UN BELGE EXOTIQUE (THEATRE DE LA CLARENCIERE )

 

FAHEM ABES


 

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Un retour de cet excellent conteur,   algéro-belge , né à Binche , un dimanche de carnaval.

Il a déjà été invité par Fabienne Govaerts , directrice du  charmant petit Théâtre Littéraire de la Clarencière.

Il avait fait un très gros succès avec ses «  Contes Coquins »

Vous souvenez-vous ? 


J’avais vu ce spectacle plein de bonheur à la Clarencière , en avril 2012.

Ce comédien d’exception a l’art de raconter ces histoires d’une autre Algérie, qu’il nous révèle d’ailleurs avec talent.

Une Algérie suave, drôle, épicée, irrévérencieuse, libre de paroles, chaude, sexuelle, féministe, une Algérie amoureuse…

Croyez-moi, porter et vivre le partage de cette Algérie-là, comme le fait Fahem, c’est un réel plaisir ! Des textes totalement inédits !

 J’emprunte une interview réalisée au cours du 21 ème Festival du Conte de Chiny par Antoine Wattier ,  animateur sur la chaîne-radio : Radio Sud 105 FM, où  Fahem raconte sa vie professionnelle.


 

Mijanou et moi-même avions vu  ses « contes coquins «  et notre spectatrice attitrée  nous avait communiqué ses impressions.

En voici une republication.

2012

Mijanou : Si l’Algérie m’était contée… non pas sa géographie, non pas son histoire, non pas ses paysages, non pas son actualité politique… mais bien, tout simplement, ses contes !

Ses contes méconnus, oubliés, enfouis … nés dans la tradition orale et recueillis, retranscrits jadis par des ethnologues, nous explique Fahem ABES, le comédien qui les porte à la scène.

Probablement que ces contes se transmettent encore dans les villages, lors de fêtes, de réunions, de soirées sans télévision, comme j’espère il en existe encore !


REPUBLICATION  /IMPRESSIONS DE MIJANOU-AVRIL  2012

 

Mijanou : Et pas n’importe quels contes : des contes dits « coquins », des contes pour oreilles adultes, encore qu’aucune vulgarité, aucun élément de mauvais goût ne transperce, que du contraire : les symboles sont poétiques, les images utilisées pour décrire des détails anatomiques sont élégantes, cocasses… les mots eux-mêmes sont subtils, tendres, d’un érotisme respectueux, ni pudibonds, ni pudiques, mais empli d’un humour sain, savoureux, goûteux, fantaisiste !

Certains se racontent entre hommes, d’autres entre femmes… on devine tout de suite, lesquels correspondent aux fantasmes des uns et des unes !

 

CONTES COQUINS/FAHEM ABES

 

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Mijanou : « Racontés », « contés » et « joués » ainsi par Fahem ABES ces contes déploient toutes leurs saveurs ! Une saveur bien Méditerranéenne… et pour qui connait un peu l’Algérie et la Kabylie (ce qui est mon cas – ayant eu la chance de vivre deux années dans ce si beau pays) c’est un plaisir encore plus intense. J’y retrouve une musique dans le ton de voix, une manière de parler, une manière d’être qui évoque le charme particulier des habitants de ces régions.

En même temps ce qui est gai, c’est de retrouver aussi les « ingrédients » classiques, présents dans les contes de toutes les traditions : la répétition des actions entreprises par le héros; le crescendo: le héros va toujours de plus en plus loin, ou de plus en plus haut… les objets qui font rêver (l’œuf en or), les personnages de légende (la Reine très belle, le Roi orgueilleux, la jeune fille aux longs cheveux…) etc etc

 

MIJANOU, SPECTATRICE ATTITREE DU BLOG


Mijanou : La magie du conte c’est aussi que le conte vous fait « VOIR » plein de choses ! Pas besoin de projeter une vidéo comme dans un certain théâtre contemporain …

En écoutant un conte, le spectateur attentif qui est capable « d’entrer » dans le conte, voyage gratis et sans technologie !

J’en ai vu des choses pendant ces récits ! Et pas que des paysages… Non, aussi des « choses » bien plus drôles et bien plus « coquines » !

Ajoutons que les quelques notes de flûte créent un espace de rêverie à toute cette féérie …

 

CONTES COQUINS  /FAHEM ABES / MIJANOU

 

Merci à Mijanou  pour sa chronique  magnifique  sur ce comédien Fahem Abès qui a eu l’idée de partager avec nous, avec autant de talents, ce trésor caché et étonnant d’une Algérie captivée par l’amour et ses délices !

 

2013.  UN BELGE EXOTIQUE

 

 

 

Fahem Abès  reste aussi formidable que l’année derrière ave son nouveau spectacle d’un « Belge exotique ».

Il nous raconte une longue  longue histoire bien difficile à  vous confier. Il faut le voir Fahem, avec son sourire,  sa voix , son yukulélé, se lancer dans cette histoire où il est question de prince et de princesse…

Je vous signale qu’il commence  son spectacle en posant des devinettes aux spectateurs. Comme par exemple :

Fahem : Je suis une couronne – j’ai 7 trous – tout le monde me porte – Qui suis-je ?

Si vous allez voir  Fahm  à la Clarencière , et vous aurez  de le faire , vous pourrez lui communiquer votre réponse.

Il y en a d’autres dans son spectacle vivant, animé, drôle !

Fahem Abès :  Quel peut être le point commun entre les contes et légendes de  «  Kabylie » magnifique région d’Algérie, et les récits populaires qui bercèrent les têtes blondes de la Wallonie Picarde et du nord de la France ?Le Maghreb et l’Occident, différents ? Vraiment ? Ne partagent-ils pas quelques valeurs communes ?


 Voilà des questions des plus intéressantes, auxquelles Fahem se fera un plaisir d’y répondre.

Vous pourrez le voir,  à l’issue de son spectacle, au bar du théâtre en compagnie de la directrice de la Clarencière, Fabienne Govaerts.

 

UN BELGE EXOTIQUE/ FAHEM ABES

 

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Contes et Histoires Prodigieuses d’un Imaginaire partagé

Accompagnement artistique : Micheline Vandepoel

Jusqu’au 14/12/2013


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THEATRE DE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère  20 – 1050  Bruxelles

Infos et Réservations : 02 640 46 76


 Avant de nous séparer, je vous propose une vidéo réalisée en 2012 par Fahem Abès qui pourrait s’inscrire dans ses « contes coquins » 


 

Fahem parle aussi du Théâtre du Verbe Fou  fixé à Avignon. Eh bien , ce théâtre appartient à Fabienne Govaerts qui donne des représentations durant tout le Festival Off  en Avignon.

Elle vous en parlera également,  tout comme  cette nouvelle cérémonie des   « P’tits Molières »   créé en 2013 .  Fabienne a remis le trophée à la Compagnie Ozagé  pour «  LE BAISER DE LA VEUVE «  de Israël Horovitz.


 

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Le Théâtre du Verbe Fou offre l’accueil du spectacle tout le festival OFF d’Avignon en juillet 2014 au «  Baiser de la Veuve »  sans aucune contrepartie financière.

Pour plus de renseignements,  interrogez Fabienne.

Merci de votre attention.

Je vais surprendre notre grand ami Fahem en lui faisant écouter la musique qui va s’enchaîner sur  mon propos et qui a un rapport avec le lieu où il est né !

Salut Fahem !

