CONSEILS POUR UNE JEUNE EPOUSE (THEATRE DE POCHE)

Pour du spectacle, c’est du spectacle !

Pour rire, on est gâté !

Pour  recevoir des conseils, ça ne manque pas.

Pour regarder ces deux belles comédiennes, c’est généreux !

 

 

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Fanny : Jeunes vierges et jeunes puceaux réunis…

Patty : Soyez les bienvenus !

 

Même si vous n’êtes plus « vierge », ne ratez pas  ce spectacle, riche en informations diverses qui nous  touchent  tous, jeunes … moins jeunes et même… vieux…

 

Fanny : Jeunes vierges, vous voulez devenir une femme parfaite : jeune, belle, intelligente, propre  blonde, et ressemblant à Beyoncé dans le nouveau top H&M à  9,99 euros ?

Patty : Jeunes puceaux, vous voulez être un homme parfait : brun, musclé, riche , ayant une grosse voiture ?

Fanny : Du haut de vos seize ans, vous trouvez que le mariage et le couple sont plus que jamais à la mode ?

Patty : Vous vous demandez comment être une amoureuse parfaite ?  Comment être un amoureux parfait ?

Fanny : Et surtout comment rester amoureux malgré le  carcan du couple, du mariage et le poids de la crise ?

 

Une auteure : Marion Aubert

Une metteure en scène : Aurore Fattier

Deux formidables comédiennes : Adriana Da Fonseca & Viviane Thiébaud.

Rien que des femmes – et quelles femmes – dans cette distribution – excepté Xavier Lauwers pour les lumières et Sébastien Monfè pour la dramaturgie…

 

CONSEILS POUR UNE JEUNE EPOUSE

ou

PREPARATION COLLECTIVE A LA VIE CONJUGALE

D’après des textes choisis dans «  L’encyclopédie de la Femme 1950 » et le Kama Sutra, sans oublier les « Affinités électives »  de Goethe dans la  traduction de l’allemand par Pierre Du Colombier,  et bien d’autres  conseils qui vont surgir  dans l’immédiat comme par exemple  ceci…

 


 

Pour ceux qui s’y intéressent, cette chanson «  La viande »  est issue de l’album Libido original Cover, chanson interprétée par Brigitte Fontaine.

 

 

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Fanny : Shloka !

Patty : Oui, sloka est le terme hindou pour conseil.

Fanny : Nous aimons tellement les termes hindous !

Patty : Oui. Quelques shlokas, donc propres à vous accompagner dans une vie conjugale

Fanny : Et sexuelle !

Patty : Oui, dans une vie conjugale et  épanouie, à la demande de vos parents, maîtres et confesseurs.

 


 

 

 

Dans ces « Conseils pour une jeune épouse » (ce qui n’empêche nullement les autres  de les consulter), Patty et Fanny se sont aussi inspirées d’extraits de magazines féminins .

Elles proposent avec un punch et un humour décapant, les meilleures recettes pour mener une vie sexuelle et amoureuse épanouie.

Beaucoup de personnes pourraient en prendre de la graine !

 

Patty/Fanny : Soyez  malignes ! Certains maris, parfois, se conduisent  mal.

Fanny : Gifles, coups, tromperies !

Patty : Ne les blâmez pas avec excès.

Fanny : Ils sont fatigués.

Patty : Ils ne se maîtrisent pas.

Fanny : Ils ont beaucoup de travail.

Patty : Ecoutez, jeunes vierges, votre mari avec attention et émerveillement.

Fanny : Allez le rejoindre malgré la crainte, le froid, la chaleur ou la pluie. Dites-lui que vous le suivrez même au-delà de la mort !

 

 

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Marion Aubert a apporté ces dernières années un véritable souffle ludique, imposant sa fantaisie et son univers déjanté.

 

 

 

Quelle énergie chez ces deux  brillantes comédiennes   : Adriana et Viviane !  65 minutes  en scène  ininterrompue !

Cette sorte de «  n’importe quoi » dans la frénésie des gestes, des mimiques , des danses improvisées sur scène…justement, ce n’est pas n’importe quoi, c’est un « n’importe quoi » qui fait mouche et atteint son but !

Quelle créativité, quelle frénésie, quel débordement !

A l’arrière plan de cette débauche de scènes  déjantées,  on discerne très bien au travers de textes empruntés aux auteurs mentionnés ci –avant  , une vision sur une révolte féministe , par une autodérision de la condition féminine , un appel à la libération  du couple et de son carcan.

 

 

 

 Le texte «  Guerre au Lard »  est en fait une retranscription d’une émission de téléachat italienne des années 90,  animée par la mythique présentatrice Wanna Marchi et sa fille Stéfania Mobile.

Le saviez-vous ? En 2009, elles furent condamnées à 9 ans de prison ferme pour extorsion et harcèlement moral sur personnes vulnérables. Elles leur avaient extorqué la somme de 32 millions d’euros.

 

 

 

Ce qui est étonnant, c’est que l’on a l’impression que tout ce qui est dit est excessif, inventé, puis non, à la réflexion,  on se rend compte que tout est vrai !

Ces « Conseils «  sont présentés par chapitre :

Le bonheur

La beauté

La manière de vivre

L’intimité

L’adultère

Etc…

 

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Fanny : Jeunes vierges, ayez soin de ne jamais égarer votre miroir de poche.

Patty : C’est à partir de cette image, donc, que vous réglerez votre attitude, vos gestes, vos expressions…

(S’adressant au public)Mais prêtons-nous, si vous le voulez bien, à un petit jeu.

Et les voilà parties  dans un jeu amusant : l’une reste sur scène  l’autre va dans la salle interviewer des spectateurs… Hommes si possibles…

On s’amuse ! On rit ! On découvre !

Elles sont superbes ces deux jeunes femmes !  Ah ! Si j’étais encore   « vierge » …

 

 

 

Soyons sérieux !

La vision de la parfaite femme d’intérieur…le corps-objet…la sexualité sur mesure pour satisfaire «  le mâle »…la perfection exigée de la silhouette de la femme…l’adultère…tels sont les sujets « sérieux » qui sont abordés !

Et j’aime autant vous dire que Fanny et Patty ne le font pas dans la dentelle, mais dans un débordement, un paroxysme libérateur, libertin et joyeux !

 

Fanny : Escamotez, jeunes vierges, adroitement vos défauts !

Patty : Ne tentez surtout pas de ressembler à une vedette de la scène ou de l’écran.

Fanny : Portez votre âge véritable avec aisance.

Patty : Chaque âge n’a-t-il pas sa beauté ?

Fanny : Ne désespérez jamais de plaire.

Patty : Les femmes les mieux aimées ne sont pas toujours les plus belles.

Fanny : Mademoiselle de la Vallières, favorite de Louis XIV, était boiteuse !

Patty : Descartes, lui-même, est tombé amoureux d’une petite fille louche.

Fanny : N’auriez-vous pas aimé être la petite fille louche aimée de Descartes ?

Patty : Le charme est un don !

Fanny : Méritez-le !

 

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J’insiste, c’est un spectacle à ne pas manquer. Il déborde d’informations  traitées avec  humour, fantaisie, inventivité, drôlerie.

Ca pète la joie avec ces deux comédiennes, à applaudir chaleureusement.

 

CONSEILS POUR UNE JEUNE EPOUSE

Marion Aubert

 

Mise en scène : Aurore Fattier

 

Assistante à la mise en scène : Lise Wittamer

Scénographie : Boris Dambly et Prunelle Rulens

Lumières : Xavier Lauwers

Costumes (assez dénudés ! C’est sans refus !) : Prunelle Rulens

Musique Ségolène, non pas « Royal »  mais  bien Nyroud

Dramaturgie : Sébastien Monfé

Vidéo : Fanny Donckels

Maquillages (le top) : Zaza Da Fonseca et Marie Messien

Avec

ADRIANA DA FONSECA  & VIVIANE THIEBAUD

 

 

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 Un spectacle – en création-   du Théâtre de Poche, en collaboration avec la Compagnie  «  Madame Véro »

 INFO : La fin du spectacle propose le « monologue de la Guenon », écrit par Ruth Lescure, traduit de l’allemand par Sébastien Monfè. Mise en voix de la guenon apprivoisée : Lise Wittamer.

