FEET AND FINGER’S SISTERS (CAFE-THEATRE LA SMARITAINE)

 



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PUB  DU BLOG

 

Bientôt : «  Comme un secret inavoué » de Jean Louvet et Frédéric Dussenne.

Dans la pénombre d’un huis-clos, un homme et une femme se rencontrent….

(Théâtre du Rideau de Bruxelles à l’Atelier 210)

 

Très bientôt :  » Le Cid  » de Corneille.

Un spectacle  de L’Infini Théâtre , mis en scène par Dominique Serron.

Une vision nouvelle de cette metteuse en scène dont on a pu voir tout dernièrement son magnifique travail sur   » Les mille et une nuits « …

On peu lui faire confiance !

(Théâtre de la place des Martyrs)

 

 Et dans l’immédiat :

 

 

FEET AND FINGER’SISTERS


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Vous est-il arrivé de danser avec des claquettes  dans votre appartement ?

Rêvez-vous de vous transformer en danseur de claquettes ?

 

Votre rêve peut se concrétiser en vous rendant, sans tarder,  ce soir ou demain soir  à La Samaritaine.

 

Marie-Sophie et Joëlle vous y attendent ! …Et j’aime autant vous dire que vous allez passer  70 minutes  fantastiques… 


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« Les claquettes ? C’est bon pour les denses du ventre »

 

 

 

20h30. Le spectacle commence. Et retentissent  les notes de musique émanant d’une composition de Duke Ellington.



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Vous qui n’avez plus 20 ans, vous souvenez-vous de cette musique générique de la célèbre émission de la Radio RTBF «  Les feux de la rampe » que j’ai animé pendant  de nombreuses années sur La Première ?

 Coincidence, c’est avec cette fabuleuse musique que débute le spectacle de Marie Sophie  et Joëlle…

 

 Marie-Sophie  Talbot (arrangements, compositions, piano , percussions, voix) et Joëlle Ribant  (chorégraphies, tapdance, trompette, voix)  folles des claquettes,  nous  transmettent leur passion  de la danse et de la musique tout en frôlant l’art dramatique, la clownerie et  la comédie.



 

 

 

 


Elles mélangent le tout : piano, percussions, trompette,  chant et bien entendu  claquettes. Fred Astaire les aurait applaudies.

Elles passent  par le classique, le ragtime, le swing , le be-bop , le pop,  l’early jazz , le jazz fusion…


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Elles sont amusantes , talentueuses et leurs façons  de jongler avec leurs claquettes est tout à fait différente de ce que l’on a pu voir dans les comédies musicales américaines.

Vous le pensez bien , j’ai voulu les rencontrer à l’issue du spectacle …





 

 J’ai eu un grand plaisir à les voir hier soir à La Samaritaine. Elles sont formidables toutes les deux.



 

 

 

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Elles ont été chaudement applaudies.

C’est génial, elles nous ont replongés dans ces moments  où l’on s’amusait…

 

Marie Sophie et Joëlle, on se fait un petit Astaire-Rogers ?

Rien que pour  le souvenir de ces années folles de la comédie musicale ?



 

 

 

 Et toute la salle se met à danser avec nos deux stars d’un soir…

 

FEET AND FINGER’S SISTERS

 

 

 

CAFE THEATRE  LA SAMARITAINE

 

(Direction artistique  et programmatrice : Huguette Van Dyck)

Rue de la Samaritaine  16  – 1000  Bruxelles ( Sablon)

Infos Réservations : 02 511 33 95

 

 

Merci à Vous,   Marie-Sophie et Joëlle .  Revenez- nous !

 

Voici l’adresse de «  Tap Show Company »  dirigé par Joëlle Ribant : Avenue de Jette  60- 1081  Bruxelles. Tél : 02 / 424 10 77



 

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Au salut final, nos deux artistes ont  demandé » aux spectateurs  ce dont il  avaient  encore l’envie et une voix au fond de la salle s’est écriée… Ecoutez bien, la chanson demandée…C’est amusant !



 

 

 

 

 

 

A vous revoir au plus tôt Mesdames.


LANCEMENT

 

 

Vendredi et samedi, autre programme à la Samaritaine : « CHRONIQUES » , oui d’accord mais quel genre de chroniques et avec qui ?  Surprise !

 

 

(Video et photos : Paul Freitas.)

 

 

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

NOUS SOMMES TOUS DES FAITS DIVERS (THEATRE DE LA CLARENCIERE)

 

Je veux être plus  complet dans l’appellation de ce Théâtre,  qui fait face à l’ex-RTBF , dirigé par Fabienne Govaerts : « Théâtre Littéraire de la Clarencière »

 

Fabienne, ex journaliste et responsable d’un journal littéraire  se fait fort de présenter des spectacles de haute qualité.

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Fabienne gère également un théâtre en Avignon toute l’année avec un renforcement puissant de représentations pendant la période du Festival d’Avignon.

 

 

NOUS SOMMES TOUS DES FAITS  DIVERS

 

Un beau spectacle, très intéressant,  inspiré des  nouvelles de Vincent Engel.

 

 

 

L’AUTEUR

 

 

Un jeune écrivain belge  de langue française, professeur de littérature contemporaine à l’UCL  (Université catholique de Louvain) et d’histoire contemporaine à  l’Institut des hautes études des communications sociales.

Il est aussi critique littéraire et chroniqueur au journal Le Soir ainsi qu’à la radio.

Il a écrit de nombreux ouvrages : essais, romans, pièces de théâtre,  nouvelles dont les trois que nous découvrons dans ce spectacle.

Et ce n’est pas tout : il a reçu de nombreux prix littéraires.

Son roman «  Raphaël et Laetitia » est le premier volet de sa  fresque italienne qui se continue avec «  Retour à Montechiarro »  ( Prix  Victor Rossel des jeunes en 2001) publié chez Fayard en 2001 et enfin «  Requiem vénitien », toujours chez Fayard en 2003.

