(N)FESTIVAL « BRUXELLONS »: UN MARI IDEAL

 



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UN MARI IDEAL

 

OSCAR WILDE

 

« Un mari idéal » a été représenté pour la toute première fois en janvier 1895, deux mois avant qu’Oscar Wilde ne se décide à intenter au Marquis de Queensberry le procès qui le contraindra à l’exil.

Wilde est alors au sommet de son talent et de sa gloire…

 

 

 

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 REDECOUVERTE  D’UN GRAND POETE

 

 

Oscar Fingall O’Flahertie Wills Wilde (Ce n’est pas ordinaire…) est né à Dublin le 15 octobre 1854, fils d’un chirurgien irlandais  et d’une mère poétesse pleine de ferveur nationaliste qui a soutenu la cause irlandaise face à l’Angleterre.

 

Oscar Wilde : «  Je fus un enfant si typique  de mon époque »


 Interview d’un journaliste auprès de Wilde :

 Qu’avez-vous à déclarer ? 

 Wilde : Rien d’autre que mon génie !

 

 Un personnage particulier que ce poète et dramaturge qui écrit sa première pièce en 1880 : VERA, pièce créée à New York.

 Puis, ce sera LA DUCHESSE DE PADOUE  et ensuite VERA ou LES NIHILISTES…

 

 OSCAR WILDE, une découverte passionnante.

 Il a écrit un seul roman  que vous avez certainement lu « Le Portrait de Dorian Gray ». Un ouvrage qui lui a valu une  grande notoriété  mais le public anglais choqué lui a reproché l’immoralité de certains personnages…

 

 Oscar Wilde : « Dire d’un livre qu’il est moral ou immoral n’a pas de sens. Un livre est bien ou mal écrit – c’est tout »

 

Il ne redoutait rien cet homme curieux.

 En 1898 il écrit sa seconde pièce, peu après son divorce d’avec Constance.

 Le titre (Tout un programme !) : «  Une femme sans importance » Un énorme succès public !

 Il en a vécu  des moments inattendus, surprenants ce cher Oscar…

 

Et il publie, il côtoie la prison,  le tribunal et il se lance dans un nouvel écrit théâtral :   « L’importance d’être constant »  suivi de près par UN MARI IDEAL.

 

 

 

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OSCAR WILDE, TOUT SAUF UN DANDY SUPERFICIEL.

 

 C’est un écrivain majeur que nul n’a jamais contredit !

 Si vous vous rendez au Karreveld le 26 aout prochain, vous pourrez voir  ce «  Mari idéal »  L’est-il vraiment ?

A vous de juger.

 

 EN BREF…L’HISTOIRE…

 

Le mari idéal, c’est Sir Robert Chiltern : raffiné, talentueux et très riche. Il mène une brillante carrière politique, au grand bonheur de son épouse.

 Tout se complique lorsque la machiavélique Mrs Cheveley menace de le faire chanter : si Chiltern  n’accepte pas de soutenir le projet du canal d’Argentine, dans lequel elle a ses intérêts, elle dévoilera de quelle odieuse manière il a autrefois bâti fortune.

 Prêt à tout pour sauver son honneur, Chiltern fait appel à son ami Lord Goring.

 Ce dandy désoeuvré parviendra peut-être, entre deux mots d’esprit, à déjouer les plans de la belle vénéneuse…

 

 

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Fabrice Gardin (metteur en scène) : C’est avec humour et poésie qu’Oscar Wilde s’en prend, avec cette comédie, aux vices de la société victorienne du tournant du siècle, cynique et décadente. ll tend à l’aristocratie et à la bourgeoisie  britannique un miroir dénué à la fois de complaisance et de cruauté…

 

Cette pièce est une succession  de scènes où se rencontrent tous les personnages. Des scènes relativement longues, très théâtrales, un peu théâtre du passé

 

 Château du Karreveld ,29 juillet. 21 heures.  Le spectacle commence, c’est la première représentation à Bruxelles.

 (Cette pièce se joue durant tout l’été dans les cours de châteaux (spectacle proposé par le Théâtre Royal des Galeries).

 Les acteurs sont en place. Quelle élégance chez les trois jeunes femmes auprès desquelles  se joignent les  trois hommes d’une tenue très noble également.

 Et éclatent les premiers dialogues d’Oscar Wilde.

 Et éclate une vingtaine de minutes plus tard, l’orage, violent.

 Les acteurs rentrent dans leurs loges, il s’agit de protéger leurs robes et costumes, les spectateurs se lèvent,  se couvrent comme ils le peuvent. quittent leurs sièges et gagnent rapidement le bar ou la grange, lieux couverts.

 Que va t-il se passer ?

 

 21 heures trente, la décision est prise.  Le spectacle  reprendra dans une trentaine de minutes…dans la grange… encore faut-il arriver à placer le nombreux public dans de bonnes conditions…

 Près de 22 heures.  Tout est prêt. Les acteurs   doivent se faire à cette scène de la grange qu’ils ne connaissent pas (mouvements , déplacements, entrées , sorties, etc…)

 Le public applaudit leur entrée en scène. Et  l’on enchaîne là où l’on a dû s’arrêter à cause du dieu orage ! Et Oscar Wilde se fit à nouveau entendre !

 

 Je tiens à féliciter la direction du Festival, celle du Théâtre Royal des Galeries (productrice du spectacle) d’avoir pris cette décision  pour ne pas léser les spectateurs.

Bravo  aux six comédiens qui se replongent avec énegie dans leurs personnages .

 

LA TROUPE ITINERANTE

 Pierre Pigeolet : Sir Robert Chiltern

 Michel  Poncelet : Lord Caversham

 Nicolas d’Oultremont : le vicomte Arthur Goring

 Trois comédiens, dont deux presque pensionnaires des Galeries, qui représentent avec justesse trois personnages d’un autre siècle.

 

Céline Peret : Lady Gertrude Chiltern

 Claire Beugnies : Laura Cheveley

 Noha Choukrallah : Mabel Chiltern

 Trois comédiennes que je ne connaissais guère et que je retrouverais avec un énorme plaisir dans une comédie d’aujourd’hui.

 

 

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Costumes : Béatrice Guilleaume

Décor sonore : Laurent Beumier

 Décor : il n’y en a pas, à l’exception de deux sièges.

 

Une mise en scène de Fabrice Gardin qui a travaillé d’arrache-pied pour donner vie à  cette histoire, compliquée parfois. Et plus de notre temps.

