galina  Michkovitch

 

Direction d’acteur : Urszula Mikos

 

Scénographie : Jan Crouzet

 

Lumières : Kévin Briard

 

THEATRE DE POCHE

 

Jusqu’au 07/03/15

 

Accès :  Chemin du Gymnase 1 a  – 1000  Bruxelles ( Bois de la Cambre)

 

Infos Réservations :  02 / 649 17 27

 

 

 

LA PENSEE  – OLIVIER WERNER

 

 

 

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A voir  !!!

 

DANS UN TOUT AUTRE GENRE…

 

Une collision d’étoiles. Elles sont deux , des super stars du passé :  GRETA GARBO ET MARLENE DIETRICH

 

La légende dit qu’elles ne se sont rencontrées qu’une seule fois, quelles  n’ont échangés que quelques mots avant de partir dos à dos.

 

C’est l’âge d’or du  Cinéma de Hollywood.

 

Une rivalité légendaire et symbolique.

 

France  5 propose ce soir , ce jeudi 19/02 à 21h40  un documentaire  sur  «  L’Ange et la Divine » passées au crible de leur destin . Passionnant ! Révélations ! Un retour sur un passé lointain !

 

Beaucoup ne doivent pas les connaître. Les voici toutes les deux, en avant-première.

 

 


 

 


 

 

 

Amis de ‘l’émission/blog  «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre présence ,  même pendant ces jours de fête, merci pour votre attention et votre fidélité. 

 

On se retrouve dans l’immédiat  avec le théâtre.

 

Tout bientôt , le feuilleton : Jean-Jacques Annaud.

 

Notre moment de séparation : PIERRE DE SURGERES TRIO  en concert  ce soir  au « Music Village ».

 

Après des éTudes en jouRnalisme et philosophie,  Pierre de Surgères étudie au Conservatoire de Bruxelles et durant un séjour à New York , il côtoie de grands jazzmen .C’est en 2013 qu’il sort   « Krysis » , son premier disque en trio où l’on sent l’influence new-yorkaise.

 

20 h ce soir au Music Village.
Bonnes visions à Vous .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KARIM GHARBI (CAFE THEATRE LA SAMARITAINE). JORDI SAVALL + DENISE KING

 

Un concert  « boîte à surprise » !

 

Une glissade fantastique  dans la torpeur de l’instant !

 

Une aventure esthétique rétrofuturiste et multidirectionnelle à verrouillage décentralisé !

 

Un laboratoire vivant !

 

Un casting improbable !

 

Bref, du jamais vu !

 

 

 

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KARIM GHARBI,  c’est la folie !  C’est le compositeur,  c’est le chanteur, c’est le pianiste, c’est le  danseur ! C’est l’énorme talent !

 

Autour de lui, trois musiciens, brillants et fous comme lui !

 

Une folie musicale à vivre  à la Samaritaine !

 

Dépêchez-vous de vous y rendre !  Que le spectacle commence !

 

 

 

 

 

 

UNE ENERGIE CONTAGIEUSE, C’EST KARIM GHARBI !

 

Il  chante, il saute, il danse … C’est génial !

 

C’est un poète bondissant qui nous emporte à travers ses textes engagés dans des univers contrastés de la désillusion à la séduction.

 

Et il nous séduit tous dès son apparition sur le petit plateau de la Samaritaine !

 

Il mime ! Il invente ! Il improvise ! Il nous sourit !  Il siffle !  Il nous fait écouter ses chansons aux thèmes totalement diversifiés !

 

Chaque concert est une mise à nu, un voyage au cœur de l’intime lors duquel Karim partage sa vision  non « censuré »   et parfois complètement barrée du monde !

 

Il conjugue avec une virtuose dérision la folie universelle à travers des univers très différents.

 

Karim, c’est un matériau composite. Sa nature de caméléon amène le spectateur à découvrir sur une scène un cabaret déjanté, une impressionnante agilité vocale et physique.

