CONCERTO POUR DEUX CLOWNS (THEATRE 140)+FLAGEY/CONCERTS+LUZ CHABANE

 

Sous titre : LES ROIS VAGABONDS 

 

 

 Elle , Julia Moa Caprez, violoniste classique, premier prix d’une école internationale, mais se forme par la suite dans de prestigieuses écoles de cirque à l’acrobatie, aux  contorsions et aux jeu du clown…

Lui, Igor Sellem , est physicien, passionné d’escalade , trompettiste et acrobate autodidacte…

 Elle, joue de l’alto et du salto…

Lui : joue du tuba… et de la trompette….

 Elle : poudrée à frimas telle une petite marquise en porcelaine de Saxe…avec sa perruque blanche ..


Lui : arbore une bonne rogne de clown, nez patate, maquillage outrancier…

 

Tous deux forment un duo tout en poésie et en finesse.

 

Un concerto pour deux clowns que tout oppose, fusionne grâce à une partition musicale et corporelle de haute volée.

 

 

 Jo Dekmine : Tant de spectacles s’essayent  à nous faire rire et voilà que deux circassiens saugrenus nous ouvrent leur joyeux firmament aux accords des grands classiques Vivaldi, Strauss, Ravel, Bach…et d’autres encore. C’est drôle et nous avons besoin de rire. Mais que c’est beau aussi, entre acrobaties et envols musiciens.

 

Elle : J’avais quatre ans quand j’ai commencé à jouer du violon. Je venais d’entendre  le Concerto en la mineur de Vivaldi et, tout ce que je voulais, c’était l’apprendre. J’ai dû attendre d’avoir  huit ans pour cela. Entretemps, le violon était devenu une affaire de tous les jours  comme se laver les dents.

 

Julia en joue merveilleusement bien  tout en  développant une gestuelle impensable, inouïe !

Vivaldi  par une petite jeune fille pour imager le propos.

 

 

Lui : La première fois que j’ai été clown, c’était sans le vouloir, au collège pendant une démonstration de gymnastique. Mes mouvements mal dégrossis, derrière les figures impeccables de deux filles , déclenchèrent le fou rire du public.  Je ne comprenais pas très bien mais je sentais que mon embarras et ce rire créaient quelque chose de magique.

 

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 CONCERTO POUR DEUX CL0WNS

 

 Ils sont tout simplement fantastiques ! Du jamais vu !

 Que l’on soit vieux philosophe,  adolescent ou enfant, on est surpris, on s’émerveille, on s’enthousiasme, on rit et on va même jusqu’à être ému. Et de tout cela, je m’en suis rendu compte à la représentation hier soir, dans une salle archi pleine avec énormément de jeunes en provenance de différentes écoles qui ont applaudi à tout casser.

 

JULIA  & IGOR

 

Jo Dekmine : Ces deux-là n’auront de cesse de faire tomber ce qu’au théâtre on appelle le quatrième mur, tant il est vrai que le spectateur sera partenaire , guide ou moteur de leurs envolées. On dit parfois que le clown danse avec le public et cela n’a jamais été aussi vrai.

 

Jo Dekmine , le découvreur de grands talents depuis cinquante années, a rencontré ces deux » clowns » en Avignon  où ils ont  reçu  d’ailleurs le Prix du Public –Festival d’Avignon 2013. Et Jo s’est empressé de les engager dans son théâtre pour quatre représentations.

Un tout grand merci  Jo, tu nous offres du bonheur !

Mille bravos bien évidemment à ces deux fabuleux artistes.

Ne vous étonnez pas de recevoir  Igor sur votre siège.

Ne vous étonnez pas si vous voyez Julia vous faire du gringue.

Mais de grâce, ne loupez pas ce spectacle !

 

CONCERTO POUR DEUX CLOWNS-LES ROIS VAGABONDS

 

Ils nous mettent des ailes pour parcourir avec eux un bout de notre chemin d’humanité. Car les clowns ne jouent pas la comédie. S’ils ont un nez rouge ou un masque blanc et des habits extravagants , c’est pour mieux se mettre à nu.

Encore un mot : méfiez-vous du tuba, il a tendance à cracher.

Si vous aimez les ballots de paille, soyez ravi, vous en recevrez peut-être  plein la bouche.

Faut rigoler, oui , mais faut apprécier !

 
  

 

THEATRE  140

 Jusqu’au  30/11/14

Avenue Eugène Plasky  140 – 1030 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 733 97 08

Un merci aux  clowns du monde entier.

 

 

D’AUTRES MUSIQUES A FLAGEY…SALUT GERARD …

 

Je vous ai déjà présenté ces trois spectacles (29/11 & 30/11/14), qui s’annoncent comme des moments  d’enchantement de par la poésie et la musique qui s’en dégageront avec bien sûr un Gérard Depardieu   quelque peu méconnu dans ce genre de spectacle.

 Premier concert : LA NUIT NOUS APPARTIENT  construit sur l’échange entre la poésie et la musique.

Avec l’aide des poètes comme Rimbaud, Verlaine ou Baudelaire, le violoniste Philippe Graffin a conçu un voyage où la musique entre en résonance avec le texte (dit par Depardieu).

Au fur et à mesure que le dialogue s’installe, divers instruments se joignent au violon pour étoffer la musicalité de ces grands textes.

La deuxième partie de ce concert procède de même tout en s’aventurant vers d’autres univers musicaux proches de Gérard Depardieu, comme par exemple les textes de Barbara ou Guillaume Depardieu pour finir avec des tangos…

Deuxième concert  construit autour du chef d’oeuvre de Camille Saint-Saens « Le Carnaval des animaux » , le dimanche matin à 11h , dédié aux enfants et aux familles.

Philippe Graffin et Gérard Depardieu aborderont leur univers autour de l’histoire de « Ferdinand le petit taureau » une parabole sur la guerre d’Espagne (textes de Francis Blanche et Munro Leaf) , musique de Camille Saint-Saens et Alan Ridoul)

Troisième concert «  LA NUIT TRANSFIGUREE »  axé sur la nuit et la première guerre moniale. Trois textes en forme de jeu de miroir : celui de « La nuit transfigurée « de Richard Dehmel, avec le célèbre sextuor de Schoenberg , qui en retour inspira Ysaye pour écrire sa pièce  nouvellement redécouverte « Harmonie du soir » sur le poème de Baudelaire, et enfin des extraits du roman de l’écrivain flamand Erwin Mortier «  Le sommeil des dieux » présentés avec la musique d’Albert Huybrechts.

Exaltant  ces  concerts, non ?

Si vous n’avez pas encore pris une décision, hâtez-vous. Il vous reste quelques heures pour le faire.

Infos/Réservations :  FLAGEY (Studio 4) – 02 / 641 10 20 – www.flagey.be.

 

Amis de l’émission-blog , merci encore pour votre attention à toutes mes chroniques « théâtre/cinéma »et votre fidélité aussi.

A tout bientôt !

Notre moment de séparation : Luz Chabane , en concert dimanche 30/11 à 20h30 au  Music Village , rue des Pierres  50 – 1000 à côté de la Grand Place  de Bruxelles( 02/ 513 50 52) J’espère vous y voir !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  ç !

 

 

 

 

 

 

 

INTERIEUR VOIX (RIDEAU DE BRUXELLES)+ pièces « RACE », « CABARET »+ »MARILYN »

« Perdre sa voix… Perdre sa voix lorsqu’on est acteur… Et la perdre durant sept ans…Comme frappé par un sortilège. »

 

(Michael Delaunoy, directeur du Rideau de Bruxelles)

 

 

La voix nous apparaît comme une évidence. Ce n’est que si elle nous est retirée que nous prenons pleinement conscience de son caractère précieux.

La voix, c’est la parole, c’est le chant, c’est comme un don des dieux…

 

 

 

INTERIEUR VOIX

 

 

 

 

 

2001. Alors qu’elle joue Athéna dans l’Orestie d’Eschyle, Delphine Salkin sent soudain sa voix se briser sur le mot « loi ». En scène, personne ne s’aperçoit de rien.

Pourtant, pendant des années, Delphine ne pourra plus parler sans effort, plus chanter « bon anniversaire »  à peine pourra-t-elle répondre au téléphone.

 

 

 

CHAQUE  VOIX HUMAINE EST UNIQUE. ELLE EST NOTRE VISAGE SONORE…QU’EST-CE QUE SES BLESSURES PEUVENT TRAHIR OU RACONTER ?

 

 

 

Cette pièce particulière quant au sujet n’est pas une fiction.

C’est le projet  de Delphine Salkin qui voit le jour, aidée par ses amis : Isabelle Dumont, Pierre Sartenaer et Raymond Delepierre.

Cette pièce d’exception  est la chronique d’une voix perdue et retrouvée !

 

 

 

UN DRAME PEU COMMUN

 

 

 

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Delphine : J’ai perdu la voix en octobre 2001. J’étais alors au Québec en tournée avec effectivement la pièce d’Eschyle   « L’Orestie » et je jouais la déesse Athena.

 

Assez rapidement, un kyste avait été diagnostiqué dans le pli vocal gauche. Une intervention chirurgicale s’est avérée nécessaire. J’ai été opérée en 2003. Mais ma voix s’est encore dégradée sans qu’aucun médecin ne puisse expliquer ce qui m’empêchait de parler correctement.

 

J’ai dû attendre 2008  pour obtenir des réponses et tenter ainsi une deuxième opération qui fut d’ailleurs, du point de vue chirurgical, une première mondiale.

 

 

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En juin 2008,  cela faisait sept ans que je ne pouvais plus parler correctement ni travailler.  Cette deuxième opération était mon dernier espoir pour sortir de cet étrange cauchemar.

 

Mais  ces sept ans furent aussi, au-delà du parcours médical, une recherche acharnée pour comprendre et trouver des solutions. Et cette recherche s’est muée en un trésor de rencontres avec  des chanteurs, des pédagogues, des musiciens et aussi avec certains thérapeutes et médecins formidables.

 

Alors que la parole était si difficile, il s’est produit un phénomène nouveau : l’écriture devient essentielle. Comme si ma parole retrouvait sa saveur, sa sonorité par l’écrit.

 

 

 

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J’ai confié mes textes  à Isabelle Dumont, une grande amie avec laquelle j’ai joué plusieurs pièces, Isabelle passionnée de la voix. Dans mes textes : des poèmes, des journaux qui relataient mes expériences vocales et non vocales, des extraits de protocoles médicaux réécrits…

 

C’est ainsi qu’est née notre envie de créer un spectacle qui raconte ces années de perte vocale Nous avons voulu tout de suite explorer des contrepoints possibles à mon expérience réelle. Nous avons entamé des recherches sur les voix particulières, extraordinaires, chantées ou parlées. Nous avons lu d’autres récits, des contes, des poèmes, des essais psychanalytiques…

 

L’important étant de trouver des échos et des contrastes nous permettant d’éviter toute complaisance et d’accéder aussi à la jubilation que peut permettre la voix.

 

 

 

INTERIEUR VOIX

 

 

 

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Tout ce travail de recherche et d’écriture, car il s’agissait de trouver une formule permettant de faire  « vivre »  toutes ces informations glanées au fil du temps, est devenu une pièce de théâtre  non dialoguée , sans fiction aucune,  dotée d’une série d’interventions  d’Isabelle Dumont et Pierre Sartenaer qui relatent ce voyage douloureux de Delphine Salkin, présente du reste sur le plateau du théâtre qui regarde et écoute les propos de ses deux amis.

Delphine revit tous ces moments tragiques, difficiles,  insoutenables,  qu’elle a vécu.

 

 

 

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Elle  joue donc son personnage à travers ces sept années de douleur et désespoir. Elle ne parle pas si ce ne sont quelques bribes de mots qu’elle reproduit comme elle les avait  prononcé  pendant toute cette longue époque d’essai de  tentative de guérison.

 

Nous nous trouvons dans des laboratoires de recherches.

 

Le jeu des acteurs est discret, se présentant quelque peu comme des conférenciers.

 

 

 

 

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Quelques moments de l’entretien de Cédric Juliens avec  les quatre protagonistes du spectacle.

 

 

Cédric Juliens : Vous évoquez le rôle social de la voix et la honte du mutisme. Que voulez-vous partager au spectateur de cet aspect ? Que dire à des gens qui ont «  mal à leur voix » ?

