ALEXONOR

JARDIN DE MA SŒUR

 

LES PETITS MATINS ET LES GRANDS SOIRS

D’UN CERTAIN  ALEXONOR…


 

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Hier soir ce vendredi de Pâques, la salle était bourrée, c’est le moins que l’on puisse dire.

Les spectateurs  papotaient, riaient, retrouvaient des amis.

Arthème, le patron du Théâtre vérifiait ses réservations, prenait note des commandes, installait ses clients.

Une ambiance des plus joyeuses.

D’autres  spectateurs  cherchaient  un parking, tournaient dans tous les sens  du Quai  à Brûler et des rues d’alentour. Patience et  peine perdue !

Le spectacle devait débuter à 21 heures.  Les spots  qui éclairent le petit coin de scène se sont  illuminés vers 21h30. 

Les derniers spectateurs  sont arrivés, mais pas énervés du tout. Ils se sont installés tant bien que mal. On était serrés   comme des figues mais c’était bien agréable .Tout le monde était sympathique.

Les lumières de la salle se mettent en veilleuse.

Musique.


 Et apparaît un homme dans la quarantaine, souriant, dynamique. Il se place au piano synthé et commence à jouer et chanter.

 

ALEXONOR  DE RETOUR AU « JARDIN DE MA SŒUR » POUR LA HUITIEME FOIS…

 

Il s’impose immédiatement dès la première note et les premières paroles.

Quelle présence ! Quel talent !

Il aime les textes légers et les histoires de tout le monde.

Et il y va d’une quinzaine de chansons je dirais plutôt une quinzaine de flashs, véritables tranches de vies.

Il nous chante ce que nous pensons souvent tout bas et qu’on n’ose pas dire tout haut, les petites choses, drôles souvent, parfois légères ou profondes.

Il enchaîne chanson sur chanson. Infatigable !

 LE TEMPS PASSE INEXORABLEMENT VITE…

Après une bonne heure  de chansons folles,  il propose un petit entracte d’une vingtaine de minutes, le temps de se rafraîchir et les spectateurs de boire un coup.

 Et l’on bavarde, et l’on boit, et l’on rit. Une fameuse ambiance amicale. Fameux vendredi de Pâques !

 J’ai à mes côtés l’épouse d’Alexonor, une très belle et jeune femme qui répond au prénom d’Eléonore.

Elle m’apprend qu’elle est la mère des quatre enfants ,  juste assis à la table d’en face.

Toute la famille est là, venue applaudir ce merveilleux Alexonor.

Ce n’est pas son vrai prénom, je présume !

 

Avant de retrouver  notre chanteur,   je cède mon blog à son épouse qui va nous  faire le portrait de son mari…

 

Eleonore : Il était une fois un juriste… qui était aussi pianiste, féru de chansonsfrançaises, de jazz et musicien de studio à ses heures perdues. Il arpente les piano bars de Louvain-la-Neuve en chantant du Brel, Brassens, Dutronc et parfois en toute fin de soirée quelques chansons à lui.

 

Poussé dans le dos par Jean-François Maljean, l’ancien chanteur de Maljean & Willem, ami et arrangeur de Pierre Rapsat, il décide de se lancer dans la chanson à presque trente ans.

 

Deux passages concluant à Pour la Gloire, l’encourage à faire différentsconcours en 2000: La Biennale de la chanson française où il est finaliste, Belle à chanter à Mons où il est repéré par Charles Gardier ce qui lui vaut un passage au Salon Bleu lors des francofolies de Spa.

 

Son 1e prix Franc’Off en poche aux Francofolies 2003, Alexonor enregistre en 5 jours son 1er album à double sens intitulé « Quelques Coquines ». D’abord confidentiel, l’album distribué sous la veste début 2004 fait très vite fureur Quelques semaines plus tard, il sort de la clandestinité avec le Coup de Coeur 2005 de l’Académie Charles Cros (France). Il enchaîne les concerts dans la foulée dont des premières parties d’artistes comme Fugain ou Higelin, un 1e prix Visa Francophone International (2005), et la Clé d’Or de l’Alliance Française.

 

En 2008, Alexonor revient avec son deuxième album « Les Petits Matins des Grands Soirs ». Un album aux couleurs folk et chanson qui diffuse un humour ravageur gorgé de tendresse et d’autodérision.

 

Reparti en tournée pour quelques dates, le clip de son titre le Surrendetté fait un buzz sur le net en 2009.

 

Depuis, il distille les collaborations et les concerts intimistes sortant ci et là quelques nouvelles chansons.

 

Merci  beaucoup, Éléonore.

 

La deuxième partie de ce formidable concert est totalement différente.

Alexonor  nous offre  maintenant, après le flot  des chansons drôles,  des moments de poésie,  des moments d’amour, beaucoup d’amour. Ses textes sont pleins  de  tendresse, de bonheur.

Alexonor aime les humains parce qu’ils ne sont pas beaux.

Il aime chanter sur une musique champagne comme un grand soir de fête !

 

Les minutes s’égrènent à toute allure…Les chansons  d’Alexonor  continuent à  nous émerveiller.

 

Il annonce sa dernière chanson. On l’applaudit. Les bravos éclatent de plus en plus fort. On a envie qu’il continue à  nous régaler.  Ce qu’il va faire ! … Encore une ou deux chansons… Comment résister à la demande d’un public qui vous acclame…Il en propose une, la der de der. Force lui sera  de rester encore quelques minutes en compagnie de son public et là, c’est le bouquet final, il se met à chanter Brel : « Madeleine » Il chante admirablement bien  la chanson  de Jacques… sans l’imiter un seul instant. L’émotion fait place au rire dans la salle…

 

Il est près de minuit. Ce chanteur talentueux nous quitte.

Quand le reverrons-nous ?  Peut-être là où il travaille la semaine : une banque…Oui mais voilà, quel banque ?

 

C’est une question qui vous pourrez lui poser si vous allez – à votre tour- l’applaudir ce soir du samedi de Pâques  dans cet endroit chaleureux qu’est « le Jardin de ma Soeur »

 

Prenez le temps à présent de l’écouter chanter.

Je vous propose un deuxième rendez-vous dans ce Café- Théâtre du Bois à Brûler : les mercredi 03 et jeudi 04 avril.

Vous pourrez découvrir  une chanteuse  diablement belle qui vous décochera ses chansons pour nous les envoyer en plein cœur : Léa COHEN.

Elle vous dit un petit bonjour !

 

Roger Simons

 

 

 

LES GRANDS EXPLORATEURS DU VINGTIÈME SIECLE

Un cadeau que va vous faire la RTBF Radio du 01/04 au 06/04, tous les jours à 13h30 sur   « La Première » dans l’émission : «  Au temps retrouvé ».

 

Rediffusion  de programmes – radio qui ont connu un beau succès lors de leurs diffusions, il y a quelques années.

 30 minutes de documents passionnants.

30 minutes en compagnie des animateurs de l’époque.

J’en fais partie.

 J’ai réalisé plus de 26.000 émissions et la plupart ont été conservées, revitalisées, aujourd’hui  numérisées.

 Vous avez peut-être lu  le texte qui figure sur ce blog dans la rubrique « A vos propos »  où je vous raconte quelques moments de mes « exploits » à la RTBF ! Allez-y !


