YOUPI , C’EST LA RENTREE (2)

Bonjour Bonsoir !

Rendez-vous…ici… ailleurs… pour le plaisir…pour la découverte…pour réfléchir…pour applaudir…pour rire…pour l’émotion…rideau !

Au  fait, connaissez-vous  cet illustre Café-Théâtre   « LA SAMARITAINE » sis rue de la Samaritaine, à quelques mètres du Sablon ?

Connaissez-vous la directrice de ce lieu magique ? Oui, bien sûr ! Huguette Van Dyck, toujours souriante, toujours accueillante.


 

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Elle mérite certes tous nos compliments pour la programmation de ses spectacles  et dieu sait s’ils sont nombreux, un ou deux chaque semaine. Et à chaque fois  de qualité, que ce soit des concerts ou du théâtre.

L’ambiance y est extraordinaire.


Huguette : Sans prétention aucune,  j’ai proposé, pour la saison 2011/2012, 46 spectacles au cours de 187 soirées où j’ai eu le plaisir  d’accueillir mon cher public.

 

Et il en sera de même  pour la nouvelle saison théâtrale 2013/2014. Jugez plutôt. En avant-première,  je vous propose  de jeter un œil (et pourquoi pas les deux !) sur les bons moments qui vous attendent …


 

 

 CHIMERES BLEUES  , une rencontre entre deux univers décalés : le ragtime mélancomique , l’inspiration, classique , les sons électroniques d’Olivier Terwagne(chant, claviers, accordéon, toys) et le jeu de guitare original de François Degrande nourri par le son argentin et le picking légèrement country

 (chant, charango, guitare)

 (le mercredi 4 septembre à 20h30)

 

 

 

 

 SANDRA LIRADELFO,  une jeune chanteuse belge qui cisèle les mots et la langue française avec passion. J’aime ça : la passion !

Elle vous parlera  de Son Univers, il paraît que c’est un truc alambiqué, mais simple à la fois  où règnent la poésie, l’humour, la sensualité !

Antoine  à la trompette et aux percussions ainsi que Marine au violoncelle, l’accompagneront.

 (du jeudi 05/09 au samedi 07/09)

 

 

 


 LOLA BONFANTI, une autre chanteuse et contrebassiste, jouera ses contrastes de ses amours musicales qui se bousculent entre ballade-jazz, swing, pop et ses compositions originales.

Victor est à la guitare, Gaspard au saxe ténor, Ben à la batterie

 Cela promet du rythme !

 

(le mercredi 11 septembre)

 

 

 

 

THE WILD PARTY d’après le roman de Joseph Moncure March, mis en scène et adapté scéniquement par Frederik Haugness , avec Laurent à la batterie, Samuel à la basse, Grégory à la trompette et Mathieu au piano.

Et ce grand comédien  (que vous avez applaudi la saison dernière dans     « Claque ») : Benoît Verhaert , de retour à la Sama pour vous raconter cette histoire d’amour, d’alcool, de sexe et de jazz qui nous plonge au cœur du New York des années , en pleine prohibition.

Ce spectacle a déjà été joué  plus d’une fois mais croyez-moi, il mérite vraiment d’être revisité.

Ca chante,  ça danse, ça boit, ça sniffe, ça hurle, ça pleure, ça touche et  les quatre musiciens ainsi que Benoît sont formidables.

 

(du jeudi 12 au samedi 14 septembre)


 


 

 

 Un violon , une contrebasse , trois guitares et une voix vigoureuse, c’est le groupe des J.J.B (Jeune Jazz Belge).

C’est un univers tendre et en même temps animal , qui fusionne avec l’énergie explosive du jazz manouche…On imagine Django et Stéphane Grappelli échangeant des solo , accompagnés par une section rythmique à l’esprit punk pendant que Tom Waits , Jacques Brel et Louis Amstrong récitent leurs plus sombres histoires.

LA FEMME BELGE , c’est quelque chosez d’intensité apocalyptique…

Ils se nomment : Sam Coenegrachts , Geert Van Haelen, Frédérique Everaert, Filip Vandebril et Rik Sturtewagen.

 Et après ? De la musique, encore de la musique  et des chansons avec entre autres : Melissa Bruscella  et sa « Joséphine…Baker »

 

 

 


 

Et ensuite Ann Gaytan dont  Léo Ferré a dit : « Cette fille est comme un outrage à l’imbécillité de ce métier »




(Mélissa, du mercredi 18 au samedi 21 septembre – Anne, du jeudi 26 au samedi 28 septembre)

 

Et alors, vous ne trouvez pas ces programmes  magnifiques ?

Réservez ou prenez vos renseignements  au numéro : 02 511 33 95

 

Et bon plaisir…

Tout bientôt : « Youpi, c’est la rentrée » 3 !

Et dans l’immédiat, une vieille chanson française de Paul Misraki et André Hornez, créée par Charles Trenet et interprétée dans sa version moderne par  Patrick Bruel et Johnny Hallyday «  Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux… »

 

Roger Simons

 

 

 


 
 

 

 

 

 

 

YOUPI ! C’EST LA RENTREE…( Note 1)

 

 

Profusion  exaltante de spectacles tant à Spa qu’à Bruxelles durant ces deux mois de l’été 2013,  j’ai vu une quarantaine de pièces et pratiquement toutes de super qualité.

 

Je partage totalement  les impressions  de Mijanou, spectatrice attitrée du blog,  qui a concocté un dossier remarquable sur  les onze jours du Festival Royal de Théâtre à Spa.

Vous pouvez en prendre connaissance  sur mon  blog  « les feux de la rampe »  sous le titre de : SPA VU PAR MIJANOU.

 

« L’action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu’ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, les tartufferies ». (Antonin Artaud)

 

FLASHS  – PREMIERS  JETS DE SPECTACLES !

 

Bruxelles. Saint-Josse ! Direction : rue de Braemt n° 64-70 pour rejoindre  ce grand théâtre à trois salles qu’est LE PUBLIC !

 

RACE   de David Mamet.

Un homme blanc et puissant est suspecté d’avoir violé une femme noire…

 

PROMENADE DE SANTE  de Nicolas Bedos

Une jeune femme écoute de la musique, assise sur un banc dans un parc.

Un homme surgit et écrabouille la petite radio…

 

MADAME MARGUERITE  de Roberto Athayde

Marguerite est le fantasme du prof qu’on aurait bien voulu croiser une fois dans sa vie de lycéen…

 

Trois grandes pièces, d’origine différente :   USA, France, Brésil.

 

FLASH

 

Bruxelles. Etterbeek, rue Père Eudore Devroye n°2,  près de Montgomery.

 Collé au collège, le THEATRE SAINT-MICHEL qui a repris son souffle   et entame une nouvelle carrière gérée par un jeune comédien que je vous présenterai tout bientôt…

 

FLASH

 

J’espère que vous êtes un adepte de l’XL THEATRE  sis rue Goffart 7a, en plein quartier d’Ixelles.

Bernard Damien, le directeur,  va y faire ses adieux en présentant quatre spectacles : le premier étant une œuvre de Neruda  LE PRINTEMPS DU MONDE, le deuxième de Feydeau ECLATS DE RIRRRES , le troisième

COQUINS COQUINES…, le quatrième et dernier AINSI PARLA ZARATHOUSTRA  de Niezsche…

 

FLASH

 

Près du Cinquantenaire, au numéro  210 de la chaussée St Pierre, l’ATELIER   210 ouvre sa saison avec WELTANSCHAUUNG, un moment de théâtre tout particulier, un triomphe en Avignon…

 

FLASH

 

Descente sur le centre-ville,  à trois pas de la célèbre place de Brouckère , à deux pas de la rue Neuve , une autre place , historique , détruite ,  reconstruite , éternellement en travaux bientôt terminés : place des Martyrs  et faisant face  à la crypte funéraire , un théâtre baptisé bien entendu  LE THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS.

Alceste, accompagné de Philinte, Célimène, Oronte, Arsinoé franchissent les portes du  théâtre, s’y installent et discutent un brin moliéresque  qui devient bien vite une vive dispute…

L’auteur me prie de vous rappeler son œuvre : LE MISANTHROPE !

 

« Je mens ! Tu mens ! »

Ne cherchez pas chez Molière, c’est du «  Susann Heenen-Wolff »  mais toujours dans le même lieu…

 

FLASH

 

Préparez-vous  à passer vos nuits rue de la Loi, face aux bâtiments où se réunissent  les politiciens…C’est un théâtre ancien mais ô combien  moderne dans lequel vont se dérouler   les mille et une nuits inspirées de contes traditionnels. Vous pouvez faire confiance à Dominique Serron !

 

FLASH

 

Le théâtre du Rideau de Bruxelles déménage une nouvelle fois en s’installant pour une courte période dans un autre théâtre : POEME  2, rue d’Ecosse n° 30.