Extrêmement intéressant !

 

Patty : Au réveil, jeunes vierges, il est conseillé de pratiquer le baiser et autres amusements avec modération..

Fanny : Mais aux reprises suivantes, jeunes vierges ces pratiques peuvent être utilisées toutes ensemble, et se prolonger aussi longtemps qu’elles servent à attiser votre désir.

 

Et alors ? Pourquoi seulement les « vierges » ?

 

CONSEILS POUR UNE JEUNE EPOUSE

jusqu’au 14/06 2014.

 

THEATRE DE POCHE

Chemin  du Gymnase 1 a – 1000  Bruxelles

(Bois de la Cambre)

Infos Réservations : 02 / 649 17 27

 

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Pris sur le vif :

– On y va  mon chéri ?

– Pourquoi pas, ma chérie !

(Elle , autour de 80 ans, Lui,  autour de 87 ans…)

 

Amis  du blog, bonnes réflexions sur ce qui précède.

Et vous en d’autres de réflexions à faire dans la prochaine note.

Une langue curieuse ! Je vous en réserve la surprise !

Merci de votre attention et de votre fidélité.

On se sépare en musique avec le Procol Harum.

A tout bientôt .

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KURT WEILL AU THEATRE LA SOUPAPE

L’amical théâtre de Michel  sera plein ce mercredi 28 mai à 21h, mais ne  vous désespérez pas, essayez tout de même de réserver vos places, on ne sait jamais !

 

Michel a invité trois brillantes chanteuses pour interpréter des œuvres  du célèbre Kurt Weill, compositeur allemand né à Dessau le 02/03/1900 et mort à New York le 03/04/1950.

 

 

 

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Véronique Crutzen,

 

Ayla Kocer,

 

Violette Shishan

 

Avec au piano : Dan Barbenel

 

L’ensemble dirigé par Marcelle De Cooman.

 

 

Les chansons sont extraites des diverses époques de composition de Kurt Weill : «  Marie Galante , « One Touch of Venus », « Opéra de Quat’sous » , «  Happy End » et « Mahagonny »   

 

Nous allons tous voyager dans des univers très variés : du glamour de Broadway  à l’étrange et au lugubre en passant par des bars où se côtoient marins et prostituées.

 

Le tout dans des styles musicaux très différents, qui mêlent quatre langues.

 

Un fabuleux périple.

 

En avant première , je vous offre deux extraits du concert :

 

« La complainte de Mack  the knife » et « Mahagonny. »

 

Bonne écoute !

 

 

KURT WEILL  – BERLIN – PARIS –  NEW YORK

Ce mercredi  28 mai à 21 h

 

LA SOUPAPE

rue A. De Witte  26 a  – 1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 649 58 88

 

Je  vous retrouve d’ici à quelques heures,  accompagné par l’homme sans but,  sur les côtes d’un fjord. Je vous confie déjà son prénom : Peter qui a décidé de bâtir une ville…

 

 

INFO : Le spectacle qui se joue en ce moment au Théâtre des Bosons : « Pour un oui ou pour un non »  est prolongé, étant donné son énorme succès, jusqu’au 14 juin.

 

Je vous ai présenté cette pièce lors de sa création  il y a une quinzaine de jours.  Il vous suffit de cliquer dans la colonne de droite en indiquant le titre de la pièce. Vous saurez tout sur ce magnifique spectacle  joué  superbement par Benoït Verhaert et Patrice Mincke.

 

A tout bientôt…

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES TEMPS ASSASSINS (THEATRE DE LA FLUTE ENCHANTEE )

Un polar qui n’a rien à voir avec le polar…tel que l’on considère le polar…C’est une autre forme de polar… c’est « le temps » qui en est responsable !!!

 

 

MARC HELSMOORTEL, L’AUTEUR

 

 

En résumé, c’est une enquête policière où l’assassin est le temps.

Passé, présent et avenir s’évaporent pour ne former plus qu’un.

Morts et vivants s’interpellent pour saisir leur destin.

Drame et dérision sur le banc des accusés.

Un univers drôle, incontestablement !

Un univers qui colle au fantastique, c’est le moins que l’on puisse  dire!

Un univers complètement décalé !

Un univers  surréaliste !

 

A chacun de se faire une opinion  sur l’idée de la pièce : « l’assassin est le temps » 

 


 

 

 

 

 LES TEMPS ASSASSINS

 

 

Petite salle sympathique du théâtre.

Noir total.

Une lumière jaillit, accompagnée d’une musique  bruyante signée d’un grand compositeur classique.

On aperçoit  au premier plan  comme une longue table recouverte d’un drap  blanc. Qu’est-ce que ça peut être ?   Un coffre ? Un cercueil ?

Aux deux extrémités du plateau : deux petites tables  sur lesquelles se trouvent des multitudes de  « boules à neige », objet que l’on aime  regarder et agiter… 

D’où viennent-t-elles ?  Pourquoi  ces boules ? Sont-elles magiques ???

 

 

 

 

 

 

 

ET PLANE LE …MYSTERE  …

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Plus  encore quand apparaît sur le plateau  un petit homme nerveux, curieux qui s’en vient   caresser   ces petites boules…

Il  a l’air complètement cinglé ! Il me fait penser d’ailleurs au personnage d’Hergé : Tournesol !

Et le voilà qu’il s’explique avec un inspecteur de police…

Et  l’histoire  se déroule d’un manière confuse,  curieuse…

Et arrive une femme très belle  qui va s’entretenir avec l’homme aux boules à neige.

Or, cette femme bien «  vivante » a été assassinée par son mari, le petit homme aux boules.

On n’y  comprend plus rien, plus encore  quand on découvre, assis tranquillement sur une chaise un homme qui se dit être le juge, alors qu’il est mort…

Et comme disait le fameux commissaire de police Bourel : «  Bon sang ! Mais c’est… ! Bien sûr ! »

 

 

 

 

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LES TEMPS ASSASSINS

 

 

 

Marc Helsmoortel , l’auteur , a écrit  deux essais « Préféré au néant » et «  Dieu se livre » . Ce serait certainement intéressant d’en prendre connaissance. 

Il est également l’auteur d’une quinzaine de pièces parmi lesquelles, la dernière en date : LES TEMPS ASSASSINS !

Il nous explique le pourquoi et le comment de cette pièce.

 

 

 

Marc Helsmoortel : Le temps, cet assassin impitoyable contre lequel l’homme ne peut rien,

qui se venge avec délectation contre ceux qui ont l’audace de l’ignorer , de le gaspiller comme s’il était fait «  d’éternité » et s’offrait à nous «  sans fin »,

Non, le temps c’est la mort assurée qui se présente , selon son vouloir à elle, une fois tôt, une fois tard,

Le subir c’est l’insulter et conséquemment accélérer son trépas,

Il faut oser le regarder en face, s’en servir avec passion en s’enveloppant de ses secondes et minutes comme ultime rempart,

Ce faisant on n’en augmente nullement la longueur, mais bien son  « intensité » !

En deux mots : il faut vivre !

Le temps, cet assassin impitoyable  contre le quel l’homme n’est pas armé et ne peut rien, excepté l’aimer.

 

 

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De l’écriture  à la scène,  il a fallu trouver la façon d’aborder ce problème très  important.

Tout est dit, tout est joué, ces propos s’entrechoquent les uns aux autres.  Il faut les saisir au passage !  Comprendre aussi les excès dans l’interprétation des personnages tant l’homme aux boules à neige que son épouse, que l’inspecteur de police, que le juge !

On peut voir cette pièce au premier degré  et rire, sans plus !

On peut la recevoir sérieusement et déceler son intention !

 

 

Jean –Luc Duray  metteur en scène) : Pour moi, il y a trois arguments décisifs : une thématique interpellante, une écriture incisive et une carte blanche de l’auteur. C’est réellement une pièce à découvrir. Qui plus est, l’auteur est belge !