 

Roger Simons

 


PIERRE RICHARD AU WOLUBILIS

 

Un voyage dans le temps dans les coulisses de ses tournages…

Un plaisir de retrouver dans le propos et dans l’image des vedettes françaises que nous avons beaucoup aimé.

Un  flashback  dans la vie de cet acteur qui nous a tellement fait rire !

 

 

Un monde fou hier soir au  Wolubilis.

20h30 , une animatrice du lieu fait ses petites recommandations comme dans tous les théâtres (gsm,  appareil photo…)

Les lumières de la salle et de l’immense scène s’éloignent.

Le grand écran fixé en fond de scène s’illumine et projette  un montage des films tournés par Pierre Richard…il y a longtemps…

Les rires éclatent partout dans la grande salle du Wolubilis.

L’écran  est redevenu blanc, sans image.

 

Un temps, la scène est vide  à l’exception d’un  fauteuil cossu , ancienne mode, quelques bouquins et un poste de radio  , comme on disait avant . C’était beau ces appareils radio. Ils avaient  une belle prestance. Le son était amical  et l’on se plaçait tout à côté de l’appareil pour suivre avec passion  les nombreuses émissions -vedettes de l’époque…C’est plus pareil aujourd’hui…

 

A nouveau, quelques images et surgit  des coulisses  le grand blond aux cheveux blancs…

Il ne vient pas faire ses adieux. Tout au contraire , il vient  nous livrer le troisième épisode de sa vie professionnelle  riche en succès continus.

Pierre Richard gesticule, saute , resaute, marche de long en large , fait des gags, comme dans ses films , regarde avec un sourire tendre  tout ce public qui l’a toujours aimé et qui a suivi sa longue carrière, pas terminée pour autant. 

 

 

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Il se calfeutre dans ce gros fauteuil pour nous confier des tas d’histoires vraies qu’il a vécues au cours  de sa trajectoire brillante.


J’ai été très ému lorsqu’il  a parlé d’Yves Robert et Jean Carmet , deux  artistes que j’ai interviewé à plusieurs reprises . Et Jean Carmet plus encore qui a participé  à mes émissions publiques des «  feux de la rampe »  à Flagey. Qu’est-ce qu’on a passé comme bons moments !



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Tous deux figurent dans mon bouquin à venir. Je vous en reparlerai.

 

 

 

PIERRE RICHARD CE SOIR ENCORE AU WOLUBILIS

 


Il s’éclate en scène. Cela dit, j’aurais préféré le voir  sur un plateau plus intime, plus près du public pour nous raconter les péripéties des tournages avec Depardieu, ce monstre sacré totalement à l’opposé de lui, avec qui il a pourtant formé une bien belle paire, un duo si détonnant …Ils se sont perdus de vie mais ils restent des amis.




 

 

 

On peut souligner quelques belles trouvailles dans le texte, des formules poétiques ou pleine d’humour qui évoquent son « grand âge », le temps qui passe … il envisage même son propre enterrement … comment il va « se manquer » beaucoup !

 

Son évocation des aléas du théâtre en plein air s’éternise un peu, mais … le public du Wolubilis ne lui en tient pas rigueur … car nous l’avons tant aimé sur le grand écran !

 

Avec lui on découvre une petite part de l’envers du décor, la personnalité des grands réalisateurs comme Gérard Oury avec qui il a tourné  « Le coup du parapluie »



 

 

 

Avec Yves Robert dans «  Le grand blond… »

Vous connaissez la suite.

 

Il est très émouvant, et nous montre sa sensibilité lorsqu’il évoque une figurante sur le film « Alexandre le bienheureux », qui jouait le rôle de sa mère …

 

Et encore beaucoup d’autres moments de sa vie  que vous connaitrez si vous vous rendez  ce soir au Wolubilis.

 

Toutes les places sont prises mais il reste encore je pense quelques strapontins.


WOLUBILIS /PIERRE RICHARD

Infos Réservations :  02 / 761 60 30

 

Que vous soyez ici ou ailleurs, bonne soirée.

 

 

 

 INFO DE DERNIERE MINUTE

 


Un autre formidable acteur joue ce soir au Théâtre de la Clarencière : « Un Belge exotique »  Son nom : Fahem Abès.

J’ai vu son spectacle . Il y est formidable.

Il sera sur mon blog dès demain.

En avant-première , la bande annonce.


  

THEATRE LITTERAIRE DE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère   20  – 1050  Bruxelles

Infos Réservations  : 02 / 640 46 70

 

 

Demain  également , un deuxième spectacle  qui se joue au Théâtre des Riches-Claires : «  Jeanne D’Arc » revue et corrigée par Jacqueline Harpman… elle entend des voix…peut-être…


THEATRE DES RICHES CLAIRES

Rue des Riches-Claires  24 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 548 25 80


 

Merci de votre attention.

A demain

 

 

 

Roger Simons

HISTOIRE DE L’IMPOSTURE / THEATRE VARIA

 

COMPAGNIE NICOLE MOSSOUX  – PATRICK BONTE



 

 « Nous ne sommes pas là, ce n’est pas nous. Ce que vous voyez vous échappe infiniment  et nous  échappe infiniment… »

 

Ainsi parlent des « mannequins plus vrais que nature », des modèles garantis de l’humanité ancienne et moderne.

Des personnages « déposés sur un carré blanc » comme pour une exposition involontaire. Ils ne se présentent pas pour être reconnus pour ce qu’ils sont ou s’imaginent l’être : ils savent qu’ils ne  le seront pas, que leur présence au monde accouchera d’un malentendu. Ils ont décidé de ne pas lutter contre cela, mais de flotter entre critique et fantasme. Cependant, ils ont la sensation incessante d’avoir déjà vécu cette situation et entament un dialogue troué avec leur mémoire : Qui étaient ces gens qui se trouvent avec moi ? Qu’est-ce que je partageais avec eux ? Quel était cet homme que j’aimais ?


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J’ai rencontré à l’issue de la représentation  Nicole Mossoux et Patrick Bonté.

Il y avait beaucoup de bruit autour de nous. Vous perdrez parfois quelque propos mais c’est tellement agréable de les recevoir.


 

                      (credit video : Paul Freitas)


LE TERME GENERIQUE DE L’IMPOSTURE !

 

Un énorme groupement de choses  des plus diverses : supercherie, mystification, escroquerie, manipulation , duplicité , complot , déni, mensonge…

Une imposture consiste en l’action délibérée de se faire passer pour ce qu’on n’est pas ou de faire passer une chose pour ce qu’elle n’est pas , usurpation d’identité , mystification…La nature d’une chose ou d’une personne se révèle en définitive différente ce que qu’elle laissait paraître ou croire.

Son utilisation en tant que mode de manipulation  peut être anodine et limitée, mais obéit aussi dans certains cas à des desseins d’escroquerie ou de propagande.

Ce sujet, ou plutôt ces sujets sur l’imposture nous invitent à une solide réflexion sur nous-mêmes !

 

Il existe beaucoup d’écrits sur « l’imposture ». Je conseillerais à nos lecteurs  d’essayer et de prendre le temps d’ingurgiter un maximum de choses sur  ce sujet grave. Cela permettrait de mieux saisir l’image proposée par la danse.

 

De nombreux écrits ont alimenté notre réflexion. Depuis une dizaine d’années, un certain nombre  de penseurs et de sociologues s’interrogent sur les formes d’ « imposture sociale », et particulièrement Roland Gori qui est l’auteur d’un ouvrage remarquable.

 

Avis aux amateurs et chercheurs…Le titre du bouquin : «  La fabrique des imposteurs » …

A retenir également un autre ouvrage intéressant écrit par Andrée Baudoin : « Psychanalyse de l’imposture ».

