AFFREUSES

 

THEATRE LA SAMARITAINE

(Café-Théâtre)

 

Retenez leurs noms : Angélique (qui n’a rien d’une marquise) et Pénélope (qui n’a rien d’une divinité ancienne) ! Ce sont ces « affreuses »

 

LORETTE GOOSSE  & EVELYNE RAMBEAUX, les deux « monstrueuses », mises en scène par Laurence Warin, sur une scénographie de Maurice Van den Broeck.

 

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L’action en résumé : onze heures moins quart, quelque part, un samedi soir.

Deux quadras bien frappées, les affreuses, sont au fond  d’un jardin, « planquées » dans une cabane  plutôt amochée avec, traînant dans un coin des bottes, des outils… un nain de jardin.

L’une est blonde, l’autre pas.

L’une est déterminée, l’autre pas.

L’une est en tenue de soirée, l’autre pas. (Ca fait très Agnès Varda)

Pourquoi ? De qui se cachent-elles ? Qui surveillent-elles ?

 

L’une répond la première : «  C’est une comédie où il est question de régler des comptes… »

L’autre continue le propos de l’une : «  à quelqu’un entre soi, de soi à soi et le tout à la fois. »

 

Laurence Warin (la metteure en scène) : Accrochez-vous, ça va chauffer !

 

Avant que ça ne chauffe, je vous confie les mots-clés, ne les révélez à personne  : action, amitié, amour, comédie, espionnage, jalousie, suspicion, suspens, vengeance, thriller (je le pensais bien) , Julien Clerc (Qu’est-ce que ce chanteur vient faire dans cette histoire !)

 

Qui sont ces deux femmes ? Des amies de longue date ? Oui, amies de toujours ?!?!…Et alors ?


 

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INTERDICTION TOTALE DE DEVOILER  L’HISTOIRE !!!


Une tonne de quiproquos les plus fous les uns que les autres vont s’enchaîner dans un rythme insensé, vertigineux.

Cela  devient une véritable soirée d’enfer !

Mais pourquoi ces deux  femmes, très différentes l’une de l’autre,  regardent-elles par la vitre ce qui se passe  dans le jardin ?

 

Cette comédie scénarisée par Evelyne Rambaux  et développée par Lorette Gosse met en avant la fidélité en amitié sur fond l’infidélité amoureuse, la solidarité oppose à la jalousie, la générosité, à l’exclusivité.

Là où nous sommes prêts à compter nos amis sur les doigts d’une main, l’amour lui ne peut dépasser le chiffre un. O combien cela est vrai ( aurait dit Molière)


 

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DEUX ACTRICES –UNE METTEURE EN SCENE

 

Trois femmes, c’est quelque chose, j’aime autant vous dire.

Lorette (Evangélique) et Evelyne (Pénélope)  dépensent une énergie incroyable, virevoltent dans tous les sens , boivent sans arrêt , rient , crient, claquent  la  petite porte en bois de la cabane , se disent des vacheries, mieux des vérités, se prennent dans les bras l’une de l’autre, s’habillent  et se déshabillent , Lorette(Evangélique) surtout,  replongent vers la petite fenêtre qui donne sur le jardin et voient ce qui s’y passe !


 

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Les trois femmes : Surtout, ne le dites pas à vos lecteurs !

 Faites-moi confiance Mesdames.

Moi, le spectateur, suis intrigué par tout ce qui se déroule sous mes yeux curieux…

Je n’ai pas encore saisi ce que vient faire Julien Clerc dans cette folle histoire, menée tambour battant par ces deux « affreuses » dirigées par Laurence Warin  (Vous la connaissez  bien Laurence , vous l’avez certainement vue jouer  dernièrement dans  la pièce :    La Maison de Ramallah « au Théâtre de Poche)

 

ANGELIQUE EVOQUE SOUVENT LE PRENOM DE BERTRAND. AUTRE ENIGME…TOUT COMME LA VOIX  DE JULIEN CLERC !

 

Ce n’est pas du vaudeville,

Ce n’est pas du théâtre de boulevard,

Ce n’est pas du théâtre burlesque,

Ce n’est pas  du théâtre intellectuel,

C’est du théâtre comico-tragique (ce terme n’existe pas dans  «  Le petit Robert », je l’invente)

C’est très gai ! Lorette Goosse et Evelyne Rambeaux

sont drôles au possible, elles nous font rire pendant  un peu plus d’une heure, elles se déchaînent,  se bougent sans arrêt,  s’exaltent dans une gestuelle   folichonne.

Chapeau les Affreuses !


 

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C’est un spectacle qui vous réserve de nombreuses surprises. 

Pourquoi ce chien qui aboie ?  Pourquoi cette présence du «  nain de  jardin » ? Pour   ces sirènes de voitures de la police ? …Et d’autres choses encore ? 

 

Soyez attentifs  à la fin de la pièce,  surprise !

Ne quittez pas votre siège tout de suite,  surprise !

 

AFFREUSES

 

Scénographie : Maurice Van den Broeck

Bande Son : Philippe Lassère

Images : Tanguy Cortier

Lazzi : Michel Carcan

Assistante : Véro Guérin

Voix off : Claude Semal et Michel Carcan

Régie : Camille Coeckelberghs & Mathieu Robertz

Production : Terres Arables – asbl

 

AFFREUSES

Jusqu’au samedi 1er juin à 20h30

 

CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

Direction artistique : Huguette Van Dyck

Rue de la Samaritaine  16  – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

E-mail : samaritaine@skynet.be


 

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                 (photos : Jacques Marsa)


Lorette Goosse et Evelyne Rambeaux , les   « AFFREUSES » reviendront à La Samaritaine avec leur spectacle  du 02 au 19/10/2013.

 

Info pour  les spectateurs habitant hors capitale belge :

Lorette et Evelyne vous accueilleront à Stavelot le 13/07 , à Modave  du 16/07 au 28/07, à  L’Abbaye La Neuve le 24/10 et à Florenville le 25/10.

Elles reviendront à Bruxelles au Théâtre Mercelis les 6,7,8,13,14 et 15/11.

Vous savez tout…Pas  vraiment ! Pourquoi se cachent-elles ? Pourquoi regardent-elles aussi intensément à la petite fenêtre côté jardin ?


Bon  accueil à Julien Clerc !


Roger Simons


 

 

L’ODYSSEE

 

THEATRE : LE JARDIN DE MA SŒUR

(Café-Théâtre)

 Deux conteuses se rencontrent pour nous narrer l’histoire d’Ulysse.


 

L’ODYSSEE /HOMERE

 

L’ « Odyssée »  en grec ancien, est une épopée grecque antique attribuée à l’aède…

 

Homère (8ème siècle avant J-C) raconte l’histoire du retour chez lui du héros Ulysse, qui après la guerre de Troie dans  laquelle il a joué un rôle déterminant, met   dix ans à revenir dans son île d’Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu’il délivre des prétendants, et son fils Télémaque…

 

Flashback in History

 

Un récit de voyage mouvementé et remplit d’aventures singulières, conté merveilleusement par Odile Burley  (française) et Lili Lambrelli (grecque)

 

 

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Il y a un enchaînement  formidable d’une langue à l’autre, de la langue française  à la langue grecque.

Un propos commence en français et est  repris immédiatement  en grecque, ou le contraire.

 

Le public suit avec passion, et dans le silence le plus complet, le « double » monologue interprété par ces deux conteuses.

L’une, Odile la française, est debout et évolue sans cesse sur la toute petite scène du Jardin…et l’autre, Lili la grecque( Lili est un surnom bien évidemment) ne quitte pas un seul instant son siège.

 

Odile Burley : Nous avons voulu toutes les deux  jouer ce texte  sur un ton moderne et non  dans le tragique. Un texte parlant si j’ose dire !

 

Lili : Odile a de bons repères  dans le texte grec, ce qui lui permet de suivre plus facilement ce que je dis.

 

Odile : C’est  Hamadi, excellent conteur, qui nous a proposé de faire ce spectacle. Il nous a demandé de choisir  les extraits de l’Odyssée qui nous plaisaient le mieux. Et ensuite, il  nous a accompagné dans l’écriture.

 

Lili : Nous avons vraiment voulu que ce «  poème » soit raconté comme une histoire.

 

 

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Elles sont superbes ces deux femmes-là, que l’on aimerait retrouver sur l’une de nos scènes dans une pièce. Qui sait,  peut-être !

 

Elles sont très expressives dans leurs regards, très vivantes et percutantes  dans leurs façons de faire vivre l’histoire.

Les personnages sont très bien croqués, dessinés.

 Du bel ouvrage sur un projet difficile au départ, mais réalisé magnifiquement et très intelligemment.