 

 

« La fiction est aussi ce qui nous permet d’échapper à l’unicité du réel » (Vincent Engel)

 

 

 

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«  C’est la  fiction seule qui m’intéresse. Elle est porteuse de toutes les libertés. Elle peut dire  plus de choses que les essais, si pointus soient-ils ! » (Vincent Engel)

 

 

 

NOUS SOMMES TOUS DES FAITS-DIVERS

 

 

 

Ce spectacle a été créé il y a 17 ans au Théâtre Saint-Michel, mis en scène par le regretté Bernard de Coster et interprété par Michel Poncelet, l’un de nos grands comédiens belges que nous avons pu applaudir  la saison dernière entre autres au Théâtre de la place des Martyrs  dans  « Karl Marx ».

 

Et c’est le même Michel Poncelet, plus présent que jamais, qui reprend les personnages  sondés par Vincent Engel dans trois des nouvelles .

 

 

 

LE SPECTACLE  A LA CLARENCIERE

 

Bernard Lefrancq , comédien et metteur en scène  a sculpté avec doigté , humour et poésie  des individus , des non-héros , dans leur confrontation avec l’existence.

 

 

Bernard Lefrancq : Si vous voulez, des êtres face à leur destinée.

C’est un spectacle de mots charnels où nous , spectateurs,  devenons le voyeur de la vie…

 

 

 

Je tiens à féliciter Bernard Lefrancq pour sa mise en scène  bien fouillée, bien explorée pour chaque nouvelle auxquelles il donne vie  avec son copain, Michel Poncelet.

 

Bonne trouvaille que  faire se dérouler le spectacle  de la première nouvelle  dans le bar et de gagner ensuite la salle du théâtre.

 

 

INSERE

 

 

Nous allons bientôt  le retrouver  Bernard au Théâtre Royal des Galeries avec « La Revue 2014 » dont il est l’auteur et le metteur en scène avec David Michels, sans oublier son fameux  personnage du  ministre Colla.

 

 

NOUS SOMMES TOUS DES FAITS DIVERS  (suite)

 

 

Un homme élégant  prend place dans ce bar, c’est Antonio Araldi…

Un Italien, et cela se perçoit immédiatement  par le ton, l’expression et sa tenue  distinguée.


 

 

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Antonio Araldi : L’histoire dont je voudrais vous rendre compte aujourd’hui, inconnue ou presque du grand public, a bouleversé cet univers clos et singulier à plus d’un titre des collectionneurs de voitures.

 

Un drame longuement noué…

 

Stop, je ne vais pas vous raconter cette histoire tragique. Vous la découvrerez en venant ce soir  à La Clarencière.

 

 

Des traces de peur…

 

 

Nous avons gagné nos places dans le théâtre et surgit un policier, du style de ceux que l’on peut voir à la télé dans des « séries ».


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Il nous parle  d’un  crime qui vient d’être commis  et du travail que peut et doit exécuter la police criminelle.

Après  quelques  propos, il  remet son chapeau à la façon d’un Simenon et nous dit en s’éloignant :

 

Le policier : En deux ans de police criminelle, j’ai appris qu’il n’ avait rien à apprendre, ni rien à prendre. Gabin aurait été content.

 

 

 

 

 

 

Le Messie…

 

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La petite scène du Théâtre est recouverte  de fausses immondices.

Un «  Sans Abri » survient  dans une tenue  quelque peu débraillée, quelque peu  malpropre. Il revient d’une  « réunion ? »  d’où il a pu emmagasiner quelque petite nourriture mais surtout  il a bu solidement. Il ne tient plus debout.

Et ses propos, qui pourraient paraître sans intérêt au départ,  ceux d’un ivrogne, évoluent vite vers une autre dimension, un discours révélateur prononcé par un «  Messie clochard qui visite un cercle juif laïc ».


 

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Lui : Les gens du  cercle ne sont pas des gens comme moi, pas seulement parce qu’ils sont plus intelligents et ne vident pas les verres des autres. Je l’ai vraiment réalisé ce soir. Ils sont juifs !..

 

 

 


 

 

 

Bernard Lefrancq (metteur en scène) : Qu’il s’agisse de la mort, de l’amour, de la vérité, de la religion, de l’humour , les personnages nous dévoilent à chaque texte une part substantielle de leur existence.

Cette mise à nu, cet abandon  dans la passion, nous a poussés à axer notre travail sur une interprétation  de tous les sens.

 

 Michel Poncelet : Nous avons essayé de retrouver l’essence même du conte, de renouer avec la force des mots, de l’imagerie et , par là, de l’imaginaire.Nous avons voulu montrer , du comique au lyrisme,  les passions débordantes qui pouvaient surgir de personnages qui ne sont pas des héros.

 

Bernard Lefrancq : Si vous voulez, c’est la cour de récréation retrouvée où les enfants viennent raconter leur histoire par le filtre de leur imagination  pour aboutir au fantastique.

 

Michel Poncelet : Des vies dépeintes simplement avec tout ce que cela peut comporter comme piège, comme ironie, comme détresse ou exaltation.

 

 

Ces propos tenus par Bernard Lefrancq et  Michel Poncelet ne nous laissent pas indifférents. Tout au contraire ! On se fait de nombreuses réflexions sur ces trois personnages !

 

Excellents textes de Vincent Engel, qui nous donnent l’envie de découvrir son œuvre.

 

Excellente interprétation de Michel  Poncelet  qui  a croqué  ces personnages  en profondeur et qui nous les donne à découvrir.

Il réalise de magnifiques compositions  totalement diversifiées.

Il nous confirme ici le grand talent de comédien que nous lui connaissons.

 

Des trois personnages joués, pardon vécus par Michel Poncelet , c’est le troisième qui m’a touché  . Il y est vraiment formidable et profondément humain. 

Bravo Michel !

 

 

 

NOUS SOMMES TOUS DES FAITS DIVERS

 

Sondage de trois personnages livrés à la vie !

Trois tranches de vies posées sur le parchemin des faits divers.
Un superbe « seul en scène » en trois temps ! 

 

 

 

«  Les faits divers tissent l’humanité »

 

 

 

THEATRE LITTERAIRE DE LA CLARENCIERE

(Direction : Fabienne Govaerts)

Rue du Belvédère  2O – 1050  Bruxelles (à quelques centimètres du bâtiment Flagey)

Infos Réservations : 02 / 640 46 76


Avant de nous séparer , un peu de jazz avec Miles Davis.