 

Je le répète encore : C’est du jamais vu !

 

Karim : Pour moi, tout enseignement nous amène à nous structurer et à marquer une influence qu’il faut remettre en question.

 

Le formatage fait partie de l’enseignement et le déformatage fait partie de l’artiste.

 

 



 Deux heures trente de musiques de tout horizon, de sons inventés par  ses musiciens : Clement Nourry(guitares) , Gilles Mortiaux  (contrebasse, guitares et autres artefacts), Quentin Manfroy ( flûtes en tous genres , basses et auto harpe).  Des manipulations  incroyables avec tous ces instruments, des gestuelles  complètement déchaînées, une complicité extraordinaire de ces quatre fous , aucune partition, un entendement formidable entre les instruments et les musiciens .

 

Ils sont fous…fous pour faire de la musique, fous pour la rendre des plus vivantes et  des plus personnelles.

 

Qui plus est, Karim est talentueux certes et teriblement sympathique. Il accroche le spectateur par sa voix  aux tonalités multiples, par ses regards, par sa bonne humeur constante, par ses interprétations multiples.

 

Ils improvisent leur concert …Drôle lorsque que Karim  consulte   le conduit du spectacle  , une bête petite feuille sur laquelle sont inscrits des titres , c’est le programme , chamboulé sans doute…

 

Un grand concert d’une forme nouvelle. C’est  vivifiant !

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

 

C’est au cours d’improvisation donné par Garrett List en 2005 au Conservatoire de Liège que Karim s’est intéressé à la composition et à l’écriture . Très vite  il a formé un trio avec le guitariste  Emmanuel Baily et le saxophoniste François Lourtie, et monté un répertoire de chansons originales et de reprises.

 

Quelques mois plus tard, Fred Becker , multi-instrumentiste (saxophone , clarinette , flûte…) a pris la relève et le groupe a évolué vers de nouvelles sonorités.

 

Et c’est ainsi que le trio, dans sa nouvelle forme, a commencé à se faire connaître et a donné de plus en plus de concerts.

 

Trois ans plus tard, en 2008, le projet s’est ouvert  à de nouvelles recherches sonores et collaborations diverses, avec le chanteur et  saxophoniste Eric Bribosia( claviers , accordéon) et Clément Nourry (guitare). Ensemble ,  ils ont organisé des séjours de travail et réalisés de nouvelles compositions dans une complicité musicale et humaine qui a renforcé leur désir de travailler ensemble.

 

Cette nouvelle formule a été accueillie avec un grand enthousiasme par le public.

 

Et aujourd’hui, en 2015, leur succès est de plus en plus  évident.

 

Et Karim a gagné de très nombreux prix bien mérités, un peu partout dans le monde.

 Pour l’heure, Karim et ses amis sont à la Samaritaine jusqu’à ce samedi inclus.

 

Karim : Je veux marquer une rupture avec le passé.

 

Libre et indépendant,  je m’entoure selon les désirs du moment afin de m’ouvrir davantage aux expériences musicales sans oublier la relation que j’entretiens avec mon public.

 

C’est une préoccupation, même une inquiétude de savoir ce que les gens ont perçu. Je ne suis pas imperméable à ce que reçoit le public…pour moi c’est fondamentale !

 

Karim  est entré à la Samaritaine ces jours-ci dans la création de chansons inédites et d’un travail scénique alimenté de nouvelles matières.

 

Un son neuf mais aussi l’occasion de tester de nouvelles folies chorégraphiques et de repenser la scénographie !

 

Magnifique travail pour lequel on peut féliciter Karim Gharbi et son équipe !

 

Karim : J’aime jouer des personnages sur scène et si je les joue ,c’est que je les vis. Je vis ce qui se passe dans mes chansons.

 

Parfois, je laisse parler le texte en étant immobile.

 

(Lui, immobile ? C’est beaucoup dire !)

 

Certains textes se suffisent à eux même et puis il y a des chansons où j’ai besoin d’être un personnage.