 

Nous avons tous été séduits  et silencieux pendant  un peu plus d’une heure de spectacle.

 

J’ai  écouté, regardé et suivi  le spectacle  passionnément, fasciné par ces deux conteuses.

Et du coup,  je me suis mis à aimer l’illustre Homère !

 

A certains moments, Lili chante en grec ancien une mélodie  qui date de l’époque d’Homère (8 siècles avant J.C) Quelle belle voix ! Quel  mielleux !

Elle est fascinante !

 

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Odile : Ce texte, c’est l’histoire d’une colère…

 

Lili : L’Odyssée,  c’est l’histoire de L’HOMME !

Et tout commence avec ce mot «  colère » ! 

 

C’est aussi l’histoire d’une FEMME   ?

 

Odile : Oui, bien sûr, mais ELLE attend, ELLE  attend de l’autre côté…

 

Lili : C’est une époque où la FEMME n’était pas tellement aimée.

 

Odile : Et quand Ulysse revient, après une dizaine d’années,  Pénélope se met à ses genoux. C’est lui le Roi.

 

Ruses, luttes, persévérance, espoirs, désespoirs d’un homme dont le seul but était de retrouver la tiédeur de son foyer.


 

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L’ODYSSEE

 

On jardine et badine avec la « Maison du Conte » de Bruxelles, là où a joué longtemps le conteur Hamadi,  et aussi Odile Burley.

 

Un autre jardin, celui du JARDIN DE MA SŒUR où se joue encore ce spectacle de belle qualité sur tous les plans, ces vendredi et samedi à 21 h.

C’est à l’angle du Quai au Bois à Brûler et de la Rue du Grand Hospice, au centre ville.

Infos et Réservations : 02 / 217 65 82

 

Si vous vous y rendez ce soir ou demain, et vous aurez grandement raison de le faire, soyez gentil de remettre  mon bonjour à ces deux conteuses qui se sont installées sur mon disque dur.


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                (crédit/photos : paul freitas)

 

 

Question : Est-ce bien Homère qui a écrit « L’ODYSSEE » ?

On le disait aveugle mais ce détail est vraisemblablement légendaire.

A quelle époque a-t-il vécu ?  

 

Hérodote : Homère n’a vécu que quatre cents ans avant moi »

 

C’est-à-dire vers 850 avant J-C, date dont rien n’infirme l’exactitude !

 

L’ODYSSEE

 

HOMERE : ODILE BURLEY : LILI LAMBRELLI

Au

CAFE THEATRE/LE JARDIN DE MA SOEUR

Jusqu’au 25 mai.

 

La semaine prochaine :

 « Saint-Marteau fait la fête », un spectacle musical avec Saint-Marteau, c’est tout dire… (31/05—01/06)

 

 

 Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

L’INTEGRALE DES SONATES POUR PIANO DE BEETHOVEN

 

FLAGEY

 

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BEETHOVEN/JEAN-BERNARD POMMIER


 

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Si vous connaissez Vienne, si vous avez déjà séjourné dans cette magnifique ville, vous avez vu la maison où habitait Beethoven, au numéro 241 du Graben, 3ème étage… et si vous aimez  cet énorme compositeur, surnommé  dans sa jeunesse « le pianiste de l’aristocratie viennoise », vous aurez entendu dans  votre imaginaire quelques mesures de ces fameuses sonates pour piano…

 

Beethoven a adopté la technique de Muzio Clementi  (concertiste compositeur) et a conféré à la sonate pour piano une dimension plus grande, plus intense, plus dramatique tout en respectant la forme instaurée par ses prédécesseurs, dont   Haydn et Mozart…

 

Mozart disparu, Haydn vieillissant, Beethoven a été alors reconnu comme le nouveau grand compositeur et là commence  l’écriture de ses sonates pour piano : 32  Sonates ! Une œuvre magistrale !

Le piano est d’ailleurs l’instrument principal de la première période de Beethoven.

 

L’INTEGRALE DES SONATES POUR PIANO DE BEETHOVEN : UN EVENEMENT  MUSICAL !

 

Ce sont ces 32 sonates que FLAGEY vous invite à venir écouter au studio 1 de Flagey , interprétées par le tout grand pianiste :  Jean-Bernard Pommier , né à Béziers( France ) en 1944, fils d’un organiste.

Il entame sa formation musicale et sa carrière de pianiste à l’âge de quatre ans sous la direction de Mina Kosloff. Il devient ensuite l’élève d’Yves Nat et de Pierre Sancan au Conservatoire de Paris, d’Eugène Bigot  pour la direction d’orchestre et plus tard d’Eugène Istomin.

Et c’est à l’âge de sept ans qu’il donne son premier concert public.

 

Le musicien va vivre une fabuleuse carrière de pianiste,  un peu partout dans le monde, en compagnie de grands chefs d’orchestre.

 

EN CE MOMENT  JEAN-BERNARD POMMIER

A BRUXELLES

 

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               (credit/photos : Jean-Claude Martinez)

 

C’est hier soir,  à 20h15, à Flagey, que j’ai  découvert ce grand musicien – qui entre en scène  sans  vraiment regarder le public, se met au piano et brusquement, joue avec  vigueur les premières mesures de la Sonate.

 

J’ai beaucoup aimé la Sonate n° 1 en fa mineur, op. 2/1.

Une sonate d’un beau romantisme !

Une virtuosité   prodigieuse  de Jean-Bernard Pommier,  ses mains largement ouvertes, libérant ses 10 doigts agités , exaltés, transportés dans un rythme  délirant.

Une valse de notes ! 

Quatre mouvements : allegro- adagio-  menuetto/allegretto- prestissimo

Un arrêt des plus courts entre chaque mouvement,  dans le silence le plus total.

 

FLAGEY, C’EST UNE BELLE HISTOIRE...

 

Cette musique magnifique de Beethoven résonnait intensément dans cet ancien studio de radio reconnu comme l’un des meilleurs d’Europe (Il en est de même avec  les autres studios de ce bâtiment superbe de Flagey qui fut le Royaume durant de nombreuses années de l’INR et de la RTB).

 

Jean-Bernard Pommier a joué avec maîtrise et  dynamisme la deuxième Sonate programmée :   Sonate n° 18 en mi  bémol majeur, op. 31/3

Quatre mouvements : Scherzo-allegretto vivace

Menuetto-moderato e grazioso- Presto con Fuoc

Une œuvre brillante,  tourmentée  mélangée à un certain romantisme.

 

Une musique novatrice ! Un chef d’œuvre pianistique !

 

Un entracte d’une vingtaine de minutes.

Curieux cet excellent musicien qu’est  Jean-Bernard Pommier. Il est enfermé, j’en suis convaincu,  dans la musique – et quelle musique –  et dans le piano, son fidèle et magnifique compagnon.

 

Troisième Sonate n° 29 en si bémol majeur op. 106   « Hammerklavier » (clavier à marteaux),  sonorité totalement différente par  rapport aux deux sonates précédentes.

Une vaste partition par sa longueur  et l’ampleur de son souffle.

 

Beethoven : Voilà une Sonate qui donnera de la besogne aux pianistes lorsqu’on la jouera dans 50 ans !

 

Voilà une question à poser  au grand pianiste de la soirée.

 

William Kampff : C’est le seul grand monologue pour piano que Beethoven n’ait jamais écrit !

 

Le final est immense !

 

Busoni (pianiste italien) : La vie d’un homme est malheureusement beaucoup trop courte pour apprendre l’opus 106 !

 

Baduda – Skoda (pianiste autrichien): «  La «Hammerklavier est pour nous pianiste de ce que la 9ème Symphonie de Beethoven est pour le chef d’orchestre. L’œuvre monumentale,  l’œuvre culminante ou mieux encore, l’œuvre qui parcourt tout autant les profondeurs que les sommets. Aussi, ne l’approchons-nous  qu’avec respect !

 

Voilà des réflexions et compliments bien mérités !

 

FLAGEY  vous fait vraiment une excellente proposition : suivre ou essayer de suivre,  selon votre temps, les sept concerts qui vous permettront  de découvrir  cette Œuvre Monumentale de Beethoven : Ses 32 Sonates !

 

Un travail énorme pour le compositeur Beethoven !

Un travail énorme pour le musicien  Pommier !


FLAGEY


Ce mardi  28.05 , deuxième Concert consacré à l’Intégrale , à 20h15 au Stutio 1.

Au programme : les Sonates 2, 17, 10 et 26 .


LA SUITE DU PROGRAMME


les 16/06, 18/06, 22/09, 24/09, 13/10 et 15/10.