Au départ, un festival (décidément, cela continue pour moi les festivals) :

RRRR FESTIVAL  avec quatre pièces : (dans le désordre) TARZAN  – SEULS AVEC L’HIVER- LE PIRE TROUBLE DES CHOSES – MAGNIFICO  et de nombreuses lectures. Un festival innovateur !

 

FLASH

 

Bois de la Cambre. Il y fait bon se promener et  faire une halte au THEATRE DE POCHE, Chemins du Gymnase, numéro 1a.Une belle découverte avec la pièce de Dennis Kelly ORPHELINS…

Le Théâtre de Poche est un théâtre d’exception et en plein bois, c’est génial !

 

FLASH  FLASH  FLASH  FLASH

 

D’autres lieux…D’autres découvertes…D’autres plaisirs … Dans les heures à venir…

 

« Qu’en un lieu, qu’en un jour, un  seul fait accompli

    Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli » (Boileau-Despreaux)

 

Merci de votre attention.

 

Roger Simons.


 

GIL DIONISIO

 

 Amis du blog, ce nom qui apparaît au titre ne vous dit probablement pas grand chose .Vous allez  le découvrir par l’intermédiaire de Paul Freitas dont vous voyez souvent le nom affiché en fin de note pour ses photos et videos. Ce que vous devez savoir , c’est que Paul est belgo portugais , né en Belgique, devenu  artiste peintre. Retourné à Lisbonne pour y passer ses vacances, il a rencontré ce Gil Dionisio, et du coup, il l’a interviewé.Paul nous propose  son reportage pour  » les feux de la rampe « 

Comme on le dit en radio :  » Ici Bruxelles , à vous Lisboa ! A toi Paul , bon dia.

 

 

 

 

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                         Un être à part , GIL DIONISIO , doué d’une créativité exceptionnelle.

     

Pour vous en convaincre écoutez ceci : du violon, aux bruits, aux sons électriques, distordus, amplifiés.

https://soundcloud.com/gildionisio/i-good-morning-iossif

Ses bases musicales sont le jazz .

Parti en Roumanie , il a apprit en autodidacte à jouer du violon ou plutôt à vibrer avec son instrument ,et avec lui à sortir de sa voix le cri originel de sa musique , sauvage , sophistiquée , sensuelle , abstraite et contemporaine.

Ses influences viennent du free-jazz, de la musique expérimentale , tziganes , arabes et de diverses  ethnies . Une musique abrupte, mélodique, expressive …un état d’âme à ne rater sous aucun prétexte. .Un vent de liberté qui vous entraînera vers d’autres horizons…

Ici , il se produit dans le cadre du festival AoGosto qui a eu lieu à Intendente ,quartier populaire de Lisbonne où ont été invités d’autres artistes  : ceux du  théâtre ,de la danse ,de  performance , vidéo, musique, installation, photographie, cinéma et arts plastiques.

 

 

http://cargocollective.com/gildionisio

http://cargocollective.com/gildionisio/a-SOLO

http://cargocollective.com/gildionisio

 

Interview :

 

Désolé pour cette interview qui est en portugais mais dont le contenu se retrouve en français dans les quelques lignes plus haut.

 

Paul Freitas

(crédit/photo,vidéo : Paul freitas)


Intéressant ce reportage. Merci Paul .

J’aime le Portugal. Je m’y suis rendu souvent pour faire des émissions en duplex Bruxelles Lisbonne, pour y rencontrer des artistes , comédiens ou musiciens. J’ai rencontré  il y a de cela de nombreuses années l’extraordinaire  déesse du fado  : Amalia Rodrigues.  Quelle femme étonnante.

J’ai voyagé un peu partout au Portugal mais plus particulièrement en Alentejo , une région cher à mon coeur. Evelyne Bertiau , ex-monteuse-film,   à la RTBF et moi , avons  réalisé  un programme   d’une heure trente sur cette région destiné aux conférences  » Voir le Monde « ! Peut-être l’avez-vous vu dans votre région ! Des moments merveilleux fixés sur mon disque dur.




Muito obrigado Amalia !


Roger Simons







SPA VU PAR MIJANOU

 

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SPA , le festival  2013  !

SPA où notre spectatrice attitrée, Mijanou , a suivi  avec passion  toute la programmation théâtrale. Elle nous communique ses impressions.


MIJANOU – ENVOYEE SPECIALE A SPA


Attention, c’est parti pour un long, long « article » … prenez votre élan pour me suivre jusqu’au bout…! …

C’est la première fois que je participe à un festival de théâtre « en entier » . J’utilise volontairement le verbe « participer » ! Certes, je n’étais pas sur scène, ni membre d’une équipe technique ou autre … mais, suivre un festival  à un rythme aussi soutenu, vous donne l’impression d’être comme « partie prenante » de l’événement ! Et puis, comme les organisateurs l’ont bel et bien précisé, lors de la séance de clôture : « Sans spectateurs, il n’y aurait pas de spectacles ! »

Donc, soyons fiers de notre statut de « spectateur ou spectatrice  » !!!

 Ah, la passion du théâtre …  Je n’en suis pas une totale « accro » , comme votre chroniqueur Roger Simons …:-) 🙂 🙂 … Toutefois, je pense que je ne pourrais plus m’en passer, maintenant que j’y vais de plus en plus souvent ! Méfiez-vous : c’est contagieux !


MIJANOU NOUS RACONTE…


Ce qui m’a semblé fabuleux dans le fait de faire ce « marathon de théâtre » à Spa, cet été ?

… la diversité des formes de théâtre : seul en scène, opéra-comique, comédies, tragi-comédie, vaudeville, récits de vie théâtralisés etc …

(Tiens, il n’y avait pas de « théâtre-action » … Dommage !)

… la richesse des sujets abordés,

… le nombre impressionnant de comédiens à l’affiche, …

Bref, une variété qui fait qu’il n’y a aucune lassitude, et que l’on peut savourer 3 spectacles le même jour, sans fatigue, sans baisse d’intérêt !

Oui, un festival tel que celui-ci, peut satisfaire toutes vos envies, toutes vos curiosités, les spectacles à l’affiche incluant aussi bien la musique, que le chant, un peu de danse, la littérature, la poésie, le conte, le récit légendaire …


 

 

 

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Le plaisir visuel était présent aussi : j’ai pu admirer tantôt un décor(harmonieux et astucieux dans l’Amant Jaloux par ex) , des costumes (ceux de Gaby Montbreuse), de très beaux visages d’hommes, de femmes … je ne peux tous les citer !!! Ce fût un voyage où la beauté était présente…

 Ce programme intensif m’a fait rire, réfléchir, pleurer (enfin presque !), m’interroger …
Il m’a étonnée, révoltée, interpellée … Je pense à ce que j’ai appris sur les conditions de vie des premiers travailleurs immigrés Italiens (La Turnata) … ou aussi la phrase de Sarkozy aux « adeptes de la repentance, à propos du colonialisme (citée dans « Celui qui se moque du crocodile… ») :

« … de quel droit demandez-vous aux fils de se repentir des fautes de leurs pères, que souvent leurs pères n’ont commises que dans votre imagination ? »

Oui, un certain théâtre vous fait vous poser des questions… Il vous pousse à vous renseigner sur un sujet, en tout cas ! … Merci Internet !

Quel spectacle enrichissant pour la connaissance de l’Afrique par exemple que ce « Celui qui se moque du crocodile… » et tout cela au sein d’une belle histoire d’amitié ! 
Le théâtre vous permet de vous instruire en sociologie, en psychologie, en politique, en histoire, en sciences … Rien de tel que le théâtre pour celui qui n’a pas eu la chance de faire de longues études! 

Et si le théâtre nous faisait découvrir la Vie tout simplement  ?… mais trêve de digressions, venons-en, plus en détails, à ce Festival Royal de SPA, édition 2013 !!!  … « Royal » car il en a le titre … et « Royal » car ce fût un régal de Roi … pour moi … enfin un régal de Reine !


 

 

 

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Tour à tour, j’étais emportée dans le monde des émotions …(citons par exemple une très belle chanson douce, exécutée par Laure Godisiabois dans « La revanche de Gaby Montbreuse » )… puis entraînée dans l’humour critique et la plume acérée des textes de Pierre Desproges … ou franchement amusée par un bon vieux vaudeville (merci Feydeau) si drôle, plus malin qu’il n’y paraît, et encore bien actuel dans ses descriptions psychologiques de l’éternel masculin !!!

Pas de spectacle que l’on pourrait qualifier ‘hyper-intello » ou de véritable « avant-garde » … mais bien, de nombreux thèmes originaux, traités de manière novatrice : l’amitié par exemple dans « celui qui se moque du crocodile ».


 

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A souligner : -des spectacles de personnages et comédiens-hommes, vibrant d’émotions…. d’émotions presque « féminines » !

