MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ (THEATRE WOLUBILIS)

 

EDITION SPECIALE

 

 

Wolubilis vous offre un spectacle tout à fait extraordinaire que j’ai pu voir au Festival de Spa en 2014.

 

Je vous propose une republication  de ma chronique publiée à l’époque.

 

MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ 

 

Une œuvre essentielle de Jean Teulé.

Un fabuleux spectacle qui apporte pas mal de choses neuves dans sa conception tant sur le plan de la réalisation que celui de l’interprétation.

 

 


 

 

 

Coup de chapeau aux deux comédiens/ metteurs en scène : Clotilde Morgiève et Jean-Christophe Dollé.

 C’est d’ailleurs lui  qui tient  violemment toute la pièce  en mains. (présence, gestuelle,  rythme, violence …)

 

 

«  La pièce fourmille de trouvailles scéniques qui produisent des effets très spéciaux sur le spectateur. Le laissant pétrifié d’émotion et d’admiration » (Télérama)

 

  » L’adaptation du roman  Jean Teulé est une performance artistique, scénographique et sonore… (Rue du Théâtre)

 

 

Je plébiscite ce propos : une scénographie bousculant, un son d’une qualité formidable que l’on rencontre rarement au théâtre , une sonorité impeccable.

Tous les sons entendus durant le spectacle sont enregistrés, synchronisés aux mouvements et texte des acteurs. Nous devons  ce travail à Fabien Aumeunier.

 

 

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En fait, les acteurs sont deux : Jean-Christophe et Clotilde.

 

Les deux autres sont musiciens : Mehdi Bourayhou et Laurent Guillet  avec  des interventions parlées et bien réussies.

 

L’ensemble  mis en lumière par Caroline Gieuel.

 

 

« Un conte tragique qui nous embarque par les tripes dans les méandres insoupçonnés et illimités de la connerie humaine, on sort l’estomac révulsé, l’âme révoltée, et tout retourné… » (Rue du Théâtre)

 

 

 

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L’Histoire : le mardi 16 août 1870, Alain de Monèys , jeune Périgourdin intelligent et aimable , sort du  domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye , le village voisin.

 

ll en faudra peu pour que les habitants du village , dans un moment de folie inexplicable, se jettent sur lui avec une brutalité stupéfiante.

 

En deux heures de temps et aux yeux de tous, dans un diabolique consentement général, la foule l’aura lynché, brûlé vif , et en partie mangé .

 

Ce mystère constitue l’un des faits divers les plus honteux de l’Histoire de France.

 

 

 

MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ

 

Un conte tragique électro-rock !

 

Une mise en scène pleine d’inventions !

 

Une pièce d’un cynisme grinçant et d’un humour des plus noirs.

 

Un tout grand spectacle qui prend place dans les premiers rangs du Festival.

 

 

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MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ

Jean Teulé

 

 

« Un petit bijou de modernité et d’audace…Rien de gore, mais ce qu’il faut d’humour noir et de cynisme. Une pièce haletante. »  (Le Monde)

 

« Un spectacle à vous couper le souffle !  (Vaucluse matin)

 

 J’ajouterai : un spectacle – évènement !

 

A voir s’il nous fait l’amitié de passer un jour par Bruxelles.

 

Ce spectacle passe par Bruxelles pour un seul soir.

Ne le ratez pas.

 

MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ

Le 29 janvier 2015

 

WOLUBILIS

Cours Paul-Henri Spaak  1200  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 761 60 30

 

Amis de l’émission « Les Feux de la Rampe  » , merci de votre attention et votre fidélité.

Je vous retrouve dans les heures à venir.

 

Notre moment de séparation : un court extrait du film BIRDMAN réalisé par Alejandro  Gonzalez. Un film dont on parle beaucoup .

Je vous en reparlerai d’ici à quelques jours.

A tout  bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

GAGNER ET PERDRE-BECKETT(THEATRE VARIA) + CLARON Mc FADDEN(FLAGEY)

 

Isabelle Gyselinx( metteuse en scène ) : Bienvenue dans l’univers de Samuel Beckett peuplé d’êtres étranges , à qui il n’arrive pas grand chose , qui ne font pas grand-chose et qui même ensemble , ne se voient pas et restent repliés sur eux-mêmes.

 

CA VA ET CA VIENT !

 

Etres étranges ? C’est le moins que l’on puisse dire !

Drôles ? C’est le plus que l’on peut dire. 

D’ou vient le titre de la pièce : «  Gagner et perdre » ?

 

Isabelle  Gyselinx : Ce titre vient en partie d’une réplique de Beckett : « Try again, Fail again »  (Essaie encore. Echoue encore)

Samuel Beckett n’est pas pour la réussite  il a appris à avancer, à travailler dans l’échec , dans les chutes , dans le guingois , alors que c’est un mathématicien , quelqu’un de rigoureux  qui aime la précision, Il fait parfois échouer ses personnages comme dans « En attendant Godot »  au sens physique et métaphysique du terme.

 

 Isabelle Gyselinx met à l’honneur le Beckett qui réduit les mots en des équivalents de notes ; celui qui dit la condition humaine , sa magnifique obstination , son envoûtant entêtement ; celui qui se joue comme une partition musicale composée de sons , d’éclairages , de silences dans la plus intense drôlerie !

 

ISABELLE GYSELINX RACONTE…

 

 

 

 GAGNER ET PERDRE EN TROIS PARTIES :

 

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COMEDIE : une courte pièce,  trois têtes pensantes aux bouches parlantes et aux corps absents semblent obsédés ou possédés par leur histoire d’adulte…

 


 

 Sinistres et drolatiques à la fois. Ils nous parlent d’amour au passé. Cela dit, que s’est-il passé ?

 

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La lumière qui les éclaire  à tour de rôle semble faire sortir de leurs bouches des sons, des mots, des phrases à travers lesquelles on perçoit que leurs meurtrissures sont intactes…

Drôle est la façon dont apparaissent  leurs têtes ! Il faut les voir !

 

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VA-ET-VIENT  une pièce des plus courtes encore réunissant trois femmes  assises sur un banc. En fait, elles se retrouvent…

 

 

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Qu’ont-elles à se dire ? Que sentent-elles ? Elles sont drôles !

Ca cancane , ça se chuchote à l’oreille , ça s’observe !

Ces deux courtes pièces, c’est bel et bien l’auteur de la ruine du discours qu’Isabelle Gyselinx a choisi, celui qui met le « rien » en mots.

 

 TROISIEME PARTIE

 

Une série de mots  entourés d’une musique.

Une série de courts extraits d’auteurs  qui ont traversé des siècles et inspiré Beckett : La Rochefoucauld , Chateaubriand, Joyce , Wilde , Apollinaire , Dante et d’autres encore…

 

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 Excellent travail de recherche et d’adaptation d’Isabelle Gyselinx , qui nous propose également une mise en scène singulière , pleine de trouvailles et de mouvements.

C’est amusant ! Une façon originale de découvrir un Beckett connu pour ses grandes pièces, pratiquement pas pour  celles que nous voyons dans ce spectacle.

Isabelle Gyselinx nous offre un voyage à travers la langue et la musicalité de Beckett.

 

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Quatre acteurs défendent avec ardeur et bonheur  ces petites pièces, pas  évidentes à interpréter.

 

DISTRIBUTION

Les acteurs :

Thierry Devillers (acteur et musicien)

 

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Anne-Marie Loop

Catherine Mestoussis

 Isabelle Urbain

 

Création lumière  et régie générale : Manu Deck

Création costumes : Agnès Brouhon, Myriam Simenon, Christine Picqueray, et les ateliers du Théâtre de Liège

Maquillages et coiffures : Donatienne De Voster

Création décor : Marie-Christine Dardenne ,Eddy Niejaldik

Composition musicale : Thierry Devillers

Son : Pierre Dodinval

Images Joachim  del Puppo

Assistanat à la mise en scène : Tom Dockael

Photos : Cmant Goldo

Un spectacle du  « Théâtre de Liège » en coproduction avec le Théâtre Varia

Mise en scène et espace scénique : Isabelle Gyselinx

 

(Avec des  extraits de l’entretien : Emilie Gabele/Isabelle Gyselinx)

 

GAGNER ET PERDRE

SAMUEL BECKETT

Jusqu’au 05/02/15

 

 

THEATRE VARIA

Rue du Sceptre 78  1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 35 50

« Elle est si con la lune. Ca doit être son  cul qu’elle nous montre toujours » (Samuel Beckett)

 

Amis de l’émission «  Les Feux de la Rampe « , merci pour votre fidélité et votre attention.

On se retrouve demain, peut-être dans un salon de coiffure. Peut-être !

Notre moment de séparation : La célèbre cantatrice Claron Mc Fadden à Flagey ce soir à 20h15 avec « LILITH »,  un spectacle de théâtre musical à forte charge affective , associant la musique classique , le jazz , le sampling , le théâtre , le cinéma  et la poésie pour poser des questions intemporelles sur les rapports entre l’homme et la femme et entre l’homme et Dieu.

Un grand spectacle au st.1/Flagey.

 Infos Réservations :  02 / 641 10 20

 A tout  bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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« LA MALADIE DE LA MORT » -MARGUERITE DURAS (THEATRE DES RICHES-CLAIRES)

 


 

Salle du troisième étage.  Un lieu un peu mystérieux.