Consultez Flagey

Place Sinte Croix  – 1050  Ixelles( Bruxelles)

www.flagey.be

Infos Réservations : 02 / 641 10 20


« Dieu sait pourquoi, ma musique de piano me fait toujours une mauvaise impfession surtout quand elle est mal excutée… »

(Texte  rédigé par Ludwig Beethoven)


Roger Simons

 

CAVE CANEM

 

Traduction habituelle : «  Prends garde au chien… »

 

THEATRE DE LA SAMARITAINE

(CAFÉ-THÉÂTRE)

 

 « Cave canem » à la Samaritaine , c’est bien autre chose : c’est la présence d’un groupe  de quatre musiciens tout à fait extraordinaires  qui nous offrent près de deux heures de musiques du monde au style  très différent.

 

Pas de chant, uniquement  de la musique :

 

Batterie, accordéon,  violon, guitare.

 

La petite salle de la Samaritaine éclate de sons et de notes  des plus brillants, envoyés au maximum de décibels.

 

 

 

QUATRE MUSICIENS DOTES CHACUN D’UNE PERSONNALITE ETONNANTE !


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Au départ du spectacle, hier soir, j’ai été désarçonné et agacé par  ce son amplifié.  Puis, au troisième morceau, je suis entré dans cette ambiance musicale toute particulière, grisé quelque part et admirateur du talent de ces quatre musiciens plein de joie, d’énergie et d’une grande originalité aussi.

 Krystof, Pierrot, Sébastien et Benoit  travaillent ou plutôt jouent ensemble depuis quelques années.

Et cela se voit sans peine : ils font preuve tous les quatre d’une magnifique solidarité, d’une totale complicité.

 

 

Pierrot, le percussionniste et Krystof l’accordéoniste, tous deux fougueux en diable, racontent l’histoire de ce groupe étincelant…

 

 

Pierrot : C’est en fait Kryztof et moi qui sommes à la base du groupe. On joue ensemble depuis plus de dix ans maintenant. On avait un groupe et on cherchait un remplaçant, on en a eu deux, Ben d’abord à la guitare et ensuite Sébastien au violon. Cela fait maintenant sept ans !

Au début, on reprenait surtout dans la musique trad’ d’Europe et au fil du temps chacun est venu apporter sa patte et ses compositions. La particularité étant que nous venons chacun de milieux très différents. Après une démo et un premier album, nous voici au deuxième : Kaïseki.

 

 

QUESTION QUE L’ON SE POSE : POURQUOI  CETTE DENOMINATION DE «  CAVE CANEM »  

 

 Pierrot : Haha, joli rire virtuel ! Ça revient régulièrement sur le tapis. En fait on a en effet pris le parti de Pompéi… Mais en fait Cave Canem,  c’est surtout parce que c’est joli, que ça sonne bien et que…

 

 

TROIS ANS POUR PRODUIRE UN DEUXIEME ALBUM

 

 

Kryztof (accordéoniste) : Trois ans, c’est aussi le temps qu’il nous faut pour faire mûrir les morceaux sur scène. Notre démarche est une démarche un peu “à l’envers” par rapport aux autres artistes.

En général, on sort un album avec des nouveaux morceaux, pas nous. On écrit des morceaux, on les joue sur scène, ils changent, les arrangements mûrissent, et quand on les trouve à point, on entre en studio et on les enregistre. Ce qui n’empêchera pas les morceaux d’évoluer encore. Disons que c’est une photographie d’un joli moment de l’existence de nos morceaux.

 

 

« KAISEKI »CELA SONNE JAPONAIS !

 

 

Pierrot : Oh, en fait c’est Kryztof qui l’a trouvé. C’est toujours difficile de trouver un nom d’album. Ce n’est pas vraiment le Japon mais plutôt le fait d’avoir plusieurs petits plats qui donnent un tout. C’est vraiment ainsi que l’on voit l’album. C’est comme un film avec ses différentes scènes.


Kryztof : le nom de l’album m’est tombé dessus, comme une évidence, un matin à 6h30 devant mon ordinateur. Je répondais à des mails, j’ai levé la tête vers ma bibliothèque et tout de suite, mes yeux sont tombés sur la tranche d’un magnifique livre de Kaichi Tsuji sur l’art de la table au Japon : “Kaiseki”. Ça m’a parlé directement. L’idée de petits plats raffinés, d’une nourriture préparée lentement, avec grand soin. Et puis la sonorité aussi, Cave Canem – Kaiseki.

 

 

 

UN CONCERT COMPLETEMENT DECHAINE, DOTE DE MUSIQUES TRADITIONNELLES…

 

 

Pierrot : Hummm, on peut dire que l’on s’est beaucoup influencé de la musique trad et elle est encore fort présente, comme la suite de Polska ou de « La Discrète » qui est une magnifique mazurka (i.e. danse de salon originaire de Pologne). Mais ce n’est pas le principal. On se focalise aussi beaucoup sur la composition. Il y aura donc de fortes influences jazz, rock et contemporaine aussi. Le but est de se faire un maximum plaisir et donc de proposer un max de choses. Quand on est en répétition ou en résidence c’est génial. Tout le monde vient avec des morceaux et on essaie tout ce qui passe dans nos têtes, ça donne droit à quelques bons fous rires d’ailleurs !!!


Kryztof : “Forme traditionnelle de musique” plutôt que “musique traditionnelle . Je ne sais pas ce qui fait qu’une musique aurait une forme traditionnelle…Mais en tout cas, je suis attaché, par mon instrument et mon parcours, à la musique traditionnelle ou plutôt à une musique que je qualifierais de « vivante », plutôt que traditionnelle. Une musique en mouvement, qui ne demande qu’à bouger, qu’à être tordue dans tous les sens, et qui fait appel aux racines ou à la mémoire des peuples.

 

 

(Extraits de propos  sous forme d’interview dégagés par Krystof Meyer et Pierrot Delor et publiés  sur leur site)

 

 

J’ai demandé hier soir à Krystof si ce spectacle était quelquefois improvisé ?

Il m’a répondu par l’affirmative.

Et cela se voit se sent ! Ils s’amusent, ils font des gags (surtout Krystof), s’observent l’un l’autre, sourient, manipulent leurs instruments avec vigueur, enthousiasme et délire. C’est fabuleux !



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 DES MUSIQUES COMME ON EN ENTEND RAREMENT…

 

DES MUSIQUES QUI VIENNENT DES QUATRE COINS DU MONDE


 

 C’est exaltant !

Ils sont vraiment  fantastiques tous les quatre avec un plus pour Krystof  dont la gestuelle à l’accordéon est débridée.

Vous avez encore trois jours pour aller les applaudir à la Samaritaine, un café-théâtre  où ils se sont déjà produits plus de dix fois…

Par la suite, si vous  habitez  loin de Bruxelles , vous pourrez  les découvrir ou revoir le 17 août à Huy au Festival d’Art et le 17 novembre à Lessines.

 

 Notez leurs  noms dès aujourd’hui :

Kryztof Meyer : accordéon diatonique

Benoit Minon : guitares

Sébastien Taminiau : violon

Pierrot Delor : percussions

 

 Et pour compléter l’équipe :

Antoine Thonon : son

Clément Papin : lumières

Anna Giolo : diffusion

Photo : Aurore Belot

 

Leur deuxième album  « ‘Kaiseki » est en vente à la Samaritaine

 

 

« Urgente et puissante, sa rythmique emprunte à la terre, au cyclique, à l’immuable. Ses mélodies aériennes nous livrent leur musique comme on raconte une bonne histoire aux détours surprenants.. ».

 

Quatre musiciens qui métissent les musiques avec un talent peu ordinaire : jazz, rock , musiques contemporaines et traditionnelles.

 

 

 

JEUDI  23 MAI – CE SOIR !

 

Krystof , Pierrot, Sébastien et Benoit, nos  nouveaux amis , joueront l’intégrale  de leurs deux albums.Ca va péter le feu !

Bon succès  les amis  vous êtes formidables  et  terriblement sympathiques !!!

 

Merci à Huguette Van Dyck  d’engager à longueur d’année   tant et tant d’excellents spectacles, sans cesse renouvelés !  Bravo Huguette !

 

 

A VENIR DANS QUELQUES JOURS…

 

Prochain spectacle : à  partir du mardi 28/05 : «  AFFREUSES », un spectacle sur la fidélité en amitié sur fond d’infidélité amoureuse. Interprété par deux magnifiques comédiennes que j’ai applaudies de nombreuses fois dans nos théâtre : Lorette Goosse & Evelyne Rambeaux

 

 

 

CAFE THEATRE : LA SAMARITAINE

 

Rue de la Samaritaine  16, – 1000  Bruxelles

 

CAVE CANEM

 

Jusqu’au  25 mai à 20h30

 

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

 

Bon plaisir à Vous qui prenez connaissance  des spectacles que je vous présente avec amour et passion.

