LES BRIGITTINES(DANSE) + « TUYAUTERIE »&  » LE CRI DU HUARD »(THEATRE LE PUBLIC) + SEQUENCE CINE ( VISCONTI)

BRIGITTINES INTERNATIONAL FESTIVAL

 

 

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Un Festival  de haute qualité artistique, chorégraphique, qui nous a permis de découvrir  d’excellents danseurs/danseuses  mises en gestuelle  dans un concept nouveau, doté de performances tout à fait étonnantes, comme par exemple Yasmine Hugonnet  qui a  créé de véritables mouvements inattendus, faisant travailler ses deux danseurs uniquement avec les bras, dans un silence méditatif rompu par des coups violents sur piano, exécutés par la chorégraphe.

 

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Le corps des danseurs expose de simples mystères avec une fabuleuse puissance d’évocation.

Le caractère très graphique de l’ensemble, le travail sur la silhouette , l’humour de Yasmine font écho à la matérialité de la présence : muscles déliés, tête effacée dans le sol, renversements , chevelure multi – fonctions…

 

 

Epinglé dans la blancheur de la scène, le corps s’affirme et se fait oublier jusqu’à ce que la voix lui vienne et nous parle de l’intérieur de la peau.

Bref, du talent, de l’invention, de la vigueur, de l’originalité  durant les quinze jours du Festival dans une ambiance très festive.

Un magnifique Festival  imaginé et dirigé par Patrick Bonté , direction générale et artistique.


 

Pour fêter ses vingt ans  d’existence,  le Théâtre Le Public se lance dans quatre spectacles  à la fois : de la comédie «  parlée »  et de la comédie «  musicale ».

Je vous ai déjà présenté  la pièce qui décolle  mercredi prochain, le 03 septembre : « Conversations avec ma mère » avec Jacqueline Bir et Alain Lempoel dans une mise en scène de Pietro Pizzuti.

 Au lendemain de la première représentation qui se donne dans la grande salle du « Public » , deux  autres comédiens se lancent à corps perdu dans  la nouvelle histoire de Philippe Blasband , qui met  du reste en scène sa propre pièce :

 

 TUYAUTERIE

 

Philippe Blasband (l’auteur/metteur en scène) : Ca commence…comment dire…comme une scène classique d’un certain genre de film pour adultes , vous voyez ?

Un plombier  a terminé son travail et sa cliente veut le payer « en nature ». Le plombier ne dit pas non, qui l’eût cru ! Mais avant de recevoir son dû, il veut qu’elle réponde à une question : « Pourquoi ? »

Et alors, très logiquement, ils se mettent à parler de…Dieu (!!!), de clé Allen , de divorce, de la vie envisagée comme un échec absolu…enfin bref, vous savez, de toutes ces choses dont on parle , que ce soit dans la vie ou dans un film porno… !!!!)

Souvenez-vous, Philippe Blasband est l’auteur  de la pièce (et du film) : « Une liaison pornographique » et d’une autre pièce encore :  « Irina Palm ».Nous nageons dans une ambiance érotique doucement ironique !

Cet auteur prolifique va t-il à nouveau nous troubler ou nous désarçonner avec  cette femme et ce plombier ?

Le saviez-vous Messieurs ? «  Le plombier  est le fantasme  de toute bonne ménagère ! »

Qu’en pensez-vous, Mesdames ?

Vous connaissez bien les deux comédiens qui seront sur le plateau  de la « salle des voûtes » à partir du 04 septembre : Charlie Dupont et Tania Garbarski, le couple encore dans la pièce de Nicols Bedos :  « Promenade de santé »

On peut s’en réjouir. Ils sont excellents tous les deux, en plus mis en action par l’auteur. 

 

PAUSE MUSICALE



 LE CRI DU HUARD, sur le lac, à la tombe de la nuit…

Je ne vous en dis pas davantage aujourd’hui, sauf qu’il s’agit de la nouvelle écriture  de Philippe Vauchel.

Philippe débarquera au « Public »   le vendredi 05/ septembre…

Ca crie, ça brame, ça  couine !!!

 

 BERLIN, 1930.

 

« Entrez Mesdames et Messieurs ! Poussez la porte du « Kit Kat Klub » et venez revivre la passion et la subversion de cette histoire célébrissime… 

Willkommen , Bienvenue , Welcome »

 

 L’adresse du Kit Kat Klub : Bd Emile Jacqmain  111-115  – pas loin de la place de Brouckère.

Le Théâtre National reçoit le Théâtre « Le Public » : comédiens,  musiciens, danseurs …Un monde fou fou fou , roi du show, du divertissement , de la provocation.

 

 CABARET ! THEATRE NATIONAL ! THEATRE LE PUBLIC  ! TOUT BIENTÔT !

En attendant avec impatience,  la comédie musicale  » Cabaret » mise en scène par Michel  Kacenelenbogen, un nouvel extrait du film de Bob Fosse.

 

 SEQUENCE CINE/LUCHINO VISCONTI

 

 Destin étonnant : depuis sa mort  en 1976,  Luchino Visconti n’a pas connu de  purgatoire ». On le retrouve très souvent à l’écran. C’est ce que propose la Cinémathèque de Belgique, en mettant à l’affiche plusieurs de ses films.

Pour ouvrir le mois de septembre, ce premier du mois :

 

 OSSESSIONE( OBSESSION)  , le premier film de Visconti , tourné en pleine guerre, en 1942  fait apparaître le courant néo-réaliste.

Ce film met en scène Gino  un jeune homme mécanicien mais aussi un chômeur vagabond , qui s’arrête dans un garage-station-essence au bord de la route pour y manger.

La cuisinière de cette auberge, Giovanna est aussi la jeune épouse de Bragana , le patron de cette trattoria , c’est un homme riche , rustre et bedonnant…

Entre Gino et Giovanna , c’est le coup de foudre…

Ils deviennent amants…

Et commence  le film  de Visconti.

C’est «  Ossessione »  mais  le titre du film est «  Les Amants diaboliques ». Il s’agit d’une adaptation libre du « Facteur sonne toujours deux fois «  (sujet porté  de nombreuses fois à l’écran)

Les deux comédiens : Clara Calamai(Giovanna) et Massimo Girotti(Gino)

 

 

OSSESSIONE  – VISCONTI –   ( 01/09- 20h30-Cinémathèque)

 

Demain, « Séquence-Ciné » vous proposera  un deuxième film de Visconti interprété par l’extraordinaire comédienne italienne : Anna Magnani : « Bellissima »

Amis du blog , merci pour votre attention sans cesse grandissante et votre fidélité.

Notre  moment de séparation : avec le guitariste liégeois : Michel Delville  demain dimanche , au café Le Parc à 20h30 , avec l’Ensemble  Mosae qui se produit au  Festival Jazz 2014  au fil de l’eau  liégeoise.

Une soirée explosive aux confins du blues , du rock et du jazz

A bientôt !

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 » L’ODYSSÉE » ( Théâtre royal du Parc) – « MEDEE »(Théâtre des Martyrs ) + SEQUENCE CINE

 

Voilà certes deux « grosses machines » pour inaugurer la nouvelle saison théâtrale  2014-2015.

 

QUE LE SPECTACLE COMMENCE …

 

Deux grands classiques !

« L’Odyssée », c’est Homère !

« Médée » , c’est Euripide !

 

C’est le moment de rechercher nos nombreuses notes écrites pendant nos études.

 

Thierry Debroux (Directeur du Parc/metteur en scène) : Il y a presque 20 ans , en 1996, j’avais eu la chance de jouer Télémaque dans une version de   « L’Odyssée » au Rideau de Bruxelles. Version signée Paul Emond, mise en scène Jules-Henri Marchant.

 Ce qui me fascine dans cette épopée, ce sont les défis qu’un tel voyage propose à un metteur en scène.

 « L’Odyssée » est un long récit et l’on connaît le pouvoir que peuvent exercer les mots sur notre imaginaire,. J’avais envie néanmoins de donner à voir autant qu’à entendre.

 Ce spectacle sera donc très visuel. J’ai fait appel à une vidéaste, Eve Martin qui, en collaboration avec le décorateur des lumières, Laurent Kaye, est en train de créer les images qui traverseront  le spectacle.

 En ce qui concerne l’adaptation, j’ai voulu mélanger la dimension épique – nous retrouverons les moments clés du parcours initiatique d’Ulysse – avec une dimension plus ludique liée à la personnalité des dieux du panthéon grec.