Une superbe musique. Un silence total  de la part du public  qui écoute avec bonheur ce vieux succès de Nat King Cole…

 

Quelques projecteurs dissimulés dans les tentures donnent une lumière paisible.

 

 

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Une jeune  femme éblouissante entre délicatement sur le plateau, la chambre en fait où se trouve  cette femme étendue nue sur le lit.

 

Nous sommes dans l’imaginaire !

 

La femme éblouissante commence à nous conter avec prévenance cette étonnante histoire écrite par Marguerite Duras.

 

 

Elle : Chaque jour elle viendrait. Chaque nuit elle vient. Le premier jour elle se met nue et elle s’allonge à la place que vous lui désignez dans le lit. Vous la regardez s’endormir. Elle se tait. Elle s’endort. Toute la nuit vous la regardez. Elle arriverait avec la nuit. Elle arrive avec la nuit.

 

 

 

Quelle imagination ! Marguerite Duras construit un monde cohérent autour de quelques thèmes, avec la volonté de définir chez chaque personnage le besoin d’être et le manque à être.

 

 

 

Marguerite Duras : « J’aimerais quiconque entendra que je crie que je t’aime 

 

 

 

J’ai aimé, pas aimé Duras, par contre, la pièce jouée en ce moment aux Riches-Claires est d’une grande beauté parlant du « non amour « .

 

 On a toujours dit que Duras était un auteur froid, intellectuel, distant. Je m’insurge, c’est faux. Il est question ici de perte, de raréfaction, de silence, de silences pesants. Aucun intellectualisme mais beaucoup d’intelligence, de douleur, d’observation clinique, au plus près des corps, du verbe et du silence.

 

 

 

Elle : Jeune, elle serait jeune. Dans ses vêtements, dans ses cheveux , il y aurait une odeur qui stagnerait , vous chercherez laquelle et vous finiriez part la nommer comme vous avez le savoir de le faire. Vous diriez : Une odeur d’héliotrope et de cédrat. Elle répond : C’est comme vous voudrez .

 

Un autre soir, vous le faites , comme prévu, vous dormez le visage dans le haut de ses jambes écartées, contre son sexe, déjà dans l’humidité de son corps, là où elle s’ouvre. Elle vous laisse faire.

 

Un autre soir, par distraction, vous lui donnez de la jouissance et elle crie. Vous lui dites de ne pas crier. Elle dit qu’elle ne criera plus. Elle ne crie plus. Aucune jamais ne criera de vous désormais.

 


 

 

 

Un texte concis qui va directement à l’essentiel… défendu et interprété magistralement par Laetitia Chambon, mise en action et en scène avec sobriété par Barbara Borguet.

 

Les mots de Duras sont murmurés. Des mots qui touchent à l’amour (ou non amour) sexuel, saupoudrés d’un certain érotisme et d’une violente sensualité.

 

 

 

Elle : Vous ne sauriez jamais rien non plus, ni vous ni personne ni jamais, de comment elle voit, de comment elle pense et du monde et de vous, et de votre corps et de votre esprit , et de cette maladie dont elle dit que vous êtes atteint. Elle ne sait pas elle-même. Elle ne saurait pas vous le dire, vous ne pourriez rien en apprendre d’elle. Jamais vous ne sauriez, rien ni vous ni personne, de ce qu’elle pense de vous, de cette histoire-ci.

 

 

 

Pendant près d’une heure, nous vivons dans une ambiance pesante, lourde, douloureuse à certains moments. Nous sommes intrigués et avides de suivre le cours de ce monologue de l’étrange.

 

 

 

Elle : Jusqu’à cette nuit-là vous n’aviez pas compris comment on pouvait ignorer ce que voient les yeux, ce que touchent les mains, ce que touche le corps. Vous découvrez cette ignorance.

 

 Vous lui demandez pourquoi elle a accepté le contrat des nuits payées.

 

 Elle répond d’une voix encore endormie, presque inaudible : Parce que dès que vous m’avez parlé j’ai vu que vous étiez atteint par la maladie de la mort. Pendant les premiers jours, je n’ai pas su nommer cette maladie. Et puis ensuite, j’ai pu le faire .

 

 Vos lui demandez de répéter encore les mots. Elle le fait, elle répète les mots :

 

Elle : La maladie de la mort.

 

 

 

 

 

 

Il y a une triple confrontation dans ce spectacle peu banal : une actrice, une metteuse en scène et le public qui devient complice.. C’est souvent bouleversant!

 

Le jeu de Laetitia s’harmonise merveilleusement autour du texte charnel de Duras. On la sent  habitée par Duras.

 

Elle a du reste comme une espèce de vénération  pour cette femme allongée, nue, sur le lit.

 

 

Je le répète : Un texte fort, émouvant de Duras. Un théâtre un peu hermétique, impénétrable, en contraste avec ce qui se fait habituellement.

 

 

 

Elle : Autour du corps, la chambre. Ce serait votre chambre personnelle. Elle est habitée par elle, une femme. Vous ne reconnaissez plus la chambre. Elle est vidée de vie, elle est sans vous, elle est sans votre pareil.

 

Elle remue, les yeux s’entrouvrent. Elle demande : Encore combien de nuits payées ?

 

Trois .

 

Elle :Vous n’avez jamais aimé une femme ?

 

Non jamais.

 

Elle : Vous n’avez jamais désiré une femme ?

 

Non, jamais.

 

Elle : Pas une seule fois, pas un instant ?

 

Non, jamais

 

Elle : Jamais ? Jamais ?

 

Jamais .

 

Elle : C’est curieux un mort…Et regarder une femme, vous n’avez jamais regardé une femme ?   

 

Non, jamais.

 

Elle : Vous regardez quoi ?

 

Tout le reste .

 

Elle : Elle s’étire, elle se tait. Elle sourit, elle se rendort…

 

 

Je suis sorti de la salle du théâtre ému, troublé, merveilleusement troublé. Je venais de vivre un moment  d’exception, des minutes de ravissement.

 

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Laetitia Chambon joue, je dirais plutôt parle, nous parle avec délicatesse de cette femme. Ses regards, ses yeux sont pénétrants !

 

Le lien est formidable entre la comédienne et la metteuse en scène ! Les mouvements  de Laetitia sont  harmonieux !

 

Le plateau est pratiquement vide, à l’exception du lit où se trouve, toujours dans l’imaginaire, la femme  à  « la maladie de la mort ».

 

Nous retrouverons ces « trois » femmes d’ici à quelques jours, le samedi 07/02 à 19 heures au Théâtre des Riches-Claires.

Hâtez-vous de  retenir vos places.

Faites-moi confiance !

Ce très beau spectacle en vaut vraiment la peine !

 

 

LA MALADIE DE LA MORT

 

Marguerite Duras

 

Mise en scène : Barbara Borguet

 

Troisième œil : Serge Demoulin

 

Avec  Laetitia Chambon .

 

 

 

THEATRE DES RICHES-CLAIRES

 

Rue des Riches- Claires 24 – 1000  Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 548 25 80

 

 

J’ai voulu entourer cette chronique « amoureuse »  de plusieurs chanteurs/chanteuses interprétant cette magnifique chanson  de Eden Ahbez (son vrai nom : George Alexander Aberie , compositeur américain )- 1908/1995) : NATURE BOY,  créée en 1947 : Nat King Cole , Céline Dion, Ella Fitzgérald , avec en final Miles Davis.

 

 

 

(Extraits de la pièce  » La Maladie de la Mort  » de Marguerite Duras – texte publié aux Editions  de Minuit.)

 

 

IL NOUS A QUITTE…DEMIS ROUSSOS

 

 

Il avait 68 ans, décédé à la suite d’une longue maladie. On l’aimait bien Demis Roussos( de son vrai nom :Artemios Ventouris Rousos) , le chanteur grec le plus connu au monde mais un peu  oublié aujourd’hui. J’ai eu l’opportunité de le rencontrer pour mes  émissions-radio. C’était agréable d’être en sa compagnie.

 


 

 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe »  merci pour  votre visite sur mon blog et votre fidélité.

 

Notre moment de séparation :  Un rendez-vous au festival   « Djangofolies » avec le guitariste et chanteur Sam Coenegrachts au lieu dit « La Tentation » à Bruxelles le 31 janvier, accompagné par ses musiciens. Une musique inspirée du jazz manouche et de la tradition musicale louisianaise

 

Une version élargie de « La Femme Belge » !

 

Bonne écoute…

 

A tout bientôt !

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M’APPELLE MOHAMED ALI (THEATRE LE PUBLIC) + hommage à Jacques Chancel.

 


Flashback :
Quand il était petit  Cassius Clay courait sans but dans les rues de Louisville.

 

Un policier qui passe par là le remarque et lui apprend la boxe. !

 

Désormais, le petit Cassius va apprendre une méthode,  une discipline et la boxe deviendra une passion dans laquelle il mettra toutes ses forces pour devenir un champion !

 

Son grand combat : Kinshasa 1974, le combat du siècle !

 

Cassius, devenu Mohamed Ali, va affronter George Foreman pour le titre de Champion du monde.

 

Sur papier , il est donné perdant….Impossible de battre ce colosse de Foreman…Et pourtant, Ali va déjouer tous les pronostics et s’en tenir à son intuition qui va  le mener à un coup jamais tenté dans l’histoire de la boxe. 

