LA COMPAGNIE DES HOMMES (THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS)

 

EDWARD   BOND / FREDERIC DUSSENNE

 

Troisième volet, après « O Ministres intègres «  et «  Comme un secret inavoué »,  qui boucle la saison 13/14  de « L’ACTEUR ET LECRIT »

Une pièce redoutable,  forte , d’une froideur totale,  violente , axée sur les grosses sociétés et de ce fait L’ARGENT !

 

 « Ils n’apprennent rien. Pas même le numéro tatoué sur leur bras »  (Edward Bond)

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 Synopsis :

 

Oldfield est PDG d’une société qui produit des armes. Celle-ci vient de mettre au point un tout nouveau fusil d’assaut : l’AS42.

Mais l’entreprise est en difficultés.

Hammond , qui est à la tête d’un empire dans l’agro alimentaire , table sur le marché juteux que représenterait le cumul de la vente d’armes et de nourriture aux pays en voie  de développement. Il tente donc une OPA  sur Oldfield and  Co.

 

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 Le  vieil Oldfield parvient cependant à racheter lui-même la majorité des actions et à garder le contrôle de son entreprise.

Il a adopté Léonard, que sa mère a abandonné à la naissance , et qui devrait hériter de la direction de l’entreprise après sa mort.  Le jeune homme se montre un peu pressé et demande à son père de le faire entrer immédiatement au conseil d’administration.

 

Après avoir essuyé un refus catégorique, Léonard accepte de reprendre les rênes d’une autre société dont il ne sait pas encore que les dettes ont été rachetées par Hammond.

Celui—ci va le faire chanter et le contraindre à lui céder Oldfield and Co après la mort de son père adoptif…

 

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Ce n’est pas simple à suivre, à comprendre  à bien saisir ce qui se passe.

Toutes les séquences s’enchaînent les unes aux autres sans la moindre respiration.

 

 PAUSE

 

 LA  COMPAGNIE DES HOMMES

 

C’est un sujet intéressant  , mis en scène et en action d’une façon  par Frédéric Dussenne.

La pièce ressemble aux grandes tragédies de Shakespeare mais ça se passe aujourd ‘hui dans le monde impitoyable des multinationales.

 

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La pièce se déroule en « rond-carré » .Les spectateurs sont installés en   « carré ». Les acteurs se déplacent  dans le centre  de ce carré avec  tout au milieu,  une chaise de bureau. Une seule chaise !

Il y a un va et vient constant dans cet espace.

Il s’agit de ne pas perdre un mot car  si c’est le cas, on perd vite le fil de cette histoire corrosive.

 

Cette  salle des Martyrs se nomme «  Atelier » qui retrouve sa vocation originale de salle de réunion . as de gradin. Les chaises  des spectateurs , à même le sol  dans un dispositif qui permet aux acteurs et aux spectateurs d’être alternativement dedans et devant. De voir et d’être vu !

 

Un espace de confrontation, idéal pour la mise en œuvre des joutes verbales de l’agon «  bondien ».

 

 « Lorsque les créateurs refusent les concessions, ils changent la réalité »  (E.Bond)

 

 

 

 

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Six comédiens défendent avec acharnement  cette histoire , guidés très adroitement par Frédéric Dussenne.

C’est un travail collectif  Tout s’est construit au fur à mesure de discussions,  répétitions , idées de chacun :

 

Christophe Destexhe ,  Benoit Van Dorslaer, Stéphane  Ledune , Fabrice Rodriguez , Michel Collige et Brice Mariaule.

 

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 Edward Bond : Tout est transformé en produit, en valeur  d’échange , et devient hideux. Toute la frénésie d’activité , de savoir-faire technologique , de puissance libérée , tous ces artefacts , ce « monde des choses »  sont comme les échafaudages qu’ont voit autour des bâtiments en construction, mas ce sont des échafaudages autour de rien ; cela ne construit pas un monde de valeurs .

La poésie n’est plus possible aujourd’hui que si elle relève de la forme théâtrale.

 

Un mot encore : soyez très attentif et observateur  durant le spectacle qui se joue sans entracte. Durée : 2h20.

 

C’est long mais ça reste passionnant  jusqu’au bout ! C’est un bon suspense finalement !

 

Traduction : Michel Vittoz

Dramaturgie et mise en scène :  Frédéric Dussenne

Assistant à la mise en scène : Andrés Cifuentes

Scénographie : Vincent Bresmal

Costumes : Lionel Lsire

Lumière : Renaud Ceulemans

Musiques originales : Pascal Charpentier

Production : Géraldine Michaus

Régie : Antoine Halsberghe

Photos :  Emilie Lauwers

Coproduction : L’ACTEUR ET LECRIT /THATRE EN LIBERTE

 

 

LA COMPAGNIE DES HOMMES /EDWARD BOND/FREDERIC DUSSENNE

THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

Place des Martyrs  22 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08

 


 

 

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Tout bientôt   «  SYBILLE » la pièce qui se joue en ce moment au Théâtre des Riches-Claires.

Avant de nous séparer , je  vous propose la vision d’extraits du film BARBECUE .

Cela me paraît amusant et  l’excellent Lambert Wilson fait partie de la distribution.

Bon appétit !

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

LE ROI SE MEURT /IONESCO (THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS)

 

En double :

 

A Paris avec Michel Bouquet

 

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 A Bruxelles avec Pietro Pizzuti

 

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 A Paris, dans une version traditionnelle,

 

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 A Bruxelles, dans une version moderne sans aucune trahison du texte d’Ionesco.

 

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«  Je préfère à  l’expression absurde celle d’insolite » (Ionesco)

 

Christine  Delmotte (metteuse en scène et scénographe): Cette insolite proposé par Ionesco,  mes amis comédiens, nous y avons plongé tout au long des répétitions.

Ionesco a écrit cette pièce pour apprivoiser la mort, comme ce roi Béranger qui refuse d’abord d’accepter sa fin imminente, niant la fatalité pour finalement s’y résoudre, apprenant à se délecter de ses illusions.

Ionesco décrit une expérience intime et douloureuse : son agonie à la suite d’une longue maladie, à 53 ans. Ecrite dans l’urgence en une dizaine de jours, la pièce a eu sur lui un effet thérapeutique.

Drôle, sublime, profondément humain, cet inclassable chef-d’œuvre illumine tout le théâtre d’Ionesco par son étrange onirisme qui réussit à transmettre le choc intolérable de l’annonce d’une mort prochaine. Un texte aux résonances universelles.

 

 LE ROI SE MEURT

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 Le roi Béranger 1er règne depuis si longtemps qu’il en oublié sa condition de mortel.

Or le royaume se dégrade et sa décrépitude n’est que le reflet de celle de son souverain.

Il est temps pour l’intransigeante reine Marguerite et la douce reine Marie d’annoncer à leur époux le diagnostic sans appel du médecin :

Le Roi va  mourir…Le Roi se meurt …déjà ! Il ne lui reste qu’un temps infime pour s’y préparer.

Affaibli et malade autant que son royaume, il s’insurge pourtant et s’accroche à un espoir insensé devant l’inéluctable.

 

Christine Delmotte (metteuse en scène et scénographe) : J’aime travailler sur la conscience de la réalité et ses décalages. Cela permet différentes formes de théâtralités qui s’entrechoquent dans ce long rêve ou cauchemar éveillé : inventivité onirique, énergie, ironie.

Scénographiquement, la disparition des éléments de décors, petit à petit, est essentielle. Cela nous guide vers le renoncement qu’atteindra le roi.

« Le Roi se meurt » nous propulse face à nos angoisses de mort. Il y a des paroles fortes, pleines de sens dans cette lutte pour apprivoiser la «  faucheuse «. Ionesco s’intéresse de près à la philosophie de la spiritualité et cela s’entend dans ce qu’il tente de transmettre.

Et j’ajouterai que dans la recherche de la compagnie Biloxi 48, cette pièce de théâtre est une évidence.

J’ai été très touchée à la lecture de retrouver des pensées de certaines philosophies orientales. Cette démarche spirituelle est essentielle pour notre travail.

 

EUGENE IONESCO


 

 

Cerner et comprendre l’œuvre d’Eugène Ionesco, dramaturge roumain, né en 1912, n’est pas une sinécure. De ses premières pièces qui font scandale (La Cantatrice Chauve – 1950), l’auteur explore, par la parodie, les traditions du genre dramatique. Avec «Rhinocéros», joué en France en 1960, l’auteur connaît enfin le succès pour s’imposer une voie royale avec des œuvres comme «Tueur sans gages» (1957), «Le Piéton de l’Air» (1962) ou encore «Le Roi se meurt» (1962) Dans ces pièces, de graves questions sont abordées comme l’impossibilité d’atteindre l’absolu ou l’homme devant sa mort.

C’est à ce thème lancinant que l’écrivain, au travers d’une fable très contemporaine, renvoie le spectateur à notre mémoire collective.

Avec « Le roi se meurt», Ionesco signe une histoire d’une agonie tout autant que celle d’une résurrection, tenant du cheminement mystique comme du rituel carnavalesque. On assiste aux diverses étapes marquant le passage de la vie à la mort. Bérenger 1er parcourt tout le «programme» des pensées et des réactions humaines dans les derniers moments : incrédulité, révolte, désespoir, résignation, oubli, impression que tout s’anéantit.

 

 L’EXPERIENCE DE LUMIERE

 Eugène Ionesco : J’avais environ 17 ou 18 ans. J’étais dans une ville de province. C’était en juin, vers midi. Je me promenais dans une des rues de cette ville très tranquille.

Tout d’un coup , j’ai eu l’impression que le monde à la fois s’éloignait et se rapprochait , ou plutôt que le monde s’était éloigné de moi , que j’étais dans un autre monde , plus mien que l’ancien, infiniment plus lumineux ; les chiens dans les cours aboyaient à mon passage près des clôtures , mais les aboiements étaient devenus subitement comme  mélodieux , ou bien assourdis , comme ouatés ; il me semblait que le ciel était devenu extrêmement dense , que la lumière était presque palpable, que les maisons avaient un éclat jamais vu , un éclat inhabituel  vraiment libéré de l’habitude. C’est très difficile à définir : ce qui est plus facile à dire, peut-être , c’est que j’ai senti une joie énorme , j’ai eu le sentiment que j’avais compris quelque choses de fondamental…

Marie-Claude Hubert : De cette expérience de lumière, Ionesco a dit plus tard  dans Antitotes que c’était un « satori » , comparant ainsi la sensation éprouvée à l’état d’illumination auquel accèdent certains mystiques orientaux.

 

 


 

 

LE ROI SE MEURT

 

Eugène Ionesco : Je n’ai aucune conception de la mort.

Dans ma pièce, il n’est pas question de l’apprentissage de la mort mais bien d’un désapprentissage de la vie.
La mort n’est pas  puisqu’elle n’est rien mais c’est  ce qui m’angoisse le plus.

 

Marguerite : Sire  on doit vous annoncer que vous allez mourir.

Le Médecin : Hélas, oui , Majesté.

Le Roi : Mais je le sais, bien sûr. Nos le savons tous. Vous me rappellerez quand il sera temps. Quelle manie avez-vous Marguerite, de m’entretenir de choses désagréables dès le lever du soleil.

Marguerite : Il est déjà midi.

Le Roi: Il n’est pas midi. Ah si, il est midi. Ca ne fait rien. Pour moi, c’est le matin. Je n’ai encore rien mangé. Que l’on m’apporte mon breakfast. A vrai dire, je n’ai pas trop faim. Docteur, il faudra que vous me donniez des pilules pour réveiller mon appétit et dégourdir mon foie Je dois avoir la lange saburrale, n’est-ce pas ?

Le Médecin : En effet Majesté.

Le Roi : Mon foie s’encrasse. Je n’ai rien bu  hier soir, pourtant j’ai un mauvais goût dans la bouche.