 Ce spectacle parcourt   les « Cours de châteaux », les demeures historiques, les lieux particuliers de la Fédération Wallonie-Bruxelles. et ce , depuis 38ans.

 Après Marivaux, Molière, Beaumarchaisé Guitry, Dell et Sibléyras, Regnard, Robert Thomas , c’est Oscar Wilde qui est à l’honneur…

 

 Fabrice  Gardin(metteur en scène) : Dans cette comédie, Oscar Wilde joue avec les conventions politiques et matrimoniales de la société anglaise. La pièce traite de « la différence » qu’il y a entre la façon dont un homme aime une femme, et celle dont une femme aime un homme ; la passion qu’éprouvent les femmes à se fabriquer des idéaux (ce qui est leur faiblesse) et la faiblesse d’un homme qui n’ose pas montrer ses imperfections à l’être qu’il aime ».

 

Avec humour et poésie ,Oscar Wilde s’en prend aux vices de la société victorienne du tournant du siècle , cynique et décadente.

 

Oscar Wilde : «  Les hommes veulent toujours être le premier amour d’une femme. C’est là leur vanité maladroite. Les femmes ont un sens plus sûr des choses. Ce qu’elles aiment, c’est être le dernier amour d’un homme…

 

 UN MARI IDEAL / OSCAR WILDE

 

 

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 (Credit/Photos : Paumline Beugnies)

« Cette pièce est scintillante et habile comme un tour de prestidigitateur »

 Critique lors de la création de la pièce en … 1895.

 A chacun son siècle !

 

 FESTIVAL  «  BRUXELLONS »

 Château du Karreveld

 Avenue Jean de la Hoese  3 – 1080  Bruxelles

Infos et Réservation :  02 /724 24 24

 Les 29/07 et 26 août (20h45)

 

En province  tout le mois d’août encore…

 Consultez le Théâtre Royal des Galeries

 Tél : 02 513 39 60

 

Oscar Wilde : « L’âme est vieille à la naissance mais rajeunit. C’est la comédie de la vie  Le corps est jeune à la naissance et vieillit. C’est la tragédie de la vie. »

 

 

 Roger Simons

 

(L)FESTIVAL « BRUXELLONS » : SKYLIGHT

 


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J’ai vu cette pièce  au Théâtre Le Public  dans la foulée de la saison  passée et je l’ai beaucoup aimée.

 

SKYLIGHT (LUMIERE DU CIEL)

 

DAVID HARE

 

 Un face à face amoureux, brûlant, entre deux êtres, joué, vécu remarquablement par Erika Sainte et Michel Kacenelenbogen.


 

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Une comédie britannique d’une finesse psychologique exceptionnelle adaptée par Dominique Hollier et mise en scène par  Michelangelo Marchese.

 

 

 

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 Je  vous propose  ci-après la lecture de ma chronique publiée lors des représentations au Théâtre Le Public  en  2012.

 

 REPUBLICATION


 L’auteur, David Hare, est anglais, né à Bexhill East Sussex) en Angleterre le 5 juin 1947.Nous lui devons plusieurs comédies dont « Slag et Knuckle » dans l’esprit satiriste du mouvement agit-prop. Agressivités juvéniles !

Puis viennent des pièces comme « Plenty », « Racing Demon », « Murmuring Judges », « Absence of War »…Mais David Hare se penche sur « l’amour »  en écrivant  « SKYLIGHT »,  jouée précédemment au Rideau de Bruxelles, et reprise aujourd’hui au Théâtre Le Public.

 

 UN BONHEUR DE THEATRE !  INTENSE !


 

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A retenir également que David Hare est scénariste pour le cinéma, entre autres pour les films «  The Hours », « Paris by night » et « The Reader ».Cet homme au sourire élégant a été anobli en 1998  et est membre de la Royal Society of Literature. Cela se mérite !


Jasper Rees : Pourquoi  en tant que diplômé de Cambridge, vous êtes-vous directement dirigé vers le théâtre ?

 David Hare : Parce que je l’aimais déjà étant jeune. J’habitais la province. Je montais dans un train et je me rendais à Londres au Théâtre du West End, à La Cour royale, à l’Old Vic.

 Le grand dramaturge Tom Stoppard a dit un jour que la raison pour laquelle il a écrit «Arcadia », c’est parce qu’il s’est rendu à l’Opéra National et s’est dit qu’il voulait créer une pièce dans ce lieu.

 J’ai ce sentiment-là, ça me passionne terriblement. Je  me dis «  Oh mon Dieu, j’ai bientôt une pièce qui va se jouer ici. »

 Vous savez, j’aime  regarder les spectateurs, j’aime les écouter et entendre leurs réactions, j’aime le public »

 J’aime énormément le processus de répétitions et j’aime le traitement  que font de vos écrits tout un groupe de personnes, qui les regardent d’une manière que le romancier lui-même ne pouvait pas imaginer.  

 

 Jasper Rees : David Hare,  vous n’avez jamais voulu jouer ?

 David Hare : Non, je ne suis pas fait pour ça !

 

 SKYLIGHT : TROIS PERSONNAGES.


 

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 Michel Kacenelenbogen (Tom, le père et l’amant) : Mon personnage se rend  chez son ancienne maîtresse, pour retrouver l’espoir.  Il essaie de gérer une culpabilité. Mais arriver à oublier le passé, pouvoir passer à autre chose, c’est complexe et douloureux.

 

 SKYLIGHT  est une pièce qui met en perspective deux systèmes de pensées différentes. Est-ce que tout est écrit ?  Est-ce que tout est conséquence de tout ? Si c’est le cas, quand on prend un départ qui n’est pas celui qu’on aurait dû prendre, aucun changement positif, aucune finalité positive n’est envisageable.

 

 

 

 

La jeune femme dont Tom est toujours amoureux, c’est Kyria , que joue Erika Sainte, une comédienne  exceptionnelle .

Elle ne joue pas son personnage, ELLE EST KYRIA  tant elle est vraie dans son interprétation. Tout comme Michel Kacenelenbogen.

 

Erika Sainte : SKYLIGHT  m’a touchée tout de suite. Mais pourquoi  deux personnes qui s’aiment autant en arrivent à ne plus se comprendre ? Quelle blessure irréparable se sont-ils fait l’un à l’autre ?