 

 

Roger Simons

 

LE SONGE D’UNE NUIT D’ETE

 

COMEDIE CLAUDE VOLTER

  

Une comédie de Shakespeare que l’on ne programme pas assez souvent.

 

Une pièce d’un belle  fraicheur et d’une magnifique jeunesse.

 

On peut la voir pendant quelques jours encore, interprétée par une troupe de jeunes acteurs en sortie du Conservatoire  Royal de Bruxelles,  dans une mise en scène  et scénographie de  Céline Scoyer et Mélissa Pire .

 

 

Un spectacle inattendu en cette fin de saison.

On plonge dans un univers enchanté.

C’est…

 

 

 

LE SONGE D’UNE NUIT D’ETE (en raccourci)



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Quelques jours avant les noces de Thésée, la forêt d’Athènes, mystérieuse et magique est le lieu d’un indéniable désordre. Hermia , qui refuse le parti qu’on lui destine , s’y enfuit avec son bien-aimé Lysandre , poursuivie par le parti en question, Démétrius , lui-même poursuivi par Héléna qui l’idolâtre.

Obéron s’emploie à se venger de sa maîtresse Titania, la reine des fées, en ordonnant à Puck de lui rapporter un filtre d’amour.

Puck en profite pour charmer les jeunes Athéniens mais ne réussit qu’à créer davantage de confusion.

Et pendant ce temps de bousculade, une troupe de comédiens amateurs répète la pièce qui va être jouée  devant le roi le jour de son mariage.

L’un d’entre eux, changé en âne par le facétieux lutin, devient l’objet d’amour de la reine des fées envoûtée…

 

 


UN SHAKESPEARE  DANS  L’ALLEGRESSE

 

 

C’est un peu inextricable ! Un peu micmac ! C’est léger ! C’est charmant !  C’est joyeux !

C’est remarquablement enlevé par  ces jeunes acteurs qui défendent cette pièce avec éclat, énergie, pétulance,  truculence, joyeuseté, jubilation.

Vraiment, il faut les découvrir sans tarder !

 

 

Céline Scoyer  et Mélissa Pire ont réalisé avec talent une mise en scène  et une scénographie, auxquelles on peut ajouter une chorégraphie, non seulement intelligentes,  mais d’une  vivacité tout à fait éclatante.

En plus,  c’est original, plein d’idées, de surprises, entre autres ces différents petits bouts de séquences qui se passent derrière un rideau blanc transparent en fond de scène, où l’on voit les comédiens  et différents dessins de fées en ombres chinoises.

 

 

Un plateau vide, à l’exception de deux fauteuils dans la première scène. En faut-il plus ? Oui, ces comédiens enthousiastes qui vont et viennent sur  ce plateau.


Ce spectacle est mené tambour battant.



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LE JAILLISSEMENT DE LA VIE

 

 

La pièce se déroule à une époque indéterminée,  non celle  élisabéthaine de Shakespeare, ni de la Grèce antique, mais celle du vingtième siècle, du côté des années trente. Et cela se sent par la musique de jazz mise à l’honneur et c’est formidable.

Avec même… une vieille chanson d’amour créée en 1930 par Lucienne Boyer «  Parlez-moi d’amour » de Jean Lenoir.

 

 Le jeu des acteurs est porté par le jazz, les chansons, les airs de trompettes.  Et ils y vont bon train  en swinguant, en se déplaçant dans leurs aventures.

 

Des coupures ont été faites dans le texte, pour des raisons de longueur,  mais celui-ci est bien resté celui de Shakespeare.

Je vous propose la lecture de la note d’intention que m’a remise  Céline Scoyer.

 

 

Céline Scoyer : L’idée de mettre en scène « Le Songe d’une nuit d’été » est un dessein audacieux auquel j’ai rêvé, et avec lequel j’ai laissé aller mon imagination aux réalisations les plus folles et les plus singulières !

Un projet prétentieux ? Non ! Un projet ambitieux ! Quelle folle idée, pour une jeune metteuse en scène que de s’attaquer à du Shakespeare!

Poussée par trois motivations principales, j’explique cette grande envie.

D’abord un auteur que j’avais envie de découvrir davantage, expérimentant son texte en tachant d’y déceler l’ambition de son écriture, d’y saisir toute la force de ses personnages, pour, dans le challenge qu’offre ce texte foisonnant en multiples possibilités de représentations, trouver celle que j’avais envie de partager avec le public.

Ensuite le désir de réunir des jeunes artistes qui ont en commun l’envie de créer et de partager les sensations d’un texte fort.

Enfin, pouvoir rendre abordable un auteur de cette envergure à un public large, pas forcément habitué à ce genre de théâtre et qui s’en éloigne par peur de s’ennuyer, ou de ne pas comprendre. À ces gens là, je souhaite prouver qu’ils ont accès à Shakespeare, je souhaite leur donner l’envie de découvrir et redécouvrir son théâtre !

Nous mettons donc à l’honneur l’échange qu’il peut y avoir entre une troupe et un public, entre le spectateur et le comédien et cela, avec pour ligne de mire, la transmission d’un texte admirable.

La créativité à laquelle nous a ouvert « Le Songe d’une nuit d’été »  a été celle de l’imagination suscitée par le voyage entre ville et forêt, mêlant un monde ordinaire à un univers décalé et merveilleux. Mon évasion enrichie de celle des comédiens nous a fait nous promener dans des trouvailles cocasses et spectaculaires dont nous avons retenu celles qui nous semblaient essentielles à partager avec le public. Nous tenons à le faire voyager à son tour comme nous l’avons fait nous-mêmes pour créer notre interprétation théâtrale de cette pièce fabuleuse et émouvante de toutes les petites touches humaines mises à jour. Cela, bien-sûr dans le respect du texte original.

Pour concrétiser mon rêve, j’ai réuni une équipe fraîche et dynamique, prête à relever le défi de ce partage, pour nous indispensable, avec le public.

Une brise nouvelle souffle sur Le Songe d’une nuit d’été… Venez donc la découvrir !

 

 

Bien volontiers, Céline, je réponds à votre invitation avec plaisir.

J’ai passé une soirée magnifique hier soir, samedi, mais  je me promets de retourner vous voir une seconde fois.



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ET APPARAISSENT LES ACTEURS :

 

 Bottom : Kévin Ecobecq

Démétrius: Xavier Elsen

Egée: Mélissa Pire

La fée: Céline Scoyer

Lecoing: Mélissa Pire

Lysandre : Julien Vargas (en alternance avec Toussaint Colombani)

Héléna: Tamara Payne

Hermia: Wendy Piette

Obéron: Matthieu Meunier

Puck: Julien De broyer

Titania: Nancy Phillippot

Hippolyte: Nancy Phillippot

 

 Coach vocal et musical:Pierre Collet

Décors et costumes : collectif

 

 

LE SONGE D’UNE NUIT D’ETE 

 

 

Je conseille au  public de se rendre à « La Comédie Claude Volter » dans le courant de la semaine à venir, la pièce se joue encore jusqu’à vendredi.

 

 Je tiens  à remercier Michel de Warzée ,  son directeur , d’avoir offert  à ces jeunes  artistes la possibilité de se produire dans son Théâtre.

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               (Photos : Soparigna Tea)

QUE SIGNIFIE HéHo ?


Céline : HéHo est une jeune asbl créée grâce à l’énergie de personnes soucieuses de promouvoir l’expression artistique sous toutes ses formes et qui cache une jolie histoire de famille et d’amis.

 

 

Bravo à tout ce monde qui  collaboré à ce superbe spectacle.

 

 

 

LE THEATRE ET LE SONGE

 

 

C’est beau ça, non ? La magie du rêve !  Le rêve d’amour !

 

 

LE SONGE D’UNE  NUIT D’ETE

 

Jusqu’au  24  mai à 20H15

 

COMEDIE CLAUDE VOLTER

Avenue des Frères Legrain  98 – 1150  Bruxelles

Infos et Réservation : 0493 / 035.735

 

 

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Avant de nous séparer, je vous propose de regarder  la video de ce spectacle.

Bon plaisir !

 

Roger  Simons

 

 

 

BIRDSONG

 

« Un son s’échappe de moi-même, tel un oiseau qui prend  son vol au matin… »


 

 THEATRE DE LA VIE


« L’oiseau peint les murs et rayonne au-delà même des espaces que mes sens peuvent percevoir. »




 

Birdsong 4 © Anik Rolland.JPG

Ce n’est pas vraiment du théâtre !

Ce n’est pas vraiment un spectacle.