 

Je ne fais pas de distinction, entre le théâtre  la musique et le chant.

 

Au départ, je ressens les choses dans mon corps  au plus profond de mes tripes !

 

Si je puis me le permettre, un conseil : Ne tardez pas  à  appeler  la Samaritaine , sa patronne Huguette Van Dyck, pour réserver vos places. J’aime autant vous dire que ça va chauffer…

 

Exceptionnellement, je vous invite à regarder la vidéo  qui va suivre : une conversation sympathique entre Karim Gharbi et Clément Nourry.

 

Cela dure une quinzaine de minutes mais cela vaut la peine  de la découvrir.

 

 

 

 

KARIM GHARBI  – CARTE BLANCHE

 

 

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Jusqu’au 14/12/15

 

Régie : Mathieu Robert

 

 

 

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

 

Rue de la Samaritaine 16 – 1000   Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

 

 

 

 

 

ET VIVE LA MUSIQUE ! ET  D’AUTRES MUSIQUES !

 

On ne présente plus  ce musicien. Nous le connaissons fort bien.

 

Nous l’aimons beaucoup . Son nom : Jordi Savall , le gambiste catalan.  Il sera demain soir  à la  Salle Philharmonique de Liège , où il  jouera Hunter , Ferrabosco , Ford, Anderson avec Franck Mc Guire au bodhran , percussion irlandaise.

 

Ce magnifique concert se donnera à 18h30 !  Amis liégeois, notez bien l’heure .

 

En avant première,  pour Vous  amis du blog : Jordi Savall et Frank McGuire

 

 

Quels talents !

 

Le temps passe inexorablement vite, trop vite.

 

Voici venu le moment de séparation : Connaissez-vous cette chanteuse née à Philadelphie : DENISE KING ?

 

 Une voix importante de la scène actuelle.

 

Une bête de scène !

 

Un événement : elle sera à Bruxelles au « Music Village » , rue des Pierres 50, centre de Bruxelles , ce vendredi 13/02 et samedi 14/02. 

 

Une deuxième avant-première sur  ce blog «  Les Feux de la Rampe » en compagnie de Denise King.

 

 

Profitez-en ! A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

REPUBLICATION: « LES FEMMES SAVANTES » – (THEATRE JEAN VILAR)+AUGUSTO PIRODDA

 

Cette célèbre pièce de Molière a été recréée à Spa lors du Festival  Théâtre de l’été 2013. Voilà une reprise  d’un grand spectacle qui s’imposait.

 

LES FEMMES SAVANTES

 

« J’ai cru jusques ici que c’était l’ignorance

« Qui faisait les grands sots, et non pas la science. »

 

 

Armand Delcampe (metteur en scène) : Au risque de répéter un lieu commun, l’œuvre de Molière reste étonnamment jeune .

Quel propos plus moderne en effet que celui des «Femmes savantes».

Dans un siècle – le nôtre – où l’intellectualisme a remplacé l’intelligence, où la limite indistincte entre connaissance et prétention,   « Les Femmes savantes » apparaissent comme le plaidoyer nécessaire de la raison contre les envolées lyriques mais improductives…

 

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LES FEMMES SAVANTES

 

Leçon de réalisme, la pièce résonne aussi comme une violente défense de la sincérité et de l’honnêteté.

Face à ceux qui se montent le bourrichon avec des mots et des idées, triomphent de la folie,  finalement, ceux qui incarnent la mesure, le pragmatisme, la franchise et la vérité.

 

Théâtre Jean Vilar

 

Un tout grand spectacle mis en scène par Armand Delcampe et interprété magnifiquement par douze comédiens.

 

La Libre Belgique:  » Une distribution unie  dans une mise en scène fluide et attentive »

 

LES FEMMES SAVANTES

 

Non seulement savantes, mais bavardes en diable. Des conversations à bâtons rompus. De la prose, des alexandrins de choix. Molière pouvait-il d’ailleurs écrire autrement ? Et elles continuent à  bavarder  « nos »  femmes savantes ! Elles s’exaltent, se fâchent, élèvent le ton, se jettent dans les bras de leur amant. Ca pétille avec bonheur ! Du champagne ! Des bijoux!