 

Delphine : La perte de la voix EST une perte sociale. Jai éprouvé de la honte, oui. Tout comme quelqu’un qui se retrouve chômeur sans arriver à retrouver un crédit social. La perte de la voix signifie la perte de tout travail rémunéré. Je m’en voulais de ne plus  pouvoir  « faire bonne figure » , « donner le change », « garder la face »…Toutes ces expressions  qui résonnent pour quelqu’un qui se retrouve tout à coup hors de tout circuit social…J’ai souvent comparé la perte de la voix à la perte de mobilité. Ne plus avoir les jambes pour parcourir le monde social et donc ne plus être debout dans ce monde…

 

Quant aux gens qui ont «  mal à leur voix », ils sont bien plus nombreux qu’on ne le pense : que ce soit ceux dont la voix est fatiguée par le métier qu’ils exercent ou qui se sentent mal avec leur voix. Or la voix est non seulement liée à l’identité mais aussi à la respiration  c’est-à-dire à une énergie physique vitale. Si la  voix n’est pas «  libre », la vitalité même de la personne peut  être affectée.

 

 

Un long entretien avec Cédric Juliens au cours duquel Delphine explique comment elle a conçu la théâtralisation de son spectacle.

 

 

Delphine Salkin : Le spectacle n’est pas une pièce écrite que l’on met en scène. Nous avons un sujet  une histoire à raconter,, des digressions à mettre en valeur.

 

Le spectateur doit comprendre immédiatement qu’une théâtralisation à l’ancienne, classique, ne peut être au rendez-vous. Comprendre que nous ne somme pas des  « personnages » à proprement parler. Non, on l’invite à autre chose, une forme d’expérience.

 

 

Et c’est bien  ce que j’ai ressenti hier soir à la première représentation de ce spectacle « différent » qui nous montre comment peut évoluer un tel problème de la voix et la manière de  s’en délivrer.

 

C’est intéressant et enrichissant quand on ne connaît pas ce genre de maladie. On en apprend beaucoup !

 

Isabelle Dumont et Pierre Sartenaer nous expliquent.

 

Delphine Salkin  joue avec émotion et délicatesse son vrai  personnage.  Ce n’est pas facile de reproduire sa vraie vie, ses jours dramatiques qu’elle a vécu un si long moment.

 

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Raymond Delepierre , après ses études d’ingénieur du son à l’Insas , s’est dirigé vers l’expérimentation  et la diffusion du son  à destination du spectacle vivant.

 

Il cherche à dématérialiser l’objet quotidien vers le sonore en utilisant des « loupes acoustiques ».

 

 

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Ses outils, que l’on peut voir installés sur  une table, sont les capteurs électro-magnétiques, les micros piézo, les vibreurs, les résonateurs , les espaces atypiques…et d’autres encore.

 

De bonnes découvertes à faire dans ces domaines révolutionnaires d’aujourd’hui.

 

On voit aussi un gros magnétophone Revox que l’on a utilisé pendant de nombreuses années à la RTBF. J’en sais quelque chose car je l’employais  quotidiennement  pour monter  mes interviews et mes  « dramatiques ». Il a servi à Delphine Salkin pour reproduire des moments de sa vie, on en  écoute quelques bouts. Sans oublier le petit enregistreur – cassette.

 

C’est  fini ces «  machines-là ». C’est d’un autre temps.

 

Delphin possède sur bande magnétique mille et une voix, des matériaux d’archives, de vrais mosaïques sonores , mi –onirique  mi documentaire.   Des trésors quoi !

 

 

INTERIEUR VOIX

 

 

Excellent travail  de Delphine Salkin, Isabelle Dumont , Pierre Sartenaer et Raymond Delepierre.

 

Scénographie, accessoires et costumes : Catherine Somers

 

Création lumières : Daniel Lévy

 

Création et montages sonores : Raymond Delepierre

 

Images video : François Gestin et Delphine Salkin

 

Assistant à la mise en scène : Grégoire Renquin

 

Régie lumière : Gauthier Minne

 

Régie son et video : Daniel Tursch

 

Couture : Samuel Dronet

 

Habilleuse : Nina Juncker

 

Production : Rideau de Bruxelles

 

 

INTERIEUR VOIX

 

Jusqu’au 13/12/14

 

 

RIDEAU DE BRUXELLES

 

Rue Goffart  7 A  – 1050  Bruxelles

 

Infos Réservation : 02 / 737 16 01

 

 

A noter  un débat sur cette pièce le mercredi 03/12 après le spectacle auquel participeront l’équipe du spectacle , le directeur du Rideau , et un invité témoin, thérapeute de la voix. Ca ne peut être que passionnant !

 

 

 

INTERIEUR VOIX / UNE AUTRE FORME DE THEATRE !

 

 

 

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Avant de quitter  Le Rideau de Bruxelles, je vous propose un petit document sonore  sur les diverses possibilités de la voix.

 

 

 

 

 

 DU COTE D’UN AUTRE THEATRE

 

 

 

Alain Lempoel , l’un de nos grands comédiens belges  rejoue ces jours-ci  cette fameuse pièce présentée en avant-première au théâtre Le Public  «  RACE »

Il sera ce soir à Wolubilis ,  le 29/11 à Uccle et le 02/12 à Arlon.

 

Vous pouvez découvrir  ou retrouver ce spectacle en  cliquant sur «rechercher »,  colonne de droite  et en indiquant le titre de la pièce.

 

 C’est ce soir également  la reprise de la fabuleuse comédie musicale  réalisée par le Théâtre Le Public : CABARET.

C’est au Théâtre National jusqu’au 07/12/14.

 

Ici aussi, vous avez la possibilité de retrouver les différentes chroniques que je vous ai présentées lors de la création à Bruxelles. Chronique sur  ce spectacle mais accompagnées aussi par l’Histoire de la Comédie Musicale  Américaine.

C’est inondé de musiques !

 

 

 

 

 

Amis du blog , merci de votre  présence » face à votre ordinateur pour suivre   mes émissions/blog , merci aussi pour votre fidélité.

 

Notre moment de séparation : un petit bout d’un vieux  film américain interprété par de grands comédiens de l’époque mais aussi et surtout par   Marilyn Monroe : «  THE ASPHALT JUNGLE »  (Quand la ville dort) , un film réalisé  en 1950 par le grand John Huston.

 

Un petit polar crépusculaire autour d’un casse minutieusement  préparé et dérapant tragiquement sous l’effet conjugué des hommes et du destin.

Jean-Pierre Melville a considéré ce film comme «  le plus beau film du monde » et les débuts fulgurants  de Marilyn.

Projection  du film : ce soir à 17h30 et samedi 29/11 à 21h30

A ne pas rater.

 

Bonne vision et à tout bientôt.

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JE VOUS ENVOIE COMME DES BREBIS AU MILIEU DES LOUPS (THEATRE NATIONAL)

 

En seconde partie: Gérard Depardieu !

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Olivia : Dans notre société en crise, où l’individualisme règne en maître, où le «  Moi » domine outrageusement, où les dogmes ont partiellement volé en éclat , le « développement  personnel » apparaît dans certains milieux comme une  « nouvelle religion »…

 


 

 

JE VOUS ENVOIE COMME DES BREBIS AU MILIEU DES LOUPS.

 

Voilà un spectacle original, neuf, inédit, étonnant, drolatique !

Un spectacle sous forme de pièce-performance dans laquelle la comédienne installe un univers qui s’appuie à la fois sur des textes personnels empreints d’humour et d’ironie et sur des compositions musicales originales.

Un spectacle conçu, écrit, mis en scène  et en chansons  interprété par une seule personne tout à fait géniale, percutante, passionnante : OLIVIA CARRERE

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 On avait déjà eu l’occasion de la découvrir dans le spectacle de Fabrice Murgia «  LIFE : RESET » pour lequel Olivia, la comédienne, a reçu le Prix de la Critique  2011 comme meilleur espoir féminin.

Vous avez peut-être vu cette pièce hors norme. En voici un court extrait pour vous rafraîchir la mémoire.

 

 

 JE VOUS ENVOIE COMME DES BREBIS AU MILIEU DES LOUPS

Pourquoi ce long titre ?

Olivia : C’est une référence biblique et c’est aussi l’idée d’une femme à la merci de tout. Et puis quand j’étais plus jeune, je croyais en Dieu. Du jour au lendemain, j’ai arrêté d’y croire. Cette chose qui était jusque là très structurante a soudain disparu et c’était très perturbant.  Je parle aussi de tout ça dans mon spectacle avec un ton évidemment un peu ironique et distant. Je mêle les rôles du père, du mentor, du coach, de Dieu…

 

Et Olivia le fait admirablement bien. Son dialogue avec Dieu est quelque chose d’inouï. Quel talent cette jeune femme !

 

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 Lumière. Le plateau de la salle Jacques Huisman. Une table avec ordinateur, un siège, un grand écran en fond de scène.

 

Olivia entre en scène avec un petit sourire malicieux. Son regard nous pénètre immédiatement. Et la voilà qu’elle se met à chanter en anglais (le texte est surtitré en français) C’est tout de suite remuant ! Et ses yeux nous émerveillent dans l’instant. Ca y est, nous sommes conquis. Et elle le mérite drôlement.

 

La pièce commence par la lecture d’un texte qui débute par  « J’ai besoin d’aide »… Pourquoi ?

 

Olivia : C’est un personnage perdu qui ne sait plus très bien quel rôle social et privé il peut et doit jouer. Elle est dans une phase de latence et elle a à peu près tout essayé en développement personnel , mais rien ne marche. Au bout du compte, elle ne sait toujours pas plus qui elle est vraiment .

 

LA DICTATURE DU BONHEUR

 

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Olivia : Oui, avec l’idée suivante : à force de vouloir sans cesse être au « top »,  on n’est plus heureux du tout , je pense. On nous fait croire sans cesse que le bonheur est facile et accessible, ce qui n’est évidemment pas vrai. Mais mon spectacle ne fait qu’effleurer des questions, de suggérer, il n’assène pas des vérités.

 

JE VOUS ENVOIE COMME DES BREBIS AU MILIEU DES LOUPS

 Un titre de pièce qui sonne bien, rare !

Olivia Carrere a créé un spectacle en solo, à la fois mouvement et pluridisciplinaire , visuel et poétique , narratif et musical !

 

Comment est née l’idée de monter un tel spectacle ?

 

Olivia : J’avais d’abord envie de combiner deux choses : la musique, que je pratique en solo, et le théâtre. Je cherchais par ailleurs un sujet qui me soit proche e je suis tombée par hasard sur Arte sur le documentaire de François-Xavier Drouet « Au nom du coach ». Ca parlait du développement personnel , une pratique très à la mode qui nous dit beaucoup de choses sur l’individu d’aujourd’hui : ses marques , son état d’insatisfaction permanente , son incapacité à trouver le bonheur.

On nous pousse à penser qu’on n’est pas à la hauteur, qu’on pourrait toujours faire mieux. Je me suis alors plongée dans le sujet et j’ai décidé d’en faire un spectacle.

Derrière l’idée de «  développement personnel », il y a une multitude de choses : de la nébuleuse «  New Age » au coaching en passant par la pensée positive, le management…

 

Avec le meilleur et le pire comme le montre son personnage qui, pendant un peu plus d’une heure , va faire part au public, à son public, d’un ensemble de réflexions personnelles et parfois  critiques. »

 

Olivia : En effet  je n’ai pas choisi de critiquer de façon frontale , mais de montrer qu’au bout du compte rien ne marche vraiment. aCr la solution aux problèmes de mon personnage , sa mélancolie latente , son pessimisme intérieur , elle n’est pas dans la psychothérapie , le zen ou une quelconque pratique particulière. La solution, elle est ailleurs. Cette fem-me  se pose toutes sortes de questions et les transpose vers le public. Des questions relatives au travail, à l’amour , à l’identité , à la loi , à l’avenir , à son utilité dans la société.

 

UN SOUFFLE DE BONHEUR CETTE  COMEDIENNE

 

Olivia, vous évoquez une «  pièce-performance » , avec de la musique , de la vidéo , du texte bien entendu…

 

Olivia : Oui. Et en même temps , c’est une forme assez simple : j’adresse un texte au public et puis je chante , je montre une petite video, je reprends la parole…C’est un récit en continu avec des compositions  originales , à l’exception d’une reprise d’Abba, mais aussi des textes divers.