C’est une expérience, un essai,  une observation, mieux : une performance musicale et vocale entre deux jeunes femmes, l’une allemande, Christiane Hommelsheim et l’autre autrichienne, Walli Höfinger.

Elles sont les auteurs de cette performance et compositrices de la musique ambiante, à l’exception d’une œuvre de Schubert «  Comme un oiseau »


Christiane Hommelsheim et Walli Höfinger : Depuis plusieurs années, nous sommes engagées dans le travail vocal du «  Centre Artistique International « Roy Hart » en France, et nous examinons les racines de l’expression vocale depuis les sons crus et primaires jusqu’à la voix traditionnelle chantée.

Plus récemment, avec Jonathan Hart Makwaia , nous avons exploré ce médium comme source de  création musicale , physique et théâtrale.


Birdsong 3 © Anik Rolland.JPG


 

PERFORMANCE AU SOMMET


 

Christiane Hommelsheim : La relation initiale de la voix et du corps nous amène là où l’espace physique et auditif s’entrelace.

Le corps en mouvement parle silencieusement.

Le mouvement inscrit sa musique  silencieuse dans l’espace physique.

Nous recherchons donc un dialogue entre cet espace physique et la musique, pour que le son, les esprits et les corps respirent dans cet espace.

Nous appelons ce processus « espace shifting »

Les états d’être qui surgissent de cette relation ont changé la façon dont nous percevons et créons la musique.




Birdsong 2 © Anik Rolland.JPG



BIRDSONG


C’est intéressant ! Poétique !  Curieux !

Mais le lien entre les différents thèmes évoqués n’est toutefois pas explicite du tout, sans doute résulte-t-il d’interrogations, de réflexions de ces  deux  comédiennes, chanteuses et danseuses.

Nous spectateurs, restons parfois dubitatif quant au contenu.

Les textes sont en anglais, parlés ou écrits sur fond de mur.

 

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur le travail de la voix, le son, la respiration, le souffle, le mouvement, la gestuelle dans l’espace, le lien son/espace/gestes .

C’est très important pour les artistes par exemple, que ce soit les comédiens ou les chanteurs.

 

Si ce sujet vous interpelle, vous pouvez consulter l’internet, vous obtiendrez énormément de renseignements.

La voix humaine joue un rôle primordial.

La musique est dans l’espace !



Birdsong 5 © Anik Rolland.JPG

Un long drap blanc s’étale du sol et grimpe jusqu’au plafond avec, en transparence,  une multitude de petites feuilles…

 

 Christiane Hommelsheim : Pour nous, cela justifie l’espace du haut vers le bas. C’est symbolique évidemment.

 

 

« Mon corps  répond par des mouvements qui colorient la pièce, tel le chant de l’oiseau colorie le son du matin »

 

 

Il y a quelques moments  fascinants dans cette performance.

Il y a  de légers mouvements chorégraphiques  exécutés par Walli Höffner que j’ai beaucoup aimés.

Il y a de belles trouvailles dans le jeu d’ombres, dans les lumières, dans la création musicale au piano.

 

Christiane est vocaliste, performeuse vocale, improvisatrice, chanteuse , actrice et vidéaste.

Elle travaille intensément sa voix selon la méthode Roy Hart.

 

 La voix est le muscle de l’âme !

 

Dans son travail artistique, elle recherche toujours l’essence de sa propre voix ainsi que les relations entrer voix, corps et conscience.

 


ROY HART

 

 « LE TRAVAIL DE LA VOIX » pratiqué et enseigné par les professeurs Roy Hart est un art et peut aussi être une expérience libératrice. Cependant, c’est un travail à la fois pragmatique et imaginal (l’imaginal relie le monde intelligible et le monde sensible) qui aide souvent à se frayer un chemin au-delà de modèles restreignants, en apportant vie et vitalité à la personne ou au travail de création artistique.

 

 

 

BIRDSONG

 


Une composition dans laquelle voix, piano, mouvements, texte et vidéo s’associent.

Créé en collaboration avec Jonathan Hart Makwaia, compositeur, chanteur et professeur.

 

Il enseigne la méthode vocale Roy Hart dans la section  du théâtre expérimental de la New York University. Il étend le rôle de la voix humaine dans les arts de la représentation, et également dans le sens du  développement personnel.

 

Ceci pour votre information…On ne sait jamais si vous deviez un jour vous intéresser à  ce genre de performance ! Et pourquoi pas !



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                                                 (photos : Anik  Rolland)



(Avec des exraits de propos publiés dans les magazines  » VIS A VIE » et « ENTR’ACT »)

                                  

THEATRE DE LA VIE


Rue Traversière  45 – 1210  Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 219 60 06

 

Jusqu’au 18 mai, à 20h


 

Performance !!!

Il y a différentes formes de performances…

Lesquelles pratiquez-vous ???

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

BAL TABARIN

 

Non, il ne s’agit pas  du music-hall de la rue Victor- Massé, au pied de Montmartre à Paris,  détruit en 1966…

Nous sommes à Bruxelles au Café-Théâtre La Samaritaine tenu par l’adorable Huguette qui reçoit  ce fabuleux groupe musical dénommé :


 BAL TABARIN


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C’est un retour  de ce groupe à La Samaritaine, avec son univers poétique et belgitudinesque : quatre musiciens et  un chanteur –animateur.Des cordes et une voix qui nous viennent de Gand, Liège et Bruxelles.

Un swing frondeur et bouleversant.

Un ensemble de compositions vibrantes et poétiques.
Un kaléidoscope d’émotions et de joie.

Une magnifique et malicieuse complicité.

Deux heures de bonheur avec ce BAL TABARIN


Pourquoi cette appellation ? En hommage à ce fameux music-hall parisien disparu , où se sont produits de nombreuses vedettes  de l’époque parmi lesquelles Django  Reinhardt  , mort  le 16 mai 1953.

Pierre Christiaens et ses amis musiciens veulent lui rendre hommage et cela nous procure  de nombreuses compositions de  ce  formidable guitariste de jazz , né à Liberchies (Belgique)le 23/01/1910 , mort le 16/05/1953, il y a 60 ans !

 Hans Mortelmans et Lodewijk Dedain   nous offrent  plusieurs morceaux  de jazz,  de swing.  Magnifique.


 BAL TABARIN : ENCORE TROIS SOIRS EN CONCERT A LA SAMARITAINE



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Il ne faut pas rater ça !

Le spectacle commence  par une chanson de Charles  Trenet qu’interprètent  joyeusement  les quatre musiciens

(Deux guitares, une contrebasse et un violon).

Le titre de la chanson : « J’ai ta main »

Vous vous en souvenez ?


  «  J’ai ta main dans ma main

«  Je joue avec  tes doigts…

 

Un bon souvenir…

Et le spectacle continue avec la musique et les paroles de Boris Vian : «  Demandez à l’intérieur »…

Et le spectacle continue avec une musique et un texte d’Emile Verhaeren, grand poète belge flamand , mort en 1916 : « La kermesse » 


 « Avec colère, avec détresse

« Avec ses refrains de quadrilles

« Qui sautèlent sur leurs béquilles

« L’orgue canaille et lourd

« Au fond du bourg.

« Moud la kermesse…

 

Une belle découverte !

Et le spectacle continue avec du jazz, du jazz manouche , avec une chanson napolitaine, avec Brassens :  « Le Roi boiteux »


Je suis criblé de cors;voyez:

Si je marche plus droit qu’un autre

C’est que je boîte des deux pieds.

 

Et la fête continue car c’est une vraie fête ce spectacle !

Un programme très varié, délectable !

Quatre musiciens parfaits, plein d’entrain :

Hans Mortelmans , guitare et accordéon

Lodewijk Dedain , guitare et voix

Alexandre Tripodi , violon

Kris Vandaele , contrebasse.

 Quelle merveilleuse complicité entre eux ! 

Quelle complicité aussi eux quatre et Pierre Christiaens, l’animateur et le chanteur, doté d’une belle voix qui se module dans tous les sens : du jazz  à Luis Mariano ! Etonnant ! Il est d’une gaieté totale !

Tous les cinq forment un groupe musical attrayant , de superbe qualité !


 

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Le son est impeccable. Pas de sono.  Uniquement un micro pour  le chanteur ! La voix et les instruments passent très bien dans la salle. Un son pur !

Ils terminent le concert avec une chanson de Boris Vian   que j’adore :

  » On n’est pas là pour se faire engueuler

« On n’est pas là pour se faire assommer

 Et encore…Et encore…Trois soirs seulement .

Essayez de rejoindre la rue Samaritaine pour voir  ce spectacle musical, pour écouter les chansons, pour applaudir  ce groupe BAL TABARIN .