Je m’explique : les êtres masculins évoluent … dans la Vie, comme au théâtre !!! Ils partagent, ils montrent leurs émotions ! Et comme c’est beau !

 J’ai été touchée par plusieurs comédiens-hommes eux-mêmes très bouleversés, emportés par leur création ou leur rôle :

-ainsi, le comédien Belge, d’origine Italienne Hervé Guerrisi dans « La Turnata »…

-le comédien Africain Ansou Diedhiou, dans la pièce « Le coeur des enfants léopards »  qui a réalisé la prestation difficile de jouer proche du public,  sans estrade, dans la salle des fêtes.

-Guy Theunissen et son ami-comparse Camerounais François Ebouele, dans « Celui qui se moque du crocodile n’a pas traversé la rivière » … ils évoquent par exemple tous deux leurs pères respectifs disparus, et cela d’une manière si personnelle et subtile …

-et enfin, le comédien français qui interprétait le grand Indien dans « Vol au dessus d’un nid de coucou ». Lors des salutations, il devait être encore extrêmement troublé ; sans doute avait-il du mal à laisser-là son personnage, tant il l’incarnait à la perfection. Ce n’est qu’après avoir enlevé sa perruque qu’il esquiva un très furtif sourire. J’aurais voulu l’interroger, recevoir ses confidences sur les sentiments qu’il pouvait éprouver … Mais, il ne s’est pas montré au bar … il a disparu dans les grandes prairies, vers l’Ouest, tout comme son personnage lorsqu’il s’échappe du centre psychiatrique !


 

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 Côté féminin : trois spectacles avec 3 femmes ! 3 X 3 = 9 … comédiennes !

 Mon tiercé gagnant pour ces 3 trio ? Et bien, j’ai beaucoup de mal à départager « Trois femmes » et « Chaos » ! …

Dans les 2 cas : textes subtils, personnages non stéréotypés, attachants, jeu talentueux des comédiennes, construction dramatique intelligente … Impossible de les départager !

Je préfère peut-être « Chaos » pour sa modernité, pour le rire qui surgit…. mais j’apprécie aussi tellement « Trois femmes » pour la profondeur des sentiments … Donc : vainqueurs ex aequo !

Un petit « Coup de chapeau », pour la comédienne Bernadette MOUZON, si « vraie de vraie » quand elle incarne ce personnage de la Mère, dans les scènes avec sa fille dans la cuisine, dans « Trois femmes » !


 

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 Quand aux trois « Pâtissières » je devrais essayer de me taire car, tout simplement, c’est le seul spectacle vu cet été à Spa, où j’ai trouvé le temps long, même très long !!! Pour différentes raisons, même si le sujet au départ m’intéressait vraiment ! Ni le texte, ni la manière de développer les thèmes abordés (intéressants en soi pourtant, cette disparition du beau commerce artisanal) … ni les 3 personnages, ni le jeu trop accusé à mon goût, (qui fait un peu « vieux théâtre »), ni les décors (lourds à manipuler et qui brisent le rythme ) … n’ont trouvé grâce à mes yeux ! Mais, chuuut… ne le dites à personne !


LE FESTIVAL VU PAR MIJANOU -( suite)

Que dire encore ?

J’ai croisé … des personnages disjonctés qui m’ont fait rire aux larmes dans « Le salon d’Achille » ! Toutefois, un programme avec quelques références sur l’œuvre du poète Achille Chavée aurait pu éclairer certains spectateurs qui se disaient déçus de ne rien comprendre … Est-ce que vraiment « rien ne rimait à rien » ? N’entre pas qui veut dans le surréalisme ! Pour ma part, j’ai sauté à pieds joints dans cet univers … mais, tiens, cet Achille n’est-il pas né à La Louvière, ou à Houdeng-Aimeries, le bastion de mes ancêtres ? Il faudra que je fasse une recherche !

Merci encore Internet !


 

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 J’ai admiré la prestation de Bernard Sens dans « Amok ou le fou de Malaisie » , même si j’ai regretté que le personnage de la femme qui inspire l’ amour et le désespoir du médecin soit curieusement évoqué …

J’ai ré-apprécié, sans m’en lasser, les textes  de Desproges ; bravo à Dominique Rongvaux de si bien nous les faire savourer !

 J’ai été impressionnée par des pièces « mine de rien » qui sous des dehors de simple comédie, transpirent d’idées cachées au second plan, ou de 2ème lecture, ou 3ème lecture possible … cachant des réflexions qui portent bien plus loin qu’il n’y parait. Je pense à « Like a virgin » de Sophie Landresse. Mais, bien-sûr, « Occident », mis en scène par Frédéric Dussenne, dans toute sa force, sa subtilité et par l’interprétation grandiose des 2 comédiens, est un modèle du genre.


 

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Je n’ai pas vu « Les amis de Carole », donc je n’ai pas d’avis à ce sujet… les avis du public étaient apparemment très partagés.


Mon petit palmarès personnel ? Je précise tout de suite, qu’en fait, il est impossible d’établir un vrai classement face à des spectacles aussi différents …Je préférerais donc dire qu’ils sont tous « premiers » dans leur catégorie !!!  (sauf 1… mais chuuut!)


 Mais, tout de même… lançons quelques « Hip Hip Hip … Hourra » …juste pour le plaisir !

 -une Palme d’Or ? …  « Vol au-dessus d’un nid de Coucou » bien-sûr !  Une toute grande œuvre théâtrale Américaine … Une équipe de tout grands comédiens français, de retour du festival off d’Avignon… Mon enthousiasme n’a pas de limite !!!

 -un Prix pour la fantaisie, la créativité, l’originalité :  « Celui qui se moque du crocodile … »

 -un prix pour Laure-Gaby Montbreuse que je revoyais pour la deuxième fois, en l’appréciant plus encore

 -un prix du mérite et de l’effort pour les Baladins du Miroir qui se sont lancés dans la grande épopée de « La Bonne âme de Se-Tchouan » …une grande production aventureuse.

 Mon « coup de cœur », le spectacle qui m’a spécialement touché, personnellement ?

« Tour de Piste » ! Pour le texte magnifiquement ciselé de Christian Giudicelli (auteur Français présent au festival) et pour l’interprète Stéphane Hillel. Ne ratez pas ce récit de vie, d’une vie toute simple, qui peut nous ressembler. Je vais dévorer cet automne tout ce que cet auteur a pu écrire (Ah oui, j’oubliais :  le théâtre vous donne envie de LIRE !!! )


 

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Et enfin : une « Mention Spéciale » (et un Bravo les Artistes) aussi pour un spectacle hors festival – un spectacle « OFF » en quelque sorte, comme à Avignon : « Le médecin malgré lui » de Molière.

Spectacle en plein air, sous de beaux grands arbres, dans les jardins du Musée du Cheval. Une vraie fête du théâtre, comme au temps jadis, avec des comédiens au grand cœur, des saltimbanques sur des tréteaux avec un décor minimum. Un théâtre champêtre, une mise-en-scène bien actualisée de Bernard Lefrancq, irrésistible dans le rôle du Père, et un comédien-médecin très talentueux !

Ah! Savourer Molière, à l’infini, et même sous la pluie ! Nous dûmes tous chercher refuge dans la grange, suite à une averse intempestive, pour la suite du spectacle. Mais comédiens et public vécurent l’événement sur le mode du rire partagé et la voix impressionnante de la comédienne-chanteuse n’en résonna que trois fois plus ! Une après-midi bien agréable et joyeuse.

Vive ce festival « off » … que j’aimerais voir se développer, avec artistes de rues, mimes et jongleurs, danseurs hip-hop (j’ai vu de jeunes Spadois qui s’entraînaient sous les arcades) et …. SUBSIDES !!! Car, oui, je rejoins les idées défendues avec acharnement par le bourgmestre de Spa et  par la direction du festival … Le festival mériterait d’être bien mieux financé par les pouvoirs publics.

Spa mérite plus, Spa mérite mieux ! Pourquoi « Spa-théâtre » ne deviendrait-il pas le petit frère d’Avignon ? Les Francofollies de Spa ont bien atteint leurs années de gloire … et le sautillant « Pierrot » qui surplombe la bouteille de Spa n’est-il pas le signe que Spa a une vocation ???

Qui lance une pétition  ??? Qui est prêt à écrire aux parlementaires wallons ?

Prenons notre rôle de spectateurs-spectatrices au sérieux !

 Un regret ???

Oui ! Il y a à Spa, un guide de la Ville, pas comme les autres : il s’agit de Gaëtan Bobelin, qui, propose de découvrir Spa autrement …


 

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Il nous entraîne avec romantisme et humour sur les pas de Victor Hugo, et du tsar Pierre Le Grand … et je n’ai pas eu le temps de découvrir ses « arrêts contés ».  Oui, pleins de grands hommes et de femmes sont venus à Spa … Alors qu’attendez-vous ???