 

Olivia fait tout cela dans un rythme fou. J’apprécie beaucoup son écriture, simple, directe, intelligente, accessible à tous.

Son regard  est saisissant, envoûtant !

Elle a encore des choses à vous dire :

 

Olivia : Oui, avec un personnage qui est  la fois verbeux,  , embrouillé , qui se lance parfois dans de la philosophie de comptoir et qui ne cesse d’interpeller les gens. On est sur le ton de la confidence, du témoignage. Avec un côté doux-amer, voire ambigu parfois , et aussi un côté solitaire et dramatique.

J’espère que les gens s’autoriseront aussi à (sou)rire.

 

Et à rire Olivia, soyez rassurée.

 

Olivia : Un mot encore : j’aimerais idéalement qu’il se sente concerné par ces questions ; qu’il puisse se questionner à son tour. Après, qu’il soit ému, hilare ou en harmonie , ça n’est pas à moi d’en décider.

 

Et  Olivia termine son spectacle  avec des images  gigantesques, d’une beauté extraordinaire, projetées sur grand écran : des montagnes, des chutes d’eau énormes, féériques, on s’y croit, des images qui s’enchaînent avec  celles de grandes villes modernes  aux  gratte-ciels des plus élevés.

Un contraste  de lieux, de pensées qui nous  font rêver et réfléchir.

Merci Olivia pour ce spectacle hors sentiers battus.

 

JE VOUS ENVOIE COMME DES BREBIS AU MILIEU DES LOUPS

 

A voir en urgence  au Théâtre National.

 

Un spectacle sous forme de pièce-performance dans laquelle Olivia Carrère installe un univers très personnel qui s’appuie , pour l’essentiel , sur un genre musical qu’elle qualifierait d’ »Electro pop nostalgique »  avec des sons de basse électronique , d’orgues rétros , de boîte à rythme , des compositions d’Olivia arrangées par Yannick Franck.

Un spectacle qui nous confronte à l’ultra-modernité, ses réalités et ses travers.

Un spectacle qui devrait être couronné par des Prix multiples : le texte, l’idée, l’interprétation !

Ah ! Son regard perçant, pénétrant ! C’est troublant !

 

DISTRIBUTION

Ecriture , interprétation, chant ,  création musicale & arrangements : Olivia Carrère

Regard extérieur : Raven Ruël

Arrangements et supervision musicale : Yannick Franck

Créateur vidéo : Lionel Ravira et Matthieu Bourdon

Scénographie : Chloé Kégelart

Assistante-stagiaire mise en scène : Lola Chuniaud

Régie générale : Michel Ransbotyn

Régie lumière : Jacques Perera

Régie son : Simon Pirson

 Régie video :  Matthieu Bourdon

 Régie plateau : Joachim Hesse

Production : Théâtre National/Bruxelles , Theater Antigone/ Kortrijk , KVS , Festival de Liège.

Photos : Véronique Vercheval.

(Avec de larges extraits des propos publiés dans le programme du théâtre)

 

Rencontre après-spectacle ce mercredi soir 26/11/14 , avec l’équipe de création

 


 

 

INFO : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups » se joue donc dans la salle Jacques Huisman.

 

Quelques marches plus loin, dans le même théâtre, un autre grand spectacle:

« Dehors devant la porte » création /Wolfgang Borchert/Héloïse Meire.

Un conte noir et cruel qui mêle l’humour et le tragique, la réalité crue et le fantastique,  la rage et l’espoir.

 

 

DU COTE DE FLAGEY : GERARD DEPARDIEU (3)

 

A travers le temps, la dégaine d’un affreux jojo qui ne va pas perdre de temps, «  un vrai  délinquant » pensent les uns, «un anar »,  « un marginal qui a le culot de sauter de sa marge pour se faire écouter et écouter les autres », «  unêtre incisif qui évolue comme un cancer , au fil des heures et des secondes » pensent les autres.

Gérard Depardieu ? Les définitions  ne manquent pas.

« Un physique , une vitalité, un tempérament qui seraient d’une star si le règne des stars revenait et s’il le voulait.

De cet acteur français  d’exception  le seul qui ait à la fois ce caractère attirant mais aussi inquiétant , on peut dire qu’il a pris une énorme place internationale.

Il est l’homme de son temps à travers le miroir de ses personnages et les souvenirs de son propre destin…

 

«  Je n’aurais pas dû naître »  dit-il en se marrant.

 

Ce tout grand acteur et comédien nous fait la joie de venir à Bruxelles et d’y rester deux jours , dans un rôle qu’il n’a jamais vraiment joué : celui de récitant ! Récitant de textes magnifiques dont je vous ai déjà entretenu.

 (Flagey-Samedi 29/11 – 18h)

 

 Le lendemain, le dimanche 30/11 ( Flagey), il racontera «  Le Carnaval des animaux » de Camille Saint-Saens…« Ferdinand, le petit Taureau » de Munro Leaf … Camille Saint-Saens/Francis Blanche /Le Carnaval des animaux (autre version)…

 

Gérard Depardieu , accompagné par Philippe Graffin .

 

Nous les retrouverons tous les deux, lecteur/comédien et musicien, à 16h(Flagey) pour « La nuit transfigurée » de Richard Dehmel, «  Harmonie du soir »/Baudelaire , «  Le Sommeil des dieux »  de Erwin Mortier.

Un choix fabuleux d’œuvres littéraires.

L’ensemble   interprété par ce grand acteur français, l’un des interprètes les plus appréciés de sa génération par son talent,  sa stature et la diversité de son registre de jeu.

 

Gérard Depardieu :  Parfois , les acteurs m’ emmerdent quand ils cherchent des trucs de jeu qui ne servent à rien. Ils ont peut-être  peur. Les grands acteurs sont ceux qui ont vécu.

 

Trois programmes  magnifiques à Flagey.

Infos : Réservations :  02 / 641 10 20

 

Des voyages entre la poésie et la musique !

La présence de tous ces artistes musiciens  et celle   du poète…à ses heures…Gérard Depardieu. A dans quelques heures, Gérard.

 

Amis du blog des « feux de la rampe » , un grand merci pour votre attention et  votre fidélité.

Notre moment de séparation : un extrait  de « La nuit transfigurée » de Schoenberg. C’est superbe !
A tout bientôt.

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HOMME QUI VALAIT 35 MILLIARDS(THEATRE DE POCHE) +GENE TIERNEY & CAT STEVENS

 

A l’heure où le pouvoir financier régit nos vies et que les politiques d’austérité font des ravages partout en Europe , le théâtre s’élève contre le fatalisme et nous permet , en passant du rire à l’émotion, de réfléchir à la question de la valeur marchande et humaine. Le prix que l’on met pour qu’une vie d’homme soit réussie !

(extrait du roman de Nicolas Ancion)

 

 

On pourrait imaginer que cette pièce , avec un thème aussi virulent, corrosif ,  crée l’ennui.

Pas du tout de par le jeu des comédiens et des musiciens.

C’est plus jouissif  au second degré.

Une véritable folie sur le plateau du Poche.

Les deux musiciens  se lancent dans un rock endiablé.

Les trois acteurs jouent leur personnage d’un façon atypique , hors convention.

 

EXTRAIT/TEXTE

 

 Le mercredi 19  avril à 11h07 , Lakshmi Mittal, président et 1er actionnaire du groupe Arcelo Mittal , sort d’une réunion à la Commission Européenne à Bruxelles.

Il se dirige vers une voiture de la RTBF. Il a accepté de répondre à une interview-portrait valorisant son parcours de grand capitaine d’entreprise.

Richard : Monsieur Mittal , vous êtes , cette année encore, la première fortune d’Angleterre. Félicitations.

Mittal : Il ne s’agit pas d’un exploit sportif. Si j’étais le premier l’année dernière…c’est surtout parce que personne n’était plus riche que moi.

Pour être exact , j’ai surtout perdu beaucoup d’argent l’an dernier.

Le groupe Arcelor Mittal est plus qu’affecté. Le groupe Arcelor Mittal est ébranlé.

Richard : Mais vous , à titre personnel , êtes-vous touché par la crise ?

Mittal : Cela revient au même. J’ai personnellement perdu 34 milliards de dollars l’an dernier.Cela vous donne une idée de l’effet de la crise ?

Richard : Ce sont des chiffres qui – pour tout un chacun- sont un peu abstraits , je vous l’avoue.

Narratrice : L’homme d’affaire regarde le journaliste d’un air étonné.Comment peut-on considérer 24 milliards comme une abstraction ? Voilà qui le dépasse.

Richard : Revenons-en à votre activité. Vous vous êtes fait une spécialité de racheter des entreprises à bord de la faillite , à des prix bas , pour générer des profits colossaux par la suite.

Mittal : Je n’ai rien inventé, c’est le principe du commerce : acheter bas , vendre cher. C’est ainsi qu’on s’enrichit de manière générale.

Richard : Mais cette règle, vous ne l’appliquez pas avec les mêmes méthodes que d’autres ? Je veux dire :  Vous ne vous contentez pas de vendre de l’acier ou des matières premières avec une belle marge. Votre première source de revenus , ce sont les dividendes. D’un côté , vous distribuez des bénéfices, de l’autre vous dites au monde entier que l’acier va mal et que vous êtes obligé de vendre des entreprises.

Mittal : Il est normal que je rémunère les actionnaires qui font confiance au groupe. Si vous voulez créer de la valeur, vous devez démontrer que vous pouvez générer des bénéfices , donc des dividendes. Il faut conserver la confiance des actionnaires , sans eux, un groupe comme le mien…

Richard : Mais le premier actionnaire de votre groupe, c’est quand-même vous et votre famille ?

Mittal : Est-ce vraiment une interview pour la télévision ?

Richard : Excusez-moi monsieur Mittal , je ne voulais pas vous embarrasser…

……

 

Tout le monde en prend pour son grade : les patrons, la presse, les politiques mais aussi les artistes , les faux révoltés. Eux-même  s’en jettent « plein la gueule ».

 

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 EXTRAIT/TEXTE

 

Richard à Lakshmi Mittal) : Au fond, si je suis bien votre pensée , il n’y a rien de déshonorant à bâtir sa fortune sur le dos de milliers de travailleurs et d’utiliser le fait que l’on emploie ces milliers de travailleurs pour obtenir systématiquement des passe-droits face aux législations du monde entier ? C n’est pas un sens des affaires hors du commun, que vous possédez , c’est plutôt un sens de la morale particulièrement cynique.

Mittal : Ne comptez plus sur moi pour répondre à vos  calomnies.

 

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Narratrice : Richard Moors. 41 ans. Sans emploi fixe. Vivant à Liège, en Belgique.

 

Liège est une ville industrielle du Nord , malgré out attachante , coincée en bord de Meuse.Une ville qui colle à la peau de Richard. Tellement que parfois il a du mal à s’en décoller…

Ces comédiens sont liégeois si je ne m’abuse. Ce spectacle a décollé à Liège, là où se passe l’action .

Je suis liégeois ! Ca  respire bien  le liégeois pour tous les trois.

Un  sujet  sérieux , profond , important, capital même.

Un texte qui en dit long sur ce qui se passe dans la sidérurgie mondiale , mais dans la pièce , entrecoupé de gags, de situations amusantes, d’une consommation excessive de bière . Le tout est joué dans un rythme percutant , haut d’éclats dans la voix, des voix volontairement couvertes par la musique rock.

A retenir  la « conférence » , ou plutôt le « discours », ou mieux , le « speech »  de Baptiste Isaia (Richard)  Phénoménal ! Percutant et drôle ! Ici aussi , c’est du second degré…

 

EXTRAIT/TEXTE

 

Richard :

Je vous emmerde tous , autant que vous êtes !

J’emmerde cette ville et tous  ses habitants !

J’emmerde ses petits arrangements entre amis.

J’emmerde les apparatchiks du parti qui se croient importants parce qu’ils tutoient un ministre.

J’emmerde les spectateurs qui se donnent bonne conscience en allant voir un spectacle engagé et puis qui filent au bar , aussi vite vu, aussi vite oublié.

J’emmerde Marion qui n’est pas foutue de terminer un seul des cinquante-trois romans qu’elle a commencé à écrire.

Je t’emmerde Richard moors.

 

Et cela continue, continue pendant une bonne dizaine de minutes…

Une vraie performance d’acteur !