 

 

 

 

 

Sur scène , salle des voûtes , on fait la connaissance d’Etienne Minoungou, homme de théâtre au Burkina Faso ( la région africaine la plus importante dans le domaine de la culture théâtrale) , travaillant sans relâche pour introduire la culture partout où elle manque en Afrique.

 

Chose étonnante : Etienne ressemble étrangement à Ali, I a aussi sa force, son charisme, son intensité.

 

Sautant sur la comparaison, Etienne prend le relais, enfile des gants de boxe, nous raconte sa réalité de « combattant »  africain et envoie un uppercut bien placé aux préjugés tenaces.

 

En fait, ce spectacle est branché sur la volonté et la confiance dont on a besoin pour accomplir son destin . Une parole qui fait du bien.

 

M’APPELLE MOHAMED ALI

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Avec Etienne Minoungou, mis en scène par Jean Hamado Tiemtore.

 

Un magnifique spectacle « percutant » !

 

DANS LES COULISSES DE L’HISTOIRE…

 

« M’appelle Mohamed Ali » est un texte original tout spécialement écrit par Dieudonné Niangouna pour Etienne Minoungou .

 

Ce texte s’est écrit  à partir de nombreux entretiens entre les deux hommes sur des sujets éthiques , politiques , histrico culturels.

 

Cette pièce est finalement bien plus qu’un spectacle sur la boxe.

 

Dieudonné Niangouna(auteur) :  C’est une oeuvre de résistance qui interroge les rapports entre le continent Africain et l’Occident et croise les deux époques : celle de Mohamed Ali et celle d’Etienne Minoungou.

 

Une pièce faite d’aller-retour entre le ring et la scène, des combats politiques du boxeur américain Mohamed Ali contre la ségrégation raciale et la guerre du Vietnam et la lutte engagée d’Etienne pour lui redonner sa dignité.

 

J’ajouterai qu’Etienne engage avec le théâtre un véritable combat, marqué par l’urgence et la nécessité de la lutte, à «se battre  avec l’impossible » , à « boxer la situation » pour changer l’Histoire.

 

 

 

 

 

 

 

20h30 – la salle des voûtes  est bondée.  On entend une musique africaine  , une voix d’homme qui crie : « Alors, Etienne , le public t’attend » 

 

Etienne fait son entrée joyeusement, serre des mains,  va et vient , interpelle des spectateurs, et commence à se raconter en mettant  en exergue  ce qu’est «  le comédien »  .

 

 

Etienne : Je fais de la politique parce que c’est mon métier d’être comédien et de l’être fort. Je ne joue pas, je saigne , j’enseigne   je fais saigner.

 

 

Etienne Minoungou comédien burkinabé est en costume sombre et pieds nus sur scène.

 

Son texte est dense, éruptif, sans concession. Il nous raconte de manière  impulsive le combat que mènent aujourd’hui les comédiens africains pour faire vivre leur art , à travers le parcours allégorique du légendaire boxeur africain-américain.

 

 

Etienne : Traverser la vie de Mohamed Ali pour raconter des chose d’aujourd’hui  c’est jouissif Il. a poussé l’art de boxer à la limite de l’engagement…

 

 

« Engagement », c’est un mot qu’il a  souvent  à la bouche.

 

 

Etienne : Le théâtre doit être engagé et politique, sinon, il n’est pas. Un artiste ne peut avoir la parole anecdotique. Un auteur écrit toujours pour lui-même mais Dieudonné a écrit ce texte en pensant à ma gueule !

 

 

Mais elle est belle sa gueule ! Il  est  très sympathique tout en dégageant des propos féroces parfois, drôles à d’autres moments.

 

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Il rit ! Il s’exalte, il hausse la voix  il gueule, il apostrophe le public, il plonge son regard sombre et vif, quasiment accusateur, dans les yeux des spectateurs en dénonçant l’esclavage , la colonisation , la suprématie blanche autoproclamée.

 

Etienne : Quand on arrive à mi- vie (Il a 46 ans) , quand on a vécu des choses dans sa chair , on se sent légitime pour surgir au milieu de ses semblables et dire ce qu’on a sur le cœur !

 

Finalement, il parle peu de Mohamed Ali !

 

Il nous étonne ! Il nous séduit ! Il nous engage dans son propos ! Et sans cesse, il revient sur le  « Théâtre », sa vie quoi !

 

Etienne : Le théâtre africain ne peut pas être un théâtre de création pour aller ailleurs. Il doit s’enraciner dans une communauté, non pas démagogie mais par véritable recherche d’un sens.

 

 

Sa lutte pour le théâtre  est sa vraie raison d’être.

 

Il est brillant, éclatant, attachant, violent.

 

Il fonce à brides abattues sur ses propos qu’il entend nous faire connaître !

 

C’est un grand comédien reconnu partout dans son Afrique natale !

 

 

Etienne Minoungou partage sa vie entre Paris et Bruxelles mais son énergie créatrice reste à Ouagadougou où il a le sentiment d’un devoir à accomplir.

 

Etienne : Je rêve de créer une coalition panafricaine pour la culture, et de mettre un terme à la dépendance du continent vis-à-vis des financements internationaux.

 

Le théâtre que nous faisons emprunte tellement aux autres qu’il ne nous ressemble pas.

 

Je suis prêt à faire du lobbying  dans mon pays et à encourager mes homologues africains à faire de même  pour lutter contre l’adversité.

 

Et le voilà  qui s’enflamme, tout en mangeant une orange,  et qui continue son discours vibrant, poignant et même pathétique en le terminant par …

 

Etienne : Artistes du monde, unissez-vous !

 

Il regarde son public, il lui serre la main, il le remercie de son écoute et s’éloigne …

 

En fait, ce spectacle parle peu de Mohamed Ali. C’est une façon d’accrocher le public !

 

Un très bon spectacle des plus intéressants, d’une belle écriture et d’une superbe interprétation.

 

Je vous conseille vivement  d’aller le voir.

 

M’APPELLE MOHAMED ALI

 

Auteur : Dieudonné Niangouna

 

Mise en scène et scénographie : Jean Hamado Tiemtore

 

 Coaching artistique : François Ebouele

 

Création sonore : Julien Truddaïu

 

Lumière : Rémy Brans et Herman Coulibaly

 

Régisseur : Louis-Philippe Duquesne

 

Stagiaire régie : Clément Devys

 

Photos : Bruno Mullenaerts

 

Avec

 

ETIENNE MINOUNGOU

 

Bravo Etienne ! A te revoir !

 

THEATRE LE PUBLIC

 

Rue Braemt 64/70  – 1210  Bruxelles

 

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

 


 

 

 

 

Amis de l’émission/blog « les Feux de la Rampe »  , un grand merci pour votre attention et votre fidélité.

 

Notre moment de séparation : l’ « Hommage à Jacques Chance »l   ce soir à  22h50 sur France  2

 

 


 

 

 

Jacques Chancel est décédé  il y a un mois, le 23 décembre 2014, suite à un cancer. IL avait 86 ans   .

 

Pour lui rendre hommage , Frédéric Taddeï   reprend de grandes séquences de ses fameuses émissions «  Le Grand Echiquier ». Nous allons  retrouver l’ami Jacques ainsi que  nombreux de ses invités au cours de ses émissions, entre 1972 et 1989.

 

A  tout  bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

WHAT I HEARD ABOUT THE WORLD ( THEATRE 140 )

 

(Edition spéciale)

 

Un spectacle hors série interprété en anglais.

 

Un état des lieux de notre monde, à l’humour incontestablement british

 

 


 

 

 

THIRD ANGEL (Sheffield, Angleterre)

 

Mala Voadora  Lisbonne, Portugal)

 

Des histoires glanées dans la presse et recueillies au fur et à mesure de leur tournée auprès de leur public. Ces histoires racontent une certaine vision du monde. Parfois déconcertantes, parfois pleines d’espoir mais surtout très drôles.

 

« Il y a un endroit sur terre où l’on peint des rayures aux ânes  parce que le zoo n’a pas de zèbre »

 

« Il y a un endroit sur terre où tu peux te confesser par téléphone sur une boite vocale »

 

Et ils miment ces propos-là.

 

 

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La vérité des faits et la fiction viennent se mêler, s’imbriquer, donnant à découvrir une autre vision des choses.

 

Il y a un endroit sur terre où tu peux louer un inconnu pour qu’il pleure à ton enterrement…

 

Il y a sur terre où tu peux acheter une cure de solitude sur un CD.

 

Les trois comédiens s’adressent au public déployant beaucoup d’inventivité. Ils nous emmènent dans les quatre coins du monde, de la Chine en Afrique, de l’Angleterre au Japon , de la Belgique en  Laponie. Ils veulent nous montrer qu’il n’est pas de leu où l’insolite n’ait élu domicile.

 

L’on se surprend à nager ainsi en eaux troubles, embarqués que nous sommes par leur humour débridé, quelque peu  d’aspect british.

 

Il n’est pas facile de distinguer  le vrai du faux.

 

 

 

Il y  un endroit sur terre où seules quatre coupes de cheveux sont autorisées …

 

Il y a un endroit sur terre où tu peux écouter une radio émettre du silence…

 

 

 

Et leurs histoires venues d’ailleurs nous parlent de nous, surfant quotidiennement sur la vague du net , les yeux rivés sur nos petits miracles de technologie où de simples rumeurs prennent le pas sur l’information.