 

En trois mots : Henriette et Clitandre sont amoureux. Mais pour se marier, ils doivent obtenir le soutien de la famille de la jeune fille. Ca ne va être simple du tout…

 

Armand Delcampe (metteur en scène) : Molière, de la femme et de l’homme, a tout observé, tout perçu ou pressenti, tout exploré et éprouvé.Rien de la bonté, de la perversité, des médiocrités humaines ne lui furent étranger.

Poète vivant, il a, plus qu’aucun autre, fait vivre ensemble la poésie, la comédie et le drame, rires et larmes enchevêtrées, élans et faiblesses confondus.

 

 

Onze comédiens jouent avec dextérité, dynamisme, intelligence, ce texte du 16e siècle, qui donne toujours des leçons aux jeunes auteurs dramatiques d’aujourd’hui. C’est vivant ! Joyeux ! Plein d’entrain…

 

 

Des acteurs à découvrir ou à revoir : Patrick Brüll (Chrysale), Morgane Choupay (Armande), Agathe Détrieux(Henriette), Alain Eloy(Vadius), Julien Lemonnier(Clitandre), Pierre Poucet(Trissotin), Freddy Sicx(Ariste), Julie Thiele(L’Epine et Julien), Jean-François Viot (Le notaire + assistant à la mise en scène), Nathalie Willame (Philaminte) et, en exergue :

Marie-Line Lefebvre (Martine, la servante) et Cécile Van Snick (Bélise, la vieille fille « fleur bleue fofolle »)

 

Bravo à toutes et à …tous!

 

Ce sont les comédiens qui interprètent la musique du spectacle :Julien Lemonnier (Ukulélé, percussions),Pierre Poucet( Guitare, percussions), Fredy Sicx ( Percussions) et Jean-François Viot(Trompette, percussions)

 

Très bien Messieurs les musiciens !

 

Impressions de Mijanou

 

Mijanou : Mes impressions de « femme savante » ?

 

Il est vrai que, vu de ce siècle-ci, je fais bien partie de ces femmes qui n’ont pas voulu consacrer leur vie, seulement, à un mari et à des enfants !

 

Il est vrai aussi que je me passionne volontiers pour l’astronomie…mais la comparaison s’arrête là, fort heureusement !

 

J‘étais, moi aussi, ravie de retrouver un Molière au programme.

 

J’ai été séduite par ce choix de mise en scène, mêlant des éléments modernes et anciens, un peu à cheval entre plusieurs siècles… l’astuce des ombres chinoises, la musique surprenante entre les actes. J’adore les effets de surprises dans une œuvre aussi connue. Aussi connue ?… Pas si sûr !

 

Qui peut se vanter d’avoir retenu toutes les subtilités évoquées par Molière dans cette pièce ? En effet, ce n’est pas évident de se concentrer sur un texte en Alexandrins, on peut se laisser emporter par la musique de ces vers et en oublier le contenu très vaste.

 

Aussi, pour ma part, j’ai regretté un peu le rythme fort rapide de l’élocution, chez certains comédiens, à certains moments. J’aurais aimé avoir le temps de « déguster » la pertinence des propos, de savourer les tournures de phrases.

 

Merci Mijanou.

 

Armand Delcampe a toujours été un passionné pour l’œuvre de Molière. Il en a joué et monté plusieurs au fil de sa carrière.

 

Armand Delcampe (metteur en scène) : Au risque de répéter un lieu commun, l’œuvre de Molière reste étonnamment jeune. Quel propos plus moderne en effet que celui des « Femmes savantes » ?

 

Dans un siècle, le nôtre, où l’intellectualisme a remplacé l’intelligence, où la limite devient indistincte entre connaissance et prétention, « Les Femmes savantes » apparaissent comme le plaidoyer nécessaire de la raison contre les envolées lyriques mais improductives.