 

 

Au début, je l’avoue, j’étais déconcerté en me disant : «  mais qu’est-ce que c’est cette histoire et pourquoi ces jeux de scène excessifs »…  ça m’agaçait…Puis, petit à petit, j’ai compris ce que voulait exprimer  et l’auteur et le metteur en scène. Et dès ce moment-là, j’ai suivi la pièce avec curiosité et interrogation.

 

 

 

DISTRIBUTION

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Graziella Boggiano (l’épouse, Charlotte Mercier)

 

Jean-Pierre Denuit (Jean Mercier, le fou des «  boules »)

 

Eric Hamesse (l’inspecteur de police)

 

Jean-Luc Duray (le juge)

 

C’est aussi Jean-Luc Duray qui a mis en scène cette pièce originale, décapante, surréaliste.

 

Le saviez-vous ? La biographie de Jean-Luc est des plus impressionnantes : Près de 80 pièces en 30 ans, en tant qu’acteur et metteur en scène !  Faut le faire ! Bravo Jean-Luc.

 

 

 

LES TEMPS ASSASSINS/MARC HELSMOORTEL

Jusqu’au 15 juin 2014

 

 

 

THEATRE DE LA FLUTE ENCHANTEE

rue du Printemps  18 – 1050  Bruxelles

Infos Réservations : 0474 / 287. 82.

 

 

 



 

 Les musiques que vous venez d’entendre  sont celles choisies pour le spectacle.

 

Elles sont belles ces boules à neige ! Elles appartiennent à toute l’équipe du spectacle ! Défense de vous rapprocher et d’y toucher !

 

Je vais vous  abandonner. Merci pour votre attention et votre fidélité ! Je vous retrouve tout bientôt en compagnie «  d’un homme sans but » Mystère, et  ce n’est pas du polar.

 

Alors, avant de nous séparer,  votre mini-concert avec quatre chansons où figure le mot « temps », interprétées par Voulzy, Art Sullivan ,  Brassens , Aznavour   et Bénabar.

Bonne écoute.

 

 

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DON JUAN ADDICTION / ELLE (S) (LE RIDEAU DE BRUXELLES AU PETIT VARIA )

SYLVIE LANDUYT

 

Un spectacle de  haute qualité, écrit, conçu, mis en scène et en action, joué par Sylvie Landuyt.

 

 

 

 

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Sylvie : A 12 ans, je me promets d’être avocate…Je trouve que le monde est inadapté à la singularité de chaque être humain. Si certains basculent, ce n’est que le résultat d’une société qui oublie les valeurs fondamentales.

« Moi, je veux savoir écouter quand je serai grande »  me dit la voix de la petite fille que j’étais. Elle est toujours à mes côtés et m’encourage à rester attentive à ces «  monstres » qui nous habitent.

 

 

 

DON JUAN ADDICTION / ELLE (S)

 

 

 

Sylvie : Je fais mes études au Conservatoire de Mons  d’abord en cachette. Puis en travaillant avec Frédéric Dussenne, j’assume mon choix de devenir artiste, définitivement.

Des metteurs en scène m’offrent une place de choix. Je pars à la rencontre de Sélysette de Maeterlinck, de Caroline de von Horvath..

Il y a des rôles qui vous marquent toute une vie. Mais je n’ai jamais supporté dépendre  du désir de l’autre, cela m’abime le moral.

Et puis ce « réel » que je vois, moi, j’ai besoin de l’exprimer.

Alors, une nuit, je me mets à écrire parce que ce n’est pas possible autrement. Le sommeil ne vient plus tellement l’histoire déborde de partout.

Ma première pièce « Lou » est née presque en même temps que ma première fille.

 

 

 

JE SUIS AMOUREUSE D’UN HOMME QUI N’EXISTE PAS

 

 

Sylvie : Ecrire me permet de faire de l’ordre, de penser, en mieux.

Jouer , écrire , mettre en scène , chanter (beaucoup dans ma salle de bains) regarder mes enfants , rêver , revoir mon néerlandais ( j’adore les langues), donner cours, apprendre , toujours apprendre , faire du sport , des costumes , donner des ateliers, faire la fête ( le plus possible)

J’aimerais être chanteuse de rock ou peut-être psychanalyste. Ou non, mieux encore, faire un film avec des tarés dans un quartier abandonné…

Je voudrais devenir une vieille comédienne jamais fatiguée, ni blasée ni aigrie.

Je sais que ma vie sera trop courte pour faire tout ce que j’ai envie de faire.

Je suis une enragée…Toujours sur la brèche !

 

 

 

 PAUSE

 

 

 

J’adore les propos de Sylvie Landuyt . Je les partage largement…

Sylvie mérite tous nos compliments  pour son travail accompli  sur  ce spectacle qui est à la fois de la comédie,  d’un texte qui surgit d’une manière inattendue ,  de la danse  remarquablement chorégraphiée, d’une performance énergique des dix artistes , d’une maîtrise  totale ave ses amis comédiens,  danseurs et chanteurs.

L’apport de la musique est également très important, partant  d’oeuvres classiques qui s’accouplent au rock.

 


 

 

 

DON JUAN  ADDICTION  / ELLE (S)

 

 

 

Sylvie : Don Juan répond sans doute à une obsession. Quel a été le parcours du mythe, quelle en a été la fonction, qu’est-ce qu’il dévoile de la situation politique de chaque époque ?

Ma cible est la femme et sa place dans la société au fil des siècles.

 

 – Pourquoi Don Juan pour parler de la femme ?

 

Sylvie : Il s’agit bien de pouvoir et de domination chez Don Juan. Et celle-ci est principalement masculine.

La femme est victime de cette séduction !

D’où cela vient-il ? N’y – a-t –il vraiment que cela ?

Georges Sand  fait dire à l’un de ses personnages féminins :«  Faites-vous victimes, faites vous esclaves, faites-vous femmes » 

Ces mots sont dits avec beaucoup d’ironie. Et je crois qu’une autre vision de la femme est possible et que la traversée du mythe de Don Juan peut nous la faire découvrir.

 

 

 

 

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– Le rapport au corps est une dimension essentielle ?

 

Sylvie : Les mots peuvent n’être rien à côté d’une odeur, d’un regard, d’une sensation. Il y a des instants qui ne peuvent traduits en mots.

Etre donjuanesque serait pour moi cette capacité à vivre des moments intenses, être capable d’entendre le corps nous  parler…

 

 

Et tout cela se ressent fortement  au cours de ce spectacle,  sous les formes d’une grande  diversité. 

 

 

 


 

 

 

DON JUAN ADDICTION / ELLE (S)

 

 

Deux volets dans ce superbe spectacle :

 

 Le premier confronte Molière, Tirso de Molina ou Mozart à son écriture personnelle et brouille les cartes du mythe.

L’éternel séducteur n’est plus sur le devant de la scène. Il sert de révélateur aux pulsions et aux désirs féminins.

Tous les comédiens  sont présents dans cette première partie.

Peu de textes mais des mouvements diaboliques qui deviennent vite une danse effrénée d’une grande sensualité, et magnifiquement chorégraphiée.

 

 

 

 

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Le second volet nous invite, nous spectateurs,  à explorer l’univers fantasque d’une jeune femme douée de polymorphie. Une femme nouvelle – toujours la même, toujours une autre.

C’est en fait une interrogation  sur ce qu’éprouvent les femmes aujourd’hui.

Que leur reste-t-il  de cette traversée ? Sont-elles devenues de nouvelles guerrières insoumises, des sujets aliénés par besoin de reconnaissance ? Où certaines resteront-elles orphelines de Simone de Beauvoir ?

Et cette séquence  se  présente ici sous la forme d’un long monologue interprété magistralement par l’une des comédiennes du spectacle.

C’est attachant, brillant, émouvant, vivant, très suggestif !

Un véritable exutoire dans lequel la femme expose clairement son désir d’être autre chose qu’un objet de consommation, une image, un reflet d’elle-même.

 

 

Michael Delaunoy( directeur du Rideau de Bruxelles) :  Sylvie Landuyt a mis un peu de temps avant de se lancer dans l’écriture et la mise en scène.

Elle a d’abord été – et reste – une actrice dotée d’une énergie particulière. Quelque chose de terrien émane d’elle. Une certaine rugosité. Une capacité à envoyer les répliques directement dans la cible.