Il y a beaucoup  d’informations  à saisir au vol. Par exemple, l’imposture consiste à prendre une autre personnalité, à se couler dans la personnalité d’autrui.

Des êtres se construisent une personnalité d’emprunt qui peut être fluctuante, et relève aussi de la perversité. Certains finissent par y croire réellement.


Andrée Baudoin : Ce qui mène à l’imposture, c’est la faillite initiale du sentiment d’identité, faillite qui conduit à se chercher une ou des personnalités d’emprunt. Ce qui fait la spécificité de l’imposteur, c’est qu’il  réussit à se bâtir sur ce faux. Et ainsi de suite…



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 HISTOIRE DE L’IMPOSTURE/PATRICK BONTE  & NICOLE MOSSOUX

 

Une chorégraphie incroyable, d’une intensité  extraordinaire !

Trois danseuses ! Deux danseurs !

Gestuelles, mouvements, figures dans un rythme colossal , fougueux, phénoménal ! 

Ces cinq danseurs/danseuses traduisent remarquablement les différentes phases du scénario…remuant, bousculant !

Cinq mannequins plus vrais que nature, modèles garantis d’une ancienne humanité, se mettent en jeu sur un carré de lumière. Comme sortis d’un tableau de grand maître par une porte de secours, ils ont l’air de poser dans la vitrine de l’Histoire et de faire image pour de bon, mais y croient-ils ?



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 UNE CHOREGRAPHIE SOUFFLANTE !

 

La mise  en action chorégraphique est étonnante, percutante.

Une chorégraphie unique, hors cadre, qui nous fascine.

Un travail  fantastique  de recherches et de mouvements sur  ce carré de  5m/5m.


COMPLEMENT D’INFOS

 

 

Patrick Bonté : Ce carré crée une impression de flou, comme si les interprètes étaient sur une surface que l’on ne peut pas définir comme s’ils flottaient sans cesse…

 

 Nicole Mossoux : La musique retentissante de Thomas Turine  accompagne tout ce qui se fait sur le carré, elle entre dans certaines atmosphères où son impact est direct. Thomas Turine a travaillé sur l’émotion qui suscite la pensée.

 

 Patrick Bonté : La lumière qui n’éclaire que le carré met à distance et en même temps en valeur ce que l’on voit. Beaucoup de teintes artificielles qui posent la question de la validité des actes qui sont montrés.

 

Nicole Mossoux : La musique, oui  mais le son aussi, percutant, qui joue un rôle d’une importance capitale, qui éclate à tout moment  et en  direct,  synchrone avec les mouvements des danseurs, et la voix d’Elise Gäbele, toujours en direct.

 

 

Un travail extraordinaire !

Vous pouvez les observer pendant la représentation. Ils sont tous deux à la régie qui se trouve  au dernier rang des gradins.

 

Génial ! Superbement génial ! Une heure dix qui se passe dans la passion !


ENCORE UN MOT DE PATRICK BONTE


 

Patrick Bonté : Ce qui est traité en particulier dans ce spectacle, c’est l’impression de ne pas être entier dans ses intentions et ses désirs comme dans sa relation à l’autre…

 

 Un tout grand  spectacle passionnant, intelligent , intéressant conçu par  Nicole Mossoux et Patrick Bonté . Deux personnalités de grand talent!

 

HISTOIRE DE L’IMPOSTURE

 

 

Bravo  à toute l’équipe :

 

 Les Cinq danseurs : Sébastien Jacobs, Leslie Mannès, Frauke Mariën , Maxence Rey, Marco Torrice.


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Costumes : Colette Huchard , assistée de Patty Egerickx

Confection des costumes : Isabelle Airaud, NalanKosar , Catriona Petty.

Coiffure : Fyl Sangdor

Maquillage : Véronique Lacroix

Scénographie : Didier Payen

Lumière : Patrick Bonté

Construction du décor : Olivier Waterkeyn , Max La Roche

Peinture du décor : Eugénie Obolenski

Couture du décor : Sylvie Tevenard

 

Direction technique : David Jans.

Assistante à la mise en scène : Céline Ohrel

 

Chorégraphie : Nicole Mossoux et Patrick Bonté

Concept et mise en scène : Patrick Bonté.

 

Ils méritent tous un tonnerre d’applaudissements !

 

 

Patrick Bonté : Quelle plus belle imposture  que le théâtre ? Les acteurs sont des imposteurs de métier. Nous nous situons parfois dans une redondance délicate qui pourrait nous faire sortir de l’émotion que l’on recherche.

Le spectacle en soi est une imposture, mais pour que les choses qui y sont montrées conservent leur impact, il ne peut pas l’être tout à fait , il doit   « assurer »  et , avant tout, assurer sa forme. Ne pas désigner comme un objet de vertige, même si la tentation est grande pour nous d’en créer un…

 

 

Et moi même, ne suis-je pas un imposteur ?  Un imposteur qui s’ignore !

 

 

« Imposteuse ! Imposteuse ! Est-ce que j’ai une gueule d’imposteuse ? »

Cela  vous rappelle  une grande star qui crevait l’écran dans  » Hôtel du Nord  » ?

 

 

 

HISTOIRE DE L’IMPOSTURE/ PATRICK BONTE ET NICOLE MOSSOUX

 

 

 

ENCORE AUJOURD’HUI ET DEMAIN…


Un conseil : précipitez-vous sur votre gsm et commandez vos places.  Faites-moi confiance,   ce spectacle vos remuera.

 

THEATRE VARIA  ( grande salle)


rue du Sceptre 78  1050  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 640 82 58

 

 

 

(Avec des extraits de propos publiés dans le programme du théâtre et dans le dossier de presse)


Et ce dossier n’est pas une imposture !

Par contre , je vous propose  deux acteurs des plus célèbres ,  coupables   » d’impostures  musicales  » :

Danny Kaye et Michel Leeb.

Bon amusement  !


 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EUROPALIA.INDIA / SANDEEP DAS HUM (PALAIS DES BEAUX-ARTS)

 

Bonjour.

J’ai l’envie de vous faire écouter de la musique et pas n’importe laquelle ,celle qui nous vient du fin fond de l’Inde.Calez-vous devant votre ordinateur. Évitez tout bruit dérangeant. Soyez dans le calme le plus absolu.

Je vous conduis au Palais des Beaux-Arts dans la salle de musique de chambre.

Quelle ambiance  feutrée ! Un calme olympien. Un silence majestueux.

Les lumières s’éteignent et nous sommes plongés dans le noir total… quelques instants seulement… et les spots s’animent peu à peu pour nous faire découvrir ces hommes musiciens… 


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Sandeep Das, virtuose du tabla. Un départ de carrière foudroyant avec Ravi Shankar, premier d’une longue série de grands noms indiens avec lesquels il s’est régulièrement produit.

C’est lui qui a fondé en 2009 l’ensemble HUM( Harmony and Universalité through Music) rassemblant de très grands artistes mondiaux autour d’un objectif commun: promouvoir la compréhension entre les peuples à travers la musique et son enseignement.

 

 

Aux côtés de Sandeep Das,  le magnifique Kudsi Erguner , un musicien turc considéré comme l’un des maîtres de la musique  soufie Mevlevi.


 

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Ce musicien est aussi considéré comme l’un des meilleurs joueurs au monde du ney, cette  flûte oblique  associée à cette musique savante.