 Et si aujourd’hui, vous avez l’opportunité de réentendre tant et tant de documents  sonores   émanant d’un passé lointain ou proche, c’est grâce à SONUMA – LES ARCHIVES AUDIOVISUELLES , l’équivalent  de l’INA en France.

 

 Eric Loze, l’un des pionniers de cette société, vous confie comment est née cette superbe idée .


 Eric Loze : En 80 ans d’existence, les équipes de l’INR – RTB – RTBF ont produit des milliers d’heures de programmes radio et TV. Ces archives audiovisuelles, témoignages vivaces de l’ensemble des événements clés de notre époque, sont autant d’empreintes de l’identité culturelle et de la mémoire collective en Belgique francophone.

 

Ce patrimoine a été en  grande partie conservé par la RTBF, mais il est aujourd’hui réellement menacé : les supports tels que les films, les CD ou les cassettes se dégradent, les appareils de lecture deviennent obsolètes voire inutilisables.

 

C’est pourquoi la Wallonie,  la RTBF et la Fédération Wallonie-Bruxelles se sont associées dans une opération de sauvegarde de ce patrimoine hors du commun. La SONUMA est née en janvier 2009 de cette volonté de conserver, de numériser et de valoriser ces traces exceptionnelles de notre passé.

 

Désormais propriétaire de cette collection unique en Belgique francophone, la SONUMA met dès à présent ces contenus audiovisuels à la disposition des professionnels de l’audiovisuel et du grand public.

 

Le site http://www.sonuma.be témoigne de cette volonté de partager avec le plus grand nombre ces moments incomparables de radio et de télévision.

 

Merci Eric Loze.

 

On ne peut que remercier toute l’équipe  de la SONUMA  qui travaille à ces récupérations sonores et visuelles qui  constituent de véritables petits trésors.

Un travail de titan mais combien passionnant !

 

Et j’en reviens aux émissions programmées  la première semaine des fêtes de Pâques.

 

Vous pourrez suivre mes rencontres avec quelques-uns des grands explorateurs que j’ai interviewé au cours de ma longue carrière à la RTBF. Tous furent d’ailleurs de grands amis.

 

En avant-première,  comme  dans les infos de nos Théâtres, en vedettes :


CHRISTIAN ZUBER (1930/2005)

 Journaliste,  administrateur de WWF. écrivain, producteur de films animaliers, Caméra poing. Administrateur de la Fondation Bardot.

Ses grands voyages – reportages : Les Galapagos, Bornéo, Iles de Pâques, Gabon, Seychelles…

 

DOUCHAN GERSI (né en 1947) anthropologue, passionné de religions et de musique ethnique, à la recherche des rituels du sacré ,  souvent en reportage en Amazonie.

 

 

VITOLD DE GOLISH ou si vous préférez Le Comte Vitold de Marie Golish d’origine polonaise.

Je n’ai retrouvé nulle part  la date de naissance ni celle de son décès.

Ecrivain, explorateur.

Il a passé 15 ans aux Indes : L’Inde inexplorée, L’Inde impudique des  Maharadjahs, lui-même  devenu  radjah. 

 

 

ALAIN BOMBARD (1924-2005)  biologiste  surnommé «  le nauvragé volontaire » 

 

SAMIVEL (de son vrai nom : Paul Gayet Tancrède) (1907-1992)

Ecrivain, poète, cinéaste, explorateur , alpiniste.

Il a accompagné Paul Emile Victor au Groenland en 1948

 

 RENE DESMAISON (1930 – 2007)

Alpiniste entre autres dans les montagnes  de l’Himalaya.

 

 

 PAUL EMILE VICTOR (1907-1995)

Ethnologue, explorateur polaire. Chef des Expéditions Polaires Françaises en 1947.

Il a réalisé de nombreuses expéditions au Groenland dans les années 30.

Paul-Emile Victor a fait plus de 150 expéditions en Terre Adélie, dans l’Antarctique et l’Arctique.

Il a créé l’Institut Français pour la recherche et la technologie polaire  en 1992.

Paul Emile Victor a organisé des Missions de Recherche des Terres Australes et Antarctiques Françaises.

Il devait disparaître en 1995 sur son île de Bora Bora , immergé en haute mer. Il avait 87 ans !

 

 

J’ai rencontré et interviewé une centaine de grands voyageurs  soit à Paris, soit à Bruxelles lorsqu’ils venaient donner leurs conférences  à « Exploration du Monde » 

Je les ai revu, certains tout au moins, chez eux en France.

Ils étaient devenus de grands copains.

J’ai même, un dimanche à la télévision belge au cours de l’émission que j’animais : « Le Dimanche en pantoufles », joué le rôle d’un radjah en compagnie du (faux) maharadjah, Vitold de Golish.

 

Je vous reparlerai bientôt de tous ces moments vécus avec ces grands explorateurs.

 

A lundi  13h30  à  l’antenne de la RTBF-Radio La Première :– en différé l’émission « Au temps retrouvé »  animée par Martine Cornil.

 

Bonne Ecoute !

Bon Plaisir !

Bonne Fête de Pâques !

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COLINE MALICE


 Cette jeune artiste belge touche par sa sensibilité, sa voix et son talent.


CAFE -THEATRE : LA SAMARITAINE



 

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Cette jeune artiste belge écrit, compose et interprète ses chansons.

 

Son entrée en scène est déjà différente, se cachant presque au fond de la salle, laissant passer quelques notes de musique  sortant de l’accordéon – qui nous baigne dans une ambiance feutrée aux lumières tamisées.

Et  cette jeune artiste belge, exilée depuis quelques années en France, se rapproche de la scène en chantant de sa voix chaude et puissante.

Elle  regarde le public, le sourire en coin et l’œil malicieux, termine sa première chanson, prend son accordéon et entame sa deuxième chanson aux côtés de son partenaire, Yannick Chambre.

 

C’EST BEAU  LE REGARD SUR DEUX ACCORDEONS…

 

Depuis qu’elle adopté la France, elle y balade sa belle dégaine d’insoumise, l’accordéon sur le cœur pour nous conter les vicissitudes de la vie , ses émois et ses coups de gueule.

 

Dans ses chansons, toutes dans des registres et tonalités différents,  parfois réalistes à la façon de Piaf, elle est douceur et tendresse ou colère et violence. Elle manie facilement l’humour.

Elle est mobile, expressive, colorée, touchante. Elle exprime avec talent, à propos, subtilité les histoires qu’elle nous conte, enrobée d’une  musique enjouée.

 

Elle possède aussi le don de comédienne car elle joue admirablement ses textes.

 

En fait, elle ne laisse jamais indifférent.

Cette belle personnalité lui a d’ailleurs permis de remporter de nombreux prix et de figurer sur des scènes prestigieuses.

 

Elle est belge avec un accent fameusement parisien

Un Paris qu’elle fait ressortir avec sa chanson «  Le café de Paris ».

 

On s’attache très vite à cette jeune artiste.

Accompagnée de mains de maître par Yannick à l’accordéon, notre artiste d’un soir  allie tous les ingrédients de ce qui fait la chanson de qualité.

 

Ce spectacle est un sac à malices qui nous propose un beau voyage  dans le monde des émotions, de la musique et des mots.

 

Nous vous avons beaucoup aimée ce soir…

Nous aurions voulu que votre concert continue, continue encore…

Coline Malice, revenez-nous vite !