 Mais, j’oubliais une chose : le grand prix de l’enthousiasme ! Celui-ci est attribué, bien-sûr, à votre chroniqueur Roger Simons !!! … mais, tout le public fidèle du festival mérite lui aussi un 1er prix !

 Si vous aimez le théâtre, faites donc l’expérience d’une « immersion totale » , en août 2014 à Spa !


 

 

 

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Et puis … Spa est une ville d’eau qui pétille ou non ! Découvrez les  anciens et nouveaux Thermes (piscine intérieure et extérieure, jacuzzis, hammam, saunas ..) pour un prix très abordable et sans chichis, dans une ambiance conviviale, grâce à la gentillesse et la spontanéité des Spadois et autres Liégeois qui y travaillent. On est loin de l’ambiance « bcbg » de certains lieux de thermalisme








 

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Et puis… il y a les forêts de Spa, où si vous êtes chanceux comme moi,  vous apercevrez des écureuils, des chevreuils, un cerf … (Non, je n’ai pas eu cette chance, mais ils s’en trouvent encore quelques-uns !) …

Baladez-vous dans la fagne tout en haut … Prenez le GR 5 …


 

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Rejoignez le petit aérodrome pour un saut en parachute !

Et puis, pour vos enfants ou petits-enfants, il y a les chevaux, le petit train, le golf miniature (un vrai grand golf aussi du reste !), le musée de la Forêt très instructif…


 

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Une piscine municipale géante. Et, si vous voulez trouver un logement à un très bon rapport

qualité-prix essayer « Sol Cress » dans son cadre vert, sur les hauteurs,tout à côté des Thermes.


 

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Si avec tout cela je ne vous ai pas convaincu et que l’an prochain, vous n’êtes pas à SPA … c’est désespérant !!! Mais, vous avez eu le courage de me lire jusqu’à ma dernière ligne …c’est déjà très bien !

Vous voulez échanger une idée, partager un commentaire sur Spa et cet article ? Rejoignez-moi sur Face-Book, je vous accepterai comme « ami »… des théâtres !


SPA VU PAR MIJANOU


Merci et bravo  Mijanou ! Allez , désaltérez-vous et à bientôt sur ce blog!


 

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FESTIVAL ROYAL DE THEATRE  – SPA   2013 –

FIN


Roger Simons





 

 





FESTIVAL ROYAL DE THEATRE – SPA 2013 – CLOTURE


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 SPA   2013   CLOTURE DU  FESTIVAL ROYAL DE THEATRE

Un Festival de  toute grande qualité. Une  excellente cuvée avec ses pièces très diversifiées.

 

Au cas où vous auriez l’envie  de ré feuilleter  les notes reprenant  ces spectacles, je vous propose ci-après un listing complet  de leur publication sur ce blog :

 

9/8 :   1er Jour : CHAOS – L’AMANT JALOUX

10/8 : 2ème Jour : LA TURNATA  -OCCIDENT

11/8 : 3ème Jour : LA BONNE AME DU SE TCHOUAN

12/8 : 4ème Jour : CELUI  QUI SE MOQUE DU CROCODILE N’A PAS TRAVERSE LA RIVIERE—FEU LA MERE DE MADAME  & MAIS N’TE PROMENE DONC PAS TOUTE NUE

13/8 : 5ème Jour : VIVONS HEUREUX EN ATTENDANT DE MOURIR-  LIKE A VIRGIN

14/8 : 6ème Jour : LES AMIS DE CAROLE

15/8 : 7ème Jour : LE SALON D’ACHILLE

16/8 : 8ème Jour : LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE

17/8 : 9ème Jour : LES PATISSSIERES – VOL AU DESSUS D’UN NID DE COUCOU – LE CŒUR DES ENFANTS LEOPARDS

18/8 : 10ème Jour : AMOK OU LE FOU DE MALAISIE –  TROIS FEMMES

19/8 : 11ème Jour : TOUR DE PISTE  –  SENTIMENTS PROVISOIRES..


CE N’EST PAS FINI…ENCORE DEUX SPECTACLES

 

 

 

 

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 «  LE CŒUR DES ENFANTS LEOPARDS »  d’après Wilfried N’Sondé, est un hommage  à Christian  Leblicq, un ami décédé il y a juste un an.

 Christian  était à la fois directeur fondateur de la Compagnie Hyypothésarts, adaptateur et metteur en scène, entre autres  pour « Le Cœur des enfants léopards ».

Christian était un grand défenseur de la culture pour tous.

Son travail d’adaptation sur cette pièce était basé sur le tissage de liens, l’intégration des plus démunis et des exclus culturels, la citoyenneté active, l’éducation permanente.

 

Christian Leblicq : Si le théâtre n’est pas un combat, n’entre pas dans les préoccupations, les luttes et les espoirs des hommes, il n’a pas de sens.

 

Françoise Nice( journaliste RTBF) : « LE CŒUR DES ENFANTS LEOPARDS »  est le premier roman du musicien congolais (Brazzaville) : Wilfried N’Sondé ,( prix des 5 continents de la Francophonie et Prix Sengor en 2007.

Christian signe son adaptation, pour un « seul en scène » d’un manière très fidèle au texte. C’est le monologue d’un jeune homme dont on ne connaîtra jamais le prénom. Il est enfermé dans une cellule après avoir commis « un acte irréparable » qui ne sera dévoilé qu’à la fin de la pièce.

Encore dans les brumes de l’alcool et de la défonce qui l’ont mené à  cet acte qui fait basculer sa vie, il tente de répondre pour une fois à ses propres questions. Elles font écho aux questions mille fois posées par les autres comme : «  T’es qui ? Tu viens d’où ?  T’as bien travaillé à l’école ? C’est comment ton pays ?

Sans pathos, mais avec beaucoup de précision pour évoquer cette presqu’impossible conquête de soi, Wilfried N’Sondé exprime la douce fulgurance des premiers émois amoureux, la violence du racisme et de l’exclusion. Pas de manichéisme non plus : le policier n’est pas nécessairement tabasseur et raciste…

 

 LE CŒUR DES ENFANTS LEOPARDS

 

 

 

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 Ansou Diedhiou  est émouvant dans son interprétation,  dotée d’une grande force d’expression et physique, dégageant le propos dramatique avec intensité, énergie , violence et vérité.

 

« LE COEUR DES ENFANTS LEOPARDS » est le récit de la vie suspendue d’un jeune qui tente désespérément de s’arracher à la grisaille de sa banlieue mais y reste cloué.

 (La Libre Belgique – 17/12/2010)

 

Je vous parlerai plus longuement de cette pièce ainsi que du comédien lorsque le spectacle sera repris dans l’un de nos théâtres bruxellois. Il avait été donné au Théâtre de la place des Martyrs en 2011. J’étais absent de Bruxelles. Je n’avais pas eu l’occasion de voir cette pièce.

Merci au Festival  de Spa de l’avoir programmé !

 

 LE RIDEAU  EST TOMBE DANS LES SALLES DE THEATRE DU CASINO.

 

Celui également  du Théâtre des Sources.( en off du festival). Un spectacle en plein air  dans le parc du Musée du Cheval.

Molière était de la fête avec l’une de ses nombreuses pièces souvent jouées d’ailleurs :   LE MEDECIN MALGRE LUI », mis en scène avec humour, fantaisie, liberté, plein de verve par Bernard Lefrancq.

 

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Vous le connaissez bien ce sympathique comédien et  metteur en scène, vous l’avez vu jouer au Théâtre Royal des Galeries dans beaucoup de pièces. C’est lui qui écrit une longue partie de « La Revue des Galeries » de fin d’année. Le public attend avec impatience  l’entrée en scène du Ministre Colla que joue Bernard. A mourir de rire !

 

Bernard a l’art de la composition et  aussi de tirer parti d’un petit rôle et de le mettre en valeur !
Il a eu l’idée formidable de prendre la version «  opéra  comique»  de Charles Gounod, livret  de Jules Barbier et Michel Carré  d’après la pièce éponyme  de Molière.

 

C’est ravissant ! C’est plaisant à écouter d’autant plus  que la comédienne/chanteuse qui interprétait ces chansons avait une voix magnifique.


 « Le médecin malgré lui », un classique des classiques, en prose. Une farce grivoise ! Un spectacle proposé à l’ancienne, joué avec bonheur sur des tréteaux.

 

 

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Toute femme tient sous sa patte

 De quoi se venger d’un mari

 Mais l’atteinte est trop délicate

 Son front serait trop tôt guéri

 Je veux  une injure plus vive

 Et dont la mémoire survive…

 

 Bravo à cette troupe dirigée par Pascale Bonnarens , en espérant la retrouver en 2014 !