 Sur le plateau de cette salle magnifique  , dotée  d’une excellente acoustique, ce qui n’est pas toujours vrai dans certains théâtres , Sandeep Das et Kudsi Erguner étaient accompagnés par  trois musiciens :


 

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Suhail Yusuf Khan  avec sa vièle à cordes frottées (sarangi)



« La sagesse indienne traverse les âges…Aujourd’hui encore son écho résonne dans nos coeurs et dans nos têtes… »



 

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Derya Turkan avec son petit instrument à trois cordes métalliques frottées par un archet rudimentaire , le kemence.



 

Et Dieu dit :  » Je me cacherais dans le coeur de l’homme. C’est le seul endroit où il oubliera de me chercher… »


 

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 Et enfin Serkan Halili et son « kanun »- instrument de musique arabe à cordes pincées ,appartenant à la famille des cithares sur table)


 


J’espère que ces musiques indiennes ont eu l’heur de vous plaire !

Pour moi, c’est un véritable bonheur ! De grands moments paisibles ! Une projectiRon vers un ailleurs qui fait rêver !


L’INDE , UNE RENCONTRE EXCEPTIONNELLE  !

 

Dans tout bientôt , je vous  présenterai d’autres musiciens  indiens qui se sont produit dans ce fabuleux festival  « Europalia.India » , tels   Zakir Hussain(tabla),  Shankar Mahadevan(chanteur), Srinias Uppalapu(mandoline), Selvaganesh Vinayakram(percussion)…

Avec également le mythique musicien anglais : John Mc Laughlin  qui s’est joint au  spectacle « Remember Shakti »…C’est lui qui a créé un groupe musical destiné à combiner le langage et les instruments de la musique indienne vec ds éléments du jazz, mais aussi à créer une fusion  entre musiques du sud et du nord de l’Inde , hindoustanie et canatique.

Avec aussi  une soirée plus particulière nous faisant découvrir la  danse traditionnelle de la région du Kerala au sud de l’Inde : Le « Kutiyattam » , une des formes théâtrales les plus anciennes de la péninsule.

Mes propos accompagnés bien entendu  de musiques indiennes jouées par ces musiciens  que je viens d’évoquer.

C’est chouette  la musique de tout continent et de toute origine !Sans problème ! Sans frontière !


 » Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement… » (proverbe indien)

 

Roger Simons

 

 

 

 

DIDIER LALOY / TUUR FLORIZOONE ( W:HALLL )

 


 

C’était samedi dernier au W :Halll ( Centre Culturel de Woluwe Saint-Pierre)


 

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Deux musiciens fantastiques sur tous les points : Tous deux dotés d’une présence mirobolante. D’une super qualité d’interprétation à l’accordéon, d’une sympathie débordante de joie…

Un vrai régal musical !


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Didier Laloy, le wallon, a commencé à jouer de l’accordéon diatonique à l’âge de 13 ans…

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 Tuur Florizoone, le flamand de Bruxelles, a commencé à jouer  du piano classique à l’âge de 6 ans , puis a découvert  au Brésil ses dons  pour l’accordéon classique à l’âge de 17 ans…


 DEUX VIRTUOSES  ACCORDÉONISTES !

Deux virtuoses ! Deux musiciens des plus talentueux !  Deux amis enthousiastes, énergiques, jouant  du piano à bretelle (l’accordéon) d’une façon exceptionnelle.

On les écoute et on le regarde intensément car  leurs mouvements  sont de véritables petites chorégraphies.  C’est passionnant !

Et le tout dans  un bain de bonne humeur et de complicité.

Didier Laloy et Tuur Florizoone accordent  leur jeu pour un duo complémentaire, amical mais surtout d’un haut niveau musical.

 

 

 UN DUO ECLATANT

 

Larsen : Cela faisait des années qu’ils se croisaient dans des festivals mais il aura fallu attendre l’invitation de l’Orchestre Philharmonique pour voir, sur une même scène, Didier et Tuur.


Plus qu’une rencontre entre deux musiciens ou deux instruments, ce sont deux univers  qui  se mettent à flirter et qui signent leur  contrat de mariage musical !


 Tuur Florizoone , musicien de formation classique qui  trouvé sa voie dans le jazz et les musiques improvisées.


Didier Laloy, musicien autodidacte et figure incontournable des musiques folk et quotidiennes. Adepte de la « ligne clair », Didier dessine la mélodie, quand Tuur  Florizoone joue de toutes les possibilités harmoniques que lui offre son instrument.


Didier Laloy : Pour prendre une image, c’est un peu comme si moi j’étais la chanteuse solo et lui , l’orchestre  philharmonique…


Mais quand ils se lancent en impro, les rôles changent…


Didier : Tuur étant un fin improvisateur, il m’a obligé à m’y mettre. C’est un plaisir parce que j’aime me mettre en danger.

De mon côté, je lui apporte mon sens du rythme et une certaine rigueur qui parfois ne lui fait pas mal.

Pour le choix des morceaux, chacun a été piocher dans le répertoire de l’autre, avant d’en repenser les arrangements ensemble.

Mais le plus surprenant est peut-être que l’accordéon, souvent associé à la fête, prend ici des couleurs plus mélancoliques, voire nostalgiques.

(B.B)

On a eu le plaisir de les retrouver tous les deux dans la deuxième partie du concert  auxquels se sont joints Pascal Chardome (guitare et piano) et Frédéric Malempé (percussions)

 

 

Une bien bonne soirée  musicale.Bravo les artistes!

Merci au W : Halll  qui va recevoir dans les jours à venir :


INFOS  SPECTACLES  W:HALLL

 

Jonathan Lambert, l’humoriste et comédien aux mille compositions  (28/11)

Anne Roumanoff, la souriante et pétillante humoriste, tout de rouge , habillée, qui a fait son numéro  durant  des années à la fin de l’émission de Michel Drucker le dimanche après-midi.  (06/12)


Une interprète étonnante ,  provocante et rock’n roll , qui fait son cirque de femme handicapée en  exposant son moignon de bras.

Son nom : Marie LIMET  qui a triomphé tout dernièrement au Théâtre de Poche avec son seul en scène  : « Tout le monde  cela n’existe pas »


 

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Un spectacle hors habitude qui se situe entre le théâtre, la danse et la clownerie.

C’est à la fois percutant, poétique, sensuel, intelligent, audacieux. 

Vous pouvez en juger dès ce moment en cliquant sur  mon blog : « rechercher »  dans la colonne de droite, dans le bas(archives du blog) !

(le jeudi 12/12 )

 

Bravo au W : HALLL pour sa programmation quotidienne de magnifiques spectacles  totalement diversifiés.

 

 

Roger Simons

LA DAME DE CHEZ MAXIM (THEATRE ROYAL DU PARC)

Ou :


EH ! ALLEZ DONC !  C’EST PAS MON PERE !!!

Cette expression est la réplique la plus célèbre de cette pièce fleuve.


 

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17 janvier 1899. Le rideau rouge du Théâtre des Nouveautés (Paris) s’ouvre  sur une grande pièce confortablement mais sévèrement  meublée.


Mongicourt : Non, c’est pas possible. Il dort encore…

Etienne : Oui, je n’y comprends rien ! Monsieur le docteur qui est toujours debout à huit heures ; voici qu’il est midi !

Mongicourt : Eh ! bien, en voilà un noceur de carton.

 

Ainsi commence cette éclatante comédie de Georges Feydeau, le plus célèbre vaudevilliste de tous les temps. Il y a donc  114 ans !!! Et  cette « Dame »… » toujours bien vivante, amusante, complètement folle avec des personnages qui ne le sont pas moins.