 

Leçon de réalisme, cette pièce résonne aussi comme une violente défense de la sincérité et de l’honnêteté.

 

Face à ceux qui se montent le bourrichon avec des mots et des idées, triomphent de la folie, finalement, ceux qui incarnent la mesure, le pragmatisme, la franchise et la vérité.

 

 Magnifique définition du Théâtre de Molière.

 

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LES FEMMES SAVANTES

 

MOLIERE/DELCAMPE/VILAR

 

21-25/02/15 et 26 27/03/15

 

Infos Réservation : 0800 / 25 325

 

INFO

 

Ce spectacle incontestablement appétissant se jouera également à Bruxelles , au Centre Culturel d’Uccle le 03/03/15 à 13h30 et 20h15

(Info Réservation : 02 / 374 64 84)

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , merci pour votre présence quotidienne , votre attention  et votre  fidélité.

 

Tout bientôt, le feuilleton consacré à Jean-Jacques Annaud et dans quelques heures, un personnage curieux qui répond au nom d’Olivier Werner.

 

Notre moment de séparation : le Quartet  » Augusto Pirodda », ce soir au Jazz Station(Bruxelles)

 

La musique de ce quartet se nourrit de l’apport spontané et créatif de chaque musicien du groupe où la communication ouverte permet une grande liberté d’expression…

 

Bonne écoute !

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE TESTAMENT DE VANDA (LES RICHES-CLAIRES ) + LE DERNIER LOUP(J.J.ANNAUD)

 

 


 

 

Jean-Pierre Siméon, une magnifique écriture très personnelle , très lisible.

 

 

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LE TESTAMENT DE VANDA

 

Une histoire banale de notre temps : une jeune femme avec son bébé dans un Centre de rétention.

 

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 Elle a tout traversé : la guerre , l’amour perdu , les frontières interdites , l’errance, la misère, le rejet.

 

Elle est à bout. Elle ne peut plus rien , ni un pas en arrière  ni un pas en avant…

 

Son legs à l’enfant : l’absence définitive de toutes traces de là-bas qui est effacement de trop de douleurs , d’humiliations , de trop de mémoire.

 

L’histoire de Vanda , c’est l’histoire de tous ces hommes -sans, sans patrie , sans papiers, sans logis, sans droits , sans avenir , ce peuple d’ombres effarées dont nos sociétés ne savent que faire.

 

Dans un dernier souffle, un dernier espoir, elle pose une page vierge à travers un cri d’amour…

 

 

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LE TESTAMENT DE VANDA

 

 

 

Eric De Staercke ( metteur en scène ) : Julie est venue un jour avec  ce texte.

 

Je vous avoue que personnellement , je suis plus porté sur la comédie non pas que le rire soit un but en soi , le rire est plutôt pour moi un moyen de communication.

 

Cette pièce que m’a présentée Julie était donc à des milliers de kilomètres de ma démarche.

 

Mais la force du message, l’urgence de le transmettre et surtout la tournure poétique , la sagesse de l’auteur, la plume qui ne nous fait pas la morale , l’authenticité de cette oeuvre qui résonne comme un témoignage réel et sincère , la motivation de la comédienne, tous ces éléments mis ensemble donnent l’énergie et la volonté nécessaires pour monter , mettre en scène cette pièce difficile.

 

Pour moi, elle est unique. Nous sommes donc partis de zéro.

 

Sans faire des effets. Sans ajouter le moindre artifice.

 

Tout est parti du sens , du personnage de Vanda. Ses paroles posent petit à petit les fondations de la citadelle dans laquelle elle est enfermée.

 

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La situation est tragique mais cependant le ton est étonnamment optimiste et c’est ce fragile équilibre entre espoir et désespoir qui soutient l’ensemble.