Et tout de suite , vous prenez votre téléphone et vous appelez Fabienne Govaerts pour votre réservation du spectacle ce soir à 20h30. Bonne soirée.



Roger Simons



 


 

 

LA QUERELLE DES BOUFFONS (THEATRE ROYAL DU PARC)

 

Avant de vous parler de «  ces bouffons » , une belle musique de Christoph Willibald Ritter von Gluck extraite  d’ »Orphée & Eurydice » interprétée par ce grand musicien/pianiste allemand Wilhelm Kempff , décédé en  1991 à l’âge de 96 ans.

 


Voulez-vous passer une soirée tout à fait extraordinaire ?

Voulez-vous passer une soirée enchanteresse ?

Voulez-vous être bercé par des musiques mythiques ?

Si oui, précipitez-vous ce soir ou demain soir au Théâtre Royal du Parc , rue de la Loi n° 3  pour assister  et vivre pendant deux heures d’horloge  «  LA QUERELLE DES BOUFFONS »  racontée magnifiquement  par Dominique  Jonckheere et  jouée  amoureusement par l’Orchestre de Chambre Oratorio !

Faites-moi confiance, c’est tout simplement superbe !

 

Je me suis rendu hier soir au Théâtre Royal du Parc, un théâtre qui appartient  quelque peu à ma jeunesse lorsque j’y étais comédien.

J’ai assisté à ce concert ! Une merveille !  Un moment  prodigieux avec des musiques  de Gluck, Haendel, Lully, Telemann, Veracini, Mozart, Frédéric II de Prusse, Bach, Pergolese, Rameau,  et combien d’autres encore…

Dominique Jonckheere a l’art de raconter avec talent, compétence, amour, passion, virtuosité, enthousiasme  de courts moments de la vie de ces compositeurs modernes du XVIII ème siècle.

On sent aussi sa complicité  merveilleuse et professionnelle avec ses musiciens.

 

ORCHESTRE DE CHAMBRE  ORATORIO

 

Dominique Jonckheere a fondé cet orchestre en 1989 , qui réunit régulièrement un groupe de musiciens, fidèles bien sûr , les uns jouant sur des instruments modernes , les autres sur des instruments anciens.


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LE SAVIEZ-VOUS ?


Dominique Jonckheere est un scientifique de la musique ! Un féru de musique classique  oui, mais aussi de jazz. Son spectacle qu’il donnait tout dernièrement au Centre Culturel d’Auderghem  «  Bach to rock » en est une preuve tangible.

Bientôt d’ailleurs sortira son troisième album consacré au jazz-rock.

Et j’ajoute, mais ça vous le savez bien,  que  Dominique a publié  déjà deux CD  avec ces musiques jazz sous le titre de «  Bach to rock »  et évidemment plusieurs CD avec son orchestre de chambre oratorio.

Prochainement, je vous proposerai une rencontre avec cet homme d’une belle humanité.

 

LA QUERELLE DES BOUFFONS

Par l’Orchestre de chambre Oratorio

Dirigé par Dominique Jonckheere

Avec la participation de la soprano Laure Delcampe   et du ténor Nicolas Bauchau.

 

THEATRE ROYAL DU PARC

Jusqu’au  26/10

Infos Réservations : 02 / 505 30 30

 

L’avant fin du concert propose une composition magnifique de Jean Sébastien Bach : « Variations  de Goldberg » jouée au clavecin.

Les musiciens l’ont écoutée les yeux fermés. Et moi de même !

Dominique Jonckheere et ses musiciens  ont achevé ce brillant et unique concert avec une oeuvre magistrale du grand compositeur Frédéric II de Prusse.

Quelle superbe soirée  musicale !  Bravo  à tous ! Avec l’espoir de vous retrouver bientôt !

Avant de  boucler cette note, j’aimerais vous faire entendre un extrait des Variations de Goldberg jouées au clavecin par Pierre Hantai.

 

Roger Simons



PLATONOV (THEATRE 140)

 

LE THEATRE  140  FETE SES CINQUANTE ANS

UN BEL EVENEMENT !

 

En ce moment :

 

PLATONOV MAIS

 

Une œuvre de jeunesse de Tchekhov.

Du théâtre ! Du vrai théâtre ! Du théâtre fort !


 

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Un tout grand spectacle  magnifiquement joué, je dirais même vécu par sept brillants comédiens, attachés au  « Théâtre à cru » ( Tours) , mis en scène par Alexis Armengol.

 

Jo Dekmine (directeur du 140) : Tchekhov est bien là et surprenant, illustré de  chansons rockisantes  interprétées par les comédiens de la troupe.On les savait capables de tout, de s’approprier un écrit théâtral et de lui restituer sa vie propre, un peu équivoque dans ce cas précis , ils truffent d’interventions musicales les bavardages de Platonov et de son entourage un tantinet exsangue.

 

Oui, des bouts de chansons qui s’insèrent dans le texte, qui coupent les conversations, le tout d’une grande souplesse, d’une belle virtuosité, d’un grand plaisir, de beaux talents d’acteurs et…chanteurs et…musiciens !

 

PLATONOV MAIS

 

Pour trois soirs seulement au Théâtre 140, en texte adapté de Tchekhov par le metteur en scène et le concepteur.

C’est typiquement russe !

 

Jo Dekmine : Cette pièce  de jeunesse a le mérite de revisiter sans vraiment le vouloir, «  Les liaisons dangereuses »   de Pierre Choderlos de Laclos, quelque  deux cents ans plus tard, une nuance plus douillette. Un peu noyée dans la vodka !


Eh oui, Jo a raison : on boit beaucoup dans cette pièce, de la vodka…   du robinet.

Synopsis : Platonov a tout pour être heureux : époux d’une femme aimante, il séduit chacun par son humour corrosif et sa vivacité d’esprit.

Mais qui est vraiment ce Platonov ? Est-il capable de devenir adulte ?

Est-il capable de choisir son destin ?

L’action se passe durant un week-end entre amis.


 

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L’alcool, l’ennui et les femmes aidant, va placer Platonov à la croisée des chemins…La question posée : partir ou rester ? Et laquelle de ses amoureuses choisir ?