 

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COLINE MALICE (CLANDESTINE)

Pour quatre soirs seulement

Jusqu’à ce samedi soir, 30 mars

Au Café -Théâtre La Samaritaine

Rue de la Samaritaine  16  – 1000 Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 511 33 95

Régie : Camille Coeckelbergh


Roger Simons

 

PS. Coline Malice sortira très bientôt son troisième album :

«  Touchée ». Je suis curieux de découvrir  ses nouvelles chansons. Et Vous ?

 

TAILLEUR POUR DAMES

 

LIEU : KAPELLEVELD

 

 

 

GEORGES FEYDEAU


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 Tailleur pour rires ! En est-il jamais autrement  avec  Feydeau !

Feydeau, le maître universel du Rire !

 

Feydeau, le magicien du vaudeville !

 

 

 

Quand  on aime le comique au théâtre,e il n’y a pas mieux que Feydeau.

 

 

 

Tous les comédiens  ont toujours voulu jouer Feydeau et cependant, ce n’est pas évident de jouer Feydeau !

 

 

 

Un texte qui parait tout simple mais  sa mémorisation est un vrai travail de titan ! Il s’agit de développer une  folle énergie car chez Feydeau, il n’y a pas une seule seconde de répit.

 

Ca virevolte à un rythme d’enfer. Les répliques pétillent, s’accrochent les unes aux autres à la vitesse  du  Talys.

 

 

 

Et les personnages sont nombreux, les situations de plus en plus  folles, les quiproquos se multiplient. On ne sait plus où on en est !

 

C’est la folie !

 

 

 

Il est impossible de raconter une pièce de Feydeau. Il faut la voir sur une scène avec des comédiens avertis.



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TAILLEUR POUR DAMES

 

 

 

Un spectacle sur mesure !

 

 

 

La belle-mère (Claudie Rion) : Dire que si je n’étais pas là, elle serait déjà réconciliée…

 

 

 

La belle-mère, l’un des multiples personnages de la pièce.

 

 

 

Pour Moulineaux , récemment marié, la vie semble si facile !

 

Bien installé auprès de sa tendre épouse Yvonne, les clients abondant dans son cabinet de médecin , tout lui réussit…jusqu’à ce Bal de l’Opéra !

 

 

 

Il n’a pas dormi chez lui. Occupé toute la nuit à attendre « sa » peut-être future maîtresse.

 

Au petit matin, sa femme attend des explications…Par chance, Bassinet, un ami, vient lui demander un service…et s’il devenait son alibi ?

 

 

 

Ca y est ! Tout commence à se déglinguer, dans tous les sens et les personnages. Celui qui s’amuse et qui s’en fiche, c’est  le valet de chambre, un personnage qui jongle avec  les mensonges.

 

Comme Sacha Guitry, (ce serait plutôt le contraire) Feydeau a toujours accordé de l’importance aux serviteurs. Celui-ci n’est pas mal non plus.

 

 

 

Et  ce « Tailleur pour dames » va  entrainer le public dans  la folie, de quiproquos en rebondissements. De poursuites en poursuites…

 

Avec une volée  d’amants, de maîtresses,  de cocus.

 

Impossible de s’y retrouver.

 

 

 

Victor Scheffer (metteur en scène) : Méfiez-vous, ce spectacle est dynamité par Tex Avery.

 

Voilà la Compagnie LES ABIMES  lancée dans une nouvelle et folle aventure…théâtrale !

 

 

 

Feydeau n’avait que 25 ans quand   il a écrit ce « Tailleur pour dames » 

 

 

 

Feydeau : Je crée des personnages qui ne devraient à aucun prix se rencontrer…Et je fais tout pour qu’ils se rencontrent…

 

 

 

Victor Scheffer (metteur en scène) : Voilà bien l’un des principes de base, moteur de tous les quiproquos , les situations périlleuses , les coups de théâtre et l’hilarité qui s’ensuit chez le spectateur , propre à toute œuvre de ce génie du rire dont les pièces conservent aujourd’hui encore une extraordinaire force d’expression , jusqu’à une certaine férocité dans la description des comportements humains et sociaux.




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 VIENS VOIR LES COMEDIENS, LES MAGICIENS…

 

 

 

Ils sont nombreux, dynamiques, déchainés (comme Feydeau), énergiques, sautillants, drôles :

 

Sylvie Perederejew , Justin Plume, Claudie Rion, Elisabeth Wautier , Gauthier de Fauconval, Cédric Lombard , Nicolas Mispelaere et Mychael Parys.

 

Régie : Paul Eulaerts.

 

Production de la Compagnie «  Les Abimés » 

 

Tous dirigés par Victor Scheffer,  qui a magnifiquement suivi   l’esprit de Feydeau  dans sa mise en scène et  la mise sur orbite des personnages.

 

 

Pas un quart de seconde de répit ! Trois actes qui  se collent l’un à l’autre. Ce sont les acteurs qui procèdent aux changements  de décor  à vue – à toute allure et en chant et dansant. C’est  joyeux !

 

 

Deux heures d’horloge où  l’on oublie nos petites misères…

 

C’est aussi cela LE THEATRE !

 

Bravo à toute l’équipe que nous espérons retrouver au plus tôt dans un autre spectacle, différent peut-être ou du même style.

 

 

FEYDEAU, UN SIECLE PLUS TARD…

 

 

Victor Scheffer(metteur en scène) : Feydeau a été un auteur unique en son temps et le demeure encore aujourd’hui…Regardez, il est à l’affiche ici  au Kappeleveld et au Théâtre Royal du Parc avec «  Feu la mère de madame » .

 

Il a été l’un des maîtres de l’écriture théâtrale de ce genre – la comédie – dont les codes aussi précis et rigoureux soient-ils , sont toujours  susceptibles e variations…Tout comme la mécanique du rire.

 

Feydeau a été et reste une sorte d’orfèvre.

 

 

 

On s’étonne d’apprendre que Feydeau puisait son inspiration de sa vie noctambule triste.

 

Il jouait beaucoup et perdait souvent.

 

Il prenait de la cocaïne pour stimuler ses facultés créatrices.

 

Il a du être interné dans une maison de santé pour des troubles psychiques dus à la syphilis.

 

Incroyable cet homme qui a fait rire des millions de gens alors qu’il se trouvait dans une situation désespérée et désespérante.

 

 Ses derniers moments furent  horribles.

 

Il est mort en juin 1921 à l’âge de 58 ans.

 

 

 

Si vous  vous rendez à Paris , allez l’applaudir au Cimetière Montmartre ( 30 ème division,). Il a été inhumé avec son père.

 

 

 

FAUT RIGOLER  chantait  celui qu’on n’oubliera jamais : Henri Salvador.

 

 

 

La Compagnie LES ABIMES (avec un accent sur le « e ») s’est engagée  dans ce théâtre du Rire.

 

Excellent départ !

 

Cette pièce « Tailleur pour dames » sera reprise d’ici à quelques mois. Je vous en reparlerai.

 

 

 

Pour l’heur, vous pouvez applaudir la Troupe jusqu’au 30 mars, à 20h15 , dans cette salle sympathique  du Centre Civique de Kappeleveld ( c’est près du Wolubilis)

 

 

 

COMPAGNIE LES ABIMES

 

Au

 

KAPELLEVELD

 

Avenue Albert Dumont  1  – 1200  Bruxelles.