Pour  moi, leur poison est,  plus que la culpabilité ou la fracture sociale, le jugement qu’ils posent l’un sur l’autre.

Tom et Kyria souffrent tous les deux du jugement de la société.

 Ils se blessent et ils se jugent et plus ils se font blesser plus le jugement qu’ils posent sur l’autre est dur comme une carapace derrière laquelle on se retranche…

 Est-ce que tu m’as vraiment aimée, est-ce que tu m’aimais suffisamment ?

 Et pour paraphraser mon personnage de Kyria : « C’est à ce moment-là qu’il est temps de partir. »

 

C’est exactement ce que nous, le public, nous ressentons au travers de cette pièce géniale mise en scène par Michelangelo Marchese.

 

Syno :…Un soir, Tom sonne à la porte de Kyria et , avec lui, c’est tout le passé qui ressurgit : l’errance dans Londres , la rencontre de Tom, l’amitié avec sa femme Alice et leur petite famille , et leur histoire d’amour à tous les deux, interrompue brutalement par le départ inexpliqué de Kyria. Elle disparaît sans laisser d’adresse, et devient enseignante dans une banlieue défavorisée de Londres. Elle croyait avoir tiré un trait sur cette vie dorée, sans doute trop facile pour être vraiment honnête.  C’était sans compter la visite inopinée d’Edward, le fils de Tom en déroute, puis celle de Tom, lui-même…

 

 REFLEXION DU METTEUR EN SCENE

 

Michelangelo Marchese : David Hare nous propose d’explorer le fossé qui existe entre ce que les personnages prétendent être et ce que nous percevons d’eux.

 Pour moi, il  n’est pas question de prendre parti. Tous deux ont leur légitimité.

 On est avec Kyria contre l’arrogance de Tom.

 On est avec Tom contre l’idéalisme de Kyria.

 Il y a beaucoup d’amour dans cette pièce  mais peu de pardon.



 

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Ces personnages sont une matière formidable pour les acteurs. Leur complexité, leurs contradictions et leur humanité représentent un véritable défi.Et c’est un travail passionnant pour un metteur en scène de travailler avec des comédiens tels Michel,   Erika et Toussaint.

 

Michelangelo Marchese (metteur en scène) : Nous avons voulu, tous les quatre,  trouver une vérité dans l’interprétation, trouver le ton juste,  pour que le spectateur s’identifie alternativement dans les enjeux de chacun et ait accès à l’émotion et au suspense. Tout peut arriver en cette nuit de retrouvailles.


 

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 Toussaint Colombani (Edward, le jeune homme) : Edward que j’interprète souffre des non-dits et des secrets que gardent son père et Kyria au sujet de leur relation.C’est une pièce qui aborde des thèmes forts comme le poids de la culpabilité, l’engagement dans la société, l’engagement amoureux entre un homme et une femme.Tom le père vient chercher auprès de Kyria      un pardon, le trouvera-t-il ?A mon goût, la pièce envoie un message plutôt pessimiste ! La scène finale…

 

Pardonnez-moi Toussaint,  il  ne faut pas la révéler au public…

 Toussaint : OK, vous avez raison.

 

 Edward : Kyria, j’ai besoin que tu m’aides…

 

 J’ai vécu ce spectacle  avec beaucoup d’émotion, d’intérêt car on peut à certains moments de la pièce s’y retrouver soi-même au cours de notre vie.

J’ai applaudi chaleureusement les trois acteurs  absolument extraordinaires dans leurs jeux de scène , leurs réactions  et ce que j’ai également aimé , c’est le ton de chacun , d’une belle vérité ,  un ton vivant , pas joué , vécu totalement  , une interprétation touchant de près à celle d’un film.

 

 Michel  Kacenelenbogen : SKYLIGHT  parle de tout ce qu’il y a entre le Bien et le Mal, c’est-à-dire les êtres humains

 

Une parfaite réussite !  Un  magnifique travail !  Trois comédiens solides ! Un metteur en scène de grande envergure ! Une superbe pièce dotée d’un dialogue serré !

 

 Assistante à la mise en scène : Sofia Betz

Scénographie et costumes : Céline Rappez

 Lumière : Laurent Kaye

 Création et production : Théâtre Le Public.

 

 SKYLIGHT

 Les 23, 24 et 25 août

 

 BRUXELLONS

 Château du  Karreveld

 Avenue Jean de la Hoese, 3 – 1080 Bruxelles

 Infos Réservations :  02 / 724 24 24

 

 « Ce n’est pas la distance physique qui abime un couple, c’est celle qu’on installe dans sa vie ! »

 

 

 

Roger Simons

 


(K) BRUXELLONS / LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE(2éme)

 

BRUXELLONS : GABY MONTBREUSE

 

LA RESURRECTION

 

LAURE  GODISIABOIS

 

 

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Victor Scheffer (auteur/metteur en scène) : Oui , croyez-moi, Gaby Montbreuse a réellement existé.

Les infos sur sa date de naissance et ses origines sont souvent contradictoires. Mais on peut imaginer qu’elle est née Julie Herissey , à Langeais(France) le 18 janvier 1895, créatrice en 1908 de  « Le Clown » d’Eugène Joullot et de Léo Daniderff…

 

EUGENE  &  LEO, TU CONNAIS ?

 

 Eugène Joullot : un humoriste d’argot théâtral,

Léo Daniderff : un compositeur de chansons, entre autres  de « Je cherche après Titine » que Chaplin a utilisé dans son fameux film «  Les Temps Modernes » . Cette chanson a fait  le tour du monde grâce à Charlot !

 


 

Notre jeune  star nationale, Laure  Godisiabois, née dans la commune d’Uccle, chante « Titine »  avec toute la gouaille qui lui est propre.

 J’ai revu  cette pièce, dont elle est l’auteure avec  Victor Scheffer, pour la deuxième fois, hier soir au  « Bruxellons »  et je l’ai trouvée formidable.

Quelle présence scénique ! Et pas seulement dans cette comédie musicale, mais dans tous les rôles qui lui sont confiés. Une  vraie  bête de « scène ».

 Elle joue à merveille le personnage de Gaby  Montbreuse : l’accent parigot, la démarche chaloupée, déhanchée, sexy même.

 C’est une comédienne accomplie Laure la belle , premier prix de déclamation et d’art dramatique au Conservatoire de Bruxelles , une fameuse arpenteuse  des planches bruxelloises : les Galeries, le Parc, la Comédie Claude Volter, la Toison d’Or , l’Atelier 210, la Samaritaine , et ailleurs  ailleurs, et en France.