Le Médecin : Majesté, la reine Marguerite dit la vérité , vous allez mourir.

Le Roi : Encore ? Vous m’ennuyez ! Je mourrai, oui, je mourrai. Dans quarante ans, dans cinquante ans , dans trois cents ans. Plus tard. Quand je voudrai. Quand j’aurai le temps. Quand je le déciderai !

En attendant  occupons-nous des affaires du royaume…

 

 LE ROI SE MEURT !

 

Un chef d’œuvre ! Un texte  brillant, émérite, éclatant !

Une mise en scène et une scénographie tout à fait remarquables de Christine Delmotte.

Une interprétation extraordinaire, fulgurante, éclatante de Pietro Pizzuti.

 

Pietro Pizzuti , comédien, metteur en scène, dramaturge, né à Rome le  juillet 1958.

 

Je suis sa carrière depuis ses débuts. Cela fait loin. Pietro ne m’a jamais déçu. Au contraire, il m’a toujours étonné.

Pietro, toujours souriant, toujours aimable, toujours modeste , toujours chaleureux, toujours accueillant , toujours généreux,  toujours fantastique, toujours super actif.

Son interprétation  du Roi dans cette pièce d’Ionesco, est unique.

 

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Pietro : «  Le spectacle, c’est un miracle chaque jour ! 

 

On pouvait penser, quand on appris la programmation de cette pièce aux Martyrs et la distribution établie par la metteuse en scène que Pietro était beaucoup trop jeune pour jouer ce personnage, au bord de la mort.  Et on pensait au grand comédien qui le joue à Paris, Michel Bouquet, lui très âgé.

Mais on ignorait alors le travail  d’adaptation  de Christine Delmotte, son idée formidable  de «bousculer »  la tradition , de donner un sang neuf à la pièce , de la faire jouer moderne sans pour autant retirer le moindre mot du texte d’Eugène Ionesco.

Du coup,  Pietro Pizzuti   s’imposait pour faire vivre (et mourir) le Roi Béranger !

 

VOICI COMMENT COMMENCE LE SPECTACLE…

 

Les lumières nous plongent dans une grande pièce, disons un salon. Plusieurs femmes s’agitent, une autre   prend les poussières…

Nous portons ensuite nos regards sur cet homme relativement jeune qui  écrit, serré, sur son ordinateur. Puis, il se calme, s’arrête et s’endort. Et l’on peut imaginer – car tout le spectacle est dans l’imaginaire – qu’il est entré dans un  rêve, un rêve difficile comme  la plupart des rêves. ..Il se lève brusquement, et devient Le Roi Béranger !

Un roi qui n’a pas d’âge mais qui est effrayé par la mort.

Il  se précipite vers  les femmes devenues  Reine Marguerite , Reine Marie , une doctoresse, une infirmière …

Il virevolte dans tous les sens. Il court….Il court ! Il court ! Il tombe sur le sol, se relève,  retombe,  se relève plusieurs fois.

Nous sommes dans un rêve : tout peut arriver, se faire, se défaire, mais ne peut modifier le texte d’Ionesco.

Et c’est ça qui est aussi extraordinaire : de voir et écouter ces acteurs  jouer un texte classique  dans des mouvements qui sont ceux d’aujourd’hui et dans des  costumes sans date.

 

Christine Delmotte (metteuse en scène et scénographe)  J’ai voulu faire vivre cette histoire d’Ionesco comme un rêve, entre deux moments de lucidité.

Comme vous l’avez écrit, un  homme tente d’écrire…il rêve qu’il doit mourir, il meurt…et se réveillant, il arrive à écrire. Qui sont ces personnes qui l’ont accompagné » ? Des parties de lui-même ?  Sa propre construction d’une réalité ?

 

Dans «  LE ROI SE MEURT »  , Ionesco imagine un univers insolite , dans lequel évoluent des êtres fictifs  dont son double, qu’il manipule, observe à distance, expose au rire ou à la pitié et soumet à l’épreuve de la mort.

Une expérience intime et douloureuse, drôle, sublime, profondément humaine, de nos angoisses, voire de nos terreurs : un chef  d’œuvre.

A ne pas rater, sous aucun prétexte !!!

 

 LE ROI SE MEURT

 Eugène Ionesco/Christine Delmotte

 Avec

 Valérie Bauchau : La Reine Marguerite, deuxième épouse du roi Bérenger 1er

AnaïsTossings : La Reine Marie  deuxième épouse du roi Bérenger 1er

Catherine Decrolier : la doctoresse, qui est aussi chirurgienne, bactériologue et astrologue

Flora Thomas : Juliette  femme de ménage, infirmière

Fabian Finkels : le garde

Avec 

PIETRO PIZZUTI : Béranger 1er, le Roi

 

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Mise en scène et scénographie : Christine Delmotte

 

Eclairage et direction  technique : Nathalie Borlée

Collaboration scénographique : Noémie Vanheste

Collaboration à la bande son : Fabian Fikels

Assistanat à la mise en scène : Anna Giolo

Régie : Bruno Smit

Régie plateau : Cassandre Mallet

Régie costumes : Cécile Manokoune

Coordination, relations publiques et graphisme: Charlotte Dumont

Stagiaires : Margaux Geve , Laurie Gysen, Eléonore Gyselinck, Marie Ghaye , Jean-François Rolan, , Cédric Celorio

 

Production : Biloxi 48 en coproduction avec le Théâtre de la place des Martyrs.

 

 LE ROI SE MEURT / IONESCO  / CHRISTINE DEMOTTE

Jusqu’au 25 mai 2014

 

THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

Place des Martyrs 22  – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 223 32 08

 

Un mot encore.  Pour moi, l’une des plus belles scènes est  la toute dernière entre la Reine Marguerite et le Roi !

 

Marguerite : (au Roi) Regarde ce miroir sans image… reste droit…Donne-moi tes jambes, la droite  la gauche…Donne-moi un doigt, donne-moi deux doigts…trois…quatre…cinq les dix doigts…

Abandonne-moi le bras droit, le bras gauche , la poitrine, les deux épaules et le ventre…Et voila tu vois , tu n’es plus la parole, ton coeur n’a plus besoin de battre , plus la peine de respirer. C’était une agitation bien inutile, n’est-ce pas ? Tu peux prendre place…

 

 

 


 

 

Merci de votre attention et fidélité.

Je vous retrouve tout bientôt avec  la pièce d’Edward Bond : «  La Compagnie des hommes » toujours au Théâtre de la place des Martyrs. (la petite salle)

 Comme moi, vous avez certainement appris la mort de Micheline Dax

Elle avait 90 ans ! Qu’est-ce qu’elle nous a fait rire !

Elle avait enregistré, il y a de cela  bien longtemps ,  cette belle chanson américaine qui a fait le tour du monde «  Over the rainbow ».

C’est Judy Garland qui l’avait chantée à sa création Mais ici, Micheline la « siffle ». Adieu Micheline !

 

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MADE IN CHINA /THIERRY DEBROUX (THEATRE ROYAL DU PARC)

 

CREATION EN BELGIQUE

 

 

La nouvelle pièce de Thierry Debroux , directeur du théâtre, mise en scène par Peggy Thomas.

Primée à Paris, ovationnée au Festival d’Avignon, traduite dans plusieurs langues, cette pièce connaît un brillant succès depuis près de quatre ans. Et incontestablement, elle le mérite.

 

 

 

 

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Thierry Debroux ( directeur et auteur) :  Les comédiens que vous allez découvrir dans cette pièce n’ont jamais joué au Théâtre Royal du Parc, à l’exception d’Adrien Drumel que l’on a pu découvrir cette saison dans le rôle de Valère du « Tartuffe » de Molière.

 

 

Jean-Pierre : Une mouche dans l’urinoir ! Machinalement, je dirige mon jet vers l’insecte. Tu aurais fait pareil…nous les mâles de cette planète auraient fait pareil. Et là je me rends compte que ce n’est pas une vraie mouche mais un trompe-l’œil.

Tu imagines : un trompe l’oeil de mouche dans un urinoir ! Et dans l’urinoir d’à-côté…pareil ! La même mouche au même endroit. Et moi, comme un mouton, je pisse droit sur cette mouche et donc je pisse…propre. Pas une goutte à côté.

J’imagine des gars autour d’une table se creusant la cervelle pendant des heures pour trouver un moyen de m’obliger à pisser là où ils veulent…et puis d’un coup un petit génie qui se lève et qui hurle :  Et si on dessinait une mouche ! »

Et voilà où nous en sommes ! La société nous prend par la bite et nous dit : «  C’est là que tu pisseras et pas ailleurs ! » Terrifiant, non ? On est coaché même pour pisser…

 

 


 

 

« MADE IN CHINA » aborde  un sujet sur ce que vivent beaucoup de personnes : le stress de perdre son emploi, la peur de ne pas convenir, les  mises au placard, et ce, de plus en plus jeune, le harcèlement moral, et  une certaine logique de l’économie de marché qui broient physiquement et mentalement les individus, les familles  les couples…

 

Le problème a été aussi la difficulté d’aborder ces problèmes  sans en faire un documentaire utile mais ennuyeux, peu théâtral.

 

Thierry  Debroux a traité ce problème avec finesse, sagacité  subtilité et humour.

 

 

RESPIRATION CHINOISE

 


 

 

 

RESUME COMPRESSE

 

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Une société de traitement de déchets délocalise en Chine.

Lisa, une brillante DRH…

DRH : Directeur ou Directrice des Ressources Humaines

…est embauchée pour choisir qui des cadres de l’entreprise sera détaché pour former les salariés locaux.

On lui propose trois candidats : un homme de 50 ans avec une longue expérience , Jean-Pierre ; deux jeunes cadres dont l’un est un grand anxieux et l’autre a un profil de jeune loup , Philippe et Nicolas.

Pour les départager, elle utilise des méthodes de management étonnantes, telles que les soumettre à des exercices de Kendo, de karaoké, ainsi qu’à des séances d’expression spontanée très inattendues.

Elle engage Sophie, une des secrétaires de l’entreprise pour l’assister dans sa mission et surveiller les candidats en son absence.

Lisa séduit Nicolas et fait voler en éclats le couple qu’il essaye de former avec Sophie…

 

Et ici  commence  l’histoire  remarquablement écrite par Thierry Debroux et mise en scène avec intelligence et invention  par Peggy Thomas.

 

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Philippe : Si ça se trouve le DRH …ce sera un Chinois.

Jean-Pierre : Arrête de faire dans ton froc…tu  vas salir tes chaussures italiennes. La merde aussi…ça subit l’attraction universelle.

Nicolas : Oh là les gars…on se calme ! Cohésion …Jamais oublié le mot miracle : cohésion. Tous pour un. Un pour tous. Sinon on ne fera pas le poids et on sera bouffé tout cru.

Jean-Pierre : On a déjà été bouffé tout cru. On est déjà dans le ventre du dragon.

Philippe : Faut pas se leurrer les mecs. Y en a au moins un de nous qui va morfler.

C’est pas de la parano, c’est de la statistique ! Là le dragon digère mais quand la digestion sera terminée, faudra bien qu’il expulse l’excédent humain. Je vous préviens…cohésion ou pas…je me battrai comme un lion pour le garder ce job.

 

 

Un langage qui en dit long  sur ces trois hommes. Un texte serré, acharné. L’ensemble parsemé d’humour, en petites doses.

 

Adrien DRUMEL joue cet homme  d’une petite trentaine, Nicolas, vigoureux,  volontaire, dragueur, qui espère  bien être  celui qui sera désigné pour se rendre en Chine.

 

Itzik  ELBAZ  joue l’homme inquiet d’une quarantaine d’années, Philippe. Son physique émouvant  et son regard pénétrant conviennent bien  au personnage de Philippe

 

Eric  DE STAERCKE  est Jean-Pierre, la cinquantaine, exubérant, qui n’a peur de rien ni de personne.

