ENFER (THEATRE DE LA TOISON D’OR) + Arletty , Gabin, Al Pacino…

ENFER

 

J’étais au Purgatoire, pas très sage peut-être…J’ai donc été jeté en ENFER.

Et ma parole,  j’y suis très bien, entouré de personnages étranges…

 

 

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 ENFER  / T.T.O./ DOMINIQUE BREDA

 

 

Propos d’une comédienne, dont j’ignore le nom, décrit le travail de l’auteur :  « L’humour de Dominique  est assez cynique et absurde. Car si son écriture est réaliste, il pousse toujours ses concepts ou les situations tellement loin que cela en devient drôle et absurde.

La mise en scène joue aussi un rôle primordial dans le ressort comique de ses pièces, avec une grande importance laissée aux silences. Qu’en pensez-vous ? »

 

 

Je n’ai aucune réponse à formuler, ayant vu le spectacle dans de très mauvaises conditions, placé au dernier rang avec tout autour de moi des rires énormes et sonores qui fusaient  sur ma gauche et sur ma droite, j’avais un couple (Elle était très sexy), qui n’arrêtait pas  de se frôler, vous comprenez ce que je veux dire.

Je pense que je me trouvais effectivement dans le secteur  « ENFER »

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Je peux tout de même vous dire qu’avec un humour grave et grinçant , Dominique Bréda a fait , pour ENFER , l’analyse de la bêtise humaine, avec comme fil rouge pour sa recherche cette question : «  Qu’est-ce que c’est l’enfer pour un être humain ? »

 

Cette pièce s’inscrit avec bonheur dans la continuité de  « Purgatoire »

 

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L’AUTEUR

 

 

Dominique Bréda :  En fait , à l’origine de cette pièce , je voulais raconter l’histoire d’un défunt qui se retrouve au purgatoire et qui est confronté aux lourdeurs administratives de cette «  institution » censée dispatcher les âmes vers le paradis ou l’enfer.

Mais au final, « Purgatoire » est devenu un ensemble  d’histoires courtes se déroulant dans le monde des vivants.

Fervent athée, je suis parti du principe que , si le purgatoire existe , il se situe pendant l’existence. De même pour le paradis et l’enfer. D’où l’idée d’en faire une trilogie.

Le but ultime de ce spectacle, c’est de s’autoriser à rire de ce qui  nous fait mal , de ce qui nous fait peur , de ce qui nous détruit , de ce qui nous dégoûte , et de tout ce qui nous rend la vie plus ou moins insupportable.

Se rire du malheur au moins autant que le malheur se rit de nous.

 

 

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LES ACTEURS

 

 

Cinq comédiens défendent cette pièce  avec talent. Ils ont du reste l’habitude de travailler souvent dans ce « Palais du Rire » qu’est le T.T.O : Jean-François Breuer , Catherine Decrolier, Thomas Demarez , Julie Duroisin et Amélie Saye.

Ils nous font mourir de rire tous les cinq !

 

 « L’enfer veut se moquer de nous ? Nous survivrons en nous moquant de l’Enfer !!! »

 

Ecriture et mise en Scène : Dominique Bréda

Assistanat : Bertrand Daine

Création des lumières : Thomas Demarez

Régie tournées : Juan José Borrego

 

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T.T.O.THEATRE DE LA TOISON D’OR

 

Jusqu’au 18/10/14

 

Galerie de la Toison d’Or  396 – 1050  Bruxelles

 

Infos Réservations : 02 / 510 0 510

 

«  Faut rigoler… »

 

 

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 DU COTE CINE… D’AVANT…

 

 

75 ans après sa sortie sur nos écrans, revoici le célèbre film de Marcel Carné, l’un des plus grands cinéastes du cinéma français du 20 e siècle : « LE JOUR SE LEVE »  , complètement restauré, où l’on retrouve des monstres sacrés des années 40, 50, 60 : Jean Gabin , Jules Berry, Bernard Blier et l’irrésistible comédienne que nous avons tous adorés : ARLETTY.

 

 

 

 


Une séquence avait été coupée lors  des projections en 1939 : celle où Arletty  dévoile ses seins.

Eh bien  cette scène est récupérée et vous pourrez en profiter à partir de ce premier octobre au studio 5 de Flagey.

 

 

EST-CE QUE J’AI UNE GUEULE D’ATMOSPHERE ? (HOTEL DU NORD)

 

 

Revoir Arletty, c’est un vrai bonheur t je vous dis cela en connaissance de cause, l’ayant rencontrée chez elle , quelques mois avant son malheur de devenir aveugle.

Je l’ai interviewée pour mes émissions RTBF . J’ai passé  deux heures merveilleuses en sa compagnie.  Emouvante et drôle,  attachante, d’une tendresse énorme,  d’un rire que nous avons souvent vu dans ses films.

Je n’oublierai jamais cette rencontre, elle est gravée sur mon disque dur.

 

Je vous  rappelle l’histoire de ce film  en deux mots :« Un ouvrier se souvient des circonstances qui l’on conduit à assassiner l’amant de sa femme. »

La suite à l’écran, le bel écran du studio 5 doté d’un son impeccable, ce qui n’est pas toujours le cas.

 

 

 


 

 

 

Amis du blog, je vous laisse dans vos mémoires cinématographiques, pour vous retrouver demain  avec  des petites histoires de la folie ordinaire.

Merci toujours pour votre attention et votre fidélité.

Notre moment de séparation : le film de Barry Levinson : « You Don’t Know Jack » avec Al Pacino et Susan Sarandon.

 

Syno : le combat et la destinée d’un médecin , engagé en faveur du droit à mourir dignement , finalement condamné par la justice américaine , puis libéré sur parole.

 

Sur La Trois RTBF  à  21h05.

 

Avec ce film de Barry Levinson , on découvre un homme qu’on peut qualifier sans exagération de hors commun : Jacob( Jack) Kevorlian, pionnier de l’euthanasie aux USA.

Un film très intéressant.

A tout bientôt !

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA VRAIE VIE (RIDEAU DE BRUXELLES) + ROMY SCHNEIDER,MICHEL PICCOLI ET MARIA CALLAS

 

Ca y est…Enfin …Le Rideau de Bruxelles a fait son entrée définitive dans sa nouvelle Maison de théâtre de la rue Goffart à Ixelles, avec la pièce de Régis Duqué   « La vraie Vie ».

 

Michael Delaunoy , directeur du Rideau de Bruxelles , a  organisé une grande fête pour célébrer l’évènement  d’une   renaissance  d’un théâtre  très honoré , créé en 1943 par Claude Etienne. La pièce de la création : « La Matrone d’Ephèse »  de Georges Sion…

 

La fête se célébrera ce samedi 27 septembre  à partir de 13h30 en  « fanfare » (la fanfare Remork dirigée par Luc Mishalle) dans un parcours ludique. Ca commencera à Flagey  vers 13h30, ensuite  à la place Fernand Cocq , puis  au Parvis de l’Eglise Saint-Boniface , pour aboutir rue Goffart…

Un bon nombre de surprises vous  y attendent  !

Entre autres, un spectacle avec Philippe Vauchel à 16h30… Un concert à 17h45 avec l’Orchestre Tornassenko…

Et tout cela gratuitement !

 

 

 

 

 

 Et à 20h30, ce sera «  LA VRAIE VIE » avec quatre  joyeux comédiens. (soirée payante) 

Une pièce complètement décalée.

 

Michael Delaunoy : Régis Duqué , c’est un peu le Woody Allen du plat pays.La tonalité de ses textes est toujours légère et le plus souvent irrésistible, mais offre des perspectives philosophiques insoupçonnées.

 

 

SYNOPSIS

 

 

Deux voyageurs débarquent dans un coin perdu d’Amérique latine, après des heures de route en bus puis en bateau.

Ils y font la rencontre d’un guide avisé, et d’une voyageuse endurcie.

Malgré la recherche d’authenticité  qui les anime, chacun se retrouve confronté à ses propres questions existentielles.

Quête d’aventure, poursuite du fantasme ou épreuve initiatique ,  nos jeunes occidentaux vont revisiter leur relation aux hommes , à la nature et à eux-mêmes.

 

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Régis Duqué(auteur) : En 2008 , au retour d’un voyage au Costa Rica, je me penche sur dix ans de voyages en Asie et en Amérique latine et sur ce qu’il reste en moi de l’esprit d’aventure , j’entame l’écriture de « LA VRAIE VIE »…

 

Je me trouve au Costa  Rica depuis 24 heures à peine et déjà , je suis plongé au cœur de la forêt. L’endroit s’appelle  Tortuguero et les voyageurs s’y rendent pour observer les tortues qui, en juillet et en aout, viennent rejoindre la plage qui les a vus naître pour y pondre leurs œufs.

 

 

 


 

 

 

Et  les explications de notre guide sur le mode de reproduction des tortues et leur attachement à leur plage sont un moment passionnant si l’on s’intéresse à ces tortues.

 

 

Cette présence des tortues est l’un des longs monologues de la pièce.

 

 

Régis Duqué : Quelques mois plus tard, je couche ces moments-là sur papier avec en tête le projet plutôt vague d’écrire une pièce sur nous , Occidentaux qui nous payons le luxe de parcourir le monde.

Sur ce qui nous pousse à partir – sur notre besoin d’errance – une forme de lassitude de l’Occident peut-être. Et sur ce qui reste en nous de l’esprit d’aventure !

 

Je travaille sur des histoires exotiques d’aventuriers égarés dans la jungle, dans des palais extravagants ou sur la plage.

Ce sont pour moi de véritables souvenirs qui restent présents dans ma mémoire. Des souvenirs fantasmés, amplifiés, mêlés à un imaginaire du voyage construit par des siècles de littérature.

 

 

Un voyageur : C’est drôle, avant, je pensais qu’ailleurs, je serais différent. Et je me rends compte qu’en fait, non, je suis le même partout !

 

 

 

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Trois comédiens pleins d’énergie, rapides, dynamiques, musclés.

Des  dialogues épatants aux phrases courtes  comme des balles de ping pong.

De longs monologues qui viennent s’intercaler dans le déroulement de la pièce, baptisés «  intermèdes » 

Une alternance originale !

 

Régis Duqué : Donc, en septembre 2008,  revenu du Costa Rica, je me suis mis à écrire l’histoire de ces touristes perdus quelque part dans la forêt. Par ailleurs, je travaillais aussi, pour le plaisir, sur des monologues plus épiques, inspirés par les récits d’aventures.

D’un côté, je redoutais de passer deux ans d’écriture avec des types déprimés.

De l’autre, j’avais peur d’écrire quelque chose du peu léger, un simple hommage à mes lectures d’enfance.

Alors, à un moment, j’ai ru l’idée de fondre les deux projets en un. Cette alternance entre les deux types naît donc d’une profonde nécessité dans le processus d’écriture. Lorsque j’en avais assez de l’un, je partais le ressourcer dans l’autre.

Mon espoir est que ces deux parties résonneront entrer elles. Pour moi, cet espace de résonance est un espace  où  le spectateur peut être actif et travailler son propre sens.

 

 

Jérôme Nayer (metteur en scène) : S’il n’y avait pas  eu les intermèdes, je n’aurais peut-être pas monté LA VRAIE VIE.

 

Les intermèdes favorisent une ouverture vers le non réalisme. Ils permettent d’affirmer : «  Nous sommes au théâtre, l’histoire, c’est vous , chers spectateurs, qui vous la racontez vous-mêmes »

 

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Cédric Juliens (le comédien intervieweur) : Comment fonctionne votre collaboration d’auteur à metteur en scène ?

 

Régis Duqué : Je pense que Jérôme et moi  nous avons une culture commune. Il y avait la culture du western sur « Hors-la loi » , il y a cette interrogation sur le voyage , le récit d’aventures , nos envies d’ailleurs dans «  LA VRAIE VIE ».