«  Eh ! Allez donc ! C’est pas mon père » !!!  Une courte phrase gag lancée par la môme Crevette, la star de la pièce.

 

HILARANT AU POSSIBLE !


 

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J’ai retrouvé cette brochure dans mes collections précieuses   du   théâtre d’antan. Des ouvrages que j’achetais en solde sur les marchés de Liège.

C’est passionnant de revoir ou découvrir comment se présentait le théâtre à la fin du 19 ème siècle.(décors, costumes, acteurs)

 

 

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1899. Les critiques de l’époque …


 Le Figaro : Georges Feydeau a donné tant de joie à ses contemporains qu’il semble avoir perdu la sienne. Et cela est bien naturel. Il est le seul  à ne pas pouvoir s’amuser aux pièces de Georges Feydeau. En vérité, il faut le plaindre.Ce qui appartient en propre à Georges Feydeau, ce qui est son précieux secret, le voici : il prend ses bonshommes dans la vérité, il leur donne un caractère réel, un type défini , et ce n’est que lorsqu’il a réussi à nous intéresser à eux dans la vie qu’il les jette dans les situations les plus extravagantes. Et voilà pourquoi , si l’action de ses pièces est purement vaudevillesque, ses personnages souvent relèvent du domaine de la comédie et de l’observation.

 

GEORGES FEYDEAU, LE DRAMATURGE QUI A FAIT RIRE LE MONDE ENTIER, ETAIT UN HOMME TRISTE.


Feydeau : Je me porte à merveille. Ne vous étonnez si je suis triste.Tel est en effet ma disposition habituelle. Je ne ressemble point à mes pièces que l’on s’accorde à trouver réjouissantes. Je suis mauvais juge en ces matières. Je ne ris jamais au théâtre. Je ris rarement dans la vie privée. Je suis taciturne, un peu sauvage !


Paul Acker (1899) : Feydeau est le plus grand des vaudevillistes mais il n’est pas seulement que cela. Il y a chez ce vaudevilliste un auteur comique extrêmement fin. Un inventeur d’extravagances qui est aussi un exact observateur de la nature humaine et dans le vaudeville le plus abracadabrant, un observateur se montre toujours.Georges Feydeau possède deux qualités magistrales : la simplicité du plan et la vérité de l’observation.

Camille Le Senne (1899) : Prendre des situations vraies et les développer dans la vérité et  n’usant que du procédé légitime et même indispensable du grossissement théâtral, c’est le comble de l’art pour un auteur comique et c’est l’art vraiment supérieur de M.Georges Feydeau !


 Magnifiques compliments de deux journalistes de cette époque , à cheval sur les 19ème et 20ème siècles 

 

HE ! ALLEZ DONC ! C’EST PAS MON PERE !!!

2013. Théâtre Royal du Parc…

19h45 : les spectateurs arrivent dans ce magnifique théâtre. Ils s’installent tout en bavardant avec leur voisin.L’animatrice du théâtre fait son entrée pour recommander au public de bien éteindre leur gsm et toutes les bricoles qui l’entourent.

20h15 ! Le silence est total. Les lumières  apparaissent  fièrement…

 Le superbe rideau  rouge se lève et gagne les cintres…

 

 

 Mongicourt : C’est pas possible ! Il dort encore.

Etienne : Oui, monsieur, je n’y comprends rien ! Monsieur le docteur qui est toujours  debout à huit heures ; voici qu’il est midi…!

Mongicourt : Eh bien ! En voilà un noceur de carton !

 

UN SIECLE EST PASSE. TOUT EST RESTE EN PLACE…SAUF LES DECORS ET LES COMEDIENS…


 

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Miriam  Youssef (metteuse en scène) : « LA DAME DE CHEZ MAXIM », c’est un tourbillon haletant et irrésistible dans lequel le rire naît du fantasque et explose dans le cauchemar.

C’est avant tout une chute. La chute d’un homme qui se prend un ravin la tête la première.

 Le souci c’est qu’au lieu de réagir en homme avisé, se protégeant le visage, reprenant son souffle et tentant de faire le point , le type en question se précipite sur la catastrophe en s’agitant comme une poule malade.


 -C’est Lucien Petypon …


Miriam Youssef (metteuse en scène) :   Oui, absolument. Ce Lucien Petypon  a bu. Trop bu. Une nuit durant, le médecin sérieux à la réputation sans tache s’est métamorphosé en une loque beuglante et imbibée , avec pour conséquence un certain type de mal au crâne , une nuit passée sur le sol comme une bête et une fille légère couchée dans son lit…



-Ne révélez pas tout , Miriam. Si vous êtes d’accord, nous nous verrons demain  et vous nous  raconterez  aux les lecteurs  du blog et moi cette étonnante aventure théâtrale…

 

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La môme Crevette : Hé, allez donc , c’est pas mon père.

 

ENTRACTE


Miriam  Youssef : Mais avant l’entracte de 20 minutes  je voudrais vous dire que « LA DAME DE CHEZ MAXIM »  est la plus longue gueule de bois de l’histoire de la dramaturgie.

Moi (criant dans le long tuyau  au son réverbérant, s’achevant  dans le graphophone  qui se trouve sur la scène): Merci Monsieur Feydeau !

 

 

Sacha Guitry : Georges Feydeau, ce qu’il avait en outre et sans partage, c’était le pouvoir de faire rire infailliblement, mathématiquement, à tel instant choisi par lui et pendant un nombre défini de secondes.

 

La môme Crevette : Hé, allez donc, c’est bien dommage que c’était pas mon père  Monsieur Sacha !


 

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 SEQUENCE : INTERVIEW/MIRIAM YOUSSEF

 

 

 Merci  et encore mille bravos pour votre travail et toute votre équipe.


 

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Je me trouve face à une difficulté : vous faire  faire la lecture du générique de ce spectacle.

Pour une fois, je m’en tiendrai aux acteurs , à la condition que vous alliez voir  la « môme »  et d’acheter également , pour quelques sous, le programme très complet avec tous les artisans,    et plein d’enseignements   sur  Feydeau  et autour de Georges…


 

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 DISTRIBUTION

 

Stéphane Fenocchi : Lucien Petypon, le désespéré…

Julie Duroisin : La Môme Crevette … « Eh allez donc, c’est pas mon père »…

Anne-Pascale Clairembourg : Gabrielle Petypon , l’épouse « trahie », pas trop…

John Dobrynine : Le Général Petypon  du Grêlé , un sacré personnage…

ET

Nicolas Ossowski , Nicole Oliver, Sébatien Schmit, Laure Chartier, Charlotte Bouriez,  Gabriel Almaer, Yannick Van Hemeleryck, François Doms…

Scénographie et costumes : Thibaut De Coster & Charly Kleinermann

Lumières : Alain Collet

Maquillages et perruques : Véronique Lacroix

Direction technique : Gérard Verhulpen

ET TOUS  LES AUTRES …

Mise en scène : Miriam Youssef.

Coproduction : Théâtre Royal du Parc / Théâtre de la Méduse


 

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Volontairement, je ne vous ai pas conté  toute l’histoire. Elle est longue, bousculant, une véritable folie…Ne tardez pas à la vivre à votre tour.