 Ces dieux nous ressemblent. Ils ont tous nos défauts. Ils sont jaloux, colériques , envieux , susceptibles. Nous ne sommes donc pas loin de la comédie lorsque nous les observons.

Il y aura un côté décalé et anachronique qui n’empêchera pas les amateurs du récit d’Homère de retrouver le souffle de cette œuvre du VIIIème siècle avant J-C.

Je voudrais encore dire que cette épopée est en fait un long poème que les aèdes psalmodiaient en public en frappant le sol avec un bâton pour  rythmer les vers.  Nous ne sommes pas si éloignés de la culture orale du slam d’aujourd’hui. Trois mille ans séparent « L’Odyssée » du slam mais j’ai voulu, par petites touches , rapprocher ces deux façons de raconter une histoire.

 

Et quelle histoire !!!

 

On peut faire confiance à Thierry Debroux qui réussit magnifiquement  chacune de ses entreprises.

Ses mises en scène sont toujours pleines d’inventions, accompagné dans le travail par Ronald Beurms pour la scénographie et les costumes.

Qui plus est : 25 comédiens  et stagiaires (Conservatoire Royal de Bruxelles et l’IAD) en scène pour nous faire vivre cette histoire du VIIIème siècle complètement modernisée.

 ULYSSE  et tous les autres vous fixent rendez-vous  au Théâtre Royal du Parc à partir du 18 septembre.

 


 

De la rue de la Loi, où se trouve le Théâtre du Parc, à la place des Martyrs – à deux pas de la place de Brouckère – Daniel Scahaise , directeur du Théâtre de la place des Martyrs, nous attend pour nous  mettre au parfum du spectacle d’ouverture de la saison  14/15 :

 

MEDEE

 

Daniel Scahaise (metteur en scène) J’ai laissé la formulation de notre spectacle le plus contemporain possible.

C’est délibéré ! Nous sommes au XXIme siècle et notre pièce s’adresse à des spectateurs du XXIème siècle. Ne nous inquiétons pas outre mesure de la « grecquitude ». Mais ne l’ignorons pas non plus.

Je veux faire fonctionner MEDEE à  l’intérieur du fonctionnement théâtral de la compagnie.

Nous voulons éviter les éléments grecs traditionnels ou de tragédie, cela fait partie de notre tentative d’échapper à une approche traditionnelle du matériau. Nous vouons tenter de créer notre propre univers avec un sens mouvant du temps. Nous ne devrions jamais nous en tenir trop littéralement à une seule période mais glisser insensiblement d’un univers mythique au monde contemporain.

 

Euripide ? Vous connaissez ?  Qui ne connaît pas cet auteur de comédies ! Né vers 480 avant JC sur l’île grecque de Salamis.

Il est d’une génération après Eschyle (526-456), et un peu plus jeune que Sophocle, qui meurt la même année que lui ( 496-406). Il a été dit qu’Euripide avait fréquenté Socrate…

Le saviez-vous ? Euripide a écrit 92 pièces. 17 tragédies et un drame satyrique nous sont parvenus.

Ses pièces les plus célèbres …de son vivant : Médée (431 avant JC), Hippolyte (428) , Les Troyennes ( 415), Hélène 412) et Oreste (408).

Un poète et dramaturge plein d’inventivités, avec des thèmes nouveaux, une forme nouvelle avec des actions plus complexes , une liberté dans le traitement des sujets mythiques et également une inventivité musicale révolutionnaire.

 Euripide n’est pas un poète héroïque mais celui  d’une humanité douloureuse, qui analyse lucidement les limites qui lui sont imposées et transforme ces limites en motifs d’action…

 

AU FAIT,  QUI EST MEDEE ?

 

Une princesse de sang royal, née aux confins du monde connu.

Une magicienne, petite fille du Soleil.

Une femme qui fait tout pour l’homme qu’elle aime et qui va la trahir.

Qui donc est Médée ?

 Vous aurez la réponse en allant voir ce grand spectacle au Théâtre  de la place des Martyrs, à partir du 19 septembre.

14 comédiens et 20 élèves du Conservatoire royal de Bruxelles.


 

Comme le dit Thierry Debroux , cette  nouvelle saison  est une  « saison d’enfer » …pour son Théâtre, pour celui des Martyrs, mais aussi pour beaucoup d’autres…

 A suivre !!!

 

SEQUENCE CINE

 

Deux grands films proposés par notre Cinémathèque de Belgique :

 

Ce soir à 21 h   :  LE PROCES de Kafka , transposé  du roman de Kafka au cinéma d’Orson Welles avec Welles bien sûr, Jeanne Moreau , Romy Schneider , Anthony Perkins , Madeleine Robinson, Suzanne Flon, Fernand Ledoux,  Michael Lonsdale…

Orson Welles (avec qui j’ai passé un bon moment  joyeux à Cannes) a voulu placer l’histoire dans des décors labyrinthiques des années 60.

L’oppression bureaucratique d’une société totalitaire et absurde, travaillant à écraser un homme que  Welles, contrairement à Kafka , considérait comme coupable.


 

 Demain 28 août, à 17h15 : MYSTERY TRAIN

 Un film formidable de Jim Jarmusch , tourné  aux USA , à Memphis, avec des acteurs japonais, des rockers en pèlerinage à Memphis.

Trois histoires évoluant en parallèle :

Un couple de Japonais à la recherche du fantôme d’Elvis Presley,

Une jeune veuve venue chercher le cercueil de son mari,

Un trio de copains découvrant les joies de la délinquance.

 


 

 

Bonnes visions à Vous et merci de votre attention et votre fidélité.

Demain, d’autres théâtres, d’autres films…

 Voici venu  le moment fatidique de séparation :  Elvis Presley et la chanson du film  «  Mystery train » Agréable, non ?

A tout bientôt.

 

 Roger  Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

THEATRE LE PUBLIC: 20 ANS – AVANT-PREMIERE  » Conversations avec ma mère » + sequence ciné

 

« Si le théâtre Le Public m’était conté… »

 

9 novembre 1994. 20h25. La grande salle est bondée pleine de gens désireux de découvrir ce nouveau théâtre en plein cœur de Bruxelles.

20h30. Le silence se fait dans la salle. Toutes les petites ampoules blanches s’allument créant déjà la féerie.

Les comédiens font leur apparition et éblouissent immédiatement le public.

Notre âme d’enfant ressurgit au contact des mots, des personnages qui ont l’air de s’extraire d’un bel album illustré. Un amalgame de choses et d’êtres qui nous séduit. Pas de rapports sociaux, politiques ou psychologiques, mais bien mythologiques. Et c’est tant mieux !

C’est la rencontre d’un prince (Arlequin) avec une bergère (Silvia).

C’est la première pièce de Marivaux qui invente le langage marivaudien , qui dit que par l’amour, on devient un être humain…

Après un court d’entracte, Pierre Carlet de Chamblain , mieux connu sous le nom de Marivaux nous revient avec une histoire d’échange amoureux où l’on retrouve Arlequin, Silvia et un prince.

N’est-ce point là un magnifique début d’un nouveau théâtre !

 ————–

J’ai beaucoup aimé reconstituer  le chemin de vingt ans poursuivi avec talent, volonté, passion, intelligence par toute l’équipe du Public : direction, auteurs, metteurs en scène, acteurs, techniciens…etc…

Vous pouvez lire  ce parcours dans les moindres détails  que j’ai publié dans l’ouvrage « 20 ans et la vie devant soi » , Editions Alternatives  théâtrales.

 

ET TOUT REPREND DES LE  TROIS SEPTEMBRE  2014, EN DIRECT .

 

AVANT-PREMIERE...avec l’ancien indicatif de l’émission -radio  « Les feux de la rampe », devenu un blog internet,   jouée  et composée par Duke Ellington.

 

 

 

 

Mama a 82 ans.

Jaime, son fils unique,  en a 50.

Elle l’a mis au monde, il y a longtemps mais elle continue de l’éduquer comme au premier jour, avec l’autorité tranquille d’une mère joyeusement castratrice et aimante.

Lui, son fils unique  aune situation confortable et enviable…

Jusqu’au jour où tout bascule…

 

 Une pièce écrite d’après le scénario du film « Conversaciones con Mama » de Santiago Carlos Oves…

Deux grands noms  à l’affiche : Jacqueline Bir et Alain Lempoel !