Dans son travail d’écriture, on retrouve les mêmes qualités. Une attention portée au corps, au rythme, à la pulsation. Une énergie proche du rock dans ce qu’il a de meilleur.

Qualités d’autant plus précieuses, à mes yeux, quand elles émanent d’une femme.

Et dans son approche du mythe de Don Juan, les femmes occupent une position centrale. Et ça fait un bien fou !

 

 

 

 

 

 

 

 DON JUAN ADDICTION / ELLE  (S)

 

 

Une grande et généreuse réussite que ce spectacle que l’on doit à Sylvie Landuyt et à toute son équipe.

Coups de chapeaux multiples !

 

 

 

 DISTRIBUTION

 

 

 

Geoffrey Boissy, Adrien Desbons, Frédéric Lubansu , Charlotte Villalonga et Ruggero Catania( le musicien en direct , avec sa guitare, sur le plateau du théâtre)

 

Avec Jessica Fanhan (qui nous tient en haleine dans son interprétation du second volet) …

 

Et Sylvie Landuyt : auteure, conceptrice,  metteure en scène et comédienne.

 

 

 

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Scénographie : Vincent Bresmal

Lumières : Guy Simard

Création sonore : Benjamin Bayeul & Charlie Dodson des « Ganja White Night » et Ruggero Catania

Costumes : Sylvie Landuyt

Coaching mouvement : Edith Depaule

Assistante : Anaïs Pellin

Habilleuse : Nina Juncker

Régie lumières : Patrck Pagnoulle

Régie son : Léo Clarys

Régie générale et de plateau : Stanislas Drouart

Direction technique : Raymond Delepierre

 

(Avec de larges extraits  de propos publiés dans le programme du théâtre)

 

 

DON JUAN  ADDICTION/ ELLE (S)

Jusqu’au 28 mai 2014

 

 

THEATRE DU RIDEAU DE BRUXELLES

 

(au PETIT VARIA )

rue Gray  154 – 1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 737 16 01

 

 


 

 

LES FEUX DE LA RAMPE ( Final)

 

 

Amis du blog  , merci de votre attention et de votre fidélité.

Tout bientôt, un autre spectacle en création  où il st question de boules à neige… Curieux, non ?

Dans l’immédiat, un  mini concert  en osmose avec  le spectacle que je viens de vous présenter.

Les chansons  entendues font partie du spectacle.

Bonne écoute et  à dans quelques heures…

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’ORDINAIRE REMUE ( THEATRE DE LA VIE )

 

«  Elle est belle notre vie pourrie ! Elle est pourrie notre belle vie »

 


 

Ils sont six, par groupe de deux :

 

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Deux amis

 

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 Deux amants.

 

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 Deux femmes.

 L’Amitié sous toutes ses formes.

Une certaine nostalgie des moments passés et excitation des moments à venir.

Des situations quotidiennes.

Le réel qui se décale !

 

« C’est comme prendre une poignée de terre, il n’y a pas toute la terre mais presque tout ce qui constitue la terre… »

 

 

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PIERRE VERPLANCKEN

(Auteur, metteur en scène)

 

Il n’y a pas vraiment d’histoire suivie, formelle.

C’est l’histoire de gens qui ont un rapport à la nuit

C’est l’histoire de différentes personnes qui ont une blessure

C’est des gens qui ne réagissent pas toujours comme il faut

C’est des gens qui ont peur mais qui trouvent le courage de faire…

 

 

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Les deux amants s’expliquent, se disputent, se battent, se serrent l’un contre l’autre. Ils s’aiment tous les deux.

Les deux sœurs se battent aussi violemment, puis s’embrassent, puis chantent ! Elles s’aiment toutes les deux.

Les  deux amis s’amusent, chantent, racontent des histoires gaiment.

Ils s’aiment tous les deux.

Il n’y a pas toutes les histoires que l’on peut raconter, mais presque tout ce qui constitue une histoire.

 

 

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D’ORDINAIRE REMUE

Six jeunes acteurs qui font partie  de la Compagnie Les Orgues, tous issus du Conservatoire de Mons dans la classe de Frédéric Dussenne.

Chaque membre de la compagnie est libre de proposer un projet et d’en être le porteur.

Ils viennent tous pour se ressourcer, s’interroger sur leurs pratiques, sur leurs expériences professionnelles,  sur leurs projets personnels.

La Compagnie fait appel à des artistes de l’extérieur  qui travaillent avec eux dans l’élaboration des spectacles.

Ce sont des expériences, des essais, des rencontres.

La  Compagnie a déjà créé trois spectacles, mis en scène par Peggy Thomas, la directrice du Théâtre de la Vie (qui a réalisé  récemment le spectacle actuel du Théâtre Royal du Parc , qui s’achève du reste ce samedi 24 mai).

 

D’ORDINAIRE REMUE

 

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Pierre  Verplancken, comédien que l’on a pu voir entre autres dans « L’Eveil du Printemps », a écrit

et réalisé plusieurs pièces  dont  « D’ordinaire remué ». Il  se lance donc  dans une nouvelle aventure. Un spectacle vif, touchant  avec de nombreuses chansons interprétées  a capella.


 

Ces six comédiens-là  s’exercent avec passion au théâtre tant parlé que chanté.

Il y a des moments émouvants dans l’interprétation de ces chansons que l’on écoute dans un climat trouble, la scène étant plongée  dans une semi obscurité.

 

Pierre Verplancken (auteur/metteur en scène) : Ma pièce est une tentative de partager ma sensibilité. Il est clair que toute tentative ratée est dure à encaisser. Mais une envie forte me guide qui ne laisse pas compromettre à l’idée de l’échec.

Je veux attirer l’attention sur de belles choses. Montrer des humains drôlement tristes ou encore joyeux dans  l’adversité, aux prises avec leurs réflexions.

J’ai voulu également faire entendre de la musique.

 

 

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DISTRIBUTION :

 

Les acteurs : Philipe Rasse, Quentin Simon, Simon Gautiez , Julie Leyder , Pierange Buondelmonte, Janie Follet.

Assistant et dramaturge : Guillaume Toussaint Fromentin

Création lumière : Pier Gallen

Production : Théâtre de la Vie et Cie Les Orgues.

Photos :

Bonne route théâtrale à  Vous tous !

 

THEATRE DE LA VIE

Rue Traversière  45  – 1210  Bruxelles

Infos  Réservations :   02 219 60 06

 

 

 

Amis lecteurs, amis lectrices, un grand merci pour votre attention et votre fidélité. Je vais prendre congé de Vous pour quelques heures, mais avant : le complément habituel de cette rubrique, très attendu.

 


 

Clôture demain de ce grand festival du cinéma mondial. Avec l’espoir   d’une grande  victoire pour les Frères Dardenne et leur film : «  Deux jours, une Nuit ». Ce serait leur troisième palme.

 

 

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Sofia Loren était au festival de Cannes, il y a quelques jours.

Gilles Jacob, le directeur, a voulu  rendre un hommage bien mérité à cette grande  star mambo mondiale qui fêtera en septembre prochain ses 80 ans ! Elle est magnifique !

 

 

 

«  Mambo italiano » , un film dans lequel on retrouve , aux côtés de Sofia  de grands vedettes, entre autres Clark Gable , Jane Mansfield , Victorio de  Sica…

 

 

 

J’ai eu  la chance et le plaisir de l’interviewer longuement dans son appartement parisien, il y a de cela…longtemps.

Quel bonheur que de la programmer dans mes émissions des « Feux de la Rampe «  à la RTBF. Une femme charmante, sincère et vraie.

J’ai vu pratiquement tous ses films  mais celui que je  place en tête de sa filmographie , c’est «  Une journée  particulière «  avec Marcello Mastroianni, une autre gloire du cinéma italien.        

 

 

 

Arrivederci Sofia.

Pardon à Vous,  je vous ai tenu la jambe un long moment mais la  belle et troublante Sofia en valait la peine, non ? A tout bientôt où il sera question de la femme, l’éternel féminin !!!