La pièce se termine avec la projection sur grand écran d’un court métrage qui  montre la poursuite de  Mittal  par Richard dans les rues de Seraing…

 

«  L’image de fin  vaut tous les discours. Elle est aussi poignante que le reste de la pièce est hilarant »(Le Soir)

 

L’HOMME QUI VALAIT  35 MILLIARDS

 

Par le Collectif Mensuel d’après  le roman de Nicolas Ancion.

Collaboration artistique : Elisabeth Ancion

Scénographie et costumes : Claudine Maus

Création éclairage et direction technique : Manu Deck

Régie générale : Dylan Schmit

Régie son :  Philippe Kariger

Film : Christophe Lecarré

Montage et video : Juliette Achard

Graphisme et Photographie :  Dominique  Houcmant

Les acteurs & musiciens : Sandrine Bergot , Suentin Halloy, Baptiste Isaia,

Philippe Lecrenier et Renaud Riga

Le personnage de Mittal est joué par André-Pierre Rego, un vrai Indien de l’Inde  , qui se produit aussi dans la pièce  » Cochon d’Inde » jouant le personnage de Dieu.

Le voici dans  » L’homme qui valait 35 milliards »

 

 

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L’HOMME QUI VALAIT  35 MILLIARDS

Jusqu’au 29/11/2014

THEATRE DE POCHE

Chemin du Gymnase, 2 a – 1000  Bruxelles (Bois de la Cambre)

Infos Réservations : 02 /649 17 27

 

DU COTE  DOCUMENT –  MUSIQUE/FILM

Albert Huybrechts retrouvé.

Décédé le 21 février 1938 , à l’âge de 39 ans , le compositeur belge Albert Huybrechts s’est véritablement offert à la musique le temps de sa trop courte existence.

Le réalisateur Joachim Thôme  réhabilite le disciple de Ravel ou de Bartok avec son film «  S’ENFUIR »

Ce film rend justice à l’homme et à la musique.

(Propos de PH.MN/Le Soir- 12/11/14)

Le film est visible à Flagey jusqu’au 28 novembre 2014

 


 

 

DU COTE CINE… D’HIER

 

Elle était magnifique Gene Tieney(1920/1991), d’une féminité touchante avec son physique très fin aux pommettes saillantes, ses yeux clairs sous une chevelure brune. Troublante.

J’ai retenu le film d’Otto Priminger tourné en 1944 :  « LAURA » qui commence  avec ces mots : « Je n’oublierai jamais le weekend où Laura est morte »…

Le titre intrigue ! Le film est beau ! Le plaisir de revoir cette ravissante actrice entourée par Dana Andrews, Clifton Webb , Vincent Price , et la superbe musique de David Raksin, une musique que je réécoute souvent et qui me fascine.


 

Amis du blog «  les feux de la rampe » , merci sincèrement  pour votre attention et votre fidélité quotidiennes.

Notre moment de séparation avec le merveilleux Cat Stevens , de retour dans nos murs dimanche dernier à Forest National .

Un être curieux qui a changé son nom  devenu Yusuf  Islam, se convertissant à la religion musulmane dans les années 70.

On se l’écoute.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA CERISAIE – ANTON TCHEKHOV (THEATRE VARIA (grande salle)

 

La pièce testament d’Anton Tchekhov, écrite peu de temps avant sa mort.

 

Avec cette pièce  qui est sans doute la plus jouée, avec cette œuvre charnière comme posée en suspens entre la fin d’un siècle et le début d’un nouveau, «  la voix de Tchekhov » , son murmure , ne cesse de nous interroger , avec une douce insistance.

 

Le 17 janvier 1904, Tchekhov assiste à Moscou à la première de « La Cerisaie ». Quelques mois plus tard, il part avec sa femme pour la Forêt-Noire…Il meurt à Badenweiler en juillet, son corps est ramené et inhumé à Moscou.

 

 

LA CERISAIE , une pièce maîtresse du grand écrivain et dramaturge russe , Anton Tchekhov.

 

Tchekhov : Ma pièce s’appelle « La Cerisaie. » C’est une comédie. Au premier acte, on voit des cerisiers en fleurs par la fenêtre, un jardin entièrement  blanc et des dames en robes blanches…

 

 

 

 

 

C’est une autre époque,  celle de la fin du XIX siècle.

De nombreux théâtres se sont accrochés régulièrement à cette pièce, mise en scène par de grands  noms du théâtre  mondial.

Cette fois, c’est le jeune metteur en scène Thibaut Wenger qui s’est mis à la tâche avec le talent que nous lui connaissons.

 

 

LA  CERISAIE/ TCHEKHOV /ROUMEN TCHAKAROV (traducteur)/ THIBAUT WENGER(metteur en scène)

 

 

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Que raconte cette longue et passionnante pièce d’une durée  de 150 minutes, sans entracte, et pas fatigante  un seul instant ?

 

 

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C’est le retour de l’héroine, Lioubov , qui , après cinq ans d’absence, rentre à la maison, en Russie. Elle avait suivi son amant à Paris par amour, pour oublier son passé. Son retour raconte sa fuite. C’est une femme toujours belle, sensuelle et séduisante qu’attendent ses parents, ses amis. Elle leur apparaît ainsi, comme une femme qui vient d’accomplir un long voyage et qui follement heureuse de rentrer, dans le train, n’a pas cessé de pleurer…

 

Lioubov est rentrée pour tenter de sauver le domaine de la famille en péril,  » la Cerisaie « . Le plus beau des jardins risque d’être vendu par manque d’argent. Mais si la Cerisaie est vendue, le paradis est-il à jamais perdu pour Lioubov et que vont devenir son frère, ses filles , ses amis , ses domestiques?  La vie peut-elle sérieusement être scindée ainsi en deux parties, entre une ancienne et une nouvelle vie ?

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(Extrait de l’entretien  Emilie Gabële/Thibaut Wenger)

 

Emilie Gäbele : Pourquoi montes-tu principalement des pièces du répertoire ?

 

Thibaut Wenger : Le  théâtre de répertoire  est inévitable dans le parcours d’un metteur en scène. Il faut travailler sur des textes qui nous dépassent, qui  ne sont pas donnés d’avance. J’aime la distance qui règne entre ces textes et notre propre personne.

 

Dans «  La cerisaie », il s’agit d’un langage très minimal qui se réduit de plus en plus , qui se resserre. Et pourtant ce texte est complètement achevé. Rien n’y est laissé au hasard.

 

Emilie Gäbele : Peut-on tracer un parallèle entre l’univers de la pièce et notre société contemporaine ?

 

Thibaut Wenger : Oui. La pièce parle d’une faillite. Nous sommes les enfants d’une espèce de grande faillite.

 

Un paysan, Lopakhine , qu’on n’a jamais regardé , qu’on n’a jamais considéré , fait fortune dans ce monde qui change.

 

Il rachète des symboles de cet ancien pouvoir pour en faire de l’argent. Il y a un parallèle certain avec cette faillite .

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Emilie Gäbele : Quelle est ton interprétation sur cette pièce ? 

 

LA CERISAIE

 

Thibaut Wenger : Lioubov est rentrée pour tenter de sauver le domaine de la famille en péril,  » la Cerisaie « . Le plus beau des jardins risque d’être vendu par manque d’argent. Mais si la Cerisaie est vendue, le paradis est-il à jamais perdu pour Lioubov et que vont devenir son frère , ses filles , ses amis , ses domestiques ? La vie peut-elle sérieusement être scindée ainsi en deux parties, entre une ancienne et une nouvelle vie ? 

 

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UN SPECTACLE CAPTIVANT !

 

Treize  acteurs pour défendre cette grande pièce/chef d’œuvre.

Treize comédiens qui  entrent dans la peau de leur personnage avec  dextérité !

C’est une belle vision de ce que pouvait être une grande famille  à cette  époque du 19ème siècle.

On s’emberlificote parfois dans le déroulement de l’action très dense, on cherche  les liens qui existent entre tous ces personnages. Mais c’est passionnant  à suivre.

 

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La mise en scène et en action de Thibaut Wenger est tout à fait remarquable. Quelle vie il donne à tous ces personnages très différents les uns des autres. Quel rythme !

 

De plus ,  ces treize acteurs peuvent se mouvoir avec facilité étant donné la grandeur du plateau. Ils virevoltent, entrent, sortent, courent. Une vraie chorégraphie !

 

Quatre actes, quatre changements de décors manipulés par les comédiens eux-mêmes. Et ils le font avec une énergie sans faille Quelle vie sur cette scène immense !

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Le troisième acte se vit à travers une fête énervante. Nous sommes  ici le soir du 22 août, jour de la vente de la cerisaie.

 

On attend depuis des heures Gaev et Lopakhine, partis aux enchères. Le bateau commence à couler, il n’y a plus aucune issue possible et Lioubov s’insurge contre cette fête qu’elle a organisée mais qui tombe mal, contre les musiciens qui jouent alors que l’heure  est tragique. Un bal pour  des funérailles !

 

En plein désastre, Charlotte , complètement détachée de l’inquiétude générale,  s’amuse à faire des tours de magie , et  elle le fait très bien. Une vraie magicienne ! On se croirait dans un cabaret à l’ancienne.

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Que va-t-il se passer ? La cerisaie sera-t-elle vendue ?

 

C’est le sujet percutant de la pièce ! Que deviendront tous  ces gens qui y vivent depuis si longtemps ?

 

Suite et fin sur le plateau gigantesque du Varia.

 

Vous avez encore quelques jours pour découvrir cette pièce vraiment exceptionnelle.

 

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Cette pièce dessine cette  parabole éternelle sur le destin de l’être humain, pris  dans les mailles d’un passé qui a tout dit , face à un avenir encore empli d’inconnu et de promesses…

 

Thibaut Wenger (metteur en scène) :  Une fête manquée , à contretemps où l’on badine alors que dehors le monde explose. On y convoque une dernière fois la communauté d’inadaptés improductifs et ruinés du vieux monde tchékhovien, de négligents obsolètes oubliés par l’Histoire. Ils ont un drôle de problème diffus et insoluble dont ils attendent  l’improbable résolution, tout au long d’une révolution immobile des saisons.

 

« N’entendez-vous donc pas derrière chaque cerisier, derrière chaque feuille , derrière chaque tronc,  des êtres vivants qui vous regardent ? »( Trofimov , l’étudiant éternel dans la pièce)

 

 

 

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LE DESTIN

 

 La Cerisaie est tout à la fois la fin d’un cycle qui se trouvait déjà dans Platonov et le début d’un autre, une  ouverture. Tchekhov disait : « Après, j’écrirai autrement ! »Et projetait d’écrire une  pièce sur le silence et le Pôle nord.

 

Le destin en a décidé autrement.

 

 

LA CERISAIE

 

 

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Les acteurs, parfaits dans leur rôle :

 

Francine Landrain(Lioubov Andréievna, propriétaire du domaine)

Nina Blanc (Varia , fille de Lioubov)

Marie Luçon (Varia , fille adoptive de Lioubov)

Marcel Delval ( Gaev , frère de Lioubov)

Mathieu Besnard ( Lopakhine , marchand)

Claude Schmitz ( Pétia Trofimov , étudiant)

Jean-Pierre Basté ( Simeonov-Pichtichik , propriétaire terrien)

Hélène Rencurel( Charlotta Ivanovna , gouvernante)

Olindo Bolzan ( Epikhodov , comptable)

Nathanaëlle Vandersmissen ( Douniacha , femme de chambre)

Laetita Yalon ( Firs , valent de chambre)

Pierre Giafferi ( jeune laquais)

Drissa Kanambaye ( chef de gare)

 

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Fameuse distribution d’acteurs. Il en est de même avec toute l’équipe :

 

Scénographie : Boris Dably , Raffaëlle Bloch ( impeccable)

Assistante Stagiaire à la scénographie :Clémence Jussaume

Construction du plancher : Robert Gijsenberg

Costumes : Raffaëlle Bloch assistée par Odile Dubucq et Camille Flahaux

Accessoires : Boris Dambly, Nora Kasa-Vubu, Prunelle Rulens, Nathalaëlle Vandersmssen

Lumière : Eric Vanden Dunghen

Musique et son : Grégoire Letouvet- Geoffrey Sorgius

Régie son : Laurent Gueuning

Régie plateau : Mohamadou Nang

Teaser video : Mali Arun

Magie et effets d’illusion : Pierre Dherte

Assistante stagiaire à la mise en scène : Virginie Mopin

Dramaturge : Judith Ribardière

Traducteur : Roumen Tchakarov

 

Mise en scène : Thibaut Wenger

 

Chargée de diffusion : Marie-Sophie Zayas

Credit photos : Alice Piemme

 

Félicitations à  tous ! Chacun a superbement travaillé à cette pièce pour lui donner une aura et un prestige.