 

 

 

Pour moi , je trouve qu’il n’y a aucun espoir, que cette jeune femme  n’a plus la force de réagir , que petit à petit elle se dirige vers  la mort. Elle est perdue.

 

 Elle regarde son jeune bébé ,  le prend dans ses bras, le couvre de baisers, le remet dans son  grand sac, elle le regarde une dernière fois…

 

 

 

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 Elle s’éloigne …On la voit  préparer une corde avec laquelle elle va donner fin à sa vie.  Elle jette un dernier regard.

 

 

 

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 Ce qui est tout particulièrement intéressant, c’est que cela se passe calmement , sans  un cri, sans un pleur , sans pathos.

 

Et cependant , nous vivons une véritable tragédie !

 

Nous sommes bouleversés , émus , nous oublions que nous sommes au théâtre. Nous ressentons vraiment cette tragédie  dans le fin  fond de nous-même. Nous oublions la comédienne et nous voyons la femme que nous aurions voulu aider , soutenir, nous occuper de son enfant…

 

 

 

 

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JULIE DACQUIN

 

 

 

Je l’avais déjà vue dans ce théâtre des Riches-Claires,  dans la pièce de Dominique Breda : « Aura Popularis » . Elle  est tout à fait  remarquable dans ce rôle de Vanda , tellement vrai dans son interprétation d’une intensité dramatique, émouvante , pathétique, sans effet, jamais sur joué ,  jamais excessif.

 

Julie est une grande comédienne que j’espère revoir tout bientôt.

 

INTENTION

 

C’est un spectacle très dur à suivre , une pièce qui va jusqu’au bout , sans pitié,  comme peut être la vie !

 

La mise en scène d’Eric De Staercke est d’une grande discrétion.  Il nous fait vivre cette jeune femme, qui est en fin de vie , en retenue et sobriété.

 

LE TESTAMENT DE VANDA

 

JEAN-PIERRE SIMEON

 

Jusqu’au 28/02/15

 

Interprète : Julie Dacquin

 

Mise en scène : Eric De Staercke, assisté de Joséphine de Renesse

 

Scénographie et costumes : Olivia Sprumont

 

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

 

Rue des Riches-Claires 24 – 1000  Bruxelles

 

Infos Réservations :  02 / 548 25 80

 

 A VOIR !

 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre attention, votre écoute et votre fidélité.

 

Nous nous retrouverons dans quelques heures.

 

Notre moment de séparation : un extrait du dernier film de Jean-Jacques Annaud «  LE DERNIER LOUP » tourné en Chine.

 

Au  cours de la prochaine émission/blog , je vous proposerai un court feuilleton  consacré à ce grand cinéaste français que j’ai suivi dans tous ses films.

 

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HARD COPY (THEATRE MARNI) + CHENY WA GUNE (MOZAMBIQUE)

 

A l’étage supérieur du théâtre pour rejoindre ces quatre jeunes femmes !

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Isabelle Sorente , l’auteure, démontre de manière plus ou moins  drôle mais tragique le processus de déshumanisation et d’exclusion, qui s’opère lors de la plupart des cas de harcèlement au travail…

 

 

HARD COPY

 

Une comédie noire  cruelle et déjantée traitant du harcèlement moral et de l’exclusion du bouc émissaire dans un univers féminin formaté par la société de consommation…

 

 

 

 

 

 

Le lieu : Une entreprise. Quatre jeunes femmes presque parfaites, toutes très belles, élégantes,  d’un milieu similaire, toutes quatre habillées et coiffées de façon identique.

 

Elles travaillent avec ardeur, elles se racontent des petites histoires qu’elles vivent chacune de leur côté, elles se prennent un café sur le coup de 10 h et se remettent au travail…

 

Un jour, l’une d’entre elles fait une réflexion maladroite et rien ne va plus.

 

Pour maintenir la cohésion du groupe, celle qui dérange va petit à petit être exclue.

 

A travers brimades, critiques et harcèlement moral, ces femmes nous livrent leurs secrets et leurs émotions les plus intimes  sans éviter les clichés majeurs de notre société.