Je pense aussi qu’on se rejoint aussi sur des questions de formes théâtrales, de jeu, d’humour, de distance. J’aime notamment ce que son travail sur l’adresse au spectateur apporte à mes textes. Et puis Jérôme est quelqu’un qui se préoccupe de faire entendre l’écriture, et ça pour un auteur, c’est précieux.

 

Il y a dans cette pièce, qui paraît anodine et cependant qui dit beaucoup de choses, le problème de vivre ensemble , que l’on ressent dès le début de la pièce  entre les deux hommes et la jeune femme.

 

 Jérôme Nayer( metteur en scène ) : Oui, absolument. .Je repense au film « Into the Wild », l’histoire de ce jeune homme plein d’idéal qui se retire du monde pour vivre une vie authentique loin du bruit et des règles de la civilisation.

C’est aussi  une réflexion  sur l’individualisme. Au fond , le rapport au voyage de l’homme occidental est peut-être l’aboutissement d’un libéralisme débridé : ne plus croire dans « le vivre ensemble » , ne croire qu’en soi-même , vouloir partir seul et loin parce que l’on renonce en fait à vivre ici et ensemble…

J’ajouterai que le théâtre est un lieu idéal pour confronter les représentations intérieures de chacun, et le voyage en lui-même.

Ce qui naît de cette confrontation est théâtral. On montre l’écart entre ces deux réalités et on obtient un décalage.  On raconte et en même temps on montre  que l’on raconte. .Ainsi on obtient une sorte de grande caisse de résonance où les mises en abîme viennent se compléter jusqu’à l’absurde.

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 «  Je voudrais avoir vécu au temps des vrais voyages, quand s’offrait dans toute sa splendeur un spectacle non encore gâché , contaminé et maudit.

Et voici, devant moi, un cercle infranchissable : moins les cultures humaines étaient en mesure de communiquer entre elles , et donc de se corrompre par leur contact , moins aussi leurs émissaires respectifs étaient capables de percevoir la richesse et la signification de cette diversité.

En fin de compte, je suis prisonnier d’une alternative : tantôt voyageur ancien, confronté à un prodigieux spectacle dont tout ou presque lui échappait – pire encore – inspirait raillerie et dégoût ; tantôt voyageur moderne , courant après les vestiges d’une réalité disparue. »

 

(Claude Lévi-Strauss/ « Tristes tropiques » 1955)

 

 

 

LA  VRAIE VIE

 

 

J’ai fait un beau voyage en allant voir ce spectacle. J’ai appris et découvert beaucoup de choses de belle et grande valeur..

J’ai passé un bon moment de théâtre. J’ai bien rit !

J’ai aimé l’interprétation de ces trois comédiens que je connaissais peu.

J’ai aussi apprécié la mise en scène à la fois simple, vivante, mouvementée, trépidante , acrobatique.

Un beau et bon début au départ de la nouvelle saison théâtrale  14/15.

Un bon départ pour inaugurer le vrai lieu du Rideau de Bruxelles.

 

 Avec l’humeur qui le caractérise , Régis  Duqué a assemblé dans LA VRAIE VIE  des archétypes , des manières de parler , des situations et des rêves d’enfants  qui, mis bout à bout construisent une réflexion sur notre société.

 

Michael Delaunoy : Cette pièce est incontestablement le goût de l’aventure et des histoires, et celles des voyageurs que l’on s’apprête à découvrir. Et  c’est plein de rebondissements.

Mais il s’agit d’un voyage à l’intérieur de nous-mêmes auquel nous sommes conviés  aujourd’hui.

 

 

 

LA VRAIE VIE

Jusqu’au 11/10/2014

 

Avec Alexandre Dewez, Janie Folley , Cédric Juliens et Eno Krojanker.

 

Scénographie et costumes : Valérie Perin

Lumières : Guillaume-Toussaint Fromentin

Décor sonore : Roxane Brunet

Assistant stagiaire à la mise en scène : Grégoire Renquin

Assistant stagiaire à la scénographie : Olivier Milis

Régie lumières : Gauthier Minne

Régie son : Eric Ronsse

Habilleuse : Nin Juncker

Stagiaire technique : Elliott Vreven

Diffusion : Habemus Papam

Production : Rideau de Bruxelles en co-réalisation avec le Théâtre  des Chardons.

 

 

Mise en scène : Jérôme Nayer

 

Auteur : Régis Duqué.

 

 

Le texte de la pièce est publié  aux Editions Lansman (en vente au théâtre)

 

 

 

RIDEAU DE BRUXELLES

Rue Goffart  7 A  – 1050  Ixelles-Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 737 16 01

 

 

Jérôme Nayer(metteur en scène) :  Quand je voyage, je suis animé de l’enthousiasme de la découverte. Je veux laisser entrer en moi toutes les couleurs, ambiances, odeurs, sons, regards…que j’aperçois. Je me considère un instant comme un caméscope géant, qui pourrait engranger à l’infini toutes ces matières vivantes, et je fais le vœu de les garder toujours en mémoire, comme une nourriture perpétuelle.

 

Et le spectacle s’achève avec une célèbre chanson  interprétée par le crooner américain , Frank Sinatra, pendant que les quatre comédiens virevoltent d’un coin à l’autre du plateau, faisant de véritables acrobaties.

 


 

 

 

DU COTE DU CINEMA

 

 

Je ne résiste pas à l’envie de  faire le lien avec un extrait d’un film  français des plus célèbres que vous allez  redécouvrir avec plaisir.

 

 

 

 

 

Souvenir merveilleux, non ?

 

Voici un deuxième souvenir …émouvant cette fois…

 

 


 

 

Nous n’oublierons jamais  ce film de Claude Sautet que jouent prodigieusement  Romy Schneider et Michel Piccoli.

Nous n’oublierons jamais  «  La chanson d’Hélène » mise en musique par Philippe Sarde .

 

 

 

 

 

Chaque fois que je réécoute cette chanson, l’émotion m’étrangle.

Et je revois toutes les images du film , une histoire d’amour qui finit en drame à la suite d’un accident  mortel de voiture sur la route.

 

Michel Piccoli  sera à Bruxelles au studio 4 de Flagey  le 10 octobre , à 18h, où il présentera son nouveau film «  Le goût des myrtilles » de Thomas de Thier .

Michel Piccoli , que j’ai  souvent rencontré au théâtre  et dans les studios français, évoquera sa longue carrière…il nous parlera peut-être de Romy. 

 

Amis du blog , je  vous  quitte pour quelques heures.

Merci de votre attention et votre fidélité.

Notre moment de séparation : un extrait de l’opéra de Rossini   » La Cenerentola  » qui se joue et se chante en ce moment  au Théâtre Royal de Liège, la première représentation a été donnée hier soir et sera reprise les 27 et 30 septembre.

Pour vous remettre en mémoire cette magnifique musique , j’ai choisi un enregistrement avec Maria  Callas.

Voilà encore un souvenir dans le parcours de notre vie.

J’espère que cela vous fera plaisir

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AVANT LA NUIT DANS LA VILLE/ LOLA BONFANTI/CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

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 Connaissez-vous cette jeune et jolie femme qui répond au prénom de Lola ?

 

Je l’ai découverte, dans une pièce écrite et montée  par Yves Hunstad et Eva Bonfanti « Café du port », il y a  un peu plus d’un an. Cela se passe dans ce café du port de  Buenos Aires. Lola y est musicienne et chanteuse.

 

Je l’ai retrouvée au Théâtre Saint-Michel dans une autre pièce, toujours écrite, montée  par Yves Hunstad et Eva Bonfanti : «  Voyage ».

Elle est aussi une musicienne d’une grâce infinie.

 

Et  ce soir du 25 septembre  je la revois à la Samaritaine avec ses musiciens, donnant un concert   qui lui est vraiment personnel.  Elle interprète 12 chansons dont elle est l’auteure et la compositrice.

Des chansons courtes  d’une  grande sensualité !

 

Lola : J’ai des envies  de mots, cela compte beaucoup pour moi les mots. J’ai des envies de sons, des envies de sentiments. J’ai toujours aimé écrire, et depuis petite fille j’ai toujours écrit pour moi-même dans des tas  de cahiers : les idées qui me passaient par la tête, des moments de  la vie , des instants de ma vie, des pensées abstraites  mais souvent j’ai écrit le soir ou la nuit quand le jour s’en va.

Avant la nuit, c’est l’heure où tout tourne. C’est  l’heure où l’on se détourne du soleil petit à petit, où la terre tourne le dos au jour aveuglant pour se plonger dans le crépuscule jusqu’à la nuit…C’est l’heure où les yeux voient un peu plus loin que la simple matière, c’est l’heure des sons, l’heure des sens, des connaissances , des pensées , c’est l’heure de raconter.

 

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«  Avant la nuit dans la ville », c’est un moment. C’est comme  le fil rouge qui relie 12 chansons, le point commun de toutes ces scènes qui pourraient se passer simultanément, un soir, dans la ville avant la nuit complète…

Il se dégage une belle poésie chez Lola…

Il se dégage des mots au parfum sensuel…

Une véritable personnalité Lola qui ne ressemble à aucune autre.

Tout son corps,  léger , vibre, vibre , s’exalte, s’enivre,  ses yeux s’ouvrent grandement et laissent passer des regards des plus troublants.  Du punch chez Lola et ses musiciens.

Elle est  trois : une musicienne (contrebassiste incandescente), une chanteuse mais aussi une comédienne et cela  se voit et se sent dans ses interprétations.

Ses chansons  sont d’un style qui lui est également propre.

Elle a l’art  de finir une chanson, elle chante et  brutalement,  elle s’arrête !

Elle est étonnante !

Ses cheveux sont décoiffés, dépeignés,  tout ébouriffés qui lui donnent un petit côté sauvage.

 

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 Après ses projets autour du Tango et du Swing, après Zebra , Lola Bonfanti fait un virage à 180° pour un one-shot  à la Samaritaine . Un punch du tonnerre !

 

 « Avant la nuit dans une ville» , c’est en réalité une soirée spéciale où elle chante en français ses compositions originales , avec une  dream-team de musiciens issus du rock , du jazz et de l’électro.

Sa voix dévoile dans toute son intensité des fragments d’émotions brutes, des morceaux d’existences et d’oubli comme des confidences criées dan la nuit.

Ses quatre musiciens sont éclatants, attachés avec passion à Lola.

Et on les comprend.  Souvent, ils ferment les yeux en jouant , se concentrant totalement dans leur interprétation  musicale

C’est un magnifique spectacle à voir ce vendredi soir et demain samedi, à 20h30 dans ce lieu magique qu’est  le Café Théâtre La Samaritaine, dirigé avec énergie et enthousiasme par Huguette  Van Dyck.

 

AVANT LA NUIT DANS LA VILLE

 


 

 

Chant, compositions et textes : Lola Bonfanti

Basse : Gabriel Govea Ram

Guitares : Clément Nourry et Yvan Rother

Batterie : Alex Rodembourg

 

Régie : Mathieu Robertz

 

(credit/photos : Pïerre Havrenne)

 

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine 16  – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

Je compte sur votre présence ce soir ou demain pour applaudir avec joie et contentement  cette jeune femme  au prénom envoûtant : LOLA !

 

 

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En complément, et exceptionnellement, apparaissent d’autres Lola…

 

 

 


 

 

 

 

La  vraie LOLA, c’est LOLA BONFANTI évidemment !

A te revoir Chère Lola …

Amis du blog, merci de votre attention et de votre fidélité.

Je vous retrouve tout bientôt.

Notre moment de séparation : un court extrait du film dont on parle beaucoup : LES COMBATTANTS   réalisé par  Thomas Cailley.

Syno : Entre ses potes et l’entreprise familiale, l’été d’Arnaud s’annonce tranquille.Tranquille jusqu’à sa rencontre avec Madeleine, aussi belle que cassante, bloc de muscles tendus et de prophéties catastrophiques.Il ne s’attend à rien ; elle se prépare au pire. Jusqu’où la suivre alors qu’elle ne lui a rien demandé ?