 

 

LA CERISAIE / ANTON TCHEKHOV

Jusqu’au  29/11/14

 

THEATRE VARIA (GRANDE SALLE)

 

Rue du Sceptre  78 – 1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 35 50

 

…Et la mère et son frère jettent un dernier regard sur ce que fut pour eux cette « cerisaie »…

 

 

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DU COTE DE FLAGEY : l’arrivée imminente de Gérard Depardieu.

 

Samedi 29/11 – 18h ( comme je vous l’ai signalé hier) :  lecture de textes magnifiques d’Arthur Rim baud , Paul Verlaine , Samuel Beckett, Voltaire , Jorge Louis Borges, Barbara , Alan Ridout/Munro Leaf , Guillaume Depardieu.

 

Et les musiciens

 

Philippe Graffin (violon)

Gary Hoffman (violoncelle)

Tango Factory

Marcello Nisinman (bandonéon)

Natacha Kudritskaya (piano)

Winfried Jolzenkamp (contrebasse)

Chen Halevi (clarinette)

 

Avec la participation d’un jeune comédien qui vient de débarquer à Bruxelles :

 

Gérard Depardieu, récitant .

 

Infos Réservations : BE CULTURE  FLAGEY  

 

02 / 641 10 20

 

Demain, troisième épisode de ces avant-premières – informations…


 

 

 

Amis du blog, je vous remercie de votre attention et de votre fidélité.

Je vous retrouve tout bientôt pour d’autres spectacles.

 

Notre moment de séparation :  la présence  de cet excellent spectacle dont je vous ai entretenu il y a quelques jours :   « CABARET DU BOUT DE LA NUIT » à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve.

 

Vous  trouverez ma chronique en cliquant sur  » rechercher » »  qui se trouve dans la colonne  de droite et en indiquant bien videmment le titre du spectacle ( du 18 au 22/11/14)

 

Au revoir.

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES(THEATRE ROYAL DU PARC)+Laurence Vielle et Emmanuelle .

 


 

 

 

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES

 

ADAPTATION : JASMINA DOUIEB & THIERRY JANSSEN

 

 

Un fameux travail ! Un fameux transfert de passer de l’image ciné   au  plateau théâtre. Une réussite !

J’avoue que je n’ai jamais lu le roman de Lewis Carroll.

Comme tout le monde, j’ai vu les dessins animés de Disney.

J’ai vu, il y a quelques semaines, la pièce «  Alice » jouée à l’Atelier 210. Une recherche intéressante diamétralement opposée à celle du spectacle du Théâtre Royal du Parc !

 

 

 

IL ETAIT UNE FOIS LEWIS CARROLL

 

 

 

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« Elle tombait, tombait…tombait…

 

Alice : Je me demande de combien de kilomètres je suis déjà tombée. Je dois arriver quelque part aux environs du centre de la Terre : cela fait , je crois , une profondeur de 6000  kilomètres… »

 

 

Charles Lutwidge Dodgson naît d’un pasteur anglican, au sein d’une famille de onze enfants dont deux seulement se sont mariés . Tous étaient gauchés comme lui et sept d’entre eux , Charles compris, bégayaient…

 

(Insert : C’est la raison pour laquelle l’un des personnages bégaye au cours du déroulement de la pièce.)

 

Dans l’isolement du presbytère, ces anomalies, partagées par une communauté soudée, permirent à Charles de développer une personnalité d’enfant doué, hors des normes, dans un cocon  protecteur.

 

Quant au bégaiement, il serait peut-être à l’origine des fameux  « mots-valises » à double signification.

 

La hâte à s’exprimer, combinée avec son défaut d’élocution , aurait amené l’enfant à fondre involontairement deux mots en un seul.

 

(Insert : ce défaut d’élocution est présent dans la pièce du Parc)      

 

«  Un personnage guindé, toujours vêtu d’une redingote noire à peine ouverte sur un faux col d’ecclésiastique, promenant un visage aux traits fins et aux accents mélancoliques. Ses cours qu’il débitait mécaniquement, suscitaient surtout l’ennui. »

 

Un souvenir que conservaient, vers 1930, d’anciens élèves du cours de mathématiques professé par le révérend Charles Lutwidge Dodgson, alias Lewis Carroll…

Mal à l’aise parmi les adultes, il fraye peu avec ses collègues. Ce célibataire déambule, solitaire, par les rues.

Distant vis-à-vis de ses jeunes élèves, il ne lui reste d’autre issue que de s’évader dans le jardin enchanté du nonsense, traverser le miroir.

Et justement, c’est à cette époque que naît véritablement Lewis Carroll. A l’abri de la redingote du révérend Dodgson , l’enchanteur va faire paraître poèmes et articles dans des magazines .

Et c’est en écrivant dans ce magazine « The Train » que le rédacteur lui propose de trouver un nom  moins compliqué.

Et c’est là que naît définitivement LEWIS CARROLL !

 

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Je ne vais pas vous mobiliser pour raconter toute l’histoire.

Je vous propose plutôt de vous rendre au Théâtre Royal du Parc,  et vous découvrirez l’ « Alice »  portée au théâtre .

Vous passerez deux heures amusantes, drôles à la vue des six acteurs qui se sont transformés en chat, reine , roi, et même Lewis Caroll lui-même et  ALICE…

 

3.Photo  Isabelle DE BEIR - Françoise Oriane, Clémént Thirion, Sophie Linsmaux et Thierry Janssen.JPG

 

 

Je vous conseille vivement de vous procurer le programme, remarquablement écrit et  qui retrace  la vie de  Dodgson /Carroll. C’est passionnant et très instructif !

 

 

 

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES EST UNE ŒUVRE DE SON TEMPS QUI N’A PAS PERDU DE SA MODERNITE !

 

Jasmina Douieb et Thierry Janssen se sont lancés dans cette histoire fantastique, avec talent, compétence, connaissance, passion, amour, recherches.

On peut applaudir  leur travail !

 

En plus des propos développés dans le programme du Théâtre  vous y trouverez les photos de toute l’équipe…quand ils étaient de petits et charmants enfants.

Quelle merveilleuse idée ! Bravo à l’initiateur/trice ! Un beau cadeau de fin d’année !

 

 

 

 

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UN VOYAGE AU PAYS DES SONGES ET DE L’EMERVEILLEMENT!

 

 

Jasmina Douieb (adaptatrice/metteuse en scène) : Les mythes ont ceci de particulier qu’ils fascinent et marquent les sens. Ils outrepassent toutes les frontières : culturelles, générationnelles et temporelles. Ils échappent à toutes les réductions, simplifications ou tentatives d’en cerner les contours. Ils partent en fumée sitôt que vous tentez de les saisir . Et pourtant les histoires qu’ils charrient hypnotisent les esprits , comme des rêves ou des fantasmes.

 

Thierry Janssen et moi, camarades de scène de longue date , nous sommes  associés pour écrire ensemble une adaptation , ou , plutôt une vision théâtrale de ce texte mystérieux et hypnotique. Nous avons voulu interroger le regard de l’adulte sur ses lectures d’enfant et pénétrer dans cet univers par l’objet même du livre.

 

 

UNE INVITATION AU VOYAGE ET AU REVE !

 

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Jasmina : Le plateau  du Théâtre du Parc,  cerclé de dorures  semble vouloir rappeler toujours au spectateur qu’on est au théâtre. La scène est devenue le lieu de toutes les explorations, de tous les possibles du Let’s Pretend ( on disait que) imaginé par la petite Alice.

Dans ce royaume aux règle indéchiffrables et opaques , les portes ouvrent  sur d’infinis jardins , les chenilles philosophent en fumant le houka, et les lapins portent des montres à gousset…

 

(insert : on en voit des lapins qui courent d’un coin à l’autre , on aperçoit ces montres)

 

Jasmina : Ici, les montres  les horloges, les coucous se multiplient , tentatives désespérées de l’homme pour capter le temps..

Justement, le Temps , celui après lequel le Lapin ne fait que courir ( à moins qu’il ne soit poursuivi par lui ?), celui qui peut se disputer avec les gens et les condamner à rester figés à l’heure du thé, celui qui engendre les métamorphoses du corps, celui qui passe ou ne passe pas , mais qui n’est jamais aujourd’hui .

Le Temps a été notre fil d’Ariane !

 

 

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Amis lecteurs du blog , ces propos ne vous donnent pas l’envie de courir voir ce spectacle … au plus vite…ou même le 31/12 !

 

 

 

LE GRAND MIROIR ANIME

 

Thierry Janssen : Ce miroir est lié à la magie et joue toujours un rôle   assez inquiétant dans les contes.

Un miroir d’où apparaissent des têtes, des corps , un miroir habité… Dans quel monde se trouve-t-on ? Dans  un monde perdu , oublié ? Sous le miroir, une grande porte à double battant qui conduit dans un lieu mystérieux. Pour y accéder , Alice a besoin d’une clé énorme…énorme…

 

 

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ALICE AU PAYS DES MERVEILLES

 

Jasmina DOUIEB & Thierry JANSSEN

 

D’après Dodgson…Carroll !

En création mondiale.

 

Jusqu’au 20/12/14+ le 31/12/14

 

 

LES ACTEURS …FANTASTIQUES

 

 

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Michel Carcan (Lewis Carroll)

Lara Hubinont  (le chat)

Thierry Janssen  (la reine)

Sophie Linsmaux(Alice)

Françoise Oriane (Le Bombyx)

Clément Thirion( Le Roi)

 

 

(Insert : tous les six nous entraînent dans la fantasmagorie)

 

C’est joyeux ! C’est vivant ! C’est féérique !

 

 

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Mise en scène : Jasmina Douieb.

 

 

Assistanat : Alexandre Drouet

Scénographie – Costumes  -Masques – Marionnettes : Anne Guilleray/Geneviève Périat

Stagiaire et scénographie : Anna Bugnon

Lumières : Philippe Catalano

Création musicale : Daphné d’Heur, assistée de Vincent Delbushaye

Maquillages / Coiffures : Véronique Lacroix

Stagiaires maquilleuses : Elodie Caron – Violetta Numov – Krizia  Quinet.

 

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Et tous les autres , en permanence  au Théâtre  Royal du Parc :

 

Direction technique : Gérard Verhulpen

Régie : David Lempereur

Régie lumières : Noé Francq

Régie son : Jérémy Vanoost

Régie plateau : Cécile Vannieuwerburgh

Accessoiriste : Zouheir Farroukh

Habilleuse : Elise Abraham

Menuisiers : Yahia Azzaydi – Shaban Rexhep – Patrick Cautaert

 

Tous sont indispensables  pour réaliser un grand spectacle  comme celui-ci!

Ils sont à féliciter.

 

Coup de chapeau à Jasmina Douieb pour sa mise en scène et en action. Jasmina ne se contente pas d’être seulement metteuse en scène, c’est  aussi une  excellente comédienne que nous reverrons  bientôt  sur les planches, je l’espère.

 

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THEATRE ROYAL DU PARC

 

Rue de la Loi  3 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 505 30 30

 

 

« Il faut croire que le puits était très profond ou alors la chute d’Alice était très lente car en tombant, elle avait tout le temps de regarder autour d’elle et de se demander ce qui allait se produire. Elle tombait, tombait, tombait… »

 

 

 

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES

 

 

A retenir : fin janvier 2015,  nous retrouverons Alice  engagée dans un cirque chinois. Elle nous fera vivre une autre aventure,  acrobatique, poétique et fantaisiste de l’œuvre de Lewis Carroll, accompagnée par le Cirque National de Chine.

Au St Michel de Bruxelles (31/01/15) et au Forum de Liège (01/02/15)

 

 

 

AILLEURS / VOIR ABSOLUMENT

 

L’étonnante Laurence Vielle dans «  SAINTE DANS L’INCENDIE » au Poème 2…

 

«  Une comédienne incandescente ! Une performance hallucinante » (Jean-Marie Wynants/Le Soir)

 

Laurence Vielle , que j’ai applaudie très souvent car elle est superbe ,  interprète magistralement cette pièce par sa voix toute particulière , son regard , sa gestuelle .