 

Notre crédulité un rien complice s’en accommode et finit par nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Elle édifie pour notre compte un avatar du monde, un substitut de réalité, situé quelque part entre affabulation et vérité.

 

Avouons-le, nous campons parfois, l’air satisfait , en pays d’Absurdie !

 

 

 

« Qui n’a pas rêvé de voir le monde à travers les yeux d’un autre ? « demande l’un des comédiens, s’adressant directement au public.

 

Mais n’est-ce pas ce que  nous faisons tous les jours, lorsque que religieusement assis devant notre téléviseur, nous confions à un présentateur au sourire inébranlable le soin de nous révéler l’état du monde ?

 

(Olivier Pilette)

 

 

 

Il y a un endroit sur terre où quand ton père part à la guerre, tu reçois une poupée taille réelle à son effigie pour te tenir compagnie.

 

 

 

Voilà un spectacle fort intéressant, même si l’on n’entend pas bien pas bien la langue anglaise.

 

Vous êtes au courant maintenant de la manière dont se présente cette pièce parlée anglais et portugais.

 

Enregistrez le propos ci-avant, il vous sera utile si vous vous rendez au 140 !

 

C’est une idée théâtrale fort rare. Il faut en profiter !

 

Création , textes et interprétation : Jorge Andrade , Alexander Kelly et Chris Thorpe.

 

Jo Dekmine , le Directeur du 140 a vu ce spectacle à Edimbourg , l’a trouvé intéressant et du coup , a proposé à la Compagnie de venir le jouer sur le grand plateau du Théâtre de l’Avenue Plasky.

 

 

 

WHAT I HEARD ABOUT THE WORLD

 

Jusqu’au  22/01/15

 

 

 

THEATRE   140

 

Avenue Plasky 140 – 1030  Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 733 97 08

 

 

 

 

 

 

 

LE SECRET DES CIGALES/PATRICK SEBASTIEN (C.C.AUDERGHEM)+ FERNANDEL – COLUCHE -GALLIANO

 

 

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Une pièce écrite,  mise en scène et jouée par l’un des grands animateurs de la  télévision française : Patrick Sébastien.

Cette pièce est un hommage à Marcel Pagnol.

Les personnages sont bien croqués.

 

 

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Patrick Sébastien nous plonge dans un coin  du Midi de la France, là où l’on a eu le plaisir durant de nombreuses années de voir des chefs d’œuvre cinématographiques  et scéniques de Marcel Pagnol.

 

Et l’intérêt de la pièce  de Patrick , c’est de situer l’action à une époque qui fut celle de « Marius » , « Fanny », « César »,   «  Regain » , «  La femme du boulanger »  , «  Le Schpountz » , etc. etc…

 

 

 

LE SECRET DES CIGALES

 

Une histoire de famille sous le soleil de Provence.

 

Honoré vit seul dans son mas provençal avec Hyppolite, un garçon simple  et serviable qu’il considère comme son fils.

 

Et aujourd’hui, il reçoit la visite de sa sœur qui est venue pour tenter de comprendre les raisons de l’absence de son frère à l’enterrement de Marie-Louise, l’ex femme d’Honoré.

 

Et Jeanne, sa sœur, n’est pas venue seule, Joséphine, la fille d’Honoré l’accompagne.

 

 

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C’est tout une histoire familiale où l’on fait ressortir les drames, les malentendus, les non dits, les secrets.

C’est bien écrit, ton  Marcel Pagnol. Et c’est tant mieux

L’on rit et l’on est ému !

 

La pièce de Patrick est pleine d’humanité et de finesse. Il interprète lui-même le personnage d’Honoré et ma foi, il le fait très bien. 

 

On  connaît l’animateur du vendredi soir sur France 2 .

On découvre le comédien Patrick Sébastien au C.C.d’Auderghem.  Chaque soir , le public l’applaudit chaleureusement et franchement, il le mérite.

 

J’ai l’impression  qu’avec un succès pareil, il en écrira d’autres des pièces.

 

Bienvenue à Bruxelles , Patrick !

 

LE SECRET DES CIGALES

 

Jusqu’au 25/01/15

 

CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

 

Bld du Souverain 183 – 1160  Bruxelles

Info Réservations : 02 / 660 03 03

 

Ca sent bon la Provence !

 

Ca sent bon l’accent du midi !

 

Ca donne l’envie d’y retourner !

 

Ecoutez ces cigales … Ca ne vous tente pas ?

 


 

 

 

Pour le plaisir , je vous propose un extrait d’un film de Pagnol ! Un film avec Fernandel ! «  Le Schpountz » , vous  connaissez bien sûr ?

 

Retour dans le passé !

 

 

 

 

 

Du temps lointain, j’ai rencontré Fernandel. Dans un bistro à la Grand Place. Sympathique mais drôlement prétentieux.

Il m’a dit, avec son accent du Midi : «  Une interview avec Monsieur Fernandel, ca vaut cher ! »

Félicie aussi…

 

 

A NOTER

 

 

Ce soir du  jeudi 22/01 , à 20h05 , sur la chaine AB3 : «   LA FOLLE HISTOIRE DE COLUCHE » . Combien il nous a fait rire ! Combien nous l’avons aimé.

Le documentaire revient sur sa carrière d’humoriste et la création de l’association des Restos du cœur.

Sacré Coluche , sacré Enfoiré !  Sacré clown  en salopette !On t’aimait bien tu sais !

 

 

 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention, votre écoute et votre fidélité.

Je m’éloigne pour quelques heures !

Notre moment de séparation : l’accordéoniste /bandéoniste : Richard Galliano ce soir au Brussels Jazz Festival, accompagné par Paolo Fresu (trompette) et Jan Lundgren (piano). Ca va chauffer ! A 20h15 – Flagey.

 

(Info Réservations : 02 / 641 10 20)

 

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’OEUVRE AU NOIR – MARGUERITE YOURCENAR (THEATRE DES MARTYRS)+ FILM

 

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Une magnifique rencontre du théâtre  et de la littérature.

Christine Delmotte  a  eu une formidable idée  en faisant l’adaptation du roman pour le théâtre  des Martyrs.

 « Plaise à Celui qui Est peut-être de dilater le cœur humain à la mesure de toute la vie » (Zénon)

 


 

 

UN RAPPEL

 

André Delvaux a réalisé un film superbe dans les années 1980.

 

André Delvaux : La raison pour laquelle j’ai littéralement pris cette œuvre, c’est que j’étais profondément d’accord avec un ensemble, avec une conception du monde qu’il fallait développer , avec un rapport entre les personnages et le rapport de ces personnages à la société.

La première question que je me suis posée : le roman peut-il devenir un langage cinématographique ?  Automatiquement, j’ai dit : oui, d’emblée.

 

 

 

 

 

Le film d’André Delvaux est sorti sur nos écrans et ceux du Festival de Cannes en 1988.

En tête de distribution : Gian Maria Volonte dans le rôle de Zénon.

Une énorme distribution : Sami Frey(le Prieur) , Jacques Lippe( Myers) , Anna Karina , Pierre Dherte, Jean Bouise, Philippe Léotard, Marie-Christine Barrault,Marie-France Pisier ,Mathieu Carrière, Michel Poncelet, Roger Van Hool, Jules Henri Marchant, Christian Maillet,Bernard Marbaix, Alexandre Von Sivers , Paule Herreman , Isabelle Roelandt , Pierre Vaneck…

Je vous confie tous ces noms d’acteurs, belges et français, que vous avez très certainement vus au cinéma et dans nos théâtres à Bruxelles. Un moment d’émotion en revoyant ces noms dont beaucoup ont disparus.

 

L’ŒUVRE AU NOIR / MARGUERITE YOURCENAR

 L’auteure : Moins noir que vous ne pensez !

 

J’imagine que Christine Delmotte a dû se poser la même question qu’André Delvaux : Est-ce que ce roman peut devenir une pièce de théâtre ?  Sa réaction a certainement été immédiate : Oui bien sûr !

Et son adaptation  est  de  tout belle qualité. Tout  comme sa mise en scène.

 Une pièce intelligente et fragile.

 

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 L’ŒUVRE AU NOIR / MARGUERITE YOURCENAR

Il est  délicat de raconter cette histoire.

En voici tout de même quelques brides…Marguerite Yourcenar raconte…

 


 

 L’ŒUVRE AU NOIR / MARGUERITE YOURCENAR

 

Zénon, humaniste, alchimiste et médecin , a beaucoup appris de sa vie errante.

Visionnaire  il incarne le désir de franchir les frontières connues de l’esprit. Ses recherches scientifiques, ses publications, son esprit critique indisposent l’Eglise.

Réfugié à Bruges, il sera enfermé dans une prison de l’Inquisition.

 

FOCUS SUR MARGUERITE YOURCENAR

 

L’une des plus grandes écrivaines d’expression française du XXème siècle.Une des rares auteures qui ait su édifier un univers bien à soi , des personnages à stature d’archétypes , des réseaux subtils de signes et de formes , un réservoir d’espace et de temps inépuisable. Une cosmogonie !

(Claude Beylie)

 

Son  vrai nom : de Crayencour , devenue Yourcenar, née à Bruxelles en 1903. Elle a grandi en France mais elle a surtout vagabondé à travers touts l’Europe pour se fixer finalement sur la côte nord-est des Etats-Unis, sur l’île de Mont Désert et ce jusqu’à la fin de sa vie en 1987.