 

 DES CHIFFRES  IMPRESSIONNANTS…

 

 SPA ET LA JOIE DU THEATRE –

 

 54 ème édition !

 12 jours ; 19 spectacles ; 45 représentations ; 6 lieux de représentation ; 6 créations (ce qui représente une prise de risque !) ; 2 lectures de pièces, des rencontres avec les metteurs en scène et comédiens, un stage d’initiation au théâtre pour 20 stagiaires…etc…

Sur les 19 spectacles, 13 furent complets.

Sur plus de 10.000 places disponibles, plus de 93 % ont été vendues.

700 abonnés, 150 formules « spas »

 

Une réussite totale !  Je me dois de féliciter Armand Delcampe (toujours présent)  qui a cédé sa place de directeur à Cécile Van Snick, remarquablement active et compétente,  à toute l’équipe qui a travaillé avec acharnement pendant une quinzaine de jours et  bien entendu aux nombreux acteurs, metteurs en scène  et auteurs venus  au rendez-vous de Spa interpréter  des œuvres théâtrales  de  bien belle qualité.

A vous revoir  Messieurs Dames   en 2014 !

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPA 2013 – FESTIVAL ONZIEME JOUR ( (19/08/13)


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18h30. Avant-dernière pièce du Festival, un « seul  en scène » de Christian Giudicelli, mis en scène par Jacques Nerson et interprété par Stéphane Hillel.

 

 

 

TOUR DE PISTE

 

 

Chris, la cinquantaine, homme passionné et ambitieux, passe en revue les épisodes-clés de sa vie, du jeune garçon passionné et ambitieux qu’il était à l’adulte prisonnier d’un quotidien  étriqué qu’il  est devenu.

Nous sommes nombreux  à avoir fait ce bilan de notre vie.

Chris  le fait en demi-teinte. Incarnant tour à tour les personnages qui ont jalonné sa vie, il accomplit à sa manière un tour de piste rempli de grâce.

 

Un regard à la fois lucide, ironique, émouvant aussi…

 

 

«  Un tour de piste qui nous emporte dans le grand cirque de la vie ». (Pariscope)


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Christian Giudicelli(l’auteur) : Avec cette pièce, j’ai  voulu prendre pour personnage quelqu’un qui, en apparence , n’avait rien de singulier.J’ai pensé à cette phrase d’Artkel définissant ainsi Mélisande au dernier acte de Pelléas : «  C’était un pauvre petit être mystérieux comme tout le monde »

Je souhaiterais que Chris qui, malgré ses ambitions de jeunesse , ne réussit rien d’étonnant dans sa vie , garde cette part de mystère qui, en nous, ne demande qu’à  être claire.

 

 

Jacques Nerson(metteur en scène) :   Presque entièrement écrit sous forme de dialogues , le texte est une tunique sans couture. Les joints sont invisibles.

 

Du théâtre à l’état pur ! Une vie d’homme de A à Z.


TOUR DE PISTE



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Stéphane Hillel est magnifique dans l’interprétation  de Chris, d’un naturel éblouissant, d’une vérité étonnante.

 

Il nous regarde  avec un sourire craquant, une gaîté sans borne. Il devient tout de suite notre ami, à qui l’on confie sa vie, ses joies, ses amours, ses réussites, ses ratages, ses moments de bonheur, ses rêves, ses désillusions…

 

Quel talent ! Quelle présence scénique !  Il nous séduit dès son entrée en scène.

Quelle volubilité ! Il est à la fois drôle et émouvant.

 

Allez le voir, il est encore  en représentation au Festival jusqu’à ce mardi soir !

 

Une heure quinze  d’enchantement, de plaisir, de bonheur !

 

 

 

TOUR DE PISTE

 

CHRISTIAN GIUDICELLI

 

JACQUES NERSON

 

 Avec le talentueux et admirable

 

 STEFAN HILLEL

 

 

 

(les 19 et 20/08/13)


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Dans quelques heures , les portes  du Festival 2013 se refermeront  jusqu’au  mois d’août 2014 .

 

Mais avant , le dernier spectacle :

 

 

 

20h30    SENTIMENTS PROVISOIRES



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Une pièce signée Gérald Aubert , jouée au Théâtre « Comédie  Claude Volter », reprise au Festival « Bruxellons » et  ces deux jours-ci , à Spa , dans le magnifique Théâtre Jacques Huisman .

 

Une pièce intelligente, nominée en 2010  aux Globes de Cristal  dans la catégorie « meilleure pièce de théâtre ». interprétée par Michel de Warzée, Jean-Claude Frison et Stéphanie Moriau.


En revoyant la pièce hier soir  au théâtre Jacques Huisman, j’ai trouvé que ce magnifique  lieu ne convenait pas tout à fait à une pièce qui requiert  un certaine intimité.

A chacun  sa vision !


Je vous invite à lire ma  note publiée sur ce blog en cliquant sur «  rechercher »   (bas/colonne de droite) en indiquant :

 

 «  (A) FESTIVAL  BRUXELLONS  2013 » 


(les 19 et 20/08/13)


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Bonne lecture et plus encore, bonne soirée.

 

 

 

Dernière note sur le festival,  le mercredi 21 août.

 

 

Roger Simons

SPA FESTIVAL 2013 – DIXIEME JOUR(18/08/13)

 


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19 hAMOK OU LE FOU DE MALAISIE


L’une des plus belles œuvres de Stefan Zweig.

Un grand auteur dont on connaît bien «  La confusion des sentiments », « Le Joueur d’échecs », « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme », la plupart de ses romans ayant été portés au cinéma et au théâtre. …

Et bien entendu, il y a « Amok » un récit incandescent sur la passion amoureuse et la folie. 

 

 AMOK

 

Romain Rolland (écrivain français) : AMOK est l’enfer et la passion au fond duquel se tord, brûlé, mais éclairé par les flammes de l’abîme , l’être essentiel , la vie cachée.

 

Stefan Zweig a choisi pour «  AMOK » une forme qui s’apparente à celle du  récit dans le récit , se  laissant peu à peu envahir par la torpeur de la nuit tropicale , sur le pont du transatlantique qui doit le mener de Calcutta en Europe, le narrateur est brusquement arraché à sa rêverie par la présence quasi fantomatique d’un autre passager , lequel se décide , lors d’une seconde rencontre , à lui confier le secret qui le torture. Alors commence le récit proprement dit.


Cette nouvelle a connu un grand succès en Allemagne comme en France. Elle a donné lieu à deux adaptations cinématographiques  l’une soviétique en 1927, l’autre française en 1934.



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Claude Enuset et Bernard Sens se sont rejoints pour l’adaptation théâtrale de cette nouvelle en un « seul en scène »  où  un médecin raconte comment , dans la jungle malaise, sa vie a brusquement basculé le jour où il vit débarquer une jeune femme, jusque-là inconnue, venue le chercher pour être avortée.

Cette femme déchaine en lui un amour  passionné qui le conduira aux confins de la folie…

 

L’AMOK ? 

 

C’est une maladie sanguinaire où l’individu, en proie à une frénésie meurtrière, détruit tout sur son passage.



AMOK OU LE FOU DE MALAISIE

 

La scénographie  nous montre – dans des lumières masquées , filtrées– le  pont d’un bateau où  le médecin  rongé par la culpabilité, perdant tout contrôle de ses actes et ses pensées , se dévoile au spectateur dans toute sa fragilité.

Il n’y a pas de narrateur dans la pièce, c’est le médecin qui raconte…

 

Bernard Sens fait vivre ce personnage avec  une violente intensité dramatique, montrant tout son désespoir, recréant  la tragédie qu’il a vécue  avec cette femme,  morte. Il entre dans un certain délire qui le conduit à la folie…


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C’est un spectacle très réussi, à l’exception  de la séquence où il prend la voix de la femme, micro en main.

Pour moi, cela détruit un peu l’ambiance dan laquelle nous sommes plongés.

 

Mais Bernard et Claude ont vraiment fait un travail magnifique qui mérite nos félicitations.

Je pense que nous aurons l’occasion de revoir cette pièce au cours de la prochaine saison théâtrale, au Théâtre  de la place des  Martyrs. Je vous en informerai en son temps.

 

 AMOK OU LE FOU DE MALAISIE

 

Mise en scène et scénographie : Claude Enuset

Assistante à la mise en scène et régie son : Magda Dimitriadis

Lumières ( très importantes dans ce spectacle) : Alain Collet

Décor sonore (une musique qui   crée une ambiance pesante) : Laurent  Beumier.

 

« Ouvre-toi, monde souterrain des passions !