 

Leurs obsessions sont à l’image d’une des exigences du XXIe siècle à leur égard : la perte de son «  moi » au profit de l’image.

 

 

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Les relations de groupe, les rituels du travail sont observés au microscope et décrits avec finesse et acidité par la plume d’Isabelle Sorente.

 

A mesure que la journée passe, le rire devient grinçant, la farce, amère et noire. Et les petites taquineries entre collègues tournent au jeu cruel. D’abord avec les mots puis… Ca se gâte !

 

Ces quatre femmes dans  un bureau immense se livrent à un jeu dangereux où chaque mot prononcé peut tuer.

 

L’équilibre ne tient qu’à un fil !

 

QUATRE FEMMES PARMI TOUTES CES FEMMES  DU MONDE !

 

 

Ce problème qu’évoque l’auteure  concerne très certainement de nombreuses femmes qui vivent peut-être ce genre de drame.

 

 

NOTE D’INTENTION

 

 

Alexis Van Stratum (metteur en scène) : Depuis toujours, les phénomènes de violence , de harcèlement et d’exclusion du   bouc émissaire me touchent , m’inspirent  et font partie des thématiques récurrentes dans mon travail de metteur en scène.

 

Le travail d’Isabelle Sorente trace un parallèle entre d’une part les diverses frustrations de ces femmes, formatées par les diktats de perfection issus de la société de consommation et le harcèlement projeté sur l’un d’entre elles d’autre part.

 

 

 

LES AMIES QUI T’AIMENT

 

Alexis Van Stratum a réalisé un court métrage sur la violence et le jugement du groupe face à la fragilité de l’individu dans un univers de femmes bourgeoises de 60 ans…A voir !

 

 

 

 

 

Alexis Van Stratum : Beaucoup de femmes se battent avec des frustrations d’ordre sexuel, maternel, corporel , professionnel , relationnel, et la presse ne fait que renforcer ce cercle vicieux. En faisant croire qu’ils brisent les tabous et donnent des conseils de savoir-vivre à leurs lectrices, les magazines féminins ont tendance à formater celles-ci et à les complexer d’autant plus.

 

En se focalisant par exemple systématiquement sur les nouveaux régimes, ces mêmes magazines ne font que renforcer l’idée que les femmes sont trop grosses , surtout comparées aux filles anorexiques et photoshopées que l’on trouve sur la page d’à côté.

 

Les magazines féminins ne font qu’accentuer les frustrations afin que la femme finisse par vouloir compenser en consommant encore plus.

 

 

 

 

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J’ajouterai sur ce qui est intéressant dans cette pièce d’Isabelle Sorente , c’est qu’a priori les quatre femmes sont toutes les mêmes .

 

Elle m’a d’ailleurs demandé qu’elles soient toutes habillées et coiffées de manière identique. Elles sont issues du même niveau et parlent le même langage.

 

 

 

ALEXIS VAN  STRATUM !

 

Le réalisateur d’une mise en scène très sobre  et en même temps très précise  sur ce sujet  délicat.

 

Il a dirigé ses quatre comédiennes avec une compétence notoire sur ce problème d’harcèlement devenu très commun.

 

Les comédiennes sont parfaites, entrant dans leur personnage avec maîtrise  et autorité !

 

Alexis Van Stratum : Ma mise en scène est un moyen pour moi de démontrer les effets pervers du harcèlement moral et de mettre en avant le talent de mes quatre comédiennes que j’admire énormément.

 

Je voudrais encore dire  pour revenir sur les personnages, qu’on a presque l’impression que ces quatre femmes font tout ce qu’elles peuvent pour ne pas se différencier. On pourrait croire qu’en étant toutes pareilles, elles seraient chacune à l’abri. Il n’en est rien ! Rose a beau faire tout pour être comme les autres, à un moment, quoi qu’elle fasse, on la différencie, on la discrédite , on la tue dans tous les sens du terme.