Croyez-moi, cela vous fera un bon souvenir  pour plus tard…

 

BAL TABARIN

CAFE THEATRE / LA SAMARITAINE

Rue de la Samaritaine  16  – 1000  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 511 33 95

Jusqu’au samedi 18/05/2013

Je vous invite  à une video réalisée par nos amis de la musique.

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

LES 39 MARCHES

 

Hitchcock bien sûr !

 

Suspense ! Les portes du Théâtre Le Public – qui conduisent dans la salle des Voûtes – se ferment à 20h29…

Si vous arrivez quelques secondes plus tard, vous devrez attendre l’entracte (une heure après le premier acte) pour gagner votre place, ce qui serait vraiment dommage !

Et d’autre part, l’entracte dure à peine cinq minutes !

Qu’on se le dise !


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«  The Thirty-Nine Steps » , un  polar tourné en 1935 par  l’étonnant Hitchcock , fils de William Hitchcock, commerçant en volailles et fruits , né à Londres le 13 aout 1899, décédé à Hollywood le 29 avril 1980.

Un fabuleux réalisateur, Roi du Suspense, anobli par la Reine d’Angleterre, devenu par conséquent Sir Alfred Hitchcock !

Ce film, tourné dans la capitale du cinéma américain, a obtenu un énorme succès, interprété par deux énormes stars  de l’époque  glorieuse hollywoodienne :

Robert Donat (1905-1987), le plus représentatif des acteurs anglais basé à Hollywood, dont on peut retenir des films comme « Fantôme à vendre » (35) de René Clair,  « La Citadelle »(38) de King Vidor , « Good bye Mister Chips( 41) de Sam Wood…

Madeleine Carroll (1906-1987), autre  star anglaise, elle aussi basée à Hollywood, une blonde au visage de porcelaine avec  des films : « The prisoner of Zenda » (37) de Cromwell, « North West

Mounted Police » ((40) de Cecil B.De Mille, « The Fan » (49) de Preminger.


« LES « 39 MARCHES » une allégorie policière, adaptée pour l’écran par Sir Hitchcock, sa femme  Alma Reville et Charles Bennett, d’après le célèbre roman d’espionnage de John Buchan.

 

Richard  et Pamela, deux personnages importants dans « The Thirty-Nine Steps » , in french «  LES  39 MARCHES » le grand spectacle joué en ce moment rue Braemt , en version française , rassurez-vous.



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Ces deux rôles sont tenus par Michelangelo Marchese : le ténébreux Richard Hannay  et Joséphine de Renesse : Annabella et  Pamela à  la façon de Jean Harlow ( la star blond platine hollywoodienne, qui a fait des débuts fracassants dans  « Moran of the Marines » -1928- avec Laurel et  Hardy).

 

 

Olivier Massart (metteur en scène) : S’attaquer à cette adaptation des « 39 Marches » pour le théâtre, c’est jouer avec les codes du roman et du  film noir bien sûr, mais décliner à l’infini cette distance particulière, ce regard blasé que les anglo-saxons portent sur les choses jusqu’à les rendre particulièrement drôles.

 

 Olivier Massart, en deux mots,  racontez-nous l’histoire sans en  déflorer le suspens attractif.

 

 Olivier Massart : D’accord.

 

 « La mystérieuse et vénéneuse Annabella Schmidt se réfugie chez le ténébreux Richard Hannay qui vient sans doute de l’arracher des griffes d’une dangereuse organisation qui lui promettait une mort certaine »…

Si vous me le permettez, la suite à l’écran… pardon, la suite sur le plateau de la salle des Voûtes du Public.

 

 Une deuxième façon de vous conter l’histoire, si vous me le permettez Olivier.

 

« Un jeune Canadien, Richard Hannay, rencontre à la sortie du music hall  londonien  « The Palladium », une femme qui lui demande protection ; elle est un agent secret travaillant pour l’Angleterre. Elle sait sa vie menacée par une occulte  puissante organisation  d’espionnage…Les…

 

 Olivier Massart : S’il vous plaît, ne révélez pas le nom de cette organisation.

 

 Promis.

 

 Eric Rohmer (cinéaste) : Ce qui ravit Hitchcock dans cette histoire, c’est qu’elle représente très exactement l’intrigue policière à son état pur…

 

 Claude Chabrol (cinéaste) : à tel point qu’elle possède, comme attribut de nature, la signification propre à toute intrigue policière !

 

 Olivier Massart (metteur en scène) : Que dire alors de cette adaptation très sérieuse qui permet à un couple d’acteurs , véritables clowns Blanc et Auguste, d’interpréter à la fois un laitier, un buisson,  une hôtelière écossaise à l’accent du sud d’Edimbourg mais vraiment très au sud, un mouton, et…et…

Notre héros traverse les aventures et les décors avec une nonchalance affichée, alors que trois partenaires font exister tous les autres personnages et les décors britanico-écossais que l’intrigue parcourt.

Le tout arrosé d’une musique suspense grandiloquente comme dans les vieux  films américains signée des grands noms de compositeurs hollywoodiens, mais aussi  de la musique de  notre  compositeur attitré, Pascal Charpentier.



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Le polar devient  une folle histoire avec dans chaque séquence, et  il y en a une terrible flopée,  au moins un gag visuel ou sonore.

C’est une parodie extraordinaire du film  de Sir Alfred Hitchcock où les quatre comédiens se lancent dans des compostions hilarantes.

Ils imitent (sans vraiment le faire)  des acteurs du muet et du cinéma parlant comme Laurel et Hardy, W.C.Fields, Max Linder,  Mack Sennett, Harold Lloyd , les Marx Brothers, Charlot , Jerry Lewis, Buster Keaton,  de Funès, Abbott et Costello  , et aussi  des personnages de bande dessinée  en tête desquels Tintin et les Dupont Dupond…

 

 Olivier Massart (metteur en scène) : Oui et tout cela s’exécutant dans le plus grand sérieux et la plus flegmatique des attitudes qu’on fait ces artistes et héros de B.D, sans oublier James Bond, Brett Sinclair, , Simon Templar, tous  des héros mythiques du cinéma, de la télévision et de la bande dessinée.

 

 C’est génial  le travail d’imagination du metteur en scène, grand comédien  belge que l’on  a eu l’occasion de voir, en juin 2012, toujours  au Théâtre Le Public, dans le rôle de Cyrano. Il y était vraiment extraordinaire ! L’un des meilleurs Cyrano !




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C’est remarquable également le travail de ces quatre acteurs :

Michelangelo Marchese croque admirablement le personnage  de Richard Hannay, d’une élégance, d’une tenue et d’une démarche terriblement britannique.

Joséphine de Renesse campe deux jeunes femmes – Annabella et  Pamela –   qui ressemblent étonnamment à d’anciennes vedettes hollywoodiennes  des années 30 et 40  dans des films noirs ou de gangster.

Gaëtan Lejeune et Marc Weiss jouent plus de cent rôles  différents, oui ce sont bien des clowns comme le souligne Olivier Massart.

 

C’est à mourir de rire avec leurs jeux de scène  complètement fous, leurs gestuelles,  se déguisant de toutes les manières… tout en déplaçant allègrement meubles et objets  répandus sur le plateau des Voûtes.

 

Une scénographie  mouvante réalisée par Paola Castreul   et ses trois assistant(e)s : Carine Altermatt, Massimo D’Aleo, Gaëlle Decnop.

Une bande  son  retentissante,  vibrante de Louis-Philippe Duquesne et Malika Gouider.

Un effet sonore toutes les minutes, envoyé par l’ordinateur, chapeau !

Et il y a encore les costumes amusants, bien recherchés de Jackye Fauconnier, Gaïssiry Salle, Sylvianne Guillaume et Raphaëlle De Battice.

Les perruques et maquillages de Véronique Lacroix,

La lumière de Nathalie Borlée,

La construction  du décor  par MCVB Atelier,

La musique de  Christophe Cossement et Pascal Charpentier.

 

Un monde fou fou fou mais talentueux !

Que de compliments mais fameusement mérités.



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Au fait, avez-vous deviné ce que signifie le titre du film et de la pièce : «  LES  39 MARCHES » ?

Suspense !!!

Et  Mr Memory ? !!!

 

 Le Présentateur (Palladium /Londres) : Mesdames et Messieurs, je demande votre aimable attention. Avec votre permission, j’ai l’honneur de vous présenter l’un des hommes les plus remarquables du monde.

 

Vous allez être étonnés par ce monsieur. Chaque jour, il confie à sa mémoire cinquante nouveaux faits…

 

 

Clic du projo –Retour au théâtre.