Je vous ai présenté cette pièce, il y a quelques mois , au moment de sa création à l’Espace Delvaux.

Voulez-vous la découvrir à votre tour ? Simple ! Et vous connaissez le mode d’emploi : cliquez sur  « rechercher » (colonne de droite) en indiquant le titre de la pièce. Et vous saurez tout comme moi.

 

(rediffusion)

 

 Je confirme : deux grands noms de comédiens mais aussi un grand nom de metteur en scène (acteur lui aussi) : Pietro Pizzuti.

 Grande salle du Public : 03/09 – 18/10

 

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt  64/70 – 1210  Bruxelles

Infos Réservations : 0800 944 44

 

« Le théâtre, c’est la vie ; ces moments d’ennui en moins » (Alfred Hitchcok)

 

SEQUENCE CINE

Du côté du passé, grâce à notre Cinémathèque…

 

LA BETE HUMAINE

 

 Jean Renoir (l’un des plus grands réalisateurs du cinéma français)

Ce film réunit trois grandes stars de l’ époque des années 39/40 :

Simone Simon (très sensuelle dans ses films) , Fernand Ledoux (grand comédien de théâtre), Carette  et  la star des stars : Jean Gabin (« Maintenant, je sais…)

 

Conducteur de locomotive marqué par l’hérédité, chef de gare assassin, femme perverse.

 

Le roman de Zola est porté à ébullition par un Renoir génialement épaulé par Gabin dans l’un de ses plus grands rôles.

Un scénario des plus émouvants ! Un film qui écrase par tout ce qu’il comporte de perfection.

 

 

 

 « La bête humaine »  –  26/08/14 –  21h30 – (Flagey/Cinematek)

 Un film qui m’émeut car j’ai eu la chance de rencontrer et interviewer Simone Simon et Fernand Ledoux (Un grand monsieur !)  sur d’autres films bien sûr. Vous me direz : Et Gabin ?  J’aurais bien voulu mais le jour où j’avais le rendez-vous, il était  d’une humeur exécrable et il a refusé. Cela peut arriver dans le métier.

 

Du côté du présent…dans nos salles…

 

 CLOUDS OF  SILS MARIA

 Un film réalisé par Olivier Assayas, six ans après « L’heure d’été » et interprété par Juliette Binoche (que nous n’avions plus vu depuis un certain temps) ça se voit dans l’immédiat.

Le personnage que joue Juliette est une actrice qui s’accroche au succès de ses vingt ans, Maria Enders, réengagée dans la pièce qui l’a fait connaître alors qu’elle avait 18 ans, moment où elle créait l’héroïne Sigrid. Elle va devoir jouer le rôle d’une autre femme.

 «Quand on a une caméra qui n’a pas, qui ne vous découpe pas,  qui vous laisse de l’espace, il peut y avoir de la magie ».

(Le Mad 20/08)

 

 

 

 

«Clouds of  Sils Maria »  (sur nos écrans)

 

Je vous laisse en compagnie de toutes ces pièces et films et vous retrouve tout bientôt avec d’autres  avant-premières  « théâtre »  et   cinéma » Merci de votre attention et votre fidélité.

Notre moment de séparation : Ce soir lundi 25/08  sur Arte à 20h50  un film magnifique signé Jane Campion «  Portrait de femme»  avec John Malkovich et Barbara Hershey.

Demain, mardi 26/08  à 23h55 sur France 3 : l’émission de qualité de Mireille Dumas avec Line Renaud et Danny Boon. De quoi se régaler!

Tchao !  Oh l là là ‘J’oublais , je vous propose un court extrait du film de Jane Campion.

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FESTIVAL MIDIS MINIMES (DERNIERE ) + SEQUENCE CINE

 

Hé oui, déjà …tout a une fin…Alors, profitez bien des cinq concerts  qui auront lieu à partir de lundi prochain 25 août…

 

ZEFIRO TORNA

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Un ensemble vocal et instrumental flamand qui s’attache à faire revivre de manière unique le patrimoine culturel  européen issu du Moyen-Age, de la Renaissance et du baroque.

Pour ce faire, il opte résolument pour des instruments authentiques et des techniques historiques de chant, d’interprétation et d’improvisation, tout en se basant sur la recherche musicologique.

Cela dit, Zefiro Torna s’ouvre également largement aux divers modes d’expression artistique actuels.

Cinq musiciens (flûtes, saxophone, viole de gambe, contrebasse) et une mezzo soprano.

 


 

TRIO ALTA

 

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Un trio d’instruments à vent,  Alta est caractéristique de la formation en alta capella (deux anches et un cuivre), décrite par le théoricien et compositeur Johannes  Tinctoris ( 1435-1511)

Ces hauts instruments (hauts à comprendre ici dans le sens de fort, puissant) étaient  particulièrement appréciés lors des situations festives ou des célébrations plus solennelles : bals , banquets , tournois , rencontres princières…

Très intéressant : Ce Trio fait découvrir des instruments rares comme la chalemie, instrument à vent et anche double de la famille du hautbois. Et  la douçaine,  les flûtes, bombarde , cornemuse , trompette coulissée , cornet muet…

 

BARTOLD KUIJKEN

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Grand spécialiste de la flûte traversière. Il a développé son intérêt pour la musique ancienne et sa pratique sur instruments originaux. 

Il s’est spécialisé en autodidacte au traverso en consultant les nombreuses sources écrites des XVII et XVIIIe siècles. Il participe également aux concerts de l’Ensemble Musiques Nouvelles.

 

 

 MARIE HALLYNCK

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Je suis son parcours depuis quelques années et à chaque concert, c’est toujours pour moi une découverte.

Soliste confirmée, chambriste et pédagogue passionnée, Marie Hallynck figure désormais parmi les violoncellistes incontournables de sa génération.

Elle a joué  avec de grands orchestres internationaux tant à Rotterdam qu’à Hong Kong.

Elle a obtenu de nombreux prix  tels « Rising Star»  par l’Association des salles de concerts européennes et « Soliste de l’année » par l’Union de la presse musicale belge ».

Marie joue sur un violoncelle de 1717 du luthier vénitien Matteo Goffriller.

 

 
 

 ESTHER YOO

 

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Esther Yoo a été  une jeune lauréate du prix du « 10e Concours international Sibelius » à l’âge de 16 ans.

Elle a aussi été une jeune lauréate du Concours Reine Elisabeth.

Elle a joué un concerto à Londres avec l’Orchestre Philharmonia sous la direction de Lorin Maazel, ayant rejoint cet orchestre et le chef d’orchestre pour une tournée en Asie.

Esther, née aux USA,  a commencé à jouer du violon à l’âge de 4 ans et a vécu en Belgique depuis l’âge de 6 ans.

 


 

Voilà une semaine  tout à fait extraordinaire pour conclure  un Festival de Musique de super qualité ,  des plus vivants,  produit et dirigé par Bernard Mouton, directeur artistique, que je félicite pour l’organisation des concerts dotés à chaque fois de grandes personnalités .

Lundi 25/08 : ZEFIRO TORNA

Mardi  26/08 : TRIO ALTO

Mercredi  27/08 : BARTOLD KUIJKEN

Jeudi 28/08 : MARIE HALLYNCK

Vendredi 29/08 : ESTHER YOO

 

SEQUENCE CINE

Les théâtres vont  reprendre leurs places d’ici à quelques jours… Nous allons retrouver ces belles soirées à l ‘écoute de beaux textes interprétés par d’excellents acteurs.

Tout recommence  début septembre.

Prochainement,  je vous ferai état des spectacles de la nouvelle saison théâtrale  2014/2015.

Mais aujourd’hui, après ces magnifiques musiques  du Festival Midis Minimes, j’ai envie de vous plonger  dans  le cinéma d’avant hier.

 

FEDERICO FELLINI

 

J’ai eu la chance de le rencontrer au festival de Cannes, mais tellement sollicité, je ne l’ai vu que quelques instants.

Par contre, j’ai interviewé longuement son épouse, Giulietta Masina. Une grande comédienne  et une femme délicieuse qui nous a quitté il y a 20 ans. La voici dans le film « GINGER E FRED », réalisé par Fellini.

 «  Un couple du music-hall se retrouve après une longue absence pour une émission de télévision… »

 

Fellini a réuni Giulietta et Marcello Mastroianni pour la première fois à l’écran.