 

Du point de vue d’un débat sur le phénomène du harcèlement, cette similitude pose des questions intéressantes.

 

Comme ces femmes sont toutes pareilles, on peut se dire que ça aurait pu arriver à n’importe qui et que la raison de cette violence n’est finalement que gratuite et aléatoire.

 

Pour la victime, une fois que le jeu est bel et bien installé , il n’y a plus moyen de se défendre car chaque acte , chaque parole sera retournée contre elle.

 

L’Autre n’est plus considéré comme un individu à part entière, il devient une espèce de chose qui dérange et que l’on doit faire disparaître pour retrouver l’harmonie entre les hommes.

 

Est-ce la différence de l’Autre qui dérange ? Où  est-ce sa similitude ? Est-ce l’exclusion de la différence de l’Autre qui fait exister l’identité et la cohésion d’un groupe ?

 

Je vous avouerais  que travailler autour de cette thématique me permet de toucher à ce pourquoi je désire faire ce métier : essayer de comprendre, dénoncer, consoler et finalement, trouver un moyen d’en rire !

 

 

 

Ces propos du metteur en scène vous offrent la possibilité d’entrer à fond dans cette pièce très bien écrite qui  cerne ce problème de grande importance.

 

 

 

HARD COPY

 

 

La pièce d’Isabelle Sorente a été jouée déjà trois fois au Marni. 

 

 

 

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Elle sera encore à l’affiche du 24 au 28/02/15.

 

Notez-le !  Vous vivrez un moment attachant  à la vision de cette pièce, passionnant aussi de par l’interprétation excellente des quatre comédiennes, la qualité du texte et la mise  en scène.

 

 

 

HARD COPY/ISABELLE SORENTE/ALEXIS VAN STRATUM

 

 

 

Avec Caroline Kempeneers, Cachou Kirsch , Isabelle Renzetti,  Aurélie Vauthrin-Ledent ,  et la voix de Jef Rossion.

 

Mise en scène : Alexis Van Stratum

 

Assistante mise en scène et production : Sophie Jonniaux

 

Scénographie : Cécile Balate

 

Décor : Cécile Balate et Alessia Wyss(Atelier L’Ad Hoc)

 

Costumes : Gaëtanne Paulus

 

Musique : Eloi Ragot

 

Video : Psal Haass

 

Création lumière  et régie : Isabelle Simon

 

Stagiaire régie son : Cyrille Bajard

 

Enregistrement voix –off : Laurent Laignaux

 

Réalisation  trailer : Anna Panier

 

Diffusion déléguée : Audience Factory

 

Compagnie Querelle.

 

Photos : Bernadette Mergaerts

 

( Avec des extraits de propos d’Isabelle Sorente et Alexis Van Stratum)

 

 

 

HARD COPY

 

Du 03/02 au 12/02/15 

 

Du 24 au 28/02/15

 

Rue de Vergnies  25 – 1050  Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 63909 82

 

 

 

« La vie est une jungle. Seuls les plus forts survivent. Les plus faibles sont automatiquement écartés des chemins de la réussite ! »

 

 

 

Amis de  l’émission/ blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre attention et votre fidélité.

 

Je vous retrouve demain avec un autre spectacle totalement différent de celui publié ci-avant .

 

Notre moment de séparation : Des chanteurs  venant du Mozambique. Très ancré dans la tradition  de la région de  Chope, connue pour ses grands orchestres de timbilas ! ou  m’bila, sorte de marimba ou balafon, le groupe  fait dialoguer des instruments traditionnels et d’autres plus actuels pour  créer un son unique qu’on appelle là-bas le « chopi Timbala Groove » . On y entend de l’afrobeat  du jazz , du funk, de la samba…

 

Ils seront ce samedi 14/02/15  à 20 h au Molière , cet ancien  théâtre de la porte de Namur.

Génial, écoutez-les !

 

A tout bientôt !

 

 

Roger Simons