 

Ces trois comédiens  s’intègrent  à merveille dans la peau de leur personnage.

C’est à ces trois hommes  que se joignent  Sophie Descamps, Lisa dominatrice, autoritaire, dictatoriale, amoureuse,  et Fanny Dumont,  la secrétaire qui surveille les candidats…

 

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DEUXIEME RESPIRATION CHINOISE

 


 

 

 

GROS PLAN : PEGGY THOMAS

 

Comédienne, directrice du Théâtre de la Vie, metteuse en scène, nous montre avec « MADE IN CHINA » son  travail de metteuse en scène rigoureuse, précise, diablement  talentueuse.

Elle a dirigé ses cinq acteurs avec passion, ardeur,  enthousiasme.

C’est plein de trouvailles, de  quelques gags  qui se greffent sur des propos sérieux, importants. Elle mérite  nos bravos, tout comme les cinq comédiens.

 

Peggy Thomas : Mettre en scène le texte de Thierry, c’est chorégraphier une « gudian wu dao » ou une «  minjian wu dao » entre toutes les émotions par lesquelles je suis passée en me plongeant dans sa pièce «  MADE IN CHINA », et les problématiques que la pièce soulève, et faire voyager les spectateurs dans un ballet dramatique et folklorique «  made in China » : «  Dansons, dansons, tant que nous pouvons , pourvu qu’il nous reste la télévision »

 

 

INFO DU PASSE

«  Vu le nombre de Chinois, lorsqu’ils auront atteint une culture et une technologie suffisantes, ils pourront imposer leurs idées  au reste du monde «  (Alain Peyrefitte- 1973)

 

 

DECOUVERTE : LE BURN-OUT

 

Le burn-out est devenu un concept très médiatisé. Le mot est utilisé quotidiennement dans la presse et dans la vie de tous les jours. S’il est bien d’être informé au sujet de ce mal de société qui touche de plus en plus de travailleurs , le burn-out subi les conséquences de cette popularité.

Le constat  est qu’en fait le  burn-out reste encore mal connu, devenu une notion «  fourre-tout » et le terme est régulièrement utilisé à mauvais escient.

 

 


 

 

 LA DRH VA FAIRE SON ENTREE…

 

 

Jean-Pierre : C’est quoi ce dossier ?

Nicolas : Une application du principe de Dilbert : « Ne jamais circuler dans un couloir sans un dossier sous le bras. Les employés qui ont les bras chargés de dossiers ont l’air de se rendre à une réunion importante. Ceux qui passent avec le journal ont l’air de se rendre aux toilettes.

 

(A retenir pour tous ceux qui se trimballent dans les longs couloirs de leur entreprise…)

 

ELLE ENTRE…

 

Lisa : Je suis Lisa Degroot . Bien entendu, vous m’appellerez Lisa. Pas de chichi entre nous. Et avant toute chose, je voulais vous présenter les salutations de Monsieur Yu, votre nouveau président, qui s’excuse de ne pas être là aujourd’hui mais une affaire urgente le retient à Shanghaï. Il vous prie d’accepter ce modeste cadeau. Une petite édition très intéressante des préceptes de Confucius. Qui veut tenter de comprendre l’âme chinoise ne peut faire l’économie de se frotter à l’esprit de son Maître à penser.

Monsieur Yu désire créer dans les plus brefs délais possible une filiale de votre entreprise à Shanghaï

Nous aurons donc besoin d’un homme compétent qui puisse former les futurs cadres. C’est la raison pour laquelle je vous ai convoqués ce matin. Je suis chargée de déterminer qui, parmi vous trois, sera ce formateur que nous cherchons.

 

Impressionnante cette Lisa qui va s’intéresser de «  très près »  au jeune Nicolas !

 

Et tout va se dérouler dans une ambiance surchauffée…Quel sera le  nommé ?

 

Thierry Debroux  décortique  remarquablement  ces trois hommes, leur caractère, leur possibilité, leur façon de s’intégrer ou le contraire.

Il les montre se débattant  férocement, mais toujours avec  un certain humour.

 

Jean-Pierre (le rigolo) : Deux milliards de stylos à billes par an qu’ils fabriquent les Chinois ! Et 29 milliards de boutons !  Tu te rends compte, mon ange…29 milliards ! La moitié des godasses de l’univers viennent de là-bas. S’il y a une autre race intelligente quelque part dans les étoiles  je parie qu’ils se fournissent en Chine !

 

Lisa  va apprendre, ou tout au moins essayer d’apprendre le chinois  à nos trois candidats. C’est pas évident.

 

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Lisa : « Ni h ‘ao »   veut dire «  Bonjour, comment ça va ? »…etc

 

 

 

S’en suit  une foulée de mots et d’expressions que nos trois hommes vont  essayer de prononcer et de retenir. A mourir de rire !

 

Jean-Pierre : Elle est forte, putain ! Vous avez vu ça comme elle a manoeuvré. Elle nous fait lâcher toutes nos conneries et puis vlan..uppercut en plein plexus.

 

Thierry Debroux évoque aussi le surprenant  texte prononcé par le grand patron d’une multinationale de l’horlogerie chinoise…Et bien d’autres  choses encore…

 

J’ai toute votre attention, je l’espère,  mais  rassurez-vous, je ne vais tout vous dévoiler. Allez voir la pièce, je vous jure que vous ne le regretterez  pas  C’est génial !

Vous aurez également l’occasion de suivre l’apprentissage d’un mouvement de Kendo.

 


 

Nicolas : Qu’est-ce qu’on s’amuse, putain !

Lisa : Placez-vous Messieurs…côte à cote. A votre  rythme , chercher le mouvement  et chercher le cri !

 

 

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Et encore quelques mots tout de même…

 

 Lisa : Shanghaï , c’est comme une drogue dure. Quand on y goûte,, on ne parvient plus à décrocher. On sait bien qu’avec cette saloperie de pollution, on est tous en train de se fabriquer un petit cancer mais on reste quand même. On danse sur le volcan. L’Asie n’a aucune leçon à recevoir de l’Occident, Jean-Pierre. Tu pollues je pollue, nous polluons… Tous sur le même navire !

 

 

Le décor mobile est bien conçu et donne des possibilités  de changer de lieu des plus rapides.

Les lumières  sont  surfines et jouent un rôle important durant le déroulement de la pièce.

 

La fin de la pièce est quelque peu inattendue .Une idée remarquable de l’auteur !

Qui va se rendre à Shanghaï ?  Que vont-ils devenir : Nicolas ?   Jean-Pierre ?  Philippe ?

 

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 MADE IN CHINA / THIERRY DEBROUX

 

DISTRIBUTION

 

Lisa : Sophie DESCAMPS

Jean-Pierre : Eric DE STAERCKE

Philippe : Itsik ELBAZ

Sophie : Fanny DUMONT

Nicolas : Adrien DRUMEL

 

Mise en scène : Peggy THOMAS

 

Assistanat : Jean-Marc AME

ScénogRaphie : Vincent BRESMAL

Costumes : Samuel DRONET

Réalisation des costumes : Sophie SEYLI, Elise ABRHAM  et les stagiaires : Marie DOHET  et Pau

Création musicale : Jean-Marc AME

 

Direction technique : Gérard  VERHULPEN

Régie : David LEMPEREUR

Régie lumières : Noé FRANCQ

Régie son : Jeremy VANOOST

Régie plateau : Cécile VANNIEUWERBURGH 

Accessoiriste : Zouheir FARROUKH

Habilleuse : Elise ABRAHAM

Menuisiers : Yahia AZZAYDI, Shaban   REXHEP, Patrick  CAUTAERT.

 

Photos : Isabelle De Beir

 

(Avec de larges extraits du texte de  la pièce de Thierry Debroux publiée aux Editions Lansman)

 

 

MADE IN CHINA

Jusqu’au 24 mai 2014


 

 

 

THEATRE ROYAL DU PARC

rue de la Loi   – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 505 30 30

 


 

 

 Le spectacle se termine avec cette chanson de  Daniel Balavoine.

 

Merci  de votre attention et de votre fidélité.

Je vous retrouve tout bientôt avec  la pièce d’Ionesco «  LE ROI SE MEURT » (encore une pièce chef d’oeuvre !)  Jouée au Théâtre  des Martyrs avec dans le rôle  du Roi : le fulgurant  Pietro Pizzuti !

 

Pour rappel  mardi prochain à 20 heures à Flagey , studio 4 :  LA ROZA FLORESE. Un concert superbe.Vous pouvez en reprendre connaissance en cliquant à droite sur  «  notes récentes »…

 

Bon  week-end ! 

 

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AFTER THE WALLS (UTOPIA) (THEATRE NATIONAL)

 

ANNE-CECILE VANDALEM / VINCENT LECUYER

 

 

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Dernier volet d’une trilogie des parenthèses.

Ce spectacle délirant poursuit son exploration des liens entre  les individus et leur habitation, et aborde une ultime fois la question de l’isolement des hommes au travers d’un projet ambitieux portant sur les rêves du collectif.

 

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2013. QUELQUE PART EN EUROPE… A BRUXELLES PEUT-ETRE…

 

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Bernard Loizeau est architecte et fondateur  d’ « After The Walls Incorporated ».

Depuis quelques années, il sillonne le pays pour y donner une série de conférences sur la relation de l’homme à son habitat.

Au travers d’UTOPIA, il nous livre ses visions de l’avenir : un rêve architectural sans précédent, véritable explosion utopiste,  comme solution aux défis sociaux, démographiques  et écologiques de notre temps.

A mi-chemin entre la conférence et la célébration, UTOPIA  est un chant d’espoir adressé à l’humanité, une expérience unique dont nul ne sort véritablement indemne.

 

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Partant du principe que seul un homme abrité peut rêver librement et que le rêve est une condition nécessaire à l’existence de l’homme, Bernard Loizeau dénonce les erreurs architecturales du passé qui, à défaut d’abriter l’homme  renforcent son sentiment d’insécurité, de paranoïa et d’emprisonnement et l’empêchent par conséquent de se projeter dans un avenir quelconque.

C’est au cœur d’une démarche à la fois radicale et ambiguë que nous sommes invités,  nous spectateurs.

Fustigeant les architectes, leurs ambitions, leur aveuglement et leur cynisme, Bernard Loizeau se présente comme le nouveau messie, investi d’une mission d’apurement qui apportera la solution au mal-être des hommes.

 

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Un fameux personnage que ce Bernard Loizeau…  joué, oui mais j’ajouterais même « VECU » par Vincent Lécuyer, jeune comédien qui a obtenu le prix du « meilleur seul en scène »  au Prix de la Critique Belge l’année dernière.

Et il le méritait bougrement.

 

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 C’est exceptionnel sa façon de jouer, je dirais même unique. 

Anne-Cécile Vandalem l’a mis en « action » extraordinairement !

Une heure vingt de folie scénique !

Il parle  au public consterné et il y a de quoi.

Il le regarde, le fixe droit dans les yeux, s’en rapproche, va même jusqu’à demander son assistance en lui empruntant un sac, revient sans cesse sur l’importance des caisses,  laisse de longs temps morts ce qui se fait rarement -, ingurgite de l’eau à plusieurs reprises , va auprès du public, s’assoit sur un spectateur et  commence la conversation.

Ses yeux «  parlent », nous interrogent, nous  les spectateurs qui sommes éblouis, ébaubis,  interdits par tout ce qu’il fait et tout ce qu’il nous confie.

Et il  nous dit des  choses  intéressantes, importantes sur la mission qui lui est conviée.

On oublie l’acteur tant il est vrai et l’on assiste à une conférence  bousculant.  Petit à petit , on s’imprègne de ses paroles ,  enfin celles de Bernard Loizeau.