 

Jusqu’au 30 mars

 

Infos Réservation : 0495 / 40 96 47



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 « Certains maris ne sont bons qu’à être cocus, et encore faut-il que leur femme les aide »(Feydeau)

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

LES DEUX GENTILSHOMMES DE VERONE

THEATRE LE PUBLIC

 

WILLIAM SHAKESPEARE


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Voici les protagonistes de cette pièce écrite par le jeune  William :

Protée, Speed,  Eglamour, Silvia, Pantino, Julia, Launce , Lucette , Gina, Valentin, Thurio , Antonio.

Tous ces personnages interprétés par « la Troupe  du Public », mis en scène  éclatante par Robert Bouvier, Directeur de la Compagnie du Passage , vu dernièrement  en tant que comédien, dans la  petite salle du sous-sol  dans« Les Fleurs du Mal »  de Baudelaire.

 

LES DEUX GENTILHOMMES DE VERONE

 

Un spectacle jeune, essentiellement jeune

Un spectacle interprété par de jeunes acteurs

Un spectacle pour les jeunes et les autres jeunes  ayant conservé leur âme de jeune.

Un spectacle, véritable bain de jouvence !

 

Un Shakespeare tout feu tout flammes , épris de liberté , de fantaisie , de romanesque , s’amusant des métamorphoses qu’opère l’amour et jetant ses protagonistes passionnés dans un tourbillon de tromperies , de coups de théâtre et de folles tribulations…

 

Une pièce, qui date du début des années 1590, inspirée de   « L’Histoire de Félix et de Felismena »  parue dans un recueil d’histoires de l’auteur portugais Jorge de Montemayor.

Amusant  ce mélange de lieux : portugais, anglais, italien…

Dans lesquels le « gamin William »  fait apparaître pour la première fois en scène une jeune fille déguisée en garçon.

 

PRELUDE AU SPECTACLE

 

Une pause musicale avec Mirko Dallacasagrande- Aureliano Marin et Stéphane Roethlisberger…

C’est joyeux ! C’est rafraîchissant !

 

Et soudain s’éloigne le brouhaha de la salle. Ah les parlotes du théâtre, c’est quelque chose ! Pire que les gsm !

 

Les comédiens sont en coulisses, prêts à entrer en scène pour  nous faire vivre  ces aventures shakespeariennes  et leurs personnages.

 

Et si je frappais les  douze coups du théâtre comme jadis.

Que je prenne mon brigadier (terme théâtral pour signifier un gros bâton)

1.2.3.4.5.6.7.8.9… courte interruption… 10.11.12

Rideau !

 

LES DEUX GENTILHOMMES DE VERONE

 

Le décor : un plateau sur lequel prône un lit recouvert d’une  couette rouge, premier signe amoureux.

Côtés cour et jardin : de grands panneaux amovibles au teint rosé, amovibles, c’est aussi l’amour.

En fond de scène : une grande toile  de même ton : un rose soutenu par une lumière emmiellée.


 

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Robert Bouvier (metteur en scène) : Afin de rester fidèle à la structure très vivante, très cinématographique de la pièce, j’ai voulu des éclairages stylisés et une scénographie légère permettant aux nombreuses séquences de s’enchaîner rapidement et de façon ludique.

 

«  Sur l’écran noir de mes nuits blanches »… Et apparaissent  des photos/diapos  sur le grand écran qui provoquent le rire chez ces deux jeunes gentilshommes : Protée et  Valentin.

 

EN PEU DE LIGNES : L’HISTOIRE…

 

Protée, le cœur déchiré, doit quitter la belle Julia pour  courir le monde avec son ami Valentin. En cours de voyage, Valentin tombe amoureux de Silvia, la douce et magnifique fille du Duc de Milan.

Mais Protée aussi est séduit par les charmes de Silvia. Tout est bon alors pour obtenir l’assentiment du père et l’amour de   la demoiselle …

Et commence  une volée de tromperies, fugues, travestissements, enlèvements…

Et intervient  une volée de personnages des plus savoureux…ceux déjà cités plus haut : Thurio , le rival imbécile, Lucette , l’impertinente servante, le dévoué Sire Eglamour , tout droit sorti d’un manuel de bonne conduite, Launce et Speed , deux clowns que tout oppose si ce n’est l’extravagance et l’absurdité de leurs actes.

Et  pendant  que s’agitent tous ces personnages, les deux gentilshommes de Vérone divinisent leurs belles : Silvia et Julia, et exaltent l’amitié virile…Mais où se cache le vrai visage de l’amour ?

C’est là toute l’histoire du sieur William !



 

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LES DEUX GENTILSHOMMES  DE VERONE

 

Beaucoup d’anachronismes dans cette pièce. A Vous, futurs spectateurs, de les déceler…

Une œuvre foisonnante qui a donné l’envie au metteur en scène de l’aborder avec jeunesse et fantaisie, de s’y engager avec franchise, entièreté, sincérité.

 

Robert Bouvier (metteur en scène) : Dans mon travail, j’accorde une grande importance à la direction d’acteurs et mon premier défi a été de rendre limpide la prose shakespearienne, d’en rendre la richesse et la puissance d’évocation , de faire partager au public les émotions de jeunes gens découvrant les premiers vertiges de l’amour et la cruauté des premières désillusions.

Je désire aussi stimuler l’imaginaire de chacun des intervenants en trouvant un langage commun pour traduire l’esprit débridé et impatient des gentilshommes et de leurs valets, impertinent parfois.

 

Les spectateurs sont entrainés dans un tourbillon de faux semblants et de métamorphoses.

Les lieux se transforment aussi rapidement que les sentiments de Protée, protagoniste principal, véritable girouette.

Julia, c’est elle qui se travestit en homme pour mener à bien son projet…

Et certains comédiens s’amusent à tenir plusieurs rôles.

 

Les morceaux de musique  ont été  composés pendant les répétitions : tarentelles, gigues, sérénades…Et l’environnement sonore  en contrepoint de l’univers musical.

 

Robert Bouvier (metteur en scène) : Et ces jeunes amoureux vivent leurs passions au rythme de chansons et s’accompagnent d’un musicien  pour déclarer leur flamme ou s’abandonner à leurs rêves.

 

LES DEUX GENTILSHOMMES DE VERONE : UN CONTE DE PRINTEMPS

 

Cette pièce, rarement jouée, est un véritable petit bijou. Le ton et la couleur des comédies italiennes  que les élisabéthains aimaient tant prédominent du début à la fin.

On découvre une Italie fantasmatique, née de l’imagination de Shakespeare.

Toute la pièce est imprégnée de l’amour courtois et d’épisodes classiques des romans de chevalerie. D’ailleurs, elle ressemble  à beaucoup d’égards à un roman dialogué !

Tout est bon ici pour réaliser ses désirs : fugue, déguisement, enlèvement, menaces.

La lâcheté le dispute au courage, le grotesque à l’idéal mais le ton général reste le plus souvent léger.

Les bouffons rient des élans désordonnés de leurs  jeunes maîtres inconstants, naïfs et incapables de résister à leur pulsions.



 

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Et écoutez bien Mesdemoiselles   ce qu’en dit votre metteur en scène :

 

«  Ce sont les femmes qui font preuve d’une maturité, d’un sens de l’absolu et d’une fidélité qui accentuent l’inconsistance des jeunes gens amoureux, si avides d’émotions qu’ils en deviennent loufoques… »

 

Qu’en pense CRABE,  le chien du spectacle, bien incapable de se tenir en société ? 