Une histoire d’amour !? Une histoire de survie ?  Ou les deux ???

Avec Adèle Haenel, Kevin Azaïs , William Lebghil…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LEURS YEUX (LES RICHES-CLAIRES) + BRIGITTE BARDOT

 

 LA GENESE

 

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 Georges vit sur une île avec sa mère.

Il n’a jamais vu son propre visage, il n’a jamais connu l’amour, et chaque fois qu’il croise le regard d’une femme, il s’évanouit.

 Une idée rarissime de Roxane Lefebvre qui a écrit le texte et mis en scène : Graziella  Boggiano, Violette Pallaro et Jérémie Siska.

 

« Si je me vois , peut-être que je trouverai le fond des yeux et je ne tomberai plus »

 Une idée toute particulière   ! Un ton d’un certain romantisme !

Roxane : J’ai écrit ce texte comme un conte.

Le souvenir de la Gorgone antique. Comme un miroir.

Sous nos yeux, un plateau où tout est événement !

Trois corps : Celui de la mère  celui de Georges et celui de cette jeune femme qu’il va rencontrer.

Trois corps, l’idée et quelques draps de lit.

Laver le linge sale en famille. Pour pouvoir s’en servir !

La peur de voir. D’être vu. De rencontrer l’autre.

L’Autre, toujours craint mais tellement désiré

 

 

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C’est original, inattendu ! On se met à rêver d’autant plus facilement que l’on est plongé dans le noir, quasiment durant tout le spectacle, avec quelques petites lumières qui éclairent ce jeune homme.

On cherche à comprendre «  l’idée ».

 

Roxane : Le rapport entre les hommes et les femmes, voilà un vaste sujet qui ne se démodera jamais.

Leurs yeux sont nés d’une longue digestion  de mon mémoire de Romanes. L’Altérité de Méduse, du monstre à la femme – une étude du personnage de Méduse  dans l’histoire de l’art et de la littérature.

En tant que femme, je me suis étonnée que l’homme prête des attributs si effrayants (chevelure de serpents, regard pétrifiant) à une figure féminine souvent belle et attirante par ailleurs .

J’ai voulu raconter l’histoire d’un homme qui projetterait sa peur sur les femmes, y voyant des gorgones qui ne sont que dans sa propre tête.

En un mot , j’ai voulu montrer la difficulté à aller vers l’autre…

Pourquoi «  Leurs yeux » ?

Roxane : C’est un récit initiatique sur l’épopée intérieure que chacun connaît à sa façon sans doute : devenir adulte, affronter et dépasser la peur qui régit si souvent les relations entre les êtres.

 

J’ai été étonné de cette absence de la lumière…Je n’avais pas saisi l’idée. Cela me paraissait très lent.

Un mot , un pas , un souffle , un corps qui tombe , une ambiance sonore  très feutrée

Puis , à la lueur d’une petite allumette, j’a vu les deux corps – Georges et la jeune femme  aveugle – se rencontrer, se toucher et du coup , j’ai saisi l’histoire… chorégraphiée.

Roxane : Mon expérience dans la danse me conduit vers un théâtre visuel où chaque élément du plateau prend tout son poids , soutenu par un éclairage , très faible, qui rend les corps  mystérieux.

Je suis pour un théâtre de la délicatesse , lieu de l’imaginaire , de l’humain, de la fiction  qui permet  de descendre au plus profond des questions intimes…

C’est bien conçu ! C’est  troublant ! C’est  sensuel ! C’est émouvant aussi…

A certains moments, je fermais  les yeux pour mieux ressentir encore  cette rencontre «  amoureuse ».

 On sort du théâtre, on pense à ce que l’on vient de voir ou deviner, on voudrait vivre cette rencontre.

Roxane veut faire rêver le spectateur et l’emmener où l’on n’irait peut-être pas tout seul.

 

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 Les trois acteurs  entrent  avec émotivité dans la peau de leur personnage . Il s’en dégage un parfum  envoûtant !

La bonne idée  aussi de présenter ce spectacle  dans la petite salle du troisième étage  des plus intimes.

A vous  retrouver bientôt !

 

LEURS YEUX

Jusqu’au 04/10/2054

 

LES RICHES CLAIRES

Rue  des Riches-Claires  24  – 1000  Bruxelles

 

 

 

Happy Birthday ! …dans quelques jours… Chère Brigitte, le 28 septembre 1934 ! 80 ans  ! Et Dieu créa la femme !

France 2  et plus particulièrement Laurent Delahousse, ont pensé à Vous  et ont voulu être les premiers à vous souhaiter cet anniversaire en programmant sur cette  chaîne le film de Roger Vadim,  qui a fait un malheur lorsqu’il est sorti sur tous les écrans du monde  : «  ET DIEU CREA LA FEMME » 

C’est Vadim du reste qui a créé le mythe Bardot dont  la sensualité  a crevé l’écran durant de très nombreuses années

Ce film de Vadim a marqué un tournant à la fois dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée.

C’est l’histoire d’une jeune et jolie orpheline de 18 ans, Juliette, qu’un vieux couple de Saint-Tropez a recueillie.

Peu d’hommes résistent à son attraction…

Beaucoup de déshabillés pour l’époque , beaucoup de scènes « osées » comme on disait en cette année-là , beaucoup de désinvolture à l’endroit des règles de la morale admise , beaucoup de sex-appeal chez une très jolie fille, beaucoup de raisons pour créer le scandale…

Nous sommes en 1956. C’était le 17 ème film que tournait Brigitte.

Au cours d’une émission radio, Roger Vadim a affirmé que son film dépeignait l’effort de libération de la jeunesse moderne et la nécessité de l’évolution sociale de la femme vers une égalité avec l’homme, même sur le plan sexuel.

Nous sommes toujours au trois-quarts des années 50.  Cela  fait près de soixante ans !

J’ai revu le film il y a quelques mois. Ca a pris de l’âge mais c’est intéressant de le revoir et mieux, pour les jeunes , de le découvrir.

J’ai vu la plupart des films  de Brigitte Bardot  dont les deux premiers  : «  Le trou normand »  ( un petit rôle mais déjà une présence aux côtés de Bourvil)  et « Manina , fille sans voile »  et là , je suis devenu fou de désir.

Doué comme il l’est toujours dans ses émissions et le journal  télé de France 2, je suis convaincu que Laurent Delahousse  a vécu et réalisé une interview passionnante, entouré des animaux de Brigitte.

A ne pas rater  ce magazine de société « Un jour , une histoire »  ce mardi soir à 20h45 , suivi du film «  Et Dieu créa la femme »

Je vous invite à suivre maintenant une chanson interprétée par Brigitte que j’ai souvent programmée à la RTBF  «  La Madrague » , suivie d’un extrait du film «  Et Dieu créa la femme «  , et enfin   une vidéo  anniversaire  à Brigitte Bardot réalisée par B.Trioulet .


 

 
 

Amis du blog, merci de votre attention et  de votre fidélité. Je vous retrouve  tout bientôt.

Notre moment de séparation : Hamilton de Hollanda , transgresseur de la mandoline à laquelle il ajoute deux cordes. Ce musicien brésilien est l’un de ces artistes qui méritent l’étiquette de prodige.

Il jouera ce samedi 27/09 à  20h15 au Festival Brasileiro qui se déroulera au studio 4 de Flagey.

Bonne écoute  à Vous.

A tout  bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MEDEE/EURIPIDE (THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS)+ Chorégraphie « Renaud & Armide » – « Médée & Jason »

 

L’HUMANISATION D’UN MONSTRE

La tragédie la plus grande et la plus tragique  des tragédies grecques.La folie avait sa place dans la tragédie grecque. Les Grecs considéraient l’égarement comme une possession divine. Mais Euripide s’intéresse moins aux causes du délire et à sa signification sacrée qu’à sa réalité humaine et morbide.

Son théâtre est quelque chose de sombre et même fuyant.

Ses pièces restent brillantes ou déchirantes, raisonneuses et pathétiques, familières, poétiques ouvrant mille voies diverses.

Avec MEDEE, il ne faut pas chercher longtemps : c’est le morbide !

 

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Daniel Scahaise( mise en scène et scénographie) :Nous voudrions, toute l’équipe et moi, que le spectateur suive la représentation comme un acte de foi, qu’il soit aussi inquiet , aussi envoûté , aussi fixé sur l’évènement qu’on lui propose que  s’il assistait à un sacrifice.

Nous aimerions que le spectateur ne se reconnaisse que dans les sentiments extrêmes, hors de toute contingence quotidienne,  qu’il soit pris dans un kaléidoscope de sentiments violents, comme dans un rituel , à travers les sens, la sensibilité et la disponibilité spirituelle.

MEDEE  est pour nous, non seulement la tragédie de la vengeance et de l’exil, mais un véritable sacrifice rituel. La cérémonie de la passion déchaînée dans toute sa splendeur.

 

A  chacun sa façon de découvrir une pièce semblable. Il s’agit d’entrer pleinement dedans et de juger cette femme plongée dans la douleur et sa vengeance d’une horreur profonde, inacceptable.

 

Daniel Scahaise : L’art d’Euripide , poète, dramaturge et philosophe , peut sembler venir de loin, à penser que le théâtre d’Euripide est démodé , il n’y a qu’un pas à franchir.

Ses pièces , qui s’y connaissaient en contradictions humaines, charrient dans leur limon des éléments composites – notamment dans cette pièce-ci avec une Médée exacerbée et des passions humaines intemporelles et universelles.

 Il s’agit aussi  d’entrer dans ce texte, quelque peu conformiste et  de suivre cette femme, princesse de sang royal, née aux confins du monde connu .

 

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MEDEE , la plus célèbre infanticide de la mythologie.

Qui est-elle ? Qui donc est Médée ?

Une femme qui fit tout pour l’homme qu’elle aime et qui va la trahir.

Un être hybride qui s’arrache à l’humanité en tuant ses propres enfants !

 

QUE RACONTE L’HISTOIRE ?

 

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Réfugiée à Corinthe avec Jason, son époux pour lequel elle a trahi les siens. Médée est bannie par le roi Créon qui a donné sa fille, la princesse Créüse  à Jason, le héros conquérant de la Toison d’Or.

Dans une rage folle, Médée ne mange plus , ne veut plus parler ni à ses enfants,  ni à ses serviteurs.

A sa demande, Créon consent à lui laisser un jour de répit afin de trouver une destination d’exil pour elle et ses enfants.

En vérité, Médée veut mettre ce délai à profit pour se venger de l’amour et de l’honneur perdus. Elle souhaite avant tout faire mourir Jason, sa  nouvelle femme et le roi Créon.

Elle confie ses projets à sa seule nourrice. Simulant un ralliement au choix de Jason, elle  charge ses deux enfants de porter à la princesse un magnifique bandeau d’or et des voiles légers , somptueux cadeaux empoisonnés part ses soins. En les revêtant, la jeune épouse royale meurt dans d’atroces souffrances. Le roi Créon se jetant sur le cadavre de sa fille, subit le même sort.

Pour parfaire sa vengeance contre Jason, elle décide d’éliminer sa descendance et égorge ses propres enfants…

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Une grave question peut se poser : Médée est-elle une femme ?

 

Médée : Femmes de Corinthe, je sors de chez moi pour que vous n’ayez pas de reproche à me faire.

Mes amies, aujourd’hui un coup inattendu me brise et m’anéantit et m’enlève tout désir de vivre.

Celui qui était tout pour moi  mon mari, s’est révélé le plus traître des hommes

De tous les êtres animés et capables de jugement, nous sommes nous les femmes, les créatures les plus misérables.

 

Médée est aussi une étrangère, la plus métèque par excellence. Elle vient d’au-delà des Dardanelles, des plus lointains confins du monde barbare. Elle est celle qui fait peur, précédée d’une réputation sulfureuse, maléfique, à  bien des égards justifiée . Pour Jason, elle a tout affronté. Elle est de ces femmes qui peuvent tout donner à un homme  tout en accepter,  sans pouvoir envisager un seul instant d’être quittées par lui.