 

En 1980, elle fut la première femme à être admise dans l’illustre assemblée de l’Académie  française sans en avoir fait au préalable, comme c’est l’usage, la demande.

 

Elle ne s’est pas lancée dans  une folle écriture. Plutôt que de produire beaucoup d’œuvres littéraires, elle a préféré s’affiner longuement et avec passion sur son art, recommençant un bon nombre de fois le même ouvrage.

 

C’est ainsi  qu’elle  commence à écrire «  L’œuvre au noir » dans les années trente  pour le terminer de nombreuses années plus tard.

 

REGARDER  LES IMAGES JUSQU’A LES FAIRE BOUGER

 

Christine Delmotte (adaptatrice/metteuse en scène) : Cette phrase de Marguerite Yourcenar m’a inspiré pour l’adaptation et la mise en scène de ce roman extraordinaire.

 Les peintures de la Renaissance flamande   ont été pour moi des sources importantes de recherche pour la vie des êtres humains de cette époque : Brueghel ; Bosch,  Catharina van Hemessen…

 

1565. De Senlis à Bruges, Zénon voyage dans le coche du Prieur des Cordeliers, sous le nom de Sébastien Théus.

Au passage de Tournai, ils apprennent la pendaison  d’un tailleur calviniste ; sa femme ne sera « qu’enterrée vive » , pour raison de décence , ce qui provoque la compassion émue du Prieur.

A Bruges , Zénon trouve un toit discret chez Jean Myers qui l’attendait en secret.. Pr deux fois , de nuit , l accueille dans son lit l’épaisse servante Catherine , reste passif et renonce dès lors à ses avances.

Il reprend la modeste pratique du chirurgien Myers, atteint de goutte, retrouve sans se faire reconnaître les lieux de Bruges où se passa son enfance.

A l’église il se cache pour le chanoine Campanus devenu un vieillard.

Avec Myers, il s’invente un nouvelle biographie , un passé plausible.

Il retrouve volontiers le Prieur des Cordeliers, qu’il soigne pour une tumeur à la gorge.

Jean Myers meurt subitement empoisonné  par sa servante ; le poison appartenait à Zénon. Celui-ci refuse tout héritage, fait don du tout à l’hôpital Saint-Cosme attenant au cloître des Cordeliers.

Le prieur le charge de diriger un dispensaire pour les pauvres. C’et là qu’il est reconnu pour la première fois, par la vieille servante des Ligre , Greete…..

 

Dès que l’on se met à lire le roman   de Marguerite Yourcenar, comme je viens de le faire , on n’a pas envie de l’abandonner…C’est ensorcelant !

 

L’ŒUVRE AU NOIR, une oeuvre magistrale qui nous hante grâce à la personnalité de l’écrivaine et de quelques-uns de ses personnages tels Zénon , Hadrien , Anna…

 

 Et lorsque l’on voit la pièce écrite par Christine Delmotte, on est subjugué, captivé, envoûté, fasciné !

Son travail est superbe sur tous les plans.

 

Les six comédiens, merveilleux.

 

 

 

Sensualité de la terre, de l’eau  du sable, des pierres.

Les vastes champs labourés à perte de vue des paysages du nord de l’Europe !

Le soleil qui réchauffe à peine les brouillards vaporeux … les cailloux solides qui affleurent du sol.

Les  musiques de Purcell et Haendel .

Les chants interprétés par Soumaya Hallak

 

Les six acteurs sont en costumes contemporains…

 

Christine : Qu’importe la variété des costumes, s’ils recouvrent tous la même chair. A force de contempler la vie , on s’aperçoit qu’elle est éternelle !

Ces six acteurs, témoins de notre temps , jouent le rôle de Zénon .

 

Et ils le font remarquablement bien. Ils dégagent une  magnifique présence en scène. Ils sont jeunes ! Ils sont beaux ! Ils sont éclatants !

 

 

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Ils ont noms :

 

 

Soumaya Hallak  soprano)

 

Nathan Michel (acteur)

 

Et quatre comédiens que nous voyons régulièrement  dans nos théâtres :

 Dominique Rongvaux , Stéphanie Van Vyve, Stéphanie Blanchoud  et Serge Demoulin.

 

De beaux talents !

 

 

Hors scène :

 

Nathalie Borlée (Direction technique)

 

Noémie Vanheste (Collaboration scénographique)

 

Caroline Cereghetti (Video)

 

Bruno Smit (Eclairage)

 

Anna Giolo (Assistante à la mise en scène, chargée de diffusion et relations presse)

 

Charlotte Dumont (Coordination)

 

Régie plateau : Cassandre Mallet

 

Habillage : Cécile Manokoune

 

De merveilleux moments  en leurs compagnies.

 

Idée, adaptation,  mise en scène, scébographie : CHRISTINE DELMOTTE

Christine Delmotte : Ce spectacle   est inspiré du roman magique de Marguerite Yourcenar qui éclaire le bouleversant cheminement de l’être humain.

 

 Marguerite Yoursenar , qui entend «  ne pas peser »   sur la terre ni sur les autres , ne pèse pas non plus sur  « L’Oeuvre au Noir »

 Marguerite Yourcenar : J’y suis un peu comme dans le théâtre chinois , à la manière de ces fonctionnaires vêtus de gris qui se promènent au milieu des personnages. 

 

Impression : Le lecteur est baigné dans une lecture alchimique dès le début, mais ne le découvre qu’en même temps que Zénon.

 

LE LECTEUR :

 

 

…Ils se séparèrent au prochain carrefour, Henri –Maximilien choisit la grand route, Zénon prit un chemin de traverse. Brusquement, le plus jeune des deux revint sur ses pas, rejoignit son camarade : il mit la main sur l’épaule du pèlerin :- Frère, dit-il, vous souvenez-vous de Wiwine , cette fillette pâle que vous défendiez jadis quand nous autres mauvais garnements , lui pincions les fesses au sortir de l’école ? Elle vous aime, elle se prétend liée à vous par un  vœu ; elle a refusé ces jours-ci les offres d’un  échevin. Sa tante l’a souffletée et mise au pain et à l’eau, mais elle tient bon. Elle vous attendra, dit-elle, s’il le faut , jusqu’à la fin du monde.

Et Zenon s’arrêta. Quelque chose d’indécis passa dans son regard, et s’y perdit, comme l’humidité d’une vapeur dans un brasier

Tant pis , dit-il. Quoi de commun entre moi et cette petite fille souffletée ? Un autre m’attend ailleurs. Je vais à lui. Et il se remit en marche. – Qui ?  demanda  Henri-Maximilien stupéfait. Le prieur de Léon, cet édenté ? Zenon se retourna : – Hic Zeno, dit-il. Moi-même..

(extrait du roman).

 

L’ŒUVRE AU NOIR

 

MARGUERITEYOURCENAR / CHRISTINE DELMOTTE

Jusqu’au 14/02/15

 

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THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

Place des Martyrs 22 – 1000  Bruxelles

Info Réservations :    02 / 223 32 08

 


 

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », un grand  merci pour votre attention et votre fidélité.

 

On se retrouve dans quelques petites heures  ….Tiens, pourquoi est-ce que je pense aux cigales ?

 

Notre moment de séparation : Le film de Michel Leclerc :   « LE NOM DES GENS » . Remarquable ce film sorti sur nos écrans en 2010, interprété « joyeusement » et  « amoureusement »par Jacques Gamblin et Sara Forestier.

C’est ce mercredi  21/01 sur FRANCE 4 à 20h45.

 

Syno : Un quadragénaire jospiniste et une bouillante militante de gauche mêlent leurs origines et leur histoire dans un amour qui les révèle à eux-mêmes.

 

 J’ai vu ce film 2 fois, je le reverrais volontiers !

 Projo ! A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

ALBERT, DOUZE HEURES DE GRACE(COMEDIE CLAUDE VOLTER) + FIERRABRAS/SCHUBERT

 

Un sujet très intéressant ! Une découverte pour beaucoup ! Et pour moi aussi !

 

FLASBACK

 

Voici un document qui nous rappelle  comment était le roi des Belges  en 1914.

 

 

 

2 AOUT  1914 –- 19 HEURES- PALAIS ROYAL

 

Jean-Pierre Gallet/Léonil Mc Cormick : Le Roi Albert 1er reçoit l’ultimatum apporté par le ministre allemand et qui menace de traiter la Belgique en ennemie si elle ne laisse pas passer l’armée allemande vers la France !

On est   à la veille d’une confrontation majeure.

Douze heures de «  répit » sont donc laissés au Roi des Belges pour sa réponse.

 

 

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Le Roi  est entouré de la Reine Elisabeth, de son fidèle secrétaire Ingenbleek et de son conseiller militaire, le capitaine Emile Galet. Il sait la guerre presque inévitable mais aussi qu’il devra prendre la mesure de son rôle constitutionnel de chef des armées, vaincre les derniers à priori politiques, manœuvrer avec une troupe qui laisse à désirer, parfois mal commandée ou commandée dans une langue qui n’est pas la sienne ,planifier une résistance , voire une attaque, avec un état-major réticent à certains plans royaux. Il est inquiet également de l’attitude des garants français et anglais.

 

DOUZE HEURES DE GRACE 

 

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Un projet théâtral conçu par Jean-Pierre Gallet (ex-journaliste à la RTBF) et Léonil Cormick ( Directeur du Théâtre La Valette à Ittre)

La pièce a été créée le 3 août 2014  dans l’hémicycle de la Chambre  des Représentants.