 

Mille et un bravos à toute « la troupe » du Public : dix jeunes comédiens en pleine forme  qui ont la chance de se produire dans un grand théâtre, dirigés par d’excellents metteurs en scène, et de développer ainsi  leurs talents.

Dix  acteurs en herbe promus à une formidable carrière.

Salut les jeunes artistes et bonne route !

 

Le programme  publié par le Théâtre contient  plusieurs interviews avec ces comédiens. A lire avec intérêt !

 LES DEUX GENTILSHOMMES DE VERONE

(En création dans la grande salle)

 

La troupe : Baptiste Blampain (Protée, ami de Valentin), Mirko Dallacasagrande (musicien – brigand) , Alexis Julémont ( Speed, valet burlesque – brigand), Jeanne Kacenelenbogen (Silvia, amante de Valentin), Gilles Masson (Panthino, serviteur d’Antonio  – musicien – brigand), Vincent Sauvagnac (Panthino – Thurio, rival ridicule de Valentin -),  Sherine Seyad (Julia , amante de Protée), Réal Siellez ( Launce, serviteur burlesque , ami de Crabe – brigand) Aurélie Trivillin ( Lucetta , suivante de Julia – Gina – brigand), Julien Vargas( Valentin, jeune gentilhomme)

Avec la participation de Philippe Vuilleumier (le Duc – Antonio, le père de Protée)

 

THEATRE LE PUBLIC

Rue Braemt  64/70 – 1210  Bruxelles

Infos Réservation : 0800 / 944 44

 

Mise en scène : Robert Bouvier

Assistant à la mise en scène : Alexa Gruber

Univers sonore : Julien Baillod

Création lumière : Jonas Bühler

Scénographie et costumes : Cécile Balate et Delphine Coërs

Création musicale : Mirko Dallacasagrande -Aurelino Marin -Stéphane Roethlisberger

Régie : Simon Plume

Stagiaire régie : Jeremy Saive

Photos : Bruno Mullenaerts

 

SHAKESPEARE ET LES DEUX GENTILSHOMMMES DE VERONE

ROBERT BOUVIER

 

Jusqu’au 27 avril  2013-

(du mardi au samedi à 20h30)

 

To be William

To be Shakespeare

This  wonderful !

 

Roger Simons

 

 

 

 

LA REUNIFICATION DES DEUX COREES

JOEL POMMERAT

 

THEATRE NATIONAL

 

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CREATION THEATRALE

 

Joël Pommerat : Beaucoup de choses me traversent la tête au cours d’une journée.

Or, j’ai une faculté terrible d’enfouissement ou de perte de mémoire… Les noter, c’est vraiment sauver du néant, voire du vide, certaines idées qui me paraissent essentielles pour mon travail….

 

PHASE DE TRAVAIL DE POMMERAT

 

Daniel Loayza : L’écriture nue – ni tri,  ni élaboration, ni syntaxe même – n’est d’abord pour lui qu’un élément dans le processus global de « création théâtrales, ne visant à saisir qu’une multitude de silhouettes, d’atmosphères, de voies à tenter.

Les préciser, ce serait aussi choisir trop vite, interdire à « beaucoup de choses » de « traverser la tête »

A l’enfouissement de l’oubli, les notes répondent ainsi par un autre enfouissement : celui de quelques mots dans le silence d’une écriture en gestation.

C’est ce silence qu’il importe de préserver.

C’est en lui que Pommerat laisse mûrir ce qu’il appelle plus loin   « mes intuitions, mes sensations, mes désirs » et qu’il ne sépare pas des voix, des corps et des espaces.

Les mots pour en parler les rejoindront le moment venu.

 

LE SPECTACLE AU NATIONAL

 

C’est exactement ce que l’on ressent quand on voit  ce spectacle en dehors de toute tradition, de toute convention, de toute habitude.

 

Pour cette nouvelle création, élaborée comme toujours au contact du plateau et des comédiens, Joël Pommerat a eu envie d’aborder une forme différente de ses derniers spectacles – non pas une fiction unique et englobant, mais une mosaïque de fragments scéniques indépendants. Ces éclats dramatiques s’inscrivent dans un espace jamais exploré par lui : une aire de jeu bi frontale formant, comme une vallée entre deux montagnes de public.

On se trouve donc de chaque côté de la salle avec en regard un long couloir qui nous place en situation de miroir. On a l’impression d’être calé dans une montagne en bord d’une vallée.

L’écrivain/metteur en scène Pommerat , a écrit sa troisième création sur le thème éternel de « l’Amour » .

 

Joël Pommerat : Je me suis retrouvé très content devant ce dispositif bi frontal, et j’ai pu commencer à faire des ateliers de recherche avec des comédiens invités, qui ne sont pas aujourd’hui dans la distribution. J’ai commencé à travailler dans cet espace pour le ressentir, le connaître et l’éprouver car c’est la première fois que je le travaillais. C’est à partir de ce moment là que je me suis demandé ce que j’avais envie de raconter. Parmi tous les possibles, lequel est le plus urgent, le plus important. Et là est arrivée, pour des raisons certainement intimes et personnelles que j’aurais du mal à décrire ici, la question de la relation amoureuse. La relation amoureuse comme la relation entre deux êtres mais aussi la relation à l’amour.



 

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Pommerat  plonge ses neuf comédiens dans des univers singuliers, déconcertants, jubilatoires. Il les lance dans une série d’éclats drôles ou féroces qui  nous disent tous qu’il n’y a pas  heureux…comme Brassens le chantait si bien sur des paroles d’Aragon !

 

Un monde énorme  où l’on  trouve Nicole la femme de ménage,

Une prostituée  chez elle, une autre  presque dans le ruisseau, une femme qui attend son mari en compagnie d’un homme, une autre dont les enfants ont disparu, une femme qui attend un enfant…

Christian le futur mari, un psychothérapeute, un prêtre, un jeune soldat, un homme dont la femme n’a plus de souvenir…

 

Neuf comédiens jouent avec talent  et vigueur tous ces personnages. Ils  les interprètent avec conviction, passent de l’un à l’autre avec aisance et rapidité. Ils sont drôles et émouvants.

Neuf comédiens au physique tellement différents.

 

Les acteurs apparaissent de gauche, de droite, s’en viennent jouer leur «  sketch » ou « saynète », disparaissent à toute allure. Noir total dans la salle. Lumière tamisée et soudain, sans que l’on puisse entendre, d’autres personnages  sont là…

 

Là où Schnitzler avait imaginé une ronde pour suivre la course folle d’éros à travers la société de son temps, Pommerat a disposé un défilé : entre nos deux Corées de spectateurs, un no man’s land où nul ne peut résider, espace contraint, passage obligé où les corps, un instant, s’engagent les uns après les autres comme les grains d’un sablier avant de poursuivre hors champ leur trajectoire mystérieuse ou banale.

 

LA REUNIFICATION DES DEUX COREES

 

Qu’est-ce qui donc défile à travers ce goulet ?

 

Une vingtaine de moments dramatiques aux dimensions aussi diverses que leurs climats : une «mosaïque» de «nouvelles» (les termes sont de l’auteur) dont Pommerat a longuement éprouvé la structure au plateau avec ses comédiens et son équipe.

 

La Réunification des deux Corées suscite bien des interrogations, qui sont déjà comme un premier pas dans la fiction…

Chaque séquence dure quelques minutes seulement, l’ensemble  contient une quinzaine de  scènes, j’ai bien envie  de dire, une quinzaine de tranches de vies.