 

PLATONOV MAIS

 

Jo Dekmine : A l’ombre du drame mondain qui se joue ici, Tchékhov est toujours efficace. Il dessine ses personnages  entre médiocrité et fausse grandeur, celle de la séduction qui déroute.

L’occasion pour «  Le Théâtre à Cru »  de démontrer qu’il ne faut pas

«cuire » les mélodrames pour les rendre attachants. Important d’en souligner les « attendus », les sublimes banalités.

Pour moi, Platonov n’est pas un personnage recommandable, son excuse est de l’ordre du désespoir existentiel.


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PLATONOV MAIS : un concert fait de bribes musicales et ce,

 en plein cœur de la pièce et d’une façon inattendue.  Original !

 

Alexis Armengol (metteur en scène et adaptateur) : C’est une pièce électrique , violente , traversée par l’humour, emportée par l’énergie de la fête et la chaleur de l’été.

Les personnages, coincés entre deux mondes, réclament «  la vie nouvelle ». Nous sommes au point de bascule, tout semble possible,

Un nouveau départ ou la chute.

Au milieu de ce déséquilibre s’engouffrent le désir, l’amour, l’ennui, l’alcool, l’enlisement, la provocation et cette volonté de changement.

Et le refus de changement.

Je considère cette œuvre comme fascinante de  modernité.


 

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J’ai passé deux heures formidables hier soir à la vision de ce spectacle tant  pour la pièce musico/paroles que pour  le jeu des acteurs en osmose totale avec le théâtre russe, la mise en scène  vivante, cohérente, dynamique,  ainsi que le décor mobile, typiquement bourgeois russe.

Amusant de voir les sept comédiens, à la fin de la première partie, rengainer  meubles et accessoires et rendre le plateau vide  orné de colonnes, micros et matériel sonore.

 

PLATONOV MAIS…

 

Conception, mise en scène et adaptation : Alexis Armengol

Avec :

Stéphane Gasc

Céline Langlois

Alexandre Le Nours

Edith Mérieau

Laurent Seron-Keller

Camille Trophème

 

Guitare, batterie, chant et composition musicale : Christophe Rodomisto

Piano, rhodes, chant et composition musicale : Camille Trophème

Batterie, création et régie : Stéphane Bayoux

Scénographie: James Bouquard

Crédit photos : Marie Pery

 

TCHEKHOV EN MUSIQUE…

 

Jo  Dekmine : Anton Tchekhov écrivait Platonov à l’âge de 18 ans, écoeuré par le comportement des adultes de son temps, en l’occurrence de jeunes entiers désœuvrés. C’est sa période ado.

Le « Théâtre à cru »  en a gommé certains bavardages superflus au profit de chansons  bien vivantes qui ponctuent à merveille les aléas des états d’âme en question.

Jamais autant d’énergie  théâtrale pour parler de l’absence d’énergie humaine.


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THEATRE   140

Avenue Eugène Plasky  140  -1030  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 733 97 08

 

«  Le caractère est une force de la nature, l’absence de caractère d’autant plus ! » Tchekhov/Platonov)

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ZARATRHOUSTRA ( XL THEATRE DU GRAND MIDI)

 

« ..et ce n’est que quand vous m’aurez tous renié, que je veux revenir parmi vous.

En vérité, alors, mes frères, avec d’autres yeux je chercherai ceux que j’ai perdus ; c’est d’un autre amour que je vous aimerai alors. »

 

AINSI PARLA ZARATHOUSTRA


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FRIEDRICH NIETZSCHE  / BERNARD DAMIEN

 

Ce grand spectacle de qualité supérieure est le dernier proposé par  ce théâtre de l’XL THEATRE  DU GRAND MIDI  , fondé et dirigé par Bernard Damien, directeur, animateur,  adaptateur, metteur en scène, comédien.


 

 

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DU  NOUVEAU SUR LE BLOG…

 

Je vous propose une rencontre avec Bernard , dans son théâtre, pour quelques jours encore …Il  va vous raconter son parcours et vous conduire vers l’œuvre  philosophique magistrale qui a bouleversé la pensée de l’Occident :

 

AINSI PARLAIT  ZARATHOUSTRA



 

Vous vous souvenez de cette musique grandiose de Richard Strauss utilisée par Stanley Kubrick pour son film «  2001- Odyssée de l’espace »  réalisé en 1968.

 

RENCONTRE / INTERVIEW




 

PROLOGUE


 

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Quand Zarathoustra eut atteint l’âge de trente ans, il quitta son pays natal  et le lac de son pays et alla dans les montagnes.

Là, il se délecta de son esprit et de sa solitude et ne s’en fatigua pas, dix ans durant. Mais enfin son cœur se transforma et un matin, il se leva aux premières lueurs du soleil, se présenta devant lui et lui parla ainsi : «  Grand astre, que serait ton bonheur si tu n’avais pas ceux que tu éclaires ? Dix ans durant, tu es monté à hauteur de ma caverne : tu en aurais eu assez, un jour, de ta lumière et de ton trajet, sans moi, mon aigle et mon serpent… (Nietzsche)

 



 

 

AINSI PARLA  ZARATHOUSTRA


 

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Ce spectacle conçu et réalisé par Bernard Damien se joue  jusqu’au vendredi 27 octobre.

Vous avez encore la possibilité de le voir ce dimanche à 16h  ainsi que les mardi, mercredi, jeudi et vendredi à venir.


 

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En scène, sur le plateau rond :

 

Raffaele Giuliani

Anne-Marie Cappeliez

Francis Besson.

 

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Poète prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les hommes pour leur parler. Sa leçon essentielle : «  Vouloir libère ». Son leitmotiv : rejeter ce qui  n’est pas voulu, conquis comme tel, tout ce  qui est subi.

C’est le sens profond du fameux : «  Deviens celui que tu es »

Le surhomme nietzschéen est celui qui a la  plus grande diversité d’instincts qui s’opposent puissamment mais qu’il maîtrise.

La pensée de Nietzsche est un défi permanent. Elle échappe à tout système politique.

 

AINSI PARLA SARATHOUSHTRA


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Une très belle écriture.

Une adaptation intelligente.