La création de Jean-Pierre Gallet et Léonil Mc Cormick a été insufflée par André Flahaut, Président de la Chambre.


 ALBERT, DOUZE HEURES DE GRACE

 

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Paradoxe révélé : C’est l’histoire d’un souverain  introverti qui se mue en chef de guerre,  et d’un pays réticent aux armes qui devient résistant et combatif face à la grêle d’acier déversé par un ennemi dont tant croyaient à l’amitié !Rien ne sera plus comme avant !

Jean-Pierre Gallet/Léonil Mc Cormick : La pièce reflète le cœur de ce double paradoxe et le moment des choix qui s’en suivent pour grandir ou dévaster les hommes de ce temps.

Beaucoup d’éléments participent aussi chez le Roi et la Reine à des paradoxes : les voilà tous les deux à affronter la guerre venue de l’Est alors que leurs amitiés et leurs relations familiales étaient de ce côté.

 

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 Le Roi, aidé par son épouse pour la traduction allemande, avait envoyé un message personnel à Guillaume II  au nom des liens familiaux qui les unissent. Lettre à «  son cher cousin » lui demandant de donner la garantie que la neutralité belge sera respectée.

Evidemment, la situation était difficile pour le Roi, de par son appartenance familiale, la Reine Elisabeth étant d’origine allemande…

 

ALBERT, DOUZE HEURES DE GRACE

 

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Cette pièce nous apprend énormément de choses sur ce couple royal. Beaucoup de renseignements aussi sur ces journées tragiques et décisives.

 

Jean-Pierre Gallet/Léonil Mc Cormick : Le 4 août 1914, lorsque l’Allemagne envahit la Belgique, le Roi Albert 1er interprète son rôle constitutionnel de façon  littérale en se mettant à la tête de ses troupes.

Dans le même esprit, il refuse ,  pendant toute la Grande Guerre,  de quitter le territoire national , tout comme il se refuse à faire participer l’Armée belge aux offensives meurtrières alliées.

Une exception : l’offensive finale libératrice de septembre à novembre 1918.

De retour à Bruxelles le 22 novembre 1918, le Roi Chevalier présente devant le Parlement son programme pour un nouveau pays, précédé par les mots inoubliables : « Messieurs , je vous apporte le salut de l’Armée »

 

Dans cette pièce, le Roi est très ferme, très inquiet, très hésitant à la fois. Comment va –il présenter son discours ?

 

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 Cette pièce nous permet d’entrer dans  l’intimité du Roi et de la Reine , surtout la Reine que nous voyons vivre calmement , préoccupée à temps plein  par l’amour qu’elle porte à la musique.

Elle nous montre également son côté  amical avec sa servante Léonie.

Elle sourit  à son mari,  au Capitaine Galet,  au secrétaire Ingenbleek.


 

On a toujours en mémoire  les présences de la  Reine Elisabeth au Palais des Beaux-Arts, suivant avec intérêt et passion même le Grand Concours de Musique qu’elle a créé !

Elle se rendait  régulièrement dans les théâtres comme par exemple  le Théâtre Royal du Parc.

 

ANECDOTE… AUTHENTIQUE

 

A une certaine époque de ma carrière de comédien , j’ai eu la chance de lui être présenté , après la représentation d’une pièce de Victor Francen  « Le Troisième Jour » jouée au  Parc, pièce dans laquelle j’étais un marchand de draps. J’avais 20 ans, je m’étais sérieusement fait vieillir  par le maquillage  pour  croquer le personnage .
La Reine Elisabeth a voulu  féliciter les acteurs à l’issue de la représentation. Elle ne m’a pas reconnu évidemment,  je m’étais démaquillé, j’avais retrouvé mes 20 ans.

Elle m’a demandé quel rôle je jouais. Je lui ai dit : « Votre Altesse, c’est tout à fait normal que vous ne me reconnaissiez pas. Je composais mon personnage en lui donnant un âge beaucoup plus avancé que le mien… » Et pour lui montrer que j’étais bien ce  petit vieux marchand  juif, j’ai refait  mon jeu de doigts. Elle a beaucoup ri !

 

2015.  COMEDIE CLAUDE VOLTER.-« ALBERT,DOUZE HEURES DE GRACE »

 

En scène durant le  mois de janvier, à la Comédie Claude Volter, c’est l’excellente comédienne Stéphanie  Moriau qui tient le rôle de la Reine.

Elle est superbe, elle  est discrète, elle sourit gracieusement, élégamment.

Elle essaye de calmer son mari, le Roi, qui devient de plus en plus inquiet, hésitant Elle se retire à certains moments dans son salon pour rejoindre une autre pièce dans laquelle elle se donne  au violon.

 

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Benoit Strulus joue le Roi Albert. Très rigoriste, très rigide.

Comment était-il vraiment le roi Albert 1er ? On  n’a plus aucun témoin.

Xavier Percy est le Capitaine Emile Galet, Laurent Renard, le secrétaire  Jules Ingenbleek. Très justes tous les deux dans leurs personnages.

J’ai beaucoup aimé Viviane Collet dans sa composition  de  vieille servante attachée à la Reine , pas n’importe quelle servante , très bien éduquée , très intelligent

 

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 ALBERT, DOUZE HEURES DE GRACE ?

 

Auteurs : Jean-Pierre Gallet et Léonil Mc Cormick ( qui signe également la mise en scène).

En scène : Benoît Strulus, Xavier Percy, Laurent Renard, Stéphanie Moriau et Viviane Collet

Régie générale : Sébastien Couchard

Construction des décors : MCB Atelier

Une coproduction du Théâtre de la Valette , de la Comédie Claude Volter et le Theater aan de Stroom.

(Avec de très larges extraits des propos publiés dans le programme du théâtre)

 

ALBERT, DOUZE HEURES DE GRACE

 

« Un  pays qui se défend s’impose au respect de tous , ce pays ne périt pas »

 

COMEDIE CLAUDE VOLTER

Jusqu’au 1er février 2015

Avenue des Frères Legrain  98 – 1150  Woluwe Saint Pierre

Infos Réservations : 02 762 09 63

« Abolir le passé

« C’est  déshériter l’avenir ! »

Je vous quitte sur cette  pensée on ne peut plus vrai !

 Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci pour votre attention et votre fidélité.

A dans quelques heures…

Notre moment de séparation : un extrait de l’Opéra de Schubert   « FIERRABRAS » qui se jouera les 21 et 24 janvier …en version concert… au Palais des Beaux-Arts, dirigé par Adam  Fischer .

 Nicolas Blanmont : L’histoire est celle du fils du prince des Maures , Fierrrabras, prisonnier à la cour de Charlemagne et amoureux d’Emma, la fille du roi , elle même amoureuse du chevalier Eginhard…

 

A tout bientôt !

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’AMANT (THEATRE LE PUBLIC)+ M.SARDOU + D.DARRIEUX + CECILE McLORIN SALVANT

Non non pas « L’AMANT » de Marguerite  Duras …Non, celui d’Harold Pinter, l’un des plus grands dramaturges anglais.

 

« L’AMANT » a été créé en français, au Théâtre Hébertot à Paris le 27 septembre  1965 dans une adaptation française de Eric Kahane et une mise en scène de Claude Régy, interprétée par Jean Rochefort, Delphine Seyric et Bernard Fresson.

Belle distribution !

 

 

« L’AMANT »  2015 – THEATRE LE PUBLIC

 

 

La pièce est à l’affiche du « Public » dans la traduction de Gérard Watkins et une mise en scène  d’Aurore Fattier.

 

 

 

 

 

Syno : Richard et Sarah, mariés depuis dix ans, vivent confortablement dans une belle maison en périphérie de la  ville.

Plusieurs  après-midi par semaine, voire tous les après-midis, Sarah reçoit son amant.

Tout semble paisible et normal…jusqu’à ce que Richard fasse tomber les masques ! Mais pas de panique, les personnages de Pinter ont un grand sens de la dérision, ils ne se prennent jamais au sérieux très longtemps, ni eux, ni leurs fantasmes, ni nous. Ils sont trop intelligents pour ça. Et ils sont drôlement méchants.

 

 

 

 

 

Le thème de la pièce  est relativement banal quant au fait qu’ils sont mariés depuis 10 ans et que l’amour se fait alors plutôt rare, ou plutôt  plus du tout.

Comment vivent – ils ?  Il y a là un secret que je  ne vais pas vous révéler bien sûr.

 

 

 

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Aurore Fattier : « L’AMANT » est en fait une analyse méthodique, jusqu’à l’absurde ( Pinter adorait mettre en valeur l’absurdité), des rapports de pouvoir et d’aliénations qui règnent dans «  le foyer »  

Progressivement, ce couple bien ordinaire, replié sur lui-même semble fournir comme « un effort consenti pour rendre l’autre  fou ».

 

Chez  Pïnter, le désir est un jeu , il va et vent , comme un esprit malin. Il blesse plus qu’il ne fait jouir ! Il va de pair avec la perversion, le pouvoir, la destruction.  Pinter lâche ses personnages dans une béance macabre.

 

De nombreuses questions se posent : Comment continuer à désirer ?  Comment susciter encore le désir ?  Comment être au plus proche ? La franchise, coûte que coûte est-elle essentielle pour un mariage saint ? etc…etc…

 

Beaucoup de spectateurs doivent se reconnaître par endroit dans l’histoire de  Richard et Sarah ?