Car  c’est bien cela que Pommerat nous montre : des moments de vies tellement diverses, nous en avons peut-être vécues l’une ou l’autre. Il y a des  séquences purement dramatiques, certaines  même frôlant le mélodrame.. D’autres  portées par la sentimentalité ou sensibilité amoureuse, d’autres  franchement comiques, d’autres encore en pur théâtre de boulevard.

 

Des textes simples,  claires, évidents ;  des paroles et situations du quotidien,  de toute génération, de toute famille, de toute race.

Pommerat est un inventeur, un imaginaire, mais aussi un extraordinaire observateur !

 

C’est plein de moyens techniques, d’effets sonores, de lumières changeantes, de musiques et de chansons, et  ô surprise – une saynète  qui se passe sur un champ de foire avec deux  vraies auto scooter  .

 

C’est un spectacle que l’on reçoit de différentes manières.

Un spectacle indubitablement intéressant !



 

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Cette création est la troisième réalisée dans le cadre du projet européen Villes en scène/Cities on stage.

 

Distribution : Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Philippe Frécon, Ruth Olaizola, Marie Piemontese, Anne Rotger, David Sighicelli, Maxime Tshibangu

Scénographie et lumière : Eric Soyer

Costumes : Isabelle Deffin

Son : François Leymarie et Grégoire Leymarie

Vidéo : Renaud Rubiano

Musique originale : Antonin Leymarie

Mise en scène : Joël Pommerat

 

LA REUNIFICATION  DES DEUX COREES

JOEL POMMERAT

 

AU THEATRE NATIONAL

Bld Emile Jacqmain 111/115 – 1000  Bruxelles.

Infos Réservation : 02 / 203 53 03

 

Jusqu’au  29 mars

Du mardi au samedi à 20h15 (les mercredis à 19h30)

 

Dans le cadre de VILLES EN SCENE

Réseau d’échange artistique et professionnel , fédéré par la problématique du «  vivre ensemble »

 

Roger Simons

 

 

 

 

FOREVER YOUNG

En direct, venant d’Avignon : Cie Fraction

 

THEATRE  140 

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Un spectacle pas facile, très remuant  très fracassant  qui demande un retour dans notre mémoire  d’une époque certes pas lointaine.

C’est une façon d’entrer de plein pied dans l’histoire  que nous propose cette Compagnie avignonnaise, mise en scène et  scénographiée par Jean-François Matignon.

 

Jo Dekmine (Directeur du 140) :

A partir du suicide d’un ami , nous l’apprenons en même temps que les acteurs, en temps réel, nous vivons avec eux le rêve armé de la sainte colère mêlé à l’amour courtois et à cette tendresse pour les déboussolés de la révolte.

L’amour dans cette histoire n’est que le repos du guerrier. La tendresse est une paranthèse. C’est ça la vie des révoltés, des indignés.

Et c’est ça le théâtre depuis Hamlet et Les Justes !

 

ACTUELLEMENT AU  «140 »  DE L’AVENUE PLASKY : « FOREVER YOUNG »

 

Léo et Léa sont frère et soeur. Ils apprennent la mort de Gilles. C’était l’ami, l’amant, le camarade de lutte. Il a choisi la mort. Léo a d’ailleurs reçu une cassette audio sur laquelle  cet ami s’en explique.

 

A travers  les enregistrements et lettres qu’il leur transmet, le couple fraternel replonge dans son histoire, rejouant des pans de leur vie réels ou fantasmés.

 

Jo Dekmine : Du  Théâtre pur ! Ce spectacle nous oblige à rêver un monde sans résignation, habité par l’utopie politique.

Il y a ici quelque chose comme un désespoir digne qui nous fait penser à Camus.

 

La mise en scène tonitruante, qui tient du labyrinthe et aime à perdre les spectateurs que nous sommes, est intéressante mais crispante.

 

Pour tout arranger Jean-François Matignon dédouble ses personnages, fait ressurgir les morts et puise dans des textes littéraires qui, hors de leur contexte initial, semblent se répondre et s’interroger mutuellement, voyageant entre le passé et le présent , la fiction et la biographie,  le rêve et la réalité , la douceur et la violence.

 

Jo Dekmine : De Jeanne d’Arc aux Brigades Rouges.

Jeanne d’Arc rencontre Gilles de Rais et lui fit partager son rêve politique, un vrai rêve d’enfant.

Les Brigades Rouges, à Milan nous font entendre leurs messages codés.

Les révoltés s’y reconnaissent, intransigeants, beaux et invivables.

Le choix d’un désespoir vengeur pour ne pas vivre la médiocrité.

 

Jean-François Matignon , le metteur en scène du spectacle, ne nous propose pas d’ordre moral , il nous fait rencontrer des êtres dont la grâce nous renverse.

 

« FOREVER YOUNG » UN SPECTACLE HORD DU COMMUN, QUE L’ON ACCEPTE OU QUE L’ON REPOUSSE…

 

Matignon nous oblige à prendre position face à la médiocrité humaine et à son excès contraire, l’utopie politique. Et ses dérives possibles…

 

Jo Dekmine : Il y a là comme une hauteur inaccessible et qui s’exprime avec un naturel étrange. On se met à partager l’impossible avec Antonin Artaud, Charles Péguy, Ingmar Bergman, Pier Paolo Pasolini et tant et tant d’autres…

C’est donc, du Théâtre pur. Une grande respiration !

 

 Serait-ce  un nouveau théâtre  qu’on appellerait :

« Le Théâtre des Indignés ».

On peut aussi parler de «  théâtre expérimental »   mais ce terme est dépassé depuis longtemps.

« Un Théâtre plein de fureur »

 

Ce Théâtre est en même temps violent et  drôle. Mais surtout excessif dans sa mise en scène et l’interprétation des quatre acteurs.

Bon Dieu, ils en prennent des coups !

Leurs jeux de scène sont démesurés, immodérés.

 

Cela dit, le propos de l’auteur de cette pièce est très certainement représentatif  de  toutes ces choses  affreuses et vécues.

 

A travers le déroulement de la pièce , des textes  forts et intéressants apparaissent , ceux d’Antonin Artaud, Ingmar Bergman, Céline, Pierre Drieu  la Rochelle , John Ford , Didier Georges Gaily, Charles Péguy , Ulrike Meinhof , Michel Deutsch…

Léo Ferré, Pasolini ses textes et ses images.

Le décor sonore – conçu par Stéphane Morisse est omni présent, percutant. Le choix des musiques est parfait.

Mais que vient faire cette scène plagiée du film «  Les Demoiselles de Rochefort » ?

Excellentes lumières  gérées par Michèle Milivojevic.

 

Les personnages sont interprétés par Valérie Paüs , Roland Pichaud, Thomas Rousselot et Sophie Vaude, dirigés par Jean-François Matignon.

 

Un spectacle  qui appartient à un Théâtre Différent !


« Du rock’n roll plein les poches. Oubliez votre bon sens, laissez à l’entére du théâtre  vos certitudes, vos conventions et laissz-vous aller.

 « Fraction » nous emporte dans un tourbillon , dans sa tempête intérieure un peu comme dans un rêve , à moins que ce ne soit un cauchemar…ou tout ça à la fois… »

(Théâtrorama)

Hé oui, pourquoi pas après tout  ! J’y retourne ce soir, avec quelques boules quies…A plus !