Une mise en scène  harmonieuse

Un  jeu de lumière discret

Un décor musical hallucinant

Trois acteurs talentueux.


 

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Bernard Damien : Un jeune Zarathoustra proposé comme  « humain trop humain », tourmenté et subjectif, alliant la témérité à la prudence, les certitudes aux doutes, la joie à la douleur, le pleur au rire.

 Un hymne à la liberté et à la joie de vivre…

 

Pour vous laisser un moment dans cette atmosphère toute particulière,  et vivre encore  cette belle histoire dans votre imaginaire, je vous offre quelques mesures  du « Concerto pour violon, Mouvement n° 2 » de Philip Glass.

 

A tout bientôt !


« L’homme a besoin de ce qu’il a de pire en lui s’il veut parvenir à ce qu’il a de meilleur« 

(Nietzsche-Zarathoustra)


(Credit/Photos/Videos : Paul Freitas)

 

Roger Simons

 

 

LES MOUTONS (BALSAMINE)

 

Corinne à Corinne : Tu sais quoi Corinne ?  L’intelligence commence par la verticalité. Le mouton se redresse et en se redressant, il voit le monde et ses concitoyens. Le cerveau se repositionne. L’imagination est enfin parmi nous !

 

 LES MOUTONS

 Schieve Compagnie »

 Conception, écriture, interprétation et jeu : Elena Pérez et Lise Wittamer

Scénographie : Mathieu Chevallier

 

 

 

 

 

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Il s’agit bien de deux moutons, un blanc et un noir au sexe non défini qui n’ont qu’un seul modèle : l’Homme tel qu’ils l’imaginent : intelligent, pervers, érotique, complexe, manipulateur, inventif, cruel, spirituel, libéré sexuellement et perpétuellement angoissé par la conscience de sa mort prochaine.

 

 

 Les deux moutons (homos peut-être !) s’appellent Corinne et sont indécrottables, ca se voit au premier regard.

L’un est enthousiaste  optimiste, séducteur, l’autre est anarchique, tyrannique et cérébral, il chante d’ailleurs du Ferré .

Ils sont différents mais vont partir à l’aventure côte à côte.

Ils sont fascinés par l’être humain, par sa créativité, son intelligence.

Et les voilà partis donc à sa découverte…


LISE  & ELENA  / CORINNE & CORINNE


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 Lise Wittamer : A travers  le duo inséparable de nos bêtes absurdes,   nous voulons interroger ce que nous semble être réellement l’être humain : une drôle de bête contradictoire et illogique.

 

Et ça démarre alors sur des chapeaux de roue.

Et ça devient complètement fou !

Et ces deux moutons fascinés par l’humanité vont nous raconter leur périple.

Ah ! C’est quelque chose, croyez-moi.

 

ET CA BÊLE…ET CA BÊLE… BEEEEEEEEEE


 

 

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 Ce sont ces deux comédiennes, Elena et Lise,   qui sont entrées dans la peau de ces moutons et elles sont  tout à fait étonnantes  dans leurs mouvements physiques. Bêlement garanti ! L’une a les cheveux noirs, l’autre  a les cheveux faussement blonds (perruque).

Et les voilà avancées dans un langage direct, c’est le moins que l’on puisse dire, un langage affûté comme une lame de rasoir : la route, la rencontre, le pouvoir, la vulgarité ou la jalousie en sont de bonnes déclinaisons.

 

Elena : La distance de l’animalité permet de parler de l’humanité avec force, violence et tendresse, sans lourdeur.

 

Leur écriture est inspirée par celle de Rodrigo Garcia qu’elles trouvent drôle et dotée d’une lucidité qui cohabite avec la paranoïa.

Oui, le spectacle devient du délire !

Ce duo de moutons est inspiré des brebis de la bande dessinée «  Le génie des alpages » de F’murrr , de son vrai nom Richard  Peyzaret ,dessinateur et scénariste français.

 

 

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 Lise : La forme du duo est pour nous une possibilité de construire une pensée en la confrontant à celle de l’autre, forme dialectique idéale.

Et à partir de ce duo peuvent se créer toutes sortes de situations amenant la lutte comme le réconfort, la complicité comme la solitude.

 

 Corinne : « L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce que l’on a fait de nous ! »  C’est de Jean-Paul Sartre.

Corinne : Tu peux répéter Corinne ?

Corinne : Bien sûr, l’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce que l’on fait de nous.

Corinne : Merci Corinne.

 

 

 

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 Dites-moi, Lise et Elena, je peux vous appeler par votre prénom ?

 Lise/Elena : (souriant) Bien sûr.

 Ces deux moutons que vous représentez magnifiquement bien, ces deux moutons rêvent de liberté ?

 

Lise : A travers  le  duo inséparable de nos bêtes  dites absurdes, nous voulons interroger ce que nous semble être réellement l’être humain : une drôle de bête contradictoire et illogique. Et c’est dans l’affirmation et la  connaissance de cette contradiction que nous pensons transmettre toute  l’attention et la féroce tendresse que nous portons toutes les deux à cette «  bête humaine ».


Lise ,c’est le mouton blanc.

Elena, c’est le mouton noir.

 

Elena : Nos moutons n’acceptent pas les réponses divines. Ils n’ont qu’un seul référent : l’homme ! Et c’est cette fascination qui les mènera ailleurs. Cet idéal leur permettra au moins de chercher, d’expérimenter la connaissance et la jouissance qu’une vie peut offrir !

 

Lise : Se contenter est une chose, abdiquer en est une autre. Combien de femmes ignorent encore leur corps et donc leur propre plaisir ? Combien d’entre nous restent figés dans des priori sur ce qu’est une attitude vulgaire ? Combien d’entre nous avaient envisagé  d’être plus libre ? Alors plutôt que la préservation de leurs acquis de petits moutons, ces deux brebis continuent de rêver à la liberté, à l’égalité, à la fraternité…même si leur confort est mis en jeu !

 

 

 

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 LES MOUTONS

 

Voilà des propos intelligents, intéressants, extrêmement sérieux, réfléchis, positifs.

Mais comment ces propos passent-t-ils sur un plateau de théâtre ?

Toute la question est là !  