Fellini dresse un constat lucide et amer des  effets dégradants de la télévision sur la magie du 7ème art.

 GINGER E FRED- 1985  (24/08 – 17h15 – Cinémathèque)

 

 

 

 

 

UN VIEUX FILM   TOURNE EN  1957…

 

Le titre,  en anglais : « SILK STOCKINGS »

Le  titre, en français : « LA BELLE DE MOSCOU »

Un film réalisé par Rouben Mamoulian.

Trois grandes stars dans ce film  hélas disparues :

Cyd Charisse, Fred Astaire et Peter Lorre.

C’est  l’élégance aérienne de Fred Astaire.

Ce sont les  plus jambes du monde de Cyd Charisse

C’est la mine curieuse et inquiétante de Peter Lorre.

C’est la musique de Cole Porter.

C’est un remake musical  du film de Lubitsch «  Ninotchka »

 

SILK STOCKINGS  – 1957  (27/08- 17 h – Cinemathèque)

 

 

FRANCOIS TRUFFAUT –  LE METTEUR EN SCENE QUI NOUS MANQUE…

 

J’ai repéré l’un de ses films les plus étonnants tourné en 1970 :

 L’ENFANT SAUVAGE 

 Truffaut : De cette expérience, je ne retire pas l’impression d’avoir joué un rôle, mais simplement d’avoir dirigé le film « devant » la caméra et non «  derrière » , comme habituellement…

J’ai attendu trois ans pour réaliser ce film.

J’avais lu en 1966  dans «  Le Monde » le compte rendu d’une thèse de Lucien Malson sur «  Les enfants sauvages » , c’est-à-dire les enfants privés au départ de touts contacts avec les hommes et , ayant , pour une raison ou une autre, grandi dans l’isolement. »

Le film à voir ou revoir sans aucune réserve.


 

 L’ENFANT SAUVAGE   – 1970  (27/08- 19 h Cinemathèque)

 Amis du blog, merci de votre attention et de votre fidélité.

Prochaine chronique : Le Théâtre !

Notre moment de séparation : ce dimanche 24/08 à 20h45  sur Arte, si vous êtes chez vous , à voir le film d’Emir Kusturica «  ARIZONA DREAM » avec Johnny Depp, Jerry Lewis et  la magnifique Faye Dunaway. Fabuleux film  réalisé il y  20 ans !

Je vous en propose quelques images.

A tout bientôt !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPA 2014 , VU PAR MIJANOU

 

Voici une chronique du Festival Royal de Théâtre de Spa, (un peu tardive!) qui reprend les impressions d’une spectatrice, une spectatrice privilégiée, qui a eu la chance d’assister aux 17 pièces des 11 soirées du festival !

 

 Mijanou :

 

 « Dans ma vie (ma longue vie!), j’ai couru un marathon (un vrai : 43 km et des poussières) mais je n’ai jamais couru de second marathon ! Et pour cause ! … 43 km cela demande un sacré entraînement !

 

Ici, à Spa, du 5 au 16 août 2014, j’ai vécu mon 2ème marathon de théâtre … sans entraînement ! … et je ne l’ai pas du tout regretté, que du contraire !

 

Pourtant il y avait danger … danger de déception, de comparaison (toute comparaison est un mensonge!), de lassitude, d’absence d’exaltation de « première fois » …

 

Des amis me disaient « Quoi ?  Tant de spectacles en si peu de temps ? …  et vous n’en n’avez pas marre ? »

 

 

(Attention : ce texte sera aussi pour vous une lecture marathon ! Prenez votre courage à 1 main et vos lunettes de l’autre !) 

 

 

Oui, je persiste et signe : ok pour autant de spectacles, car un théâtre aussi varié, on ne s’en lasse pas ! Tout au plus, certains soirs, quand on est littéralement enseveli sous le charme d’un excellent spectacle, on voudrait « rester dedans », demeurer dans cet univers qui s’est ouvert, qui nous a submergé … Alors, la seconde pièce a intérêt à être excellente, elle aussi ! Elle doit « tenir la rampe » !

 

 Et bien, je viens de vérifier : tous nos duos de programmation furent réussis :

 

– soit tout en contrastes (l’univers très masculin de l’économie d’un Karl Marx, suivi du domaine des femmes « Elles »)

 

– soit en progression d’intensité (« la Comédie du Paradoxe ») – qui s’étiole un peu, suivi du « Sunderland », qui nous tient en haleine, éclatante de réalisme !)

 

– soit en sautant du coq à l’âne, comme « No sport » suivi du « Triomphe du singe – araignée »  … car qu’y a-t-il de plus gai que de sauter du coq à l’âne ? …. (« Belles de nuit »), puis (« Album ou Les chevaliers … » aussi par exemple !).

 

Être surpris ! Ne me dites pas que vous n’aimez pas être surpris ! Si oui, alors restez tristement devant votre téléviseur !!! 

 

Le hasard de nos choix de programmation, a fait que j’ai vu « Comme un secret inavoué », la pièce de Jean LOUVET, mise en scène par Frédéric Dussenne , sans autre spectacle le même soir ! Quelle chance !

 

Très touchée par cette création, vécue comme en immersion, assise sur un petit tabouret de béton (grâce à la lumineuse idée de scénographie de Frédéric), je n’aurais pas supporté, immédiatement après, de passer à autre chose ! J’avais envie, comme après un bon film, de rester dans cette histoire-là, de continuer une réflexion sur la déshumanisation de nos rapports humains, sur l’isolement formaliste de nos comportements. J’avais envie de marcher dans les rues de Spa, en serrant la main d’un passant, en offrant un large sourire à un autre … de ne pas être dans ma bulle, dans  mon caisson d’isolation, celui de la ville n’ayant pour habitants que des « anonymes », des « sans corps » … ! Au fait, ce n’est pas tout a fait le cas, à Spa ! 

 

Mais, je m’égare, sans avoir démarré vraiment ma « chronique », et si vous n’avez pas vu cette pièce exceptionnelle vous allez vous demander ce que je raconte ! Allez la voir (on la reprendra certainement!) vous comprendrez alors mon propos !

 

 

Alors, cette édition 2014, selon Mijanou , une spectatrice ?

 

 

Mijanou : Ce fût … un bain de jouvence, de nouveautés, mais aussi avec aussi comme un retour aux années 68, 70 avec le spectacle « Album ou Les chevaliers, c’est une autre histoire ! ». Celui-ci m’a fait retrouver un humour proche de celui des « Monty Python » et une auto dérision aux couleurs des débuts du « Café de la Gare » … tout en étant bien un spectacle signé de la « patte » de Véronique Dumont, qui n’a pas besoin d’imiter qui que ce soit pour être « géniale » dans sa créativité !

 

« Lâchez prise » disait une comédienne, en s’adressant au public ! Et bien, j’ai lâché toute prise, toute emprise … et j’ai vécu en compagnie de ces joyeux chevaliers un excellent moment entre surréalisme, absurdité, danse, et hystérie féminine aux doux excès … ! Inutile de dire que j’ai adoré, donc !

 

 

Ce fût … un plongeon dans des vies de famille … au sens étroit, comme au sens large ! Par exemple cette famille anglaise (Sunderland), si savoureusement incarnée devant nous, avec tant de réalisme que je me sentais comme directement « concernée » par le sort de cette petite sœur, le dilemme posé à la grande sœur …

 

… et ,la famille française, bien connue de « L’esprit de famille » ! Même si je connais le film pour l’avoir visionné plus de 5 fois, j’ai savouré une fois de plus, cette observation au scalpel, de nos relations de fratrie !

 

 

Ce fût … un panel de sujets abordés, un éventail de genres différents, une démonstration vivante des talents exceptionnels des comédiens Belges et de certains français, et de la richesse d’inspiration des auteurs contemporains.

 

Citons (entre autres) le talent époustouflant d’ Alexis Goslain (dans « Le triomphe du Singe-Araignée ») (Oui, on prend ce spectacle « en pleine gueule » comme le dit lui-même le comédien, et on n’en sort pas indemne !) ou celui du Français Jean-Christophe Dollé dans le spectacle « Mangez-le si vous voulez ».

 

Parfois, le théâtre n’est pas fait pour les tendres ! Cela sert aussi à cela, le théâtre, à vous donner de temps à autre un électrochoc !