 

 

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N’hésitez pas une seconde. Vous appelez le 02/ 724 24 24 – c’est le bureau des réservations – et vous demandez deux places soit le 28 ou 29 août prochain.

Si  ce n’est déjà fait, vous aurez la chance de découvrir ce  spectacle à ce super  festival   « Bruxellons » .

Mesdames, vous serez ravies de lorgner les robes que porte Laure sur scène.

 

DE BRUXELLES A SPA…

 

 

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Si vos vacances immédiates vous éloignent de Bruxelles , notez les deux jours où Gaby Montbreuse alias Laure Godisiabois,  se produira au Festival Royal de Théâtre de Spa. Vous pourrez la voir au »Salon Bleu » les 15 et 16 août, toujours avec son complice Vincent Delbushaye , excellent pianiste, discret , un peu timide  qui joue d’ailleurs la comédie – à certains moments – avec Gaby, pardon Laure. Entre autres  avec quelques répliques  du film de  Carné «  Hôtel du Nord » avec Louis Jouvet et la regrettée Arletty s’exclame :

 


 

Chapeau Laure, vous êtes  une excellente imitatrice. Regardez-là et écoutez-là.

 


 

Exceptionnelle  cette Laure qui joue «  démodé » « décalé »  avec son petit minois charmant.

Elle est tout simplement  formidable.

 

 

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A l’issue de la représentation, je lui ai posé quelques  questions dans la cour du château  du Karreveld

 


 

«  Cette fille-là, on a l’impression qu’elle s’est gourée d’époque ! »  (Catherine Makereel/Le Soir)

 « Un petit bout de femme, pétulante en diable. » (Muriel Hublet/Plaisir d’offrir)

 

Au public de SPA :

 Précipitez-vous à la location  au plus vite pour l’achat de  vos places, 15 ou 16 août.  Réservation : 0800/24 140.

 

PS. Lorsque vous vous rendrez au Festival  » Bruxellons » en août pour applaudir Laure, profitez-en pour l’achat du programme, vous y trouverez la photo noir et blanc de la vraie Gaby !!! Diable , une jolie femme du début du XXème siècle !

 

BRUXELLONS

Château du Karreveld

Avenue de la Hoese  3 – 1080  Bruxelles.

Infos :02 / 724 24 24

 

(réalisation de la vidéo dans la cour du château ainsi que les photos publiées dans cette note : Paul Freitas)

 

…je cours après Titine…

…atmosphère…

…le rêve d’amour  de Franz Liszt…

…et la joie

…et le talent…

C’est dans «  Bruxellons »…

 

Roger Simons

 

(H)FESTIVAL  » BRUXELLONS » : HIMMELWEG

 

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 HIMMELWEG

 

JUAN MAYORGA/JASMINA DOUIEB

 

Une toute grande pièce que j’ai eu l’occasion de voir, il y a quelques mois, au  Théâtre Wolubilis.

Le Festival  « Bruxellons » a  la bonne idée de programmer cette pièce – toujours au Karreveld- au début septembre , les 4 et 5/09 à 20h30, dans la grange du Château .

 

  » Jasmina Douieb signe un spectacle sobre et poignant… » (La Libre Belgique)


 

 « Après Hamelin un autre texte bouleversant de Mayorga » (Mosquito)

 

 NB . Vous trouverez  ma chronique sur  ce  blog en cliquant – colonne de droite, en bas – sur   « rechercher » . Texte et photo de cette pièce,  de très grande qualité, apparaîtront  dans l’immédiat sur la page d’accueil.

  J’ai d’ailleurs l’intention de retourner voir cette pièce, elle en vaut vraiment la peine tant pour le sujet, l’écriture, l’interprétation que la mise en scène.


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(credit/photo : Georffroy Tassenoy)

 

 Soirée intéressante en perspective à Vous.


HIMMELWEG ( LE CHEMIN DU CIEL)

Festival  » Bruxellons « 

Château du Karreveld

Avenue de la Hoese, 3 – 1080 Bruxelles


Les 4 & 5 septembre à 20h30


Infos Réservation : 02 / 724 24 24



Roger Simons

 

 

 

 

(J)FESTIVAL « BRUXELLONS » 2013 : MANNEKE

 

 

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MANNEKE


«  Son Manneke sent bon la Belgique zinneke »…A se plier de rire ! ( Le Soir)

 

Manneke est touchant, douloureux, hilarant , qui se trouve  à certains moments dans des situations cocasses…

 

« Manneke » c’est un petit bijou belge qui  brillera pour vous »…

 

 MANNEKE/PIERRE WAYBURN


« Pierre Wayburn »  est une véritable révélation  , son récit authentique , une tranche de vie pimentée , drôle,  touchante. 

 

 C’est un acteur, véritable comédien, que j’ai découvert la saison dernière au Théâtre Le Public.

 Je n’avais qu’une confiance limitée. Mais, dès  ses premiers gestes, ses premiers mots, ses premiers regards, j’ai été conquis.

 

 DU VRAI BELGE !

 

 NB. Vous trouverez ma chronique sur ce spectacle en cliquant sur «  rechercher «  (colonne droite, en bas). Non seulement le texte mais aussi des photos et une video qui vous fera découvrir cet artiste.



 

 Dans la grange du château les  04 , 09 et  19/08 à 20h45.



 Allei, godferdom , ne manquez pas… une fois…  d’aller voir ce spectacle…c’est tof !

 

 

Roger Simons

(E)FESTIVAL  » BRUXELLONS –  » LA VERITABLE HISTOIRE DE PAUL CRES

 

LUC APERS, L’HOMME AUX CARTES MAGIQUES 

 


 

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Luc Apers est à l’origine juriste et économiste de formation. Après  une carrière de 7 ans au barreau d’Anvers, il a raccroché sa toge en 2000 pour consacrer sa vie à sa passion : le théâtre !

 

UN THEATRE MAGIQUE

 

Sa mère l’a mis sur le chemin des cartes en lui offrant à l’âge de huit ans son premier livre sur la manipulation des cartes. Ainsi est né le petit Paul Cres (anagramme de Luc Apers)

 


 

 

QUAND L’ILLUSION DEPASSE LA MAGIE…

 

Luc Apers/Paul Cres : La réalité ne correspond pas toujours à ce que l’on croit ou ce que l’on voit.