 

 Roger Simons

 

LES HOMMAGES COLLATERAUX (THEATRE LE PUBLIC)

 

 VIRGINIE THIRION


 

 LES HOMMAGES COLLATERAUX

 

Dans un face à face obligé, Max et Lucie rejouent le film de leur histoire. Ils se souviennent à deux des évènements qui ont annoncé la fin de leur couple, mais à l’insu de l’autre, ils nous confient le décalage entre ce qu’ils pensent et ce qu’ils disent, avec toute la féroce drôlerie qui en découle…

 

 

UNE  CREATION ET PRODUCTION DU THEATRE LE PUBLIC

 

 

Une pièce écrite et mise en scène par Virginie Thirion.

 

Avec  le « couple » : Patricia Ide et Alexandre Trocki

 

 

Hommages-1.jpg

 

 

 

Max : A partir de maintenant, on se vouvoie

Lucie : On se « voussoie ».

Max : On se dit vous.

Lucie : Comme tu veux.

Max : Tu cherches à me déstabiliser.

Lucie : «  Vous cherchez «  à me…etc…

Max : C’est ta technique.

Lucie : J’ai une technique ?

Max : Tu ne pratiques pas le choc frontal et violent, tu y vas par une série de petits tacles qui fragilisent l’équilibre de l’adversaire, et au moment opportun, il te suffit d’une pichenette pour le faire tomber…

Lucie : …

Max : Ensuite, histoire d’être constructive , tu fais remarquer que : « s’il suffisait de « çà » pour qu’il s’écroule , c’est qu’il n’était pas très solide. »

Lucie : Belle démonstration des capacités d’analyse indispensables à un négociation sereine, mais néanmoins lucide et responsable. Tu cherches  m’exciter ou à te convaincre ?

Max : C’est ça.

Lucie : Tu veux dire que je suis une vraie  peste ?

Max : Guérilleros.

Lucie : « Guérilleros » ? Ca n’a pas de féminin, «  Guérilleros ? C’est si improbable ?

Max : Guérillé…garce ?

Lucie: J’ai parlé du «  voussoiement » au cas où cette personne serait pointilleuse sur l’exactitude du  français parlé. Au cas où elle nous testerait. Comment on parle aux clients…

 

 

Ca chauffe ! Ca bout !

 

 

PAUSE (1)

 


 

 

 

 

 

LES HOMMAGES COLLATERAUX  (suite)

 

 

Max et Lucie tournent en rond. L’attente de leur entretien d’embauche les fait angoisser. On les comprend, c’est tout leur avenir professionnel qui est en jeu, ça se présente bien pour lui, ça se présente bien pour elle aussi, ils ne convoitent pas le même poste.

 

 

Virginie Thirion (auteure et metteure en scène) : Alors , pourquoi s’inquiéter, pourquoi direz-vous ? Parce qu’il n’ y a pas si longtemps, et pendant plus de dix ans, Max et Lucie ont constitué un «  nous » indissociable…fraîchement dissocié. Parce que surtout les choses ne sont pas claires : ils ne savent pas à quoi s’en tenir, sur quoi miser, ils ne sont  même pas sûrs de se détester ! Or l’instabilité affective de deux potentiels employés, les recruteurs n’aiment pas du tout, mais alors pas du tout ….

 

Ca , c’est l’histoire imaginée , c’est la situation en litige.

 

 

LES HOMMAGES COLLATERAUX

 

 Max : Alexandre Trocki

 

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Lucie : Patricia Ide

 

 

 

 

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Beaucoup  de couples vivent en permanence cette situation inquiétante.

Mais c’est ce couple qui est difficile à définir !  S’aiment-ils encore après « tant »  d’années de vie commune ?  Ont-ils encore envie l’un de l’autre ? Oui…et non apparemment !

Ils s’engueulent drôlement puis tombent dans les bras l’un de l’autre.

Ils ne sont pas les seuls… j’ai vécu  ça, moi aussi…

Mais  le côté le plus intéressant de cette pièce, c’est son écriture, sa conception et sa mise en scène.

 

 

Virginie Thirion : J’ai creusé la question : «  comment  la vie professionnelle peut fragiliser la vie du couple »

Il arrive parfois soudainement qu’au sein du couple se pose  de mauvaises questions, on se crée de faux problèmes parce que quelque chose coince dans le milieu professionnel. Et comme la précarité ambiante ne permet pas à l’individu de changer de travail comme il le voudrait, le professionnel déborde dans l’intime et bien sûr, ce n’est pas sans conséquence…

 

 

 

PAUSE   (2 )


 

 

 

 

 LES HOMMAGES COLLATERAUX (suite)

 

Virginie Thirion , l’innovatrice !

 

Et ce,  tant sur le point de la scénographie, la mise en action et la mise en scène  que sur le jeu des acteurs.

 

LES HOMMAGES COLLATERAUX DANS LA PETITE SALLE SOUTERRAINE DU THEATRE…

 

 

 

Virginie Thirion : J’ai déjà créé une pièce dans cette salle en 2012 ,  c’était «  Orphéon » de Stanislas Cotton.

J’aime cette salle, je trouve qu’elle pousse à l’audace et impose un défi : changer la  perception que le spectateur a de cet espace.

Ce n’est pas la salle qui fait le spectacle mais bien le rapport entre le spectateur et l’image voulue et proposée. J’interroge et je réinterroge ce rapport, continuellement.

Lorsque j’ai monté «  Orphéon »,  nous avons utilisé  pour la première fois, Sarah De Battice  la scénographe et moi, un cyclorama.

Nous voulions un effet « cinémascope », un grand écran blanc intemporel.

Nous le réutilisons pour  « Les Hommages collatéraux ».

Le cyclo est loin de part et d’autre de la scène. Le spectateur est comme inclus dans cette scénographie.

L’espace est particulier et d’autre part, le plafond bas de cette salle est un atout.

Nous avons donc tenté une variation  sur la salle et sur l’utilisation du cyclo. Nous avons senti la dynamique de circulation qui, grâce à cette disposition, sert le spectacle. Ca nous permet d’être dans un rapport de distance quand les personnages sont dans des scènes à deux, les scènes dialoguées censées se dérouler sans témoins et puis, tout d’un coup, c’est comme s’ils cassaient un mur invisible, sortant de l’écran pour venir s’adresser au public.

J’ai travaillé sur la circulation…j’ai fait beaucoup de géométrie.

 

 

 

LES HOMMAGES COLLATERAUX !

 

 

Je crois qu’il ne faut pas chercher midi à quatorze  heures pour ce titre.

Il peut avoir de nombreuses significations …

Ces explications précises de Virginie Thirion peuvent vous  paraître longues mais  elles sont importantes  pour comprendre ses idées, sa  technique du spectacle.

Il faut savoir aussi que la disposition  habituelle des sièges est chamboulée. C’est en « carré ». Trois murs, le quatrième étant la scène avec son cyclo dans le fond.

On a un contact, on ne peut plus immédiat, avec l’acteur qui vient près de Vous. C’est très vivant !

 

 

Virginie Thirion (auteure et metteure en scène) : Il y a un désir dans l’écriture d’explorer, de jouer avec les modes narratifs…jouer un peu avec « les pieds du spectateur », mais toujours pour son bonheur.

Le faire  en complicité avec lui, ne pas l’égarer, ne pas lui dire ce qu’il doit penser, laisser une porte ouverte à son imaginaire.

C’est quelque chose qui est très présent dans mon esprit quand je travaille…

Je pratique un théâtre  qui jongle avec la convention. C’est-à-dire qu’il y a des moments où l’on est dans une configuration du type « Quatrième mur » c’est-à-dire où  les acteurs sont comme isolés des spectateurs par un mur invisible, et puis des moments où la barrière tombe et les personnages s’adressent directement au public.

Je tiens énormément à ces adresses publiques, je pense que s’y trouvent d’importants enjeux du spectacle vivant contemporain.

A travers les adresses des personnages au public, le spectateur est plongé dans le courant de leurs pensées. Celles-ci deviennent transparentes et permettent aux spectateurs d’entrer dans l’intimité du personnage.

Finalement, lorsque survient un dialogue entre les deux personnages, le spectateur en sait plus sur les personnages, sur les sentiments qu’ils ont l’un vis-à-vis de l’autre.