 

 

Ce fût … un retour à mon adolescence : hasard et coïncidences, la pièce « Les Métallos Dégraisseurs » parle d’une usine qui se trouve dans le petit village de Sainte Colombe, juste à côté de Châtillon sur Seine ( en Bourgogne) où j’ai passé toutes mes vacances jadis !

 

Une véritable chronique sur plusieurs générations que cette pièce écrite sur base d’interview réalisés dans le village, par le comédien Raphaël Thierry, très originale dans sa forme et interpellant sur le fonds !   

 

 

Bref, vous l’avez compris, ce fût, tout simplement dit : « hyper  chouette » à bien des points de vue !

 

 

 

                                   *         *        

 

Mijanou : Pourquoi j’aime le théâtre à ce point … au point de refaire l’an prochain un 3ème marathon ?

 

Car … le théâtre vous fait entrer dans la vie des gens !

 

A Spa, il nous a fait entrer dans la chambre d’une jolie femme … et pas n’importe quelle chambre ! (Spectacle « Belle de nuit ») … ou comme dans la salle de bain d’une autre femme … « Elles », qui évoquait de manière très personnelle la femme, les femmes et leurs désirs. Personnellement, j’ai fort apprécié ce spectacle, et aussi la prestation exceptionnelle de la comédienne Jessica Fanhan !

 

Car … le théâtre vous fait du bien, il est thérapeutique ! Il devrait être remboursé par la sécurité sociale ! Remplacez vos anti dépresseurs par un « Ami des Belges » ou par quelques chevaliers paralysés par leurs armures … ou encore, ré écoutez, dans un tout autre emballage (vrai cadeau surprise !)  les bons mots de Raymond … Devos !  Humeur euphorique assurée !

 

Car … le théâtre vous fait redécouvrir la vie des grands de ce monde : Churchill, Marx, et … Bakounine (enfin j’espère que vous aurez envie d’en savoir plus sur ce grand monsieur (foncez sur Wikipedia ) !

 

Et encore pour bien d’autres raisons, que je ne vais pas développer pour ne pas vous lasser !

 

 

 

                                    *         *         *         *         *

 

 

 

Mijanou : Impossible de départager ces spectacles pour tenter d’en faire un classement ! Tant de genre différents, tant de « prestations sans faute » … !

 

 

Un petit bémol ? Une réserve ? Une déception ? … oui, ici ou là, tout de même ! Citons « la Comédie du paradoxe » qui était censée étudier la question de la sensibilité des comédiens … j’en suis ressortie peu convaincue ! Je n’ai en tout cas pas vu un comédien « incarner » un professeur à la Sorbonne …

 

Citons aussi « La danse du fumiste » dont le personnage ne me semblait pas correctement interprété ! Les comédiens français en font parfois un peu trop, du moins, c’est mon impression !

 

J’ai quelques réserves aussi à propos de « L’école est finie » … mais, sans grande importance !

 

Je vous signale ces quelques points pour ne pas vous sembler être une enthousiaste excessive !!!

 

 

 

                                   *         *         *         *         *

 

 

 

J’aurais aimé vivre une soirée de « bonus », assister à un spectacle en plus, le soir du 16 août !

 

Dans cette pièce, (que je m’imagine en ce moment) Karl Marx, au bras de Churchill aurait rejoint la famille des métallos, après un passage dans la chambrette de la dame si belle la nuit … Accompagnés par la petite bonne si naïve, et par une autre, plus revendicatrice féministe (femme de chambre de profession) …  ils auraient rejoints, pour partager leur repas du soir, Henri, Philippe, Betty …  et ils auraient fêté l’anniversaire de Yolande.  Marx aurait alors chargé David Murgia, de relire son œuvre et ensuite, de s’adresser au peuple dans un grand Discours à la Nation !

 

Perdu dans la foule anonyme du public, un inconnu aurait enfin avoué un secret à sa voisine, qui, toute émue, aurait accepté de porter l’enfant tant espéré par ses deux amis Londoniens … Une autre femme, bien enceinte déjà, se  serait décidée à entamer cette carrière d’enseignante à laquelle elle se destinait … !  

 

Ensuite, ils seraient tous repartis, avec pour seul but celui de démaquiller les coccinelles … Et ce serait un « happy end » … en fanfare, avec les élèves du stage !

 

 

Vous ne comprenez rien à ce que je vous raconte ? Tant pis pour vous ! Vous n’aviez qu’à être à Spa avec nous ! Vous n’imaginez pas tout ce que vous avez raté !

 

Rattrapez-vous l’an prochain : les thermes (nés en 1868), les forêts (immenses, parsemées de rivières), la fagne de Malchamps (et son décor de steppe russe), le casino (si vous trouvez que le théâtre vous ruine!), la pâtisserie « Le Sévigné »(créée par Michel et sa maman en 1983), le kiosque, l’eau ferrugineuse, l’eau douce de Spa Reine, la brocante du dimanche, … le festival « off » avec les comédiens amis de Bernard Lefrancq et de Molière … la possibilité d’observer les galaxies et les nébuleuses à travers un grand télescope (oui, oui, à Spa , c’est possible!) … et le Festival Royal de Théâtre 2015 seront au RV !

 

 Qu’on se le dise !

 

 —

 

Merci à Vous Mijanou  et  rendez-vous à l’année 2015  pour le 56 ème Festival Royal de Théâtre de Spa.

 

 

 

SPA  2014, VU PAR MIJANOU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FESTIVAL « BRUXELLONS » : DECONCERTO  » & LE DINER DE CONS

Le saviez-vous ? Ce Festival  continue au Karreveld jusqu’à la fin du mois de septembre…

 

 

DECONCERTO

 

 

Un titre qui convient bien à ce duo : Gaël Michaux et Maxime Dautremont.

 

 

 

 

 

Humour, théâtre physique et musique sont les ingrédients de ce duo réjouissant et plein de fantaisie.

Ils nous plongent dans un univers particulier où chaque morceau est une performance unique et surprenante.

Ils sont  le chaînon manquant entre Jean-Sébastien Bach, György et Johnny Cash.

Ils vont du classique à la country, en passant par des valses joyeuses  avec une facilité « déconcertante ».

Et puis il y a encore leurs sketches qui allient clé de sol et clé des champs.

Le moment fort : le prélude de Bach joué à même les goulots d’un bac de bières.

Des interprétations à quatre mains sur une seule guitare, du xylophone joué avec les pieds , des flûtes partout sur le corps,  une guitare , un triangle et un tambourin joués en même temps…

 

«  Les « virtuoses » allient performance musicale, mime et clownerie » ( L’Avenir)

 

 A voir dans la grange du  château  ce 21 août à 20h45.

 

 

 

 

LE DINERS DE CONS

 


 

 

 

Nous le savons tous : c’est  Jacques Villeret qui a créé cette pièce et qui l’a jouée tant à la scène qu’au cinéma.

Nous le savons tous : c’est  Daniel Hanssens qui a joué la pièce, un peu partout en Belgique.

Cette pièce est phénoménale,  devenue un classique.

Enorme succès tant théâtral que cinématographique jamais démenti.

 

On ne présente plus ce classique de la comédie française qui réuni Daniel Hanssens et Pascal Racan.

Deux heures de fou-rire  avec  ces deux comédiens-là !

 

 

«  Daniel Hanssens : Un « Con » magistral. D’une efficacité sans faille , les scènes impliquant le téléphone font crouler de rire  les spectateurs .(Philip Tirard/La Libre Belgique)

 

Les deux compères n’en font ni trop ni trop peu  distillant avec un art consommé les péripéties qui déconstruisent implacablement la vie de l’éditeur. (Philip Tirard/La Libre Belgique)

 

 «  Le plus con des deux n’est pas celui qu’on croit »

 

 Amis du blog, avant de nous séparer , je vous propose une galerie extraordinaire de comédiens français, extraite de films aux dialogues de Michel Audiard. Un grand nombre de cons !!!

 


 

 

 

FESTIVAL  «  BRUXELLONS  «  CHATEAU DU KARREVELD

 

 

Générique des «  cons «  de Francis Veber :

 

Pascal Racan

Daniel Hanssens

Michel Hinderyckx

Victor Scheffer

Valérie Marchant

Georges Lini

Catherine Cornet

 

Metteur en scène : Daniel Hanssens

 

 

 

«  Rien n’est plus voluptueux pour un pas con que d’être pris par un con pour un con… » (Frédéric Dard)

 

 

LE DINER DE CONS

 

(les 22, 23, 24,27 et 31/08/2014 )

 

 

Amis du con,  pardon, amis du  blog , je fais le con , pardonnez-moi.