« Sainte dans l’incendie » est une fantaisie héroïque, une suite de variations sur une petite paysanne de légendez, brûlée par la vie, traversée par des voix oubliées , échafaudant une autre histoire de France , faisant théâtre de tout.

Laurence raconte Jeanne…d’Arc, la pucelle d’Orléans.

 

Magnifique ! Passionnant, toujours  avec Laurence Vielle.

 

POEME  2

 

Rue d’Ecosse  30 – 1060  Bruxelles

Jusqu’au   30/11/14

Infos Réservations :   02 / 538 63 58

 

 


 

 

 

DU COTE DE LA TELE

 

« Emmanuelle, les dessous d’un scandale »  dans le cadre de l’émission « Un jour, un destin »  présentée par Laurent Delahousse.

 

Nicolas Balmet( Le Moustique) : Quarante ans après sa sortie, le mythe Emmanuelle se porte comme un charme.

 

A ne pas rater : ce dimanche 23/11 à 22h45 sur France 2.

 

Amis du blog , merci pour votre attention des plus soutenues et pour votre fidélité.

On se retrouve dans quelques heures pour vous parler d’amour, celui de Camille et Perdican…Vous connaissez ?

 

Dans l’immédiat ,  un extrait du célèbre film de tous  les temps interprété par la regrettée  Sylvia  Kristel, décédée en 2012.

 

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE JOURNEE PARTICULIERE(C.C.AUDERGHEM)+ LELOUCH-PIALAT-AMERIS

 

On n’oubliera jamais le film réalisé en 1977 par Ettore Scola avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni. Un chef- d’œuvre. Sophia et Marcello étant vraiment extraordinaires.

 


 

 

La pièce adaptée pour le théâtre Gigiola Fantoni a toujours obtenu un succès  bien mérité.

Le Théâtre Le Public l’avait présentée en  2006,  dans une mise en scène de Michel Kacenelenbogen, interprétée par Daniela Bisconti et Olivier Massart, magnifiques aussi tous les deux.

 

Nous retrouvons cette pièce au Centre Culturel d’Auderghem, jouée par quatre comédiens français dont Corinne Touzet dans le rôle d’Antonietta, mise en scène par Christophe Lidon.

Une excellente interprétation d’une belle humanité !

 

 

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 Christophe Lidon(metteur en scène) : L’adaptation théâtrale de ce film bouleversant nous demande bien évidemment  d’oublier certains détails pour nous concentrer sur l’essentiel , c’est-à-dire cette histoire d’amour et d’amitié qui ne durera que le temps de cette journée où la ville s’est réunie pour fêter le Duce !

 

Le commentateur – Guido Notari ( journal filmé) : Après le salut plein d’émotion de Berlin, et les grandioses démonstrations au chef du Reich, le long du parcours en territoire allemand , le train du Führer est entré en Italie pour y rencontrer la toute première fois le Duce , Mussolini.  Des banderoles proclament : « Vive le Führer » et « Vive le Duce »…

 

 UNE JOURNEE PARTICULIERE

 

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Jérôme Anger(Gabriele) : Lorsque Christophe Lidon m’a proposé « Une journée particulière », immédiatement des images , des sensations , des émotions du film d’Ettore Scola me sont remontées à la mémoire .

Entre ces deux laissés-pour-compte va naître une rencontre inoubliable, intense et éphémère. S’ils ne sont pas du même monde , leurs deux solitudes résonnent en écho.

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 Antonietta : Umberto ! Fabio, lève-toi ! Romana , lève-toi. Et va faire ta toilette toi d’abord parce que tu es la plus longue…Maria Luisa ! Réveille-toi !Même Hitler tu es capable de le faire attendre…Emanuele ! Manè lie café !

 

Voix d’Emanuele : Celle-là à cinq heures du matin , elle commence à me casser les couilles…

 

Christophe Lidon(metteur en scène) : Sur scène , seule l’intimité de l’appartement de Gabriele et de la grande terrasse qui sert de lieu d’étendage à tout l’immeuble.

Ma scénographie utilise la surface des grands draps  blancs pour faire vivre un théâtre d’ombres et d’images qui suggèrent l’activité de l’appartement d’Antonietta.

Ce procédé me permet aussi d’illustrer symboliquement les grands évènements historiques de cette période fasciste qu’à continue l’Italie.

J’ai voulu un jeu d’acteurs physique et sensuel acharné et violent.

Le montage « théâtre » réunit à la fois l’art vivant de la scène et le ton du cinéma, ce qui donne un aspect étonnant de vérité.

 

Une gageure de porter cette histoire à la scène sans pratiquement modifier le texte écrit par les scénaristes du film.

J’ai vu la pièce hier soir , c’est une parfaite réussite , longuement applaudie par le public.

 

 

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Antonietta : Toutes mes excuses…. Rosmunda m’a échappé…c’est-à-dire c’est un nom de personne , mais c’est un mainate femelle. Un petit perroquet. Peut-être de votre fenêtre, je réussirai à le prendre…

 

Si un oiseau ne s’était pas envolé ce jour-là, la rencontre entre Antonietta et Gabriele , son voisin, n’aurait peut-être jamais eu lieu.. C’est ça le destin de notre vie !

 

Antonietta : Je suis désolée…Tout ce dérangement…Mais pour nous c’est comme quelqu’un de la famille.

Gabriele : Je vous en prie. Restez une minute. Je vais vous faire un café.

Antonietta : Non. Merci. Je dois partir, je vous l’ai dit. ( regardant des livres) Vous les avez  tous lus?

Gabriele : Hé bien , oui plus ou moins.

Antonietta : Ah ! voilà « les quatre mousquetaires » ceux du concours de la radio…

Gabriele : Ceux-là à vrai dire , ne sont que « trois ». Disons que c’est l’original. Vous voulez le lire?

Antonietta : Hein ! Ca me plairait. Mais je ne peux pas. Qui sait le temps que j’y mettrais, merci.

Gabriele : Je n’en ai pas besoin, vous voyez ? Je l’avais mis avec ceux que je ne…Je vous en prie prenez-le !

 

 

UNE JOURNEE PARTICULIERE…

 

 

 

Retrace la rencontre singulière d’une mère de famille nombreuse avec un présentateur de radio mis au banc de la société.

Au milieu du vacarme et de la terreur fasciste, ces deux êtres oppressés vont s’inventer un îlot de tendresse et d’espérance. Ils vont combattre par l’intelligence du cœur, la bêtise aveugle et violente d’une société qui bascule dans l’enfer.

Deux êtres humains que tout sépare vont vaincre leurs a priori ; s’apprivoiser et élever en un jour un rempart de résistance à la barbarie par le respect et la tolérance.

Un homme et une femme, de société et culture différentes, vont s’aimer. Mais pas exactement de la manière dont on pourrait imaginer. Un problème ou plus précisément un état d’être, les empêchera de vivre un bel amour.

 

Antonietta : Bon, maintenant , je me sauve…J’ai quelque chose sur le feu. Et …Enchantée d’avoir fait votre connaissance .

Gabriele : Je m’appelle Gaoioibriele.

Antonietta : Ah oui, on ne s’est même pas présentés.. enchantée…Antonietta Tiberi.

Gabriele : Antonietta…C’est un beau nom !

 

 

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Le texte fait aussi écho à l’Italie des années septante, voire celles d’aujourd’hui.

Ce qui est étonnant , c’est le fait qu’un homme et une femme que tout sépare – hormis leur isolement et leur marginalisation par la société – ouvrent une brève parenthèse dans la bêtise ambiante. 

 

 

Speaker (radiodiffusion italienne) : …Toutes les stations de l’E I A R , en liaison avec les stations du Reich et avec la nouvelle station de Addis Abbeba, transmettent aujourd’hui le reportage radiophonique du défilé militaire en l’honneur du Führer…

 

 

UNE JOURNEE PARTICULIERE

 

Corinne Touzet : Antonietta

Jérôme Anger : Gabriele

 

Antonietta : Vous vous occupez de quoi ? Vous êtes employé ?

Gabriele : Je suis présentateur à la radio.

Antonietta : A la radio ?

Gabriele : Pour le moment , je suis en disponibilité. Ils doivent éclaircir certaines questions. Ca vous va bien cette boucle sur le front.

 

Un mélodrame pris à contrepied avec une « pitoyable »ménagère en bas filés et savates, humiliée, aliénée, ignorante , soumise à son mari et qui va prendre conscience de son identité et de ses droits. Un journaliste rêveur, solitaire, exclu lui aussi pour différentes raisons que vous découvrirez en voyant la pièce, à la démarche légèrement chaloupée qui mime la rumba et s’enivre d’un tour de trottinette.

Deux êtres de chair et d’os aux mots maladroits, drôles parfois mais sincères.

 

La concierge : Il vaut mieux être seule que mal accompagnée. Celui qui est là-bas…Moi , j’en sais rien, ma foi , mais il me fait l’effet de ces gens qu’il vaut mieux perdre que trouver.

Antonietta : Ah le…Monsieur d’en face… Oui vu que…quand Rosmunda m’a échappée…lui gentiment…

La concierge : Hé bien…Je m’en mêle pas , je veux rien savoir…je sais pas ni qui il est , ni qui il est pas…je sais seulement que c’est un rigolo…un mal luné…un mauvais sujet. En somme pour parler clair , moi, je lui plais pas et lui il me plaît pas…

 

Durant presque toute la pièce, un clair-obscur qui symbolise la grisaille de l’époque. Une peinture étonnante de l’Italie du milieu des années trente. L’autopsie d’un fascisme ordinaire.

 

Le speaker de la radio : Le visage du Führer semble ému devant ce spectacle où palpite toute l’histoire de Rome , comme si dans la même tribune étaient présents les Césars et les Consuls qui apportèrent au monde la force et la justice de Rome.

 

Lorsque commence la pièce, on se trouve dans la maison d’Antonietta avec le linge fraîchement lavé qui pend en quantité sur les cordes à linge.

Un coup de lumière et l’on se trouve alors dans la chambre de Gabriele où pend beaucoup moins de linge.

 

Antonietta : Maintenant, je suis heureuse…je suis là et je parle…et tu es là qui m’écoutes…et je sens que…que pour toi j’ai du respect.

Gabriele : Je suis moi, ne signifie pas ne pas pouvoir faire l’amour avec une femme, c’est différent ! C’était beau…Mais ça ne change rien…Te rencontrer, te  connaître , te parler , être avec toi toute la journée…particulièrement aujourd’hui…cela a été très important pour moi.

 

L’une des séquences est axée sur le rapport physique entre Antonietta et Gabriele, jouée , réalisée et présentée avec pudeur et délicatesse.

 

Voix du reporter radio : Pendant que les troupes parcourent l’itinéraire prévu, la foule appelle le Duce pour lui renouveler son délirant tribut de dévotion et de foi. Après Dieu , c’est lui qui vient : Dieu nous donne le pain, c’est lui qui le défend » , tel est le sentiment de tout le peuple…

 

 Une pièce  à voir ! 

 

 

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Les acteurs :

 

Corinne Touzet ( Antonietta)

 

Jérôme Anger ( Gabriele)

 

Yannis Baraban ( Emanuele le mari d’Antonietta)

 

Huguette Clery ( la concierge)

 

Assistant à la mise en scène : Natacha Garange

Images : Léonard

Lumières : Marie-Hélène Pinon

Son : Michel Winogradoff

Costumes : Chouchane Tcherpachian

 

UNE JOURNEE PARTICULIERE

Jusqu’au  23/11/14

 

Un huis-clos sensuel et porteur d’émotions !

Une pièce passionnante et terriblement vivante.

 

 

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CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

 

Bld du Souverain  183  1160  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 660 03 03

 

Emanuele : Une journée comme celle-là, ça se fête !Et si le septième arrive…( il veut lui faire un nouvel enfant)

Antonietta : Non, pas ce soir…

Emanuele : Toi, dépêche-toi de venir au lit…et puis on en reparle !

 

Suite et fin au théâtre !

 

 

 

DU COTE DU CINE… D’AVANT- HIER

 

Demain jeudi à la Cinemathèque- 15 h , un tout grand film de Claude Lelouch sorti sur nos écrans en 1984 :  « VIVA LA VIE »

 

Syno rapide : Un important industrie l(Michel Piccoli) et une actrice de renom(Charlotte Rampling)  n’ont à première vue rien en commun, pourtant ils vont disparaître  le même jour au même moment dans des circonstances mystérieuses…

 

 

 

 

 

Demain jeudi à Flagey – 17h30 le film dont on a beaucoup  parlé  en son temps : « SOUS LE SOLEIL DE SATAN » de Maurice Pialat.