Riches de leur expérience et pour leur retour exceptionnel, ces deux femmes, deux actrices accomplies,   prennent des risques, des gros risques.

 

Comment dois-je prendre ce spectacle complètement délirant ?


La scénographie de Mathieu Chevallier est extraordinaire : un chantier abandonné .Tout est délabré, en désordre,  malpropre.

 Le spectacle est interactif dès le début où le spectateur est sollicité  de prendre place dans un coin du plateau. Où le spectateur est questionné par Elena et Lise. C’est amusant !

 

On s’amuse beaucoup, on rit beaucoup. Elles sont drôles toutes les deux surtout  le mouton noir, le mouton blanc est plus coquin.

 

 

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 Durant tout le spectacle, un peu plus d’une heure  tous les propos énoncés par Lise et Elena  apparaissent au cours du spectacle.

Est-ce que les spectateurs  les saisissent tous au passage ? Je n’en suis pas convaincu.

 Quelle vie chez ces deux «  moutons » !  Quelle exaltation !  Quel bagou ! Quel  brol sur le plateau !

Elles se trouvent dans le foyer du théâtre, donc plus de proximité, plus exposé , permettant des libertés très larges avec le public.

 

 

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                    (credit/photos : Hichem Dahes)

 Nos deux «  moutons » désirent, veulent se confronter de plus près possible aux humains, à l’homme, à l’humanité.

Elles veulent jouir, vivre, penser, chanter car oui, elles chantent des bouts de tubes.

Elles ont du talent, elles sont sympathiques en  diable. Elles sont généreuses.

Nous ne sommes pas dans un  théâtre conventionnel. Nous passons une soirée marrante, complètement  déchaînée. C’est décalé !

Et, je le répète, elles s’incarnent totalement  dans  les deux moutons.

Rentré chez moi, j’ai bêlé toute la nuit…J’adore  les moutons. Du reste, j’adore les animaux

Bonne route  à Lise et Elena.

 

LES MOUTONS

Avec Elena Pérez , Lise Wittamer et Renaud Garnier-Fourniguet ( le musicien)

Costumes et décor : Mathieu Chevallier

Conseiller artistique : Olivier Boudon

 Production : Schieve Compagnie

 

BALSAMINE

Jusqu’au 26 octobre

Avenue Félix Marchal  1  – 1030  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 735 64 68

 

 ET SI LES MOUTONS PARLAIENT, QUE DIRAIENT-ILS ?

 

« L’artiste  est un mouton qui se sépare du troupeau » ( Witold Gombrowicz)

Beeeeeeeeee


Roger Simons


 

CHRISTOPHE ALEVEQUE / THEATRE 140

 



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JE DIS NON NON NON


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L’homme aux monstrueuses actualités…

Et il en a sorti des monstrueuses, hier soir au 140.  Et pendant près de trois heures…en non stop…

 

Il a couvert toute l’actualité mondiale des simples faits divers incroyables et complètement « cons » jusqu’aux  terribles personnages politiciens.


La salle – comble à craquer – était morte de rire.  Il y avait une jeune femme  juste derrière moi, qui éclatait – et il n’y a pas d’autre mot – d’un rire énorme, jouissif, pratiquement à chaque mot lancé par Alévêque. Je n’arrivais plus à comprendre ce que racontait  le monstrueux Christophe.

 

 L’HUMORISTE FRANÇAIS  QUI NE RIT JAMAIS


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Un personnage que  cet  humoriste qui fonce, lève le poing mais dérape. Il grogne, il attaque, il s’énerve.  Tout l’énerve d’ailleurs. Il n’arrête pas de râler, de se foutre en colère, de s’en prendre aux fascismes domestiques, aux angoisses quotidiennes , aux manipulations médiatiques, à la domination religieuse de l’économie.

 

Tout le monde y passe ! Et pas des moindres !

 

Il s’accorde quelques pauses, enfin  il arrête ses propos horribles, méchants, cruels. Il arrête de gueuler et il se met à chanter, accompagné par ses deux musiciens : Maxime Perrin à l’accordéon  et Francky Mermillod à la guitare.

 

Il chante bien sûr les aberrations du monde,  la société ultralibérale, son goût pour la surveillance et il y va…

 

« Obéissance, allégance, garde-à-vous,  je dis non  non non»…

 

 Tonnerre d’applaudissements et rebelote ! Il enchaîne  ses harangues avec une certaine violence,  et balance un acide de mots les plus crus  à la face des ennemis publics : l’impunité des aguerris du pouvoir, la pensée unique et tiède, la résignation…

 

Il y va et de plus en plus loin , réveillant par  les éclats d’un rire  salvateur les dormeurs au ventres gras. Et Dieu sait s’il y en a !

 

 « Pourquoi violer les gens quand on peut les baiser ! »

 

 

Ses propos et ses gestes sont souvent d’une grande brutalité et même de vulgarité !

 

LES MONSTRUEUSES ACTUALITES

 

 De cet humoriste pas banal !

 

Les minutes et les heures s’écoulent sous la domination de ce braillard, de  ce criard.

 

Il  n’arrête pas de marcher  d’un coin à l’autre du plateau, de  se rapprocher du public , de tirer la gueule.

 

Dans un joyeux foutraque de papiers qu’il triture pour y retrouver ses bribes de textes, ses articles, il continue à nous lancer ses notes, ses prises de becs. Tout sans tabous, sans interdits, en liberté totalement incontrôlée…

 

Il terrorise, il secoue avec démence les idées reçues, les nouvelles croyances, tout et rien. Et toujours dans un rythme effréné  !

Il imite parfaitement Sarko !

 

 Sa démarche en scène  est  quelque peu copiée sur Guy Bedos et son gamin, Nicolas. Enfin c’est ce que j’ai cru constater.

 

 Réclamé par  un public surexcité,  il  leur accorde plusieurs rappels. On a l’impression qu’il n’a pas envie de quitter la scène. Et je le comprends ! C’est merveilleux quand on est artiste, d’être aimé de la sorte du public.

 

 Je le remercie d’avoir honoré Jo Dekmine, le directeur du Théâtre 140 qui fête durant cette saison le cinquantième anniversaire de sa direction du 140.  Dekmine, une personnalité unique du monde artistique belge.