Médée : Car un homme   quand son foyer lui donne la nausée, n’a qu’à s’en aller , pour dissiper son ennui , vers d’autres amis. Nous ne pouvons tourner les yeux que vers un être unique.

Et puis ils disent que nous menons dans nos maisons une vie sans danger tandis qu’eux vont se battre.

 

Je viens de vous confier les propos écrits par Daniel Scahaise, plongé  dans le fin fond de cette horrible histoire.

Vous la jugerez comme vous l’entendrez.

 

MEDEE une ample légende entrée dans la mythologie grecque.

MEDEE  ou L’HUMANITÉ EN MORCEAUX

 

LA SCENOGRAPHIE  DU SPECTACLE 

 

Daniel Scahaise (metteur en scène et scénographe) : J’ai laissé la formulation de notre spectacle le plus contemporain possible. C’est délibéré ! Nous sommes au XXIème siècle et notre pièce s’adresse à des spectateurs du XXIme siècle.

Nous n’avons pas à nous inquiéter outre mesure de la   « grecquitude » mais j’ai voulu faire fonctionner MEDEE  à l’intérieur du fonctionnement théâtral de notre compagnie.

Nous avons voulu éviter les éléments grecs traditionnels ou de tragédie. Nous avons voulu glisser d’un univers mythique au monde contemporain.

 

La grande force des mythes grecs : aborder des questions philosophiques pour expliquer des phénomènes humains.

L’espoir d’un amour éternel , la trahison, la quête de pouvoir , l’abandon et la vengeance ( cruelle) sont les thèmes récurrents de cette tragédie grecque.

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LA COMPAGNIE DU THEATRE EN LIBERTE :

 

Hélène Theunissen (Médée ;  une composition d’envergure pour interpréter ce personnage violent)

Daniela Bisconti (la Nourrice)

Stéphane Ledune (Jason)

Bernard Marbaix (le Pédagogue)

Laurent Tisseyre (Créon, roi de Corinthe)

Robert Guilmard (Egée, roi d’Athènes)

Jaoued Deggouj ( Le  vieux serviteur de Jason)

Julie Lenain (Créuse, fille de Créon)

Sylvie Perederejew ( Le Coryphée)

Mathieu Alexandre et Loïc Dombret ou Alessian Dormal  (Les enfants de Médée)

Maxime Anselin, Barbara Borguet , Isabelle De Beir , Dolorès Delahaut ( Le Choeur des Corinthiens)

Avec la participation de 25 élèves du Conservatoire Royal de Bruxelles (le groupe des Corinthiens)

Daniel Dejean  (l’Aède)

Renata Kambarova( le flûtiste)

 

 Mise en scène et scénographie : Daniel Scahaise

 

Assistants à la mise en scène : Leo Delemen & Bernard Gahide .

Costumes : Anne Copère

Coiffures  importante pour Hélène Theunissen) : Laetitia Doffagne

Assistanat maquillages : Elisabeth Cornez

Régie/Lumières : Philippe Fontaine

Décor « effrayant » avec  son énorme et lourde porte derrière laquelle se tient et crie Médée.

Musique : Daniel Dejean

 

MEDEE

Jusqu’au  24/10/2014

Infos Réservations : 02 / 223 32 08

 

RENCONTRE/ DEBAT

 

A noter  la date du samedi 04/12 à 15 h : «  L’actualité des mythes grecs » avec Lambros Couloubafritsis , philosophe , licencié et docteur en philosophie de l’Université Libre de Bruxelles, Docteur honoris causa des universités d’Oradea , de Crète , d’Athènes , de Liège et de l’Université Lille III.

Débat mené par  Daniel Scahaise.

Une rencontre  très importante qui nous permettra de mieux saisir la valeur d’Euripide.

 

CONCERT  MUSIQUE A LA LETTRE

 

Lundi 4/10 à 20h15 : Soirée Rebetiko avec :

Michel Hatzigeorgiou (bouzouki et chant)

Dimos Vougioukas (accordéon)

Nikos Profilias ( guitare e et chant)

Bernard Gahide , comédien attaché au Théâtre des Martyrs qui lira de la poésie contemporaine grecque sur le thème de la mythologie.

 Une soirée passionnante et riche en découverte de la musique  et de la poésie grecque.


 

THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

Place des Martyrs    2 – 1000  Bruxelles

Réservations : 02 / 227 50 08

 

Intéressant d’avoir la possibilité de voir dans deux théâtres bruxellois , et en même temps, deux pièces  qui  font partie de la mythologie grecque : « Homère/L’Odyssée » au Théâtre Royal du Parc  et « Euripide / Médée » au Théâtre de la place des Martyrs.

 

Pas de séquence «  ciné » , vous la retrouverez tout bientôt, mais je vous propose le visionnement d’une chorégraphie opéra/danse sur  « Renaud et Armide » et « Médée et Jason » filmées au Centre de musique baroque de Versailles.

 

 

Amis du blog, merci pour votre attention et votre fidélité.

Je vous retrouve d’ici à quelques heures.

Notre moment de séparation : le film de Luc Béraud : «  La tortue sur le dos »(1978) avec la regrettée Bernadette Lafont et Jean-François Stévenin.

Une approche pleine de sensibilité des rapports hommes-femmes.

 Syno écourté : Paul, écrivain qui a connu son moment de notoriété il y a six ans  de cela pour son livre «  Portrait des lieux » , est en crise. Ne parvenant ni à écrire malgré son bon vouloir, ni à satisfaire physiquement sa femme Camille  qui a abandonné ses études afin d’entretenir le ménage, il décide, devant l’angoisse de la page blanche , de modifier sa vie…

(Suite et fin sur TV5 à 21h)

Je n’ai pas de video  pour ce film mais par contre  un hommage  à Bernadette, décédée le 26/07/2013.

 

Roger Simons



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ODYSSEE/HOMERE (2ème épisode)(THEATRE ROYAL DU PARC) +( H.Salvador)

 

 

La pièce commence avec la musique   de Georges Delerue pour le film de Godard «  Le Mépris » dans lequel joue Fritz Lang.

Pourquoi ce choix ?

Pour le rapport avec l’histoire du film  et le personnage d’Ulysse. Le scénariste parisien Paul Javal et son épouse Camille, rejoignent le réalisateur Fritz Lang, en tournage pour le compte  du producteur de cinéma américain Jeremy Prokosch , sur le plateau du film :  « Ulysse », une adaptation de l’Odyssée d’Homère.

 Deux interprétations de l’épopée s’affrontent. Celle de Lang refusant toute transformation trahissant le texte original, qui voit en Ulysse un homme simple, astucieux et hardi et celle du scénariste, Michel Piccoli, qui projette dans le mythe la réalité catastrophique du couple qu’il forme avec Bardot.

Sous sa plume, Ulysse devient un névrosé moderne qui reste loin d’Ithaque car il craint de retrouver sa femme Pénélope .

 

 1968. Franco Rossi réalise pour la télévision un ensemble de huit épisodes d’environ une heure intitulé «  L’Odissea le aventure di Ulisse. »

 

 

Il y a également plusieurs dessins animés dont celui réalisé par une équipe franco-japonaise en 1981 «  ULYSSE   31 » se déroulant dans une Olympe cosmique du 31 ème siècle après J-C.


 

Thierry Debroux (auteur/metteur en scène) : Nombreux sont de nos jours les genres littéraires et artistiques dans lesquels intervient ULYSSE.

Les nouvelles traductions du texte homérique , a facilité des voyages en Grèce , l’analyse scientifique des mythes , les études passionnées autour de «  La Divine Comédie »( Dante , dans un chant fondamental de son poème , imagine qu’Ulysse  ne rentrera jamais à Ithaque , préférant au retour l’exploration du monde inconnu) et la révolutionnaire actualisation de «  L’Odyssée » qu’effectua Joyce dans son volumineux Ulysse.

Tout cela a contribué à rendre très familière la figure du héros d’Homère, et à inciter chacun à s’y identifier.

C’est pourquoi, au théâtre comme ailleurs, ULYSSE partage aujourd’hui les problèmes et les doutes existentiels de l’homme contemporain…

 

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Du simple mortel en butte à la colère divine, triomphant grâce aux ressources de son intelligence fertile , à l’homme de nos jours , rongé par le doute existentiel , mais toujours prêt à aller de l’avant , en passant par l’amant poudré des féériques spectacles du siècle d’or, ULYSSE  ne cesse de se métamorphoser en se pliant avec une extraordinaire adaptabilité aux multiples visages que revêt l’homme de notre Terre.

Eternellement nouveau et toujours fascinant, capable de parler à tous les lecteurs depuis le jeune enfant jusqu’au vieux professeur, il est le plus ancien, le plus universel et le plus jeune de tous nos héros.

(Texte très intéressant , extrait du programme du théâtre)

 

 

L’ODYSSEE

 

En tête : Ulysse. Mais il y a aussi  Pénélope.

L’image de cette femme qui reste fidèle à son époux Ulysse pendant vingt ans. C’est  l’archétype de la femme soumise qui reste au foyer pour s’occuper de son fils tandis que son mari découvre le monde et folâtre avec des femmes plus jeunes.

Penelope restera 20 ans dans l’abstinence. Elle ne prendra pas d’amant et refusera  les avances des prétendants qui la poussent à épouser l’un d’entre eux.

Ulysse, malgré ses nombreuses conquêtes  féminines pense souvent à sa femme, son fils, son île…

 

 « Ni avec toi, ni sans toi »  dit un personnage de Truffaut avant de se donner la mort. (La Femme d’à côté)

 

L’ODYSSEE

 

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POSEIDON, principal adversaire d’Ulysse. C’est le dieu des mers et des océans en furie. C’est le dieu des tremblements de terre et des sources  dans la  mythologie grecque. Son symbole principal : le trident, objet symbolique associé aux légendes des eaux. C’est  également l’ébranleur du sol.

Serait-ce lui qui déclenche cette formidable tempête en pleine mer  que nous pouvons voir, nous spectateurs ?

Que de dieux et déesses apparaissent dans ce spectacle telle  ATHENA, fille de Zeus et de Métis, déesse guerrière sortie toute  armée du crâne de son père après qu’Héphaïstos l’ait fendu d’un coup de hache.

C’est la protectrice d’Ulysse. Elle intervient fréquemment pour lui porter assistance, empruntant des figures humaines, suscitant des rêves prémonitoires, magnifiant Ulysse ou le travestissant au besoin.

 

 « Enfoncez vous ces personnages dans la tête »  vous aurait dit Henri Salvador.

 

 

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J’en passe, ils sont vraiment trop nombreux. Mais tout de même,  je veux citer HERMES, messager des dieux, on le reconnaît à ses pieds ailés( Othmane les manipulent avec facilité) Il bouge beaucoup , dans tous les sens. Il prend parti pour les Grecs lors de la Guerre de Troie, il guide Aphrodite, Athéna et Héra au mont Ida, qui concourent pour la pomme d’or afin de les soumettre au jugement de Pâris.

Il apparaît, disparaît, réapparaît ! Il fait la joie du public !

 

OUVERTURE DU SPECTACLE

 

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Le décor : un énorme bateau dans lequel toute l’action va se dérouler.

A l’avant-scène, un homme sort de la coulisse. Son visage est camouflé par une sorte de cagoule. Il se met à psalmodier…

 

 « Raconte-moi ô Muse l’homme aux mille ruses

Errant depuis vingt ans loin d’Ithaque et des siens

Ce roi au nom fameux qui trompa les Troyens

Grâce au cheval de bois laissé sur le rivage

Raconte ses tourments raconte ses naufrages  

Comment il échappa mille fois à la mort

Dis-nous s’il reviendra dis-nous s’il vit encore

Ulysse souviens-toi que tu as un fils

Télémaque t’attend Télémaque t’attend

Quand tu es parti il n’avait pas un an

Il a grandi sans toi c’est encore un enfant…

 


 

Au cours  du déroulement de l’action, nous verrons :

Antinoos , Télémaque , Eurymaque, Anticlee, Hermes, Athena,

Penelope, Ulysse…

 

Ulysse : Qui es-tu ?