 

Une adaptation austère du premier roman de Bernanos, avec un imposant Gérard Depardieu (bientôt à Flagey en fin du mois de novembre)

 

Syno rapide : Dans un petit village du nord de la France, l’abbé Menou-Segrais(Pialat) accueille au sein de sa paroisse le jeune abbé Donissan(Depardieu.)Rongé par le doute de sa vo, ayant recours aux mortifications, Donissan éprouve de grosses difficultés à assurer ses fonctions  de culte quotidiennes…

 

 

 

 

 

DU COTE DU CINE D’AUJOURD’HUI

 

Le film de Jean-Pierre Améris « MARIE HEURTIN »,   l’histoire d’une jeune fille sourde  et aveugle. Une histoire inspirée de faits réels qui se sont déroulés en France à la fin du 19 ème siècle..

Avec Isabelle Carré et Ariane Rivoir .

 

 

 


 

Amis du blog, merci  de votre attention , merci pour vos compliments et votre fidélité.

On se retrouve demain avec une grande pièce suédoise.

Notre  moment de séparation :  ce soir à la télé , «  La Deux RTBF » , le magazine de cinéma présenté et animé par Cathy Immelen.

C’est toujours intéressant. A 22h55.

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SONATE D’AUTOMNE / INGMAR BERGMAN (WOLUBILIS)+ deux films.

 

Le film d’Ingmar Bergman n’a rien perdu de sa beauté, ni le  texte de son éclat! C’est incontestablement l’un des plus célèbres  de ses films.

 

 

 On ne peut s’empêcher  de penser et retrouver  les images du film  franco-germano-suédois réalisé par Ingmar Bergman en 1977 avec deux immenses actrices : Ingrid Bergman et Liv Ullmann.

 

 

 SONATE D’AUTOMNE AU THEATRE /INGMAR  BERGMAN

Une variation merveilleuse, tendue, douloureuse entre une mère et sa fille.Encore faut-il deux comédiennes capables d’interpréter ces personnages. C’est remarquablement le cas de Françoise Fabian, lumineuse  et Rachida Brakni, intense. Elles sont  admirables.

 


 

Merveilleuse idée du Wolubilis d’inclure dans sa programmation cette pièce, pour deux soirs seulement !

 

RESUME

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 Marie-Louise Bischofberger (metteuse en scène) : Charlotte est en visite chez sa fille Eva qu’elle n’a plus vue depuis sept ans.

Charlotte , pianiste célèbre , femme libre qui a vécu sa vie comme elle l’entendait , sans se soucier de sa famille.

Eva , l’épouse de Viktor , une femme meurtrie par la vie et qui a recueilli chez elle sa jeune sœur Hélène, handicapée.

L’une est  aussi flamboyante  que l’autre est terne.

C’est l’heure des retrouvailles !

En l’espace d’une nuit, les souvenirs vont remonter, les accusations déferler et les passions lentement se libérer jusqu’au paroxysme.

Mère et fille vont s’affronter dans leur quête d’identité, la culpabilité dont elles tentent de s’affranchir, et leur besoin jamais assouvi de reconnaissance et d’amour.

 

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L’AUTEUR

 

Ingmar Bergman : Une mère et une fille, quel effroyable amalgame de sentiments, de confusion, de destruction.

Tout est possible, tout se passe au nom de l’amour.

Il faut que les infirmités de la fille soient transmises à la fille, que la fille paye les déceptions de la mère , que le malheur de la mère soit le malheur de sa fille. Comme si le cordon ombilical n’avait jamais été coupé. Un enfant est toujours sans défense, il ne comprend pas.

Un enfant ne peut pas comprendre, il ne sait pas , personne ne dit rien , il connaît l’humiliation , la distance , le mur infranchissable.

L’enfant, personne ne répond, personne ne vient , tu ne saisis pas ?

 

SONATE D’AUTOMNE, UN CHEF D’ŒUVRE   !

 

Marie-Louise Bischofberger(metteuse en scène) : Ingmar Bergman  , avec la précision et la cruauté d’un scalpel , met à nu l’intensité de cette relation : les attentes, les intransigeances, les espoirs, les désillusions , les confusions de rôle et l’antinomie  inévitable que cet amour comporte né dans l’exclusivité, il doit s’ouvrir à l’intrusion du monde extérieur, s’adapter aux personnalités si différentes.

Eva, la fille, voit sa mère comme un monstre , plus artiste , plus enfant , plus séductrice que mère, incapable d’aimer, et l’accuse de lui avoir transmis ce handicap comme si elle avait hérité d’un gène.

Charlotte, la mère , voit sa fille comme un gouffre exigeant sans fin : « Je voyais que tu m’aimais , je voulais t’aimer aussi, mais j’étais effrayée par tes exigences ».

 

Eva réserve à sa mère un amour d’une dimension presqu’amoureuse. Toujours et encore à la recherche de reconnaissance , elle s’aventure sur un terrain qui réveillera instantanément leur rivalité : la pratique du piano et plus précisément «   La sonate d’automne » de Chopin,(prélude pour piano n° 2 en A mineur op 28/2)

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 MISE EN SCENE ET SCENOGRAPHIE

 

Marie-Louise Bischofberger : J’ai voulu obtenir une proximité qui fait oublier le cadre du théâtre et nous ramène les visages des personnages au premier plan.

J’ai voulu présenter cette pièce dans un espace aéré, presque vide. Faire exister ces vingt-quatre heures endurées par les personnages et le terrain de bataille, la sonate de Chopin, à travers la focalisation sur l’interprétation musicale de cette sonate même , aiguiser l’oreille, moins que de la voir jouer, est un point de départ.

Avec mon équipe, nous avons voulu également nous éloigner d’une représentation « postbergmanienne ».

 

« SONATE D’AUTOMNE »  est concentrée sur les trois personnages : la mère, la fille, le mari, qui peuvent s’exprimer à travers les mots.

Et nous avons choisi de faire exister le quatrième personnage , la sœur handicapée , plus comme enjeu que physiquement.

 


 

 Le plateau du Wolubilis est quasiment vide : un divan-lit sur la droite , un fauteuil sur la gauche , une table en fond de scène.

Des lumières bien tamisées et jamais violentes.

Et bien sûr, la musique de Chopin  !

 

HOMMAGE AUX ACTEURS

 

«Le théâtre est porté par les comédiens. Metteurs en scène et décorateurs peuvent faire tout ce qu’ils veulent, il peuvent même par leur activité, se saboter eux-mêmes, saboter les comédiens et les auteurs. Quand les comédiens sont solides, ce sont quand même eux qui font que le théâtre existe ! »(Ingmar Bergman)

 

SONATE D’AUTOMNE

Un grand spectacle qui mérite tous nos applaudissements : la pièce, la mise en scène, la scénographie et  les comédiens .

Coup de chapeau  à Françoise Fabian, une comédienne tout à fait remarquable. J’ai suivi de près sa longue carrière tant au cinéma qu’au théâtre . J’ai toujours été séduit par la femme et par l’actrice  Je l’ai souvent rencontrée  tant dans les théâtres,  les studios que chez elle.  Des entretiens passionnants, d’une grande intelligence. Françoise a toujours dégagé un charme, un sourire  une gentillesse. Un bonheur réel de l’avoir revue hier soir au Wolubilis.

Coup de chapeau à  Rachida Brakni . Une très grande comédienne que je voyais pour la première fois.

Elle est entrée  en profondeur dans son personnage avec énergie, vigueur et d’une totale vérité. Elle nous saisit dès son premier mouvement  en scène, sa voix mais surtout ses yeux pénétrants , ses regards. Elle est émouvante. Elle ne joue pas , elle EST ! J’espère la retrouver un jour prochain  ur une scène de théâtre.

Ce spectacle ? Une magnifique partition de femmes intemporelles et toujours actuelles , interprétées – et je le répète encore avec joie – par deux actrices brillantes de finesse et de subtilité.

 

SONATE D’AUTOMNE /INGMAR BERGMAN

 

Adaptation : M.Deshaires

Décors/costumes : B.Michel

Lumière : B.Couderc

Son : B.Vallery

Mise en scène : Marie-Louise Bischofberger

 Les acteurs :

Françoise Fabian(Charlotte)

Rachida Brakni ( Eva)

Eric Caruso (Victor)

 

SONATE D’AUTOMNE

 19 et 20/11/14

 

THEATRE WOLUBILIS

Cours Paul-Henri Spaak – 1200  Woluwe Saint-Lambert

Infos Réservation : 02 / 761 60 30

 

 

 

DU COTE DU NOUVEAU CINE

 

Un film inattendu: MADEMOISELLE JULIE , réalisé par Liv Ullmann , qui fut l’une des interprètes préférées d’Ingmar Bergman.

La voici réalisatrice d’une magnifique histoire adaptée de la pièce  du grand auteur suédois August Strindberg, avec dans le rôle de Julie : Jessica Chastain…

Syno : Tandis que tout le monde  célèbre la nuit des feux de la Saint-Jean , Mademoiselle Julie et John, le valet de chambre de son père , se charment , se jaugent et se manipulent sous les yeux de Kathleen, la cuisinière du baron et jeune fiancée de John…

Je pense que tout le monde connaît la superbe pièce de théâtre .

Intéressant d’en découvrir les images sur grand écran. Je vous en reparlerai.

 

 

 

DU COTE DU CINE …D’HIER

 

«  MILLION DOLLAR BABY » un film de et avec Clint Eastwood

 

Syno : Autefois entraîneur réputé de boxe , Frankie dirige une petite salle de boxe régionale avec son meilleur ami , un ancien boxeur nommé Scrap.

Leur quotidien va être bouleversé par l’arrivée d’une jeune boxeuse appelée Maggie Fitzgerald  déterminée mais maladroite.

Ce rôle est joué magistralement par Hilary Swank.

Le film est sorti en 2005.

Mais je suis convaincu que vous l’avez vu ce film, projeté ce soir à 20h45 sur France 3.

 

 

Merci de votre attention et votre fidélité.

Notre moment de séparation  pour vous annoncer  trois superbes arrivées à Bruxelles : Alice  au Parc, Musset au Varia et Tchekhov aussi au Varia.

Je vous en parlerai dès demain…

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

LES FILLES AUX MAINS JAUNES(THEATRE LE PUBLIC) + ALFRED MACHIN(FILM) ET CAMILLA TILLING(SOPRANO)

 

« Les filles aux mains jaunes » évoquent une période  historique qui couvre toute la période de la 1ère guerre mondiale.

Les  quatre femmes sont l’éventail des émotions par lequel  nous font vivre leurs destins particuliers, bouleversés par la Grande Histoire.

 

 

 

 

 

1914-2014 : une plongée dans la grande Histoire. Pas celle des tranchées, ni celle des poilus, mais celle des petites abeilles courageuses de l’arrière.

 

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Joëlle Cattino (metteuse en scène) : C’est l’histoire simple des femmes ouvrières qui fabriquent des obus à en avoir «  les mains jaunes » 

Dans l’usine, Jeanne, Rose, Julie et Louise découvrent tout à la fois : la liberté de  corps , de paroles, d’esprit , les conditions inhumaines de travail, la solidarité , la résistance. Elles vont vivres là  jusqu’à la fin de la guerre , quelque chose qui ressemble à un début d’émancipation.

 

«  Si les femmes s’arrêtaient de travailler  pendant 20 minutes,  les Alliés perdraient la guerre ».

 

A l’heure du centenaire de la Grande Guerre, ce spectacle dirige la lumière sur un pan d’Histoire oublié des célébrations et redonne à toutes ces ouvrières une place sur le devant de la scène.

 

 

LES FILLES AUX MAINS JAUNES

 

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Michel Bellier (l’auteur) :L’idée de cette pièce  est venue de la conjonction de deux centres d’intérêt.

J’ai toujours été passionné par l’histoire de la Première Guerre Mondiale. E je me suis toujours intéressé à la condition féminine.

La première Guerre mondiale a  été le creuset de multiples bouleversements, politiques , culturels et sociétaux.