C’est une variation sur la narration qui permet le développement d’une intimité entre le personnage et le spectateur.

Le spectateur devient lui aussi acteur !

 

Merci à Virginie de nous expliquer ses recherches dans son travail  passionnant.

Cela paraît un peu compliqué mais lorsque l’on se trouve calé dans son fauteuil, c’est très évident.

 

 Et pendant ces temps-là  où est l’Amour ? Et le boulot ?

 

Lucie : Je t’emmerde.

Max : Je «  vous » emmerde.

Lucie : Non, on pourrait croire que tu n’es pas le seul que j’emmerde.

Max : Je passe en premier.

Lucie : Non, JE passe en premier.

Max : Pourquoi t’as demandé si tu savais ?

Lucie : Parce que  je savais que « vous «  voudriez passer en premier et je voulais « vous » dire non.

Tu vois moi aussi je peux t’énerver.

Max :De toute façon c’est pas toi qui choisis.

Lucie : Et gna gna gna  gna…

Max : Un vraie peste.

 

 

Max et Lucie s’engueulent, se jettent à la tête des mots grossiers,  puis se prennent  amoureusement dans les bras l’un de l’autre et font  violemment l’amour…

 

 

 

PATRICIA & ALEXANDRE : LE DEFI

 

 

On peut féliciter ces deux comédiens pour leur virtuosité.

Ils vivent intensément leur personnage respectif.

Je les ai vu souvent au théâtre, dans des rôles tellement différents.

Ils ont réussis tous les deux à séduire le public dans leurs jeux de scène, tellement autres que ceux que l’on déploie habituellement.

Et ce plateau mystérieux répond parfaitement à la demande de la metteure en scène.

Patricia est étonnante  et drôle dans cette longue scène où son personnage Lucie revient d’une soirée, complètement bourrée.

 

 

Lucie : Excellent champagne biologique lambda, j’ai descendu la première coupe comme une limonade. Au milieu de la deuxième, j’ai remarqué un type un peu plus loin , il appréciait ma descente. Une drôle de sale tête, un  mélange de poisson pas frais et  de cocker…

 

 

Ils font vrais tous les deux. Un beau couple d’ailleurs.

 

 

 

LES HOMMAGES COLLATERAUX

 

Virginie Thirion

 

Jusqu’au 28 juin 2014

 

  » Ne prends jamais de décision définitive sur une émotion passagère »(Extrait des  « Beaux Proverbes)

 

 

 

 

 

L’équipe :

 

Assistant à la mise en scène :: Tawfik Matine et Eléonore Peltier

Scénographie :  Sarah de Battice

Costumes :  Elise deBattice

Création sonore et musicale : Guillaume Istace

Lumière : Maximilien Westerlinck

Régie : Gary Lacourt

Stagiaire  régie : Manuel ZAlvarado

Photo cover : Bruno Mullenaerts

Photos : Alice Piemme

 

Avec Patricia Ide et Alexandre Trocki

 

Mise en scène  : Virginie Thirion.

 

(Avec de larges extraits de propos publiés dans le programme du théâtre)

 

 

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt  64-70   – 1210  Bruxelles

Infos Réservations : 0800/944 44

 

 

 

Lucie : Est-ce que tu m’aimes encore ?

Max : Et toi ?

 

 

La suite…au sous-sol du Public…

 

 

Merci à Vous pour votre attention et votre fidélité.

Je vous laisse un petit moment. Dans l’immédiat je vous propose un mini récital  en compagnie de Maurane , Céline Dion et Charlotte Gainsbourg…

A tout bientôt !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MAMAN JEANNE ( THEATRE DES RICHES-CLAIRES)

 

L’un des deux derniers spectacles de la saison…

 

Albert Camus : L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc ainsi l’artiste à ne pas s’isoler ; il le  soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle.

 

Cette pièce est en fait l’humble  vérité d’une souffrance. Celle de Jeanne.

 

PRELUDE


 

MAMAN JEANNE

 

Au départ, une pile de lettres dans un tiroir datées de 1909-1910- plus d’un siècle de sommeil.

 

Jeanne : Les témoignages d’une femme qui pourrait être mon arrière-grand-mère.

 

Lire ces lettres, les comprendre, les faire parler. Compléter les blancs, les silences. Imaginer un cadre. Puis, après des années de décantation, donner la parole a celle qui ne peut plus parler. Offrir l’image de cette souffrance. Emouvoir ? Peut-être mais sobrement. Eviter  le lyrisme, le pathos. La vérité,  l’humble vérité.

 

Jeanne : Qu’est-ce que c’est la Grâce ? Qu’est-ce que c’est  le Salut ?

 

 MAMAN JEANNE

 

Daniel Charneux(auteur) :  Femme de foi, femme d’obéissance, passée du service de son père à celui de son mari puis à celui d’un prêtre, quand vivra-t-elle ? Jamais, peut-être, en tout cas jamais sur cette terre , e cette prise de conscience la mènera jusqu’aux portes de la folie.

 

 

 

 

 

L’amour pourrait être la clé, l’amour pourrait être la voie du Salut !

Jeanne la femme sans grâce, Jeanne qui a aimé d’un amour interdit , Jeanne qui a donné naissance à l’enfant du péché ne trouvera comme solution que l’abandon. Elle offre son enfant à une autre mère. Elle s’abandonne elle-même. Elle s’offre à la folie !

 

 

visuel HD maman jeanne (Crédit Kim Leleux).jpg

 

 

MAMAN JEANNE

 

C’est l’histoire toute simple de l’arrière grand mère de l’auteur, qui porte tout entière l’image de la société : celle «  d’ici »  de la première moitié du 2Oe siècle.

Terrible vie pour cette femme seule , avec son enfant, devant l’inégalité de la misère , la tristesse , mais surtout face à l’immense désir de survivre , de trouver une place dans l’existence, contre les uns et les autres

 Il est difficile de donner un avis nuancé…

 

FLASH SUR LA COMEDIENNE

 

Lise Dineur,  issue de l’IAD, qui a joué dans plusieurs compagnies, est magnifique dans l’interprétation de son rôle,  qu’elle joue avec  une émotion contenue et une sobriété remarquable.

Elle parvient à être crédible alors qu’elle représente  une femme presque deux fois plus âgée qu’elle.

 

 MAMAN JEANNE/ DANIEL CHARNEUX.

 

Daniel Charneux, romaniste (liégeois) et romancier. Il a écrit cette pièce en 2009. Un texte court, d’une  belle simplicité.

 

Mise en scène : Julien Vanbreuseghem.

Avec la participation d’Olivier Douyez et Anne Linard

Une coproduction de la Compagnie Enchantée et de la Fabrique de  Théâtre.

Avec  Lise Dineur.

 

MAMAN JEANNE

 Jusqu’au  31 mai 2014-

 

THEATRE DES RICHES CLAIRES

Rue des Riches-Claires 24  1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02/ 548 25 80

 

Le Théâtre, c’est à chaque fois une différence. !

C’est çà qui est merveilleux !

 

Merci de votre attention et fidélité.

Je vous retrouve tout bientôt.

Mais avant,  et tout de suite  notre musique de fin   : un grand pianiste polonais, lauréat du premier prix du XVe concours international de piano Frédéric Chopin de Varsovie en 2005 : RAFAL BLECHACZ, né  le 30 juin 1985 à Naklonad  Notecia  , une ville de la voïvodie de Couïavie-Poméranie dans le centre  nord de la Pologne.

Il sera au Palais des Beaux-Arts  le 02 juin prochain à 20 h.

Il est considéré comme le Génie du Piano.

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POUR UN OUI OU POUR UN NON (THEATRE DES BOSONS)NATHALIE SARRAUTE

 

NATHALIE SARRAUTE

J’espère que vous connaissez ce lieu où se trouve  Le Théâtre des Bosons. Un petit théâtre de toute belle qualité…

Un petit théâtre où l’on a pu voir «  L’Aide-mémoire » de Jean-Claude Carrière, «  Trahisons «  de Harold Pinter, et  depuis hier  « Pour un oui ou pour un non » de Nathalie Sarraute.