Hermes : Et toi qui es-tu ?

Ulysse : Hélas, je n’en sais rien.

Hermes : Est-ce une ruse ? As-tu quelque crime à te reprocher ? Dis-moi.

Ulysse : Je n’en sais rien…

 

Nausicaa : Je t’ai cherché partout

Ulysse : Rassure-toi, ce n’est pas toi que je fuyais.

Nausicaa : Embrasse-moi, mon amour. Si tu savais comme j’attendais ce moment…

 

Le texte de Thierry Debroux est de grande qualité, beau, simple,  parlant , vrai, bien équilibré,avec humour et poésie.

Ulysse : Mon nom est personne ( My name is nobody/Clint Eastwood) Mon père , ma mère et tous mes compagnons m’appellent Personne.

Le Cyclope : Va pour Personne !

 

C’est plein d’anachronismes . Amusant !

 

Hermès : Salut Eole ! Ca gaze ? Excuse-moi mon vieux mais pour moi tout ça c’est du vent.

Athena : Qu’est-ce encore que cette histoire de thalasso ? Tu  sais bien que depuis la crise , Zeus nous demande de justifier la moindre obole..

Hermes : Elle a bon dos la crise…C’est un radin .Un point c’est tout.

 

Un mouvement ininterrompu durant  toute la pièce.

Des altercations, des bagarres, des empoignades violentes, remarquablement   chorégraphiées,  étudiées par Jacques Cappelle

 

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Eclate une tempête violente. Tout le bateau  tremble…

Entracte

 


 

Les sirènes : Réveille-toi Ulysse l’ennemi n’est pas loin

L’ennemi est en toi ce n’était pas malin

De laisser le sommeil se glisser dans ton âme

As-tu  vraiment envie de retrouver ta femme ?

N’accuse pas les dieux c’est ta peur qui gouverne

Le temps n’est pas venu pour toi du happy end

Tu aimes l’aventure, combattre des géants

Mais vivre auprès des tiens est un défi plus grand.

 

Les séquences sont bien découpées et s’enchaînent adroitement.

Une grande richesse de costumes tant pour les femmes que les hommes.

Des jeux de lumières impeccables.

Des vidéos  superbes.

Un son parfait .

 

Penelope : Ulysse…te voici revenu chez toi mon époux, mon guerrier.

Ulysse : Pénélope !?

Pénélope : Pourquoi restes-tu loin de moi ? Toutes ces années à attendre mais tu es là…enfin ! Poséidon cherche à te tromper…Ces rivages sont ceux d’Ithaque, mon amour. Viens…Viens…Nous avons tellement de choses à nous dire…

 

 

 

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Gag énorme à l’entrée des gros cochons…en tissus !

Il y a beaucoup d’humour dans la pièce.

 Il y a l’excellence des comédiens, chacun, précis dans son personnage, le  croquant à merveille.

 

Circé : Salut fils de Zeus ! Comment va Aphrodite ?

Hermes : On n’est plus ensemble ! Enfin on fait temple à part…Une petite paiue quoi…tu sais ce que c’est…

Circé :Et les enfants ?

Hermes : Ca va…Hermaphrodite se cherche encore un peu…Et toi, ca gaze ?

Circé : Comblée ! Et en plus j’attends des jumeaux…

Des instants pathétiques…émouvants…

 

Anticlee : Mon enfant…comment as-tu fait pour venir jusqu’ici ?

Ulysse : Mère…c’est toi, mère ? Me voici enfin à la maison.

Anticlee : Non, mn fils. Cette porte n’est a la porte de ton palais. Pardonne moi  j’ai douté…j’ai cru que tu étais mort et j’ai voulu te rejoindre.

Ulysse : Pourquoi ne me prends-tu pas dans les bras ?

Anticlee : Ne t’approche pas Ulysse. J’ignore par quel artifice tu as pu arriver jusqu’à ce  triste lieu…là où nul vivant ne pénètre..

Ulysse : Nul vivant ?

Anticlee : Je suis morte, mon fils. Je n’ai pas eu la force de t’attendre.

Le regret de toi, le souci de toi , le manque de toi m’ont dérobé le miel délicieux de la vie…

 

L’ODYSSEE

D’après Homère

Version nouvelle

Texte de Thierry Debroux

Avec

Laurent Bonnet (Ulysse)

Sandrine Laroche (Pénélope)

Gabriel Almaer (Télémaque)

Jo Deseure (Anticlée)

Lofti Yahya (Antinoos)

Othmane Moumen (Hermès)

Karen De Paduwa (Athéna)

Pascaline Crêvecoeur (Nausicaa)

Babetida Sadjo (Circé)

Ronald Beurms (Poséidon)

Et

Yannick Van Hemelryck , Camille Pistone, Sébastien Corbière, Mickaël Dubois, Artur  Marbaix, Inan Aykac , Jérémy Boosten, Marc Laurent , Antoine Negrevergne , Marvin Schlick, Chloé Demelenne, Daphné Huynh, Laura Mann.

 

Telemaque : Pourquoi ne t’assieds-tu pas auprès de mon père ? Aucune femme n’aurait dans le cœur la force de se tenir ainsi loin d’un mari revenu  après vingt ans d’absence.

Penelope : Mon enfant, si cet homme est réellement Ulysse qui revient au logis , il me dira quelques paroles dont nous avons le secret pour que le doute à tout jamais s’éloigne. Suis-je encore cette femme qu’il  a aimée ?

 

Mise en scène : Thierry Debroux

Assistanat à la mise en scène : Catherine Couchard

Scénographie et costumes : Ronald Beurms

Lumières : Laurent Kaye

Réalisation des vidéos : Eve Martin

Assistant technique vidéos : Loïc Poës

Chorégraphie des combats : Jacques Cappelle

Maquillages, coiffures et masque d’Ulysse : Véronique Lacroix

Chorégraphie : Antoine  Guillaume

Conseillère dramaturgique : Florence Klein

Et

Barbara De Schutter, Virginie Poulain , Sarah Duvert , Tamara Cruz Barajas, Valérie Flamant , Jérôme Minguet et les ts Guiot(  réalisation des costumes) , Michael Loncin ( réalisation des masques) , Allan Beurms ( illustration des costumes), Muscari Kokkinos , Marie Nottet, Barbara Polizzi ( stagiaires en maquillage) …

Direction technique : Gérard Verhulpen

Régie : David Lempereur

Régie lumières : Noé Francq

Régie son : Jérémy Vanoost

Régie plateau : Cécile Vannieuwerburgh

Accessoiriste : Zouheir Farroukh

Habilleuse : Elise Abraham

Construction du décor (immense ): Yahia Azzaydi, Shaban Rexhep, Patrick Cautaert

Credit photos : Isabelle De Beir

 

L’ODYSSEE

En création mondiale.

Jusqu’au 25 octobre 2014

THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la Loi 3 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations :  02 / 505 30 30

 

Les mots de la fin ( dans le spectacle) :

 

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage…

Heureux qui comme Ulysse a vu cent paysages

Et puis a retrouvé après maintes traversées

Le pays des vertes années

Le pays des vertes années.

 

                               FIN… ENDE …THE END

 

 

Amis du blog ,  merci pour votre attention et votre fidélité.

Demain , rendez-vous avec Euripide/Médée.

Notre moment de séparation : ce dimanche soir à 23h20 sur France 2 , l’émission de Laurent Delahousse  » Un jour, un destin » avec celui que  nous n’avons jamais oublié : HENRI SALVADOR.

 

Je me souviendrai toujours de ma rencontre avec Henri Salvador , un jour dans un restaurant à Spa, deux heures de fou rire.

Merci Henri , tu nous as apporté  beaucoup de bonheur au fil des années.

Faut rigoler…

 

Roger Simons


 

La vie c’est la vie

Il faut se la vivre

Content ou pas content

Faut s’en arranger

Faut se l’emmener

Tant qu’on peut la suivre

La vie ça se vit

Jusqu’à en crever.

 

(Henri Salvador)

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ODYSSEE (THEATRE ROYAL DU PARC)(1er épisode)+ Wolubilis, Polnareff, Adamo, Drucker

Thierry Debroux : Il y a presque vingt ans, j’ai eu la chance de jouer le rôle de Télémaque dans une adaptation de Paul Emond pour le Rideau de Bruxelles.

L’épopée d’Homère me fascine toujours.

A 18 ans, j’ai traversé pendant deux mois les Etats-Unis, en stop, d’est en ouest et d’ouest en est .

J’ai donc éprouvé à la fois l’excitation de l’inconnu et la nostalgie du retour. Je suis parti adolescent, je suis revenu adulte. J’étais à la fois Télémaque et Ulysse.

J’ai en mémoire de mon attente fébrile le dimanche soir pour découvrir un nouvel épisode d’une adaptation italienne des aventures d’Ulysse !

Et voilà comment est née cette envie et ce besoin  d’écrire une pièce sur L’ODYSSEE.

 

L’écrire, et pas l’adapter, mais le texte que l’on entend dans la pièce ,  est bien celui de Thierry Debroux d’après Homère…

 

 

QUI EST HOMERE ???

 

 

Un poète qui a vécu à la fin du VIIIme siècle avant J-C.

« L’Iliade » et «  L’Odyssée » lui sont attribuées dès le VI ème siècle avant J-C.

La tradition veut qu’Homère ait été aveugle. On déclare d’ailleurs à l’époque que tous les poètes sont aveugles et qu’il serait impossible de devenir poète autrement…

On a dit que  L’ODYSSEE  aurait été écrit par une femme sicilienne du VII me siècle avant JC !!!

Son nom pose problème. Il signifie « otage ».Homère aurait reçu  ce nom après avoir été en otage par telle ou telle cité.

HOMERE, une invention ?

 

 

 

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L’ ODYSSEE   AU THEATRE ROYAL DU PARC !

 

Deuxième évènement théâtral de la nouvelle saison 14/15 !

 

Pluie de mots pour qualifier ce tout grand spectacle :

 

Magistral !

Superbe !

Incomparable !

Supérieur !

Etonnant !

Surprenant !

Génial !

 

Et j’en passe et des meilleurs…

 

 

Thierry Debroux : Ayant choisi la plupart des acteurs qui allaient incarner les personnages principaux, j’ai pu les imaginer dans les dialogues et dans les situations qui naissent sur l’écran de mon ordinateur. J’avais par exemple décidé qu’Hermès serait joué par Othmane Moumen. Pour avoir travaillé plusieurs fois avec lui, je connaissais bien son potentiel comique et j’avais envie que les dieux apportent humour, dérision et décalage.

Le choix des acteurs  a donc également orienté certains moments de l’écriture.

 

 

Et  quelle écriture ! Qualitative, expressive, parlante, vivante, moderne,  colorée, animée.

 

 L’ODYSSEE REVISITEE

 

 

 

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C’est le moins que l’on puisse dire. Son caractère monumental  et extraordinaire est une forme narrative qui a intéressé le cinéma dès sa naissance.

Ce chef d’oeuvre a suscité des transpositions filmiques comme celle de Georges Méliès en 1905 qui tourne un film de quelques minutes : «  L’île de Calypso »

 

 

 

 

 

L’ODYSSEE /THEATRE ROYAL DU PARC

 

 

Thierry Debroux (auteur/metteur en scène) : Ce qui me fascine dans cette épopée, ce sont les défis qu’un tel voyage propose à un metteur en scène.

 

« L’ODYSSEE est un long récit et l’on connaît le pouvoir que peuvent exercer les mots sur notre imaginaire. J’avais envie néanmoins de donner à voir autant qu’à entendre. 

C’est donc devenu  un spectacle très visuel. Thierry Debroux a fait appel à une vidéaste, Eve Martin qui, en collaboration avec le décorateur et le créateur des lumières, a créé les images qui traversent   le plateau durant tout le spectacle.