Contrairement au schéma habituel, dans ce spectacle, j’ai voulu que ce soit les tours qui servent d’illustrations à l’histoire.

Pour se faire,  j’ai réfléchi à une mise en scène et une scénographie atypiques, permettant au spectacle de gagner en dynamisme afin de prouver que «  l’illusion n’est jamais que la part invisible de la réalité ».

Je fais tout pour briser le quatrième mur – séparation imaginable entre la scène et la salle – et créer un vrai espace d’échange avec les spectateurs.

Chaque représentation est différente et c’est grâce à ces nouvelles expériences que mon spectacle s’améliore constamment.

 



 

PAUL CRES  MANIPULATEUR

 

Luc Apers : Oui. En fait, dans la magie, il y a les mentalistes, la magie comique, les manipulateurs….

Pour ma part, j’utilise le théâtre. Je raconte une histoire. Je suis un conteur et les tours de magie  viennent supporter cette histoire, avec  de l’humour.

Pour résumer, c’est une pièce de théâtre avec trois ingrédients : l’humour, les tours et l’histoire.

Je raconte  la vie d’un petit garçon qui apprend  à manipuler les cartes…

 

(Extraits de propos et d’interviews de Luc Apers  par Mathilde Duchatelle)

 

Et il raconte drôlement bien le « petit » Paul.

Il est fantastique Luc/Paul avec une apparence très douce, souriante, malicieuse,  anti stresseur,  avec un petit accent délicieux, un regard bien axé sur les spectateurs qui sont immédiatement séduits, qui acceptent de monter sur le plateau dont Madame Nathalie…A savoir : trouve-t-il toujours – à chaque représentation – une femme souriante et participante comme la Nathalie qui était dans le théâtre hier soir…

Il a énormément d’humour Luc/Paul.

On sent le comédien à travers ses tours de cartes  magiques.

 

PAUL CRES CONTRE JACK COOPER

 

Après son spectacle qui dure une heure dix, Luc a accepté d’être interviewé en compagnie de son «  plus grand ennemi »  l’autre magicien, Jack Cooper – vraie star du Festival, présentant ses deux grands spectacles de magie :   « ENTRE QUATRE YEUX «  et «  MYSTERES A LA CARTE »  à 19h  dans la chapelle du Château du Karreveld.

 



                              (vidéo: Paul Freitas)

 

Sympathiques en diable ces deux magiciens !


 

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Luc  nous reviendra les 01 et 02/09 prochains, attention à 20h30 cette fois (fondateur (hélas , les jours raccourcissent)

Venez et dites-le à vos amis.

Bravo aussi à Jack Cooper qui a eu la bonne idée, avec ses amis Daniel Hanssens et Olivier Moerens(fondateur du Festival) , tous trois co-directeurs du Festival, de mettre à l’affiche un sérieux concurrent  magique.

Et ce n’est pas une « illusion » 


 

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« Un texte truffé de chutes inattendues. Un vrai feu d’artifice »

« Coup ce cœur pur un as de la manipulation »

« Un mélange d’humour, d’absurde, de rêve et de magie »

« Un savant alliage de conte, d’humour et d’éblouissants tours de cartes »

« Escamoteur en diable, Luc Apers ravive nos naïvetés d’enfant » 


Michel Voiturier (Rue du Théâtre/Avignon) : Luc Apers est à la prestidigitation ce qu’Ionesco est pour le langage !

Fameux compliment, bien mérité !

 

 

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Luc Apers n’est pas le seul à avoir du talent. Je veux citer  Eric De Staercke qui l’a mis en scène avec précision, avec amour. Eric est non seulement un excellent metteur en scène mais aussi un grand comédien et à ses fonctions déjà supérieures , il  assume un troisième rôle : celui de directeur du Théâtre des Riches-Claires.

J’aurai bientôt l’occasion de vous présenter Eric dans sa nouvelle responsabilité de gestionnaire.

Nous lui souhaitons bonne chance !

 


 PROCHAIN SPECTACLE DU FESTIVAL

 

Sur votre blog :

 

TOUTOU avec en tête de distribution, mademoiselle Maya ! Qu’est-ce qu’elle est belle !

J’aboie de joie…

 

Roger Simons


(G)FESTIVAL  » BRUXELLONS » 2013 : LE SABOTAGE AMOUREUX

 

 

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AMELIE NOTHOMB

 

 

 

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CHRISTINE  DELMOTTE


 

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 LE SABOTAGE AMOUREUX

Il s’agit d’une adaptation théâtrale établie par Christine Delmotte , à partir du roman d’Amélie Nothomb publié aux Editions Albin Michel.

 

« Un spectacle jouissif et ambivalent » ( Le Soir-Catherine Makereel)



 

Le sabotage amoureux 1 (c) Lara Bongaerts et Nathalie Borlee.jpg


 

CHRISTINE  RACONTE L’HISTOIRE D’AMELIE…

 

Christine : Amélie a 7 ans et dans la guerre de son enfance, elle est «  l’éclaireur » , invincible et sans peur. Jusqu’à l’arrivée de la très belle et très cruelle Elena, qui va bouleverser son petit monde.

La fascination et l’amour  qu’Amélie va éprouver pour elle va la faire expérimenter une petite palette d’émotions et de situations : éblouissement, altruisme, humiliation…

Comme dans un film de cape et d’épée,  les deux intrigues (l’amour et la guerre) s’entrecroisent et avancent ensemble avec entrain et férocité, se répondant comme en miroir.

 

Pour ou indifférent aux  romans d’Amélie Nothomb.


On l’aime ou on ne l’aime pas mais elle a un sacré talent cette fille du diplomate belge Patrick Nothomb, qui répond au prénom d’Amélie (Un beau prénom féminin !).Elle a passé  l’essentiel de son enfance à Tokyo, Pékin, New York, le Laos, le Bangladesh, et depuis ses 17 ans , la Belgique.

 Une femme qui étonne, énerve, fait rire.

Une femme intelligente !

Une romancière d’exception qui gagne souvent  des grands

prix.

 

« LE SABOTAGE AMOUREUX », est un conte cruel à l’intrigue mouvementée et à l’écriture ironique et provocatrice.

 

« LE SABOTAGE AMOUREUX »  est un roman dont les héros sont des enfants de tous les pays âgés de 6 à 12 ans, livrés à eux-mêmes dans le monde clos du « ghetto » diplomatique.