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« IL Y A QUELQUE CHOSE DE PLUS IMPORTANT QUE LA LOGIQUE, C’EST L’IMAGINATION ! »

(Sir Alfred Hitchcock)

Los Angeles Times : Alfred Hitchcock dies – The Master of suspense – Dead at 80…

(29  april 1980)

 

(Avec des extraits de propos publiés dans la collection L’Avant scène cinéma – n° 249/O1/06/80-  ainsi  que dans le programme du théâtre)

 

 

Roger Simons

LE BOURGEOIS GENTILHOMME

 

(version / 2013)

 

 

THEATRE LE PUBLIC

 

 09/05/13. Première représentation au Public de ce chef d’œuvre de  Jean-Baptiste Poquelin, appelé plus simplement MOLIERE (né le 15/01/1622)

 

Serge Demoulin  a mis en scène la comédie (coup de) ballet de Molière avec, dans le rôle de Monsieur Jourdain : Michel Kacenelenbogen (co – directeur du Théâtre Le Public avec Patricia Ide)  entouré par douze jeunes acteurs , faisant partie de « La Troupe du Public ».



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FLASH

 Pour la petite histoire,  Molière  jouait le rôle de Monsieur Jourdain.

La pièce a obtenu un énorme succès dès sa création tant à la ville qu’à la cour.

La pièce a été jouée à la Comédie Française  443 fois, de 1680 à 1932.

Quel est l’auteur qui peut s’honorer  d’avoir été joué autant de fois ! Et  ce succès  se maintient encore de nos jours. La preuve  aujourd’hui même,  ce 09/05/2013 !

 

 

LE BOURGEOIS GENTILHOMME

 

 Le Public : Pour Vous, « Le Bourgeois »  est une pièce contemporaine ?

 

 Michel Kacenelenbogen : Oui bien sûr, elle est et restera une pièce contemporaine parce que c’est l’histoire d’un homme qui paye tout le monde autour de lui pour entendre que ce qu’il veut entendre.

Prenons certaines personnalités politiques ou des affaires qui s’arrangent pour n’avoir autour d’eux que des gens qui les flattent, ils payent pour entendre ce qu’ils veulent,  ils achètent même les médias,  pour n’avoir de reflet d’eux-mêmes qu’une image d’homme viril, drôle, brillant, charismatique.

« Le Bourgeois gentilhomme » est carrément une peinture sociale contemporaine : les conséquences du comportement du Bourgeois, quand il l’impose à tout son entourage sont terribles.

Il dilapide sa fortune, il met en danger son couple, il travaille au malheur de sa fille (chez Molière ça arrive souvent çà).

Mais de mon point de vue , le Bourgeois… , c’est aussi un homme qui aspire à des valeurs qui ne sont pas nulles , tout le rapport à la culture , ce qu’elle apporte , ce qu’elle permet d’épanouissement et de compréhension du monde qui nous entoure.

Monsieur Jourdain veut avoir accès à cela, alors il s’entoure de gens cultivés qui vont le plumer !

Donc, vous voyez, cette pièce est contemporaine !

 

 

RETOUR DANS LE PASSE.

 

 La première représentation du « Bourgeois gentilhomme » a eu lieu le 14 octobre 1670 à Chambord devant la cour… Lulli fut chargé de la partie musicale. Molière, qui savait chanter et danser avec agrément, et auquel le sujet de la pièce : « une cérémonie turque burlesque » avait été imposé, s’avisa «de coudre les intermèdes au sujet de la pièce et de ne faire qu’une seule chose du ballet et de la comédie ». Cette pièce obtint dès la première le plus franc succès à la cour et à la ville…

 

 

Commentaires de l’époque :

 

 Voltaire (XVIIIème) : Cette pièce de Molière est un des plus heureux sujets de comédie que le ridicule des hommes ait pu fournir. La folie du bourgeois est la seule qui soit comique et qui puisse faire rire au théâtre.

 

J.J.Rousseau (XVIIIème) : Quel est le plus blâmable, d’un bourgeois sans esprit et vain qui fait sottement le gentilhomme ou du gentilhomme fripon qui le dupe ? Dans cette pièce, ce dernier n’est-il pas l’honnête homme ?

 

Vauvenargues (XVIIIème) : On peut mettre en parallèle Molière avec Racine. L’un et l’autre ont parfaitement connu le cœur de l’homme ; l’un et l’autre se sont attachés à peindre la nature. Racine la saisit dans les passions des grandes âmes, Molière dans l’humeur et les bizarreries des gens du commun.

 

Sainte-Beuve (XIXème)  : Il faut admirer  chez Molière ce surcroît toujours montant et bouillonnant de verve comique , très folle , très riche, inépuisable de la farce bouffonne .

 

Faguet (XVIIème): Molière est un des plus grands peintres de l’humanité que l’humanité ait produits.  

 

Lanson (XIXème) : La comédie de Molière nous offre un vaste tableau de la France du XVII e siècl étonnant de couleur et de vie.

 

(Propos publiés dans la collection  « Petits  Classiques Larousse »)

 

 

THEATRE LE PUBLIC/LE BOURGEOIS GENTILHOMME

 

 Un spectacle qui déborde de joie, de rire, de rythme sans une seule seconde de relâchement.



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20h30.  Le rideau s’ouvre et l’on aperçoit  sur le côté jardin de la scène un ordinateur – nous sommes bien au 21ème siècle – qui envoie les premières mesures  mi classique / mi rock,  ça sonne bien Lully revu par Daphné D’Heur (adaptatrice musicale et coaching vocal). 

 

 

Daphné D’Heur : «  Le Bourgeois… » dans la mise en scène de Serge Demoulin, devient une œuvre terriblement exigeante pour les acteurs.

Plus de corps de ballet, plus de musiciens/chanteurs. 

Aux acteurs de danser, de chanter et bien entendu de jouer la comédie. Dois-je vous le dire,  cela représente un travail colossal qui ne se fait pas en quelques semaines. Nous y avons tous travaillé depuis le début de la saison, en septembre dernier.

Avec Stéphanie Lowette, la chorégraphe, nous avons coaché les comédiens pour qu’ils relèvent ce défi !

 

 Et ils l’ont fichtrement relevés  ce déf!

 

 

RENCONTRE AU SOMMET MUSICAL

 

 

Daphné D’Heur : Une rencontre qui  remonte à l’été 2012 presque un an avant le départ du spectacle.

Nous avons fait des recherches et nous avons constaté qu’au niveau de la musique, il n’y a que de rares versions dans lesquelles la partition de Lully est adaptée.

Nous avons travaillé sur une musique très connue que l’on a pu écouter il y a quelques années dans le film d’Alain Corneau   « Tous les matins du monde » : Lully et Marin Marais.

Le désir de Serge était de pouvoir distordre cette musique et de l’emmener dans une sphère musicale tantôt pop, tantôt rock.

Ainsi, un peu à la manière d’un DJ, j’ai remixé Lully , aussi bien avec des compositions personnelles que des standards de la musique pop et du rock comme Madonna ou Gossip pour ne citer qu’eux.

 

 

Beau travail ! Entraînante cette musique et pas dérangeante du tout. Lully reste présent, les sonorités baroques se font entendre tout comme les lignes mélodiques quand il s’agit des chants. Sans oublier la musique polyphonique pour la « Cérémonie du mariage » (la Turquerie) qui se situe presqu’à la fin de la pièce, et le caractère lyrique pour le chœur, toujours chanté par « la Troupe » !

 

 

LE BOURGEOIS … UN SPECTACLE BURLESQUE…UNE FARCE  PETILLANTE ET INTELLIGENTE.



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 Michel Kacenelenbogen : Ce « Bourgeois » est non seulement contemporain mais également universel dans son caractère : naïf , vaniteux , égoïste, autoritaire, il est un portrait type.

Il est carrément une peinture sociale contemporaine.

 

 

La mise en scène et en action de Serge Demoulin est superbe,  d’une vitalité débordante, d’un humour décapant, d’une précision tout à fait remarquable.

Il a dirigé les jeunes acteurs de la «Troupe »  avec énergie et alacrité.

Les mouvements et les gestuelles sont  surprenants !

C’est mené tambour battant !

Un tourbillon presque permanente en scène durant près de trois heures (Que l’on se rassure, il y  un entracte de 20 minutes)…c’est formidable !

 

Serge Demoulin n’a pas « touché » au texte de Molière, à part quelques répliques du tout début de la pièce.

On s’en rend compte en l’écoutant, c’est vraiment du Molière !