 

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C’est un phénomène ce Vincent Lécuyer,  que l’on a pu découvrir, il y a un certain temps, lorsqu’il faisait ses émissions télé de « Hep, taxi ! »Vous vous souvenez ?

 

Et ce spectacle se termine par la destruction des buildings   qui les uns après les autres s’écrasent  au son d’une musique envahissante.

Serait-ce la fin de notre monde ?

A voir en urgence au National.

 


 

 

 

 

 AFTER  THE WALLS (UTOPIA)

 

 

Concept, texte et direction : Anne-Cécile Vandalem

Collaboration dramaturgique : Jan-Bastien Tinant

Assistantes à la mise en scène : Leila Di Gregorio, Céline Gaudier

Création lumière : Caspar Langhoff

Création son et musiques : Pierre Kisslng

Scénographie : Ruimtevaarders

Production : Théâtre de Namur

Avec  la collaboration  de nombreuses coproductions françaises et belges.

Et Vincent Lécuyer …

 

AFTER THE WALLS (UTOPIA)

Anne-Cécile Vandalem

Jusqu’au 03 mai 2014

 

THEATRE NATIONAL

Bld Emile Jacqmain  111-115  – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 203 53 03

 

 


 

 

« Ca ira  encore mieux » dans tout bientôt avec la superbe pièce de Thierry  Debroux «  MADE IN CHINA «  qui se joue au Théâtre Royal du Parc. Un chef d’œuvre !

 

Merci pour votre attention et votre fidélité.

Vous connaissez bien sûr Tina Turner , une extraordinaire chanteuse, compositrice, actrice et danseuse même.

 

Arte diffuse ce samedi soir 26 avril à 22h15   un documentaire qui retrace sa vie de femme et de chanteuse  mondiale.

Il y a 30 ans , en 1984,  Tina Turner  était a sommet de sa gloire avec «  What’s Love Got to Do with It . On se l’écoute.  D’accord ?A tout bientôt.

 

 

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE (THEATRE DE POCHE )

 

Alice a un but dans la vie : trouver la mort. Mais il faut se rendre à l’évidence : seule, elle ne pourra pas mettre son projet à  exécution.

Elle entre en contact avec un médecin euthanasiste de Zürich à la réputation trouble.

 

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A l’heure des technologies les plus avancées et des médecines modernes, à l’époque où la fiction arrive encore parfois à surpasser la réalité, Lukas Bärfuss interroge notre capacité à affronter  l’inéluctable.

La mort peut-elle s’acheter ?

Le rôle du médecin  est-il de nous aider à l’affronter ?

Le désespoir des uns peut-il faire l’avenir des autres ?

Trois questions fondamentales.

 

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Alice : Docteur, j’aimerais bien mourir jeudi à 11 heures !

 

 

Le Docteur Strom , médecin controversé, a accepté d’assister Alice dans sa volonté réitérée d’en finir avec la vie de souffrances sans fin qui est la sienne. 

 

 

LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE

 

Lukas Bärfuss, l’auteur – suisse/allemand,

Helen Mauler et René Zahnd, les traducteurs,

Roland Mahauden, le metteur en scène.

 

 

Lukas Bärfuss est né en 1971 à Thoune (Suisse) .

Ses pièces sont fréquemment jouées sur les plus grandes scènes de Suisse et d’Allemagne et ont été couronnées de nombreux prix.

L’humour noir et un langage sans tabou définissent le style de cet auteur atypique.

 

 

« Il faut apprendre à vivre tout au long de sa vie, et, ce qui étonnera davantage, il faut, sa vie durant, apprendre à mourir » (Sénèque)

 

« L’éternité c’est bien long. Surtout à la fin  »  (Woody Allen)

 


 

 

 

En fait, cette pièce  est un  QUESTIONNEMENT !

Il n’y a pas de réponse aux questions posées !

L’auteur n’a pas voulu écrire une tragédie, ni  une pièce dramatique ou mélodramatique.

 

Dans une succession de séquences rapides où apparaissent de surprenants personnages, certains sont mêmes drôles, l’auteur passe du rire à l’émotion.

 

 

 

LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE

 

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Il faut être sincère : on rit parfois avec Walter, le  vieux propriétaire d’un appartement, et John, de Birmingham, très âgé , au bord de la mort presque, qui visite pour la première fois de sa vie sa ville Zurich.

On est ému dans les séquences où  Alice essaie de parler de son projet d’euthanasie à sa mère, Lotte. Egalement lorsqu’on la retrouve  face à  son médecin euthanasiste, Gustav Strom.

 

Bien sûr, nous sommes au théâtre, dans la fiction, mais néanmoins , nous nous posons beaucoup de questions sur ce problème de la mort assistée.

 

Gustave Strom : Vous faites le voyage quand vous voulez. Un jour vous saurez  c’est le moment. Réglez vos affaires. Testament, assurances. Nous avons établi un aide-mémoire. Travaillez avec des listes, biffez, point par point. Pensez que vous planifiez un déménagement. Pensez de cette manière.

A Zurich, personne ne viendra vous chercher, je veux que vous fassiez seule le chemin vers la Gertrudstrasse , libre, sans contrainte  je voudrais que vous puissiez faire demi tour à chaque pas , y compris avant le dernier.

Vous ne mangerez rien ce jour-là, rien de lourd , en tout cas , le mieux, de toute façon, c’est que vous ne mangiez rien du tout. Le médicament agit mieux sur un estomac vide. Au bout de cinq minutes,  c’est fini !

Je vais vous expliquer ce que devient votre dépouille mortelle…

 

Ces propos ne sont pas faciles à digérer. La peur peut s’installer en nous.

 

Le sujet est très intéressant et traite  avec froideur  LA MORT   recherchée, préparée.

 

 

 

« La plus volontaire mort, c’est la plus belle. La vie dépend de la volonté d’autrui, la mort de la nôtre «  (Montaigne)

 

 C’est un thème délicat que traite l’auteur. On l’évoque souvent. On  le côtoie. On en parle. On s’en échappe.

La fin de la pièce, déconcertante, où le rationnel le dispute à l’absurde,  nous laisse dans l’interrogation sur notre capacité à affronter l’inéluctable.

Cette pièce  suscite des opinions totalement  différentes.

Cela dit, l’auteur  ne va pas en profondeur,  il veut simplement relater, faire découvrir comment est considérée et traitée l’euthanasie de nos jours. C’est un problème qui nous touche tous, qu’on le veuille ou non.

Et c’est  la raison pour laquelle l’auteur  a conçu des séquences  plutôt amusantes.

 

 

Walter ( le propriétaire de l’appartement d’à côté) : Docteur Strom. Je ne veux pas vous déranger, un homme comme vous a plus important à faire.

Vous devez justement savoir que votre voisine, Madame Gubser a déménagé. Celle de quatre-vingts ans. Avec la hanche fichue et le déambulateur. Elle estime que vous êtes un salopard sans foi ni loi, , un laquais du diable , un simoniaque , soit dit en passant je ne sais pas ce que signifie exactement « simoniaque »  C’est sûrement une vieille expression du siècle dernier, et ça colle avec cette Gubser.

Je ne veux pas me mêler de vos affaires Docteur Strom , mais Madame Gubser a raconté de très vilaines choses sur vous , chez le marchand de légumes et au bar à café , je l’ai entendue…

 

 

 

LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE

 


 

 

Roland Mahauden( ex directeur du Poche) a mis en scène cette pièce , engageant Olivier Coyette ( directeur actuel du Poche) pour interpréter le rôle du médecin  , Gustave Strom.

 

Gustav : Mon nom est bien Gustav Strom. Je suis médecin.La question revient toujours : vous avez pourtant prêté le serment d’Hippocrate. Oui, en effet. Alors comment pouvez-vous accompagner des personnes dans la mort. Précisément parce que je l’ai prêté. On peut faire des compromis sur la santé, pas sur la dignité de la vie humaine.

La peur de la mort nous rend vulnérable au chantage. Comment fermer les yeux face à la souffrance que je vois jour après jour dans les hôpitaux et dans les hospices.

Je crois que la vie humaine tire sa dignité de cette liberté : pouvoir choisir le moment de sa mort.

Et je me bats pour çà !

 

 

Ce médecin de la mort  prononce  ces propos comme un conférencier.

Le ton est direct, froid. Il observe sa jeune malade, il lui parle simplement, sans chaleur humaine , d’une manière quelque peu didactique, indifférente.  Il écoute ce qu’on lui confie  sans la moindre réaction  apparente.

 

Olivier Coyette  croque parfaitement son personnage. Ses regards  sont impressionnants.

 

John Dobrynine  est étonnant dans l’interprétation de ses « deux » personnages : le propriétaire  et le vieux John de Birmingham.

Deux compositions réussies.

Il fait vite pour être sur le plateau le propriétaire rouspéteur, quitter la scène et revenir quelques minutes plus tard en vieil anglais. Qui plus est,  John  parle en anglais  (sur titrages sur le grand écran, en fond de scène)

 

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Alice est interprétée par Stéphanie Van Vyve ,  une jeune comédienne que l’on retrouve souvent – et c’est tant mieux –  dans nos théâtres.

Elle joue avet talent  des personnages tellement différents les uns des autres. Et à chaque fois,  elle triomphe. C’est  bien ça : être  comédien !

Elle est émouvante dans le rôle de cette femme  qui veut mourir.

Elle l’interprète avec sobriété  et retenue, sans aucun effet facile

 

Une autre retrouvaille : Nicole Valberg  dans le rôle de Lotte, la mère.

On ne suit pas facilement comment est cette mère.  Curieuse , inattendue dans ses réactions.

 

 

 

 

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Alice : Ne dis pas suicide. Dis mort assistée.

Lotte : Et pourquoi dois-tu aller en Suisse pour ça ?

Alice : Parce que là-bas c’est permis

Lotte : Je n’y cois pas. Ils ont quand même fondé la Croix Rouge. Is aident les gens là-bas…

 

 

 

Julie Sommervogel  joue Eva, une jeune femme qui propose son aide au médecin Strom.

 

 

Eva : J’étais à la bibliothèque. J’ai lu ceci dans le journal   « D’un point de vue médico-humain , les accompagnements vers la mort sont toujours des moments de profond bonheur , où le malade a définitivement laissé derrière lui ses ambivalences , où le solde émotionnel avec les proches est réglé et où il va vers la mort libéré et reconnaissant,  parfois joyeux , parfois triste , grave , aimant , toujours calme , toujours sans révolte  toujours reconnaissant de ce que la vie a donné et de ce que la mort affreuse lui a épargnée.

 

Lorsque, quelques secondes avant d’enfoncer la canule dans le corps, j’écoute en moi-même , je sonde ma conscience et je prête l’oreille aux voix de l’instance éthique , y compris la pré rationnelle , la religieuse, et aux voix du thérapeute , j’entends toujours leur adhésion, sans réserve, et je sais que cette assistance est un acte  médical. C’est bien vous qui avez écrit ça.

Gustav : En tout cas il y a mon nom en bas…

 

 

Roland Mahauden signe ici une mise en scène dépouillée, faisant  jouer ses acteurs   dans une certaine froidure,  détachement, impassibilité, indifférence, tranquillité.

Cette façon de faire  crée  bien  le ton  et le climat qui peuvent  régner dans ces situations que personnellement je considère comme  plutôt tragiques.

 

 

INFO

 

Je vous recommande d’être au Poche le mardi 29 avril où vous pourrez assister à un débat fort intéressant   : «  DECIDER DE SA VIE, DECIDER DE SA MORT ?

Avec plusieurs intervenants : association  suisse d’aide au suicide, philosophes , professeurs , chef de service des soins intensifs…etc.