 

FOREVER YOUNG

Jusqu’au 21 mars

 

THEATRE  140

Avenue Plasky 140 –  1030  Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 733 97 08

 

Prochainement :

 

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MICHEL FAU

Dans son Récital Emphatique,

Habillé dans sa terrifiante robe  soir des grands travestis  du music-hall

Outrageusement maquillé et travesti

Irrésistible dans son personnage de la Castafiore.

A voir et revoir !

Les  18 et 19 avril à 20h30.


Roger Simons

 

AU LENDEMAIN DES SPECTACLES DE GAMBLIN AU WOLUBILIS


17 mars 2013.


Merci Monsieur Gamblin.

 

On a dit de vous que vous étiez un lecteur exceptionnel.

Vous l’avez confirmé hier soir au Wolubilis en nous lisant quelques pages du roman autobiographique de Romain Gary :   « LA NUIT SERA CALME »


 LA SEULE CHOSE QUE J’AI VUE DANS MA MERE, C’EST L’AMOUR. CA FAISAIT PASSER TOUT LE RESTE COMME AVEC TOUTES LES FEMMES. .J’AI ETE FORME PAR  UN REGARD D’AMOUR D’UNE FEMME. J’AI DONC AIME LES FEMMES.

(Extrait de «  La nuit sera calme »/Romain Gary)

 

 Quelques lignes de Mijanou Loosen (notre spectatrice) qui a vu cette prestation :


Mijanou : Gamblin : « Si en sortant du spectacle les gens ont envie de lire Gary, j’aurais fait mon boulot. »… son boulot de « passeur » dit-il.

J’aimerais glorifier un peu ce trop modeste mot « boulot » et le remplacer par « sa destinée, sa vocation, sa mission d’artiste »… car c’est du tout grand art la manière subtile dont Jacques Gamblin nous fait re-rencontrer (ou découvrir) Romain Gary.

 

« L’inclassable » Jacques Gamblin … nous dit le programme de Wolubilis ! Oui, il est unique ! Dans ses trois spectacles déjà présentés à Wolubilis (« Tout est normal, mon cœur scintille » en 2011 ; le « Gamblin jazze de Wilde sextette » et cette lecture qui est bien plus qu’une lecture !) il a une manière unique d’incorporer tantôt la musique, tantôt la danse, et dans cette « plus que lecture » le jeu de comédien, l’émotion, la présence.


Il est pourtant simplement assis à une table, tout au fond de la scène, éclairé par des spots subtilement réglés et néanmoins  son visage, sa voix, ses mimiques, son regard … rendent Romain Gary vivant à travers ses textes.


Ah, OUI ! Après cette soirée passionnante, j’ai bien envie d’explorer cette forte personnalité humaine et littéraire qu’est « Romain Kacew-Gary /Emile Ajar/Fosco Sinibaldi/Shatan Bogat ». J’aimerais revoir son film magnifique et poignant « Les oiseaux vont mourir au Pérou » avec Jean Seberg… relire aussi le roman « Clair de femme » (porté au cinéma par Costa-Gavras et interprété par Romy Schneider) où l’extrême sensibilité féminine de l’auteur transperce tout au long du récit. Et, bien sûr, personne n’oublie ce magnifique portrait de Madame Rosa, dans « La Vie devant soi » que l’on peut voir aussi comme une belle illustration de cette phrase qui fait le titre du livre lu : « La nuit sera calme ». A vous de lire le livre pour comprendre le lien qui me vient à l’esprit à ce sujet ! 

 

Je ne peux que conclure moi aussi MERCI Monsieur Gamblin … et, nous brûl+ons de vous revoir, à l’écran et sur scène ! 

 

Merci Mijanou. C’est drôle  votre façon d’écrire «  brû+ons » .

Lisez pour le plaisir …

 

Romain Gary : Gari veut dire «  brule » en russe. C’est un ordre auquel je ne me suis jamais dérobé, ni dans mon œuvre, ni dans ma vie.

 

Voilà certes   trois soirées  avec Jacques Gamblin  tout à fait extraordinaires. Un artiste de grand talent.

 

Merci aussi à Wolubilis  et Valérie Mahieu de l’avoir invité !

 

Mijanou Loosen

Roger Simons

 


JUSQU’A CE QUE LA MORT NOUS SEPARE

THEATRE LE PUBLIC

 

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Photo : Bruno Mullenaert 

REMI DE VOS

 

Une comédie noire !

 

Cela se passe dans le salon – qui est aussi la cuisine – d’une petite maison de province où le temps s’est arrêté, sauf l’horloge de famille que l’on n’entend  fredonner tous les quarts d’heure…

 

La porte s’ouvre lentement et l’on voit entrer une dame   élégante, d’un certain âge tenant dans ses bras une urne !

Madeleine, c’est son nom, revient de l’enterrement de sa mère, une dame de 92 ans. Elle dépose avec précaution l’urne sur la table, se recueille  quand apparaît Simon, son fils,  qui va devoir affronter  les multiples reproches, critiques et plaintes  de sa mère qu’il a abandonnée tout comme sa grand mère qu’il n’a  pas revue avant sa mort.

 

JUSQU’A CE QUE LA MORT NOUS SEPARE…

L’auteur : Rémi De Vos

La metteure en scène : Valérie Lemaître

Les acteurs :

Françoise Oriane : Madeleine, la mère.

Vincent Doms : Simon, le fils.

Flavia Papadaniel : Anne, la petite amie d’enfance de Simon.

 

Jusqu’à ce moment-ci, rien de particulier  dans cette pièce, qui a obtenu le Prix Théâtre de la Fondation Diane et Lucien Barrière.

 

S’agit-il d’une pièce noire ? Dramatique ? Tout porte à le croire ! Mais quand Simon retrouve Anne, l’intensité  de leurs retrouvailles provoque un incident aux conséquences inattendues ? 

Je ne vais pas vous le dire bien sûr. Je préfère garder le suspense…

 

« JUSQU’A ….. » UNE COMEDIE EN CREATION EN  BELGIQUE

 

Rémi De Vos  est un auteur à découvrir. Il s’est amusé à l’écriture  de cette pièce dont il a fait  une comédie côtoyant presque le vaudeville…

 

Nous sommes dans la petite salle du sous-sol. Le public est nombreux. Les rires éclatent à chaque seconde.

Donc, c’est comique. Etrange non ? Comique avec ce qui vient de se passer ? Un enterrement et des retrouvailles  difficiles ?  Cela n’a rien de risible. Il n’y a pas de quoi  mettre en route  vos zygomatiques !

A chacun son opinion !

 

Mensonges, quiproquos, inventions farfelues, ironies pertinentes ! Du théâtre contemporain !

 

Valérie Lemaître (metteure en scène) : Il faut tout de même signaler à vos lecteurs  que Simon éprouve vis-à-vis de sa mère un sentiment de culpabilité insurmontable et honteusement, de la détestation.

Madeleine, mère célibataire, aigrie, abandonnée par son mari à la naissance de Simon , s’est sacrifiée pour élever cet enfant et a mis tous ses espoirs dans  ce fils qui ne lui a apporté que déceptions et insatisfactions.

En fait, la comédie naît de l’histoire vraie d’un homme qui se débat avec ses fantômes qui ont construit son identité masculine.

 

Oui, j’entends bien ce que précise Valérie. Mais tout cela n’a rien de drôle, au contraire.