 

 

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Cette photo en noir et blanc a un lien serré avec le fameux secret…

 

«  Je sais que l’amour est un sale boulot ; impossible de garder les mains propres. Quand on reste sur la réserve , il ne se passe rien d’intéressant. En même temps, il faut trouver la bonne distance entre les gens. Trop près, ils vous submergent ; trop loin , ils vous abandonnent. Comment les maintenir dans la bonne relation ? »

 

( Hanif Kureishi , Intimité)

 

 

 

QUEL EST LE SECRET DE RICHARD ET SARAH ?

 

Il vous sera révélé d’une façon quelque peu particulière.

 

 

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« L’AMANT » d’Harold Pinter

 

Mise en scène : Aurore Fattier

 

Avec François Sikivie, Delphine Bibet et Michel Collige.

 

Avec la participation de Suzanne Bibet et François Beukelaers

 

Assistant à la mise en scène : Cédric Coomans

 

Damaturgie, conseils artistiques : Sébatien Monfè

 

Scénographie : Simon Siegmann

 

Lumière : Frédéric Vannès

 

Costumes, accessoires : Prunelle Rulens

 

Maquillage : Julie Rombaudt

 

Stagiaire maquillage : Caroline Taillet

 

Vidéo : Antoine Desvigne

 

Création sonore : Bric Cannavo

 

Régisseur : Gary Lacourt

 

Stagiaires régie : Martin Celis, Christophe Trabal , Aurore Migolet.

 

Plateau : Tarek El Azzouti

 

Question  1 : D’où provient cette paire de bas de femme d’une belle sensualité ?

 

Question 2 : Au fait , le mari a-t-il une maîtresse ?

 

 

 

THEATRE LE PUBLIC

 

Jusqu’au 14/02/15

 

Rue Braemt  64/70  – 1210  Bruxelles

 

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

 

 

DU COTE DE LA TELE

 

20H50 –France  3

 

Avec la célèbre émission de Mireille Dumas  « Lundi en histoires ». En vedette : MICHEL SARDOU,  baptisé «  Le Mozart de la Variété française » qui , après avoir passé des années à se désintéresser de sa sulfureuse réputation de vieux con réac , a décidé de remettre  les pendules à l’heure.Cela promet du plaisir !

 

 


 

 

 

DU COTE DU CINEMA D’ANTAN…MAIS DE HAUTE QUALITE

 

 

21h  – TV5 : « LE PLAISIR » (1952) de Max Ophüls.

 

Trois saynètes inspirées des écrits de Maupassant :  «  Le Masque «  , « La Maison Tellier », « Le Modèle »

 

Passionnant de regarder, une dernière fois peut-être, ce  « triple film » car il nous permet de retrouver les grandes vedettes d’un passé lointain :

 

« Le Masque » : Claude Dauphin, Gaby Morlay, Paul Azaïs, Jean Galand…

 

« La Maison Tellier » : Madeleine Renaud , Ginette Leclerc, Danielle Darrieux, Pierre Brasseur , Jean Gabin, Antoine Balpêtré,  Henri Crémieux, Arthur Devère , Paulette Dubost,

 

Héléna Manson, Louis Seigner …

 

« Le Modèle » : Jean Servais , Daniel Gélin, Simone Simon

 

Parmi tous ces acteurs/actrices, l’une est encore en pleine vie :

 

DANIELLE DARRIEUX  avec ses 97 ans ! Bravo Danielle !

 

Restez  encore avec nous  Danielle…

 

 

 



 

 

 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », un grand merci pour votre attention quotidienne et votre fidélité que je retrouve chaque jour.

 

De nouvelles aventures théâtrales, cinématographiques  et musicales dans un temps très proche.

 

Notre moment de séparation :la magnifique chanteuse française et américaine, née à Miami en Floride l 28/08/89 :  Cécile McLorin Salvant (dont je vous ai déjà parlé si je ne m’abuse) en concert ce lundi  19/01/15 , 20h15 à Flagey – Brussels Jazz Festival –

 

Au piano : Aaron Diehl, et Paul Sikivie(basse) et Peter Van Ostrand ( batterie).

 

C’est bien agréable de revoir , de réécouter une artiste de belle qualité, ce qui est le cas de Cécile.

 

Bonne écoute et à tout bientôt. !

 

 

Roger Simons

 


 

 

 

DOM JUAN – MOLIERE ( THEATRE ROYAL DU PARC )

 


 

DOM JUAN/MOLIERE

Un chef d’œuvre total, sur tous les plans : la pièce,  la mise en scène et l’interprétation…

Flashback in history :

 

Le 15 février 1665, c’était un dimanche  le Théâtre du Palais Royal, à Paris affichait une nouvelle comédie de Molière : DOM JUAN !

A la deuxième représentation, elle était déjà mutilée (coupée à la scène du pauvre).

Le 20 mars 1665, après quinze représentations à succès – recettes sans précédent – elle disparaît de l’affiche.

Elle venait d être engloutie dans la trappe de l’Histoire. Elle devait y rester pendant deux siècles.

Molière ne la défendait même pas. Pour lui, à cette époque, son grand combat était avec son  « Tartuffe ». A t-il eu conscience de la dimension et du pouvoir futur du personnage qu’il venait d’inventer ?

Epouvanté, ayant vu sa pièce, il la retirait de l’affiche ne voulant absolument pas l’éditer.

Sans s’en rendre compte, il  venait de créer un mythe.

Et aujourd’hui encore, cette pièce reste un mythe !

Vouloir suivre le parcours de cette œuvre à travers les siècles serait passionnant mais prendrait un temps démesuré !

 

Thierry Debroux (Directeur du  Théâtre Royal du Parc  et metteur en scène de  « Dom Juan ») : On a tout écrit sur Dom Juan  et on l’a  « cuisiné » avec mille épices différentes.

Ainsi  comme vous le savez, on  en a fait un opéra avec le concours de Da Ponte et tout récemment, au Théâtre Royal de la Monnaie  la mise en scène de ce chef d’œuvre a suscité une vive polémique.

 

 

 Thierry Debroux (metteur en scène) : Une vraie joie d’écouter ce Mozart ! Mais revenons à Molière.

La pièce est étrange et mélange tous les genres. On passe sans transition d’une discussion philosophique à un numéro de commedia dell’arte… Molière fait de nombreux emprunts à la version italienne…Mais dépasse la farce, effleure la tragédie  plonge dans le drame, ose le grand guignol…

Nous avons tenté de prendre en compte tous les chemins qu’emprunte l’écriture, tous les genres littéraires qui  se superposent.

 

 

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 Thierry  Debroux a toujours rêvé de monter cette pièce de Molière et le destin a voulu que le magnifique comédien Bernard  Yerlès lance un projet accueilli par Thierry Debroux, séduit par l’idée  de voir l’acteur incarner l’un des personnages les plus célèbres de la littérature française, couplée à celle du théâtre !

 

DOM JUAN AU THEATRE ROYAL DU PARC !

 

Un bonheur ! Il n’y a pas que le texte de Molière mais aussi  l’imagination de  Thierry Debroux  et l’exaltation de Bernard Yerlès et de toute la troupe.

Une nouvelle version de l’œuvre sans l’abimer  ni la travestir !

 

 20h15. Le public des plus nombreux, attend fébrilement  que le spectacle commence !

 Et le voici étonné de voir surgir dans la salle du théâtre  un homme curieusement vêtu se précipiter sur le plateau. Il tient en main une tabatière. Son nom : Sganarelle, le valet de Dom Juan, suivi d’un jeune écuyer, Gusman.

 EXTRAIT

Sganarelle : Quoi que puisse dire Aristote et toute la Philosophie, il n’est rien d’égal au tabac : c’est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n’est pas digne de vivre.

Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit  les âmes à la vertu, et l’on apprend avec lui à devenir honnête homme.

Ne voyez-vous pas bien, dès qu’on en prend, de quelle manière obligeante on en use avec tout le monde , et comme on est ravi d’en donner à droite et à gauche , partout où l’on se trouve ? On n’attend même pas qu’on en demande, et l’on court au-devant du souhait des gens : tant il est vrai que le tabac inspire des sentiments d’honneur et de vertu à tous ceux qui en prennent.

 

Et c’est ainsi que débute le spectacle !

Et c’est ainsi que nous allons  faire connaissance avec tous les personnages qui  tournent autour de Dom Juan,  Sganarelle en premier, on le retrouve d’ailleurs dans plusieurs pièces de Molière.

 

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Thierry Debroux : Molière a écrit « Dom Juan » juste après  « Le Tartuffe ».

Même si son nouveau personnage  est entraîné aux enfers à la fin de la pièce, les détracteurs du génial dramaturge ne sont pas dupes.

Molière profite de la vie dissolue de ce libertin pour régler ses comptes avec les puritains, les talibans de son temps, comme il avait fait dans Le Tartuffe !

Dom Juan ne croit en rien d’autre qu’aux pulsions naturelles qui poussent les êtres humains vers la sexualité. Il n’a que faire de la fidélité…La fidélité, comme la morale, sont des concepts inventés par l’homme pour assurer le « vivre ensemble ».

Le tiraillement entre pulsions sexuelles et fidélité est un thème universel qui nous parle d’autant plus aujourd’hui que le mariage et la famille  n’ont plus en Occident , comme à l’époque de Molière , un caractère sacré.