Merci pour votre attention  de votre fidélité qui ne sont pas « connes »…

Je vous  quitte pour quelques heures.

Notre moment de séparation «  con » : Vanessa Paradis  dans une chanson qui  n’est pas conne…

 

 

Roger Simons

 

Le «  con »

 

 

 

 

 

CARMINA BURANA/BOLERO/WEST SIDE STORY/CABARET/LIZA MINELLI/MARILYN MONROE

«  Vous pouvez détruire tout ce que j’ai écrit jusqu’à présent et que vous avez imprimé. Mes œuvres complètes  commencent avec   « Carmina Burana » (Carl Orff)

 

Une œuvre gigantesque qui sera jouée en Belgique  les 19, 20 et 21/09.

 

 


 

 

 Aux côtés de Carl Orff , le fameux ballet de Maurice Ravel  « Boléro » .

C’est une danse d’un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant par la mélodie que par l’harmonie et le rythme !

 

 

 

 

 

Ces deux œuvres magistrales seront exécutées par l’Opéra National d’Ukraine.

J’entrerai dans les détails  dans quelques jours.

 

 

 

BRIGITTINES INTERNATIONAL

 

 

 

C’est jusqu’au 30 août.

 

Ce Festival offre aux amateurs de danse contemporaine du plaisir, de la découverte et de l’imprévu au travers de spectacles décoiffants et originaux.

Aujourd’hui, deux danseuses autrichiennes, Anne Juren et Annie Dorsen dans «  Magical »

Un suspense provocateur  sur l’utilisation du corps féminin. 

 

 


 

 

 

RECTIFICATIF

 

 

Pardonnez-moi, j’ai commis une erreur hier en vous présentant deux films de Lautner «  Les seins de glace «  et «  Flic ou voyou ».

Les films se donnent à la Cinémathèque et non au Flagey…

Les deux films que je vous propose aujourd’hui sont bien à la Cinémathèque de Bruxelles.

 

Dans quelques jours, le 26/08 à 21 h

 

 

WEST SIDE STORY

 

 

Synopsis : Les quartiers du West Side à New York. Deux bandes rivales se disputent les rues : les Jets, des blancs dirigés par Riff , et les Sharks , des immigrés portoricains qu’entraine Bernardo.

Tony, le meilleur ami de Riff, lui-même ancien chef des Jets, s’éprend de Maria, la propre sœur de Bernardo, rencontrée au cours d’un bal.

Tony et Maria se revoient et comprennent qu’ils s’aiment.

Mais les deux bandes décident de s’affronter en terrain  neutre.

Tony  cherche en vain à calmer les adversaires. Bernardo tue Riff. Tony s’empare de l’arme et poignarde Bernardo.

Anita, l’amie de Bernardo est maltraitée par les Jets. Elle fait alors croire que Maria a été tuée par Chino.

Désespéré, Tony part à la recherche de Chino pour venger celle qu’il aime. Mas Chino le tue d’un coup de révolver.

Maria se jette sur le corps de Tony alors que les deux gangs se réconcilient…

 

Une œuvre musicale et cinématographique la plus importante du cinéma américain.

 

 

 

 

 

Le 28/08 , toujours à la Cinémathèque de Bruxelles ,  le film de Billy Wilder « The Seven YearItch »(7 ans de réflexion)  avec  Tom Ewell et… Marilyn Monroe ( 1955 )

 

Un New-Yorkais  frustré sexuellement, lutte pour résister à la tentation  que représente sa voisine, une bombe sexuelle  doublée d’une allumeuse ingénue.

 

Ce film a été tourné en plein cœur de New-York…

Et Marilyn , que j’adore , est tout simplement mignonne.

 

 

Marilyn : Le sexe fait partie de la nature…J’obéis à la nature !

 


 

 

 

Voilà certes deux films à ne pas rater.

 

 

 

RETOUR AU THEATRE

 

 

Berlin, les années 30. Fraichement débarqué, le jeune  Cliff Bradshaw découvre le Kit Kat Klub , une sulfureuse boîte de nuit où se produit la sensuelle Sally Bowles.

Autour d’elle, l’extravagant maître de cérémonie Emcee et sa bande de boys and girls singent et parodient le beau monde : ils sont les rois du show, du divertissement et de la provocation.

Au Kit Kat Klub , tout est permis pour profiter des folles nuits berlinoises des années 30…

 

 

C’est le spectacle événement – anniversaire du Théâtre Le Public avec cette comédie musicale :  « CABARET »   dans une mise en scène de Michel Kacenelenbogen.

Le personnage de Sally, au cinéma, était tenu par Liza Minelli.

A Bruxelles, au Théâtre National   c’est Taïla Onraedt qui tiendra ce rôle.

 

En attendant la première le jeudi 11septembre , nous retrouvons l’inoubliable Liza…


 

 

 

 

Amis du blog, merci de votre attention…en musique, et de votre fidélité.

Demain, un autre programme.

Notre moment de séparation : « Secrets d’histoire »  où apparaissent  de nombreuses femmes qui se nomment La Castiglione, La Païva, la belle Otéro , Liane de Pougy ,  des amazones vénales …

C’est Stéphane Bern qui nous les montre et qui raconte…

On peut lui faire confiance !  C’est à 20h45 sur France 2.

Voici Julien Clerc…Que pense—t-il des femmes ?

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

SPA 2014 – FESTIVAL ROYAL DE THEATRE – EN DIRECT- 14 ème EPISODE ( 18/08)

Rentré à Bruxelles, j’ai voulu  ajouter quelques propos sur ce festival de haute qualité.

 

18 pièces dont la plupart seront  programmées dans les semaines/mois à venir !  Je vous en informerai en son temps.

 

LA CLOTURE DU FESTIVAL  …

 

 

Beaucoup de spectateurs ont assisté au petit spectacle de clôture des stages, réalisé par des stagiaires  de 17 à 77 ans ! Un stage d’une semaine seulement !

 

 Le lundi a permis de faire connaissance, de voir les capacités de chacun, de faire un « brainstorming » concernant le thème à aborder comme travail de scène …

 

Serge KRIBUS a écrit un texte pour eux, et, en 3 journées de « travail intensif » (du mardi au jeudi),  les stagiaires ont préparé ce spectacle de 20 minutes !

 

Une pièce avec chants collectifs et mini chorégraphie ! Une mini comédie musicale, intitulée « L’histoire de Mireille » !

 

Et attention : une comédie musicale « sociale » à intention politique, qui aurait séduit notre Karl Marx!!!  … quoique … avec, tout de même, une fin très romantique qui fait oublier un peu le côté révolutionnaire du combat populaire ! Dommage auraient dit les « métallos » …  !

 

Ils l’ont joué 2 fois dans la journée du vendredi !

 

Ils sont une petite vingtaine ; citons dans le désordre :

 

Louison (qui tient le rôle de Mireille), Henri, Jean Martin , Luc, Jean-Michel, Anouk, Valérie, Didier, Simon, Valérie ( une 2ème Valérie ?), Laetitia, Malika, Marie-Anne, Christine, Carine, Françoise, Laura, Myriam … j’espère que je n’en n’oublie aucun(e) … !

 

L’histoire de Mireille débute par le harcèlement de son patron, sur le lieu du travail … Un vocabulaire assez « imagé » à couleur quelque peu érotique, qui fait bien rire le public d’emblée et un petit refrain exécuté par « le bataillon des jupons » qui enchante !

 

Les amies et collègues de Mireille se mobilisent … elles ligotent le patron, menacent de saboter les machines … … le pauvre patron se plaint : il a eu une enfance si malheureuse … Mais Mireille a disparu ! A-t-elle été kidnappée ? A-t-elle été endoctrinée ? A-t-elle pris parti pour l’ennemi ?

 

Plus tard, nous assistons à l’affrontement : travailleurs masculins –  contre travailleuses féminines… dommage, ici, le texte n’est plus en vers ! Petit changement de style ! Et le jeu des comédiens en herbe reste bien dynamique et virulent !

 

… le chant commun final fait résonner les applaudissements d’un public conquis dans la belle salle des fêtes !