« Et vous, ombres rêvées, et pourtant ressenties,

 » Venez coller  vos lèvres brûlantes aux miennes,

 » Boire à mon sang le sang,  et le souffle à ma bouche ! »

 (Extrait d’un poème de Stefan Zweig)


  (Création à Spa, les 18, 19 et 20/08/13)

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ET  VA S’ACHEVER  TOUT BIENTÔT LE FESTIVAL ROYAL DE THEATRE  – SPA   2013


 

21h TROIS FEMMES  (ou L’ECHAPPEE)


Pourquoi certains naissent avec déjà rien alors que d’autres ont toujours tant et tant ?

 

 Une auteure : Catherine Anne, française.

 Trois comédiennes : Julie Duroisin , Bernadette Mouzon, Jacqueline  Nicolas, belges.

 Un metteur en scène: Alexis Goslain , belge.

 

 Une excellente pièce, sous toutes les formes, où trois femmes  chamboulées, de générations différentes, tricotent des relations humaines autour de la grande énigme des sentiments.

 

Trois générations de femmes , deux classes sociales : Joëlle  la jeune femme rame et cherche du boulot ; Joëlle  la mère (elles ont le même prénom) décroche enfin un travail de garde-malade de nuit ; Madame Chevalier , la vieille dame bourgeoise, accepte mal qu’une inconnue s’occupe d’elle au quotidien.



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Une pièce remarquablement ficelée, imaginée, construite.

Une pièce magnifiquement jouée par  ces trois comédiennes.

 

Catherine Anne (l’auteure) : Un quiproquo va déclencher une étrange partie de chaises musicales.

 

Je n’ai pas l’envie de vous raconter la suite de l’histoire tellement bien écrite,  bien dialoguée, où l’émotion  cède sa place à l’humour . Non, je préfère vous laisser découvrir la pièce de visu.

 

Alexis Goslain(metteur en scène) :  Pour faire passer la pilule d’une réalité souvent morose, Catherine Anne nous transporte  avant tout dans un tourbillon de situations drôles et rebondissantes où se côtoient la ruse et la malice chez ces trois jolies personnalités.

 L’histoire,  sans la déflorer, nous montre à quel point la nécessité d’aimer reste le carburant le plus efficace pour pouvoir avancer et transmettre à son tour.

 Elle soulève aussi une série de questions sur l’identification, les liens filiaux et sur le fait d’être mère ou fille dans le monde du travail. Comment aborder la mort qui guette sournoisement et se dépouiller de cette lourde solitude à porter.

 

 Quel bonheur que cette pièce  généreuse !

 Quel plaisir que de voir ces trois comédiennes se fondrent avec talent dans leur personnage ! Elles les interprètent avec vérité, simplicité,  avec un naturel désarmant !  Elles ne jouent pas , ELLES SONT  Joëlle la fille , Joëlle la mère ,  Madame Chevalier.

 

La scénographie  est astucieuse avec ses éléments de décors mobiles qui permettent  de  passer de l’appartement de la vieille dame à la cuisine des Joëlle avec souplesse, sans rupture de l’action.

 

 TROIS FEMMES

 

 

 

Alexis Goslain (metteur en scène) : Oui , trois femmes , trois histoires de femmes qui se jouent la comédie en permanence.Un paradoxe qui déboule malgré tout , au final de l’histoire , sur un amour véritable et triomphant. Mais rassurez-vous, comme Roger Simons, je ne vais pas vous raconter l’histoire.

 

Merci à vous, Alexis. Hé oui, une histoire inattendue qui éclate au moment où l’on s’y attend le moins.

Quelle superbe  idée que d’avoir réuni ces trois actrices , d’une présence scénique totale.

 

 

 



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                                  (credit/photos: Dominique Breda)


Une très belle histoire ! Une brillante comédie  sur l’amour, le vieillissement,  le social, les rapports entre mère et fille, la tristesse profonde  de l’isolement  et de la solitude dans la vieillesse.

J’attends avec impatience de revoir cette pièce sur l’une de nos scènes bruxelloises.

Et  bravo à ces quatre femmes,  les actrices et l’auteure.


TROIS FEMMES( ou L’ECHAPPEE)

 

Mise en scène dépouillée et intelligente d’Alexis Goslain

Scénographie : Noémie Breeus

Création lumière et régie : Thomas Vanneste

Construction du décor : MCB Atelier.

Coproduction : Asbl So  Quat/Festival Royal de Théâtre de Spa


En hommage aux mamans , je vous propose une très belle et vieille chanson française , interprétée par Luis Mariano: » Maman , la plus  belle du monde » que l’on entend un court moment au cours de la pièce…




 

Un bon souvenir pour beaucoup que cette chanson d’un temps passé !

Merci Luis , on ne vous a pas oublié !


INFO  INFO    INFO   INFO


Je viens de retrouver dans mes archives  tout un dossier  consacré à cette pièce , jouée au Théâtre Le Public en 2004 , avec  d’autres commédiennes.

Si cela vous intéresse ,  je publie ci-après  à votre intention une copie de ma chronique de l’époque


COPIE   2004  TROIS FEMMES


(Un appartement cosy. Une sonnerie d’interphone.)
Madame Chevalier : Qui est là ?…Sixième étage, six deux fois trois…Quelle tête aura celle-là.
(Entre Joëlle , la mère)
Joëlle : C’est votre fille qui m’envoie.
Mme Chevalier : Ma quoi ?
Joëlle : Votre fille.
Mme Chevalier : Je ne suis pas sourde …je n’ai pas de fille.
Joëlle : Vous êtes Madame Chevalier ?
Mme Chevalier : Parfait, vous savez lire. C’est écrit sur la porte.
Joëlle : Je m’appelle Joëlle. Votre fille m’a engagée pour rester près de vous la nuit. Chaque nuit à partir d’aujourd’hui. Elle vous a prévenue, non ? Vous ne vous souvenez pas madame Chevalier ? Tant pis, la mémoire. Où voulez-vous que je pose mon manteau ?
Mme Chevalier ( à elle-même) Je ne lui ai pas dit d’entrer.
Joëlle : Nous ferons connaissance.
Mme Chevalier : Ma fille qui l’envoie ! Une étrangère . Qu’est-ce qu’elle croit ? Je ne peux plus me suffire, mes jambes qui me font mal…Et après ? Le monde entier s’en fiche…

Catherine Anne( Auteure de la pièce) : Grâce à son tout nouveau diplôme « d’auxiliaire de vie » , Joëlle vient de trouver un emploi comme garde de nuit chez Madame Chevalier. Celle-ci supporte difficilement ces gardes diplômées, envoyées par sa fille , Geneviève. Elle se montre revêche, acariâtre, et réussit à faire fuir ses employées les plus patientes. Mais Joëlle sort d’une longue période sans emploi. Pour garder cette place, elle est prête à tout.
Pendant le sommeil de la vieille dame , une autre Joëlle surgit : la propre fille de Joëlle , la mère.

Joëlle, la mère : Joëlle, ma fille , quelle folie de venir ici. Parlons bas. Je suis bien contente de te voir. Obligée de filer avant ton retour. Je me faisais un sang d’encre. Toujours peur qu’il arrive quelque chose.
Joëlle, la fille : Tu sais bien qu’il n’arrive jamais rien.
Joëlle, la mère : Touchons du bois. Alors, cet entretien, raconte
Joëlle, la fille : Trois heures debout dans un couloir. Sans même oser pisser de peur qu’on m’appelle. L’enfer !

Catherine Anne : Mon histoire va s’enclencher sur une double coïncidence, un tour de passe-passe familial..Dès cet instant, chacune joue la comédie !
Sur le rythme d’une course contre le temps filant, ces trois femmes vont se débattre, de bondissements en rebondissements, soulevant au passage quelques questions : qu’est-ce qu’être femme dans le monde du travail ? Qu’est-ce qu’être femme face aux hommes ou à leur absence ? Qu’est-ce qu’être mère ? Qu’est-ce qu’être à sa place ? Et bien d’autres encore…

Joëlle, la fille : Je veux qu’on me regarde enfin et qu’on me voie, qu’on voie que je suis exactement ce qu’il faut. Avec tout ce qu’il faut !

Luc Fonteyn ( metteur en scène) : Cette pièce raconte l’histoire de trois révoltes , trois envies furieuses de vie, trois trajets qui se croisent au gré , vif et malicieux , du hasard. Jamais rien de pesant ni de tragique , mais un humour toujours décalé , une tonalité enjouée et légère qui adoucit les répliques des trois personnages , sans enlever de leur force.

Madame Chevalier : Amélie , mon unique petite fille. Je ne rêve pas que diable. Amélie, tant d‘années tant de silences.
Pourquoi n’as-tu pas fait le voyage plus tôt ? Au moins venir enterrer ton grand père. Pourquoi pas même une carte ? Quelles monstruosités ta mère a pu te raconter ? Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?
Joëlle-Amélie : Rien
Madame Chevalier : Etais-tu vraiment aux Etats-Unis tout ce temps ?
Joëlle –Amélie : Aux Etats-Unis…

Luc Fonteyn ( metteur en scène) : C’est une écriture de femme. Et celle-ci plus que tout autre fait glisser les conflits vers la tendresse et la générosité. Car là où leurs horizons se rétrécissent, où la survie les fait courir et où le temps est compté, Catherine Anne nous dévoile l’inépuisable nécessité d’aimer de ses personnages. Là où nous pensions voir se développer un conflit stérile s’ouvre un nouvel endroit de vie.