Echanges d’indignations, d’expériences, de passions, d’actions citoyennes…

 

 


 

 

 La mort n’est plus ressentie seulement comme une fatalité, mais davantage comme une décision possible.

Le patient qui auparavant était le dernier averti de son état, est désormais considéré comme une personne capable de décider de  sa vie et de sa mort. On assiste à une réelle mutation culturelle.

 

Pays occidentaux : «  La mort idéale,  c’est la mort inconsciente, la mort incolore, inodore, insipide. Tout le monde rêve désormais de mourir sans  s’en rendre compte.

 

Pays aux cultures plus traditionnelles : «  La mort est un passage  au même titre que la naissance ou l’adolescence. C’est un  l’existence  puisque, dans ces civilisations, tout le monde admet qu’il y a une vie  après la mort. »

 

 

 

LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE/ CREATION

 

Lukas Bärfuss

 

Jusqu’au  17 mai 2014

 

 

Mise en scène : Roland Mahauden.

 

Scénographie : Olivier Wiame

 

Lumières : Xavier Lauwers

 

Avec :

 

Olivier Coyette, John Dobrynine, Julie Sommervogel, Nicole Valberg et Stéphanie Van Vyve.

 

(Avec des extraits du dossier  thématique et du livre   » Le Voyage d’Alice en Suisse » publié aux éditions L’Arché)

 

 

THEATRE DE POCHE

Chemin du Gymnase, 1 A – 1000  Bruxelles

(Bois de la Cambre)

Infos Réservations 02 / 649 17 27

 


 

 

 

Amis du blog , merci de votre attention et de votre pour vous parler  de la pièce qui se joue au Théâtre National :  « After the walls /Utopia » d’Anne –Cécile Vandalem. Un chant d’espoir adressé à l’humanité.

Et votre musique de séparation ? Une magnifique interprétation de Nana Mouskouri de  « Toi Qui T’en Vas » extrait de «  La Norma » de Bellini.

A tout bientôt…

 

 

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CENDRILLON – JOEL POMMERAT – ( WOLUBILIS)

 

Il était une fois…

Non, non, non, c’est terminé ce temps-là !

Joël Pommerat s’est inspiré de Charles Perrault et des frères Grimm pour écrire cette nouvelle version de « cette pauvre petite Cendrillon », jouée remarquablement par Deborah Rouach.

 

 

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L’histoire de base a bien changé tout de même :

« A peine sortie de l’enfance, une toute jeune fille s’est tenue au chevet de sa mère gravement malade.

 

Quelques mots prononcés à mi-voix par la mourante, dans un souffle, et peut-être « mal entendus » par la petite jeune fille – et la voilà liée, chargée de mission, tenue à un rôle.

Comment va-t-elle faire pour rejoindre son père qui se remarie ? Comment « composer » avec l’avenir qui se dessine sous les traits d’une belle-mère coquette et « hurlante » nantie de deux grandes adolescentes frivoles et égocentriques ? Comment naviguer entre les cendres du passé, le réel qui s’impose, la vie effervescente et une imagination qui déborde ? Quels vont être les points d’appui pour entrer de plain pied dans le désir et l’existence ? Un prince ? Une fée déjantée ?

 

Tous ces personnages vivent cette histoire dans le spectacle conçu, écrit et mis en scène par Joël Pommerat.

 

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Pommerat – souvenez-vous – a déjà imaginé et monté deux œuvres bien connues de ce genre d’histoire : « Le Petit Chaperon Rouge » et « Pinocchio » Le voici donc aujourd’hui avec « Cendrillon ».

Pommerat mêle les éléments reconnaissables et indispensables à d’audacieuses transfigurations.

C’est cela qui est passionnant !

Il travaille d’une manière spéciale, qui lui est propre, l’histoire originelle partant d’une écriture personnelle stimulée par les acteurs qui – je le pense – doit être quelque peu désarçonnés au cours des répétitions.

 

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Et puis le travail extraordinaire et minutieux de la lumière, des projections uniques de vidéo et du son, omniprésent.

Pommerat a l’art d’imaginer des images neuves et troublantes, de désorienter l’oreille par l’apparente simplicité d’une langue tenue à l’essentiel, et d’étonner par l’étrangeté d’un jeu dénué des théâtralités convenues.

On pourrait dire qu’il s’agit du rafraîchissement de l’œuvre originelle, sa puissance, sa texture…

C’est une démarche très intéressante !

J’ajouterai que c’est un spectacle visuel avant tout !

 

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Joël Pommerat est un chercheur de réalité et non de vérité !

Joël Pommerat : Mon théâtre cherche à travailler sur le gros plan. Plus que du grossissement qui pourrait évoquer un effet de caricature, je cherche à obtenir une ultra sensibilité. Comme une perception accrue, une hyper lucidité qui fait percevoir, entendre, ressentir un détail de la façon la plus aiguë.

 

Joël Pommerat accorde une énorme importance à la technique.

Il sollicite l’imagination du spectateur, déconcerte par une beauté parfois inquiétante cultivant sa parenté avec l’effroi

Son théâtre est sensible, sensoriel, qui laisse filtrer l’humour, ouvert à tous, car chacun sait, dans le fond, de quoi il parle et ce qu’il révèle : la vie humaine  « ordinaire » entre désir, croyances et déceptions, familière et mystérieuse, la sauvagerie à peine dissimulée des rapports sociaux , nos histoires d’enfance , de famille.

 

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Joel Pommerat a sa propre vision du conte ! A nous de la sentir, et la percevoir !

En réécrivant ses propres versions des contes traditionnels homonymes, il fait mine de nous emmener en pays connu pour mieux ensuite dérouter nos imaginaires et nous inviter à opérer nos propres réappropriations d’un matériau très riche.

CENDRILLON-VERSION MODERNE A LA POMMERAT

Un grand spectacle très personnel réalisé par Joël Pommerat et la participation de sept acteurs de belle qualité et de très nombreux collaborateurs (scénographie, costumes, perruques lumière, son, musique, vidéo, régie…)

A découvrir au Wolubilis, dernier grand spectacle de la saison . Ou à redécouvrir pour ceux qui ont vu cette pièce au Théâtre National en 2012.

 

(Avec des extraits de propos publiés dans le programme du théâtre)

 

CENDRILLON / JOEL POMMERAT

Les  25, 26 et 27/04/14

Courez, foncez, volez …

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THEATRE WOLUBILIS

Cours Paul-Henri Spaak  –  1200  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 761 60 30

 

Il n’y a pas d’âge pour être sous le charme de ce spectacle  où on rit autant qu’on pleure… Courez, c’est une proposition du Wolubilis.

Merci de votre attention et de votre fidélité.

A tout bientôt avec la pièce qui se joue au Théâtre de Poche «  Le voyage d’Alice en Suisse » de Lukas Bärfuss.

 

Alice : J’aimerais bien mourir jeudi à 11 heures…

 

J’adore le théâtre, j’aime le bon cinéma, le  vrai cinéma.

Je vous recommande le film de Lisa Azuelos : « UNE RENCONTRE »…  amoureuse avec deux excellents acteurs : Sophie Marceau et François Cluzet.

Sur nos écrans dès demain mercredi.

A bientôt.

 

Roger Simons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIEU ABOIE-T-IL ? FRANCOIS BOYER ( LA FLUTE ENCHANTEE )

 

Cette pièce, étrange, surréaliste,  qui touche au  fantastique, a été créée à Paris au Théâtre  de l’Athénée le 11 février 1971, dans une mise en scène de Jean Negroni  et interprétée par Jean-Pierre Darras, Yves-Marie Maurin et Anne Alvaro.

 

L’AUTEUR

 

François Boyer, mort  le 24/05/2003.

« Dieu aboie-t-il ? » est sa première pièce  écrite en 1970.

Par contre , il a écrit de nombreux  romans  et scénarios et adaptations pour le cinéma parmi  lesquels : «  L’émeute » , «  La gare du ciel » , « Bébert et l’omnibus «  , «  Le petit Bougnat » ,   « Chiens perdus sans collier » , «  Un singe en hiver » , « La guerre des boutons » et bien d’autres … sans oublier son premier grand succès , tout de suite après la deuxième guerre moniale : «  JEUX INTERDITS » , livre traduit en 12 langues et le film  devenu  classique du cinéma français , réalisé par René Clément et joué par  Georges Poujouly et Brigitte Fossey, avec une musique merveilleuse de Narciso Yepes .

Ce film est resté dans notre mémoire et depuis sa sortie en 1952, nous retrouvons régulièrement les images du petit Michel, de sa copine Paulette et de leur petit chien…

 

 


 

 Georges Neveux (dramaturge) : Il y a dans le cœur de François Boyer un oiseau qui chante. Qui chante le désir, l’enfance et parfois même la mort , avec la même tendresse , la même naïveté malicieuse.

Avec lui, nous pénétrons dans une espèce de paradis où l’on trouve de tout : des clochards, des bandes de gosses, de doux ivrognes et aussi des chats et des chiens.

Il y a même des gendarmes. Mais ils ne sont pas méchants.

Et dans cette pièce qui se passe on ne sait où, mais qui pourrait se passer n’importe où, il n’y a pas un gendarme mais un personnage beaucoup plus redoutable puisqu’il exerce à lui tout seul les fonctions de flic, de juge et de curé. Il incarne à la fois la répression, la loi et la peur de l’enfer !

Et au moment où commence la pièce, on voit une petite jeune fille qui chantée, se trémousse, pend son ligne ou le retire.

C’est une petite illettrée qui passe pour une idiote mais qui est en réalité une espèce  d’enfant fée.

 Pour cette sauvageonne, le temps et l’espace n’existent pas. Elle voit se dérouler la journée de demain en même temps quelle vit la journée d’aujourd’hui.

Et la voilà qu’elle annonce dans le village (on peut imaginer un village ou même une île) qu’un terrible tremblement de terre  va se produire…

 


 

Et c’est pourquoi s’amène chez elle  le flic-curé-juge, pour la questionner.

Et voilà pourquoi  ce mannequin administratif va se transformer en un homme vivant et qu’il entend pour la première fois battre son propre coeur…

 

 

 

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Et voilà que commence cette histoire, bizarre, étrange : la rencontre de cet homme et  de cette fille inspirée par l’inspiration qui paraît quelque peu dérangée.

C’est la rencontre de ces deux personnages et des deux interprètes qui donnent son élan à cette oeuvre difficilement  explicable.

 L’homme, c’est Stocchi, important , braillard, curieux , d’âge mûr qui va tenir tête à la petite Maria.

 

Stocchi : C’est toi l’idiote ?

Maria : C’est toi le nouveau flic ?

Stocchi : Tu te permets de me tutoyer ?

Maria : Toujours les idiotes.

Stocchi : Assieds-toi.

Maria : Non

Stocchi : Comment non ? J’ai à t’interroger.

Maria : C’est un truc.

Stocchi : Quel truc ?

Maria : Pour entre chater mes jambes.

Stocchi : Pardon ?

Maria : La chaise est basse. Je m’assieds  je croise les jambes , toi tu t’installes bien en face et tu entrechates mes jambes.

Stocchi : J’entrechate ?

Maria : Jusqu’au ratonet.

Stocchi ; Ratonet ?

Maria : Toi, t’appellerais ça mon cul.

Stocchi : Il ne faut pas voir peur des mots…

Maria : C’est pas méchant les mots.

Tocchi : Eh bien, alors

Maria : C’est seulement laid des fois. Alors j’en invente des jolis.

Stocchi : Et quand tu me traites de flic ? Tu peux rien trouver de mieux ?

Maria : C’est le mot que tu mérites.

Stocchi : Et si je te flanquais des baffes pour t’apprendre ?