 

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EXTRAIT

Done Elvire : Ah ! Scélérat, c’est maintenant que je te connais tout entier ; et pour mon malheur, je te connais lorsqu’il n’en est plus temps et qu’une telle connaissance ne peut plus me servir qu’à me désespérer. Mais sache que ton crime ne demeurera pas impuni, et que le même Ciel dont tu te joues me saura venger de ta perfidie. 

 

Info : A la création de cette pièce, Molière jouait le rôle de Sganarelle.

« Il ne manquait plus que d’être hypocrite pour vous achever de tout point et voilà le comble des abominations »

 

Thierry Debroux (metteur en scène) : La messe est dite : ce n’est pas l’attitude de libertin que Molière condamne à la fin de son texte mais l’aptitude de ses contemporains à feindre la dévotion. 

Pas étonnant que la pièce, bien qu’appréciée par Louis XIV, fut retirée assez vite de l’affiche et ne fut plus rejouée du vivant de son auteur.

Une autre lecture de la pièce pourrait nous amener à penser que le véritable enfer de Dom Juan, c’est le consumérisme, et en cela il représente à merveille notre société contemporaine.

Il consomme les femmes, comme notre société consomme les objets, mais cette consommation finit par le lasser. Il provoque toujours plus le ciel. Il sait qu’il fonce droit dans le mur…et plus Sganarelle ou Elvire tentent de lui ouvrir les yeux sur la catastrophe imminente, plus il s’obstine à se vautrer dans le scandale…

 

DOM JUAN,   un esprit  fort,  défendeur des lois individuelles contre les lois humaines et religieuses !

 

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EXTRAIT

 

Sganarelle : Mon maître est le plus grand scélérat que la terre ait jamais porté, un enragé, un chien, un diable, un hérétique qui ne croit ni Ciel ni Enfer, ni loup garou , qui passe cette vie en véritable bête brute , un pourceau d’Epicure, qui ferme l’oreille à toutes les remontrances qu’on peut lui faire , et traite de billevesées  tout ce que nous croyons.

 

Info : Molière a sa légende. Commencée dès son vivant, elle a été développée par ses premiers biographes. Et d’autant plus facilement entretenue qu’il n’a laissé aucune confidence.Pas une lettre ! Pas un écrit de lui ! Rien de fiable !

Après la mort de Molière, sa veuve Armande Béjart, demanda à Thomas Corneille une nouvelle mouture de l’œuvre, mise en vers et débarrassée de toute audace. C’est cette adaptation que l’on joua désormais.

Ce fut le 15 mars 1947 (deux siècles plus tard) que la Comédie Française osa enfin présenter le DOM JUAN de Molière. Encore, jusque 1967, ne joua-t-on la pièce que 136 fois ! Il fallut attendre les représentations données par Louis Jouvet (1948) puis par Jean Vilar (1952) pour que le public puisse vraiment découvrir DOM JUAN.

On peut citer la remarquable mise en scène que Marcel Bluwal fit de DOM JUAN pour la télévision française en novembre 1965.Michel Piccoli  jouait Dom Juan et Claude Brasseur  Sganarelle. Je m’en souviens comme si c’était hier.

 

 

 THEATRE ROYAL DU PARC  – 2015-  DOM JUAN

 

La pièce donne à suivre les deux dernières journées de la vie de Dom Juan, libertin, grand amateur des femmes  , flaqué de Sganarelle, son valet couard ,  clochard, gourmand et amateur de disputes intellectuelles.

Dom Juan n’échappera pas à la vengeance du Ciel qui le châtiera par le bras d’une statue de pierre…

Mais ici, je ne vous en dis pas davantage car la fin de la pièce  nous offre une surprise tout à fait inattendue.

 

Dom Juan : O Ciel ! Que sens-je ?  Un feu invisible me brûle, je n’en puis plus et tout mon corps devient  un brasier ardent.

 

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 QUI JOUE QUI ?

 

 Anouchka VINGTIER : Elvire, la femme de Dom Juan.

 

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Luc Van  GRUNDERBEECK : Dom Louis, le père de Dom Juan ainsi que le Commandeur et  l’homme pauvre.

Laetitia REVA : Gusman et Mme Dimanche. ( le personnage le plus drôle de la pièce)

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Maroine AMIMI : Pierrot et La Violette

Jean-Baptiste DELCOURT : Dom Carlos

Gabriel ALMAER : Dom Alonse et La Ramée

Aurélie FRENNET : Mathurine

Laurie DEGAND : Charlotte

 

Et, en tête de distribution :

 

 BERNARD YERLES : Dom Juan

BENOIT VAN DORSLAER : Sganarelle.

 

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Sans oublier  les treize jeunes femmes  en terminal de la représentation.

Elles ont noms : Bérénice, Amélie, Manon, Sophie, Pauline, Esther, Zoé, Mathilde, Laura , Pauline , Charlotte , Sarah et Romina…

Qui sont-elles ? Top secret ! Voyez la pièce !DOM JUAN

 

Une parfaite et intelligente direction des comédiens par Thierry Debroux.

De jeunes acteurs qui croquent  avec facilité leurs personnages et qui se font tout de suite remarquer par le public.

La joie de retrouver  de grands comédiens comme Benoit Van Dorslaer, inouï dans son interprétation de Sganarelle.

Le plaisir  énorme de découvrir  le grand talent de Bernard Yerlès dans  un rôle écrasant comme celui de Dom Juan.

 Quelle perfection ! Quelle présence ! Quel  rayonnement ! Il nous offre un  excellent Dom Juan ! Il « joue » le texte de Molière avec une facilité étonnante, décontractée. Il éclate totalement  faisant vivre son personnage  avec apparat !

 

25 collaborateurs dans l’équipe (hors scène)

Catherine Couchard( Assistanat)

Vincent Bresmal (Scénographie)

Anne Guilleray (Costumes)

Laurent Kaye (Lumières)

Jacques Cappelle (Chorégraphie des combats)

Geneviève Périat et Cécile Balate (Peinture du décor et masques)

Véronique Lacroix (Maquillages et coiffures)

Laurie van Laethem  (Assistanat  maquillages)

Olivia Robert et Elisa Vankoekenbeek (Stagiaires en maquillage)

Anne Guilleray, Béa Pendesini et Sarah Duvert  Réalisation des costumes)

Sylvie Gérard (Stagiaire en costumes)

Ateliers Guiot (Réalisation du costume du Commandeur)

Et continue le défilé :

Gérard Verhulpen (Direction technique)

David Lempereur (Régie et bande sonore)

Cécile Vannieuwerburgh (Régie plateau)

Jérémy Vanoost (Régie son)

Noé Francq  Régie lumières)

Elise Abraham (Habilleuse)

Zouheir Farroukh(Accessoiriste)

Yahia Azzaydi , Shban Rexhep et Patrtck Cautaert  (Menuisiers)

 

 DECORS

 

Le Théâtre Royal du Parc est le lien par excellence pour renouer avec le goût de Molière pour la machinerie théâtrale.

Trappes, cintres et costières permettent de faire apparaître et disparaître certains éléments de décor.

Vincent Brinsmal ne s’est pas privé d’exploiter les moyens du théâtre, utilisant le bois, matériau noble qui évoque les tréteaux, pour figurer les différents lieux imaginés par l’auteur.

Excellent résultat. Tout bouge sans que l’on s’en aperçoive.

De grands panneaux en bois donc simulent de hautes colonnes. On imagine ce que l’on veut. C’est rapide ! C’est génial !

 

50  personnes  de tout ordre participent à ce grand spectacle.

Trop souvent, on fait fi des petits rôles, des petits métiers, de toute une équipe qui travaille dans l’ombre.

Ils jouent chacun un rôle important ! On peut les remercier.

 

Photos : Isabelle De Beir

 

Sganarelle : Ah ! mes gages ! mes gages !Voilà par sa mort un chacun satisfait. Ciel offensé, lois violées, filles séduites , familles déshonorées, parents outragés , femme  mises à mal , maris poussés à bout, tout le monde st content ; l n’y a que moi seul de malheureux, qui, après tant d’années de service , n’ai point d’autre récompense que de voir à ms yeux l’impiété de mon maître punie par le plus épouvantable châtiment du monde. Mes gages ! Mes gages ! Mes gages !

 

FIN

 

DOM JUAN /MOLIERE

 

MISE EN SCENE : THIERRY DEBROUX

 

AVEC BERNARD YERLES DANS LE ROLE DE DOM JUAN

 

THEATRE ROYAL DU PARC

Jusqu’au  14/02/15

Rue de la Loi  3 – 1000  Bruxelles

Infos réservations : 02 / 505 30 30

 

Ne quittez pas encore mon blog. Je viens de retrouver  un film muet  sur Dom Juan où il embrasse  avec fougue une jeune et jolie femme.

 


 

Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci pour votre attention permanente et votre fidélité  répétée.

Nous nous retrouverons dans quelques heures avec une aventure théâtrale tout à fait différente de celle que vous venez de  suivre par l’écrit.

Notre moment de séparation : Une œuvre musicale d’une grande beauté que l’on entend dans le spectacle de DOM JUAN : C’est «  le Requiem for dream » du compositeur britannique : Clint Mansell.

Bonne écoute !

A tout bientôt !

 

Roger Simons