 

Nous l’aimons et nous aussi le félicitons. Bon anniversaire Jo.

 

Christophe, vous restez encore deux ou trois jours avec vos amis belges ?

 

Christophe (riant, quel cadeau il me fait) : Je dis non non non . Venez me voir la semaine prochaine au Bataclan de Paris. J’y serai pendant quatre jours, du 21 au 24/10.

 

 

«  Merde » comme il aime à le répéter. Pourquoi pas ?




 

Texte : (style Christophe Alévêque)  Théâtre 140/Roger Simons

 



INFO DE PREMIERE

 

 

 

Le  Théâtre 140  reçoit ce samedi soir 19 octobre AXEL BAUER   en concert avec son Rock shamane .

 

Ca va craquer.



 

 

 

THEATRE 140

 

Avenue Eugène Plasky 140   – 1030  Bruxelles

 

Infos Réservation : 02 / 733 97 08

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OUF ( JARDIN DE MA SOEUR)

 


 

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Ils sont deux : un homme et une femme. ! Un couple quoi ! Pas nécessairement à la ville.

« OUF » est une comédie burlesque très bien rythmée , teintée de folie douce et d’irréalité.

Cinq  sketchs,   non cinq saynètes, ce terme convient mieux à ce spectacle.

Lorsque les lumières  s’assoupissent dans cet adorable Café Théâtre de l’ancien quai aux poissons, deux spots se braquent sur un lit double dans lequel se trouvent  l’homme et la femme. Elle se fait les ongles, lui lit la gazette. Ils coupent la petite lumière, s’embrassent et se mettent dans la position de la nuit. Elle s’endort tout de suite.


 

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Lui essaie de trouver le sommeil et il n’arrive pas  parce que sa compagne ronfle sans arrêt.

Il essaie par tous les moyens de  l’en empêcher, mais la jeune femme continue  ses prières de la nuit, se tourne et retourne… Il en a marre et alors……Alors..


.

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Et l’on entend une chanson qui nous va droit au cœur , écoutez-la !



 

 

 

Les spots reprennent leur service.  Le couple du lit réapparaît mais séparément. Tous deux, séparément toujours, gagnent une table de la salle, en plein milieu du public. 



Ils sont sensés participer à un concours écrit. Ils font connaissance, se sourient, se regardent… se plaisent, se séparent toujours séparément retenant le chiffre 7 ! Ils reviennent mais dans des personnages différents…

Et ils seront nombreux  à venir s’asseoir à cette table au grand plaisir des spectateurs.Il y aura comme une dizaine de couples très diversifiés.

C’est très amusant ! Beau travail d’acteurs !

Et le spectacle continue.


 

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Une petite vieille , toute douce , toute charmante , suivie d’un petit monsieur vraiment plus jeune du tout, ni alerte; ils s’expriment avec des gestes , des regards , cela devient  une petite histoire d’amour  comme on en voyait du temps du cinéma muet.

On assiste au tournage d’un film. Très bien imité ! A la fois drôle et émouvant !






 

 

 

 

Et le spectacle continue avec une bagarre . La jeune femme veut se suicider…C’est horriblement drôle !



 

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Et le spectacle se termine avec  le «  super homme » …


 

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OUF

Ils sont magnifiques ces deux jeune comédiens, plein de talent. Retenez bien leurs noms : Barbara Taquin & François Pinte.

Ils interprètent de nombreux personnages avec un vrai bonheur.


 

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              ( crédit/photos et videos : Paul Freitas)


Je suis heureux de les avoir découverts au « Jardin de ma sœur »

C’est bourré d’inventions et d’idées simples mais  c’est chouette !

J’ai beaucoup ri mais j’ai souvent été ému.

Ils reviennent au « Jardin de ma Soeur » dès ce mercredi  16/10 jusqu’à samedi prochain, chaque fois à 21 h.

 

OUF 

JARDIN DE MA SŒUR

A l’angle du Quai au Bois à brûler et de la rue du Grand Hospice – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 217 65 82

 

Dans la dernière saynète, on entend  Edith Piaf avec  sa célèbre chanson «  Mon Manège à moi » Cela peut vous faire plaisir de l’écouter ? Elle nous a quitté il y a cinquante ans …déjà.

 

Salut la môme !

 

 

 

Roger Simons

 

DES FLEURS POUR ALGERNON (WOLUBILIS)

 


GREGORY GADEBOIS

 

 

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Un comédien que vous avez très certainement vu au cinéma. Un comédien  tout particulier qui a obtenu le César 2012 du meilleur espoir masculin pour le film «  Angèle et Tony » réalisé par Alex Delaporte. Gadebois  y  interprétait le personnage de Tony, un martin-pêcheur. normand amoureux de la belle Angèle.

 

Ce grand comédien au physique différent, né en juillet 1976 à Gruchet-le-Valasse ( Seine Maritime), a été pensionnaire de la Comédie Française pendant 6 ans ( de 2006 à 2012). Il y a joué une vingtaine de pièces.

 

Et il a interprété «  DES FLEURS POUR ALGERNON » au Théâtre des Champs-Elysées  en 2012.

 

Cette pièce unique est devenue son cheval de bataille. Il a reçu d’ailleurs  le Prix du Meilleur Comédien au Palmarès du théâtre cette année 2013.

 

 

Le public le connaît bien et l’apprécie énormément. La preuve en a été hier soir au Wolubilis où la salle était comble et où l’acteur a été vivement acclamé pour son interprétation de cette œuvre pas ordinaire.

 

 

DES FLEURS POUR ALGERNON, un roman de science-fiction écrit par Daniel Keyes.

 

Une histoire passionnante, plus encore  dans l’interprétation de Gregory Gadebois.

 

 

 

Beaucoup ont lu avec intérêt le roman. Le théâtre en est une version écourtée. En quelques mots :

 

ALGERNON   est une souris de laboratoire. Elle a subi une opération du cerveau. Deux chercheurs veulent accroître son intelligence.Encouragés par les progrès extraordinaires d’Algernon , ils tentent l’expérience sur un homme , Charlie Gordon.