C’est fantastique, on se croit au cinéma  sur écran gigantesque!

 

ODYSSEE8.jpg

 

Thierry Debroux : En ce qui concerne l’adaptation, j’ai voulu mélanger la dimension épique,  tout en restituant le parcours initiatique d’Ulysse, avec une dimension plus ludique liée à la personnalité des dieux du panthéon grec.

 

Ces dieux nous ressemblent. Ils ont tous nos défauts. Ils sont jaloux, colériques, envieux, susceptibles . J’ai voulu également  un côté décalé et anachronique qui n’empêche pas les amateurs du récit d’Homère de retrouver le souffle de cette œuvre du VIII ème siècle avant J-C.

 

Et je puis vous dire que c’est une réussite parfaite. La plupart des anachronismes sont dits par Othmane , c’est d’un drôle énorme , bien perçu par le public.

 

 

ODYSSEE4.jpg

 

Il y a 22 acteurs en scène, enfin dans le  « bateau » plutôt : 15 comédiens professionnels et 8 stagiaires issus de l’IAD et du Conservatoire Royal de Bruxelles.

Un rythme vertigineux durant deux heures (coupées par un entracte). Une présence et une énergie  fabuleuses !

Un jeu de lumières constant ! Un son percutant ! Une video permanente  avec ses images représentant  les mouvements de la mer, calme ou en fureur.

Il y a même des chanteurs et danseurs… et des « cochons », et pas n’importe lesquels

Il y a, il y a beaucoup à vous dire.

 

Je vous propose  à mon tour un entracte de quelques heures, à la suite duquel je vous parlerai plus profondément de l’histoire et des personnages d’Homère qui ont fait  l’Odyssée !

 

(à suivre… à suivre)

 

 

 

PAUSE MUSICALE

 


 

 

 

Du Théâtre documentaire ce soir au Wolubilis avec ce spectacle  particulier créé au Théâtre National la saison écoulée : « Nourrir l’humanité c’est un métier », imaginé , mis en scène et interprétés par deux jeunes comédiens : Charles Culot et Valérie Gimenez.

C’est très intéressant !

Vous trouverez cette rubrique sur le blog des  « feux de la rampe » . Il vous suffit de cliquer sur le mot «  rechercher »  – colonne de droite en indiquant le titre de la pièce. 

Ce soir à 20h30 au Wolubilis.

 

Si vous restez tranquillement chez Vous ce soir,  vous pourrez retrouver une star que nous avons beaucoup aimée , un  auteur compositeur chanteur assez particulier , exilé aux USA depuis de nombreuses années.

Un plaisir de le revoir. Sur la Une RTBF à 20h50

 

 

 

 

INFO

 

Le 03/10 prochain (c’est bientôt), à l’occasion de sa séance de rentrée académique, l’université de Mons décernera six titres de docteur honoris causa. Pas de scientifiques de renommée internationale. Mais des artistes bien de chez nous , en prélude aux festivités de « Mons 2015- capitale européenne de la culture » : Michèle Anne De Mey(la danse) Panamarenko(plasticien) , Yolande Moreau(comédienne) , Jean-Philippe Toussaint (écrivain) François Schuiten (dessinateur ) et notre Salvatore Adamo !

 

Bravo à tous !


 

 

 

Amis du blog, merci pour votre attention et votre fidélité.

Je vous retrouve demain avec le deuxième épisode  de L’ODYSSEE , le premier épisode de MEDEE , le film « Trois Cœurs »avec  Benoit Poelvoorde, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni , fille de Catherine Deneuve.

Notre moment de séparation : « L’été indien «, l’émission de Michel Drucker enregistrée au Canada. Ce n’est pas mal, semblable à son émission du dimanche.

Sur TVMonde à  21 h.Bonne soirée.

A tout bientôt.

 

 

Roger Simons

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN DROLE DE PERE ( THEATRE ROYAL DES GALERIES)

 

Olivier Celik(Avant-ScèneThéâtre) : Les difficultés relationnelles entre un père et son fils sont un des grands thèmes récurrents de l’histoire du théâtre.La preuve en est avec cette pièce de Bernard Slade qui a choisi d’en montrer la face joyeuse, bienfaisante , jubilatoire dans  « UN DROLE DE PERE » !

 

Création  le 14/09/2012 au Théâtre Montparnasse à Paris avec Michel Leeb : François, le père.

Création  le 17/09/2014 au Théâtre Royal des Galeries à Bruxelles avec Pascal Racan, l’acteur que nous aimons tous.

 Soyez très attentifs Messieurs, cette pièce vous concerne pour autant que vous ayez un fils !

Un drôle de père - photo Isabelle De Beir 3.JPG

 

Syno : Un père fantasque et extraverti , ressentant toujours le  besoin de plaire et de distraire , se retrouve démuni face à son fils , qui s’est construit contre cette figure paternelle exaspérante en devenant un universitaire sérieux pour ne pas dire terne.

La résolution de ce conflit n’est sans doute pas non plus tout à fait inattendue, quoique…

Pour un été , François , le plaisantin, l’artiste qui veut faire rire à tout propos, va se retrouver en tête à tête avec son fils Christophe, qui est tout son contraire :  intellectuel ( Aïe aïe aïe ! Ca va être terrible !) , sérieux  (comme un ancien pape), timide (à en rougir) complexé  (comme pas un !)

Ces quelques semaines à passer ensemble seront peut-être pour eux deux la dernière chance de se retrouver

 

Un drôle de père - photo de Fabrice Gardin 179 [1600x1200].JPG

 

 Alexis Goslain(metteur en scène) :  Un thème universel qui tend plus vers le père manquant que le fils manqué.

Entre les pitreries du paternel pour dérider l’humeur glaciale de sa progéniture, débouleront la femme (l’ancienne épouse de François) , l’ami  qui essaie toujours de rafistoler   les choses, le médecin , la petite amie ( laquelle ?) , l’ex-maîtresse (laquelle ou lesquelles ?), pour pimenter ce curieux cépage et acclimater la bulle qui les sépare.

 

Ce qui est intéressant, c’est le cheminement d’un acteur (François est un comédien) et la transformation psychologique profonde de son personnage, le temps dune représentation : ou comment un homme qui a passé sa vie à fuir ses responsabilités et ses inclinations profondes, se voit contraint , par les hasards  de l’existence( et Dieu  sait  s’ils sont nombreux !), à se retrouver.

 

Un drôle de père - photo de Fabrice Gardin 134 [1600x1200].JPG

 

ADAPTATION DE GERALD SIBLEYRAS

 

Un texte habile quelque peu modifié par rapport  à celui de la création,  à la fois drôle et émouvant

ENTRACTE  AVEC UNE CHANSON «  MON FILS »  EN CONTRASTE AVEC LES DEUX PERSONNAGES DE LA PIECE

 

 

ENTRETIEN AVEC L’ADAPTATEUR

Avant-scène théâtre : Vous signez une nouvelle adaptation de l’anglais …

Sibleyras : Plutôt une adaptation de l’américain. C’est plus facile , il y a moins de mots.AST : C’est la deuxième version française de cette comie de Bernard Slade. Il y avait déjà eu un texte transposé par          Barillet et Grédy sous le titre  «  Coup de chapeau »  créé par François Périer et Daniel Auteuil ?

 G.S : Oui absolument . J’aime beaucoup Barillet et Grédy mais , depuis 1980, le langage a changé. Quant au texte original de Bernard Slade qui a été créé par Jack Lemmon, il contient beaucoup de blagues très typiques du monde de Hollywood et de l’humour new yorkais.

J’ai conçu une version tout à fait nouvelle. J’ai placé l’action dans le monde d’aujourd’hui et en France, et j’ai beaucoup resserré l’action. Je ne pouvais pas faire autrement.

Et c’est extraordinaire pour moi. J’ai vu la pièce avec François Périer et Daniel Auteuil, jouée à Paris….il y a fort longtemps. J’ai revu la pièce plusieurs fois mais sans doute «  Coup de chapeau »  et peut-être un  « Drôle de père »….

 

Un drôle de père - photo Isabelle De Beir 2.JPG

 

Le sujet est important : ce manque de relation entre père et fils que nous sommes nombreux certainement à avoir vécus.

Mais avant tout ,  c’est du théâtre de comédie , conçu pour faire rire de choses un peu délirantes , sans explorer au fin fond  cette relation ratée.

Il y a plusieurs surprises dans ce spectacle, déjà dès le début…Ce comédien  qui monte sur le plateau en avant-scène , rideau rouge fermé. Il  dit s’appeler Achille. Il pose des questions au public , nous spectateurs quoi, auxquelles nous répondons volontiers. Il parle d’un anniversaire…De qui s’agit-il ? Du Directeur du Théâtre ?  Quel théâtre ? Celui où joue François ou celui dans lequel nous nous trouvons…Il s’éloigne.

Entre une jeune femme , Catherine , qui veut nous signaler que François , le père donc , est le plus grand hypocondriaque  que nous connaissons et qui plus est insomniaque , embêtant…

Le  magnifique rideau rouge ( l’un des derniers que l’on peut voir dans nos théâtres)s’ouvre et entre en scène une jeune fille toute mignonne qui se nomme Chloé…Mais je ne vais pas vous raconter la pièce.  A vous de vous rendre aux Galeries Saint-Hubert pour la découvrir, rire et applaudir  les  sept comédiens.

 

Un drôle de père - photo de Fabrice Gardin 017 [1600x1200].JPG

 Allez, les premières répliques entre Chloé et François

 

François : Tu devrais te déshabiller entièrement , tu serais plus présentable.

Chloé : Pas question ! Si je me déshabille on va croire qu’on a couché ensemble. Pourquoi on n’a pas couché ensemble ?

François : Regarde-moi, je pourrais être ta mère.

Chloé : Je ne sais jamais quand vous plaisantez…

François : Si ton joli petit corps veut du café, il y en a dans la cuisine.

Chloé : Vous êtes un drôle de mec …

 

Gilles Costaz : La relation père et fils est un thème  majeur du répertoire , en même temps qu’un enjeu dramatique.

François  un personnage aussi irritant qu’attachant !

Un homme contrasté qui cache ses angoisses.

Un rôle formidable pour un comédien.

Et le Théâtre Royal des Galeries , avec son metteur en scène ont choisi bien sûr  Pascal Racan, un acteur adoré du public.

Et je partage ce choix.

 

 

aUn drôle de père - photo de Fabrice Gardin 070 [1600x1200].JPG

 

 

Voici les gens fatigués d’écouter et de regarder ce fantoche qu’est François :

 

Delphine (Rosalia Cuevas)

Chloé (Eléonore Peltier)

Achille (Michel Poncelet)

Catherine  (Catherine Claeys)

Lucie (Angélique Leleux)

Et

Christophe-le fils ( Robin Van Dyck)

Et

François ( Non , il s’aime François, il ne s’énerve pas , il ne s’ennuie même pas – parfois si – parfois il fait vraiment le clown lorsqu’il entre déguisé en poule .

Pascal Racan)

 

Sacré Pascal ,  on le voit jouer un peu partout en ce moment , tant à Bruxelles qu’en province. Et c’est tant mieux.

 Mise en scène : Alexis Goslain

Costumes (entre autres le costume pour la poule) : Fabienne Miessen

Décor : Fancesco Deleo

Assistante : Catherine Laury

Décor sonore : Laurent Beumier

Coordinateur technique : Félicien Van Kriekinge

Conception lumières et régie : Laurent Comiant

Régie : Guy Mavungu

Construction du décor : Stéphane Devolder-Philippe Van Nerom-Mikail Caliskan

Peinture du décor : Carine Aronson

Habilleuse : Fabienne Miessen

 

QUESTIONS PERSONNELLES

 

Que signifie ce tableau avec ces deux corbeaux ?

 Qui se trouve sur la peinture du fond de scène ? N’est-ce pas François ?