Alors, vous devez certainement vous demander :   « Pourquoi  ces rires  intempestifs ? »

Je brûle de vous le dire mais j’ai promis le silence. 

 

PROPOS : REMI DE VOS (l’auteur de plus de quinze pièces , entre autres de « Occident » et «  Alpenstock » jouées à Bruxelles) 

 

Comment caractérisez-vous l’humour très particulier qui colore et, d’une certaine manière, structure votre écriture ?

 

Rémi De Vos : C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour supporter, c’est une façon de ne pas être dupe. De quoi ? De l’absurdité de la vie. Du scandale que constitue ma mort à venir. Mieux vaut en rire !

J’ai essayé d’écrire des pièces sans humour – ne serait-ce que pour passer pour un auteur sérieux – mais je n’y arrive pas. Je suis fait de telle sorte que je perçois une dimension comique à peu près partout. Le tragique dont on nous abreuve à longueur de journée me déprime.

Toutes mes pièces ont un fond tragique !

 

 

D’accord avec  l’auteur. Mais  où  est l’aspect comique dans tout cela ?

 

 

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Photo : Bruno Mullenaert 


« JUSQU’A CE QUE LA MORT NOUS SEPARE »

 

Quelle est la genèse de votre texte et pourquoi ce « drôle » de titre ?

 

Rémi De Vos : J’ai longuement hésité pour le titre. Il est vrai qu’il est difficile à prononcer. Surtout pour un écrivain comme moi qui se soucie avant tout de la phrase, des sons, de la musicalité du texte, vraiment, le « jusqu’à ce que » est difficile à dire. Mais finalement ça marche et c’est le titre qui est resté. 

 

Quelle  est la  façon dont vous écrivez le texte ?

 

Rémi De Vos : Je n’écris jamais avec un plan, jamais avec des idées en mont.

Pour ce texte, j’étais seul dans un café. La patronne est arrivée qui m’a dit : «  Ah bah ça va, ça va, ça été trop long ». J’ai compris dans la conversation  qu’elle avait assisté à l’enterrement d’un grand oncle et que ce n’était pas triste parce que justement il était très âgé. Elle a d’ailleurs dit cette phrase que j’ai gardée dans la tête : «  A cet âge-là quand on meurt, les gens ont moins de chagrin »

C’est cette phrase qui a déclenché l’écriture !

J’ai écrit la pièce en trois semaines.

 

C’est intéressant ce que nous confie cet auteur ! Mais  il n’est toujours pas question du RIRE !

 

Vous avez jusqu’au 27 avril pour rejoindre le Théâtre  « Le Public » et voir cette pièce pas comme les autres.

Vous retrouverez l’excellente Françoise Oriane, parfaite dans l’interprétation de son personnage.

Vous découvrirez  deux jeunes :

Vincent Doms (vu  au Théâtre Le Public dans la pièce de Wedekind «  L’Eveil du printemps  dans la mise en scène de Jasmina Douieb)

Flavia Papadaniel (vue  récemment   au Théâtre Le Public  dans « La Serva Amorosa » de Goldoni dans la mise en scène de Pedro Pizzuti)

 

Françoise Oriane : Ils sont formidables tous les deux .

 

Scénographie et costumes : Céline Rapp

Lumières : Vincent Lemaître

Régie : Malika Gouider

Stagiaire régie : Antoine Halsberghe

Assistanat à la mise en scène : Cédric Cerbara

 

Mise en scène : Valérie Lemaître

(Beaucoup d’humour,   discrétion dans sa direction d’acteurs, gestuelle amusante)

 


 

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Photo : Bruno Mullenaert 


JUSQU’A CE QUE LA MORT NOUS SEPARE

Jusqu’au 27 avril.

 

THEATRE  LE PUBLIC

Rue Braemt  64/70 –  1210  Bruxelles

 

Du mardi au samedi à 20h30

Infos Réservation :  0800 / 944 44

 

(Avec de larges extraits de propos de Valérie Lemaître, Rémi de Vos et Danielle Mesguich  publiés dans le programme du Théâtre)

 

Et le rire dans tout cela ?

 

Alain Barsacq : Le comique irrésistible et l’humour marquent l’écriture de Rémi de Vos.

 

J’ajouterai : «  Une écriture noire, drôle , pour nous faire rire tout en nous plongeant au cœur du malheur contemporain.. ».

 

Et puis, il s’est passé quelque chose que je ne vous ai pas dit . Vous comprendrez quand vous verrez la pièce l’un de ces prochains soirs.

 

Roger Simons

 

 

JACQUES GAMBLIN AU WOLUBILIS

 

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GAMBLIN JAZZE de WILE SEXTETE

 

Un fabuleux concert  – spectacle de…jazz où le comédien   Gamblin rencontre le jazzman Gamblin.

Une magnifique rencontre  totalement inattendue.

 

Jacques Gamblin : Je ne suis pas féru de jazz . J’en écoute peu tout en étant  fasciné par cette capacité des jazzmen à inventer sur le vif, à partir d’un thème et à se lancer sans savoir où ni pour combien de temps.

 

C’est un spectacle atypique car on retrouve l’acteur flirtant avec le musicien.  Il ne joue d’aucun instrument, il ne chante pas , il raconte comment il a découvert la musique et les instruments quand il avait 12 ans , entre autres la guitare qui souffrait dans les mains de l’apprenti musicien.

 

Jacques Gamblin : J’avais l’humérus trop développé.

 

Les musiciens sont en place. Le concert  commence.

C’est déja fabuleux. Le jazz s’éclate de plus en plus.

Et lui , l’acteur raconte , scande, impulse, slame , accompagné par les six musiciens.

 

Des phrases verbales  se font entendre , des mots , des bouts de phrases ,  des histoires d’amour et d’humour.

Et tout cela dans un rythme vertigineux !

Le phrasé des musiciens rejoint la musicalité de la langue.

 

Quelle joie de voir ces  musiciens jouer aux côtés de Gamblin ! Quelle complicité entre eux ! 

 

Jacques Gamblin : Ils sont formidables ! Ils me font vraiment aimer le jazz!   Et le jazz, ça s’écoute par les pieds.

 

J’avais eu l’occasion de l’applaudir déjà  ici  au Wolubilis, il ya un an environ, accompagnant un couple de danseurs. Il était exceptionnel !

Je l’ai retrouvé sur la toile blanche du cinéma dans le film «  Le Nom des gens » Tout à fait remarquable.

 

Et cette fois, le compagnon de  six talentueux musiciens  dirigés par le pianiste Laurent de Wilde.

 

Jacques Gamblin : C’est très agréable de présenter au public des surprises. Car je me les suis faites à moi-même !

Cette aventure musicale est née de rencontres, c’est un voyage dans les mots et la musique. Elle continue à travers la tournée et elle continue à me faire du bien.

 

Vraiment, un spectacle inédit qui nous va au cœur et au corps !

 

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Une surprise disait Gamblin ! Il y en aura une deuxième ce samedi  toujours au Wolubilis, d’un style tout différent : l’acteur musicien  changera de tenue pour devenir  conteur et quel extraordinaire conteur  avec le roman autobiographique de Romain Gary «  La nuit sera calme » .

Gamblin ressuscite Gary et on est immédiatement captivé par l’aventure humaine et l’engagement de l’auteur.

 

Merci  Monsieur Gamblin ! Et dans l’espoir de vous revoir !…


WOLUBILIS

Infos Réservation :02  / 761 60 30

 

Roger Simons