Trois grands de la littérature théâtrale française.

 

 POUR UN OUI OU POUR UN NON

 


 

Thème : Deux amis de longue date se sont éloignés l’un de l’autre.La cause ?  Elle demeure incertaine, basée apparemment sur des signes dialectiques de conversation. En particulier  une certaine façon qu’aurait eu l’un de prononcer «  C’est bien, ça » avec un ton condescendant, alors que son ami se vantait d’une réussite personnelle. Ils ne se sont plus vus depuis un très long moment.L’un décide un jour de venir chez  l’autre.

Ces deux amis vont s’attacher à dire et à comprendre d’où vient ce mal, cherche les mots, et les explications (de nature linguistique) de leur fâcherie. Cela devient une véritable joute verbale !

 


 

 C’EST BIEN CA

 

Nathalie Sarraute (1900-1999) donne à voir et à entendre avec beaucoup d’humour et de finesse, la difficulté à nommer, l’impuissance à trouver le langage de l’indicible  des sensations, des ressentis…des malentendus.

Sa pièce est remplie de «  non dits » justement  de sous-entendus qui nourrissent les relations entre les individus.

Cette pièce a été écrite en 1982 et mise en cène pour la première fois le 29 mai 1985, en anglais avec ce titre « For no good reason », au Manhattan Club de New York, et créée en français en  1986 au Théâtre du Rond-Point… et jouée par deux  comédiennes : Isabelle Giraud et Aurélia Aubert.

Une pièce reprise régulièrement mais, à chaque fois, par d’autres acteurs comme par exemple André Dussolier et Jean-Louis Trintignant.

 

C‘EST BIEN CA

 

 

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Bruno Emsens , directeur de ce Théâtre des Bosons, a voulu la programmer à son tour et la mettre en scène.

 

Bruno Emsens : Je suis tombé sur une interview de Nathalie Sarraute qui parlait précisément de «  Pour un oui ou pour un non ». Elle disait, qu’en écrivant ce texte, elle n’avait aucune image en tête, seulement des sons, le son des mots et leur intonation particulière.

J’ai alors voulu composer une expérience sensorielle particulière avec les mots de Nathalie Sarraute, l’intonation toute particulière que les acteurs vont trouver au cours des répétitions, puis des images quand même…non, pas des images, pas de vidéo mais plutôt des visages qui ne disent pas la même chose que les mots ou leur intonation , des visages et des mouvements de corps qui contredisent parfois le propos, le rendent moins absolu, plus humain…

 

Et Bruno Emsens est  arrivé à un excellent résultat de par ses idées et son travail de recherche et de par l’interprétation de deux grands comédiens : Benoît Verhaert et Patrice Mincke.

Deux acteurs que nous voyons souvent dans nos théâtres.

Deux caractères, deux physiques à l’opposé l’un de l’autre.

Ils n’ont pas de noms  dans la pièce, c’est voulu par l’auteur. Imaginons le leur.

 

 

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Benoît est l’ami qui se révolte, enfoncé dans ses pensées négatives.

Patrice est l’autre qui vient chez son copain de toujours pour essayer de savoir ce qui les sépare depuis si longtemps, pour connaître la cause exacte de la silencieuse déréliction d’une amitié pourtant si ancienne et si profonde.

 

 

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Patrice : Dis-moi…je  te connais trop bien : il y a quelque chose de changé… Tu étais toujours à une certaine distance…de tout le monde du reste…Mais maintenant avec moi…encore l’autre jour , au téléphone …tu étais à l’autre bout du monde…ça me faisait de la peine, tu sais…

Benoît : (dans un élan) Mais moi aussi, figure-toi…

Patrice : Ah tu vois, j’ai donc raison…

Benoît : Que veux-tu…je t’aime tout autant, tu sais…ne crois pas ça…mais c’est plus fort que moi…

Patrice : Qu’est-ce qui est plus fort ? Pourquoi ne veux-tu pas le dire ? Il y a donc eu quelque chose…

Benoît : Non…vraiment rien…Rien qu’on puisse dire…

Patrice : Essaie quand même…

Benoît : Oh non…je ne veux pas..

Patrice : Pourquoi ? Dis-moi pourquoi ?

Benoît : Non, ne me force pas…

Patrice : C’est donc si terrible ?

Benoît : Non, pas terrible…ce n’est pas ça…

Patrice : Mais qu’est-ce que c’est, alors ?

 

 

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Benoît : C’est…c’est plutôt que ce n’est en…ce qui s’appelle rien…ce qu’on appelle ainsi…en parler seulement, évoquer ça…ça peut vous entrainer…de quoi on aurait l’air ? Personne, du reste…personne ne l’ose…on  n’en entend jamais parler…

Patrice : Qu’est-ce qu’il y a eu ?

Benoît : Je te dis : ce n’est rien qu’on puisse ire…rien dont il soit permis de parler…

Patrice : Allons, vas-y…

Benoît : Eh bien, c’est juste des mots…

Patrice : Des mots ? Entre nous ?

Benoît : Eh bien…tu m’as dit il y a quelque temps…tu m’as dit…quand je me suis vanté de je ne sais plus quoi…de je ne sas plus quel succès… oui…dérisoire …quand je t’en ai parlé…tu m’as dit :   « C’est  bien…ça… »

Patrice : Répète-le, je t’en prie…j’ai dû mal entendre.

Benoît : (prenant courage)  Tu m’as dit «  C’est bien…ça… » Juste avec ce suspens…cet accent …

 

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 C’EST BIEN CA !

Une heure de théâtre formidable, simple, intelligent, profondément humain.

Cette dispute pourrait est la vôtre, la mienne, car ces mots, nous les avons certainement prononcés. Nous avons aussi connus ces silences.

Tout un passé nous est revenu et nous fait mal.

Ces deux amis,  c’est vous et moi.

 

POUR UN OUI OU POUR UN NON

 

 

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 Voilà une pièce qui donne à  réfléchir tout en prêtant à rire. Le rire naît de l’amplification des petits conflits qui peuvent nous déchirer.

 

C’EST BIEN CA !

 

Cette pièce est un diamant pur aux mille facettes.

Un texte ciselé d’une forte intelligence à condition que l’on ne veuille pas lui faire dire autre chose que ce qu’il dit.

Cela tient à l’absence de psychologie des deux personnages. Seuls les mots les construisent.

C’est ce qui fait certainement la dimension universelle de la pièce.

En fait, ce chef d’œuvre est l’histoire d’un mot , du mot de trop qui déclenche la cassure entre deux amis.

C’est du reste ce qui m’est arrivé quelquefois, et ce n’est facile de trouver le moyen de réconciliation.

 

C’EST BIEN…ÇA  ET CE QUI SUIT…

Maintenant, ça me revient…

Veux-tu que je te dise ?…

Alors, tu crois……

Pardonne-moi…

Plus qu’on ne le pense…

 

Benoît Verhaert et Patrice Mincke  sont impeccables dans leurs jeux de scène et leurs façons de distiller les mots.

Et ils nous font sentir  leurs caractères, leurs forces ,   leurs façons de voir les choses, de les accepter ou de les refuser, de croire ou ne pas croire…

Ils nous  font vivre intensément leur personnage dans la plus  stricte simplicité.

C’est aussi la qualité de Bruno Emsens , qui a l’art de diriger ses acteurs dans la vérité , sans éclat , sans effet facile , mais avec toute  sa chaleur humaine.

A eux trois, ils nous  font voir un spectacle délectable que je vous recommande vivement.

 

Patrice : Pour un oui…ou pour un non ?

(Un long silence)

Benoît : Oui ou non ?…

Patrice : Ce n’est pourtant pas la même chose…

Benoît : En effet : Oui. Ou non.

Patrice : Oui.

Benoît : Non !

 

POUR UN OUI OU POUR UN NON

Nathalie Sarraute/Bruno  Emsens

Benoît Verhaert

Patrice Mincke

 

 

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Vincent Bresmal( scénographie)

Rémon Fromont (création lumières)

Sébastien Schmitz(sons)

Noémie Breeus (costumes)

 

(Extraits de la pièce «   Pour un oui ou pour un non » publiée à la Bibliothèque Gallimard)

 

THEATRE DES BOSONS

Chaussée de Boondael  361 – 1050  Bruxelles

Infos Réservations : 0476 59 76 57

 

C’EST BIEN…CA

 Jusqu’au 31 mai 2014

 Oui.