 

 

 

ET JOUENT BRILLAMMENT LES COMEDIENS…



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Tous les personnages sont magnifiquement croqués : Madame Jourdain, (l’épouse du sacré bourgeois) Lucile (la fille de M.Jourdain), Nicole(la servante) , Cléonte (l’amoureux de Lucile), Covielle ( le valet de Cléonte), Dorante ( l’amant de Dorimène) , Dorimène ( la marquise)…

Et que dire des scènes complètement folles avec ces « maître  à danser », « maître de musique », « maître d’armes »,  « maître tailleur », « maître de philosophie ».

Fabuleux ! Inénarrable !

 

 M.Jourdain : Par ma foi, il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien !

 

 

Et que dire alors du comédien qui tient le rôle principal de la pièce, ce Bourgeois aux rêves de grandeur :

Michel Kacenelenbogen !

Un grand talent, que nous lui connaissions déjà depuis quelques années. Il est superbe.

Il joue à merveille son personnage, unique dans l’œuvre de Molière. Il est à la fois naïf, drôle, arrogant, présomptueux, émouvant ! Il joue à la fois classique et moderne.

Il représente remarquablement ce bon bourgeois qui aurait tant voulu avoir l’air mais qui n’a pas l’air du tout.

Il traduit très bien cet «  être » agaçant, touchant, pétri d’enfance, de colère et de vanité. Mais aussi un homme émerveillé et amoureux…

 

 

LE BOURGEOIS : UN MIROIR D’HUMANITE

 

 Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs , offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes et…tenter de plaire à Madame la Marquise.

Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor … « de pied plat ridicule aurait dit Cyrano »  courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir.

Alors tout ce monde  qui l’entoure, à l’exception de sa femme, se  joue du ridicule de Jourdain !

 

 

 

LE BOURGEOIS GENTILHOMME AU PUBLIC…



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Le spectacle-vedette de la saison 2012-2013 !

 

 

 

Mise en scène intelligente, recherchée, originale et de haute qualité de Serge Demoulin.

 

Assistanat à la mise en scène : Kim Leleux

Scénographie (percutante) : Dimitri Shumelinsky

C’est lui Dimitri qui a un joli mot pour dire l’esthétique du spectacle : « Le Glam’barock »

Costumes (colorés avec des touches d’époques différentes) : Françoise Van Thienen

Lumière : Laurent Kaye

Chorégraphie (exaltante) : Stéphanie Lowette

Adaptation musicale et coaching vocal : Daphné D’Heur

 

 Avec Anne Sylvain dans le rôle de Madame Jourdain

Et

Babetida Sadjo, Maroine Amimi, Claire Beugnies, Cédric Cerbara, Grigory Collomb, Vincent Doms, Alexis Julémont, Agnieszka Ladomirska , Marvin Mariano , Quentin Minon et Real Siellez

Et

Michel Kacenelenbogen : Le Bourgeois Gentilhomme

 

 

« Dire » du Molière, ce n’est pas de tout repos ?

 

 Michel Kacenelenbogen : La dernière fois que j’ai dit du Molière c’était au Conservatoire ! Je ne sais ce que ça fait, mais je suis très content.

Dire Molière : «  Holà Messieurs, qu’est-ce ? Me ferez-vous voir votre petite drôlerie ? » C’est la première réplique.

Vous la dites,  il n’y a rien d’autre à faire, Molière fait le reste !

 

 Et Jean Baptiste Poquelin d’éclater de rire !



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 LE BOURGEOIS GENTILHOMME

AU

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt  64/70  1210  Bruxelles

Jusqu’au 29/06/2013

Du mardi au samedi à 20h30

Infos Réservations : 0800 / 944 44

 

 Une truculente clôture de saison au Public avec ces trois spectacles :

 

(Grande Salle) : Un certain Monsieur Jourdain  dit Le Bourgeois !


(Salle des Voûtes) : Les 39 marches » (reprise) d’après Hitchcock !


(Petite Salle) : Illusions  avec Jack Cooper, le magicien !

 

 

Photos :  Bruno Mullenaerts

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

WHAT IF ( ET SI…)

THEATRE DE LA VIE

 

 

 

En scène,  ou plutôt  derrière un micro : trois présences, trois voix trois corps.

Une longue table sur laquelle se trouvent plusieurs micros, plusieurs ordinateurs, des tas de fils qui pendouillent sous cette table. Au mur : un  Néon qui clignote au rouge.

Pas de doute : nous sommes dans un studio d’une petite radio avec  un animateur joyeux, une jeune femme chargée de la météo et une deuxième femme, lectrice attachée à de très beaux textes littéraires…

L’animateur lance  subitement : « on a retrouvé une jeune femme qui flottait, morte, sur le lac… »

Et l’animateur cède l’antenne à la musique. ..


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J’étais ravi car j’allais  voir comment  les trois auteurs créateurs  allaient nous faire découvrir une Radio,  voir ce qui se passe ou peut se passer dans un studio radio, la vie que l’on peut y mener. J’en suis curieux puisque j’ai passé ma vie à la RTBF durant de nombreuses années…

 

PRENDRE CHAQUE REPRESENTATION COMME UNE TENTATIVE REPETEE DE S’EN EXTRAIRE, DE NE PAS L’ENTENDRE !

 

 Et puis, quelques instants plus tard, on se trouve ailleurs…Mais où ? Et qui sont ces trois personnages ?  Sommes-nous encore dans un studio de Radio ?

En fait, on ne saisit pas vraiment  ce qui se passe…

On imagine ! On s’interroge ! On est surpris !

L’animateur et la femme « météo » se déplacent dans  des gestuelles chorégraphiées. Cela donne des moments pleins de poésie tout comme la lecture que continue à faire l’autre jeune femme ! Elle murmure les mots , les phrases écrites par de grands écrivains…

Parfois, il y a de longs silences…L’animateur gagne le centre de la pièce et nous   fixe avec un sourire énigmatique.

Nous sommes intrigués…

 

 

TENTER CHAQUE SOIR DE JOUER UNE AUTRE MELODIE.

TENTER CHAQUE SOIR DE TROUVER SA VOIX.

ET AINSI, PEUT-ETRE, OUVRIR UNE VOIE…

 

 A quel genre de représentation assistons-nous ?

 

 

WHAT IF !  Et si nous assistions à une expérience théâtrale ? 

Nous sommes plongés dans une certaine alchimie, un certain ésotérisme !

Les trois personnages expérimentent, créent un style théâtral nouveau ! 

C’est magique si l’on aime  découvrir !

C’est ennuyeux si l’on est traditionaliste !

 

 « Comme d’habitude, toute la journée

 » Je vais jouer à faire semblant

« Comme d’habitude… »

 

 

De très belles chansons se font entendre et résonnent  sur ce grand plateau ! 

L’animateur  tripatouille ses mains dans l’eau …un rappel de cette jeune femme  morte  qui vogue sur l’eau du lac…

La jeune femme «  météo »   évolue avec  grâce et  alanguissement à travers le lieu devenu  bien mystérieux ! Son regard est perçant, troublant!

L’autre femme  nous séduit par sa voix mélodieuse…

 

 Il se passe beaucoup de choses, bien difficiles à déterminer.




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C’est du théâtre expérimental ! Il faut se laisser surprendre et essayer de comprendre les intentions de ces comédiens auteurs !

Intéressant !


Trois comédiens ! Trois voix ! Trois corps ! Trois créateurs :

 

Gwen Berrou (la femme météo)

Christiane  Hommelsheim( la cantatrice poétesse)

Clément Thirion (l’animateur)

Et dans les coulisses : Claudia Gäbler (la directrice du Théâtre)

 

 Trois soirs : les 9, 10 et 11 mai à 20h.

Trois  représentations , non pas pour reproduire mais pour renouveler  cette nouvelle aventure théâtrale.

 

 

WHAT IF   entre l’eau et le lac…!



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 Extrait du magazine «  VIS A VIE » numéro 7 :

 

« Claudia Gäbler , directrice du Théâtre de la Vie créé par Herbert Rolland , hélas décédé, a voulu faire évoluer l’image du théâtre et a entraîné un profond travail de réflexion sur les enjeux actuels de la création théâtrale et de son  implication dans le monde actuel.. ».

 

 

Ce  magazine  disparaît. C’est  bien regrettable !

Les écrits s’envolent et les théâtres demeurent !

La prochaine saison du THEATRE DE LA VIE  est prometteuse et c’est tant mieux.

Je vous en reparlerai prochainement.

 

 

 

THEATRE DE LA VIE

Rue Traversière  45 – 1210  Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 219 60 06

 

 

Prochain spectacle : (en reprise)


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BIRDSONG

 

Les 16, 17 et 18 mai 2013

 

 

 

«  Un son s’échappe de moi-même tel un oiseau qui prend son envol au matin ».  (Extrait de « Birdsong »)


(photos : Anik Rolland)

 

 

Roger Simons