Il n’y a pas de suspense à proprement parler dans cette pièce si ce n’est que Madame Chevalier prend Joëlle , la fille de sa garde de nuit , pour sa propre petite fille. Et la jeune Joëlle jouera le jeu de cette double identité. Pour échapper à leur destin, les trois femmes vont s’accommoder de la supercherie.

Trois femmes : la très riche Madame Chevalier ( une quatre – vingtaine furieuse), Joëlle , la mère ( la cinquantaine, fatiguée) et Joëlle , sa fille , la trentaine…

Joëlle : Je ne mens pas. J’invente !

Catherine Anne ; Dans ma pièce, il ne me semble pas qu’il soit question de « dédoublement » mais de jeu, de ruse , du bonheur et du vertige d’endosser une autre histoire .

Luc Fonteyn : Trois femmes. Trois vies pour parler de la Vie. Trois vies pour raconter l’inéluctable fin d’une vie. Trois vies pour raconter le bourbier social dans lequel nous sommes, là où il y a des barrières énormes qui nous empêchent de communiquer, de nous rencontrer.

Une pièce fort bien bâtie, d’une très grande modernité, d’une écriture qui va à l’essentiel et cela , dans un rythme absolument vertigineux !

Trois femmes, trois extraordinaires comédiennes : Valérie Marchant (Joëlle , la fille) , Jo Demeure (la mère) et Janine Godinas ( Madame Chevalier)

Joëlle, la mère : Joëlle ma fille, des riches il en faut. S’il n’y avait pas de riches, il n’y aurait pas de pauvres.
Joëlle, la fille : Je suis née dans un enclos.
Joëlle, la mère : Je t’ai donné tout ce que j’ai pu.
Joëlle, la fille : Je sais.
Joëlle, la mère : Arme-toi de patience.
Joëlle, la fille : Une arme contre moi qui ne dérange personne. Etre tellement rien !

Fabuleux trio de comédiennes qui sont entrées dans la peau de leur personnage avec brio, éclat, fougue vérité, sensibilité, naturel. Elles font preuve d’une présence scénique remarquable. Elles portent la pièce à bout de bras et la mènent au triomphe.
Elles sont fantastiques. J’ai beaucoup admiré la composition savoureuse que nous offre Janine Godinas dans Madame Chevalier. Irrésistible, tenace , séduisante et drôle.

Luc Fonteyn : Trois vraies bêtes de scène avec lesquelles j’ai eu un immense plaisir de travailler. Un vrai bonheur de metteur en scène !

Madame Chevalier : Je suis bien vivante hélas. Quand on est jeune, on oublie cette vie qui coule dans nos veines ; Mais à mon âge aucun répit.Il y a toujours un os qui grince. Il ne fait pas bon vieillir, c’est la tête qui part devant.
Joëlle, la mère : Il n’y a pas de honte à être au chômage, il n’y a que du malheur.
Joëlle, la fille : Sans argent, sans travail , on ne peut rien.Juste se réveiller le matin et se demander ce qu’on va bien pouvoir faire de cette grande journée blanche.

Une scénographie (Christine Flasschoen)suggestive, simple et mobile. Les changements de lieux s’opèrent par glissements de panneaux en fond de scène. Rapide et efficace. Un maquillage(Patricia Timmermans) savant pour Janine Godinas.
Une mise en scène impeccable, surprenante, virevoltante. Une pièce vivante, émotionnelle et drôle. Une pièce rare !
C’est une création et production du Théâtre de Namur, du Centre dramatique et du Théâtre Le Public.

Madame Chevalier : Amélie…
Joëlle, la fille : Oui.
Madame Chevalier : Mon ange , je rêve de toi si souvent.
Joëlle, la fille : Je suis là.
Madame Chevalier : Tellement heureuse de te revoir juste avant de partir…

(Extraits de la pièce « Trois femmes « de Catherine Anne et de propos recueillis dans le programme publié par le théâtre)

 

2013  FESTIVAL ROYAL DE THEATRE  – SPA 

 

Roger Simons

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPA FESTIVAL 2013 – NEUVIEME JOUR (17/08/13)

 

 


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LES PATISSIERES


 

JEAN-MARIE PIEMME


 

Curieux, le programme du festival annonce cette pièce comme  étant un accueil français. Si je ne m’abuse, l’auteur , Jean-Marie Piemme est belge, bien belge.

 

D’accord, les trois comédiennes sont françaises  et le metteur en scène  d’origine libanaise



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Jean-Marie Piemme( l’auteur : Il y a de la disparition dans l’air : pas seulement celle d’une activité prestigieuse, pas seulement celle de la vie  (ces pâtissières ont entre soixante et septante ans, comment éviter d’y penser ?), la disparition aussi d’une culture d’un monde à l’ancienne fait de liens et de traditions qu’on traîne derrière soi à la fois comme un poids et une raison de vivre.

Mais, ne  nous y trompons pas, ces trois pâtissières, trois sœurs,  n’ont rien perdu de leur éclat. Au pied du mur inéluctable que dressent devant elles le devenir d’une société grise et les spectres de la vieillesse, ce sont trois femmes combatives qui se dressent…

 

 

Résumé : Mina, Flo et Lili , les sœurs de la pâtisserie Charlemagne ont dû vendre la maison ancestrale et mettre un terme à leurs activités.

 

Elles reviennent sur le fil des évènements, sur les circonstances qui les ont forcées à vendre , retracent le visage d’une époque qui préfère les produits industriels à la qualité fait main.

 

Heureusement , elles ont un ennemi commun – le promoteur immobilier qui a racheté la maison – et n’en finissent pas de régler des compte avec lui.


Nabil El Azan(metteur en scène) : Ce qui me séduit particulièrement dans cette comédie grinçante , c’est que les choses ne sont pas tout à fait ce qu’on croit qu’elles sont…

 

De trompe-l’œil en faux semblants, de simulacres en jeux de piste  la pièce avance pourtant sur des réalités familières, douloureuses même , de la vie…

 

 

Trois actrices françaises   se sont glissées dans le rôle de pâtissière :



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Chantal Deruaz

 

Christine Guerdon

 

Christine Murillo

 

 Assistant à la mise en scène : Théo Zachmann

 

Scénographie (une quantité de grandes caisses empilées les unes sur les autres) :

 

Sophie Jacob,

 

Lumières : Philippe Lacombe

 

Images (vidéo en fin de spectacle : les trois sœurs en  déformation d’images

 

drolatiques : Ali Cherri

 

Régie : Christian Mazubert





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Les trois pâtissières sont plaisantes.

 

Leur  pâtisserie ? Guère à mon goût !

 

A chacun ses gâteaux !

 

LES PATISSIERES

 

JEAN-MARIE PIEMME

 

(les 17 et 18/08/13)


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Le même jour…plus tard...

20h30 : LE  GRAND MOMENT DU FESTIVAL 2013

 

 

 

Le cinéma au théâtre

 

Avec


 

VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU


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Un texte  fort que cette pièce de Dale Wasserman  d’après le roman de Ken Kesey , adapté pour la scène par Jacques Sigurd et mis en scène par Stéphane Daurat.

 

 

1976.  Cinq Oscars pour Milos Forman dont  celui du Meilleur Acteur : Jack Nicholson. Un film que l’on n’oublie pas.

 

Une bonne idée d’avoir  porté ce film au théâtre, joué, à travers le temps, par de célèbres  comédiens, et aujourd’hui par la Compagnie Caravane qui l’interprétait cet été au festival d’Avignon (en off)

 

 

Une pièce à facettes dont on peut aborder et considérer le contenu de bien des façons, ce qui fait sa richesse pour l’équipe artistique des plus brillantes et pour les spectateurs impressionnés et j’en fais partie.

 

 

 

Stéphane Daurat (metteur en scène) : Cette pièce est à la fois une histoire rayonnante d’humanité et une critique acerbe de notre société, dépassant largement le cadre de l’institution psychiatrique.

 

 S’il est question en toile de fond du pouvoir et de ses excès, de l’enfermement, de l’oppression, de la normalisation, de la mise en place de moyens de coercition divers et insidieux, cette pièce traite aussi d’amitié,  de solidarité, d’espoir et surtout d liberté.

 

 

 

En bref : Au sein d’un hôpital psychiatrique, l’arrivée d’un nouveau pensionnaire va  perturber l’apparente tranquillité  qui y règne.