On s’intéresse beaucoup à ces  « drôles »  de propos. C’est remarquablement conçu et écrit.  On s’amuse aussi ! Et nos deux brillants  acteurs sont formidables.

Bravo à vous deux, Benoît et Patrice.

Notre rendez-vous touche à sa fin.

Merci de votre attention et votre fidélité.

On se sépare en musique et en stars avec Grace Kelly et Nicole Kidman. Le Festival de Cannes  a  décollé avec ce film controversé et polémiqué : « GRACE DE MONACO »

 

 

Ce film nous rappelle incontestablement Grace Kelly. Cela me donne l’envie de revoir ses  films où elle est  avec de nombreuses stars américaines du passé. Ainsi celui ci…

A tout bientôt.

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CAVALIA (GRAND CHAPITEAU BLANC – BRUSSELS EXPO)

 


 

 CAVALIA  –

 

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50 majestueux chevaux composé de 11 races comprenant l’Arabe, le  Pur-sang espagnol, le Percheron, le Lusitanien et le Quarter Horse.

50 chevaux venant du Canada, d’Europe  d’Australie et des Etats-Unis.

 

 

 

 Un grand spectacle : 43 cavaliers voltigeurs , acrobates , danseurs et musiciens du monde entier.

Sous le chapiteau de 35 mètres de haut, les artistes à deux et à quatre pattes partagent une scène colossale de 50 mètres de largeur.

 En fond de scène : un écran digital de 60 mètres de largeur qui nous  transporte d’un coin à l’autre du monde.

On s’y croirait ! Notre imagination nous entraine partout, en passant par la terre et ses gigantesques montagnes et la mer  qui s’étend à perte de vue…Des univers fantastiques , une succession féérique  de décors envoûtants, de  projections multimédias , d’éclairages colorés et d’effets spéciaux grandioses.

 

CAVALIA : une aventure épique et surtout une démonstration époustouflante de la complicité «  humain-cheval ».


 

 CAVALIA : un rêve de liberté !

 C’est une superbe exploration de la relation ancestrale entre l’homme  et le cheval. On retrouve un thème subtil emmenant le public à travers l’évolution du cheval et mettant son interaction  avec l’homme au premier plan.

 

 

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 En fait, l’entraînement des chevaux de ce grand spectacle  est basé sur une philosophie de compréhension du cheval .Ce n’est donc pas le cheval qui doit comprendre  les hommes se trouvant autour de lui.

L’esprit du spectacle est basé totalement sur le respect mutuel, la gentillesse, la patience et la confiance.


 

 CAVALIA  est une création de Normand Latournelle, président et directeur artistique, reconnu pour ses productions spectaculaires.

 

 

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Après avoir participé au développement du Cirque du Soleil de 1985 à 1990, Normand Latourelle a créé un nombre impressionnant de productions mémorables à l’occasion d’événements nationaux et internationaux. Parmi ces productions, il importe de se rappeler le sommet des Amériques de Québec en 2001, le spectacle son et lumières sur la colline parlementaire à Ottawa, les célébrations du 350e anniversaire de Montréal, les grandioses Légendes Fantastiques, présentées pour la neuvième année à Drummondville et les Dîners Farfelus du Casino de Montréal. Normand Latournelle amène chaque fois son public dans de nouvelles dimensions et avec CAVALIA , je peux le dire, il s’est surpassé. La populaire odyssée équestre multimédia, sa plus grande réalisation à ce jour, marque le plus récent chapitre de son parcours constant en quête d’innovation.

 

 CAVALIA

 

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Les artistes sur deux pieds : 35 venant du Canada, Etats-Unis, France, Kirghizistan, Maroc , Pologne, Russie.

Les artistes à quatre pattes : 50 en provenance du Canada, Espagne, USA , France.

 


 

 RECHERCHES

 

Balles de foin utilisées par année : 17 500 balles

Moulée consommée par année : 16 500 kg

Carottes consommées par année : 800  kg

Dimension de l’écurie : 1500 m2

Nombre de personnes requises pour la levée du chapiteau et la préparation du site : 150

Toile utilisée pour créer le chapiteau : 6 635 m

Hauteur du chapiteau : 30 m, la hauteur d’un édifice de 10 étages.

Superficie du chapiteau : 2 440 m2

Superficie de la scène : 50 m de large (la longueur d’une piscine olympique)

Projections sur un écran qui s’étend sut 70 m (trois fois la largeur d’un écran de cinéma)

Quantité de sable utilisé sur scène : 2 500 tonnes (l’équivalent de 100 camions)

Nombre de sièges : 2004 sièges.

Nombre total d’employés en tournée : 120 employés permanents.

Nombre d’employés embauchés localement : 200 employés temporaires.

Personnel aux écuries : 20 sur une base permanente

Nombre de remorques utilisées pour déplacer le matériel : 75 remorques

Nombre de jours pur ériger les tentes : 12 jours

Nombre de jours pour démonter le site : 3 jours

 

ETONNANT : tous les chevaux sont des mâles (dont certains castrés)

 

 

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Comment prendre soins des chevaux ?

Une équipe de 20 professionnels dévoués, incluant un maréchal- ferrant à temps plein ainsi que deux techniciennes vétérinaires qui apportent tous les soins dont les chevaux ont besoin.

Comment les chevaux sont-ils entraînés ?

Les entraîneurs établissent une véritable complicité et une communication avec les chevaux. En parlant, en utilisant les signes et le langage corporel , les entraineurs installent une notion de jeu et de plaisir dans le travail.

Cette approche prend certainement plus de temps et de patience que d’autres méthodes traditionnelles, mais elle donne de meilleurs résultats.

 

 

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Combien de temps faut-il à un cheval pour qu’il apprenne son  « rôle » ?

Cela peut prendre de six mois à dix ans.

Combien de spectacles les chevaux font-ils par semaine ?

 Un maximum de 7. Ils sont aussi entrainés en apprenant  les parties des autres chevaux au cas où ils auraient besoin d’un jour de repos supplémentaire.

 

 

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 Est-ce que les chevaux agissent toujours selon les plans ?

Pour les chevaux, la scène est une grande aire de jeu. Une routine est établie mais les chevaux sont libres de « s’exprimer » sur scène selon leur personnalité.

 Il faut utiliser les principes de la psychologie pour le dressage des chevaux, être en symbiose avec eux.

Il ne faut jamais forcer les chevaux.

Il faut développer une communication parfaite qui s’appuie non pas sur le langage émotif de l’humain mais plutôt sur le langage des chevaux eux-mêmes.

 Il y aurait encore énormément de choses à dire …

Mais quel bonheur de voir évoluer ces chevaux ! Quel plaisir de les voir galoper !

Quelles images poétiques ! Ils courent, ils s’arrêtent, ils repartent, ils se font caresser, dorloter par leur cavalier, il y en a même qui viennent se faire saluer et applaudir par le public.

 

 

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Le spectacle se joue dans un rythme vertigineux. Les acrobates  font des numéros incroyables.  Les musiciens, derrière l’écran, s’en donnent à cœur joie dans des mouvements plus qu’éclatants.

 Et toute la troupe se dépense sans compter pour nous procurer ce spectacle grandiose.

 

 

 

CAVALIA version renouvelée et très spectaculaire du show équestre. Mélange unique d’arts équestres et d’arts de la scène.

 CAVALIA

Jusqu’au   01  juin 2014

 SOUS LE GRAND CHAPITEAU BLANC

Plateau du Heysel (parking C) Brussels Expo

Infos Réservations : 070 / 252020

 

 

 

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 « Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots. C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves ! (Bartabas)

 


 

Merci pour votre attention et votre fidélité.


 

« Le cheval est un cadeau de Dieu à l’homme » (proverbe arabe)

 

Je vous propose  en final une chanson totalement inconnue, à ma connaissance, sur Le Frison. On le regarde , on se prend à l’aimer. Et Vous ?

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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