Maria : On peut rien m’apprendre. Je suis idiote…

 

 

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 Ce dialogue du début de la pièce vous donne une idée de ce peuvent être ces deux personnages. Surtout Elle. Et j’aime autant vous dire que  la va loin, plus loin encore…

On se trouve un peu dans un conte … satanique…de fée enfant dangereuse et tout va devenir dangereux…

L’action va se dérouler d’une manière totalement inattendue…

Je préfère taire la suite de cette histoire qui va se poursuivre  étrangement  …

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DIEU ABOIE-T-IL ?

Une pièce au dialogue serré, vif.

C’est une pièce à la croisée des chemins de l’humour – car on rit souvent – de la tendresse – de part et d’autre du reste – de la drôlerie car il st drôle ce flic – du lyrisme , de la cocasserie même.

 

Jean-Jacques Gautier (critique important à l’époque  de la création) :François Boyer a broché une pièce poétique-comico-féérique, d’un ton et ‘un son personnels.

 

On  reste curieux jusqu’au bout car il y a un véritable coup de théâtre pas loin de la fin…

Deux personnages farfelus auxquels on finit par s’attacher.

 

Un affrontement entre deux visions du monde : la raison, l’esprit d’ordre et de routine (le flic-curé-juge)  contre l’imprévisible et même la fantaisie.

La magie est aussi présente entre ces deux êtres dissemblables au possible : une idiote qui comprend le langage des animaux et celui de Dieu , et ce policier qui ne comprend pas grand chose…

A peine passée  le soir de sa création ,  la pièce est devenue, non plus «  Dieu aboie-t-il ? «   mais «  Adorable pucelle » . Le metteur en scène du Théâtre La Flûte Enchantée a  fait mieux , il a  gardé  les deux titres en y plaçant entre les deux mots : ou !

Un bon travail, rigoureux, car  la mise au point de ces deux personnages n’est pas évident au départ.

Ils les ont bien croqués tous les deux :

 

Julie Duprez : Maria

Robert Dubois : le flic-curé-juge ( qui est aussi le metteur en scène)

 

Un décor sonore important : bruits de tremblements de terre, cris de chats et de chiens , remue-ménage…

Une musique violente qui traduit très bien  l’état des choses.

Impressions du metteur en scène, Robert Dubois : Cette pièce : deux êtres que tout sépare face à une catastrophe imminente.

 

Deux visions inconciliables du monde. Mais le lien se tisse peu à peu.

Logique, irrationnel s’affrontent en une joute verbal passionnée. Un huis clos drôle et métaphorique…

Oui d’accord mais il y a tout de même des moments de doute , d’inquiétude et surtout à l’instant où…

 Chut !!! Suite et fin au théâtre…

 

DIEU ABOIE-T-Il ? Ou ADORABLE PUCELLE

François Boyer/Robert Dubois

Jusqu’au 11 mai 2014

 

THEATRE LA FLUTE ENCHANTEE

rue du Printemps 18  –  1050  Bruxelles

Infos Réservation : 0474 / 28 82 69

A NOTER : Ce théâtre  joue  du jeudi au lundi…

 

… Maria  se cache la tête dans les mains pour pleurer tandis que  les lumières s’éteignent petit à petit…


 

(Avec des extraits de la pièce  » Dieu aboie–il ? » de François Boyer , publiée das la collection :  Avant-scène théâtre n° 498 -1er juillet 1972)

 

Merci de votre attention et fidélité.

A tout bientôt avec  la pièce  qui se joue actuellement au Centre Culturel d’Auderghem : «  LES GRANDS MOYENS »  de Stéphane Belaïsch et Thomas Perrier. C’est déjà le dernier spectacle de la saison 13/14.

Nous nous séparons avec la superbe chanson de Jacques Brel : «  La chanson des vieux amants » interprétée par  Nara Noian.

Aucun  lien avec la pièce «  Dieu aboie-t-il ? »

Cette chanson se trouve sur le nouvel album de Nora.

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA ROZA ENFLORESE ( STUDIO 4 – FLAGEY )…suivie d’un mini-concert…

 

En 1492, les Rois Catholiques expulsent les juifs de Castille. Des milliers de personnes quittent définitivement leur terre , emportant ave eux leur culture espagnole.

« La Roza Enflorese » s’associe au quatuor Alfama pour suivre les traces de cette diaspora empreinte de nostalgie, mais aussi de rencontres culturelles.

 


 

  LA ROZA ENFLORESE

 

 

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Constitué de musiciens aux horizons musicaux variés tant dans le classique que le jazz, la pop…

Cet ensemble  présente les chants du répertoire monodique séfarade dans le cadre d’une rencontre entre musiques anciennes, musiques traditionnelles et musiques actuelles, faisant appel tant aux techniques instrumentales inspirées des musiques populaires, qu’à l’improvisation.

 

LA ROZA ENFLORESE

 

 

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Edith Saint-Mard , chant

Bernard Mouton, flûtes, doudouk

Philippe Malfeyt, vihuela, oud

Anne Niepold, accordéon diatonique

Vincent Libert, percussions

 


 

Dans un souci de créer un univers sonore varié et contrasté, LA ROZA ENFLORESE associe des instruments d’origines et d’époques différentes : vièles, violes, luth, oud, vihuela, flûtes à bec, cromomes, percussions du Proche et du Moyen-Orient…

Si cette richesse instrumentale contraste avec la tradition séfarade dont les chants étaient chantés par une voix de femme accompagnée tout au plus par un tambour sur cadre, elle témoigne toutefois des influences qui enrichirent cette tradition depuis la diaspora de 1492.

Cette démarche prend tout son sens à une époque où les frontières culturelles s’estompent – du moins à travers les arts – et où culture s’avère plus que jamais synonyme de rencontres.


 

QUATUOR ALFAMA

 

 

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Elsa de Lacerda , premier violon

Céline Bodson, second violon

 Kris Hellemans, alto

 Renaat Ackaert, violoncelle

 

Ces propos que je viens de vous confier doivent très certainement susciter votre curiosité, votre envie de voir ce spectacle musical qui se donnera un seul soir au studio 4  Flagey le 29 avril 2014.

 

LA ROZA ENFLORESE, QUATUOR ALFAMA

29/04/2014

 

 

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 FLAGEY (studio  4 )

 Place Sainte-Croix   1050  Bruxelles

 Infos Réservation : 02 641 10 20

 Encore un spectacle unique à ne pas rater.

 C’est jour de fête  aujourd’hui ! Alors, on peut se quitter moins vite.

J’ai suivi  il y a quelques heures l’émission de Michel Drucker, qui recevait le grand comédien français Lambert Wilson.

D’excellents moments dans cette émission, entre autres lorsqu’on a vu un extrait du film « Marsipulami » où  Lambert Wilson, déguisé en  femme imite Céline Dion. C’est elle qui chante bien évidemment. A mourir de rire !


Bien « roulée » Lambert/Céline !  

Et vers la fin, Michel Drucker recevait  le chanteur, compositeur, comédien  américain Grégory Porter.

Je l’ai trouvé formidable. Un compositeur influencé par la musique soul de Martin Gaye et le jazz de Nat King Cole.

En cadeau  de Pâques, les voici tous les trois  sur le  blog  «  les feux de la rampe » 

Je vous retrouve tout bientôt.

Merci de votre attention et de votre fidélité.

 

Roger Simons

 

MINI CONCERT


 

 


 

 

 

 

 

 

 

QUINTESSENCE-MUSIQUE SANS FRONTIERES – SAMARITAINE/MUSIC VILLAGE

 


 

Je viens de voir un spectacle  époustouflant au Café-Théâtre La Samaritaine…

 

 Ils sont cinq : Pauline  à l’accordéon, Sylvia au violon et au chant, Jimmy Bonesso à l’accordéon et au piano, Maxime Charue aux percussions,  et  Thomas  Engelen au violoncelle.

Ils sont formidables, inattendus, renversants, dotés chacun d’un  talent  fou.

 

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Ils  m’ont expliqué  leurs conceptions de faire de la musique, leurs façons de moduler, d’adapter des oeuvres musicales célèbres.

 

 

 

 

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Si beaucoup de groupes de musique de chambre voient régulièrement le jour,  ces cinq musiciens (et chanteuse) cultive l’originalité, c’est le moins que l’on puisse dire, à plus d’un titre.

 

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L’instrumentation inhabituelle n’est pas sans rappeler le quintette de Piazzolla dont ils revisitent aussi le répertoire. Mais ce qui est le plus extraordinaire  c’est qu’ils ont construit « un son unique » , font et au fil des arrangements qu’ils réalisent eux-mêmes , des relectures audacieuses et créatives qu’ils font  des œuvres de Nino Rota , Emmanuel Déjourné , Igor Stravinski, voire Nikolai Kapustin.

 

 


                      (video/Pierre Havrenne)

 

 

J’ai suivi leur concert avec délectation mais  je ne suis pas arrivé   à identifier leurs arrangements. Parfois, quelques mesures me guidaient vers Rota,  Piazzolla  Stravinski.. Ou mieux  vers Emmanuel Séjourné avec le Concerto pour marimba  joué par Maxime Charue. Du tonnerre !

 

Cultivant dans leur approche comme dans leurs choix de répertoire un goût prononcé à la lisière du  classique, ils empruntent à la musique populaire la fougue et l’immédiateté qui donne à leur jeu cette énergie détonante et un modernisme salutaire.

 

 

 

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Quelle magnifique complicité ! Quelle énergie !  Quelle folie  étourdissante !

On est réellement  emporté   dans leur univers musical !

On  ferme les yeux (ce qu’ils font d’ailleurs tous les cinq) et on les écoute  avec passion. Véritable recueillement  musical !

On se retrouve comme dans un rêve endiablé dans lequel on entend vibrer les instruments dans un tourbillon de notes  délirantes…

 

On les voit également passer d’un instrument à l’autre : le pianiste et l’accordéoniste échangent leurs rôles, la violoniste abandonne son violon et empoigne le micro et nous révèle une superbe voix de mezzo.

 

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Et sans cesse , durant ce concert « diabolique « , on les voit  se regarder avec un certain sourire  de connivence, se consulter peut-être pour modifier en direct certains passages ou mieux encore , improviser une œuvre comme l’a fait   brillamment  Jimmy, le pianiste l’autre soir . Un concerto  inattendu !

 

Ils ont joué du Piazzolla, du Satie, du Mederos, du Rota, du Stravinsky (un  tango même), du Kholminov , du Slinckx…

 

Leurs idées, leurs adaptations , leurs écritures côtoient de très près le tango !

 

 

 

 

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QUINTESSENCE-MUSIQUE SANS FRONTIERES

 

 Retenez bien leurs noms :

 

Pauline Oreins : accordéon, piano

Jimmy Bonesso : piano

Sylvia Bazantova : violon, chant

Maxime Charue : percussion

Thomas Enghelen : violoncelle.

 

 

Vous avez l’occasion de les découvrir le dimanche 27 avril à 16 h au Music Village , rue des Pierres 50 , à deux pas de la Grand’ Place(Bruxelles). Tél : info – 02/513 13 45

 

Ces merveilleux  et excellents musiciens joueront : le fameux concerto pour marimba de Séjourné, le nocturne de Khominov,   le Divertimento  concertante (3ème mouvement) de Nino Rota ,

Avant-dernières pensées d’Eric Satie, Absente/présente de Pierre Slinckx,  Tango de Stravinsky, et le  Concierto para  Quinteto de Piazzolla.

 

Cinquante minutes  de ravissement et de bonheur musical !

 

 

 

PROPOSITION D’UN MINI CONCERT…

 

 

Si vous aimez la musique et plus particulièrement ce genre de musique , bondissez au Music Village pour applaudir Pauline, Jimmy, Sylvia, Maxime et Thomas.

 

Si vous voulez découvrir le  travail et la virtuosité de ces cinq musiciens, je vous propose ci-après l’écoute de quatre œuvres  originales  signées Piazzolla, Satie, Stravinsky et Rota.