Comme tous les enfants du monde, ils jouent à la guerre, avec conviction et férocités.

C’est dans ce cadre que la jeune Amélie découvre les premières joies de l’amour et la souffrance qui les accompagne.

 

Eprouver une passion fatale pour une petite fille au coeur d’un pays  mythique, (la Chine de Mao, vue du quartier clos des ambassades) tandis que font rage les combats d’une guerre sans merci que se livrent les enfants de diplomates,

telle est l’expérience hors du commun vécue par l’héroïne du «  Sabot amoureux » d’Amélie Nothomb.

 


Les pauses narratives sont l’occasion d’un élargissement du regard sur le décor de l’action  : la Chine (« épouvantable ») de la Bande des Quatre (1072/1975).Pas la Chine éternelle des estampes, la Chine communiste des «  dazibaos » et des ventilateurs.

 

Dans ce récit drôlatique et alerte, l’écriture révèle tout autant qu’elle les cache les blessures de l’écrivain comblé :

 

Amélie Nothomb : Handicapée par une enfance trop heureuse, je suis abonnée à la nostalgie.

 

Christiane Delmotte (adaptatrice et metteuse en scène) :

En réalité, j’ai adapté le roman d’Amélie pour le cinéma. Ce film, non encore réalisé m’a donné l’envie  le mettre en scène pour le théâtre.

« Le Sabotage amoureux » possède, au féminin, cette cruauté, cette plénitude avec en plus  une initiation fantastique au sentiment amoureux et un humour dévastateur.

 

Avec Maroine Amimi, Stéphanie Blanchoud , Catherine Decrolier , Christophe Destexhe ( Quel plaisir de retrouver cet acteur prodigieux , vu récemment au Martyrs dans le rôle écrasant de Cyrano !), Jessica Gazon, Ingrid Heiderscheidt , Quentin Minon.

 

Adaptation, mise en scène et scénographie : Christine Delmotte.

Une création de la Compagnie Biloxi 8.

 

« Un conte de sorcières comme il y a de contes de fées. »

(Renaud Matignon/LeFigaro)

 

« Une extraordinaire giclée de vitriol dans nos trop sages jardins à la française »

(Pascal  Buckner /Le Nouvel Observateur)

Du 12/01 au 18/02 à 20h15 (sauf les mardis à 19h) et les dimanches 29/01 et 12/02 à 16h

Réservations : 02 / 223 32 08

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

FESTIVAL MIDIS MINIMES 2013 (3)

 


 

 

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Quelle idée superbe d’avoir organisé ce merveilleux festival musical  , il y a quelques années!

 

Une idée que l’on doit à Bernard Mouton, directeur artistique  qui a l’art et le talent d’établir un choix diversifié de compositeurs et de musiciens provenant d’horizons  lointains, parfois.

 

 

 

Si vous deviez consulter mon blog des «  feux de la rampe »  pour la première fois, sachez que je suis pour Vous les Festivals qui  se déroulent à Bruxelles ( BRUXELLONS) et  à  Spa ( FESTIVAL ROYAL DE THEATRE SPA  2013) , et ce  dans un délai proche.

 

 

 

« MIDIS-MINIMES »,  qui se passe au Conservatoire Royal de Bruxelles, rue de la Régence (c’est tout à côté  de l’énorme Palais de Justice de Bruxelles  construit en 1866 par Joseph Poelaert) ,  offre de superbes concerts du lundi au vendredi à 12h15.

 

La semaine qui vient de s’écouler a permis d’applaudir de magnifiques musiciens tels Roby Lakatos et son violon tsigane, le quatuor Voce (deux violonistes, une violoncelliste et un alto) pour interpréter le «  quatuor N°14 op.132 » de Beethoven. Un beau moment de musique  classique !


 

 

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Et à noter rapidement, lundi prochain – 22 juillet-  12h15, une autre musique classique mais iraqienne cette fois avec Osama Abdurasol et son instrument : le qanun, un instrument à cordes pincées de la famille des cithare arabes.

 

A  noter également  le jeudi 25 juillet, le Quatuor Alfama  que nous avons eu l’occasion d’admirer au récent Festival Love Musiq 3,  nous pourrons les écouter  dans le « Quintette à cordes op.163 de Schubert.


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Et le lendemain, vendredi 26 juillet (on ne chôme pas  aux Midis Minimes !) , un autre Quatuor , le « Quatuor Byron » avec une œuvre de Dimitri Chostakovich : quatuor à  cordes nr8 op.110.


 

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Bons et beaux concerts pour Vous.

 

 

 


 

 Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

(D)FESTIVAL  » BRUXELLONS  » 2013 : LE CANARD A L’ORANGE

 


 

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LE CANARD A L’ORANGE


Croyez – moi, c’est un plat théâtral délectable concocté  avec amour par Danielle Fire.

Attablés : Catherine Conet, Laura Savenberg, Françoise Oriane, ces trois dames entourées par Laurent Renard  et le maître de céans : Michel de Warzée, remis de ses émotions à la suite du départ de sa maîtresse, Hélène (Voir «  Sentiments provisoires »)

 Ce spectacle a été joué à la Comédie Claude Volter en décembre 2012. D’une excellence totale !

 Le Canard  se « découpe » dans la cour du Château du Karreveld. Venez  rejoindre le mari,  l’épouse, l’amant, la maîtresse et la gouvernante.

Vous allez passer un moment savoureux…

 

CRITIQUES FRANCAISES A LA CREATION/1971

 

Pierre Marcabru : Agréable, plaisant, adroit.

André Ransan : L’esprit fuse et pétille.

Jean-Jacques Gautier : Un rôle inimitable.

Bertrand Poirot-Delpech : Une pièce signée par un des maîtres du genre.

Henry Rabine : Une authentique comédie.

 

LE CANARD A L’ORANGE 

 

William Douglas Home.

Adaptation française de Marc-Gilbert Sauvajon

 

Liz : Si j’avance mon pion, je découvre mon roi, si je ramène mon cheval je perds…Bref, tu as encore gagné…

Hugh : Oui chérie, tu es cuite, déshonorée et tutti quanti !


 

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Du théâtre, du vrai ! De la comédie, de la vraie comédie pas idiote du tout. Ce n’est pas du « boulevard ».

Une comédie de tradition sans faille.

Aucune vulgarité, de l’humour seulement.