 

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Sacha Guitry  (Encore lui…Il a tellement de talent tout comme Feydeau : Faites  sauter le boîtier d’une montre et penchez-vous sur ses organes : roues dentelées, petits ressorts et propulseurs. » C’est une pièce de Feydeau qu’on observe de la coulisse.Remettez le boîtier et retournez la monte : c’est une pièce de Feydeau vue de la salle.Les heures passent , naturelles , rapides, exquises…


Georges Feydeau : Quand je fais une pièce , je cherche parmi mes personnages quels sont ceux qui ne devraient pas se rencontrer et ce sont ceux-là que je mets aussitôt que possible en présence…

Et il y en a encore quelques-unes de citations dans le programme !

 

LA DAME DE CHEZ MAXIM


 

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THEATRE ROYAL DU PARC

Jusqu’au 21 décembre ainsi que le 31  décembre 2013

Rue  de la Loi  3  – 1000   Bruxelles

Infos / Réservations :  02 / 505 30 30


(crédit photos :Isabelle De Beir)

(video/interview : Paul Freitas)

 

EH , ALLEZ DONC ,  GEORGES, C’EST UNE FAMEUSE PIECE TA  « DAME DE CHEZ MAXIM »


 

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-Oh Georges , si nous allions terminer la soirée avec la môme au Crazy Horse ?


Roger Simons





 

 

MARC MOULIN ( RTBF )

 

 

 

 

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La RTBF a rendu un nouvel hommage à cet homme de génie que fut Marc Moulin, décédé le 30 septembre  2008.

 

 

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 Marc était un être fantastique, à l’encontre de toute prétention, simple,  profondément humain, aimé de tous.

Il était à la fois  pianiste, compositeur,  pamphlétaire,  animateur radio, pianiste,  pionnier de l’électro jazz…

 

 

 Il y a bien longtemps, nous étions pratiquement voisins , habitant tous deux rue Ten Bosch dans l’Ixelles qui l’a  vu naître.

C’est chez toi aussi, Marc, que nous avons mis au point des musiques  pour certaines de mes émissions.

C’est chez toi aussi,Marc, que j’ai eu la chance de rencontrer et interviewé ton père , Léo Moulin, sociologue et écrivain.

J’ai bien connu Marc à la RTBF. Nos bureaux n’étaient pas loin l’un de l’autre.

A l’époque, je l’ai souvent interviewé , non seulement sur ses musiques ,  mais aussi sur ses pièces de théâtre.

Il en a écrit plusieurs,  dont certaines jouées au T.T.O comme   « L’Ascenseur »  et «  Le Grand voyage »…d’autres comme  «  A nous deux « avec Marka , « Les aventures du Docteur Martin », etc…

Que de créations  mises en  émissions-radio  comme «  Cap de nuit »  « King Kong », «  Radio-Cité » , «  Le jeu du dictionnaire » avec Jacques Mercier.

 C’était l’époque où Jacques Mercier et moi-même faisions une émission chaque jour, de 14h à 18 h sur La Première qui s’appelait   « On est fait pour s’entendre », ce qui n’était pas toujours le cas et j’ai en mémoire que Marc venait nous rejoindre en studio et  discutait amicalement et professionnellement avec Jacques pour développer leurs idées du «  dictionnaire »…

Une émission-vedette pendant de nombreuses années…

 

 

 

Vous êtes certainement nombreux à regretter de ne plus entendre cette émission menée  tambour battant par Jacques Mercier avec la présence de nombreuses personnalités de cette maison de la radio dénommée RTBF   et en exergue Marc Moulin et ses impertinences.

 

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 Marc Moulin a été une grande figure de la radio. J’aimais le rencontrer dans les longs couloirs de Reyers et on bavardait de courts moment car tous deux, nous  étions  préoccupés  par nos différentes émissions ! Que de beaux et bons moments !

Marc, nous ne t’oublierons jamais. Et grâce à ta musique, tes écrits littéraires, ton esprit humain, ta bonté , ta générosit, ton talent, tu resteras toujours présent dans notre mémoire.

Tous, et nous sommes nombreux, nous t’embrassons…

A te revoir dans notre imaginaire !

 

 

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Pierre Havrenne ,  photographe et ami  de longue date , a suivi cette grande soirée de mercredi dernier  dédiée à Marc Moulin.Il nous confie ses impressions…

Pierre Havrenne (chroniqueur): Belle et touchante soirée ce mercredi à Flagey.
Malgré une balance souvent approximative et en dépit d’un entracte inutile, l’émotion a traversé la scène et la salle.
Le public a réservé une standing ovation à des musiciens et des interprètes exceptionnels qui ont tous fait preuve
de réserve et d’une grande humilité à l’image du grand Marc.
Tous seront repartis avec un petit goût de trop peu. Quel dommage de n’entendre les Sparks que sur deux titres.
On aurait aimé un final plus flamboyant, mais sans doute les artistes auront-ils ainsi prolongé la timidité qu’ils éprouvaient pour un homme dont l’absence se fait toujours cruellement sentir.

 

 

 

YOURI ( THEATRE LE PUBLIC) )

 

YOURI/FABRICE MELQUIOT

 

Synopsis :

Agathe et Patrick…Patrick et Agathe : un couple harmonieux, heureux et amoureux ! Tant de vertu,   c’est rare !

Et pour que leur rêve soit parfait, ils attendent avec impatience que la nature leur donne un enfant…Mais la nature ne s’en occupe guère. Il y a là un problème de « semence » Comprend qui voudra !

Alors, comme on n’est jamais aussi bien servi  que par soi-même , Agathe prend les choses en mains , va au supermarché, kidnappe un adolescent muet qu’elle décide d’appeler Youri…

Et ici commence les difficultés.

Patrick va-t-il s’affoler ? Va-t-il accepter la présence de ce jeune et mystérieux garçon ? Qui est vraiment Youri ?

 

 

 

YOURI-UNE COMEDIE AUX MILLE NUANCES



 

 

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Entre situations délirantes et dialogues fuselés, Fabrice Melquiot explore les relations  de couples et le lien de parentalité avec une cruauté jubilatoire tout à fait désacralisatrice.

Son texte est un bijou théâtral joué remarquablement par Isabelle Defossé (Agathe) , Alain Eloy (Patrick) et Vincent Sauvagnac (Youri), mis en scène  par Georges Lini.



 

 

 

YOURI

Une pièce à la fois drôle, sérieuse et émouvante.

Tout dépend de chacun de nous dans la façon  de l’accueillir.

On ne pense qu’en rire ou au contraire on s’attarde sur les différents problèmes que pose l’auteur.

Olivier Celik (L’avant-scène théâtre )Dans l’œuvre dramatique déjà riche de Fabrice Melquiot , YOURI  est un texte singulier.

Melquiot est un auteur caméléon, un explorateur, un chercheur , un nomade qui possède un sens inné de la théâtralité et de l’harmonie dramatique qui lui permettent de s’aventurer vers ce qu’il ne connaît pas . Il a une oreille. Il est musicien.

Il a travaillé ce huis clos conjugal autour de l’adoption plus ou moins réelle, plus ou moins fantasmée,  d’un adolescent mutique rencontré au super marché – comme l’on jouerait d’un instrument.

« Youri » ouvert sur des espaces inconnus et inquiétants. Tout cela sur fond de comédie, de fantaisie, d’insolite, d’humour noir.


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Deux thèmes s’affrontent : celui de l’adoption et l’autre, la difficulté d’avoir un enfant…

Fabrice Melquiot (l’auteur) : Ce qui m’intéresse, c’est comment résonnent, dans le cadre d’une filiation établie juridiquement , les mots identité, altérité, appartenance , ressemblance.

Youri, c’est l’adopté et c’est l’immigré.