Ai-je bien entendu quelques notes – au début de la pièce – jouées au piano par François, la musique de «  Cabaret » ? ( petit clin d’œil à un autre spectacle)

On s’amuse ! On rit ! Tout autour de moi, des hommes riaient à voix  « haute » , éclatante , je n’entendais plus le texte.

 

DERNIER POINT : LA SURPRISE !

 

Et quelle surprise à laquelle on ne s’attend pas : cette communion entre les comédiens et les spectateurs.

Le théâtre, c’est du présent !

Au théâtre, les acteurs jouent !

Au théâtre , vient le public !

Les gens viennent au théâtre pour s’amuser  et pas nécessairement pour se creuser la cervelle !

Je deviens un  peu agaçant avec tout ce que je vous raconte, non ? Ton avis François ?

 

UN DROLE DE PERE

Jusqu’au 12/10/2014

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Galerie du Roi  32  – 1000  Bruxelles

Infos  Réservations : 02 / 512 04 07

 

 

Prochain spectacle :: «  Le Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde , dans l’adaptation de Fabrice Gardin et Patrice Mincke

Rideau.

Amis du blog, merci pour votre attention «  soutenue » et votre fidélité.

Pardonnez-moi, je vous quitte rapidement, j’ai  deux rendez-vous importants : l’un avec  un certain Homère et le célèbre Ulysse, vous connaissez bien sûr , et l’autre avec …son nom m’échappe – ah oui – Euripide qui doit me présenter   une femme nommée Médée…J’ai entendu dire qu’elle était  effrayante. Je vous en reparlerai d’ici à quelques heures…

 Notre moment de séparation : le crooner vétéran ( 88 ans) sur la Grand Place ce dimanche et le lundi au Cirque Royal , accompagné  par Lady Gaga : TONY BENNETT. Chouette !

 Je leur cède mon blog , j’allais dire l’antenne…A tout  bientôt .

 

 Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PECORA NERA LES RICHES CLAIRES)-CINE: SUNSET BOULEVARD/GEMMA BOVERY

 

Première interrogation : que signifie ce titre   « pecora nera » ?  C’est de l’italien, traduction : «  brebis noire – brebis galeuse »…

 L’auteur : Ascanio Celestini , romain , 42 ans s’est imposé avec  Radio clandestine et La Fabbrica comme une figure majeure du théâtre de narration. Dans sa pièce «  La Brebis galeuse », publiée en Italie en 2006, il s’attaque , dans la lignée de Pier Paolo Pasolini et Dario Fo, à un monde où tout se consomme …sauf la peur !

 

DEUX STARS DU THEATRE BELGE

 

Pietro Pizzuti, metteur en scène oui mais aussi comédien (on a pu le voir dernièrement au Théâtre des Martyrs dans « Le Roi se meurt »), auteur dramatique.Comme l’auteur, Pietro est romain  56 ans, appelé non seulement au théâtre mais aussi au cinéma. J’ajoute encore que  c’est un merveilleux professeur.

 Angelo Bison,  comédien et metteur en scène.Il se consacre principalement au théâtre contemporain  avec entre autres les pièces d’Ascanio Celestini « Histoires d’un idiot de guerre «  et «  Pecora nera »

 

 

Pecora Nera Visuel.jpg

 

 

 PECORA NERA , TROISIEME VERSION THEATRALE !

 

Résumé : Nicola , le héros et seul personnage dans la pièce, a été interné dès son enfance dans un asile psychiatrique , celui où , jadis, sa mère le fut aussi, il était alors un témoin encombrant , ayant assisté à un forfait perpétré par ses frères.

Depuis lors, il a sombré dans sa propre « folie », si peu déraisonnable qu’elle soit pourtant…

Il est né dans les années 60. Et le voici qu’il nous raconte sa vie et celles de tous ceux qui l’on entourés.

 

JEU DE SCENE

 

Répétition Pécora Nera 3.JPG

 

 Angelo entre en scène comme un personnage décalé, se mettant à danser, à fixer le public avec un regard curieux,  étonné, perçant, innocent, les yeux grands ouverts. Il sait ce qu’il raconte, est-ce qu’il exagère ? Est-il sincère ? Sait-il vraiment ce qu’il dit ? Il nous fait rire , il nous émeut.

Un récit ludique ! Un grand comédien qui défend avec talent et passion  le texte  d’Ascanio Celestini( qui a joué d’ailleurs le rôle et à la scène et au cinéma).

Pour écrire cette pièce, l’auteur s’est intéressé aux asiles de fous et en a tiré le maximum  d’informations.

 Une performance incontestable pour un acteur ! Aucun excès dans  la mise en scène.

 Pietro Pizzuti (metteur en scène) : Réaliser une troisième version théâtrale du texte d’Ascanio s’est imposé à nous par l’appétit scénique que déchaîne chez Angelo et moi la matière humaine inépuisable dont est composée l’œuvre.

Nous avons pris cette fois , en hommage au code du stand up et de ses grands  clowns du genre , le chemin de la nonchalance , de l’humour décalé , des gags enfantins et du rire libérateur pour mieux laisser sourdre la poésie qui nourrit nos vies et fait sens. L’hommage à notre culture italienne se révèle plus intense, jouissif et contagieux. Merci la vie !

 

COURT EXTRAIT 

 

Repetition Pecora Nera 2.JPG

 

 Je suis né dans les années 60. Les fabuleuses années 60. Et tous les lundis, Nonna me conduisait à l’école et offrait à la maîtresse un œuf qui sentait encore le cul de la poule.

Des œufs, ma grand-mère en apportait aussi à la bonne sœur péteuse de l’institut où vivait ma mère.

L’institut, c’est une espèce de planétarium où on soigne le cerveau avec l’électricité…

 

Angelo Bison mérite toutes nos éloges pour son interprétation extraordinaire de ce personnage .

Ce n’est pas évident de jouer un tel personnage de fou. Cela peut devenir ridicule si l’on en fait trop.  Et c’est là que l’on sent le talent de l’acteur et du metteur en scène. Il faut voir la pièce pour mieux s’en rendre compte.

 Les spectateurs qui ont vu , il y a quelques années la première version et même un peu plus tard la deuxième au Rideau de Bruxelles , seront  très certainement intéressés par cette troisième vision, complètement différente des précédentes.

La première  était dans le noir où l’on devinait  Nicola.

La troisième au contraire le montre dans une lumière  vivifiante.

 

« Intense et surprenante fable. Angelo Bison, halluciné et hallucinant »  (La Libre Belgique)

 « Angelo Bison et Pietro Pizzuti , irrésistibles passeurs de paroles. Incroyables histoires  à fondre de rire, de tendresse et d’émotion » (Le Vif/L’Express)

 

PECORA NERA/ASCANIO CELESTINI/ANGELO BISON/PIETRO PIZZUTI

 Jusqu’au 04/10/2014

 Adaptation et mise en scène : Pietro Pizzuti

Assistant à la mise en scène : Marvin Mariano

Création lumière et sonore : Léonard Clarys

Avec Angelo Bison

 THEATRE LES RICHES CLAIRES

 Rue des Riches-Claires  24  – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02/548 25 80

 

DU COTE DU CINE D’HIER

 En voix «  off » , un cadavre , flottant dans la piscine d’une star oubliée du cinéma muet , entame le récit de sa relation avec celle qui l’a assassiné.

 

SUNSET BOULEVARD (1950) 

 


 

Un style polar mais aussi une réflexion poignante sur la vieillesse et la déchéance des has-been.

Réalisateur : Billy Wilder  (né à Sucha-Pologne  en 1906, mort aux USA en 20902)

 Acteurs :

Gloria Swanson, grande star américaine (1899-1983)

Eric Von Stroheim , acteur, scénariste , réalisateur, écrivain (1885-1957)

William Holden  américain ( 1918-1981)

 

«SUNSET BOULEVARD »  en vision le 18/09- 17h30- à la Cinémathèque.

 

 

 

 

DU COTE DU CINE D’AUJOURD’HUI

 

« J’aime être équilibriste, entre contrôle et incontrôle »(Anne Fontaine)

 13 films en 20 ans,  des films de qualité . Son quatorzième film vient de sortir :

 

GEMMA BOVERY


 

 Anne Fontaine : J’aime le rapport alterné entre l’imaginaire   et le réel. Mêler cruauté et ironie du destin de manière drôle me semblait jubilatoire. (propos recueilli par Fabienne Bradfer/Le Mad)

 Jubilatoire ? Ca ne peut que l’être évidemment avec un personnage comme Fabrice Luchini !

 

 

Ancien bobo parisien installé dans un village normand , un boulanger passionné de Gustave Flaubert voit s’installer un couple d’Anglais dans une fermette du voisinage , aux comportements similaires au roman «  Madame Bovary «  de Flaubert…

 A voir sans hésiter, pour Anne Fontaine, Luchini cela va de soi et sa partenaire anglaise , Gemma Arteton.

Amis du blog  merci pour votre attention et votre fidélité . Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre cette « émisson -blog » que je vous propose chaque jour.

 Notre moment de séparation : Eh bien toujours Luchini que j’adore. Ce soir à 20h50 sur ARTE  le film de Benoit Jacquot «  PAS DE SCANDALE » (1999) Autour de Fabrice : Isabelle Huppert et Vincent Lindon.

 Un film sur la haute bourgeoisie parisienne passée au vitriol par Benoît Jacquot.

 Bonne soirée ciné-télé et à tout  bientôt.

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première interrogation : que signifie ce titre   « pecora nera » ?  C’est de l’italien, traduction : «  brebis noire – brebis galeuse »…

 

L’auteur : Ascanio Celestini , romain , 42 ans s’est imposé avec  Radio clandestine et La Fabbrica comme une figure majeure du théâtre de narration. Dans sa pièce «  La Brebis galeuse », publiée en Italie en 2006, il s’attaque , dans la lignée de Pier Paolo Pasolini et Dario Fo, à un monde où tout se consomme …sauf la peur !

 

 

 

DEUX STARS DU THEATRE BELGLe metteur en scène : Pietro Pizzuti, metteur en scène oui mais aussi comédien (on a pu le voir dernièrement au Théâtre des Martyrs dans « Le Roi se meurt »), auteur dramatique.

 

Comme l’auteur, Pietro est romain  56 ans, appelé non seulement au théâtre mais aussi au cinéma. J’ajoute encore que  c’est un merveilleux professeur.

 

 

 

Angelo Bison,  comédien et metteur en scène.

 

Il se consacre principalement au théâtre contemporain  avec entre autres les pièces d’Ascanio Celestini « Histoires d’un idiot de guerre «  et «  Pecora nera »

 

 

 

PECORA NERA , TROISIEME VERSION THEATRALE !

 

Résumé : Nicola , le héros et seul personnage dans la pièce, a été interné dès son enfance dans un asile psychiatrique , celui où , jadis, sa mère le fut aussi, il était alors un témoin encombrant , ayant assisté à un forfait perpétré par ses frères.

 

Depuis lors, il a sombré dans sa propre « folie », si peu déraisonnable qu’elle soit pourtant…

 

Il est né dans les années 60. Et le voici qu’il nous raconte sa vie et celles de tous ceux qui l’on entourés.

 

JEU DE SCENE

 

 

 

Angelo entre en scène comme un personnage décalé, se mettant à danser, à fixer le public avec un regard curieux,  étonné, perçant, innocent, les yeux grands ouverts. Il sait ce qu’il raconte, est-ce qu’il exagère ? Est-il sincère ? Sait-il vraiment ce qu’il dit ? Il nous fait rire , il nous émeut.

 

Un récit ludique ! Un grand comédien qui défend avec talent et passion  le texte  d’Ascanio Celestini( qui a joué d’ailleurs le rôle et à la scène et au cinéma).

 

Pour écrire cette pièce, l’auteur s’est intéressé aux asiles de fous et en a tiré le maximum  d’informations.

 

Une performance incontestable pour un acteur ! Aucun excès dans  la mise en scène.