Des répliques qui font mouche et qui vont au but.

 

2006. Bruxelles. Le journaliste du journal « Le Soir » rencontre Gérard Rinaldi, l’acteur français qui jouait la pièce à Bruxelles avec l’adorable Grâce de Capitani.

 

Qu’est-ce qui vous plaît tant dans cette pièce ?

 

Gérard Rinaldi : Le mélange de comédie et de drame. Ce n’est pas un vaudeville classique mais une pièce comme seuls les Britanniques en écrivent, à la fois dramatique, réaliste et drôle.

C’est à cause du côté sucré salé, aigre-doux, que le titre Le Canard à l’Orange (titre original : « The Secretary Bird/1967) a été choisi pour la version française.

 

Entièrement du même avis que Gérard Rinaldi, hélas décédé !

Cette pièce n’est pas de la pantalonnade, de la gaudriole, une galéjade. Supérieure au théâtre de boulevard. Ni un théâtre de « culture », c’est heureux !

 

La pièce raconte une histoire que beaucoup d’entre nous ont dû connaître dans leur vie, au singulier ou au pluriel !

 

Synopsis : Après 15 ans de mariage, Liz annonce à Hugh, son mari, qu’elle part le lendemain avec son amant John Brownlow.

Hugh va tout faire pour récupérer sa femme mais d’une manière tout à fait inattendue…Et c’est bien du William Douglas Home !

 

« Il a des maîtresses, elle a un amant…Si le sujet de l’adultère est vieux comme le monde, ce « canard récalcitrant » se déguste tel un plat délicieux où mari, femme , amant, maîtresse se déchirent à coups de fourchette gourmande »

(Magazine « Entr’Act »)

 

La pièce triomphale de William Douglas Home a été jouée pendant plusieurs années consécutives à Londres.

En France, elle a été souvent montée avec de grands comédiens comme Jean Poiret et Gérard Rinaldi.

 

En Belgique, la pièce a été jouée pour la première fois en 1974 au Théâtre Royal des Galeries (où elle fut du reste reprise plusieurs fois) avec Jean-Pierre Loriot, Gisèle Brieuc et Bobette Jouret dans une mise en scène de Jean-Pierre Rey.

La voici reprise à Bruxelles,  en décembre dernier, et actuellement au Festival «Bruxellons 2013 »  et ce, avec la même distribution :


 

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Michel de Warzée (Hugh Preston), Catherine Conet (Liz Preston), Laura Savenberg (Patricia Forsyth ou plus simplement Patty Pat.). Qu’est-ce qu’elle est grande  Laura! ,Laurent Renard ( John Brownlow) et Françoise Oriane (Madame Gray , la cuisinière, la bonne et autres fonctions)

 

Ils sont magnifiques tous les cinq !

 

En tête bien entendu le « cocu » Hugh, joyeux luron occupant un poste important au sein de la BBC.

Michel de Warzée est entré dans son personnage d’une façon étonnante, habile, malicieuse, finaude, roublarde, rusée, désinvolte, irrésistible et terriblement amusante ! Il est à la fois clown, bouffon, fou, insolent, provocateur, diabolique et même charmeur…

 

Marc – Gilbert Sauvajon : Du bec et des ongles, Hugh va mener, contre une adversaire à sa taille et en utilisant une tactique apparemment farfelue, une lutte pittoresque dont l’issue est incertaine jusqu’à la fin de la pièce.

 

Liz : Tu as fauché les billets de John ?

Hugh : J’ai laissé un petit mot d’excuse à la place avec un chèque…

 

Entouré par Catherine Conet, une comédienne talentueuse, belle, séduisante que l’on est heureux de revoir sur nos scènes belges. Elle est parfaite dans le rôle de cette femme qui veut encore connaître l’amour passionnel, l’amour sexuel alors qu’avec son mari , le désir s’est éloigné comme cela arrive à pratiquement tous les couples . J’aime beaucoup son côté naturel dans ses jeux de scène.

 

BIENVENUE A LAURA

 

 

Une découverte bien appétissante : la venue en scène – et dans cette histoire – de la secrétaire d’Hugh : la magnifique et troublante (et tellement grande) Laura Savenberg. On donnerait facilement un coup de canif dans le contrat de mariage pour passer un moment avec elle. Stop ! Censure !

 

Laurent Renard est impeccable dans le rôle de l’amant qui n’est pas encore l’amant de Liz. Cela dit, le deviendra-t-il vraiment ? Serait-il un bon amant ? J’en doute ! Il paraît froid et guindé avec sa chemise, sa cravate et sa pochette à la poche du veston..!

 

Françoise Oriane est rigolote dans Madame Gray. Elle m’a rappelé la célèbre Pauline Carton dans le ton et ses jeux de scène. C’est la bonne à tout faire qui s’occupe des affaires personnelles de ses patrons. On est heureux de la voir en si bonne forme !

 

Tout ce beau monde est piloté par Danielle Fire, excellente metteuse en scène qui a l’art de faire jouer ses acteurs dans un ton vrai, naturel. C’est bon ça !

 

Danielle Fire : Lien vivant entre le texte, la scène, le metteur en scène et le regard du public, L’Acteur est le centre du théâtre. L’Acteur, celui qui gère l’Action, dans la tradition occidentale est le grand artisan. Il crée le personnage et sa présence charnelle mais éphémère est un mystère.

Une force le pousse à être l’autre, à « s’identifier » à l’autre, le personnage, cet être fictif né de l’imagination de l’auteur.

Tout cela est fascinant et magique !

 

C’est le grand Louis Jouvet qui avait écrit : « L’Acteur définit le rôle en fonction de lui-même, le Comédien s’efface derrière le personnage. »

Ici, le Comédien est plus que le virtuose dominant son rôle, il est le personnage, complice généreux du public.


LE CANARD A L’ORANGE

 Décor : Christian Guilmin

Lumière : Sébastien  Couchard

Production : Comédie Claude Volter/Michel de Warzée.


Si vous vous décidez de voir ce spectacle, et vous aurez raison de le faire, soyez aimable d’apporter à Michel de Warzée une petite cuillère en métal pour déposer ses glaçons dans le petit bac. Merci d’avance !