Charlie est simple, son QI ne dépasse pas 68. Mais il a l’envie d’apprendre, surtout grâce à Miss Kinian, son professeur dont il est secrètement amoureux.

L’opération est une réussite !

Commence alors le combat pacifique entre Algernon et Charlie sur fond de découverte du savoir, de l’intelligence, de la connaissance, de l’amour…

 

Charlie : Cette saleté de souris me bat à chaque fois…Je savais même pas que j’avais un QI et maintenant il va tripler…A quoi ils pensent les gens intelligents…J’aime faire du contrepoint. Mozart, Bach improvisaient des contrepoints jusqu’à six, sept, huit voix ! Fantastique !

 

 DES FLEURS POUR ALGERNON


 

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Grégory Gadebois est étonnant, fixé durant près de 90 minutes sur une chaise mécanisée.

L’action se passe dans un local de recherche scientifique.

Gadebois donne vie à  Gordon, simple d’esprit et cobaye volontaire d’une expérience médicale. Il le fait avec une justesse de ton impeccable.

Nous, spectateurs, suivons avec intérêt et passion même, les transformations et réflexions de ce Charlie attachant !

 Anne Kessler,  sociétaire à la Comédie-Française, a mis en scène avec  talent et discrétion Grégory Gadebois.

Ce roman culte de Daniel Keyes a donné lieu à de nombreuses créations dont un film oscarisé.

Aujourd’hui, elle est portée  au théâtre dans un monologue où incontestablement l’émotion et  le rire sont teintés d’effroi devant les effets imprévisibles des expériences scientifiques.

Dommage que ce spectacle ne se joue qu’une seule fois . Mais je pense que nous le retrouverons dans un avenir proche, ici ou ailleurs.


 

 WOLIBILIS JOUE AVEC DE GRANDS SPECTACLES  ENTRE AUTRES  :

 

DISCOURS A LA NATION

OCCIDENT

 VIVONS HEUREUX EN ATTENDANT LA MORT

 SPORT FICTION

 

Je vous ai présenté ces quatre spectacles lors de leurs créations à Bruxelles et à Mons. Je vous les recommande très vivement.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de les voir, vous pourrez les découvrir au Wolubilis.

Voulez-vous en savoir davantage ?  Plongez d’abord sur la note «  RE PUBLICATION », ensuite  sur les archives du blog, en cliquant sur   « rechercher » .Vous pourrez vous faire une opinion concrète sur ces quatre spectacles.

 

WOLUBILIS

Infos Réservation : 02 / 761 60 30

 

 TOUT BIENTÔT…

 Deux grandes stars françaises du théâtre et du cinéma  au Wolubilis :

 

PIERRE RICHARD  (28 et 29/11)




ANDRE DUSSOLIER  (11 et 12/12)




 

« L’essentiel du théâtre n’est pas l’auteur, mais le théâtre » (Jean Giraudoux)


Pour moi , l’essentiel  du théâtre est avant tout l’acteur!

 

 Roger Simons

 

MEME PAS VRAI (CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM)

 

Curieux titre de pièce ! On peut traduire par : «  N’est-ce pas ? »,« Pourquoi pas ? »…

C’est quoi exactement cette pièce ? Une comédie un peu folle , pour ne pas dire plus, écrite par Sébastien Blanc et Nicolas Poiret.Deux jeunes auteurs qui écrivent ensemble depuis une dizaine d’années.

 

MEME PAS VRAI  est une comédie ayant pour toile de fond la famille. Mathilde, la mère, déteste les secrets et quand il s’agit de cuisiner Arnaud , son mari et Michael, son fils, elle sait se montrer très active…Une drôle de famille   originale !



 

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Bruno Madinier (véritable star de la télévision française) joue le rôle d’Arnaud.


Bruno Madinier : La pièce tourne autour de la recherche de la sincérité plus que du mensonge. Je m’amuse beaucoup en jouant ce personnage. C’est une comédie qui fait rire  autour d’un sujet grave et même cruel.

 

Sa partenaire est également une comédienne très connue , Raphaeline Goupilleau.


Bruno Madinier : Elle est formidable. On s’entend très bien .C’est la première fois que je joue avec elle. C’est une partenaire magnifique, une espèce de métronome de la comédie.

 Il y a  quatre autres acteurs :


Thomas Maurion ( Michael)

Valérie Zaccomer  (Irène )

Anne Bouvier(Anne , une vraie folle)

Christophe Guybet (Bernard)

 

Ces  gens, la  famille et leurs amis, règlent leurs comptes l’un en  face de l’autre.

Ca pète le feu ! Les acteurs paraissent bien s’amuser (c’est important cela)

Pendant l’heure cinquante de la représentation , les personnages rient , s’engueulent , boivent , crient , se moquent l’un de l’autre parfois avec arrogance.

Et puis , pas loin de la fin de la pièce ,  éclate une certaine vérité, les vrais sentiments apparaissent, tout change et le rideau se referme.


Mise en scène : Jean-Luc Revol


Nous venons de baigner dans un univers des plus originaux.

 La pièce a été  fortement  applaudie hier soir. Il en sera de même (…pas vrai) jusqu’à dimanche  prochain, le 20/10 vers 18 heures.

C’est une création avant Paris !

 

MEME PAS  VRAI

 

CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

Boulevard du Souverain 183 –  1160  Bruxelles

Infos Réservation :  02 / 660 03 03

 

Prochain spectacle de « Paris Théâtre » :

 

JOYEUSES PAQUES   de Jean Poiret avec Roland Giraud (le comédien qui parle très vite) et Maaike Jansen, mis en scène par Jean-Luc Moreau.

Cela promet du plaisir !



(credit/photos : Paul Freitas)


A noter également la venue de l’immense comédien Francis Huster  le jeudi 24 octobre  pour la pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt  » LE JOURNAL D’ANNE FRANK ».

C’est toujours intéressant de retrouver Francis Huster…




Je présume que vous avez identifié au passage l’interview de Jean-Pierre Mocky, le réalisateur français le plus turbulent qui soit avec lequel j’ai passé  un jour à Cannes deux heures passionnantes et drôles. Il faut le connaître Mocky !

 

A vous  retrouver tout bientôt…


Roger Simons