Ces  œuvres  seront donc au programme  le dimanche 27  avril  dans  la version du groupe   « QUINTESSENCE  – MUSIQUE SANS FRONTIERES »

 

 

Je vous retrouve tout bientôt avec d’autres spectacles  dont  la pièce de François Boyer «  Dieu aboie-t-il ? » qui se joue en ce moment au Théâtre de La Flûte Enchantée ! Une pièce étrange !

Avec aussi  trois grands spectacles : au Théâtre Royal du Parc   « Made in China » au National « After the walls » , aux Martyrs «  Le Roi se meurt » …

 

Merci de votre écoute et votre fidélité. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter en musique : Joyeuses Pâques !

 


 

(crédit photos : Pierre Havrenne)

 

 

Roger Simons

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE MARIAGE DE MADEMOISELLE BEULEMANS (THEATRE ROYAL DES GALERIES)

 

(Nouvelle version)

 

 


 

 

David Michels (Directeur ) : Quel bonheur de retrouver la famille Beulemans à l’occasion des noces de diamant du Théâtre des Galeries avec son public.  Ce merveilleux public si nombreux , si varié et pourtant si fidèle !

 

Le Théâtre Royal des Galeries est spécialisé dans la programmation des pièces  bruxelloises, entre autres celle-ci et  « Bossemans et Coppenolle » de Paul Van Stalle et Joris d’Hanswicjck , une pièce que j’ai eu le plaisir d’interpréter dans ma jeunesse théâtrale au Théâtre du Vaudeville , avec les deux grandes stars  du Théâtre Belge de l’époque : Gustave Libeau et Marcel Roels.

 

En toute honnêteté, cette pièce-là  est nettement moins forte que «  Le Mariage… »

 

 

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 LE MARIAGE DE MLLE BEULEMANS 

 

 

Le saviez-vous? «  Le Mariage de Mlle Beulemans »  de Jean-François Fonson et Fernand Wicheler a démarré à Bruxelles au Théâtre  Olympia  le 18 mars 1910, rue Auguste Orts , devenu plus tard le Théâtre de la Bourse, où j’ai eu aussi la chance de jouer avec une autre star du théâtre : Darman .

Il y avait des stars à cette époque lointaine.

Heureusement, Daniel Hanssens ( Beulemans) en est une aujourd’hui !

 

Au fait , connaissez-vous l’hymne national bruxellois ?

 

 

 


 

 

Les comédiens de la création, en 1910 :

 

M.Jacque : Beulemans

Jules Berry : Albert Delpierre

Gilberte Legrand : Suzanne Beulemans

 

 

Et depuis, cette pièce a été jouée des tonnes de fois par de nombreux comédiens belges dont Jacques Lippe.

 

 


 

 

 J’ai  retrouvé également un extrait de cette pièce , toujours interprétée par Jacques Lippe avec pour partenaire féminine, la grande comédienne bien trop tôt disparue que tout le monde adorait , j’en faisais partie :  Christiane Lenain.

 

Vous souvenez-vous du trio vedettes : Christine Lenain, Jean-Pierre Loriot t Serge Michel , qui travaillaient tous trois sous la houlette de Jean-Pierre Rey ?

 

 

 


 

 

 

 

Christiane Lenain(1978) : Tout le monde peut , sur la scène,  reconnaître quelqu’un ou se reconnaître soi-même.

Personne dans cette pièce, ne se regarde le nombril. On rit tout le temps, c’est plein de sympathie, d’amitié. C’est une pièce très bien ficelée ; c’est aussi une pièce qui rassure…

 

Christiane, une femme et une comédienne que nous regrettons toujours .Elle était magnifique et d’une qualité humaine exceptionnelle.

Je l’ai souvent interviewée  dans mes émissions ertébéennes.

 

C’était l’époque où la Télévision Belge faisait des captations de spectacles, à l’instar  de la France avec ses  soirées : « Au théâtre ce soir ».

 

Document : l’affiche du spectacle  lors de sa présentation à la RTB !

 

 


 

 

 

2014. THEATRE ROYAL DES GALERIES , RETOUR HEUREUX !

 

 

 

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« Le Mariage de Mlle Beulemans »

Mise en scène : David Michels

 


 

 

 

 J’aurais mille choses à vous dire sur cette pièce belge qui a fait le tour du monde et jouée en plusieurs langues. Partout : un triomphe.

Un triomphe qui s’est confirmé hier soir au cours de la première.

On retrouve ce petit monde bruxellois représenté avec son langage, son accent , ses fautes , ses tournures. Il y a une part d’autodérision et une autre de défoulement à rire des répliques de Fonson et Wicheler.

 

Je tiens à  remercier David Michels, le metteur en scène, d’avoir monté ce spectacle dans la tradition, sans vouloir un seul moment la «  moderniser ».

La pièce conserve ainsi toute sa saveur !

 

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 Beulemans : C’est tout de même embêtant ! Il y a les jours des réclamations. Tous les jours, vous faites une nouvelle gaffe Monsieur Albert.

Albert : Pardon, Monsieur Beulemans , je…

Beulemans : Beul-mance . Je suis Beulemans ! Vous êtes toujours à faire des patatis et des patatas, à pincer le français , à faire des compliments parisiens , et pendant ce temps, on néglige les affaires.

 

 

David Michels (directeur des Galeries) : J’ai voulu clôturer notre saison du soixantième anniversaire de la Compagnie des Galeries avec cette pièce fétiche qu’est « Le marigea de Mlle Beulemans ».

Ces retrouvailles avec la famille la plus célèbre du théâtre belge se sont faites dans la joie et une extraordinaire bonne humeur. Quel plaisir de retravailler ces répliques pleines de saveur, de drôlerie, de tendresse et d’émotion.

 

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Beulemans : Regardez ! Regardez Monsieur Albert…Un client ne réclame pas quand c’est pas besoin, n’est-ce pas? Non, fils, croyez-moi, surveillez un peu mieux les affaires , prenez exemple sur ma fille. Je suis seul dépositaire pour la Belgique du « Stout Glascow »…C’est quelque chose, il faut jouer avec cela ! Ce n’est tout de même pas parce que je suis en correspondance avec votre père, et qu’il m’a demandé pour vous une place dans les bureaux pour apprendre le commerce belge que vous devez tout flanquer en l’air…Vous avez fait une grosse gaffe.

Suzanne : Père, maintenant, je me rappelle, c’est moi qui m’ai trompée…J’ai cru que le stout était pour Stevens et le groseille pour Stoefs.

Beulemans : Ah ! Mais il aurait dû quand même voir ça !

Suzanne : Non père ! C’est le jour où vous l’avez envoyé à la banque.

Beulemans Oui ? Mais quand même, il ne fait pas attention ( il s’apprête à sortir) Je n’aime pas ce garçon..

 

 

Remarquablement construite, cette pièce propose un mélange très subtilement dosé de romanesque et d’humour, de sentimentalité et de « zwanze », d’observation psychologique et de folklore bon enfant.

 

 

Albert : Ah ! si vous n’étiez pas là , Mademoiselle , je vous jure bien qu’il y a longtemps que je serais parti. Je ne suis pas un petit commis qui attend après ses maigres appointements. Mon père m’a envoyé en Belgique chez M.Beulemans , comptant que j’y trouverais au moins des égards…

Suzanne : Tata ! ta ! ta ! Est-ce que je n’ai pas d’égards pour vous ? Eh bien, moi c’est le principal. Je veux que vous restez ici…jusqu’à la fin de votre année.

 

 

David Michels : Si les personnages de cette pièce centenaire nous sont si familiers, c’est surtout parce qu’ils ont cette sorte de tendresse du cœur si émouvante. Ils ont un caractère bien affirmé et demeurent à travers les évènements fidèles à eux-mêmes jusqu’au bout.

M.Beulemans est tout d’une pièce, prompt à l’emportement , sensible à la flatterie, partial avec son personnel , mais d’un naturel bonhomme. Mme Beulemans est une bourgeoise de la même trempe, soucieuse du paraître, un peu soupe au lait et douée d’un solide bon sens.

Quant à Suzanne, partagée entre Séraphin et Albert, elle épousera finalement le second parce que plus honnête.

Ce dénouement attendu est bien dans la tradition d’une époque qui avait une faiblesse pour tout ce qui est tendre et gentil. Il y a un peu de nostalgie à retrouver ces personnages et cette époque. Il y a un peu d’envie aussi.

 

C’est vivant, drôle, avec des moments émotionnels. Les personnages sont là et bien là et existent encore de nos jours dans notre bonne ville de Bruxelles.

 

 

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 Suzanne : Allez, père…

Beulemans : Quoi ?

Suzanne : Venez à table, c’est bête…

Beulemans : Ce qui est bête, c’est qu’on ne sait pas manger à son aise ici…Il faut tout le temps discuter et crier ; et, quand on crie, on oublie de mâcher…et on avale des gros morceaux…et ça est mauvais pour l’estomac.

Suzanne : Mais enfin, mère ne vous a rien dit, père.

Beulemans : Naturellement ! Vous tirez  avec elle. Vous êtes toujours à deux contre moi.

Suzanne : Ce n’est pas juste ce que vous dites, père ; je n’ai rien dit…Et puis mère aussi me dit que je tire avec vous…Ca prouve bien que je ne tire avec personne…Je suis assez triste de toutes ces ruses.

Mme Beulemans  entrant dans le bureau de son mari) : Oui ou non ? Est-ce que vous venez à table, président ?

Beulemans : Non! Et filez ! Sinon…(  il fait un geste de menace)

Mme Beulemans : Oui…Ca je voudrais voir ?…

Beulemans : Oui…j’ai peur !

Mme Beulemans ; C’est alors que ce serait fini , entre nous.

Beulemans : Vous allez me donner envie.

Suzanne : Allez père ! Allez mère ! Qu’est-ce que la servante va dire ?

Beulemans : Oui, elle doit être bien étonnée, depuis deux ans que ça dure…Ecoutez, ça ne peut pas continuer à durer…J’irai chez l’avocat.

Mme Beulemans : Eh bien, oui ! Chez l’avocat…Il vous dira ce qu’il pense de vous. En tout cas, puisque vous refusez de venir à table, c’est plus besoin de faire à dîner. Demain, Suzanne et moi, on mangera des pistolets avec du jambon…

 

 

Et des scènes pareilles, croustillantes, il y en a sans arrêt dans la pièce. Et ce qui est étonnant, c’est qu’elle a été écrite tout à fait par hasard.

 

 

FLASHBACK

 

 

En 1910, Jean-François Fonson présidait aux destinées de deux théâtres bruxellois : l’Olympia et les Galeries. En cours de saison, une troupe parisienne qui devait venir se produire à l’Olympia lui fit faux bond au dernier moment. Fonson qui n‘était pas homme à se laisser décourager, fit appel à Fernand Wicheler, un ami journaliste et qui écrivait des sketchs pour les revues. Ils écrivirent ensemble un spectacle de remplacement qui – pensaient-ils – tiendrait bien deux à trois semaines à l’affiche. Ce fut « Le Mariage de Mlle Beulemans » et le début d’une carrière triomphale.

 

Bruxelles fit donc un accueil délirant à cette pièce, jouée sans interruption jusqu’au 31 mai 1910. Et quelques jours plus tard, elle était déjà à l’affiche d’un théâtre parisien. A la fin de 1910, plus de 300 représentations avaient été données. Ensuite, elle fut montée à Londres en français pendant six mois et en anglais avec l’accent écossais par la suite. Et puis très vite ce furent les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, le Danemark, l’Autriche, la Hongrie. Elle fit le tour du monde et fut même jouée au Japon, en japonais et le marchand de bière belge était devenu marchand de riz…

 

 

Séraphin : Bonjour, Monsieur Beulemans.

Beulemans : Ah ! c’est vous Séraphin ? Vous avez du neuf ?