C’est à cette période-là que le féminisme se conscientise, se structure. C’est véritablement pendant ces quatre ans de guerre que la présence des femmes est devenue visible dans l’espace public et que nos sociétés occidentales ont bien été obligés d’accepter le fait qu’elles étaient indispensables à la vie de toute société , autrement que par la maternité.

J’ajouterai que dans ce domaine de la fiction, peu de choses ont été écrites sur ce sujet…

 

Et c’est ainsi que Michel Bellier s’est mis à écrire cette pièce  dramatique,  qui est en quelque sorte un hommage à la femme durant cette Première Guerre Mondiale .Je crois pouvoir dire que beaucoup avait  perdu de vue cette guerre-là !


 

 

 

Michel Bellier (l’auteur) : L’histoire des femmes a toujours été masquée par de nombreuses zones d’ombre.

J’ai eu envie de mettre en lumière l’histoire de ces ouvrières dont on n’a jamais beaucoup parlé.

J’ai voulu montrer quels acquis féminins d’aujourd’hui se sont gagnés par de longues luttes. Que jamais rien n’a coulé de source.

Qu’être citoyenne, pouvoir disposer de son corps comme on l’entend n’a pas tout le temps été une évidence. Et que cette conscience se développe au moment de cette grande boucherie, au moment où commence véritablement le XXeme siècle.

J’avais envie d’évoquer tout ça à travers une fable. Pour mettre en regard cette période du XXe siècle avec les tentatives réactionnaires d’aujourd’hui de remettre en question ces acquis.

 

 

QUATUOR FEMININ FRANCO BELGE

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Anne Sylvain, Valérie Bauchau , Céline Delbecq , Blanche Van Hyfte.

 

Quatuor à qui l’on apporte la musique de Jean-Philippe Feiss, le violoncelliste. Une musique discrète qui établi une espèce de lien entre elle et les quatre voix féminines. C’est très beau.

 

Joëlle Cattino, la metteuse en scène, comédienne également ,  a été à la recherche d’une écriture scénique mêlant formes et styles , pièces contemporaines et adaptations de textes non théâtraux.

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Joëlle Cattino(metteuse en scène ) : J’ai voulu privilégier le texte et le jeu de l’acteur. C’est autour de son action que s’élabore l’espace théâtral. J’ai voulu une scénographie épurée, graphique, renforçant l’expressivité des corps.

L’usine que l’on découvre, omniprésente, naît de la rencontre géométrique de lignes et de plans , de l’opposition entre ombre et lumière, Jean-Luc Martinez , mon scénographe et éclairagiste , a découpé  comme au scalpel l’univers violent dans lequel évoluent ces quatre femmes. Il se dégage de cet univers une esthétique tourmentée, miroir de l’époque où se déroule l’action de la pièce.

 

Joëlle : J’ai fait appel au  mélange des arts. Ici, la composition musicale participe à l’énergie de la scène.

 

(Le violoncelliste se trouve sur le plateau géométrique, voisin avec les quatre femmes)

 

Joëlle : Il s’agit vraiment d’une création musicale intrinsèque, nécessaire et originale.  Dans cette relation étroite entre le théâtre et la musique, le but recherché est la création d’un mode de narration actuel qui allie assonances et dissonances. Le mélange de l’intime des voix, des résonances musicales, des ambiances sonores, propose en fait un conflit sensible. Conflit au travers duquel s’expriment les choix de théâtralité de la parole. Mon idée étant de rester au plus près d’un théâtre populaire, suscité par l’esprit du texte.

 

Une  mise en scène très soignée, très recherchée , très précise, très intelligente.

 

 

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Quatre comédiennes talentueuses, énergiques, qui se donnent à  fond dans l’interprétation du texte, des mouvements resserrés,  des plans fixes.

Elles nous racontent – à nous le public – comment  se comportait  la vie de ces femmes des années de la Grande Guerre. Elles lisent par exemple des articles publiés dans la presse  comme le journal  « Le petit parisien » . A d’autres moments,  elles  font état de leur personnage et dialoguent entre elles ou encore, elles  prennent la place de ces quatre femmes et nous sommes alors en pleine guerre, avec une certaine violence et quelques rires qui viennent s’intégrer dans le malheur  de ces femmes.

 

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 LES FILLES AUX MAINS JAUNES / MICHEL BELLIER

 

Scénographie et lumière : Jean-Luc Martinez

Costumes : Camille Levasseur

Régisseurs : Louis-Philippe Duquesne et Simon Plume

Stagiaire régie : Christophe Trabal

 

Mise en scène : Joëlle Cattino

 

 

LES FILLES AUX MAINS JAUNES

Jusqu’au 13/12/2014

 

THEATRE LE PUBLIC

 

Rue Braemt 64-70  1210  Bruxelles

Infos Réservations : 0800 / 944 44


 

 

 

AUTRES LIEUX/AUTRES THEATRES

 

Trois pièces se jouent en ce moment à Louvain-la-Neuve :

 

LES PATISSIERES  de Jean-Marie Piemme

 

«  Celui qui s’imagine que la pâtisserie n’est qu’une affaire de ventre, c’est tout simplement un crétin. »

 

L’ECOLE EST FINIE  de Jean-Pierre Dopagne

 

De la maternelle avec ses crayons  de couleurs et ses chansons , à l’université , en passant par la désillusion de l’école primaire , Caroline , 22 ans , future professeure , se raconte…

 

CABARET DU BOUT DE LA NUIT  de Axel De Booseré et Maggy Jacot.

 

1914-2014 : un siècle ! C’est la Belle Epoque. On y croise Chaplin, Freud, Einstein , Coco Chanel , Ravel , Picasso, Méliès…

 

Ces trois spectacles sont publiés sur ce blog des «  Feux de la rampe »  .Vous connaissez bien le mode d’emploi : Il vous suffit de cliquer dans la colonne  de droite  sur «  rechercher » en indiquant bien entendu  le titre du spectacle. Vous retrouverez  toutes les informations sur ces trois pièces, totalement différentes l’une de l’autre :

 

« Les pâtissières » jusqu’au 21/11/14 (Théâtre Jean Vilar)

 

« L’école est finie » jusqu’au 26/11/14(Théâtre Blocry)

 

« Cabaret du bout de  la nuit » jusqu’au 22/11/14 (Aula Magna)

 

Si ma publication est toute récente, vous trouverez ma chronique  ici sur la droite dans la longue colonne.

 

 

DU COTE DU CINE…D’AVANT-HIER

 

 

Ce soir  à la Cinémathèque : projection du film tourné en 1914 par Alfred Machin : «  MAUDITE SOIT LA GUERRE » , récemment restauré par la Cinémathèque royale.

 

Un chef d’œuvre !  Une histoire forte ! Un style magnifiquement étudié et par moments intimiste .  Des couleurs émouvantes.     Un véritable document !

Un drame de la guerre où l’amour et l’amitié se voient déchirés par le conflit. Un plaidoyer manifeste contre la violence des armes .Une histoire d’amour poignante et impossible.

A croire qu’Alfred Machin, le réalisateur belge du film  (1877/1929)  avait pressenti l’arrivée de la Grande Guerre !

 

Un ciné-concert  unique dans le cadre des commémorations de la Guerre 14/18

Le film sera accompagné par une nouvelle partition musicale d’Olga Neuwirth interprétée par l’ensemble 2e2m.

 

Alfred Machin a tourné  de nombreux films toujours de courte durée . J’aurais aimé vous faire voir un extrait du film  « Maudite soit la guerre ».  mais hélas , aucune video disponible.

Je vous propose un autre film de Machin « Le moulin maudit » réalisé en  1911  qui vous donnera  déjà  une opinion sur  le travail  de Machin.

 

20h ce soir à Bozar/Cinematek.

 

 

 

Amis du blog, merci de votre attention et votre fidélité.

Nouveau rendez-vous tout bientôt.

 

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Notre moment de séparation : Avec la soprano suédoise Camilla Tilling dans un programme qui fait la part belle à la musique de Bach , père et fils.

Avec le «  Berliner Barock Solisten » connu comme l’un des meilleurs orchestres du monde !

 

Ce soir à 20h  à Bozar  (Palais des Beaux-Arts)

 

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE SOCIETE DE SERVICES (WOLUBILIS ) + Nara NoÏan, Nathalie Loriers, « Respire »(film)

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 J’ai vu ce spectacle hier soir. Extrêmement intéressant !

Remarquablement imaginé, conçu et réalisé par Françoise Bloch.

Que ce soit pour une pseudo-enquête ou un service après-vente , on a déjà tous été confrontés à un call-centrer où une voix , généralement jeune, nous égrène un baratin que l’on ne comprend pas.

Je viens encore de vivre ce charabia il y a deux jours concernant l’informatique !

Françoise Bloch , passionnée par le thème de l’homme et son travail, décortique le milieu du télémarketing avec ce qu’il faut de mordant et de justesse féroce. Et elle n’a pas peur des mots ni de certaines révélations.

 

 

 

 

 

Françoise Bloch : Une société de services s’attache de façon générale à confronter l’être humain avec un système. Il est vrai que cette confrontation est un des objets de prédilection des films documentaires. J’aime les films documentaires. J’en vois beaucoup. La façon dont certains documentaristes organisent le sens ou la « narration «  pose , de mon point de vue , de vraies bonnes questions au théâtre.

Le matériel documentaire est donc à la fois une ressource pour le texte du spectacle  et une source de questions quant aux possibilités de sa transposition  théâtrale.

 

 

 

 

 

-Comment porter ce type de sujet à la scène ?

 

Françoise Bloch : La façon dont se fabriquent mes spectacles ne vise pas à produire un récit mais plutôt à construire un « paysage » , un portrait à partir d’une multitude de situations, de tableaux courts liés entre eux par la video et le son. La forme générale est celle du collage.

La video y a une part importante : elle fonctionne comme un contrepoint , un commentaire , un point de vue plutôt que comme un décor ou une ambiance. Elle intervient de manière importante dans la production de sens , elle le détourne  l’oriente.

L’écriture et la mise en scène jouent plus du contraste que de l’amplification , toutes deux  organisent des fragments » de façon la plus ludique possible .

J’ai voulu mon spectacle léger, ludique et j’espère  y avoir réussi !

 

Totalement d’accord avec la réalisatrice. C’est porteur ! Ca renseigne ! Ca fait comprendre beaucoup de choses  qui sont une brûlante actualité   !

 

Un spectacle hors-normes ! Intelligent ! Indispensable.

 

En scène , quatre comédiens :  Agathe Bouvet , David Daubresse, Pierrick De Luca et Aude  Ruyter.

Excellent travail de maîtriser de la sorte un texte qui n’est pas spécialement celui du théâtre. Et ils le font très bien tous les quatre.

 

Françoise Bloch, qui n’en est pas à sa première expérience, termine sa « pièce » en projetant un extrait du film de  Chaplin «  Les temps modernes » .Un excellent lien avec le spectacle.

 

 

 

 

 

« Une société de services », production  » Zoo Théâtre ».

 

PROCHAIN SPECTACLE DU WOLUBILIS

 

Nathalie Loriers, pianiste , vedette du jazz belge.

 

Dès les premières notes , la rencontre  avec l’artiste  est évidente, enjouée . Un bonheur de suivre son parcours.

Concert ce 15 novembre 2014 à 20h30 au Wolubilis

 

 

 

 

 

 

Amis  du blog , merci de votre attention et de votre fidélité.

On se retrouve dans les heures à venir  avec une autre pièce , elle aussi tout particulièrement intéressante.

Notre moment de séparation :Tout d’abord , une chanteuse qui se produit à partir de  ce soir au Café-Théâtre La Samaritaine : Nara Noïan.

 

Nora Noïan : C’est avec ce noble sentiment qu’est l’Amour que j’ai composé l’opus n° R.

O l’amour ! L’incontournable acteur de nos vies.

Amoureusement vôtre.

A la Samaritaine jusqu’au 5/11/2024

 

 


 

 

Je vous propose  aussi le travail d’une jeune femme avec un court extrait de son deuxième long métrage : Mélanie Laurent : « RESPIRE », question de se faire une opinion.

 

Syno raccourci : Charlie, une jeune fille de 17 ans. L’âge des potes, des émois, des convictions , des passions.

Sarah, c’est la nouvelle, belle, culottée, un tempérament qui choisit dans l’immédiat Charlie …

Suite à l’écran.

 

A tout  bientôt.