Dans un pays qui cherche à rétrécir nos appartenances afin de définir une identité valable pour tous,  j’ai voulu inventer un personnage qui soit comme une anguille, qu’on ne saisit que provisoirement , un être sans nom, sans voix, ou alors qui les revêt tous ; son passeport est une auberge espagnole , y entre qui veut. Manière de dire : Youri est Youri qui n’est pas Youri puisque Youri est un je qui est un autre qui n’existe sans doute pas , sauf en  fantasme ou en projection.

 

YOURI – COMEDIE  DU MAL-ETRE

 Une comédie formidable sur fond tragique qui parle d’aujourd’hui dans le rapport que certaines personnes ont avec l’adoption.

Que peut-il bien se passer dans la tête d’une jeune femme qui revendique jusqu’à l’obsession son droit le plus légitime et naturel d’être mère ?

Pour Georges Lini ,  cette pièce est une tragicomédie surréaliste.

 

 

 


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 Georges Lini( metteur en scène ): Que faire lorsque vous revendiquez votre droit le plus légitime d’être mère et que la nature , pas la vôtre qui plus est , celle de votre mari dont la semence trop faiblarde ne fait jamais mouche, refuse de réaliser vos voeux les plus chers ? Se résigner ? Suivre la voie légale des adoptions ?

Agathe, en pleine dépression , décide de réagir de façon plus radicale : elle enlève un enfant ! Et tant pis s’il a quinze ans, s’il est russe et muet par-dessus le marché et même qu’il bouffe les lettres de scrabble.

Une autre question se pose : Et le mari dans tout ça ? Il n’a qu’à bien se  tenir… Un papa aime toujours son enfant tel qu’il est…

 Ces propos de Georges Lini invitent à la réflexion tant pour la femme que pour l’homme !

– Isabelle Defossé , qui est Youri ?

  Isabelle Defossé : C’est un jeune pris en otage par une femme en manque d’enfant…

– Et pour vous  Alain Eloy ?

  Alain Eloy : On ne sait jamais réellement qui est Youri, d’abord, on croit qu’il est russe, puis finalement on pense qu’il est sino-congolais grâce à des passeports pas très fiables…C’est à se demander si finalement Youri n’est pas simplement fantasmé, si ce n’est pas un cauchemar car on arrive à des situations absurdes.

 – Et pour  vous, Vincent Sauvagnac qui jouez le jeune garçon, qui est Youri ?

   Vincent Sauvagnac : On ne sait pas vraiment…

 

 YOURI- UNE COMEDIE  DE L’ABSURDE , DROLE , CRUELLE, SATIRIQUE…

 

Les trois acteurs sont impeccables dans leur interprétation, gérée bien entendu par Georges Lini.

Ils sont vrais  Ils sont drôles, oui, mais émouvants.

Il y a des scènes qui sont tout à fait extraordinaires.

Vincent Sauvagnac assume  brillamment son personnage de Youri.

Ses regards – yeux grands ouverts – sont frappants.

 

 

 

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Georges Lini signe une mise en scène percutante, nerveuse, remuante, intelligente, sans excès, mélangeant avec sagacité le drame  et la comédie.

 

 YOURI – UNE COMEDIE TROUBLANTE A PLUSIEURS DEGRES

 A voir en urgence !

 

Assistanat à la mise en scène : Hélène Couvert

Scénographie et costumes : Renata Horka

Aide à la confection des costumes : Anaïs Tossings

Créateur lumière : Alain Collet

Régie : Malika Gouider

Stagiaire régie : Manul lvarado

Photos : Bruno Mullenaerts

(Avec des extraits de propos  publiés dans le programme du théâtre ainsi que des extraits du texte de la pièce et commentaires publiés à L’Avant-scène théâtre n° 1308 du 15 septembre 2011)


 Je ne veux à aucun prix dévoiler le déroulement de la pièce et son évolution. Je vous convie à la découvrir vous même au théâtre.

 

 YOURI/FABRICE MELQUIOT/GEORGES LINI

  Jusqu’au 31  décembre 2013

 

 

THEATRE LE PUBLIC (salle des voûtes)

Rue Braemt  64-70  1210  Bruxelles

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

Papa, je t’aime !

Tout est bien qui finit bien ce pourquoi Georges Lini a choisi une musique éclatante  pour terminer le spectacle : « Ode à la joie » de Beethoven.

 

 

 

 

 

« Le cœur d’un père s’agrandit avec chaque enfant »

(Jean Basile Bezroudnoff)

 « Le cœur d’une mère est le thermomètre des sentiments de ses enfants »

(She Lao)

 

Patrick : Le fin mot de l’histoire…

Agathe : Le fin mot, c’est qu’il est à nous.

 

Mon plaisir à moi pour clôturer cette note , est de vous faire écouter cette très belle chanson d’Yves Duteil   « Prendre un enfant par la main »

Merci  de votre attention.

 

Roger Simons

 

 

 

 

REARVIEW ( THEATRE LES TANNEURS)

 

Une histoire  qui touche au fantastique …




Guy, 27 ans, est au volant de sa voiture qu’il a baptisée Manu. Il la  conduit avec l’unique intention de fuir. Une fuite en avant sur les routes ontariennes.

Au  fil de la nuit et au gré  de rencontres, Guy cherche à se comprendre et revient sur son passé. Dans le rétroviseur, c’est sa vie qu’il voit défiler. Il va nous mener loin sur les routes, au fond de la nuit, dans l’intimité de son être.

 

Pendant  cette course vers l’infini, lui revient en mémoire ce qui s’est passé un jour dans sa chambre : l’apparition d’un moineau qui se frappe contre les murs. Il attrape l’oiseau et le libère. Le moineau s’envole sans se retourner. Sur l’instant, ce micro évènement ne le frappe pas outre mesure. Pourtant il se rendra compte trois jours plus tard comment inconsciemment cette simple action a été déclencheur d’une plongée en lui-même et comment cela a bouleversé sa vie.

 

 

Nous, spectateurs, dans la grande salle obscure, nous vivons cette aventure au rythme de cet homme.



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Un spectacle curieux ! Une histoire finalement pas facile à suivre ! Une histoire de miroirs déformants où se reflète toute une génération dans sa vulnérabilité et sa naïveté.

C’est une quête existentielle dans une langue vibrante et imagée qu’interprète tout en nuances ce jeune comédien Romain Cinter.

 

 

 

REARVIEW  – PREMIERE PIECE DE THEATRE DE GILLES POULIN-DENIS.

 

 

Une aventure initiatique où l’univers sonore et musical de Guillaume Istace et les lumières d’Amélie Géhin portent incontestablement le spectacle et font vivre le récit !

La langue oscille entre l’anglais et le français du Québec.

Pour Armel Roussel, c’est une expérience du langage.

Une langue étrange magnifiquement modulée par Romain Cinter.

Guy raconte son histoire, ce qu’il a vécu, ce qu’il vit, ce qu’il voit, ce qu’il ressent. Tout en nuance !  

 

La lumière  joue un rôle important dans le déroulement de l’histoire.

Une ambiance hallucinante  qui nous plonge  dans notre imaginaire !

 

L’acteur nous parle et se parle dans des filets de lumière et de son, un son percutant tout comme la musique !

 

 

 

DEBUT FRACASSANT D’UN ACTEUR !


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Romain Cinter est surprenant ! Il nous vient de la  Suisse et entre en scène  après ses études à l’Insas.