Séraphin : De la société ? Oui.

Beulemans : Eh bien, de bonnes nouvelles ?

Seraphin : C’est comme on veut. Ce sont de bonnes nouvelles pour Hebbelinckx et de mauvaises nouvelles pour vous…

Beulemans : Je ne suis pas nommé ?

Séraphin : Non.

Beulemans : Vous avez pourtant défendu ma candidature?

Séraphin : Ca est sûr…

Beulemans : Eh bien ?

Séraphin : On m’a demandé vos titres…

Beulemans : Qu’est-ce que vous avez répondu ?

Séraphin : Je n’ai rien répondu.

Beulemans : Pourquoi vous n’avez pas répondu ?

Séraphin : Parce que je ne savais pas quoi répondre.

Beulemans : Alors…je n’ai pas de titres ?…Vous n’avez pas dit que je suis le seul dépositaire en Belgique du «Stout Glascow »?

Séraphin : Je l’ai dit…Mais Hebbelinckx est dépositaire de deux marques de scotch.

Beulemans : Vous n’avez pas dit que j’ai trois employés et une comptable ?

Séraphin : Je l’ai dit…Mais Hebbelinckx a aussi une dactylographe.

Beulemans : Vous n’avez pas dit que j’ai dix camions à deux chevaux ?

Séraphin : Je l’ai dit…Mais Hebbelinckx a dix camions automobiles.

Beulemans : Vous n’avez pas dit que je suis décoré d’Isabelle la Catholique ?

Séraphin : Je l’ai dit…Mais Hebbelinckx a le Christ du Portugal, et ça est rouge…

 

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Paul Emond, écrivain, dans sa lecture du texte de la pièce, parue chez Labor en 1991 , se pose la question de savoir si le vrai héros de la pièce ne serait pas ce fameux langage bruxellois ?

 

Paul Emond : Car si on le parle d’un bout à l’autre de la pièce, n’est-il pas vrai également que l’on n’y parle que de lui ? Comment le définir ? Comme une espèce de jargon bruxellois émaillé de flandricismes, de belgicismes énormes et de tropes hardis ou délicieux auxquels les plus enracinés ajoutent l’inimitable accent local. Au cœur même de l’intrigue sans grande complication, ni mystère et où les meilleures ficelles, tant humoristiques que sentimentales sont utilisées à bon escient, il est toujours là, le langage bruxellois, mêlé à tout et se mêlant de tout…pour le plus grand plaisir du spectateur. Si la pièce se finit bien, c’est quand même parce qu’Albert, le Français, se met à « discourir » dans le même langage que Monsieur Beulemans…

 

Suzanne : Isabelle la bonne vous a bris le cœur ?

Albert : Mais non, Isabelle ne m’a pas brisé le cœur ! Mais je surpris chez cette brute cet aspect dédaigneux avec lequel on accueille ici mes meilleures intentions.

Suzanne : Je vous assure que vous vous trompez. Enfin, voyons, qu’est-ce que vous avez dit à cette bonne quand elle vous a remercié ?

Albert : Oh ! Je ne sais pas, moi ! Je lui ai dit : « De rien, de rien…C’est la moindre des choses…

Suzanne : Ah voilà ! en parlant à Isabelle, il fallait dire: « Och ! laissez seulement, ce n’est rien de porter un sé-au.

Albert : Qu’est-ce que vous dites ?

Suzanne : Je dis « Och, laissez seulement, ce n’est rien de porter un sé-au…

Albert : Ah ?

Suzanne : Mais oui, vous parlez à ces gens un langage qu’ils ne comprennent pas…Alors ils s’imaginent que vous êtes un poseur. Parlez comme nous…

 

 


 

 

1960. Le célèbre Marcel Pagnol adresse le message suivant au public bruxellois pour le cinquantenaire de la pièce :

 

« Vers 1925, parce que je me sentais exilé à Paris, je m’aperçus que j’aimais Marseille et je voulus exprimer cette amitié en écrivant une pièce marseillaise.

 

Des amis et des aînés m’en dissuadèrent : ils me dirent qu’un ouvrage aussi local , qui mettait en scène des personnages affublés d’un accent aussi particulier , ne serai certainement pas compris hors des Bouches- du—Rhône, et qu’à Marseille même , il serait considéré comme un travail d’amateur. Ces raisons me parurent fortes et je renonçais à mon projet , mais en 1926, je vis jouer « Le Mariage de Mlle Beulemans » : ce chef d’oeuvre avait déjà 16 ans et son succès avait fait le tour du monde.

 

Ce soir-là , j’ai compris qu’une oeuvre locale , mais profondément sincère et authentique pouvait prendre place dans le patrimoine littéraire d’un pays et plaire dans le monde entier… »

 

Et c’est ainsi qu’est  née la superbe trilogie marseillaise : « Marius  Fanny –César »

 

 

EXTRAITS DE PRESSE :

 

 

«  Le Mariage de Mlle Beulemans  constitue une sorte  de miracle d ‘équilibre. On y trouve un dosage remarquable de drôlerie, de sentimentalité, de folklore,   d’humanité, d’observation psychologique et de traits caricaturaux, de conventions et de jeunesse véritable ».

(André Paris/Le Soir/1960)

 

« La pièce, après cinquante ans d’existence, a conservé tous ses sortilèges.

L’œuvre n’a pas une seule ride sur son visage, on dirait même qu’en vieillissant elle a gagné en charme et en grâce »

(P.B./Le  Soir/1961)

 

« …Les situations sont amenées avec une aisance qui est le propre des vrais hommes de théâtre, qui connaissent bien le public. »

(Pol.P/La Dernière Heure/1968)

 

 « Ce « monument national », nous le voulons à nous, nous voulons le voir respecté  dans son intégralité, et quand on nous presse de le visiter à nouveau, c’est comme tel que nous souhaitons le retrouver. »

(Jean-PierreCordier/L’Echo de la Bourse/1978)

 

«Un vaudeville bénit à l’eau du canal ?  Non peut-être…Un boulevard déguisé en strotje ? Si sûrement ! Quellle toffe soirée, quand même , que celle passée à entendre Daniel Hanssens replonger ses spectateurs dans ce brusseleir aux expressions amoureuses.

 

 

LES TREIZE  COMEDIENS DU SPECTACLE   2014 !

 

 

Coup de chapeau à tous !  Magnifique travail !

 

Les 13 comédiens défendent avec entrain, amour, enthousiasme, chaleur, bonne humeur les personnages.

 

En tête de distribution :

 

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Daniel Hanssens : Monsieur Beulemans  ( on l’entend de loin, on rit déjà)

 

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Wendy Piette : une jeune comédienne  formidable dans l’interprétation de Suzanne,  la fille de Monsieur Beulemans. Quelle énergie ! Quel sourire coquin ! On avait pu déjà l’apprécier dernièrement aux Galeries dans «  Huit Femmes » . Un talent très prometteur ! 

 

Manuela Servais : Madame Brulemans. Elle colle admirablement au personnage . Elle marrante avec son grand chapeau à fleurs !

 

Damien De Dobbeleer :  Albert Delpierre , le jeune employé français , amoureux de la fille du patron, Suzanne.  Elégant , beau mec, tip top dans le personnage venu de Paris…

 

Denis Carpentier : Séraphin.  Denis a joué plusieurs pièces mises en scène par Dominique Serron. Cest une référence !

 

 

 

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Michel Poncelet : Monsieur Meulemeester, le père de Séraphin.  Un acteur que nous voyons, très souvent aux Galeries , encore il y a peu dans  «  La Vérité »

Ses regards sont inimitables.

 

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Laure Godisiabois : Isabelle , la bonne.  Irrésistible même sans un mot. Il suffit de la regarder, elle déclenche le rire.  Souvenez-vous de «  La revanche de Gaby Montbreuse »

 

 

 

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Pascal Racan : Monsieur Delpierre , le père d’Albert. L’home élégant du 16ème arrondissement parisien.  Il a très peu de texte mais il a une présence scénique extraordinaire. Rien que de dire au public « Elle est  charmante » , c’est gagné.

 

Bernard Lefrancq :   Le Président du Comité. Une magnifique composition où l’on tord de rire.

Une performance : il se tape un grand verre de bière rempli jusqu’au bord, il le fait en un trait. Comment y arrive-t-il ? Essayez de le faire chez vous, vous n’y arriverez certainement pas.

 

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Et il y a encore trois acteurs  qui font partie du Comité :

 

Eric Laudy

Corentin Van Kriekinge ( qui se charge aussi de la régie)

Vigen Oganov.

 

Une bien belle distribution ! 13 comédiens que vous pourrez applaudir  jusqu’au 18 mai prochain.

 

 

 

LE MARIAGE DE MADEMOISELLE BEULEMANS

Fonson et Wicheler

 

 

Décors (d’origine) : Jacques Van Nerom. Un grand décorateur , très applaudi hier soir et il le mérite bien. Il a abandonné le décor pour se lancer dans la sculpture.

Costumes (d’époque 1910) : Ludwig Moreau ( Impeccables)

Assistante : Catherine Laury

Décor sonore : Laurent Beumier

Maquillage et perruques : Véronique Lacroix

Couturière : Béatrice Guilleaume

Coordinateur technique : Félicien  Van Kriekinge

Conception lumières et  régie :  Laurent Comiant

Régie : Corantin  Van Kriekinge – Guy Mavungu – Vigen Oganov – Vincent Lamer

Construction du décor : Stéphane Devolder- Philippe Van Nerom- Mijail Caliskan

Peinture du décor : Carine Aronson

Habilleuse : Fabienne Miessen

 

Photos : Isabelle de Beir

 

Chacun a  son rôle à jouer…Une fabuleuse équipe tant artistique que technique.

Bravo !

 

Un ensemble d’acteurs professionnels absolument parfaits, d’une drôlerie  impayable » (le directeur des Galeries en sait quelque chose !) On peut les féliciter et les applaudir tous dans le même élan.

 

Trois décors : le bureau de l’établissement de « Bières en bouteilles Beulemans » , la salle manger de la famille Beulemans, une salle pour sociétés dans un estaminet bruxellois.

 

 

David Michels : Et je tiens ici à remercier Jacques Van Nerom, l’homme aux 900 décors , qui a accepté par attachement à notre Compagnie de sortir de sa retraite pour dessiner trois nouveaux décors pour cette pièce qui lui tient tant à cœur.

 

 

Albert : Je ne sais rien là contre !

Suzanneke : Comme il commence à bien parler !

 

 

MISE EN SCENE :  DAVID MICHELS

 

 

(Extraits de la pièce de Fonson et Wicheler « Le Mariage de Mlle Beulemans » ainsi que de propos publiés dans le programme du théâtre)

 

 

Si vous vous rendez au Théâtre des Galeries ( et vous aurez bien raison de le faire), je vous propose , après votre soirée passée en compagnie de ces joyeux « drilles » d’aller boire une krieke ou une gueuze chez le quetje de Bruxelles: Woltje(Théâtre Royal de Toone et sa prestigieuse histoire d’une dynastie populaire). C’est à quelques pas du théâtre.

 

Allez vous, je le dis tout droit dehors : j’aime cette pièce et tous ces gens bons, sympathiques et jubilants.

 

 

THEATRE ROYAL DES GALERIES

Jusqu’au 18 mai 2014-04-16

Infos Réservations :   02 / 512 04 07

 


 

 

 

 

Ne manquez pas de vous rendre au Théâtre Royal des Galeries …deux heures trente de joie  , de bonheur et  de rire aux larmes !

Merci de votre attention et de votre fidélité.

Prochain spectacle : « Quintessence » avec cinq musiciens réunis tout dernièrement au Café-Théâtre La Samaritaine.

Dans l’immédiat : une dernière chanson sur Bruxelles avec Dick Annegarn