 

Voilà une excellente  initiative d’Armand Delcampe , co-directeur du Festival, qui insiste sur l’importance de la formation au théâtre pour les jeunes et les moins jeunes !

 

Beaucoup d’activités durant les onze jours du Festival en plus des pièces d’une grande diversité : Quatre rencontres avec les metteurs en scène et comédiens, deux lectures de pièces qui seront peut-être programmées l’an prochain, et trois concerts donnés en fin de journée, dans la grande salle des fêtes.

 

Petit bémol : il serait bien d’aménager le lieu de concert d’une manière plus judicieuse ! Si les spectateurs assis dans l’espace entre les rideaux ont eu le privilège de bénéficier de 3 magnifiques concert ; au-delà de cet espace rendu intime, le son se perdait parmi la foule des festivaliers, heureux certes de la bonne ambiance, mais qui parlaient,  parlaient, et riaient … sans être conscients que, à deux pas, des artistes de qualité, donnaient le meilleur d’eux-mêmes … !

 

De magnifiques pièces de théâtre !  Des salles pleines à chaque représentation, trois lieux : les deux  « Salons » et le superbe théâtre Jacques Huisman !

 

Les « excellents moments de théâtre selon mon cœur » furent nombreux ! Les voici, non par préférence, mais par ordre alphabétique :

 

« Album ou Les Chevaliers, c’est une autre histoire » de Véronique Dumont,

 

« Belles de nuit » de Pedro Romero,

 

« Comme un secret inavoué » de Jean Louvet,

 

« Discours à la nation » d’Ascanio Celestini,

 

« Karl Marx, le retour » de Howard Zinn,

 

« Le Triomphe du singe-araignée » de Joyce Carol Oates

 

« Mangez-le si vous voulez » de Jean Teulé,

 

« Métallos et dégraisseurs »  de Patrick Grégoire,

 

« No sport » de Stéphane Stubbe,

 

« Sunderland », de Clément Koch

 

« Un Air de famille », de Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri

 

Mais, tout de même, j’ai bien mon propre palmarès … : 4 Palmes d’Or  pour

 

« Comme un secret inavoué »,

 

« Mangez-le si vous voulez »,

 

« Sunderland »  et  « Le Triomphe du singe-araignée ».

 

Dans une toute dernière chronique sur ce Festival Royal de Théâtre de Spa, Mijanou, la spectatrice qui était à mes côtés et a pu donc voir les 18 spectacles, vous fera part de ses coups de cœur à elle et de ses impressions globales tout au long de ce marathon de théâtre. Je lui prêterai donc le « micro » de ce blog le temps d’une rubrique, comme elle l’avait déjà fait l’an dernier (voir Le Festival de Spa 2013 vu par Mijanou.) 

 

Bravo aux nombreux comédiens, metteurs en scène et auteurs dramatiques qui nous ont offert ces excellents spectacles !

 

Bravo aux équipes techniques qui ont travaillé d’arrache-pied durant tout le festival !

 

Bravo à tous et merci !

 

La plupart de  ces pièces seront à voir au courant de la saison 2014/2015.

 

Vous les trouverez toutes sur ce blog. Il vous suffit de cliquer sur   « rechercher «  (colonne de droite) et la chronique apparaît : textes, photos, vidéos…

 

 


 

 

 

ET MAINTENANT … RETOUR A BRUXELLES…

 

 

Le Festival «  BRUXELLONS «  reste en ébullition. Chaque jour, le public envahit ce lieu merveilleux du Château  du Karreveld.

 

Les comédiens se préparent. Ils vont se produire sur le grand plateau extérieur  dans la grange ou  dans la chapelle…

 

 

Ce lundi 18/08 : « LES BELLES SŒURS »

 

Ce mardi 19/08: «  FAISONS UN REVE »

 

Ces pièces se trouvent dans les archives du blog. Vous connaissez  le procédé pour les faire apparaître sur le mur du blog.

 

Il y a les autres…Je vous en parlerai   dans quelques heures…

 

Amis du blog, merci de votre attention et de votre fidélité.

 

Notre moment de séparation : je vous recommande vivement  les films de Georges Lautner , grand réalisateur français , disparu en novembre 2013.

 

La Cinémathèque  (Flagey)  projette – entre autres – demain mardi   « LES SEINS DE GLACE  » (1974), un thriller avec trois comédiens que nous aimons tous : Mireille Darc, Claude Brasseur et Alain Delon…

 

Le  25/08 : «  FLIC OU VOYOU » (1979) avec Jean-Paul Belmondo.

 

Projo !

 

A bientôt.

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HOMMAGE A LAUREN BACALL (LES FEUX DE LA RAMPE/BRUXELLES)

 

J’étais au Festival Royal de Théâtre  à Spa, en pleine conversation entre deux pièces, il y a quelques jours, lorsqu’une amie me dit «  tu es au courant ?  Lauren Bacall est morte.  Je viens d’entendre  ton interview  à la radio, sur la Première… »

J’avais interviewé  cette légendaire  actrice  du cinéma américain, au cours d’un  Festival de Cannes. Une femme magnifique !

C’était dans un des grands hôtels aux environs  de Cannes. Je l’ai vue apparaître  au haut des marches,  je lui ai fait un petit signe discret. Elle est descendue comme une reine, le sourire aux lèvres.

Je me suis présenté en tant que reporter de la RTBF. Et  la voilà qui se met à parler en français. Quel bonheur !

Elle était des plus aimables. Son « regard »  me troublait.

Et puis, j’étais avec cette grande comédienne , épouse d’Humphrey Bogart.

 

NEW  YORK  –  MANHATTAN – 12 AOUT  2014-L’ICONE D’HOLLYWOOD  EST MORTE A L’AGE DE  89 ANS A LA SUITE D ‘UN ACCIDENT CARDIO-VASCULAIRE MASSIF…

 

Lauren a rejoint le grand amour de sa vie, Humphrey. Elle est  plongée maintenant dans «  le grand sommeil »

Je n’oublierai jamais ce jour-là où je me suis trouvé en face de cette  femme légendaire, très aimable , très simple, très drôle.

 

 

 

 

J’ai retrouvé un extrait du film «  Big Sleep » avec Humphrey Bogart et j’en ai sélectionné un autre « How to mary a millionnaire » avec  Lauren, Marilyn  et Betty Grable.

 


 

 

 

 Lauren Bacall faisait partie des monstres sacrés d’Hollywood.

Hier soir  rentré de Spa , je me trouve au restaurant et j’aperçois un journal , la DH , qui a eu la bonne idée– indépendamment  d’un  long article consacré à la Star disparue – de publier les photos et noms de  plusieurs stars américaines de 90 ans , toujours  bien vivantes

J’en  ai regroupé  quelques unes et je vous propose de les retrouver sur le petit  écran de votre ordinateur.

Cela crée toujours l’émotion de revoir des artistes que l’on a  beaucoup aimés.

Vous allez revoir Kirk Douglas (97ans) que j’ai interview également  plusieurs fois) , Olivia de  Havilland (97 ans) , Maureen O’Hara  ( 93 ans), Doris Day (90 ans) et Christophe Lee , toujours en tournage(90 ans)

 


 

 

 

 


 


 

 

Amis  du blog, merci de votre attention et votre fidélité.

Notre  moment de séparation : un documentaire ce soir sur France 5 – 22h, à la découverte de la toute grande star du music-hall français,  Maurice Chevalier , là où il a habité pendant  vingt ans de sa vie.

A tout bientôt.

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPA 2014 FESTIVAL ROYAL DE THEATRE EN DIRECT-13 ème EPISODE (16/08)

Dernière journée.

Et le Festival s’achève dans la joie la plus complète avec la pièce d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri :

 

UN AIR DE FAMILLE

 

Tout le monde connaît  cette pièce pour l’avoir vue au théâtre  ou  à la télé un bon nombre de fois.

 

SCENARIO

 

Un Air © Grégory Navarra2.jpg

 

Betty : Tu as mis ton petit gilet du vendredi ?

Henri : Ben évidemment, qu’est-ce que tu veux que je mette ?

Betty : Et Arlette ? Elle est là-haut ?