C’est important pour lui  ce spectacle tout à fait hors habitude. Cela lui apporte une expérience physique et initiatique qu’il nous fait vivre avec vigueur et tonicité.

 

 

Nous , spectateurs,  sommes embarqués dans cette histoire qui nous échappe à certains moments. Mais nous la vivons intensément  par le truchement  des propos et des émotions  du comédien talentueux.

 

Finalement et plus simplement , l’histoire est celle d’un road-trip qui part de Ville Mont-Royal jusqu’aux environs de Sudbury durant la nuit du 20 au 21 juin , dernier jour du printemps, symbole du renouveau et premier jour de l’été…

 

 

Septante cinq minutes  avec ce monologue d’errance, profondément psychanalytique.

La scénographie, la lumière et le son rendent concrète la complexité et les subtilités du texte sur la scène.Un univers sonore extraordinaire  qui  est   le deuxième personnage de la pièce et qui suit le récit.

 

 

 

REARVIEW / GILLES POULIN-DENIS/  ARMEL ROUSSEL/ ROMAIN CINTER



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Scénographie, costume et mise en scène : Armel Roussel

Assistant à la mise en scène : Salvatore Calcagno

Direction technique et scénographique : Nathalie Borlée

Assistant scénographie et sur titrage : Nicolas Spanoghe

Création sonore et musicale : Guillaume Istace

Création lumières : Amélie Géhin

Conseillère coiffure et maquillage : Urteza da Fonseca

Régie plateau : Bastien Saroléa

Régie son : Hjorvar Rognvaldsson

Régie lumière : Kevin Sage

Chargée de production : Gabrielle Dailly.

 

(Avec des extraits de propos publiés dans le programme du théâtre)

 

 

 

REARVIEW

 

Jusqu’au 23 novembre

 

 

THEATRE DES TANNEURS

Rue des Tanneurs  75 – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 512 17 84

 

 

 

Un spectacle-découverte !


Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

JOYEUSES PÂQUES (CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM)

 

Cette pièce de Jean Poiret a été créée le 17 janvier 1980 au Théâtre du Palais Royal de Paris avec , en tête de distribution , l’auteur de la pièce : Jean Poiret , avec pour partenaire Maria Pacôme. Et une mise en scène de Pierre Mondy.



 

 

 


 

 2013.  Cette comédie « de boulevard » est reprise par Roland Giraud et Maaike Jansen dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau.

 

 

Synopsis : Pendant le week-end de Pâques, suite à une grève d’avion sauvage , Sophie – l’épouse –  surprend son mari –Stéphane –  dans  leur appartement avec une toute jeune  femme , ravissante : Julie,  27 ans…Cela commence bien, de quoi passer de « bonnes » fêtes de Pâques.

 

Poussé dans ses retranchements , Stéphane finit par présenter Julie comme sa fille d’un précédent mariage dont il n’avait jamais parlé…et pour cause.


La suite…inénarrable…sur le grand plateau du théâtre…

 

 

 


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JOYEUSES PÂQUES  –

 

 

C’est  un vraie comédie dite de « boulevard » , comme on en voyait souvent dans les théâtres  parisiens à l’époque de la création de cette pièce, et qui attiraient à chaque fois une foule énorme.

 

C’est une pièce avant tout sur le mensonge, délayé dans le fou rire !

 

 

Les critiques   1980 :

 

 « Tel est le boulevard  selon mon cœur »  (Pierre Marcabru)

« Haro sur le démon de midi » (Patrick de Rosbo)

« La fête du rire «  (Jan Mara)

« Du bon théâtre » (Jean-Jacques Gautier)

« Le fameux rire de Poiret » (Réjane Tronel)

« Un remède anti sinistrose » (Marion Thébaud)

 

 

33 ans plus tard, cette pièce rigolote de l’extraordinaire Jean Poiret tient toujours l’affiche.

Mais il faut bien  dire qu’elle est décalée.

Et j’ajouterai qu’en Belgique , on reçoit moins  bien  les comédies de « boulevard »  qu’à   Paris.


JOYEUSES PÂQUES


 

Plus de deux heures de spectacle (avec un entracte très court) où les acteurs se déchaînent, en tête le remarquable Roland Giraud qui joue la pièce dans un rythme vertigineux.

 

Il est très aimé du public et il le mérite.  Nous n’avons jamais oublié son rôle dans le célèbre film de Coline Serreau «  Trois hommes et un couffin » aux côtés d’André Dussolier et Michel Boujenah.





 

 

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Coline Serreau : Quand Roland Giraud arrive sur le plateau , toute l’équipe est , soudain, de bonne humeur. Il lâche quelques blagues…se prépare…on rit…

Il émane de cet homme un comique étrange qui n’appartient qu’à lui ; un comique d’autodérision et de tendresse  involontaire parfois, mais aussi savamment calculé.

Quel bonheur de l’avoir avec soi.

 

Beau compliment mais tout à fait mérité.

 

 

 

C’est son épouse, tant à la ville qu’à la scène , Maaike Jansen,  qui tient le rôle de Sophie. Elle est  intéressante dans ses jeux de scène, ses regards sont éloquents.Une belle allure !

 

Marilyne Fontaine est la jeune et très belle Julie. Elle est craquante. Elle joue parfaitement son personnage.



 

 

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Encore cinq acteurs  pour interpréter les autres personnages :

 

Claire Conty (Fabienne)

Isabelle Tanakil (Madame Walter)

Olivier Pajot  Monsieur Walter)

Xavier Delambre (Frédéric Walter)

Sophie Artur (Marlène Chateigneau)


C’est une vraie fête sur la scène d’Auderghem avec des comédiens amusants , rôdés dans  ce genre de théâtre , mis en scène avec folie par Jean-Luc Moreau, l’un des plus grands metteurs en scène français, spécialiste du théâtre de comédie.

Assistante à la mise en scène : Anne Poirier-Busson

Décor : Charlie Mangel

Costumes : Emmanuel  Peduzzi

Musique : Sylvain Meyniac



 

 

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C’est sur joué mais dans une pièce pareille, c’est indispensable !

Le public s’amuse énormément, les applaudissements retentissent  à travers le spectacle et redoublent   à la fin de ces « Joyeuses Pâques »

 

Oui, une fête aux œufs de Pâques coloriés !

Ce n’est pas du Feydeau.

C’est différent , c’est du Poiret.


Et s’ouvre le rideau rouge …

 

La scène est un peu dans l’ombre… Stéphane apparaît , il est des plus nerveux.  Il donne de la lumière et l’on voit  Julie , jeune femme sexy, qui se précipite sur Stéphane…Elle veut le déshabiller et lui faire l’amour. Il résiste difficilement mais – ô horreur – la porte s’ouvre et surgit  Sophie…

 

 Ca démarre peut-être lentement mais on ne perd pour attendre. L’irruption  d’une épouse fidèle qui surprend son mari…jusqu’à aujourd’hui fidèle… cette nuit de Pâques…Aie aie aie, les œufs vont  s’ébrécher…

 

Et le spectacle continue dans des éclats de rire !



 

 

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On aime ou on n’aime pas.

A chacun son choix.

A chacun son plaisir.

 

 

 

JOYEUSES PÂQUES/ JEAN POIRET / ROLAND GIRAUD

 

Jusqu’au  24 novembre 2013

 

 

 

CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

Bld du Souverain  183  – 1160  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 660 03 03

 

 

« Qui dit un mensonge en dit cent »

 

Cela dit, quels sont les mensonges de Maurane ?

Merci de votre attention

A tout bientôt

 


Roger Simons