(Avec des extraits du texte de la pièce  publiée dans la collection  » Avant scène théâtre ° n° 480-parution : 01/10/1971)


FESTIVAL  « BRUXELLONS »

Avenue Jean de la Hoese  3  – 1080  Molenbeek-Saint-Jean

LE CANARD A L’ORANGE

Les 19, 26, 27 07 et 30/08 et 31/08


Une seconde d’attention encore …

Pardonnez-moi, je vais vous quitter…provisoirement …J’ai un peu faim. Si je me tapais un sandwich au fromage… Je suis végétarien.

Pauvre petit canard qui me fait penser à mon  petit canard à moi  à qui j’avais donné le nom de Flock ! Et nous étions à l’antenne de la RTBF toutes les semaines dans des petites saynètes. Il était en peluche Les gosses l’adoraient. Si vous étiez  à l’écoute de la radio dans les années 60/70, vous l’avez très certainement entendu non seulement parler – à la façon de Donald Duck , mais aussi chanter…Et pour ne rien vous cacher , c’est moi qui jouait  le beau petit Flock.

 

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Bientôt , vous pourrez entendre le petit canard savant , Flock  un évènement !!!

 



Roger Simons

 

 


 

 

 

(F)FESTIVAL BRUXELLONS : TOUTOU

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Toutou est son nom

Ou s’est-il égaré ?

Alex désespéré continue à appeler son chien  qui  a quitté son collier et a disparu dans la foule…

 

Alex : (criant) Toutou…

Zoé (l’épouse d’Alex) : Que se passe-t-il ?

Alex : Toutou s’est sauvé !

 

C’est la panique ! Qu’est devenu Toutou ?

On y tient à son chien, non ?

 Et les voilà tous les deux, en pleine panique : TOUTOU,   « l’enfant du foyer » a disparu.

Mon Dieu, pourvu qu’on ne l’ait pas volé !   Pourvu qu’il n’ait pas été écrasé par un automobiliste sauvage comme il y en a tant !



TOUTOU/ COMEDIE DE BRUXELLES

 

Une comédie d’Agnès et Daniel Besse , mise en scène et jouée par Daniel Hanssens, c’est Alex, et accompagné de Laurence d’Amélio , c’est la belle Zoé, et  quelques instants plus tard de Pierre Pigeolet , Pavel , un vieil ami  d’Alex.

 Et toute la conversation va être axée sur le brave Toutou évaporé.

Et Pavel, excédé par cet amour porté à un chien , commence une envolée agressive , récriminatrice , violente  sur l’importance que l’on donne aux animaux à un point tel que l’on oublie les êtres humains que nous sommes.


Un chien n’a qu’un but dans sa vie : offrir son coeur!

L’amitié des chiens est sans conteste plus vive et plus constante que celle des hommes ( Montaigne)

C’est Michel Simon que j’adorais et que j’ai souvent interviewé , qui  me répétait  sans cesse  son amour  porté exclusivement aux animaux , détestant l’être humain ,  et l’amour que ces animaux portaient à leurs maîtres.

 Michel Simon : On a souvent vu un chien qui pleurait sur la tombe de son maître et qui se laissait mourir de chagrin.

Mais on n’a jamais vu une femme qui se laissait mourir  sur la tombe de son mari…




 » Sampa » , l’une des plus belles chansons sur les chiens.


Si j’avais un chien, comment pourrai-je l’appeler  ? Horacio, Oedipe , Phoebe , Ramses ? Maya , pouquoi pas !


Pas de nouvelle de Toutou !

Est-il encore de ce monde ?

L’absence de ce chien adulé ouvre la boîte à Pandore des griefs conjugaux, sous l’œil de Pavel qui servira de punching-ball aux époux.

Tout, enfin presque tout,  va ressortir du placard à l’occasion de la fugue de Toutou ! Et cela va aller très loin, presque à une séparation du couple et  une  rupture d’amitié entre Alex et Pavel.

 

Un dialogue serré , vivant  mais dans lequel les auteurs ont jeté quelques brins de fantaisie et d’humour.

On s’amuse beaucoup ! Même sans Toutou !


CELUI QUI DANSE AVEC SON CHIEN EST UN vRAI MAGICIEN !

Et si l’on interrogeait, Jack Cooper , la star des magiciens au Karreveld , il ferait peut-être un miracle. !


TOUTOU/AGNES et DANIEL BESSE/DANIEL HANSSENS


A la fois metteur en scène , producteur et comédien avec  ses deux amis : la délicieuse Laurence d’Amélio et Pierre Pigeolet.

Bravo  à  tous les trois,  impeccables dans leur interprétation.

Ils ont la pratique de la  comédie, de la bonne  comédie, pas celle de boulevard.

Et Daniel Hanssens est très doué dans la mise en scène et en action de ces textes-là, bien  concoctés par Agnès et Daniel Besse.

Le public  est chaleureux et applaudit à tout rompre…


TOUTOU

 

Toujours pas de nouvelles ?

A-t-il été enlevé ? kidnappé ? S’est-il échappé voulant trouver sa liberté à lui  et faire peut-être une rencontre avec une belle Toutou ? Et vivre une autre vie ?

 Observez bien les photos qui accompagnent ma chronique…Elles sont révélatrices de la situation dans laquelle se trouvent  nos quatre personnages. Hé oui : Alex, Zoé, Pavel et…Toutou.

 

TOUTOU : UNE COMEDIE QUI A DU CHIEN.


Le saviez-vous ? Dans quelques années , les avions seront pilotés par un commandant et un chien. Le travail du chien sera de surveiller les boutons pour que le pilote ne touche  à rien ( Scott Adams)


Le savez-vous ?  Quel est le vrai nom du chien qui joue Toutou ? Il ressemble comme deux gouttes d’eau au chien qui joue l’un des rôles les plus importants au côté de Jean Dujardin dans  The Artist », son nom à lui : Uggie !

 Mais ici , au Karreveld , dans la pièce que vous avez vue ou que vous allez voir,  son nom ?  C’est une femelle qui répond au joli nom de Maya.

Félicitez-le après le spectacle, il en sera fort heureux.

Il aboira de plaisir et moi, je rentrerai dans ma niche…

 

TOUTOU

Les 22 ety A3/07 ainsi que les 10 et 11/078

CHATEAU DU KARREVELD

Aveue Jean de la Hoese  3  – 1080  Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 724 24 24

 

Mais que se passe-t-il en scène ? Non, c’est pas possible tout de même ? Il est revenu  Toutou/Maya !

 

 

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                   (Crédit photo : P.Freitas.)

 

 

 Roger Simons