Henri : Non, elle est pas là, figure-toi…Je ne sais pas ce qu’elle fout , encore, celle-là, il va être huit heures moins le quart , si ça continue , et elle est toujours pas rentrée , tout ça pour quoi, pour bavarder avec sa copine , comme d’habitude…

Betty : C’est beau l’amour, quand même…

 

Ecrire à deux n’est pas nouveau. Il y a eu les frères Corneille, de Maistre, Chénier, Musset sans compter les frères Grimm et bien d’autres encore…

Au théâtre, la recette s’utilise souvent, mais réussir une première pièce « Cuisine et dépendances » avec le succès que l’on connaît  c’est plus rare. Et « Un air de famille « est la seconde pièce de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, devenue un film à succès réalisé par Cédric Klapisch

 

Henri : Quoi, « C’est beau l’amour » ?

Betty : La façon dont tu parles de ta femme, c’est beau. On sent toute la tendresse, toute la compréhension …

Henri : Qu’est-ce que t’y connais, toi , tu vis avec quelqu’un? Quand tu vivras avec quelqu’un depuis quinze ans , tu viendras me voir , et on en reparlera de la compréhension…

 

Chaque vendredi soir, les Ménard se retrouvent « Au père tranquille ». Au cours du repas d’anniversaire de Yoyo (Yolande) , la famille lave son linge sale et lève le voile sur les secrets de chacun. Le dîner tourne au déballage.

On choisit ses amis…mais la palette familiale avec laquelle il faut composer un air parfois dissonant,interprété fortissimo, trouve ses clefs au cœur des racines de chacun.

 

Henri ( au téléphone) : Alors, t’es où ?…Mais tu sais quelle heure il est ? …Ah, bon ? Et pourquoi ?…Mouais…Mouais…Et tu as besoin de partir chez ta copine pour réfléchir, tu peux pas réfléchir à la maison ? Mais à quoi ? A quoi tu veux réfléchir ? Ecoute Arlette , tu viens ce soir et tu commences à réfléchir à partir de demain…Bon, eh ben, prends-la ta semaine , prends quinze jours , prends toute la vie, si tu veux , j’en ai rien à foutre !!…Je te parle comme je te parle !!!

 

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Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ont ciselé une comédie de mœurs sur fond de rhapsodie familiale.

Un mélange caustique, mais plein d’humour, d’émotion et de compassion. On s’immisce avec bonheur au sein de cette famille (dés)unie.

 

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Et puis, les personnages sont terriblement vrais : Henri , le patron de « Au Père tranquille » et compagnon d’Arlette – un homme vif, un peu brutal , carré, nerveux mais sincère et bon ; Betty , sa sœur , aigrie par sa solitude , râleuse, pas heureuse du tout- en bagarre au travail avec son chef ; Philippe , le frère d’Henri et Betty – un politique , un homme d’affaires dévoré par l’ambition, maladroit parfois ; la mère des trois – sensée parfois – un peu fofolle – qui ne comprend pas toujours ce qui peut se passer au sein de la famille ; Denis, l’ami de la famille en relation amicale ( ou amoureuse) avec Betty – serveur dans ce café « Au Père tranquille » ; et Yolande , à côté de ses pompes, bonne , naïve, rieuse, heureuse que l’on fête son anniversaire même avec un seul verre de champagne et quelques cadeaux sans intérêt que lui offre son mari , Philippe , indifférent comme pas possible avec sa femme…Et il y a encore Caruso – faisant partie intégrante de la famille Ménard- le vieux chien complètement paralysé ……

 

Yolande : Caruso…Caruso… Pourquoi il s’appelle Caruso , vous le savez , vous ?

Denis : Parce qu’il chantait, à une époque…Avant d’être paralysé. Il avait une voix de ténor, alors Henri l’a appelé Caruso. C’est son chanteur préféré, Caruso…

Yolande : Ce chien là , iI chantait ?

Denis : Oui, enfin, il faisait Hûûûûûûû ! Mais il ne chantait aucun air connu quoi, il chantait ce qui lui venait…Et à partir du moment où il a eu son arthrose…plus rien , ça l’a démoralisé , ou quelque chose comme ça et il a arrêté. Net. Ce n’est pas grave…Un chien, ce n’est pas fait pour chanter, de toute façon…

 

L’apothéose d’une vie, aujourd’hui, pour la majorité de nos concitoyens, s’inscrit sur l’écran du téléviseur. Si Philippe a échoué, ce n’est pas parce qu’il a bafouillé plusieurs fois devant la caméra de télé, mais parce que son frère ne l’a pas regardé, que sa mère n’a remarqué que sa pochette et surtout parce que sa soeur a envoyé « chier » son supérieur hiérarchique, que chacun, dans le service rêvait- lui compris- de remettre à sa place.

 

« Que d’histoires pour deux malheureuses minutes d’une émission à la con» dit Betty . Le coupable, ce n’est pas Henri qui prétend l’être , c’est l’égoïste qui n’ouvre pas les yeux sur la souffrance de l’Autre , c’est celui ( ou celle) qui préfère le chien paralysé à l’agitation des hommes .

 

Or, plus Yolande écoute son mari, sa belle-mère, sa famille, moins elle les aime, les chiens. Et Henri, crucifié par l’abandon d’Arlette, les complaisances de sa mère, les faiblesses de sa soeur et ses propres erreurs , n’est pourtant pas de ceux qui tendront la joue gauche quand la joue droite aurait été meurtrie. Mais il est de ceux qui sauraient tendre la main à celui ( ou celle) qui se repentirait.

 

Philippe : Bon, chérie , c’est ton anniversaire?…Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ? Moi, je m’en fous, j’y mange toute la semaine au restaurant, je n’y tiens pas particulièrement, alors vas-y. C’est ta soirée, c’est toi qui décides. Eh bien ? Vas-y !! Souffle!!

Betty : On peut l’ouvrir maintenant la bouteille de champagne, mon adjudant ?

Philippe : Ecoute Betty, je ne t’ai pas interdit de l’ouvrir , cette bouteille, je t’ai simplement demandé d’attendre qu’elle ait soufflé les bougies , c’est quand- même un peu logique , non ?

Ton verre Henri, bois un coup, va, ça ne pourra pas te faire de mal, au contraire…

La mère : Secoue-toi un peu Henri, fais-moi plaisir, ne prends pas les choses au tragique , comme ça , tu ne vas pas te ronger les sangs toute la soirée avec cette histoire…Tu n’as pas un caractère facile-facile , il faut le reconnaître , mais Arlette elle en a eu marre, elle prend une semaine de vacances , ça va lui faire du bien , elle va respirer. Il faut que ça respire une femme, tu sais…

 

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Une belle étude de caractères et extraordinairement authentique.

 

(Henri seul, se dirige vers le juke-box et appuie sur une touche. On entend « Una furtiva lacrima » interprété par Caruso. Henri range deux trois chaises et commence à éteindre la salle. Puis, passant devant le chien, lui dit :

Henri : Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’on va se remettre à chanter tous les deux, hein ?

Il est désespéré Henri quand retentit une sonnerie de téléphone…

 

(Extraits de la pièce d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri « Un air de famille » publiée dans la collection de « L’avant-scène théâtre » parution : 15 octobre 1994 – n° 956)

 

«  La sauce prend et nous colle un irrésistible sourire de bout en bout. Plaisir garanti » (L’Avenir)

 

Six comédiens talentueux s’amusent follement en jouant cette pièce qui exige un rythme soutenu :

 

Marie-Line Lefebvre

Cécile Van Snick

Stéphanie Van Vyve

Julien Lemonier

Frédéric Lepers

Patrick Ridremont

Mise en scène : Olivier Leborgne

 

 

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UN AIR DE FAMILLE

Agnès Jaoui & Jean-Pierre Bacri

(les 14 & 15/08)

 

Une pièce qu’on ne présente plus tant son rayonnement a dépassé les frontières.

 

RIDEAU –

 

SPA  2014 – FESTIVAL ROYAL DE THEATRE   – EN DIRECT -13 ème et dernier EPISODE (15/08)

 

Amis du blog, j’espère que vous avez suivi avec intérêt  ce feuilleton  consacré à un grand festival.

Restez très attentif aux prochains numéros du blog.

Vous aurez l’occasion de découvrir encore de nombreux propos sur Spa et son Festival.

Merci de votre fidélité et à tout bientôt.

Avant de nous quitter , notre moment de séparation:Un beau concert est offert aux spectateurs. A l’affiche Mariana Tootsie & Les Chéris d’Amour. C’est du Pop-Jazz.

Je vous donne à écouter deux chansons interprétées par Mariana Tootsie.

 

Roger Simons