 

Pietro Pizzuti (metteur en scène) :  Réaliser une troisième version théâtrale du texte d’Ascanio s’est imposé à nous par l’appétit scénique que déchaîne chez Angelo et moi la matière humaine inépuisable dont est composée l’œuvre.

 

Nous avons pris cette fois , en hommage au code du stand up et de ses grands  clowns du genre , le chemin de la nonchalance , de l’humour décalé , des gags enfantins et du rire libérateur pour mieux laisser sourdre la poésie qui nourrit nos vies et fait sens. L’hommage à notre culture italienne se révèle plus intense, jouissif et contagieux. Merci la vie !

 

 

 

COURT EXTRAIT 

 

 

 

 Je suis né dans les années 60. Les fabuleuses années 60. Et tous les lundis, Nonna me conduisait à l’école et offrait à la maîtresse un œuf qui sentait encore le cul de la poule.

 

Des œufs, ma grand-mère en apportait aussi à la bonne sœur péteuse de l’institut où vivait ma mère.

 

L’institut, c’est une espèce de planétarium où on soigne le cerveau avec l’électricité…

 

Angelo Bison mérite toutes  nos éloges pour son interprétation extraordinaire de ce personnage .

 

Ce n’est pas évident de jouer un tel personnage de fou. Cela peut devenir ridicule si l’on en fait trop.  Et c’est là que l’on sent le talent de l’acteur et du metteur en scène. Il faut voir la pièce pour mieux s’en rendre compte.

 

Les spectateurs qui ont vu , il y a quelques années la première version et même un peu plus tard la deuxième au Rideau de Bruxelles , seront  très certainement intéressés par cette troisième vision, complètement différente des précédentes.

 

La première  était dans le noir où l’on devinait  Nicola.

 

La troisième au contraire le montre dans une lumière  vivifiante.

 

« Intense et surprenante fable. Angelo Bison, halluciné et hallucinant »  (La Libre Belgique)

 

« Angelo Bison et Pietro Pizzuti , irrésistibles passeurs de paroles. Incroyables histoires  à fondre de rire, de tendresse et d’émotion » ( Le Vif/L’Express)

 

 

 

ECORA NERA/ASCANIO CELESTINI/ANGELO BISON/PIETRO PIZZUTI

 

Jusqu’au 04/10/2014

 

Adaptation et mise en scène : Pietro Pizzuti

 

Assistant à la mise en scène : Marvin Mariano

 

Création lumière et sonore : Léonard Clarys

 

THEATRE LES RICHES CLAIRES

 

Rue des Riches-Claires  24  – 1000  Bruxelles

 

Infos Réservations : 02/548 25 80

 

 

 

DU COTE DU CINE…D’HIER

 

En voix «  off » , un cadavre , flottant dans la piscine d’une star oubliée du cinéma muet , entame le récit de sa relation avec celle qui l’a assassiné.

 

SUNSET BOULEVARD (1950) 

 

VIDEO

 

Un style polar mais aussi une réflexion poignante sur la vieillesse et la déchéance des has-been.

 

Réalisateur : Billy Wilder  (né à Sucha-Pologne  en 1906, mort aux USA en 20902)

 

Acteurs :

 

Gloria Swanson, grande star américaine (1899-1983)

 

Eric Von Stroheim , acteur, scénariste , réalisateur, écrivain (1885-1957)

 

William Holden  américain ( 1918-1981)

 

«SUNSET BOULEVARD »  en vision le 18/09- 17h30- à la Cinémathèque.

 

video

 

 

 

DU COTE DU CINE…D’AUJOURD’HUI

 

« J’aime être équilibriste, entre contrôle et incontrôle »

 

(Anne Fontaine)

 

13 films en 20 ans,  des films de qualité . Son quatorzième film vient de sortir :

 

GEMMA BOVERY

 

VIDEO

 

 

 

Anne Fontaine : J’aime le rapport alterné entre l’imaginaire   et le réel. Mêler cruauté et ironie du destin de manière drôle me semblait jubilatoire.

 

 (propos recueilli par Fabienne Bradfer/Le Mad)

 

Jubilatoire ? Ca ne peut que l’être évidemment avec un personnage comme Fabrice Luchini !

 

Video

 

 

 

Ancien bobo parisien installé dans un village normand , un boulanger passionné de Gustave Flaubert voit s’installer un couple d’Anglais dans une fermette du voisinage , aux comportements similaires au roman «  Madame Bovary «  de Flaubert…

 

A voir sans hésiter, pour Anne Fontaine, Luchini cela va de soi et sa partenaire anglaise , Gemma Arteton.

 

 

 

Video

 

Amis du blog  merci pour votre attention et votre fidélité . Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre cette « émisson -blog » que je vous propose chaque jour.

 

Notre moment de séparation : Eh bien toujours Luchini que j’adore. Ce soir à 20h50 sur ARTE  le film de Benoit Jacquot «  PAS DE SCANDALE » (1999) Autour de Fabrice : Isabelle Huppert et Vincent Lindon.

 

Un film sur la haute bourgeoisie parisienne passée au vitriol par Benoît Jacquot.

 

Bonne soirée ciné-télé et à tout  bientôt.

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(4) CABARET (THEATRE LE PUBLIC AU THEATRE NATIONAL) ET  » si la comédie musicale m’était contée »

 La foule bat son plein chaque soir pour assister à la représentation  de cette fabuleuse comédie musicale américaine reconnue comme la meilleure de tous les temps .

 

 

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Une somptueuse comédie musicale !

Une explosion de  gaîté avant l’apocalypse !

Une description allégorique d’un monde qui s’écroule !

 Les numéros musicaux alternent avec le récit de Sally et les lourdes menaces du nazisme au second plan.

Préparation d’un drame national.

Tout est artifice, mensonge, illusion !

Le symbole de la décadence et de la déchéance dans le Berlin des années 30.

Des meneurs de jeu pervers.

Un délire baroque et trouble de ces night club qui servaient de refuges nocturnes à ceux qui voulaient oublier l’horreur naissante…

On baigne dans le porno,  l’érotisme, la sensualité !

On se trouve dans l’antichambre de l’Enfer !

 

CABARET, une comédie musicale  qui pourrait se traduire en  comédie dramatique. Hitler n’est pas loin…

 

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Le personnage de Sally représente une époque bien précise.

Elle est exquise, ambitieuse, mélancolique,  naïve même, égoïste aussi, originale également. Elle aime choquer.

En fait  elle  vit dans l’illusion de devenir une star de cinéma !

On a dit que son personnage se rapproche de très près à  celui de Marlène Dietrich ! Je ne trouve pas , moi.

 

20h et des poussières …Vous entrez dans la grande salle du National, et vous voyez un monde fou sur le plateau. Ce sont les artistes qui se mettent en forme avant de se lancer dans le spectacle ! Ils répètent des mouvements de danses, d’autres  parlent repassant leurs textes plusieurs fois, d’autres s’étalent  sur le sol prenant un court moment de repos avant   « l’attaque ». Puis, à un certain moment, ils se rejoignent tous  et s’asseyent sur un long banc, fixant les spectateurs.

 Silence.

Lumières

Musique !

 

 

Et commence le spectacle avec l’apparition des girls, légèrement vêtues,  offrant à notre regard de superbes jambes…En tête  le maître de cérémonie, l’amuseur public : Emcee, aux convulsions obscènes, à la voix percutante, au maquillage outrancier avec  un rouge à lèvres des plus accentués (c’est la mode à l’époque à Berlin)  Il nous fait vibrer…

Le plateau est complètement dénudé, doté d’une scène tournante, ce qui  permet de passer d’un lieu à l’autre dans le mouvement , les danses et les chansons…Astucieux !

Les musiciens (piano, saxo alto, batterie, trombone, trompette, guitare , banjo, saxo-ténor , basse) se trouvent  sur un  praticable dressé au niveau premier, quelque peu en retrait du plateau.

Le son  est impeccable, se répandant dans  les coins et recoins  de cette énorme salle du National.

 

CABARET

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Wilkommen ! Bienvenue ! Welcome !

Fremder , étrnger, stranger,

Glücklich zu sehen

Je suis enchanté…

 Le reste, vous le connaissez déjà si vous lisez attentivement    mes textes publiés depuis une semaine sur le blog et qui relatent ce spectacle.

Applaudissements frénétiques. Bravo à toute la troupe et son chef , Michel Kacenelenbogen

 

 

 ET SI LA COMEDIE MUSICALE M’ETAIT CONTEE   (suite)

 

Quelques propos seulement..

 

La comédie musicale, c’est incontestablement à Broadway, un quartier rêvé de New York, avec des lumières en pluies  colorées qui éclaboussent la nuit , des bouffées de swing qui ricochent d’un building à l’autre , d’une rue à l’autre .

 1866 est créée au Niblo’s Garden   la première comédie musicale de Broadway : «  The Black Crook »…Il y a 148 ans !

Et bien vite les théâtres  se dresseront  de plus en plus nombreux dans le cœur de Broadway.

 « Broadway , c’est un entassement de théâtres de toutes tailles et de bars  tous styles ,  crasseux ou club.

Broadway , c’est l’éclat des affiches lumineuses qui font dans la rue une représentation permanente , c’est la douce moiteur  des théâtres où l’orchestre entraîne irrésistiblement les pieds et les mains dans un rythme auquel on s’abandonne.

Broadway, c’est une fille en jeans serrés qui sort d’un cours de danse pour courir dans un autre , c’est un garçon aux hanches musicales qui répète une pirouette en traversant la 42ème Rue.

Broadway  c’est une musique qui ricoche de mur en mur et s’accélère et se multiplie et vous emporte et vous essouffle et vous ravit et recommence de mur en mur.

Broadway, c’est un claquement de doigts , un déhanchement , un clin d’oeil répercuté en rythmes. »

 

Ce beau texte sur Broadway est signé  Alain Duault, auquel j’ajoute : « Broadway est la capitale mondiale du spectacle et de la comédie musicale bien entendu.

J’ai eu l’occasion de me rendre à New York  assez souvent,  et à chaque fois , je suis allé voir les comédies musicales qu’elles s’appellent  , dans le désordre ,  « Hair » , «  Jésus Chris super star » , «  Oh Calcutta » , Sweeney todd »,  «  Evita «  , « West Side Story »  , «  Chicago » ,  « All that jazz » « Chorus line » et d’autres dont je me souviens peu.

 I like ,  I like New York and Broadway. …And you ? I hope.

 Un jour  je programmerai  toute l’histoire de la comédie musicale américaine mais aujourd’hui, je vous invite à l’écoute et au regard d’extraits de plusieurs gros succès dont vous verrez les noms.

 Un petit jeu, pour le plaisir : essayez au passage d’identifier les comédiens, chanteurs, danseurs et metteurs en scène .

On décolle : comment s’appelle cette danseuse au corps voluptueux, reconnue pour ses jambes les plus belles du cinéma américain ?


 

Comment s’appelle  cette jeune femme  volcanique qui nous entraine dans la danse ?


 

 Quel est le nom de ce comédien aux côtés de Judy Garland ?

Comment s’appelle la comédienne  dans le film qui va suivre…?

 

 

 

Comment se nomme la jeune femme qui joue le rôle de Rita aux côtés de Nathalie Wood ?

 

 

 

D’autres comédies musicales américaines dans une prochaine « émission –blog ».

 

NOUVEAU   NOUVEAU  NOUVEAU

 

La saison 2014- 2015  a démarré à toute allure.

 Cette semaine, je vous entretiendrai sur les pièces :«  Drôle de père » (Galeries) , «  Médée » ( Martyrs), « L’Odyssée » ( Parc)  , «  Leurs yeux » (Riches-Claires)

 Merci de votre attention et fidélité.

Demain, «  Pecora nera » et la rubrique « Du côté du ciné « .

Notre moment de séparation : sur TV5 à 21h pour le film de Jacques DoniolValcroze : « L’eau à la bouche » (1959)  avec la regrettée Bernadette Lafont et Michel Galabru,  musique de Gainsbourg

Bonne vision.

A tout bientôt.

 

Roger Simons