Dès son admission dans l’établissement, Patrick  Mc Murphy se rebiffe contre les règles établies et défie l’autorité inflexible de l’infirmière en chef Miss  Ratched qui use de traitements de choc pour réduire les pensionnaires à un état végétatif…



 
 

 

 

 

 

 

 Stéphane Dauret( metteur en scène ) : A l’instar du roman, le personnage du Chef Bromden est le personnage central de la pièce , c’est le témoin/narrateur de ce qui se joue dans cet hôpital psychiatrique. Ses interventions ponctuelles, entre réflexions , rêveries et hallucinations , nous plongent au cœur d la pièce , de ce qui  s’y joue derrière les apparences , de ce qui  s’y trame « dans les sous-sols » , et de comment la Machine réduit les hommes au silence.

 

 

 

Onze comédiens français se produisent dans cette adaptation  de Jacques Sigurd pour mener à bien cette pièce, écrite et jouée un an avant la sortie du film de Forman.

 

Un spectacle audacieux qui vient de triompher dans l’off du festival d’Avignon

 

Un challenge ! Un souffle de liberté et d’espoir !

 

Un théâtre moderne qui ose !

 

Une critique virulente visant  un système psychiatrique répressif.

 

Une dénonciation de tout système totalitaire à l’idéologie unique entretenant la terreur, encourageant la délation et étouffant la pensée, l’expression, la création.

 

Cet hymne à la liberté et à la résistance de Ken  Kesey n’a pas vieilli et la pièce de Dale Wasserman  qui a 50 ans aujourd’hui  fonctionne encore remarquablement bien.

 

 

 

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 Stéphane Daurat (metteur en scène) : Le déroulement de l’histoire joue sur deux tableaux : un ancrage dans le réel à travers ce lieu qu’est l’hôpital psychiatrique où cohabitent patients et personnel soignant, où tout est pragmatique , allégorie d’une société qui pourrait être celle dans laquelle nous vivons.

 

Et d’autre part, une dimension imaginaire , introduite par le Chef Bromden , ayant comme catalyseur la Machine qui transforme les hommes et les formate comme l’Organisation le désire.

 

C’est le fil conducteur qui nous mène à travers l’inconscient des personnages, leur ressenti, la représentation de leurs angoisses, de leurs peurs , leurs failles , leur souffrance.

 

 

Stéphane Daurat  joue également dans cette pièce, le personnage  d’Anhony Martini.

 

Les deux  personnages centraux : Chef Bromden et Patrick Mc Murphy sont interprétés magistralement par Olivier Baucheron et Arnaud Perrel.

 

Ils sont tous à citer et à féliciter : Olivier Deville , Parick D’Assumcao, Jérôme Raon, Richard Leroussel, Pierre Giraud,, Céline Ronté, Catherine Hauseux : Miss Ratched : l’infirmière en chef , remarquable.

 

 

Stéphane Daurat(metteur en scène) : Pour faire cohabiter ces univers , j’ai choisi un dispositif scénique simple et non réaliste , qui a l’avantage de ne pas enfermer la vision du spectateur dans quelque chose de figé mais au contraire de faire travailler son imagination pour le rendre actif.

 

 

Scénographie et lumières : Jean-Luc Chanonat

Construction du décor : Pascal  Crosnier

Régie : Aurore Beck

 

Coup de chapeau à tous !

 

 

VOL AU DESSUS D’UN NID DE COUCOU

 

L’un des plus grands spectacles du Festival 2013


(les 16 et 17/08/13)

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

FESTIVAL SPA 2013 HUITIEME JOUR ( 16/08/13)

 

Spa  2013 –  HUITIEME JOUR (16/08/13)



 

 

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Elle est là,  la chanteuse, venue à Spa pour nous offrir  son spectacle  mi-théâtre, mi-concert .

 Les festivaliers ont été heureux de l’applaudir  et de rire  lorsqu’elle raconte, avec son délicieux accent  titi parisien,  des histoires qui concernent sa vie  publique et privée.

 Elle a des titres accrocheurs dans ses chansons : «  Tu m’a possédée par surprise » ou «  Le Zouave du Pont de l’Alma ». 

 Nous sommes dans les années 20 où l’on fredonne  Maurice Chevalier, Arletty, Mistinguett , Damia et bien  entendu GABY MONTBREUSE, la star qui a été reçue à Hollywood.



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Mais je vous ai déjà  parlé de cette femme étonnante, Premier  Prix de déclamation et d’art dramatique au Conservatoire de Bruxelles, qui  arpente les planches de nos théâtres : les Galeries, le Parc,  la Toison d’Or,  l’Atelier 210 , et bien d’autres : LAURE GODISIABOIS, auteure avec Victor Scheffer  (metteur en scène)  de ce  beau spectacle  sur  Gaby Montbreuse.

 Je viens de revoir  ce spectacle pour la  troisième fois et je trouve  Laure plus  brillante encore. Un talent affirmé que  ce soit la comédienne ( Elle imite Arletty magnifiquement)  , que  soit la chanteuse.

 

Info : Si vous désirez en savoir plus sur cette jeune artiste, je vous conseille  de cliquer sur « rechercher »  (en bas de la colonne droite) en indiquant :

 

«  7  FESTIVAL ROYAL DE THEATRE   SPA 2013 »  

 et vous pourrez mieux découvrir la belle Laure  Godisiabois  et sa partenaire ressuscitée : Gaby sans oublier son musicien  bien présent :Vincent Delbushaye…



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 LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE

 

Roger Simons

Grand admirateur de la star

 

 

 

 

 

SPA 2013 – SEPTIEME JOUR ( 15.08.13)



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LE SALON D’ACHILLE


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CHARLIE DEGOTTE/ACHILLE CHAVEE

 


 

Sous chapiteau…

 

Les Baladins du Miroir sont repartis  cédant ainsi leur chapiteau  au  fantaisiste Charlie  qui nous entraîne  avec  son large sourire dans le Salon d’Achille…

 

Il s’agit d’Achille Chavéz, poète belge de langue française, figure du surréalisme hennuyer et wallon, né en 1906 et décédé en 1960.

 

 Charlie Degotte, trublion des scènes belges depuis 30 ans nous fait plonger dans les distorsions langagières et littéraires du poète, détricote le tout avec humour  et  trois comédiens des plus drôles , deux musiciens et  Davina , une bien belle  jeune femme nue chargée de la machinerie…

 

 

 

 

 

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Ils sont incroyables dans leur débit , dotés d’une extraordinaire diction  et c’est très important pour  essayer , je dis bien essayer , de comprendre ce qu’ils disent… des mots qui se bousculent ,  qui s’entrechoquent…des syllabes   , des lettres… et tout cela dans un rythme diabolique…  

Performances d’acteurs ! Exercices de style !Ce sont également des mimes….

On retrouve des personnages du cinéma muet américain des années 30 : Buster Keaton, les Marx Brothers,…

 

 Le spectacle se joue ce soir encore…

 

Je vous invite à consulter  ma première chronique sur ce spectacle délirant publiée en avant-première du Festival.

 

Vous la trouverez  sur mon blog en cliquant sur «  rechercher » , bas de la colonne  de droite en indiquant le titre :

 

« 4  FESTIVAL ROYAL DE THATRE – SPA  2013 »



LE SALON D’ACHILLE

 

 

 

Information : Vous avez des photos à regarder  qui vous feront déjà rire, puis à écouter Charlie  qui vous confiera  la naissance de cette nouvelle aventure hors du commun, burlesque, branquignolesque, interprétée par trois acteurs  tout simplement étonnants.

 

Pas de femme nue sur cette vidéo. Si vous avez l’envie de la découvrir,  Charlie  et ses complices vous fixent rendez-vous ce soir à 20h30 sous le chapiteau des Baladins du Miroir.

 

Ne ratez pas cette occasion  de vous marrer et vous délecter.

 

Placez-vous de préférence  au milieu des gradins d’où vous aurez une vue d’ensemble parfaite sur ces trois  aux langages inimitables et répétitifs.

 

 

 

C’est du Degotte , et c’est tout dire , saupoudré de «  chavéseries » 

 

 

 

« Je suis un vieux peau-rouge qui ne marchera jamais dans une fil indienne. » (Achille Chavée)



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LE SALON D’ACHILLE

 

 

 

CHARLIE DEGOTTE et ses fous d’acteurs : 


Philippe Grand’Henry , Patrick Beckers , Jean-Luc Piraux ( dans leurs cages)


et Michel Mainil , Antoine Cirri et la  belle Davina.



 

 FESTIVAL ROYAL DE THEATRE- SPA  2013

 

Info/Réservation :  0800/24 140


« Il ne faut pas toujours tourner la page , il faut parfois la déchirer «  ( Achille Chavée)


C’est ce  que fait  sans cesse l’un des trois personnages enfermés dans ce  » trou du souffleur « 



Roger Simons